Delux → Working girls
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MessageSujet: Delux → Working girls Mer 1 Oct - 18:49

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Il y a deux sortes de journalistes : ceux qui s’intéressent à ce qui intéresse le public ; et ceux qui intéressent le public à ce qui les intéresse - et ce sont les grands.



La petite Lumière fit à nouveau tourner le morceau de parchemin entre ses doigts. La commissure du papier, à force d’être pliée, commençait à s’amincir. Pourtant la jeune femme n’arrivait pas à se dépeindre de cette lettre reçue il y a encore quelques jours. Un soupir franchit la barrière de ses lèvres tandis que la feuille glissait lentement sur le canapé. Depuis quand avait-on noté quoi que ce soit sur sa façon d’écrire ou de rédiger une quelconque nouvelle ? Avec des gestes rapides et précis, Lux rassembla tout son matériel lorsqu’elle s’amusait à créer des bijoux. Elle s’arrêta sur la bague qu’elle venait de façonner. Si elle parvenait à trouver le sortilège approprié, elle pourrait la rendre mouvante. Oh, il était certain que le patriarche Yaxley aurait préféré la voir journaliste en analyse politique sorcière plutôt qu’accessoiriste de mode. En réalité, la deuxième option n’était même pas envisageable. Pourtant plusieurs filles portaient quelques unes de ses créations… Son regard se posa autour d’elle. La salle commune était habituellement déserte alors qu’elle s’était une nouvelle fois éveillée en pleine nuit. Si elle n’avait plus Bethie pour lui servir de faire valoir,  elle décida tout de même de se hisser silencieusement dans le dortoir des garçons pour retrouver les bras protecteur de son frère. La chaleur de ses draps l’avait enveloppée tandis qu’elle se nichait au creux de sa poitrine pour mieux rejoindre les abysses de Morphée. Une dernière pensée s’évapora sur la rencontre qu’elle aurait le lendemain avec Debra Grant. Un stage à la Gazette. Elle se resserra un peu plus contre Nox, se laissant porter vers d’autres horizons.

Lorsqu’elle se réveilla, Nox était déjà parti prenant soin de ne pas la réveiller. Elle se redressa silencieusement. Les rideaux étaient soigneusement fermés. Comme souvent elle attendait que les derniers bruits trahissant une présence masculine s’éteignent. Chose qui n’était pas évidente un samedi. Si un ronflement accompagna ses gestes, la brune s’éclipsa avant de retrouver ses propres dortoirs. Comment devait-on s’habiller quand on avait un entretien qu’on avait même pas demandé ? Lorsqu’on avait une offre de stage qui ne nous intéressait même pas ? Observant son reflet à travers un petit miroir, elle ne put s’empêcher d’y voir son père l’espace d’une seconde. Et s’il était dans le coup ? Il faisait tout à présent pour qu’elle rentre dans le droit chemin alors pistonner sa fille, ce n’était pour, pas bien compliqué. Son reflet s’effaça en même tant qu’il fit tomber l’objet sur la commode. C’était ça… C’était évident à présent. Erèbe devait rire sous cape de savoir ça. Quant à Nox, il s’était clairement amusé de l’imaginer dans ce « rôle » et pourtant, lorsqu’elle avait émit l’idée de refuser, elle s’était confrontée au regard sombre de son jumeau. S’ils étaient aussi attachés que les cinq doigts de la main, leurs dispute n’étaient pas si rares. La Petite Lumière avait bien des défauts dont celui d’être lunatique et susceptible… Elle l’avait planté dans la salle commune pour retrouver Melinda. La présence féminine de son amie lui faisait le plus grand bien et il n’était pas rare qu’elle se retrouve à supporter la Vipère en train de médire sur son propre frère.

Lissant les plis de sa tenue une dernière fois, Lux releva ses cheveux à l’aide d’un élastique puis se faufila en dehors de la salle commune. Quoi qu’il advienne, elle avait pris le parti de n’en avoir rien à cirer. C’était un joli résumé, peu reluisant, mais c’était la belle conclusion qu’elle avait retiré de ses méninges. Les aiguilles de l’horloge lui signalèrent qu’il fallait qu’elle se dépêche un peu si elle ne voulait pas être retard. Même si elle était moyennement intéressée par tout cela, l’idée d’aller à Londres durant la période scolaire était plutôt une bonne aventure. Et puis il était précisé dans le parchemin qu’un stagiaire l’attendrait pour transplaner et l’emmener à la gazette. Si le dit stagiaire était mignon, ce serait toujours ça de pris. Désillusion de courte durée car elle aperçu le jeune homme, aussi gentil fut-il… Elle attrapa tout de même la main qu’il lui tendait afin de rejoindre leur point de rendez-vous. Si elle avait hâte de passer son permis, elle avait encore bien du mal à supporter cette sensation étourdissante. Légèrement déséquilibrée, elle se retrouva au beau milieu d’un hall d’entrée. Cela grouillait de partout. Des parchemins volaient dans tous les sens et l’un d’eux l’évita de justesse. Le stagiaire revint vers elle lui annonçant que Debra Grant était libre pour la recevoir. La journaliste sportive, rien que ça… Elle risquait d’être déçue car la Lumière était loin d’en être une concernant le Quidditch et tout ce qui touchait à une balle. Lorsqu’elle arriva devant la blonde, elle se saisit de la main qu’elle lui tendait pour la saluer. « Enchantée de vous rencontrer Madame Grant. » La brune plissa un instant les yeux. Elle n’avait jamais vu la journaliste auparavant. Pourtant un tas de personnes se coltinait devant les portes de chez eux lorsqu’il y avait un de ces bals… Peut-être qu’elle n’avait rien à voir avec le patriarche des Yaxley alors ? Si c’était le cas, elle avait bien plus de chances d’attirer l’attention de Lux. « Je ne m’attendais pas du tout à votre courrier. » Doucement Lux tenta de prendre part à la conversation. Elle essayait de sonder si la patte Yaxley était derrière tout cela. En même temps, une blonde pareille, il était été étonnant qu’elle ne la croise pas dans les bras de Damon si elle avait agit pour lui…



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Dernière édition par Lux A. Yaxley le Dim 12 Oct - 1:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Delux → Working girls Dim 5 Oct - 0:23

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MessageSujet: Re: Delux → Working girls Dim 12 Oct - 2:25

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Lux ne connaissait que de nom la journaliste. Vous connaissez cette habitude de mettre un visage sur les personne que vous n’avez jamais vu ? La jeune étudiante avait tenté d’imaginer à de nombreuses reprises à quoi Debra Grant pouvait ressemble. Les prunelles de Lux observaient avec attention le visage poupon, presque angélique de son interlocutrice. C’était étrange de lire sur les traits d’une personne pourtant il n’était pas rare de juger un bouquin à sa couverture. La cape ne fait pas le sorcier disait le proverbe. Pourtant, Lux avait souvent déterminé ses jugements rien que sur le faciès des gens. Des lèvres pincées la laissait penser que la personne était stricte. Un front étroit révélait un esprit fermé. Des joues larges de la sympathie. Des yeux serrés de l’idiotie. Si cela ne marchait pas à tous les coups, il n’était pourtant pas rare  que cela fonctionne. A cet instant, Lux avait l’impression et ce peut-être à tord, de se retrouver devant une personne profondément gentille. Ce qui d’un côté fit relâcher une des boules de nerfs contractée depuis le début de la matinée. Sa main se tendit instinctivement pour lui dire bonjour. Elle avait l’air presque aussi décontenancé que Lux dans le fond. L’idée que Damon soit derrière tout cela ressurgit de plus belle. « Le plaisir est mien Mademoiselle Yaxley. Cependant, vous pouvez m’appeler Debra. Si comme nous l’espérons ici, vous êtes amenée à passer quelques semaines en notre compagnie, il est mieux que vous vous sentiez à votre aise. » Quelques semaines. Ce n’est pas un petit stage de découverte. Il s’agit réellement d’un apprentissage, de quelque chose d’important. De sérieux. La Lumière hoche la tête adressant un léger sourire à Debra lorsqu’elle lui demande de l’appeler par son prénom. Lux ne sait plus comment elle doit prendre ce rendez-vous. Est-ce une simple rencontre ? Un réel entretien ? Après tout, c’est le journal qui lui a demandé de venir. Ce n’est peut-être qu’une rencontre de formalités. Mais depuis quand leurs devoirs sont parachutés à droite et à gauche ? Elle avait envie de se gifler mentalement. Trop de questions s’insufflait dans sa tête. Elle se sentait happée dans un tourbillon étrange, se refermant doucement derrière sa réserve naturelle. Le stagiaire, Xenophilius de son prénom apparemment, fut alors congédié. « Merci Xenophilius ! Si tu n’es pas trop occupé pourrais-tu nous ramener du thé et des pâtisseries s’il te plaît ? Au passage sers-toi dans mon bureau, tu sais où je range mes sucreries privées. » Du thé, une pâtisserie. Une chose était sûre, Debra faisait de son mieux pour la mettre à l’aise. Encore une fois, alors qu’elle lui indiquait de prendre dans sa réserve de confiseries, Lux eut la profonde conviction d’être devant une personne gentille. Un peu trop peut-être. Lux la suivit alors afin de s’installer dans les fauteuils ornés de coussins moëlleux. « Nous ferons ensemble le tour de la Gazette un peu plus tard, mais avant apprenons à nous connaître un peu voulez-vous ? Avez-vous déjà envisagé de faire carrière dans le journalisme ? Je dois vous dire que je suis en admiration devant votre style d’écriture. Les propriétés de la lame d’argent dans la découpe des racines de valérianes n’est pas un sujet qui m’aurait intéressé de prime abord et vous avez pourtant réussi à le rendre passionnant. Vous avez des gallions au bout des doigts mademoiselle. » La brune cligna des yeux plusieurs fois restant un instant sans mot. C’est donc ce travail barbant qui a attiré l’oeil de la gazette. Lux resserra doucement les pans de sa veste, croisant les bras comme pour se forger un bouclier invisible. Elle n’est pas sûre d’avoir compris ce qu’elle voulait dire. La fin de sa phrase l’a fait douter. Elle l’interprète d’une manière encore. Est-ce son nom qui les intéresse finalement ? Est-ce lui qui fera rapporter de l’argent ? « Oh. C’est vraiment ce devoir là que vous avez lu ? Pour être honnête, je trouvais le sujet d’un ennui mortel. Parler des racines valérianes sur trois parchemins, c’est un peu long… C’est pour ça que j’ai poussé la recherche sur leur découpe difficile en temps normal. C’était amusant de faire plusieurs essais, de comparer et de tout retransmettre ensuite par écrit.» Lorsqu’elle termina sa phrase, Lux réalisa que finalement, c’était un peu cela le métier de journalisme. De l’investigation, chercher le vrai du faux. Comprendre et enfin transmettre l’information aux lecteurs. Une main distraite passa dans ses cheveux. Elle ne savait pas quoi dire. Devait-elle relancer la conversation ? Une question lui brûlait pourtant les lèvres. Décroisant les bras, les paumes de ses mains vinrent se poser sur ses cuisses. «Pour continuer dans la franchise, je n’ai jamais pensé au journalisme.» Elle se retient d’ajouter :’Ni à quoi que ce soit d’autre’. Elle ne va pas non plus s’étaler et lui parler de ses confections de bijoux… Lux ne peut s’empêcher de repenser à la dernière phrase que Debra a prononcé sur les gallions. « Excusez moi Debra, ma question sera peut-être singulière et un peu trop franche, mais est-ce que c’est à cause de mon père que je suis là ?» Juste à cause du nom peut-être. Elle a envie de lui demander aussi. Cela fait peut-être un peu trop de questions déplacées en un seul coup tout de même. Et puis… cela revient presque au même dans le fond…  «Je sais qu’il pourrait faire ça. Puis vous en conviendrez, mais je crois que cela ne s’est jamais vu à la gazette, non ?» Lux sent une gêne s’installer. Peut-être même qu’elle met Debra mal à  l’aise.  Au final, elle n’en sait peut-être pas plus qu’elle. Néanmoins, Lux a besoin de savoir, de comprendre.

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MessageSujet: Re: Delux → Working girls Lun 13 Oct - 19:22

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Tu ne sais pas exactement à quoi ressemble ton visage, mais dans ta tête tu t’imagines avoir les yeux et la bouche grands ouverts suite à ta bourde. Tu as comme un blocage psychologique et les mots de Rita résonnent en boucle dans ton crâne. Ils sont légèrement entrecoupés par des «oh mon dieu ! » que tu répètes mentalement. Tu aimes parler avec les gens, tu es quelqu’un de très sociable même et tu es qualifiée par beaucoup d’amicale. Mais les rendez-vous professionnels ? Ce n’est pas ton truc. Tu te demandes encore souvent par quel miracle tu as dégoté ton emploi. Tu ne sais pas quoi dire pour te rattraper, et tu préfères t’abstenir. Te connaissant, tu serais capable de dire quelque chose de bien plus grave. Sérieusement ? Pourquoi votre rédacteur en chef t’a t’-il désigné comme remplaçante de Rita pour accueillir la jeune fille ? Il devrait depuis le temps connaître ta manière de travailler et ta façon de parler avant d’avoir réellement tourné sept fois la langue dans ta bouche. Où peut-être l’ignore-t-il. Il est vrai que lorsque tu interviewes des joueurs ou des coachs tout se passe à merveille. Mais c’est tout autre chose. La quidditch te passionne et tu n’as pas besoin de réfléchir avant de parler avec des sorciers de ce milieu. Les mots viennent tout seul car tu sais ce que tu souhaites savoir. Peut-être est-ce la façon dont tu dois t’y prendre avec la jeune Yaxley. Lui demander réellement ce qu’il t’intéresse et non pas ce qui est susceptible de servir à l’entreprise. Alors que tu te rends compte que cela ne règle pas ta bourde, ton flot de pensées est interrompu par la serpentarde. « Oh. C’est vraiment ce devoir là que vous avez lu ? Pour être honnête, je trouvais le sujet d’un ennui mortel. Parler des racines valérianes sur trois parchemins, c’est un peu long… C’est pour ça que j’ai poussé la recherche sur leur découpe difficile en temps normal. C’était amusant de faire plusieurs essais, de comparer et de tout retransmettre ensuite par écrit.»
Tu retiens un soupir de soulagement de s’échapper de tes lèvres. Apparemment soit ton manque de justesse verbale est passé comme une lettre à la poste, soit Lux Yaxley est trop bien élevée pour te le faire remarquer. Une hypothèse est préférable l’autre certes, mais tu ne cracheras pas sur la deuxième. Quoi qu’il en soit, tu aimes la personnalité de l’élève. Bien qu’elle soit d’une famille illustre, bien qu’elle soit invitée dans le plus grand journal sorcier anglais elle possède une simplicité et un naturel que peu de personnes conserveraient s’ils étaient à sa place. C’est du moins l’impression qu’elle te donne. Tu connais les rumeurs qui trainent à propos de son paternel, des rumeurs qui ne sont pas réellement flatteuses, aussi tu es surprise d’avoir face à toi une fille aussi… équilibrée. Bien que tu essaies de rester la plus juste possible, tu es humaine et il est vrai d’affirmer que tu avais quelques à priori avant de rencontre l’élève. A priori qui se sont rapidement envolés. A moins qu’elle soit hypocrite, mais tu n’en as pas l’impression. Un léger silence s’installe et elle répond à ta question avant que tu n’aies eu le temps de songer à un moyen de relancer la conversation. «Pour continuer dans la franchise, je n’ai jamais pensé au journalisme.» Tu n’es pas surprise. Toi non plus à son âge tu n’avais pas pensé à cette carrière. Ça t’est un peu tombé dessus à dire vrai. Dans un souci d’échange tu comptes lui raconter ton parcours mais tu es coupée dans ton élan. « Excusez moi Debra, ma question sera peut-être singulière et un peu trop franche, mais est-ce que c’est à cause de mon père que je suis là ?»

« oh mon dieu » Deuxième fois que cela te traverse l’esprit. Tu ne sais comment interpréter sa question. Tu ne sais si tu as d’ores et déjà échoué dans ta mission et qu’elle ne rêve que d’une chose, abréger cette conversation. Bien joué Grant. Si elle était franche ? Oui, si elle trouvait cela une mauvaise chose non. Cela ne fit que renforcer l’élan de sympathie que tu éprouvais déjà à son égard. «Je sais qu’il pourrait faire ça. Puis vous en conviendrez, mais je crois que cela ne s’est jamais vu à la gazette, non ?» Tu décides de ne pas réfléchir, d’être naturelle et tu lui réponds du tac au tac. « Honnêtement, je ne peux vous confirmer cela Lux. Je peux vous appeler Lux ? » Tu attends qu’elle te montre un léger signe d’approbation avant de continuer. « Je ne suis pas plus capable de vous démentir.  Ce qu’il se passe au niveau de la direction et des ressources humaines n’est pas de mon ressort. Par contre ce que je peux vous dire c’est qu’effectivement le même raisonnement m’a traversé l’esprit. C’est la première fois que nous allons chercher une stagiaire élève ou adulte. Nous avons des dizaines de demandes chaque année et seulement un léger pourcentage a la chance de parvenir chez nous. » La franchise. Si ton directeur passait dans le coin, nul doute qu’il s’arracherait le peu de cheveux qui lui restent sur le crâne. Heureusement pour toi il est en réunion. Une idée te traverse l’esprit. Une idée folle, une idée stupide et surtout une idée indigne d’une adulte sensée être mature. Tu poses tes mains sur celles de ton interlocutrice. « Lux. Il y a une question qui me taraude. Votre dissertation est excellente, je n’en démens pas et le fait que vous ayez poussé vos recherches ne montre que davantage qu’un emploi chez nous pourrait vous convenir. Mais je n’ai jamais su comment votre parchemin était parvenu jusqu’ici. Le directeur n’est pas dans son bureau et n’y sera pas avant deux autres heures. Nous pouvons mener notre enquête et découvrir ensemble si votre père est derrière tout cela. » Tu n’oses croire ce que tu lui proposes, tu te dis que tu es loin de montrer une image sérieuse et fiable de l’entreprise. Mais c’est ce que ton instinct te dicte. A chaque fois que tu t’y es fié, cela a porté ses fruits. Michael en est un bel exemple.
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MessageSujet: Re: Delux → Working girls Mer 15 Oct - 2:03

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Lux n’est pourtant pas une fille nerveuse. Elle a bien des défauts et quelques tares, mais celle-ci, n’en fait pas parti. Pourtant, à l’instant même, elle se sent mal à l’aise. Cette situation est étrange, troublante. Sa place n’est pas ici. La Lumière a clairement l’impression de faire perdre son temps à la journaliste qui se trouve en face d’elle. Debra Grant avait sûrement bien mieux à faire que de recevoir une étudiante ne sachant pas ce qu’elle souhait faire dans la vie… Enfin, du moins, ce qu’elle désire, ce n’est pas tout à fait ce qui est attendu par les Yaxley. Elle en est consciente. Alors cette aubaine pour une stage à la gazette, c’est trop beau pour sa famille. Un peu trop, non ? Bientôt Nox allait être convoqué au ministère… Non, Lui, il savait déjà qu’il reprendrait les affaires de Damon, rien de tel pour satisfaire le paternel. La cadette de la famille allait vraiment devoir travailler pour rattraper les sillons tracés par ses deux frères. Ils l’avaient complètement perdu en cours de route malheureux. Lux tente de répondre avec correction. Ses réponses semblent satisfaire celle qui lui tient actuellement compagnie. Leur conversation est interrompu par Xenomachin qui revient apporter leur thé. La question qui brûle les lèvres de Lux est alors coupée dans son élan. Reculer pour mieux sauter. Le jeune homme disparait derrière une porte après un sourire qui se veut sympathique. C’est le moment que Lux choisit pour lâcher sa grenade dégoupillée. Ses prunelles claires s’accrochent à Debra. A tous les traits de son visage. Elle cherche la moindre expression qui pourrait lui révéler ce qu’elle pense. La Sixième année sent qu’elle a instillé un léger vent de panique. Elle a été trop franche. Trop impulsive comme souvent. Pourtant, Debra semble parfaitement comprendre sa question. « Honnêtement, je ne peux vous confirmer cela Lux. Je peux vous appeler Lux ? » La jeune fille hoche la tête pour lui montrer que cela ne la dérange. Bien au contraire. Cela rend cette rencontre un peu moins formelle. « Je ne suis pas plus capable de vous démentir.  Ce qu’il se passe au niveau de la direction et des ressources humaines n’est pas de mon ressort. Par contre ce que je peux vous dire c’est qu’effectivement le même raisonnement m’a traversé l’esprit. C’est la première fois que nous allons chercher une stagiaire élève ou adulte. Nous avons des dizaines de demandes chaque année et seulement un léger pourcentage a la chance de parvenir chez nous. » Lux se complet dans un silence. La révélation ne l’étonne pas. Elle s’y attendait. Cela coulait de source. Elle avait exactement pensé ce que Debra venait de dire. Qui ne l’avait pas pensé en réalité ? Lux ne peut s’empêcher de lâcher un soupir. Elle allait dire à Debra qu’elle allait la laisser tranquille, qu’elle ferait mieux de rentrer à Poudlard plutôt que de lui faire perdre son temps. C’était ridicule. Une situation complètement ridicule. Elle allait encore se prendre une correction pour avoir fait trop de zèle, de ne pas avoir réussi cet entretien servi sur un plateau d’argent - avec quelques billets en compensation - mais c’était bien une chose qu’elle ne pouvait pas supporter. Elle sort de sa tête les discours qu’elle s’apprête à servir à la Journaliste tandis qu’elle sent ses mains se poser sur les siennes. La jeune Vipère sursaute légèrement ne s’étant pas attendu à ce contact. « Lux. Il y a une question qui me taraude. Votre dissertation est excellente, je n’en démens pas et le fait que vous ayez poussé vos recherches ne montre que davantage qu’un emploi chez nous pourrait vous convenir. Mais je n’ai jamais su comment votre parchemin était parvenu jusqu’ici. Le directeur n’est pas dans son bureau et n’y sera pas avant deux autres heures. Nous pouvons mener notre enquête et découvrir ensemble si votre père est derrière tout cela. » Quelque part, Lux est contente d’entendre les paroles de la journaliste au début. Au moins, elle n’est pas si nulle que cela, ce n’est pas complètement incohérent. Lorsqu’elle entend la fin de sa phrase, elle n’en revient. Un sourire se dessine sur les lèvres de Lux. Elle adore cette idée. Aucune place au doute, elle ne se demande même pas s’il s’agit d’un piège tendu pour mieux la refouler. Non, le fait d’aller découvrir la vérité est bien plus attirante. Ainsi, elles seront fixées toutes les deux. Ses yeux plongent dans ceux la journaliste.« Je ne sais pas si c’est très protocolaire, mais rien que pour ça, je regrette pas d’être venue ! » La Lux réservée laisse de plus en plus place à celle qui est impulsive. Son côté timorée s’estompe face à sa face conquérante. Lux se lève d’un bon attendant que Debra lui ouvre le chemin. Sous prétexte d’une visite des lieux, la journaliste fait mine de lui présenter des bureaux, quelques uns de ses collègues aussi. C’est sans réelles difficultés, elles arrivent au bureau. Un instant le doute s’installe. Si elle ne fait pas ce stage, elle sait qu’elle risque de prendre un retour de manche de par sa famille. Qu’elle soit ou non l’instigatrice cette folie. Devant la porte, alors que la Journaliste va apposer sa main sur la poignée, Lux la retient par la manche. « Debra, vous seriez choquée si je fais ce stage malgré ce qu’on découvre ? » Dans un petit rire nerveux, elle ajoute : « Que ce soit mon père ou non, passer à côté de cette opportunité va m’attirer des foudres. Je suis déjà pas assez dans la « norme » pour eux… » Elle insiste doucement sur le mot ‘norme’. Ca pour sûr, elle ne l’est pas. Rien que ce qu’elle ressent pour frère n’est pas normal… Passant le seuil de la porte du bureau, elles sont enfin en moyen de fouiner. Lux observe le lieu qu’elle ne connait pas et voit que Debra commence à soulever quelques dossiers. La jeune Yaxley commence alors à l’imiter. « OH ! C’est pas vrai ! » S’exclame-t-elle d’un coup un peu fort attirant l’attention de Debra plus qu’elle ne l’aurait voulu. Elle montre une couverture de journal. « Bastien ! Du groupe Troll&Rock ! Il est gay, sérieusement ? » Elle a clairement conscience de ressembler à une groupie en perdition, mais quand même. Bastien quoi ! Se rendant soudainement compte qu’elle était complètement hors sujet, Lux repose le magasine. « Désolée… » Elle détourne rapidement le regard. Debra va peut-être regretter de l’avoir amener dans ce bureau. Surtout lorsque quelqu’un vint toquer à la porte. « Patron je voudrais vous parler d’un article. » La porte s’ouvre à la volée. Après un regard rapide et entendu, Lux s’accroupit pour se cacher derrière le bureau. Rita Skeeter vient de faire une grande apparition. Encore enveloppée de son manteau, elle semble rentrer d’une petite enquête digne de ses ragots habituels.

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MessageSujet: Re: Delux → Working girls Dim 9 Nov - 18:14

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C’est lorsque tu as ce genre d’impulsion que tu as du mal à réaliser que tu es proche de la trentaine. Tu manques certaines fois de discernement et oublies les conséquences de tes actes. Fouiller le bureau de ton patron est la pire idée du siècle. Si vous vous faites prendre, il est clair que ton emploi sautera ; mais tu ne peux plus revenir en arrière. Le regard de l’élève s’est comme illuminé en entendant ta proposition et tu vois qu’elle a envie de savoir de quelle manière elle a atterri ici, un samedi après-midi alors qu’elle n’est qu’en sixième année. Tu ne peux pas reprendre tes paroles et laisser sa soif de connaissance en suspens. Et puis pour être honnête, toi aussi tu meurs d’envie de voir ce qu’il s’est tramé. Tu es persuadée qu’il y a anguille sous roche et tu es déterminée à la trouver. . « Je ne sais pas si c’est très protocolaire, mais rien que pour ça, je regrette pas d’être venue ! » Tu souris. Non effectivement, c’est loin très loin d’être réglementaire mais tu as décidé que ça t’était égal. Voir la jeune fille enthousiaste pour la première fois depuis que vous vous êtes serrées la main est une motivation bien suffisante à tes yeux. Tu te lèves à sa suite et lui ouvres le chemin en passant par les divers étages du bâtiment. Tu donnes quelques anecdotes par-ci et par-là histoire de rendre votre petit tour d’avantage crédible. Tel sorcier s’est embourbé dans la machine à impression et vous avez dû jeter cinq cent copies. Telle sorcière a une fois passé deux journées entières sans dormir pour essayer de parler à Nicolas Flammel, sans succès. Et ainsi de suite. Enfin, vous arrivez devant le bureau de ton directeur. Tu jettes un regard de droit à gauche, légèrement hésitante. Une légère pointe naît dans ton estomac. La peur oui mais aussi et surtout de l’excitation. Décidée tu avances ta main et es stoppée dans ton élan par la jeune Yaxley. « Debra, vous seriez choquée si je fais ce stage malgré ce qu’on découvre ? Que ce soit mon père ou non, passer à côté de cette opportunité va m’attirer des foudres. Je suis déjà pas assez dans la « norme » pour eux… » Tu comprends mieux pourquoi elle n’a pas hésité avant d’accepter ta proposition de fouiner, aussi irréfléchie qu’elle soit. Tu te souviens de ta légère appréhension avant de la rencontrer à cause de ce nom de famille illustre et tu te rends compte qu’elle doit s’y confronter. Chaque jour. Tu as une soudaine envie de la prendre dans tes bras, de lui dire que tu comprends et que tu la soutiens. Cependant tu retiens ton instinct maternel. Tu baisses la poignée de la porte avant de répondre. « Pas du tout. Je vous y aurais de toute manière poussé. Je reste persuadée que vous pourriez trouver votre place ici. »

Dès que vous êtes entrées dans le bureau tu ne perds pas une seconde et t’attaques aux tiroirs du bureau depuis la chaise de ton patron non sans en profiter légèrement. C’est vrai qu’elle est bien plus confortable que les autres. Ça repose ton dos qui a l’habitude d’être courbé sur ta chaise en bois alors que tu étudies les statistiques des prochains matchs. Tu ne perds cependant pas plus de temps et t’affaires. Tu tombes sur des factures, des mémos de sa secrétaire. Un faible remord te saisit l’estomac. Vous êtes tout de même en train de fouiller son intimité. Tu ne sais comment tu te sentirais si l’on venait dans ton bureau. Mal probablement. Trahie. La seule différence c’est que l’on n’y trouverait pas grand-chose d’intéressant. Des chocolats, une lettre de Carl, une photo de Michael et tes notes. « OH ! C’est pas vrai ! » Tu sursautes tant tu ne t’attendais pas à ce que le silence soit brisé. Tu sautes sur tes pieds t’attendant à ce qu’elle ait trouvée la fameuse dissertation. « Bastien ! Du groupe Troll&Rock ! Il est gay, sérieusement ? » Tu clignes des yeux et restes abasourdie. Tu n’as aucune idée de qui elle peut bien parler ou de quel groupe il est question. Il est vrai qu’en dehors des groupes moldus tu ne connais pas grand-chose au niveau musical. « Désolée… » Elle a à peine fini sa phrase que des coups secs se font entendre. Tu remets en vitesse les papiers dans le bureau et d’un regard Lux a compris ce que tu lui intimais de faire. Sa chevelure a juste le temps de disparaître avant que la porte ne s’ouvre. Tu essaies tant bien que mal de cacher le fait que tu t’es faite surprendre la main dans le sac. Tu n’as jamais réellement fait de bêtises jusqu’à présent , tu n’as donc jamais dû être forcée de débiter des mensonges à la pelle. Aussi, tu es surprise, lorsque des mots s’échappent par instinct de survie de tes lèvres. « Ah Rita ! Tu tombes bien ! Je cherchais la dissertation de Mademoiselle Yaxley. J’ai perdu ma copie et notre chef m’a dit que je devrais la trouver sur son bureau. Impossible de mettre la main dessus. Je voulais lui montrer ce qui avait retenu notre attention. Tu ne saurais pas où elle est ? » Ton cœur bat à tout rompre, tu ne sais pas d’où ça t’est venu et contrairement à ce que tu pensais, tu n’es pas en train de rougir ou de te trahir de quelque manière que ce soit. Fière de ton soulagement, tu n’as pas vu Rita passer devant toi sur ses hauts talons et se mettre à contourner le bureau. Tu te mets aussitôt à crier. « NON ! » Elle s’arrête brusquement. De là où elle est Lux doit certainement apercevoir une de ces chaussures. « J’ai renversé du café en arrivant. Lux est partie avec Xenophilius pour chercher de quoi nettoyer. Je ne voudrais pas que tu te salisses. J’imagine que tu tiens beaucoup à tes bottines. » La grimace qu’elle fait à l’idée de se tâcher suffit à te convaincre que tu as vu juste. « Je l’ai rangée dans le deuxième tiroir sur la gauche. » Tu retournes aussitôt derrière le bureau et trouves la fameuse enveloppe. « Merci Rita. » Tu t’attendais à ce qu’elle parte, mais elle reste campée sur ses positions, comme si elle avait elle-même quelque chose à faire seule à l’intérieur de l’office. Tu donnes la fameuse lettre à Lux que tu évites de regarder pour trahir sa présence. La seule chose qu’il reste à faire pour que vous vous en sortiez est de la faire quitter la pièce sans se faire voir. Et là il faut le dire, tu es à cours d’idées. Tu jettes un regard en coin pour voir si la serpentarde a quelque chose qui lui vient à l’esprit.
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MessageSujet: Re: Delux → Working girls Jeu 20 Nov - 1:46

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Il y a deux sortes de journalistes : ceux qui s’intéressent à ce qui intéresse le public ; et ceux qui intéressent le public à ce qui les intéresse - et ce sont les grands.



Sans réellement sans rendre compte, Lux se retrouve à la suite de la journaliste afin de se rendre dans le bureau de son patron. C’est de la folie. Du grand n’importe quoi, mais le pire dans tout cela c’est que ça lui plait. Après tout, ce n’est pas pour rien qu’elle passe son temps à trainer dans les couloirs la nuit ou qu’elle vagabonde non loin de la lisière de la forêt interdite pour trouver des ingrédients afin de confectionner ses bijoux. Elle aime l’aventure, c’est ce sentiment de liberté qui lui plait tant et… aussi le fait de savoir que cela ne plaira pas à son patriarche. Alors là, c’est l’apothéose. S’il est à l’origine de ça, elle est en train de faire tout ce qu’il n’aurait pas voulu. Si jamais il avait pensé qu’elle en viendrait à s’infiltrer par effraction avec Debra Grant dans le bureau du grand manitou de la Gazette. Non, vraiment, ça il n’avait même pas du y penser. Son esprit n’était pas assez créatif pour cela… Il avait du l’être pourtant il fut un temps. Lorsqu’il avait ouvert son cabaret à des artistes, des vrais. Une fois devant la porte, Lux interpelle tout de même Debra. Etrangement, elle n’a pas envie de la décevoir alors elle lui explique. « Pas du tout. Je vous y aurais de toute manière poussé. Je reste persuadée que vous pourriez trouver votre place ici. » La Serpentard soupire soulagée et adresse à la journaliste sportive un regard reconnaissant. Lux est loin de penser qu’elle a sa place ici, mais au moins, elle serait pas totalement une tâche durant ce stage.

Une fois dans le bureau, vous commencez toutes les deux à fouiller. Si Lux est un peu hésitante au début, elle se dit qu’au fond, quitte à être en infraction, autant l’être complètement. Alors elle retourne quelques dossiers, s’arrêtent sur de la paperasse. Jusqu’à tomber sur l’article des Troll&Rock. Là, Lux se rend compte au vu du regard de Debra qu’elle ne sait même pas de quoi elle parle. La Vipère a presque envie de lui expliquer, de lui dire : ‘mais vous vous rendez pas compte ! C’est un sexe symbole ce type !’ Mais ce n’est clairement pas le moment. Non, vraiment pas. Mais dans un coin de sa mémoire, elle se note de lui ramène un des vinyle du groupe. De toute façon, Lux n’a pas vraiment le temps de s’exclamer davantage. Quelqu’un va rentrer dans la bureau. Sans savoir ce qu’elle fait, Lux se jette à terre et se cache derrière le bureau. Moment de solitude pour la journaliste qui l’accompagne. « Ah Rita ! Tu tombes bien ! Je cherchais la dissertation de Mademoiselle Yaxley. J’ai perdu ma copie et notre chef m’a dit que je devrais la trouver sur son bureau. Impossible de mettre la main dessus. Je voulais lui montrer ce qui avait retenu notre attention. Tu ne saurais pas où elle est ? » Oh Merlin ! Rita ! La reine du potins ! Lux adorait lire les articles qu’elle rédige dans la gazette. Enfin, bien évidement, il faut les prendre avec des pincettes mais cela l’amuse beaucoup. L’enthousiasme de la Yaxley s’entâche alors qu’elle aperçoit les chaussures de la journaliste s’approcher d’elle. Elle recule doucement coupant sa respiration. « NON ! » Même la Serpentard a sursauté devant ce cri strident. En tout cas, cela a le mérite d’arrêter l’avancée des chaussures. « J’ai renversé du café en arrivant. Lux est partie avec Xenophilius pour chercher de quoi nettoyer. Je ne voudrais pas que tu te salisses. J’imagine que tu tiens beaucoup à tes bottines. »« Je l’ai rangée dans le deuxième tiroir sur la gauche. » Le coeur de Lux qui commençait à prendre un rythme bien trop rapide semble enfin se calmer. Elle voit la lettre que Debra lui tend discrètement. La brune la range silencieusement dans la poche de sa veste. « Merci Rita. » Et là, la Lumière attend. Désespérément. Skeeter ne semble pas vouloir quitter le bureau mais Debra ne peut pas partir. Pas sans Lux… La journaliste lui jette un regard en coin. Avec précaution, Lux attrapa sa baguette. Elle n’était pas encore une experte, mais en ce début d’année, ils avaient commencé à aborder les sortilèges informulés. C’était le moment de montrer qu’elle n’était pas plus mauvaise qu’une autre sorcière de son année. Se concentrant un instant, Lux pointa le morceau de bois vers la vitre qui donne sur une rue fréquentée. Et soudainement l’un des carreaux se brise. Si elle ne devait pas garder le silence, Lux aurait sauté de joie. Les deux journalistes se précipitent vers la vitre pour voir d’où cela provient. Profitant de se détournement d’attention Lux rampe jusqu’à la porte et redresse l’ouvre et fait mine de toquer. Rita allait croire qu’elle venait de rentrer dans la pièce. Le rouge aux joues, les plis de sa jupe en bordel, la journaliste lui jette un regard dédaigneux. « Debra ? Xenophilius vient de me dire qu’il allait chercher sa baguette et qu’avec un bon recurvite, il allait nettoyer tout ça. » Lux adresse un sourire à Skeeter qui ne l’a pas quitté des yeux. « Madame Skeeter, ravie de vous rencontrer ! » Espérons que les flatteries suffiraient à la caresser dans le sens du poil. Au moins vous allez pouvoir sortir ce  bureau sans qu’on vous soupçonne de quoi que ce soit. Après quelques paroles avec Rita, Debra te rejoint et vous retourner dans son propre bureau. Il vaut ne pas évoquer leurs aventures dans les couloirs… Une fois à l’abri des oreilles et des regards, Lux soupire. « On a eu chaud ! » La brune sortit alors de sa poche la fameuse. Elle s’approcha alors de Debra pour l’ouvrir et la déplier.

Mon très cher ami,

J’espère que tu te portes bien depuis notre dernière rencontre dans l’espace privatisé du Cabaret. Tu sais sans nul doute que j’ai deux enfants bien grands à présent. Au vu de ma notoriété et de tes petites activités, il serait dommage de ne pas me rendre service, je crois que tu comprends ce que je veux dire ? J’aimerai que tu donnes à ma fille, Lux, l’opportunité de faire un stage cette année au sein de ton office. Ainsi tout cela restera entre nous…

En te souhaitant une bonne journée et au plaisir de te revoir au Cabaret?


Lux soupira dépitée. Encore une fois, il s’était mêlé de tracer son avenir… En menaçant un de ses propres clients. La brune comprenait mieux son ascension sociale. S’il menaçait de dévoiler les petits secrets de toutes les personnes qui fréquentaient ‘l’espace privatisé’ du cabaret, il avait une main mise sur de gros sorciers. Des sorciers bien influents qui ne voulaient pas voir leur déchéance sexuelle dévoilée aux yeux de tous. Ses yeux quittèrent le parchemin pour trouver ceux de la journaliste. « Au moins c’est confirmé… » Elle tendit la lettre à Debra. Elle devrait sûrement la replacer plus tard pour que personne ne découvre son absence après tout. Encore moins le directeur des lieux. Etrangement, Lux était tellement persuadée qu’il s’agissait de son père, qu’elle n’en était même pas désappointée… « Par contre, si j’étais vous, je m’approcherai pas trop de votre directeur. Il fait des choses étranges le week-end… » La dernière des Yaxley ne doutait que Debra n’était pas au courant des pratiques dans les sous-sols du cabaret mais après tout ce qu’elles venaient de faire ensemble, elle pouvait bien apprendre au moins ça…

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MessageSujet: Re: Delux → Working girls Mer 18 Fév - 20:02

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Tu ne pouvais pas laisser ton regard errer en dessous du bureau plus de quelques secondes par crainte que la journaliste ne se décide à venir voir ce que tu ne pouvais quitter des yeux. Tu espérais seulement que Lux ait compris. Compris que tu n’avais aucune idée de la façon dont vous pourriez vous en sortir. Après le peu que tu venais de comprendre sur ses parents, tu doutais que tu allais être celle qui subirait les plus grosses représailles. Tu avais entendu ce que certaines familles de sang-pur pouvaient faire endurer à leurs enfants, la façon dont ils les élevaient. Rien que cette image te révulsait, ton instinct de mère se tordait dans tes entrailles. Tu essayais de faire fonctionner tes méninges du mieux que tu le pouvais mais rien ne te venait à l’esprit. Tu ne pouvais pas lui faire le vieux coup de « Oh mon Dieu ! Est-ce que… oh mon Dieu ! » en pointant ton doigt droit devant toi, puisque tu aurais été embêtée pour expliquer ce qu’il te semblait avoir vu. Tu ne pouvais pas te servir de ta baguette non plus parce que d’une part Rita risquait de te voir et d’autre part parce que tu n’avais pas, contrairement à la majorité des élèves, eu une assez bonne note en Sortilège lors de tes BUSES pour apprendre suivre la classe l’année suivante. Carl et Nate avaient essayé de t’enseigner les sortilèges informulés mais cela c’était avéré bien vain. Tu ne les réussissais que rarement et les ratés avaient des résultats très aléatoires. Chance que tu ne pouvais prendre. Pourtant, il n’y avait que trois solutions pour que vous vous en sortiez Lux et toi. Que tu trouves une distraction, ou que la Serpentarde ne le fasse, ou que tu trouves rapidement un sujet de conversation avec Rita pour ne pas que ta présence ne soit encore plus étrange qu’elle ne l’était d’ores et déjà. Cependant rien ne te venait à l’esprit. Tu étais peut-être tendue, mais tu savais que dans ton état normal tu n’aurais pas eu plus de chances pour dégoter un thème sur lequel aborder ta collègue. Vos points d’intérêts étaient bien trop différents. Vous n’aviez pour ainsi dire aucun point commun. Si ça n’était vos cheveux blonds. Et encore, tu n’étais pas certaine à cent pourcent qu’il ne s’agisse de sa couleur naturelle. Fort heureusement pour toi, la seule solution possible qui ne reposait pas sur tes épaules fut adoptée.

Aussitôt que tu aperçues la fenêtre brisée, tu attrapas la journaliste par le bras pour la diriger vers le lieu de l’incident. « De quoi s’agissait-il tu penses ? Un oiseau ? » Vous vous penchèrent toutes deux en avant essayant de voir quelque chose sur le sol situé deux étages plus bas. Assez longtemps pour que vous entendiez de légers coups sur la porte. Tu fus soulagée de voir le visage de la Serpentarde, certes légèrement rougi mais suffisamment sérieux pour qu’on ne puisse pas le soupçonner d’avoir été dans la pièce à peine quelques instants plus tôt.  « Debra ? Xenophilius vient de me dire qu’il allait chercher sa baguette et qu’avec un bon recurvite, il allait nettoyer tout ça. » Tu fus admirative. L’élève avait définitivement un esprit rapide pour justifier le fait d’arriver seule contrairement au mensonge que tu avais raconté. . Elle était une bien meilleure dissimulatrice de vérité que tu ne l’étais. « Madame Skeeter, ravie de vous rencontrer ! » A peine sa phrase terminée, tu enchaînas en te frappant le front. « Bien sûr, je n’en reviens pas de ne pas y avoir pensé ! C’est certainement parce que je suis née-moldue. Je n’ai pas pensé une seconde a utilisé ma baguette… » Tu la tiras de ta manche et lança rapidement ton sort. Tu observas quelques poussières voler dans le vide et la rangeas. Tu souris à Rita. « Ravie d’avoir pu sauver tes chaussures. A plus tard Rita ! » Tu quittas la pièce et sans un mot et gardas les lèvres serrées jusqu’à que vous ayez atteint ton bureau, poussant un soupir de soulagement dès que la porte se ferma derrière vous. « On a eu chaud ! ». Oh oui. Mais vous vous en étiez sorti. C’était l’essentiel. La quiétude ne fut cependant que de courte durée. A peine ses esprits retrouvés, la demoiselle tira la lettre de l’enveloppe et commença sa lecture.

Tu n’eus aucun mal à deviner ce qu’elle contenait alors que tu voyais petit à petit le visage de la lectrice s’affaisser. Elle avait donc vu juste et cela te pinçais le cœur. Comme souvent, lorsque que tu vois des personnes attristées tu n’as qu’une envie, la prendre dans tes bras et poser sa tête sur ton épaule. Tu doutais cependant qu’il s’agissait vraiment ce dont elle avait envie ou même besoin. Tu fis une légère moue en compassion et attrapas la lettre sans dire mot. Tu ne savais pas quoi dire pour le moment et sentais qu’il valait mieux la laisser prendre la parole à nouveau. Tu laissas ton regard errer sur les premières et elle s’adressa à toi au moment même où tes sourcils s’arquèrent d’incompréhension. « Par contre, si j’étais vous, je m’approcherai pas trop de votre directeur. Il fait des choses étranges le week-end… ». Tu ne comprenais toujours pas. Certes, tu n’étais pas stupide et tu réalisas aisément que tu avais entre tes mains une lettre de chantage, mais tu ne voyais pas en quoi se rendre au Cabaret pouvait être si gênant. Tu restas quelques secondes silencieuses, essayant de saisir la situation mais rien ne te vins à l’esprit. Tu devinais qu’il devait s’agir de quelque chose de scandaleux, quelque chose sur laquelle Rita Skeeter aurait rêvé de poser ses doigts ornés de faux ongles. Quelque chose qu’il te valait mieux ignorer à dire vrai. Mais le problème c’est que comme bien des journalistes tu possèdes cette légère curiosité qui te pousse à aller à la chasse aux informations. Une curiosité que tu sais mal placée dans le cas présent, mais tu ne parviens pas la refreiner. « Qu’est-ce qu’il se passe dans le Cabaret ? » Sitôt les mots ayant quitté tes lèvres, tu les regrettes. « Non. En fait ne me dis pas. Je n’ai pas envie d’avoir peur ou regarder bizarrement mon patron la prochaine fois qu’il me convoque. » Tu marques une légère pause. « Sauf que… peut-être qu’il vaut mieux que je sache ? Peut-être que je pourrais éviter des situations étranges en sa présence ? ». Tu laisses ta tête tomber dans tes mains, prise d’un dilemme duquel tu ne parviens pas à sortir. Tu sais à quel point ton attitude peut paraître immature, mais tu n’es plus à cela près en présence de la Serpentarde. C’est en réfléchissant qu’une autre question te viens à l’esprit. « Comment savez-vous ce que fait mon patron durant le week-end et que ça n’est pas très orthodoxe ? Lux… vous… » Tu ne veux pas montrer la mère poule qui est en toi, tu ne veux pas émettre des accusations à tort, mais tu t’imagines le pire et même si cela ne fait qu’une heure ou deux que tu as rencontré la jeune fille, le fait qu’elle ne soit pas dans un foyer sain te retournes l’estomac. « Vous ne craignez rien chez vous, si ? ».
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MessageSujet: Re: Delux → Working girls Ven 20 Fév - 4:32

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Lorsque Lux s’était rendue à ce rendez-vous, elle était partie du château avec des aprioris. Elle était persuadée que tout cela n’était qu’un stratagème monté de toute pièce. Si cela était en partie la vérité, elle était loin de se douter que son rendez-vous allait davantage relever de la mission commando que de l’entretien classique : bonjour, qualité, défaut, merci, on vous enverra un hibou. Alors qu’elle rampait sur la moquette pour faire une fausse entrée digne de ce nom, Lux se dit qu’elle ne verrait plus jamais le métier de journaliste de la même façon. Une fois relevée et les vêtements en vrac, la Serpentard se demanda vraiment comment elle faisait pour se retrouver dans des folies pareilles. Le regard de Rita Skeeter lui confirma tout bonnement qu’elle devait ressembler bien plus à un épouvantail qu’à une jeune fille de bonne famille. Mais après tout, qu’est-ce qu’on s’en fichait ? La journaliste était réputée pour être exécrable et opportuniste. Si elle voulait se faire bien voir, malheureusement pour elle, il ne valait mieux pas emmerder la jeune Yaxley. Tout cela à cause d’un nom qui avait le mérite d’élever des poules entre elles pour mieux les faire se reproduire… Rien que ça. Mais cela vous mettait pas mal de gens dans la poche ces histoires là… Bien vite, fort heureusement, Debra et Lux se retrouvèrent hors du bureau du directeur de la gazette se retrouvant à l’abris dans celui de la journaliste.

La lecture de la lettre n’étonna guère la Lumière. Après tout, elle s’y était tellement préparée que plus rien ne pouvait la surprendre venant d’un père tel que le sien. Néanmoins, elle fut étonnée qu’il emploie les grands moyens. Elle avait pensé à une lettre on ne peut plus banale. Avait-il réellement besoin de menacer le chef de Debra ? Le cas de Lux devait donc être vraiment désespéré… Lux soupira. Il était vraiment près à tout pour que son unique fille ne fasse pas de vague. L’idée de refuser ce stage effleurait toujours plus l’esprit de Lux. Juste pour se griser. Juste pour l’énerver Lui et ses airs de maitre de lieu. Elle ne put s’empêcher de faire une remarque sur le directeur des lieux. A n’en pas douter, il semblait qu’il faisait parti des clients très spéciaux de Damon. Pas si étonnant, il est le directeur du journal le plus lu en Angleterre. C’était le genre de personnalité prisée par son père et ses sous-sols privés… « Qu’est-ce qu’il se passe dans le Cabaret ? » Lux se demanda un instant si elle devait réellement répondre à Debra. Après tout c’était un secret plutôt bien garder. Le révéler à une journaliste, même sportive, pouvait être risqué. « Non. En fait ne me dis pas. Je n’ai pas envie d’avoir peur ou regarder bizarrement mon patron la prochaine fois qu’il me convoque. » Lux ne put s’empêcher de lever des yeux rieurs devant son ainée. Elle ne se doutait pas à quel point elle pourrait regarder son patron d’une toute autre façon si Lux venait à lui dire la vérité à son sujet. « Sauf que… peut-être qu’il vaut mieux que je sache ? Peut-être que je pourrais éviter des situations étranges en sa présence ? ». Cette fois-ci Lux ne put s’empêcher d’émettre un petit rire. « C’est toujours comme ça avec vous ? » Lux était sincèrement amuser. Le peu d’adultes qu’elle avait fréquenter jusqu’alors était toujours guindés, austères et hautains. Puis il y avait Carl Londubat croisé au détour d’un couloir qui lui avait une facette complètement différente des responsabilités. Aujourd’hui, il y avait Debra qui ne se souciait guère d’enfreindre quelques règles sous compter d’obtenir les informations qu’elle désirait. Soit elle était un peu gaffeuse mais entière et terriblement sincère. Cela changeait foncièrement avec l’image de ses parents ou de leurs pseudos amitiés. « Comment savez-vous ce que fait mon patron durant le week-end et que ça n’est pas très orthodoxe ? Lux… vous… » Lux remarqua soudainement que sous le coup de l’émotion, la journaliste l’avait dans un premier tutoyer et à présent, les esprits un peu plus calmes, elle repassait au vouvoiement. « Vous ne craignez rien chez vous, si ? »  Lux cligna des yeux plusieurs fois ne sachant pas quoi répondre. Son père avait tout de même eu cette décence de ne jamais organiser ces soirées particulière chez eux et encore bien heureux, il n’avait jamais songé à y intégrer ses enfants. Son esprit lubrique bien que fort développé n’était pas allé aussi loin. Il aimait se pencher sur les travers de gens, il s’en délectait avec un plaisir non feint. Lui même ne participer même pas à ses soirées étranges qui se trouvaient dans les parties cachées du cabaret. Il préférait bien au contraire se garder une petite jeune sous le coude et ne pas la partager. «Oh non ! On s’ennuie mortellement chez moi, mais fort heureusement, mon père garde ses activités loin de la maison. » Elle se mordit un instant la lèvre hésitant à parler plus. Quelque part, elle avait quand même envie de dire à Debra de se méfier de son chef. Un type qui trainait dans les couloirs sombres du cabaret ne pouvait pas être très net. « C’est juste que si un jour, vous deviez aller au Cabaret, pour je ne sais quelle raison et qu’il vous propose de descendre. Dites non. » Bon dis comme ça, on avait l’impression que des gens mourraient la dessous. Ce n’était pas tout à fait ça. A mi-mot Lux finit tout de même par lui dire : « Vous savez, certaines personnes ont des secrets quelque peu lubriques… » Tiens Lux, ça lui allait si bien de dire cela sachant ce qu’elle avait fait durant cet été avec son propre frère. Triste réalité qui la frappa un instant de plein fouet le réalisant pour la première fois alors qu’elle tentait de faire comprendre à Debra qu’elle devait rester en ceinture de chasteté auprès de son patron. Haussa soudainement les épaules, la brune rangea la lettre dans l’enveloppe pour la rendre à Debra. « En tout cas, au moins, on est fixées. Mon père est un crétin qui veut que ses enfants fassent ce qui l’enchantent. Erèbe au ministère, Nox au cabaret, sa fille bien sage dans un bureau… Il n’y a bien que Carl Londubat pour penser que mes bijoux ne sont pas pathétiques !» La Serpentard secoua légèrement la tête jouant avec sa chaine autour de son cou. Un enchevêtrement de mailles très fines qu’elle avait parsemé de quelques strass. « En quoi ça consiste un stage à la gazette ? Je veux dire, je vais pas rédiger des articles. Ca serait plutôt relire les fautes et apporter le café ? »

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MessageSujet: Re: Delux → Working girls Mer 4 Mar - 17:35

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S’il y a une chose qui est certaine, c’est que tu as un des esprits les plus purs arpentant le monde sorcier. Aussi, tu as du mal à imaginer ce qu’il peut se passer dans ce cabaret. Ton imagination s’emballe et les idées se bousculent par dizaines dans ta tête, à chaque fois cependant tu les effaces les jugeant invraisemblables. Tu as conscience qu’il existe des personnes perverses, violentes, qui n’agissent que pour leurs propres intérêts en écrasant les autres. Cependant, tu n’aimes pas les matérialiser dans ton esprit. Tu ne veux pas voir à quel point les humains peuvent être mauvais. Tu préfères les éviter, faire comme s’ils n’existaient pas, les éliminer de ton existence. Tu te rends compte cependant que Lux n’a pas cette opportunité. Non. Elle, en côtoie régulièrement. Chez elle, en dehors. Ça te fait froid dans le dos, probablement plus qu’un sorcier lambda dans la mesure où ton fils n’a que deux ans de moins qu’elle. Pour toi, il est inimaginable que des enfants soient témoins, ou même pire participent à quoi qu’il soit en train de se passer dans ce fameux cabaret. Peu importe de quoi il s’agisse. Tu restes silencieuse, retiens ton souffle et hésites à lui poser une nouvelle fois la question. Tes doigts s’enroulent autour de ton poignet ne sachant comment les occuper sans paraître plus étrange que ce que tu ne lui as déjà montré. C’est à ce moment-là que tu te rends compte de la vitesse à laquelle ton pouls est en train de battre. La peur ? Le stress ? Certainement un mélange des deux. «Oh non ! On s’ennuie mortellement chez moi, mais fort heureusement, mon père garde ses activités loin de la maison. » Tu pousses un léger soupir de soulagement. Il semble au moins que Lux n’ait pas assisté à quoi qu’il se passe là-bas. Cependant cela n’enlève pas le fait qu’elle ait l’air de savoir de quoi il en retourne. Ce qui ne te plaît toujours pas. A toi et ton instinct maternel qui grogne intérieurement. « C’est juste que si un jour, vous deviez aller au Cabaret, pour je ne sais quelle raison et qu’il vous propose de descendre. Dites non. » Théorie qui t’est confirmée et qui ne t’inquiètes que davantage. Il n’y a pas besoin d’être Agatha Christie pour savoir qu’il ne se passe jamais de choses agréables dans un sous-sol. Du moins pas celles qui soient légales. Des activités auxquelles semblent s’adonner ton employeur, ce sorcier légèrement ventripotent et qui semble n’avoir que pour seul défaut de sentir un peu trop la bièraubeurre après un déjeuner d’affaire. Comme quoi. L’habit ne fait vraiment pas le moine. « Vous savez, certaines personnes ont des secrets quelque peu lubriques… » Vraiment pas le moine pour le coup. Tu imagines un escalier en pierre, une sensation d’humidité et une chaleur répugnante qui collent un peu plus à la peau à chaque marche que l’on descend. Tu stoppes ton imagination avant qu’elle ne t’emmène plus loin et ne te donne un haut-le-cœur. Tu as bien de la chance que Lux s’agite et change de sujet. Tu n’avais pas envie de t’aventurer plus loin que ce soit dans cette discussion ou dans ton esprit. Au moins, elle a l’air saine d’esprit, et c’est ce qui est l’essentiel. Tu es quelques part rassurer qu’il ne s’agisse que de choses de ce genre. Tu te sais bien plus pure que d’autres de ce côté-ci et même si tu trouves ce type de service écœurant, il semblerait que ça rentre de plus en plus dans vos mœurs. Oui ça pourrait être pire. C’est ce que tu répètes malgré son visage dépité.

« En tout cas, au moins, on est fixées. Mon père est un crétin qui veut que ses enfants fassent ce qui l’enchantent. Erèbe au ministère, Nox au cabaret, sa fille bien sage dans un bureau… Il n’y a bien que Carl Londubat pour penser que mes bijoux ne sont pas pathétiques !» Pendant quelques secondes tu as l’idée de le défendre. Etant toi-même parente, tu sais pertinemment que l’on souhaite toujours ce qu’il y a de mieux pour ses enfants, même si l’on ne sait pas exactement de quelle façon le montrer. Cette pensée s’envole aussitôt lorsqu’elle évoque ses bijoux. Tu regardes ses doigts jouer avec la fine chaîne qui est, même pour toi qui n’est pas une personne des plus compétentes en mode, ravissante. Certes, tu peux comprendre cette volonté de pousser ceux que l’on aiment, vouloir s’assurer que leur futur sera le plus radieux possible, néanmoins, s’ils ont eux-mêmes un désir particulier, un talent évident, tu es d’avis de les encourager. Sans t’en rendre compte, tu as souris à l’évocation du nom de Carl et tu es ravie qu’il soit à priori du même avis que toi. « En quoi ça consiste un stage à la gazette ? Je veux dire, je vais pas rédiger des articles. Ca serait plutôt relire les fautes et apporter le café ? » Tu restes quelques instants bouche bée, avant de te rappeler qu’il s’agissait là, à la base de ta mission. Lui parler de son futur stage. Partir fouiner dans le bureau de ton supérieur t’a paru tellement normal que tu en as oublié le réel but de cet entrevue. Tu lèves ton doigt afin de lui faire signe de patienter et repasses derrière ton bureau, feuillettes quelques pages pour être certaine de ne pas dire de sottises. « A dire vrai… vos tâches varieront en fonction de la personne avec qui vous effectuerez votre stage. Certains de mes collègues se sont proposés de vous prendre avec eux, mais maintenant je commence à douter de leurs réelles motivations. Quoi qu’il en soit vous pouvez choisir parmi eux le département dans lequel vous serez ces quelques jours.» Tes yeux parcourent quelques noms et tu ne peux empêcher un rictus de mécontentement apparaître. Comme cela t’arrives parfois tu commences à penser à voix haute. « Effectivement, avec ce genre de personnes je crains que votre champ de manœuvre soit plus que limité. Mlle Skeeter et Mlle McKinnon ne sont pas de celles qui délèguent énormément de responsabilités et il serait probable que vous vous ennuyiez ferme à leurs côtés. » Tes lèvres se pincent légèrement et ton front se plisse comme à chaque fois que tu es dans une réflexion intense, une fois de plus, tes yeux se posent sur la chainette et ce n’est qu’au bout de quelques secondes qu’une idée te frappe de plein fouet. « Je sais ! Il ne fait pas parti de la liste, mais peut-être que suivre notre photographe-en-chef vous intéressera un peu plus que d’observer un reporter glaner des informations à des sorciers du ministère ou de devoir noter les fluctuations boursières de Gringotts. C’est vraiment un sorcier charmant et passionné .Je suis certaine qu’il acceptera, d’autant plus qu’il a toujours besoin de quelques mains pour l’aider à installer du matériel et est toujours ravi de former des personnes. » Tu laisses tomber les feuilles qui comportent en réalité un argument détaillé de chaque journaliste souhaitant attirer Mlle Yaxley dans leurs services, refusant l’idée de lui imposer un stage d’un ennui mortel. « Je ne pense pas qu’il s’agissait là de ce que votre père avait en tête, mais si ça vous intéresse, je lui glisserai un mot dans la journée. » Tu n’as absolument pas suivie les notes que l’on t’a données, mais cela t’importe peu. Ton directeur souhaitait que la demoiselle passe quelques journées ici, soit c’est ce qu’elle ferait, mais elle n’aurait pas à faire face à des sorciers opportunistes cherchant à se faire bien voir d’un des sorciers de la haute-société sorcière.
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MessageSujet: Re: Delux → Working girls Dim 8 Mar - 3:09

Working girls
Il y a deux sortes de journalistes : ceux qui s’intéressent à ce qui intéresse le public ; et ceux qui intéressent le public à ce qui les intéresse - et ce sont les grands.



Lux se demanda alors ce qu’elle risquait de faire comme tâches au sein de la gazette. Si son père avait fait pression pour l’y faire rentrer le temps d’un stage en vacances, il allait sans dire qu’il ne pouvait pas non plus la propulser chroniqueuse d’une rubrique. Sa main mise avait ses limites. Limites imposées par une certaine logique. Il n’allait pas risquer de se couvrir de ridicule ne serait-ce que pour ses enfants. Encore moins pour sa fille. Un instant Lux se demanda ce que Charity pensait de ce guet-apens. Cela serait même pas étonnant qu’elle est glissée cette idée absurde à l’oreille de son mari. Quant on pensait qu’Erèbe n’avait eu qu’à lui demander pour intégrer le ministère… Il n’y avait pas à dire. L’ainé des Yaxley, de par sa place de premier mais aussi son intelligence avait su mettre ses parents de sa poche. Nox suivait ce chemin sans trop d’embuche. Son seul défaut était d’être le second. Lux, elle… était bien étonnée qu’on se donne la peine de la mettre quelque part. Il fallait l’avouer. En tant normal, les études des femmes Yaxley ne sont pas une priorité. Ce qu’elle se demandait, c’était pourquoi un stage à la Gazette. Damon avait peut-être un peu trop bavé devant Marilyn McKinnon. Plus vieille que les deux tiers de ses batifolages habituels et surtout bien plus intelligente, Lux se demandait ce qu’il lui trouvait. Ou plutôt, ce qu’elle pouvait bien lui trouver d’intéressant… Les choix de son père restait un mystère. Alors celui qui concernait la Gazette… « A dire vrai… vos tâches varieront en fonction de la personne avec qui vous effectuerez votre stage. Certains de mes collègues se sont proposés de vous prendre avec eux, mais maintenant je commence à douter de leurs réelles motivations. Quoi qu’il en soit vous pouvez choisir parmi eux le département dans lequel vous serez ces quelques jours.» L’étonnement du se lire dans les yeux de Lux. Certaines personnes avaient déjà demandé à l’avoir dans leur service. C’était de la folie. Combien de gens étaient au courant de sa supposée présence ? Et si elle avait tout bonnement refusé ? Elle n’osait même pas imaginer la réaction à la maison… Heureusement qu’elle était tombée sur Debra. Elle avait beau avoir été réticente au début de cette entrevue, plus le temps passait, plus elle grimpait dans l’estime de la jeune Yaxley. Elle était si simple, si impulsive. Lux aurait pu lui demander de l’adopter sur le champ avec un brin d’audace. Quoi qu’elle était un peu jeune. Allons-y pour lui demander d’être sa grande sœur alors… « Effectivement, avec ce genre de personnes je crains que votre champ de manœuvre soit plus que limité. Mlle Skeeter et Mlle McKinnon ne sont pas de celles qui délèguent énormément de responsabilités et il serait probable que vous vous ennuyiez ferme à leurs côtés. » Tiens, McKinnon sortait à nouveau du lot ! Quant à Rita, l’aperçu qu’elle en avait eu l’avait drôlement refroidi. « Votre assistant ne part pas en vacances ? » demanda Lux avec légèreté et avec un brin d’espoir. Après tout, le jeune homme qui l’avait amené ici avait peut-être besoin de se reposer... Même si Lux était loin d’être une passionnée du Quidditch, découvrir cet univers ne l’aurait pas forcément dérangée. Lux se frotta les mains. Cette histoire n’avait aucun sens. Elle allait passer ses vacances à agrafer les feuillets de journalistes assidues et brillantes. Quel était l’intérêt de la chose ? « Je sais ! Il ne fait pas parti de la liste, mais peut-être que suivre notre photographe-en-chef vous intéressera un peu plus que d’observer un reporter glaner des informations à des sorciers du ministère ou de devoir noter les fluctuations boursières de Gringotts. C’est vraiment un sorcier charmant et passionné .Je suis certaine qu’il acceptera, d’autant plus qu’il a toujours besoin de quelques mains pour l’aider à installer du matériel et est toujours ravi de former des personnes. » Un photographe ? C’était une alternative idéale ! Elle n’allait pas rester coincée dans un bureau à faire des copies magiques de la sorte. Elle regarda Debra avec intensité. « Je ne pense pas qu’il s’agissait là de ce que votre père avait en tête, mais si ça vous intéresse, je lui glisserai un mot dans la journée. » « Ca serait vraiment super ! Vous êtes sure que vous n’allez pas vous faire taper sur les doigts ? » Après tout, Damon ne pourrait rien dire. C’était bel et bien un stage à la Gazette que de suivre un photographe. Certes, ce n’était pas ce qu’il attendait mais tellement mieux aux yeux de la Yaxley que cela devenait soudainement une corvée bien moins lourde. Presque un plaisir. Elle se voyait déjà en train de flâner derrière lui, lui tendant tel ou tel objectif pour prendre à la volée un cliché d’une personne de notoriété dans la rue ou bien encore durant un shooting mode ou portrait pour une personne populaire interviewée dans le journal. C’était juste fantastique. Oh, ça non, Damon ne s'était pas imaginé que sa fille allait sûrement croquer le monde durant ce stage. « Franchement Debra, je ne sais pas quoi vous dire. Votre coup de main est… enfin, je veux dire, je ne m’attendais vraiment pas à ça en venant ici. » Elle avait de soudaines envies de s’envoler. Debra venait de briser plusieurs barreaux dans sa petite cage et lui donnait une entrevue de ce à quoi ressemblait la vie lorsqu’on pouvait se jouer de Damon. Elle lui donnait des envies qu’elle réprimait depuis un moment. Envies qui semblaient soudainement vouloir refaire surface. Un instant, loin de Nox et ce qui la retenait à lui, elle s’imaginait vivre sa vie sans se soucier de l’avis de sa famille. Un regain d’énergie par rapport à ses projets de monter une bijouterie ou ses folies d’être accessoiriste dans la mode. Des métiers qui sortaient des sentiers battus mais qui l’appelaient tellement plus que journaliste ou tout autres choses. Lux qui était restée debout se surpris à sourire toute seule. L’entretien devait sûrement toucher à sa fin. Elles avaient visité les locaux à leur façon, fait connaissance presque un peu trop, parlé du travail. « Ca serait pour les vacances de février, c’est bien ça ? » Du moins, c’est qu’elle en avait déduit. Celles de Noël étaient trop proches et durant l’année scolaire, c’était tout bonnement impossible. Alors que la conversation s’amenuisait, l’entretien touchait à sa fin, Lux toujours debout devant le bureau de Debra lui dit. « Vous avez réussi à me donner envie de venir, vous savez ? » Il fallait tenir en compte le fait qu’elle n’aurait jamais fait ce stage sans la main puissante de Damon, mais pour une fois que cela lui plaisait. Alors qu’elles se dirigeaient doucement vers la sortie où l’attendait sûrement l’assistant de Debra pour transplaner, Lux lui posa une dernière question: « A votre avis, pourquoi a-t-il choisi la Gazette ? » Cette question la taraudait un peu trop depuis qu’elles avaient confirmé le méfait du Yaxley. Puis avec un dernier sourire, Lux quitta le bureau.

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MessageSujet: Re: Delux → Working girls Lun 23 Mar - 12:57

Working Girls
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« Ca serait vraiment super ! Vous êtes sure que vous n’allez pas vous faire taper sur les doigts ? » L’enthousiasme immédiat dont fait preuve l’élève te réchauffe le cœur. Tu regrettes de ne pas pouvoir lui offrir une place dans ton service telle qu’elle vient de le suggérer et le fait que l’alternative que tu lui proposes lui plaise te fait sourire. Cela ne fait que quelques minutes, peut-être une heure ou deux que vous vous êtes rencontrées et tu ressens déjà comme une sorte d’attachement à son égard. Tu te doutes bien qu’elle ne t’a montré qu’une partie de l’iceberg que représente sa vie, mais ce que tu as pu entrevoir te donne déjà de la peine. Des parents souhaitant avoir la main mise, des frères, ou sœurs, allez savoir si les prénoms d’Erèbe ou de Nox étaient féminins ou masculins, qui semblaient rentrer dans le moule. Sa vie ne devait pas être de tout repos ni vraiment amusante tous les jours. Aussi, sa réponse enjouée te ravie. « Ne vous en faites pas, je saurais trouver les arguments pour défendre mon choix. Lorsque je crois en quelque chose de juste, je me bats pour elle. » Tu n’es probablement pas la sorcière la plus professionnelle du journal et tu n’étais certainement pas l’élève la plus éloquente lors de ta scolarité, mais défendre une cause en laquelle tu as foi a toujours été un de tes points forts. Tu as su convaincre tes parents qu’avoir Michael était une bénédiction dans vos vies, que tu pouvais en assumer la charge après tes études… Même si ce second objectif était une grave erreur, tu as su persuader ton entourage grâce à la force de tes convictions. Tu ne doutes pas réussir à te justifier devant ton directeur. Tu serais même prête, s’il le faut, à t’expliquer avec M. Yaxley, quand bien même celui-ci te donne légèrement la chair de poule. « Franchement Debra, je ne sais pas quoi vous dire. Votre coup de main est… enfin, je veux dire, je ne m’attendais vraiment pas à ça en venant ici. » Tu n’es pas surprise de ces quelques mots. Tu imagines ce qu’il se serait passé si Rita avait, comme il était prévu à la base, accueilli la jeune Serpentarde. Il y aurait eu de l’hypocrisie de la part de la journaliste, des faux-sourires, des blagues préparées qui n’étaient probablement pas si drôles que cela. Il n’est pas si étonnant que cela que tu n’aies que peu de relation avec tes collègues, ces derniers étant probablement mal à l’aise avec ta spontanéité peu appréciée dans ce milieu. Tu lui rends son sourire. « Moi non plus figurez-vous. Je n’aurais jamais pensé entrer par effraction dans le bureau de mon patron. Mais je ne regrette pas, au moins cela a éclairci la situation et d’y trouver une solution partielle. » Tu te revois au début de cet entretien, stressée de tout faire rater, de ne pas réussir à convaincre la demoiselle de venir effectuer ce stage chez vous. Tu te revois nerveuse à l’idée de peut-être perdre ton emploi. Au final tout ce que tu as fait depuis que tu as serré la main de Lux est ce qui pourrait te couter ton travail. Mais tu es heureuse. Heureuse d’avoir pu remplir ta mission initiale. Montrer à l’élève qu’elle pourrait peut-être se plaire ici. « Ça serait pour les vacances de février, c’est bien ça ? » Après avoir, par réflexe regardé les papiers qui étaient toujours étalés en face de toi tu acquiesces. « Vous avez réussi à me donner envie de venir, vous savez ? » Tu retiens une larme qui menace de s’échapper de ton œil droit sous le coup de l’émotion. « Je suis contente que vous soyez motivée pour venir découvrir notre entreprise. Quoi qu’il se passe durant ces deux semaines, sachez que la porte de mon bureau sera toujours ouverte. Même si je ne serai pas réellement votre maitre de stage, je peux être comme une marraine si vous le souhaitez. Je vous tiendrai au courant aussi vite que possible, mais j’ai un bon pressentiment. Notre photographe vous acceptera comme petite protégée. » Une légère ombre apparait devant la vitre de ton espace et vous comprenez toutes deux qu’il doit certainement s’agit de Xenophilius. Tu fais le tour de ton bureau et l’accompagnes à la porte. « A votre avis, pourquoi a-t-il choisi la Gazette ? » Tu t’arrêtes et réfléchis. A dire vrai la question ne t’avait pas traversé l’esprit une seule seconde. Pourquoi la Gazette ? Tu imagines bien qu’y travailler, passer à la tête d’un département devait représenter un certain prestige. Tu l’imagines seulement. Pour toi, le journalisme n’a jamais été un projet ambitieux, cela t’est simplement tombé dessus. C’est vrai que ton métier comporte de nombreux avantages. Des invitations à des matchs, des soirées plus ou moins mondaines, un nom qui est partiellement connu dans le monde des sorciers. Tu doutes cependant qu’il s’agisse des raisons pour lesquels M. Yaxley ait insisté pour que sa fille effectue un stage chez vous. Pas après le peu que tu aies pu comprendre de sa personnalité. S’il voulait simplement que sa fille acquiert une certaine notoriété, il la laisserait se lancer dans ses projets de bijoux. Elle avait définitivement du talent et vu sa façon de s’exprimer, de se mouvoir, tu les soupçonnais d’être suffisamment aisés pour l’aider dans son entreprise. « Le plus important n’est pas de savoir pourquoi il a voulu vous envoyer ici, mais pourquoi vous pourriez être intéressée d’y travailler. Ce qui compte c’est votre avis. Pas le sien. » Finalement, tu te laisses enfin aller à la pulsion que tu réfreines depuis que vous êtes de retour dans ton bureau et l’enlaces avant de la laisser repartir avec ton assistant. Sitôt l’écho de leurs pas effacé, tu t’assieds et rédige un rapide hibou au photographe, lui vantant les mérites de Lux. Tu te battras pour elle, jusqu’au bout.



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