Yaxley ✘ Le sommeil est le frère jumeau de la mort.
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MessageSujet: Yaxley ✘ Le sommeil est le frère jumeau de la mort. Dim 5 Oct - 22:29



Du fond de la classe, le regard clair de Lux observe de manière lointaine la nuque de son frère. Ils ne sont pas à côté. Ils ne le sont presque plus. Lorsque Dumbledore était décédé, la Petite Lumière n’avait pas réalisé ce que tout cela allait engendrer. La création du conseil. L’élection de Damon. Son omniprésence depuis quelques semaines dans le château. Les jumeaux pourtant si proches n’avaient pas cessé de refréner leurs accolades et autres marques d’affection. Le regard des autres n’étaient pas bien important. S’ils trahissaient une singulière proximité, si les rumeurs couraient, personne ne pouvait savoir ce qu'il s’était passé entre eux cet été. Une dispute. De la jalousie. Ce besoin de posséder l’autre plus qu’il ne le faudrait. Cette tentation qu’elle avait provoqué. Jamais ils n’avaient recommencé depuis. Un chaste baiser peut-être au détour d’un couloir isolé mais rien de plus. Des marques d’affections plus poussées qu’à la normale entre un frère et une soeur mais rien ne pouvant mettre un mot sur ce lien. Enfin, si. Un mot piquant. Un mot qui dérangeait. Inceste. Mot qui revenait pourtant dans les rumeurs qui se pensaient les plus folles, que les gens colportaient pensant dire des insanités. La vérité. « Mademoiselle Yaxley, pouvez-vous répondre à la question ? » Lux cligna plusieurs fois des yeux. Merde. Quelques regards s’étaient tournés vers elle, dont Le sien. Une main se leva dans le fond de la classe, prête à tout pour répondre à sa place détournant l’attention du professeur. « Au lieu de rêvasser, prenez des notes mademoiselle ! » Peu habituée aux remontrances, le regard perçant de la jeune femme se rembrunit. S’enfonçant davantage sur sa chaise, elle soupira agacée. Elle croisa le regard de Nox. Elle voulait le voir. Seul. Comme s’il avait compris, il avait hoché la tête. Rien de plus, rien de moins. Perdue dans ses pensées, elle ne prit pas plus de notes pour autant du cours. Au pire son frère pourrait bien lui donner les siennes. Ce ne serait pas la première, ni la dernière fois. Lorsque la fin du cours retentit, elle prit néanmoins son temps. C’était devenu une habitude à présent. Il n’était pas rare qu’elle lui laisse de la marge avant d’aller le retrouver. Moins on les voyait ensemble, moins le patriarche avait vent de bruits de couloirs.

Elle ne put s’empêcher de hâter le pas une fois dans les allées du château. Les élèves étaient bruyants et agités. Depuis l’élection du conseil, l’effervescence était à son comble dans le château. Les premières grandes décisions se prenaient en ce moment même.

Lux poussa une petite porte en bois avec difficulté. Nox allait sûrement lui faire une remarque par rapport au cours. Elle savait que lui se donnait du mal pour détourner l’attention de Damon. Depuis peu, son grand jeu était de trouver la Sang-Pur parfaite attisant la jalousie malsaine de sa jumelle. Elle grimpa les quelques escaliers ébréchés qui donnaient accès aux toits. Le vent vint lui fouetter le visage. Comme souvent les lieux étaient désertés. C’était un peu leur endroit secret. Là où ils se retrouvaient pour être tranquilles tous les deux. Posant ses prunelles sur sa silhouette qui lui tournait le dos, Lux approcha silencieusement de lui. Se mettant à ses côtés, elle observa un instant la même horizon que lui. Une vue sur le parc. D’ici les élèves étaient minuscules. Sa main se posa sur son poignet pour l’attirer vers elle. Il avait l’air d’humeur bougonne mais qu’importe, la Lumière n’en ferait qu’à sa tête. Elle se glissa contre son torse, profitant de sa chaleur, humant son odeur qu’elle aimait tellement. Encerclant sa nuque de ses bras, resserrant doucement leur étreinte, elle ferma les yeux profitant de cet instant bien trop rare à son goût.  « J’en ai marre. Je Le déteste. » Comme à son habitude, Lux manquait d’un profond respect pour leur géniteur même si devant lui, elle préférait largement baisser la tête plutôt que de se prendre une claque. Elle se détacha doucement de Nox. Douce insouciance qui parfois la berçait. Elle avait toujours l’espoir d’échapper à sa prise. Mais si ce n’était pas lui, c’était Erèbe. Si ce n’était pas Erèbe, c’était Nox. Et quand ce n’était pas Nox ? C’était Melinda… « Tu pourras me prêter les notes du cours de Sortilèges et Enchantements ? J’arrivais pas à concentrer tout à l’heure. J’ai juste noté le titre et encore… » La Lumière mettait à rude épreuve la patience de Nox, elle le savait. Elle lui attrapa alors la main, mêlant leurs doigts et observa le résultat. « Et passe moi ta morale à deux Mornilles. Je te vois déjà venir… » S’attardant sur son visage, elle ne put s’empêcher d’admirer ses traits si éthérés, si parfaits. Il n’y avait pas à dire, il avait pris toute sa beauté de leur père. Comment ne pas résister devant des lèvres si charnues ? Si tentatrices ? Qu’est-ce que cela l’énervait toutes ces filles qui papillonnaient autour de lui. Elle avait parfois la folle envie de les tirer par les cheveux pour les éloigner le plus possible. Sa respiration resta coincée au creux de sa gorge tandis qu’elle le relâchait subitement. Pourquoi ressentait-elle cette attirance pour Lui ? Elle avait beau savoir que c’était contre nature, que c’était mal, elle ne parvenait pas à se défaire de ses envies. Parfois elle se trouvait des excuses, se disant qu’ils n’étaient pas les premiers Sang-Pur à s’adonner à ces ivresses. Dommage que la famille et le reste du monde sorcier ne voyaient pas cela de cet oeil… Lux resserra les pans de sa veste contre elle réprimant un frisson à cause du vent.

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Dernière édition par Lux A. Yaxley le Lun 2 Mar - 16:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Yaxley ✘ Le sommeil est le frère jumeau de la mort. Lun 16 Fév - 3:11

La nouvelle du conseil d’administration avait sombré en moi telle une pierre destructrice. Un poids qui alourdissait mes entrailles depuis des jours, malmenait sauvagement mon estomac, m’imposait un certain malaise sans fin. Il m’était impossible de me réjouir pour la nomination de mon géniteur à ce fameux conseil ayant pour but de diriger mon établissement scolaire. Le prestige était présent, remarquable, mais en aucun cas je ne percevais sa présence d’un bon œil. Et mes raisons rejoignaient implacablement celles de Lux : la présence de Damon signifiait que notre liberté devenait plus que limitée. Que la figure paternelle que nous ayons crainte et respectée pendant des années nous empêcherait de souffler de travers jusque dans les murs de notre école, jusque dans l’enceinte du château où enfin, nous parvenions à vivre sans cette pression accablante, menaçante, violente.

Les premiers jours, c’était figé que je m’étais rendu en classe. Comme si je ne pouvais réellement assimiler la nouvelle. Puis, le croiser dans les couloirs et recevoir une remarque désobligeante de sa part sur mon accoutument avait changé promptement la donne. La rage avait pris place à toutes autres formes de sentiments que je pouvais ressentir. La haine de le voir ici, prendre possession de ce que j’avais considéré comme mon territoire, mon terrain de jeu, mon échiquier géant. Damon Yaxley m’ôtait la deuxième source de mon bonheur, après Lux. Je ne pouvais voir le bien que sa position apportait à notre nom, à notre famille. Je ne percevais que le mal qu’il affligeait à ma petite personne.

L’air impassible, je boutonnais ma chemise immaculée et la fourrais dans mon pantalon. Je jetais un coup d’œil vif aux draps malmenés et haussais les sourcils, désinvoltes. Ma relation avec Lux possédait ces goûts d'interdit, mais aussi de résistance, d'une certaine manière. Elle me manquait, horriblement. Je désirais tant qu'elle ait le courage, ou la faiblesse, de venir une nuit dans le dortoir des garçons. Mais ce n'était que de téméraires espérances, que finalement, il ne valait mieux ne pas voir se réaliser. Les rumeurs nous agressaient déjà, et rien que le fait que Lux puisse vouloir échanger quelques mots avec moi la nuit, aussi innocentes ses intentions puissent-elles être, cela nous placerait irrémédiablement sur une scène de crime. Il ne suffisait plus que d'un faux pas pour que l'enfer ne s'ouvre à nous. J'avais déjà su user du sortilège d'amnésie sur des élèves qui avaient pu me croiser dans une situation malencontreuse à mon égard, mais au point où Lux et moi étions, il faudrait effacer la mémoire de l'ensemble de l'établissement, bien qu'aucun fait ne puisse nous même condamner ici.

Je passais une main dans mes cheveux, nouais ma cravate, attrapais  mon cartable et me rendais en cours de potions. Il était rare que je prenne un petit-déjeuner. Rien que l’idée de manger dès le matin autour de mes camarades me procurer la nausée. Les différentes matières s’enchaînèrent, auxquelles je n’étais jamais assis aux côtés de Lux. Lorsque nous étions en première année, nous étions toujours ensemble. Puis, au fil des années, nous avions appris à nous séparer légèrement, même si notre proximité demeurait plus qu’importante. L’on ne pouvait jamais voir un jumeau Yaxley sans que l’autre soit bien loin. C’était ces rumeurs qui nous obligeaient désormais à garder nos distances, aussi pénibles cela soit-il. Des rumeurs, des rumeurs aux goûts de vérité, mais toujours des rumeurs. Ça me frustrait que ce soit les on-dit qui régissent ma vie. Mais malheureusement, je n’avais pas encore mon mot à dire là-dessus.

« Au lieu de rêvasser, prenez des notes mademoiselle ! » Je me retournais, croisant le regard de ma jumelle. L’altercation se tut entre le professeur et l’élève, cette dernière ayant appris mieux que cela par la droiture de notre géniteur. Ses yeux océans se plongèrent dans les miens, et j’acquiesçais doucement, élucidant instantanément ce qu’elle avait derrière la tête. La journée de cours achevée, je me dirigeais vers les toits, un des lieux que nous avions déterminé comme emplacement de rendez-vous au fil des années. « J’en ai marre. Je Le déteste. » Mes yeux fixaient le parc où les élèves s’étaient regroupés. Le vent fouettait mon visage, rejetait mes cheveux dans tous les sens. Je ne pipais mots, sentant ma jumelle à mes côtés s’agiter. « Tu pourras me prêter les notes du cours de Sortilèges et Enchantements ? J’arrivais pas à concentrer tout à l’heure. J’ai juste noté le titre et encore… » Je soupirais bruyamment, et mes propos demeurèrent coincés dans ma gorge lorsque Lux rétorqua vivement : « Et passe-moi ta morale à deux Mornilles. Je te vois déjà venir… » Je haussais légèrement les sourcils, puis prononçais : « Si deux mornilles peuvent te payer des jours sans avoir Père sur le dos, je cracherai pas dessus personnellement. »

Mes traits se firent encore plus durs, puis je crachais : « Ca me tue qu’il soit là, Lux. Ca me tue. » Je me retournais, plongeant mon regard noir dans le sien. « Le seul endroit où on est enfin libre, surtout maintenant qu’Erèbe est parti. Il faut qu’il vienne avec ses grandes aspirations et ruine notre existence encore plus. Et ce conseil d’administration, qu’il nomme un autre vieillard inutile et qu’on nous foute la paix. » Je plongeais mes mains dans les poches de ma tenue de sorcier, et en extirpais ma baguette magique. Mon regard s’attira sur les élèves miniatures, l’envie de lancer quelques sortilèges me saisissant. C’était mon genre, me venger sur ceux qui n’avaient rien demandé. Après tout, je n’avais jamais quémandé à mon géniteur de venir à Poudlard, alors pourquoi ne pouvais-je pas faire la même chose en imposant à quelques-uns de ses élèves  une mésaventure dont ils se seraient passés ? Je ne faisais que prendre en exemple mon cher paternel, de quoi presque le rendre fier...
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MessageSujet: Re: Yaxley ✘ Le sommeil est le frère jumeau de la mort. Mar 17 Fév - 2:29



Lux resserra son écharpe alors qu’une bourrasque s’élançait entre les toitures anciennes du château. La journée de cours lui semblait déjà bien lointaine alors que la compagnie de son frère ne se faisait que pour elle. Possessivité maladive alors qu’elle devait supporter de le voir s’éloigner un peu plus tous les jours, enviant toutes celles qui pouvaient le fréquenter sans se soucier d’attirer les regards noirs d’un paternel bien trop envahissant. Une colère sourde qui la rongeait de l’intérieur à un point où la jalousie lui faisait perdre la raison accusant Nox de certains de ses maux. Le maudissant d’avoir tant de charisme au point d’attirer dans ses filets la première venue sans avoir à bouger le petit doigt. Celle qui se disait amie, celle qui lui servait de faire valoir. Toutes, Lux les exécrait avec cette envie folle de les détruire. Observant les élèves l’air ailleurs, Nox semblait ne l’écouter que d’une oreille. Comment faisait-il pour rester si calme ? Elle, qui malgré une certaine patience, ne parvenait pas à contenir toute sa rancoeur. Elle qui avait toujours aspiré à plus de liberté. Lui, qui avait toujours été, ou presque, le fils parfait. Lui qui prenait leur géniteur pour modèle. Il ne craquait pas. La Lumière s’insurgeait, s’énervait. Lui tempérait. Mais à présent, frôlait-il du bout des doigts cette envie de scier les barreaux qu’on avait imposé à leur fenêtre ? « Si deux mornilles peuvent te payer des jours sans avoir Père sur le dos, je cracherai pas dessus personnellement. » Lux relâcha sa main exaspérée. Il avait raison. Un soupire frustré s’échappa de ses lèvres avant de croiser les bras sur son ventre instaurant une barrière entre eux. Sa mâchoire se crispa se contraignant à garder le silence. Elle détestait avoir tord. Mais comment résister ? Elle bâtit des paupières alors qu’elle sentait la crispation s’emparer du visage de son frère. « Ca me tue qu’il soit là, Lux. Ca me tue. » Les battements de son palpitant semblaient faire n’importe quoi. Ils tambourinaient sa poitrine tant la fatigue l’usait. Tant la jalousie s’éprenait d’elle. Ils s’arrêtaient brusquement sous le regard noir de Nox. Comme s’ils partageaient leur tension. Lux avait l’impression de pouvoir la palper. La sensation de la voir émaner de son jumeaux. De l’absorber à son tour grisant toutes pensées logiques. « Le seul endroit où on est enfin libre, surtout maintenant qu’Erèbe est parti. Il faut qu’il vienne avec ses grandes aspirations et ruine notre existence encore plus. Et ce conseil d’administration, qu’il nomme un autre vieillard inutile et qu’on nous foute la paix. » La main de Lux vint le saisir au coude pour l’arrêter dans son geste alors qu’il sortait sa baguette. « Et ? » s’exclama-t-elle soudainement. Ses yeux clairs étaient furibonds. Elle tira sèchement sur son bras resserrant ses phalanges autour de sa prise pour le forcer à tourner le regard vers elle. « Pourquoi tu Le vénères alors ? C’est parce qu’il vient empiéter sur tes libertés qu’Il commence à insuffler la colère en toi ? » Elle n’avait jamais compris. Bien sûr. Ils étaient un nom. Une marque de fabrique pleine de gallions. Un prestige à deux citrouilles. Une aisance à vivre dans ce monde. Oui tout était plus facile d’une certaine façon. Tant qu’on rentrait dans le moule. « Tu fais tout pour lui plaire. Te pavaner avec la McKinnon, sérieusement ? » Elle avait craché ces derniers mots agacée. Ses mains tremblaient fébrilement tant l’incompréhension la gagnait. Incompréhension qui se transformait lentement en une colère sourde qui faute de pouvoir la rejeter sur quiconque venait s’exploser sur Nox. Dire que des rumeurs courraient. Rumeurs qui racontaient à qui voulait l’entendre que lui avec la Marlène allaient ensemble au bal. Mascarade grotesque. Ubuesque ! « Je te comprend pas. C’est pitoyable. »Jalousie Elle avait une envie terrible de l’ébranler, de le secouer au sens propre comme au figuré. Tel un volcan en pleine éruption. Le bruler de sa lave en fusion. Le marquer à jamais. Il était à elle. C’était son frère. Son jumeau. Personne n’avait le droit de lui retirer. Personne n’avait la permission de s’immiscer entre eux. Une nouvelle fois, elle tira sur son bras dans un geste désespéré incrustant ses ongles dans la manche de sa tenue de sorcier aux couleurs de leur maison. Tentative veine de le rapprocher d’elle tant il était bien plus résistant que sa force de fourmis grotesque. « Mais prend moi dans tes bras, putain ! » Sans réellement attendre plus longtemps de réaction de sa part, elle avait déjà entouré sa nuque de ses mains s’accrochant à lui avec une puissance insoupçonnée. Son visage se nicha sur sa nuque, les yeux fermés avec pour seule envie, profiter de cet instant à l’abri des regards indiscrets. Ses doigts caressèrent doucement les cheveux à la base de sa nuque en un mouvement lancinant, geste presque amer tellement il était synonyme de dangers, d’expositions. De rareté. Se brûlant les doigts à chaque fois qu’elle effleurait sa peau. Une simple accolade entre eux devenait source de suspicions. Enfants déjà on les séparait. Enfants déjà une correction semblait plus appropriée pour les éduquer. Une folie, qui, force est de constater, avait échouer. Au lieu de les éloigner, ils n’avaient fait que resserrer ces liens fusionnels entre eux. Jusqu’à la limite de l’indécence, franchissant le cap de la normalité avec insouciance. La Vipère s’enracina dans l’odeur de son frère, celle qui l’enveloppait depuis des années. Sa drogue. Cela était presque devenu une drogue. Elle murmura doucement. « J’en peux plus. Tu me manques. Je vais pas tenir l’année comme ça Nox. » Un présage. Une mise en garde. Demander à Lux se ranger, d’être sérieuse ? Déjà qu’elle évitait sa cousine comme la peste, donnait le change sur des allures de parfaite sang-pur qui ne lui seyaient gère, alors faire ça encore une année durant ? Sans compter les vacances ? Qu’en serait-il de l’année d’après ? Du jour au lendemain, Il pouvait décider de tout. Changer leur avenir en un claquement de doigts. Une épée Damoclès suspendue au dessus d’eux en permanence. Depuis toujours. Avant même leur venue au monde.

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MessageSujet: Re: Yaxley ✘ Le sommeil est le frère jumeau de la mort. Mar 17 Fév - 3:30

Les termes acides écorchaient mes lèvres, hachaient l’air glacial de fin d’année. La rage martyrisait mes entrailles, mes pulsions s’armaient de fureur, mon instinct gagnait en férocité. Je toisais ces élèves innocents comme l’existence que j’avais obtenue contre mon gré. Ce patriarche impératif, empereur d’une éducation implacable, d’un régime royaliste auquel il en demeurait l’éternel soleil. Je ne digérais en aucun cas sa présence ici, sa forte personne englobant le peu de ce que j’avais pu me construire, m'ériger. Le peu qui me procurait des ailes. L’impression que toute source de liberté et bonheur que je pouvais déceler m’était irrémédiablement arrachée par mon géniteur me hantait de plus en plus. Je me sentais étouffé, la tête imposée sous l’eau alors que je militais continuellement contre la surface. Chaque jour s'avérait un combat contre cette autorité, mais docile, je continuais à le respecter. Car je savais pertinemment que sans son nom, je ne pourrais aspirer à ce que je souhaitais faire de ma vie. Sans son soutien, mes origines, je ne pourrais devenir l’homme que je voulais être, ce-dernier étant ironiquement, le reflet de mon bourreau.

Je sentis les doigts de ma sœur saisir mon coude, tenant de me raviser de passer ma vengeance sur quelconques individus. Elle rompit promptement le silence, le tranchant avec ses exclamations brutales, elle aussi manifestement animée d’une certaine rancœur. « Pourquoi tu Le vénères alors ? C’est parce qu’il vient empiéter sur tes libertés qu’Il commence à insuffler la colère en toi ? » Je laissais filer un rire sans joie, acerbe, narquois. Je ne comprenais pas le petit jeu de ma jumelle, ou plutôt, je ne souhaitais le partager. Pour une fois, j’étais en désaccord avec Lux, je jugeais ses choix peu judicieux. Elle souhaitait battre de ses propres ailes, je désirais faire payer mes souffrances d’antan en continuant mon manège de fils parfait pour obtenir une royale indépendance. Un futur brillant, un pouvoir exponentiel. Je ne pensais pas que me rebeller m’attirerait cela, et j’avais dû essuyer bien trop de réprimandes comme de coups pour les rendre dérisoires, insensés, gratuits. « Tu fais tout pour lui plaire. Te pavaner avec la McKinnon, sérieusement ? » Un sourire fin étira mes lèvres. McKinnon, mon nouveau jouet préféré au sein de ce château. Je n’estimais pas cela important d’éclairer mon interlocutrice sur ce propos. Lui confier que McKinnon était la seule élève dans cet endroit - exceptée elle - qui m’autorisait à oublier enfin la frustration générée par la présence de notre père, ne ferait qu’envenimer les humeurs de ma jumelle. De plus, je pâtissais déjà des nombreuses règles imposées par Damon, je n’allais pas offrir à Lux de nouveaux liens à mon égard. Elle avait déjà bien trop de pouvoir sur moi. « Je te comprend pas. C’est pitoyable. » Cette fois-ci, c’est un soupire qui s’extirpa de mes lèvres. « Tu ne cherches pas à comprendre. » Je me retournais enfin, lui offrant un regard entendu, presque moralisateur. Lux avait toujours été l’unique fille, et l’unique enfant s’étant éloigné du chemin tout tracé, désiré, ordonné, par nos parents. Elle avait toujours été celle qui jouait un peu trop avec le feu, tout en étrangement, parvenant à ne jamais se brûler gravement. Peut-être notre paternel se montrait plus dur envers ses descendants masculins, n’augurant que mariage pour Lux, ne la percevant que comme une marchandise à échanger contre de précieux biens. L’idée me dégoûtait, l’esquisse que Lux appartienne à un autre sorcier, appartienne à autre que moi. D’un certain point de vue, j’admirais que la Serpentard n’entre pas dans le moule si facilement : ainsi, elle s’avérait plus difficile à marier.

« Mais prend moi dans tes bras, putain ! » Ses mains se glissèrent dans mon cou, son corps s’approchant dangereusement du mien. Son souffle caressait ma peau, et mon cœur martelait douloureusement ma poitrine. Je demeurais crispé, effaré que m’autoriser le moindre mouvement soit tout ce qu’il me nécessitait pour me rompre totalement. Perdre mes moyens prodigieusement comme je l’avais fait dans ma chambre l’été dernier. J’apposais ma main contre son dos, refusant néanmoins qu’elle se distance. La vie était injuste, Poudlard était pourri. J’inspirais profondément, humant son parfum, son odeur avec laquelle j’étais né, j’avais grandi, j’étais devenu. Ses doigts effleuraient mes cheveux, et mes muscles se décontractèrent légèrement. Je fermais doucement les yeux, tentant de profiter de ce moment inopportun, interdit, précieux. Les minutes s’évanouirent, puis sa voix se répercuta dans mes tympans. « J’en peux plus. Tu me manques. Je vais pas tenir l’année comme ça Nox. »

Je me distançais, la fixant d’un air catégorique. « Bien sûr que tu vas tenir l’année comme ça. Tu n’as pas le choix. On n’a pas le choix. Et c’est ce que nous sommes. » Je prenais possession de son poignet, l’obligeant à me faire face. « Tu n’abandonneras pas Lux. Tu n’iras pas voir ailleurs, tu ne laisseras pas tomber. » J’avais envie de lui cracher que c’était de sa faute. Qu’elle avait causé l’engrenage lorsque fourbe, elle avait fait en sorte que nous formions enfin qu’un. Elle ne pouvait pas délier cet acte, elle ne pouvait l’effacer. Elle se devait de l’honorer, et surtout, se montrer forte. Brusquement, je l’attirais contre la façade d’une des tours du château, la plaquant contre cette dernière. Je laissais doucement glisser mes doigts contre son visage, redessiner ses traits, certains que je partageais. Cette étincelle maligne dont jouissait toujours son regard, bon comme mauvais. J’approchais mon visage du sien, nos lèvres se frôlant. « Tu me manques aussi. On m’a arraché ma moitié. » Je souris doucement, mon regard perçant soutenant le sien. Mes mains prirent possession de ses hanches, puis je lui arrachais un baiser passionné, sauvage, tous mes sens en éveil. L’ouïe pour être certain que personne ne nous surprenne, les autres pour me nourrir d’elle. Mon nez caressa le sien, son souffle recouvrit mon visage. J’avais tant à lui dire, néanmoins mes termes me semblaient si superfétatoires, persuadé qu’elle les devinait déjà tous. « Je te veux. » susurrais-je, mes doigts encerclant désormais son visage. « Toujours. » Et jamais ne pourrais-je te partager.
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MessageSujet: Re: Yaxley ✘ Le sommeil est le frère jumeau de la mort. Mer 18 Fév - 4:17



Colère sourde et trainante qui lui attrapait les entrailles sans vergogne pour les lui arracher avec une douleur lancinante. Elle exultait. S’insufflait jusqu’à accuser sa chaire, son propre sang. Des mots durs s’échappaient de ses lippes tel le venin de la vipère. Une attaque éphémère digne du serpent qui s’enroulait paresseusement autour du cou de ses victimes pour mieux les étouffer. Cependant si son accolade enserra avec passion son jumeau, ce n’était certainement pas pour l’asphyxier. Un geste égoïste encore une fois alors qu’elle le voulait pour elle se souciant guère qu’une personne puisse apercevoir leurs silhouettes de loin ou bien encore se perdre sur les toitures du château. Non cela ne comptait pas ces yeux curieux, elle les oubliait l’espace de quelques minutes ne serait-ce que pour profiter de lui. Sempiternelle punition qu’ils devaient subir, qu’ils s’infligeaient à eux même pour que leur père leur fiche la paix. Pour que les rumeurs se taisent. Pour respirer juste une seconde sans craindre de croiser le regard de l’autre. Elle sentit sa main se poser dans son dos semblable à une vague flatterie qu’on adresse à un chat errant. Rigide. Voila le mot qui venait à l’esprit de la Lumière, alors que lui, la Nuit estompait tout sur son passage. Elle aveuglante, lui si sombre. Rancoeur, fatigue qui lui firent prononcer les mots suffisant à animer l’amertume de son frère. Déjà il s’éloignait laissant Lux ressentir le froid ahurissant qui s’attaquait à elle, remplaçant son corps chaud et rassurant. Le regard de Nox s’était fait dur et Lux lui rendait sans se gêner pour lui tenir tête. « Bien sûr que tu vas tenir l’année comme ça. Tu n’as pas le choix. On n’a pas le choix. Et c’est ce que nous sommes. » Ces paroles eurent le don d’enflammer Lux. Elle n’était plus qu’une allumette tombée dans une flaque d’essence. Un brasier de colère. Il voulait continuer de feindre. Continuer ces faux semblants. Elle avait envie le pousser, de l’acculer contre un mur, de donner des coups dans son torse pour lui jeter sa douleur. Il n’avait pas le droit de lui demander ça. De lui dire ça. Et alors qu’elle voulut se détourner de lui pour mettre court à ses idées folles, elle sentit sa main la retenir par la bras. Elle était obligée de l’affronter. « Tu n’abandonneras pas Lux. Tu n’iras pas voir ailleurs, tu ne laisseras pas tomber. » Elle tira brusquement sur son poignet quitte à se faire mal sans parvenir à ses fins. Elle n’était plus que rage. « Qu’est-ce que tu sous entends Nox ? » Elle lui lança un regard froid. « Comment oses-tu ? » murmura-t-elle indignée. Oh oui, il ne disait pas clairement les choses et Lux les interprétait le plus négativement possible. « Comment oses-tu ? » répéta-t-elle à nouveau la colère élevant sa voix. Tu ne m’abandonneras pas Lux. Tu n’iras pas voir ailleurs, tu ne me laisseras pas tomber Ce n’était pas elle qui trainait avec Marlène. Ce n’était pas elle qui s’était envoyée en l’air avec d’autres filles.


Elle se sentit alors happée par ses bras, son dos rencontrant brusquement une tourelle. Soudaine réminiscence de l’été déjà lointain. Le jour où tout avait basculé. Pourquoi fallait-il que ce fut la colère, la jalousie qui guida leurs gestes ? Aujourd’hui encore. Son coeur semblait sur le point d’éclater. Il menaçait de s’arrêter d’un instant à l’autre tiraillé par tout ce flot d’émotions qui l’accaparait, lui si apaisé en tant normal. Lorsqu’elle sentit la douceur des phalanges de Nox se glisser lentement son visage, Lux ferma ses paupières. Le souffle saccadé par ce geste, par cette proximité soudaine qu’elle ne maitrisait plus. Son palpitant subit un nouvel assaut alors que les yeux toujours clos, elle sentit son visage si proche du sien. « Tu me manques aussi. On m’a arraché ma moitié. » Ses iris claires se dévoilèrent pour voir Son regard, pour apercevoir Son sourire. Que c’était doux d’entendre enfin ces mots traverser ses lippes tentatrices. Lorsque leurs lèvres s’entrechoquèrent en un baiser dicté par un surplus d’émotions folles, Lux s’accrocha désespérément au col de sa veste resserrant avec possessivité leur étreinte interdite. Il venait d’allumer un nouveau brasier. Un brasier dont les flammes s’alimentaient d’une frustration certaine. « Je te veux. » Ses mains refusaient de relâcher leur prises, restant irrémédiablement ancrées sur le tissus de ses vêtements. « Toujours. » Un soupire vint s’écraser dans la paume de Nox alors qu’il lui tenait le visage en poupe. Elle déposa un baiser au creux de sa main. Lentement ses doigts cessèrent de se crisper et glissèrent lentement le long de son torse. Malgré la couche épaisse de vêtements qui l’enveloppait, elle avait la fugace sensation de le sentir frémir sous ses doigts. Longeant ses côtes puis ses hanches, ses phalanges l’incitèrent d’un geste sûr à avancer le pressant contre elle. Sentir son bassin contre le sien. Sa poitrine contre son torse. Les paupières closes pour décupler ses sens. Profitant de ce contact presque virtuel, sentir sa chaleur l’envelopper, son odeur la bercer comme un souvenir lointain dénudé revenant en force. Du bout des doigts ses mains remontaient et descendaient le long de sa colonne avant de s’arrêter aux creux de ses hanches. Lorsqu’elle ouvrit les yeux, ses pupilles devaient être dilatées par un désir inassouvi qui l’animait. Ses mains gelées encadrèrent à son tour la nuque du jeune homme. Elle déposa un baiser presque timide à la commissure de ses lèvres, avant de rester un instant sa tempe contre la sienne. Toujours aux prises entre lui et le mur de la petite tour, Lux eut la soudaine impression de manquer d’air. Si elle voulait chasser toutes les idées qui lui traversaient l’esprit à cet instant même, elle ne pouvait rester aussi proche. Cachant soudainement ses tentatrices dans ses poches, les enfonçant avec fermeté et baissant le visage, elle murmura : « Eloigne toi, Nox. » C’était une torture. Ils devaient y mettre fin. Merlin, penser qu’elle l’était l’instigatrice de leur désarroi lui broyait les entrailles. Elle aurait du se contenter du baiser. Pourquoi avait-elle pousser le vice plus loin entre eux réveillant leurs instincts si profondément enfouis ? Il ne fallait pas refaire cette bêtise. Pas ici.

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MessageSujet: Re: Yaxley ✘ Le sommeil est le frère jumeau de la mort. Jeu 19 Fév - 2:54



Son fin visage entre mes doigts, je la scrutais avidement. Son ossature de femme forte, ses yeux clairs malins dont la couleur faisait délicieusement écho à ses lèvres rosées, son nez droit, tranchant ce visage de porcelaine. Il n’y avait personne de mieux placé que moi pour connaître avec expertise les traits de ma jumelle. Lux composait cette œuvre d’art dont je détenais tous les recoins, tous les secrets, dorénavant encore plus qu’auparavant. Lorsque mon regard se posait sur elle, je ne pensais pas à la ressemblance que chaque membre Yaxley répond irrémédiablement l’un à un autre. Lux avait toujours été unique, spéciale, tout en étant mienne d’une certaine façon dans cette proximité, dans cette connaissance, dans cette omniprésence. La dissocier de mon existence n’était pas concevable, car nous avions tout vécu ensemble. Malgré les ordres et stratagèmes orchestrés par nos parents, jamais nous n’étions parvenus à nous distancer et devenir de banals membres d’une famille. J’étais incomplet sans ma sœur, mon instinct militait perpétuellement afin de l’avoir à mes côtés, et je me plaisais à croire qu’il en était de même pour elle.

« Je te veux » avais-je soufflé, imposant mon regard dans le sien. « Toujours. » Mon affection, ma tradition, mon essence, mon affection valsaient, tournoyaient, créant ce monstre qui ne savait que l’épier sans arrêt. Je ne pourrais jamais partager Lux, j’en étais convaincu depuis mon plus jeune âge. Néanmoins, j’avais également acquis l’idée que je devais apprendre à la laisser virevolter entre les mondanités de notre univers. Ma sœur devrait épouser un sorcier respectable, et je ne serais jamais ce dernier. Mon père m’avait clairement fait imprégner la notion quand j’avais eu l’affront de le proposer à un dîner lorsque nous étions enfants. Une nouvelle injustice qui m’outrait en permanence, bien que j’étais parvenu à me résoudre à ce futur cauchemardesque. J’étais parvenu à consentir au fait que ma jumelle ne serait plus que ma sœur. Néanmoins, lorsqu’elle était venue à moi l’été dernier et que nous avions commis un nouvel irréparable, les dernières règles de bienséance que je possédais à son égard s’étaient vues prodigieusement éradiquées.

Son souffle chaud recouvrit ma peau, ses baisers l’incendiant. Je savourais le mouvement de ses mains contre mon corps, prude mais également banni pour nous, innocent comme assassin. Nous nous rapprochions, de minables centimètres résistant entre nos deux corps. Ses mains gelées glissèrent contre mon cou chaud, provoquant un frisson qui traversa sournoisement mon échine, et fut interrompu par un timide baiser déposé sur mes lèvres agonisantes. Puis, je la sentais s’animer, sa poitrine se soulever contre mon torse, s’y plaquant, son souffle se saccadant davantage. Je croisais son regard alarmé, tandis qu’elle enfonçait ses mains dans ses poches, comme si elle craignait perdre celles-ci, ou leur contrôle. Les mots filèrent entre ses lèvres, irritant mon humeur : « Éloigne toi, Nox. » Je n’esquissais le moindre mouvement. Nous avions toujours été deux têtes fortes, deux personnalités tenaces, féroces. Il n’y avait pas un faible et un fort entre nous deux, un bon et un mauvais. Nous étions semblables, seulement masculin et féminin. Toutefois, lorsque je croisais son regard effaré, je consentais à me distancer, pour obtenir une vision d’ensemble plus favorable de mon interlocutrice. Après quelques minutes de silence, dessinant en mon esprit un scénario qui m'apparaissait véridique, j’articulais froidement : « Non. »

Je hochais la tête en signe de dénégation, puis un rictus vint étirer mes lippes. Je refusais catégoriquement. Un rire sans joie vint enflammer l’atmosphère. Je réduisais à nouveau la distance entre nous deux par un brutal, cruel pas. Ma main vint saisir son menton orgueilleux, la forçant à me regarder directement lorsque je lui parlais : « Tu ne peux pas faire ça, Lux. C’est trop tard, tu ne peux pas revenir en arrière. » Je relâchais légèrement mon étreinte, n’ayant pas l’intention de lui laisser une ecchymose bien que ma fureur rendait cela extrêmement ardu. Je finissais par cracher, le ton acide : « Tu es celle qui a tout commencé. Tu es la raison pour laquelle nous sommes là. Tu ne peux pas tout effacer ou fuir parce que c’est plus facile. Non seulement c’est odieusement lâche, mais c’est aussi prodigieusement impossible. » Je me reculais, la poussant légèrement sur l’impulsion. Je lui tournais le dos, effectuant quelques pas, furieux. Je reconnaissais qu’il était injuste de ma part de rejeter la faute intégralement sur la Serpentard, néanmoins, je persistais à croire que si elle n’était pas venue armée de ces intentions particulièrement délicates cette nuit de dîner à la demeure familiale, notre relation n’aurait toujours plus que de l’ambigu. Un caractère extrêmement possessif l’un envers l’autre. Une complicité hors pair. Mais aucunement une union sexuelle que désormais, j’étais incapable d’oublier et rêvais de réitérer. Je ne voulais pas que Lux m’enlève cela, qu’elle m’ampute de ce sentiment d’être aux anges, d’être entier. Je le refusais, et l’abominais pour en avoir le pouvoir. Elle était censée être mon alliée, être traditionnellement, continuellement, de mon côté. Un sentiment de trahison s'immisçait perfidement en moi. Alors par Merlin, pourquoi semblait-elle désirer me tourner le dos maintenant ? Maintenant qu’elle avait jeté elle-même les dés, qu’elle avait provoqué les actes, scellés éternellement la dernière part de mon être à elle, qu’elle m’avait emmené dans ce monde aux dimensions fantastiques, interdites ? Je croisais son regard, davantage heurté par son silence. Finalement, je vociférais : « Par Merlin, Lux ! Comment peux-tu me faire ça ?! » Je fulminais, puis lacérais la brique d’une tourelle voisine d’un sortilège violent.
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MessageSujet: Re: Yaxley ✘ Le sommeil est le frère jumeau de la mort. Ven 20 Fév - 0:32



« Non. » Non Pourquoi ? Qu’est-ce qui ne tournait pas rond dans les méandres de son esprit ? Il lui reprochait de ne pas tenir, de ne pas être forte et lorsqu’elle tentait de se raisonner, c’était comme s’il lui reprochait. Il était peut-être plus facile qu’elle soit la vile tentatrice que la soeur qui tentait de rentrer dans un moule bien trop étriqué. Un noeud se forma dans la gorge de Lux retenant un souffle de frustration. Elle s’attardait à observer les traits de son jumeau. Le tranchant de sa voix l’avait faite frissonner malgré elle. L’air qui s’était emparé du visage de Nox trahissait toute l’irritation qu’il ressentait alors qu’elle lui avait demandé, dans un souffle, de s’éloigner. Leurs yeux accrochèrent, se défiant silencieusement. Le sang qui affluait dans ses veines était brulant. Il traversait son coeur sans relâche. Torture lancinante s’évertuant à la piquer de toute part. Ne se rendait-il pas compte de l’état dans lequel elle était ? Il la jaugeait, s’écartant à peine. Juste assez pour mieux évaluer l’état de la situation. Silence mordant. Lux avait l’impression d’avoir couru le long d’un chemin aboutissant sur une impasse. Il était elle. Il était son bourreau et sa délivrance. Sa rédemption et son péché.

Son éclat de rire vint s’exploser sur elle avec toute la froideur qui en émanait. Ils entraient dans une danse sanglante où l’amertume était la reine. D’un seul et unique pas, il avait mis à néant l’espace qui résidait entre eux. Si la douleur vint creuser sa chaire alors qu’il s’emparait de son visage, la Lumière n’en montra rien. « Tu ne peux pas faire ça, Lux. C’est trop tard, tu ne peux pas revenir en arrière. » Un éclair traversa le regard clair de Lux. Tout se mélangeait dans la membrane de son cerveau. Il parlait de quoi exactement ? « Tu es celle qui a tout commencé. Tu es la raison pour laquelle nous sommes là. Tu ne peux pas tout effacer ou fuir parce que c’est plus facile. Non seulement c’est odieusement lâche, mais c’est aussi prodigieusement impossible. » Pardon ? Elle allait hurler de surprise tellement ses propos la mettait dans une rage incompressible. Il déconnait. Il déconnait à plein tube. Alors que sous son rejet, Lux resta appuyée contre le mur, lui avait fini par lui tourner le dos. Elle voulait l’insulter. Le démolir. Le prendre dans ses bras. Le mettre six pieds sous terre. Toutes les émotions se déferlaient en elle sans savoir laquelle choisir à un point qu’elle en resta muette de stupeur. « Par Merlin, Lux ! Comment peux-tu me faire ça ?! » Il fit exploser une brique provocant le sursaut de sa jumelle. « Mais qu’est-ce que tu crois Nox ? Que ça ne me fait rien ? Que je prend mon pied ? » Ses yeux se posèrent tour à tour entre les débris de pierres au sol et son visage fermé.

De quelques pas légers elle s’approcha de lui. Ses mains s’accrochèrent doucement au revers de sa veste. Mouvement presque délicat durant toute cette fureur. « C’est donc ça que tu penses de moi ? » Ses doigts resserrèrent leur prise avec lenteur. Un voile de tristesse vint s’abattre dans les prunelles de la Lumière. « A croire que je t’ai violé Nox ! » Les mots furent éructés de sa bouche avec violence. Elle le secoua de ses doigts fins qui avaient refusé de lâcher le tissu de ses vêtements. D’un geste plus brusque, ses mains vinrent taper une fois contre son torse. « Tu es un paradoxe sans nom Zéphyr. » Zéphyr. Ainsi l’appelait-elle alors qu’elle cherchait à s’émanciper de son jumeau. La colère dissociait Lux et Nox. Zéphyr devenait une facette qu’elle lui lançait à la figure comme pour lui signifier qu’il était un autre. Elle le dénigrait sauvagement. Il devenait un étranger. Une nouvelle fois ses mains vinrent s’écraser contre lui. A plusieurs reprises, le regard noir de Lux accompagnant chacun de ses gestes. « Tu te rends pas compte de ce que tu me fais ? » Sans douceur, elle attrapa les mains de son frère pour les plaquer sur son coeur frémissant à travers la couche épaisse de ses vêtements.  « Mais par Morgane ! Tu me reproches de pas être assez forte et quand je le suis… quand je le suis… » La Serpentard se perdit dans sa phrase, dans les yeux de Nox. Une de ses tentatrices garda la main de son frère dans la sienne. Ses doigts filèrent sur son propre corps guidant ceux de Nox vers son sein, descendant avec lenteur le long de son ventre s'arrêtant au creux de ses reins. Sa main libre se saisit de la nuque de son jumeau, resserrant cette étreinte enivrante entre eux. De ses yeux, elle sonda les prunelles grises de sa Chaire. « Moi aussi… » souffla-t-elle à son oreille. Ses lippes se posèrent sans demander son autorisation au creux de sa nuque remontant jusqu’à sa bouche avant de lui voler un ultime baiser pendant que sa main se promenait sur son pull avant de rejoindre sa virilité. Comme la toute première fois. S’enroulant autour de lui telle une couleuvre, profitant de cet instant interdit avant de lui mordre la lèvre inférieure et de s’éloigner subitement. « C’est celle là que tu veux que je sois ! » cracha-t-elle acide. « Reconnais le au moins ! C’est plus facile quand c’est moi qui cède. Quand c’est moi la lâche comme tu le dis si bien ! Qu’est-ce que tu voulais ? Que j’écarte les cuisses pour que tu me prennes contre ce mur ? Assume un peu toi aussi ! » Ses paroles suintaient la rancœur. Croyait-il qu'elle était de marbre ? L'envie de sentir sa peau contre la sienne, de ne faire plus qu'un avec lui était omniprésente. Elle l'aimait. Bien plus qu'un frère. Bien plus que de raison. C'est pour cela qu'elle lui avait demandé de reculer. Pour éviter une bêtise de plus à mettre sur son compte. Elle lui en voulait d’avoir de telles pensées. De l’accuser de tous leurs maux. De lui mettre ce lourd fardeau sur les épaules. « Si tu ne m’avais pas embrassé, je n’aurais jamais su que mes sentiments étaient réciproques ! Alors vas-y détruit ce château, fais de moi la responsable de tes tourments ! Mais ne me traite plus jamais de lâche Nox ! »

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MessageSujet: Re: Yaxley ✘ Le sommeil est le frère jumeau de la mort. Dim 22 Fév - 22:19

La brique vola en éclats sous l’impact de la fureur émanant de ma baguette magique. J’abhorrais cette situation, détestais entretenir une telle affection envers ma sœur. Lux était mienne, je désirais qu’elle en reste ainsi. Néanmoins, la nouvelle perspective interdite qui enlaçait désormais notre relation me plaçait dans un état confus. J’en voulais à la société pour cataloguer mes sentiments de malsains. A mes yeux, il était impossible de considérer Lux uniquement comme une sœur, comme un membre de ma famille banal. Elle avait toujours été bien plus que cela. Le destin s’était bien moqué de moi, m’offrant à un amour impossible. Je ne pouvais renier ces sentiments, j’étais condamné à demeurer attaché à quelqu’un que je ne pouvais avoir. Une nouvelle fois, le monde m’ôtait un nouveau plaisir dicté par mon instinct, mon âme, m’emprisonnant, me noyant un peu plus dans cet univers douloureux.

Je m’interrogeais parfois si notre jeu était moins brûlant pour Lux. Si elle, parvenait à me voir de la même façon qu’elle pouvait considérer Erèbe. S’il serait aisé pour elle d’épouser un homme et de m’oublier. Si elle n’était pas aussi étrange et malsaine que moi, finalement. « Mais qu’est-ce que tu crois Nox ? Que ça ne me fait rien ? Que je prends mon pied ? » Je refusais de lui faire face. Il était impossible de mesurer ce qu’on ressentait l’un pour l’autre, la qualité de notre désir, l’intensité de notre affection, le mal de nos pensées. Quand nous avions toujours su savoir ce que ressentait l’autre et nous nourrir de ce lien indestructible, le doute m’envahissait désormais sur ce propos-ci. Je ne percevais plus ce que souhaitait Lux. Je craignais le pire, chassais les scénarios sombres. Néanmoins, je ne pipais mot sur mon inconfort. Je n’avais que rarement montré signe de faiblesse envers ma jumelle, aujourd’hui ne romprait assurément pas cette tradition. « C’est donc ça que tu penses de moi ? » Elle me força à l’observer, ses mains s’enroulant autour des revers de ma veste. « A croire que je t’ai violé Nox ! » Je croisais son regard, la dureté de ses propos me faisant davantage réagir. Non Lux, tu ne m’as pas violé, tu m’as fait céder. Tu m’as fait goûter à l’interdit une nouvelle fois. Tu as brisé la dernière barrière que je parvenais à garder contre toi. Tu as éradiqué toute forme de retenue que j’ai dû emmagasiner pour les règles de ce monde, pour la survie dans le royaume Yaxley. « Tu es un paradoxe sans nom Zéphyr. » Les traits durs, je l’observais froidement. Je reconnaissais son petit jeu, user mon second prénom comme pour me discréditer, comme pour me renvoyer au nom de banal homme croisant le chemin de sa vie. Ses mains vinrent cogner mon torse, et je ne la stoppais pas, comme montrais quelconque signe d’inconfort. Lux jouissait d’une certaine force, mais ses coups n’étaient pas assez orientés pour me faire vraiment mal. Et d’une certaine manière, je savais que c’était son moyen d’excommunier les démons qui valsaient en elle en ce moment-même. « Tu te rends pas compte de ce que tu me fais ? » Je soufflais, narquois, étouffant un rire sans joie. Se rejeter la faute l’un sur l’autre, ils semblaient doués à ce jeu. Tandis qu’avant ils faisaient irrémédiablement front ensemble, les voilà désormais séparés par cette union bannie. « Mais par Morgane ! Tu me reproches de pas être assez forte et quand je le suis… quand je le suis… » Je haussais les sourcils, attendant impatiemment la fin de sa phrase, mon regard s’accrochant au sien. Sa main prit possession de la mienne, pour la faire danser sur son corps, palper ses formes féminines, esquisser les délices de son corps. « Moi aussi… » Je ne la quittais pas des yeux, attendant qu’elle formule le fond de sa pensée, me doutant d’un petit jeu de sa part. Ca avait toujours été le danger, chez Lux. La chute de ses plans manipulateurs. Personne n’y échappait, tout le monde s’y brûlait. J’avais l’avantage d’avoir des années d’expérience, de savoir discerner la sincérité de l’hypocrisie quand il en venait à la Serpentard. Mais rarement avais-je su éviter ses coups. Un baiser réchauffa mon cou, puis autoritaire, pris possession de mes lèvres. Ses mains glissèrent sous ma chemise, faisant frémir mon bas-ventre par le choc des températures, puis s’aventurèrent à la source physique et royale des plaisirs, ressassant irrémédiablement les souvenirs de cette nuit estivale. Ses dents s’enfoncèrent dans ma lèvre inférieure, pour y laisser une fine plaie quand elle se recula brusquement. « C’est celle-là que tu veux que je sois ! » J’expirais, laissé sur ma faim, la tension raidissant mes muscles. Un fin sourire étira mes lèvres, sourire mystique mais nullement désolé. Je ne pouvais pas m’excuser de désirer sa chaire, bien que je pouvais m’identifier à une partie de ses propres maux. « Reconnais-le au moins ! C’est plus facile quand c’est moi qui cède. Quand c’est moi la lâche comme tu le dis si bien ! Qu’est-ce que tu voulais ? Que j’écarte les cuisses pour que tu me prennes contre ce mur ? Assume un peu toi aussi ! » Son regard sombre me transperçait, ses mains nouées en des poings qui ne demandaient qu’à me frapper. Je n’esquissais le moindre geste, observant sa férocité s’émaner d’elle sans merci, m’étant quasiment toute destinée. « Si tu ne m’avais pas embrassé, je n’aurais jamais su que mes sentiments étaient réciproques ! Alors vas-y détruit ce château, fais de moi la responsable de tes tourments ! Mais ne me traite plus jamais de lâche Nox ! » Je me redressais, mes mains catégoriques agrippant ses fines épaules. Elle avait franchi une nouvelle frontière, me rejetant violemment la faute, me crachant une source responsable de nos problèmes assassins, effectuant un revers sur la bombe que je lui avais lancée, la laissant s’exploser en plein dans mon visage. Je la repoussais sans ménagement en arrière, la rejetant contre le mur, glissant ma main contre sa nuque pour lui éviter quelconque choc trop violent. Mes lèvres s’imposèrent sur les siennes, lui dérobant, lui imposant un baiser empli de tout le désir, toute l’affection, toute la passion qu’elle pouvait immiscer en ma personne. Un baiser goûtant l’interdit, mais inspirant la pureté de ces sentiments trop puissants, la force de ces émotions destructrices, l’intensité de ce lien aux ajouts inavoués. Mes mains glissèrent sur son corps, saisissant sa taille, l’attirant contre ma personne, annihilant le moindre centimètre qui pouvait distancer mon être du sien. Je voulais la sentir contre moi, une nouvelle fois, et je me fichais bien de la dangerosité de mes actes. Je libérais enfin ses lèvres, goûtant la fine peau de son cou, comme un vampire savourant sa proie, plaçant son alliée du moment en situation de faiblesse seulement si elle souhaitait apprécier le baiser. Je ne voulais pas qu'elle écarte vulgairement les cuisses pour assouvir une envie physique. Je voulais plus que ça. Une réciprocité, une lenteur, une chasse, une envie beaucoup trop forte pour résister longtemps. Une première fois toutes les fois. Une autre fois seulement si l'envie était trop demandante. De l'amour, et non du sexe. Je glissais entre sa peau : « Je ne veux pas une catin. Si je voulais une femme pour baiser, j’aurais n’importe qui de ce château. » Mon souffle frôla sa peau, alors que je lui faisais face, mon nez caressant négligemment le sien. « Je te veux, par Merlin. Je te veux dans tous les rôles. Ma sœur, mon alliée, mon amie, mon amour. » J’imposais mon regard azuré dans le sien, murmurant, mes mains détenant toujours son corps, déterminées : « Et je ne veux perdre aucun d’eux, Lux. Je les veux tous. Tous. » Je soupirais, mes doigts tremblotant légèrement sous la pression que j’exerçais à mon corps. J’articulais finalement, incrédule, presque offensé : « Maintenant. » J’expirais brusquement, forçant presque les mots, des termes que je ne prononcerais certainement pas à quiconque d’autre, que je me jurais presque à ne plus jamais énoncer. « Veux-tu la même chose que moi ? Ou ta liberté dans ce monde tordu où nous deviendrons des suppôts du Mal pour trop s’aimer ? La même chose que moi, ou ce que n'importe quel autre mec pourrait te donner ? » Je la fixais, la scrutais, la dévisageais. Sa réponse déterminerait fortement mon avenir, mes futurs états d’âme. De plus, selon ses prochains propos, je devrais forcément découvrir si les motifs de Lux n’avaient été que l’aventure, le goût de l’interdit, un besoin physique, ou si l’amour, le fort, avait composé le maître irriguant ses actes.
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MessageSujet: Re: Yaxley ✘ Le sommeil est le frère jumeau de la mort. Lun 23 Fév - 6:25



Le goût de ses lèvres restait imprégné sur les siennes avec l’amertume d’un manque dévorant. A fleur de peau, tous les sentiments semblaient se décupler à son contact. Ses envies, ses désirs bafoués voulaient reprendre le dessus. Devenir maitre de sa raison. Certains se brûlaient les ailes à trop jouer auprès de l’étoile solaire. Lux éteignait sa lumière dans les ombres noires qui émanaient de son jumeau. Elle se perdait dans ce flot émotions exacerbées. Flot qui l’emportait à la noyade privant ses poumons d’oxygène. Vague gelée qui la rejetait plus loin à la dérive. Glacée d’effroi par ces pensées jugées malsaines, jugées contre la morale. Seule avec l’image de Nox gravé dans son esprit, sa chaire, son coeur. Il s’imprégnait dans ton son être à l’image d’un parfum qui ne faisait qu’un avec sa peau. Un poison qui avait depuis longtemps envahit ses veines, un poison indispensables dont elle ne pourrait plus jamais se passer. Et pourtant en cet instant, sa boussole semblait avoir perdue le nord et tournait telle une girouette en perdition. Elle ne comprenait plus. Elle n’arriverait plus à suivre le fil de ce qu’il voulait. Qu’elle devienne une poupée sage à l’instar de Bethie ou qu’elle continue de chavirer à la dérive ? Il voulait qu’elle se montre forte et alors qu’elle résistait à l’appel de ses sens bafoués, il la méprisait. En cette fin d’après-midi, les jumeaux Yaxley ne semblaient pas être dans le même univers. Désorientés et chacun dans son espace temporel à la recherche de l’autre sans jamais y parvenir. Oh et ça, pour mieux le trouver la Lumière n’avait de cesse de briller en usant la carte de la provocation, de la manipulation. Elle détestait son sourire moqueur, ses rires vides d’émotions. Rencontrer ses pupilles si réduites par la colère, la rancoeur. Alors que leur père avait mis un pied à l’intérieur de ce château, il semblait avoir réussi son but ultime. Seulement la colère ne grandissait que du désespoir de se perdre. Lux ne pouvait s’imaginer un instant vivre sans Nox. Ils étaient un tout et s’il fallait se faire à l’idée qu’un jour il devrait vivre séparément, la Vipère ne voulait pas émietter le précieux temps qui leur restait.

Imperturbable, il l’avait écouté vociférer ses propos mais alors qu’elle lui ordonnait presque de ne plus jamais l’associer au mot lâche, qu’elle l’accusait à son tour, il s’était redressé pour mieux la saisir. Sans douceur. L’affection envolée. Ne pouvant lutter devant sa carrure et cette main possessive au creux de sa nuque, de nouveau leurs lèvres se rencontrèrent dans une danse sulfureuse. Si elle voulu lui résister, si elle voulut paraitre de marbre devant tant de passion, la force de ses sentiments l’emportèrent sur tout le reste. Ses lèvres s’entrouvrirent pour mieux s’approprier son frère. Se nourrissant de tout ce qui émanait de lui. Un frisson parcouru son échine alors que ses mains s’emparaient d’elle. Tout son corps semblât s’enflammer à son contact. Les brides de sa raison craquaient les unes après les autres. Peu à peu elle se laissait tomber dans ce monde imaginaire où aimer son frère tel mari n’était pas interdit. Un monde où ils pouvaient être amants. Un soupir de plaisir s’échappa de ses lèvres alors que les baisers chauds de son double venaient s’emparer de son cou. Ses bras avaient alors enlacé son frère réduisant à néant, s’il y en avait encore, le moindre espace. Ses hanches cherchaient les siennes, la pulpe de ses doigts voulaient sentir frémir sa peau. « Je ne veux pas une catin. Si je voulais une femme pour baiser, j’aurais n’importe qui de ce château. » La brune se perdit dans le regard de Nox. Merlin savait à quel point il avait raison. Ses ongles s’enfoncèrent dans la chair de son cou marque de jalousie exacerbée à l’encontre de toutes les autres. Toutes ces intruses qui pouvaient profiter de lui comme bon leur semblaient. « Je te veux, par Merlin. Je te veux dans tous les rôles. Ma sœur, mon alliée, mon amie, mon amour. » Le palpitant qui maintenait son corps en vie sembla trouver des ailes s’arrachant de sa poitrine pour mieux virevolter autour d’eux. Tant de paroles interdites. Qu’est-ce que le monde ferait s’il les surprenait ainsi ? « Et je ne veux perdre aucun d’eux, Lux. Je les veux tous. Tous. » Ses iris claires s’accrochèrent avec déraison dans celle de Nox. Elle sondait son âme avec une curiosité déplacée. « Maintenant. » Elle ferma les yeux assaillit par un vertige. Les paroles du Vert et Argent tourbillonnaient dans son esprit. Elle resserra sa prise autour de lui de peur qu’il ne disparaisse. De peur que ce moment, ces paroles n’aient jamais existé. Que cela ne fut que les méandres torturées de son esprit qui les aient inventées. « Veux-tu la même chose que moi ? Ou ta liberté dans ce monde tordu où nous deviendrons des suppôts du Mal pour trop s’aimer ? La même chose que moi, ou ce que n'importe quel autre mec pourrait te donner ? » Elle ouvrit subitement les paupières. Ses mains encadrèrent le visage de Nox avec une pression qu’elle ne soupçonnait même pas. Résultat aiguisé de l’envie de le posséder toujours davantage. De l’avoir rien qu’à elle. Pour que cet instant ne s’arrête jamais. « Mais merde Nox, est-ce que tu doutes vraiment de mes sentiments pour toi ? » La jeune Yaxley était avare de ce genre de déclaration. Les mots d’amour ne franchissaient que rarement ses lippes. Elle prit une profonde inspiration avant de resserrer leur étreinte avec passion. Fuyant un instant ses yeux, se berçant de sa chaleur. Elle parla alors à voix basse à voix oreille. « Je t’aime Nox. » Elle déposa un baiser brulant sur l’angle de sa mâchoire. « Je t’aime comme mon frère, comme mon héros, comme un confident… » Elle releva le visage pour poser un doux baiser sur ses lèvres. Du bout des doigts, elle frôla doucement les traits de son visage qu’elle connaissait par coeur. Une douce caresse sur ses lèvres charnues. « Je t’aime d’une façon interdite par la morale, que la liberté interdit. » Ses phalanges glissèrent sur son cou pour enserrer sa nuque, appuyant son front au sien. « Je t’aime comme un frère, comme un héros, comme un confident, comme un amour, comme un amant. » Elle accrocha ses prunelles dans les siennes en éloignant doucement son visage. « Moi aussi… » comme si elle terminait sa phase inachevée plusieurs minutes plus tôt. « Moi aussi je te veux Nox. » Ses mains glissèrent sous sa chemise où elles s’étaient déjà frayées un chemin. Il fallait qu’elle s’abreuve de ce contact, de sa peau sous la sienne. De son grain de chair dont elle s’abreuvait avec une gourmandise sans fin. Comme pour se donner un courage dont elle n’avait pas l’étoffe. Un nouveau baiser, doux sur son menton orgueilleux, en guise d’adieu à cet instant. « Putain, oui je t’aime Nox. Mais pas comme ça ! Pas sur les toits ! Pas pour te prouver quoi que ce soit ! » Malgré la rancoeur qui se déversait en elle, elle ne pouvait se résoudre à le relâcher. « Tu me parles d’autres mecs, mais je ne connais que toi ! Je ne ressens rien de comparable pour personne. » Machinalement, ses tentatrices continuaient de toucher sa peau, traçant des sillons imaginaires autour de ses vertèbres. Elle le relâcha doucement, forçant ses mains à lui à la libérer. Ne supportant plus son regard, elle lui tourna à son tour le dos dans un vestige d’humilité. Elle perdait la raison. Il la lui faisait perdre. Son centre de gravité semblait prendre une inclinaison désarmante. Elle attrapa sa chevelure dans mouvement nerveux, se massant le crâne comme pour tenter de se remettre les idées en place. Elle Le sentait. Il ne la touchait plus et pourtant. Il était sur corps. Il brulait partout. Il se consumait de ses baiser, de ses mains, de son odeur. Son souffle avait gravé sa peau sans plus jamais le quitter. Ils ne se touchaient plus pourtant, elle portait la marque de ses caresses sur tout son corps. Brulures qui lui rappelaient déjà à quel point elle était en manque. Mais non ! Elle ne voulait pas devoir justifier ses sentiments. Il ne devait pas douter d’elle. Comment pouvait-il imaginer une seule seconde qu’un autre mec le remplacerait ? Elle secoua brusquement la tête comme si elle se parlait toute seule. « Tu me rends folle. » lâcha-t-elle d’une voix plus criarde qu’elle ne l’aurait voulu. Elle relâcha son crâne resserrant ses bras autour d’elle. Son regard restait fixé sur l’horizon semblant ne plus jamais vouloir le regarder. Comme si fuir son visage, ses yeux, ses lèvres lui permettaient de dire sans barrière ces derniers mots. « Je ne vais pas céder Nox. Non. Je vais pas céder à ton caprice. Je n’ai rien à te prouver, surtout pas le fait que tu es celui qui compte le plus au monde à mes yeux… » Elle finit sa phrase en un murmure étouffé. Finalement, dans un dernier soubresaut, elle se tourna d’elle même pour lui faire face. Elle voulait observer tous les traits de son visage, analyser la moindre émotion qui y passeraient.

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MessageSujet: Re: Yaxley ✘ Le sommeil est le frère jumeau de la mort. Sam 28 Fév - 3:11

Son souffle caressait délicieusement ma peau, la brise sifflant doucement à mes oreilles, nos deux corps à l’abri du vent, savourant la proximité, la chaleur, l’un de l’autre. Cela faisait des semaines que nous nous étions accablés de cette distance explicitement impérative. Ces rumeurs colportées sur notre relation, que l’on redoutait voir s’envenimer si nous restions tous deux aussi complices, aussi entendus. Ça me tuait à petit feu, de devoir me montrer si distant envers ma jumelle, celle que je considérais telle une autre part de moi, celle qui me rendait enfin complet, qui semblait enfin emplir mon âme. Mes mains sur sa taille, je m’enchantais de ce moment frisant l’interdit, pour que nous le franchissions sans limites par nos baisers bannis mais pourtant témoignant uniquement intense amour et besoin l’un de l’autre.

Je possédais sa peau, imposant mes lèvres sur chaque millimètre que je souhaitais dominer, posséder à jamais. Ses lèvres, son menton, son cou. Je la sentis frémir entre mes doigts, le plaisir se faufilant entre ses lippes. Les misérables centimètres nous séparons furent annihilés, nos corps collés devenant promptement une nécessité. Je croisais son regard clair, avant de laisser mes paupières recouvrir le temps de quelques instants mes iris, intensifiant mes autres sens, emmagasinant les souvenirs qui me feraient insatiablement tenir jusqu’à notre prochain rendez-vous volé de cette bienséante société.

Mes paroles avaient franchis mes lèvres, inquisitrices, autoritaires, catégoriques. Je formulais mes désirs, mes exigences sans retenue, pour par la suite m’assurer que nous demeurions, perpétuellement, sur la même longueur d’ondes. D’une certaine manière, je nécessitais de la part de ma sœur cette confirmation. J’avais besoin de mots, en plus des actes et des sentiments que je savais ressentir. J’avais besoin de parole, de promesses. Dans ce monde cruel dans lequel mon arme principale de survie avait été devenir un héritier Yaxley idéal, je me devais d’entendre la voix de Lux me déclamer que je ne serais pas seul dans ce combat assassin. Que mon monde ne deviendrait pas brusquement dépeuplé et mon univers sans règles ni but s’il venait à ce qu’elle se lasse. Ses mains encadrèrent solidement mon visage, m’incitant à me plonger dans ses yeux. « Mais merde Nox, est-ce que tu doutes vraiment de mes sentiments pour toi ? » Le silence nous enlaça. Un soupir agacé fila entre les lippes de la Serpentard, son corps se rapprocha du mien, comme pour me rassurer. Ses yeux s’abaissèrent, ses lèvres frôlèrent mon oreille. « Je t’aime Nox. » Un baiser se déposa sur sa mâchoire serrée, crispée. « Je t’aime comme mon frère, comme mon héros, comme un confident… » Ses lèvres me dérobèrent un baiser, ses fins doigts redessinant mes traits. Je ne pipais mot, demeurais de marbre, attendant la suite, enregistrant les termes qu’elle articulait, méticuleusement, sincèrement. « Je t’aime d’une façon interdite par la morale, que la liberté interdit. Je t’aime comme un frère, comme un héros, comme un confident, comme un amour, comme un amant. » Elle s’éloigna doucement, avant de laisser glisser un « Moi aussi… » qui proclama une nouvelle fois l’entièreté que les jumeaux ne créaient qu'à deux.  « Moi aussi je te veux Nox. » Ses mains glissèrent sous ma chemise, me volant un frisson, vivement anéanti par un autre de ses baisers. « Putain, oui je t’aime Nox. Mais pas comme ça ! Pas sur les toits ! Pas pour te prouver quoi que ce soit ! »  Un sourire amusé étira mes lèvres. Voilà que Lux devenait celle de nous deux ayant le plus de raison et de pudeur. « Tu me parles d’autres mecs, mais je ne connais que toi ! Je ne ressens rien de comparable pour personne. »

Mon sourire s’évanouit de mes traits tandis que je me rendais réellement compte de cette exclusivité qu’elle me vouait. Lux n’avait jamais composée ma première fois. J’avais joui de nombreuses histoires légères avant elle, bien que jamais n’avais-je entretenu quelconques sentiments romantiques à l’égard d’autres adolescentes que ma jumelle. D’une certaine façon, la britannique composait la première, la dernière, l’unique ayant jamais possédé mon cœur – et cela avait toujours été clair dans mon esprit. Néanmoins, ce n’avait été que lors de notre interdit de l’été dernier que j’avais enfin pu connaître ce que causait le fait de ne faire qu’un avec la personne dont on est le plus connecté, le plus proche. L’individu que nous aimions, purement. Je ne pouvais pas me leurrer, l’amour ne constituait pas l’exemple que nous procuraient nos géniteurs. Nos parents ne semblaient aucunement l’avoir expérimenté dans leur existence. Et maintenant que je l’avais goûté avec Lux, j’en étais simplement accroc, peu importe les circonstances. Il était là, réel dans sa rareté, puissant dans sa beauté. Les autres étudiantes de Poudlard demeuraient pâles, sans goût ni intérêt. Les histoires des camarades de classe semblaient dérisoires, ridicules et mièvres. La perfection ne composait qu’elle, que nous. Je ne pouvais pas emprunter le même mode de vie triste et froid de nos parents maintenant que j’avais goûté à cette romantique perspective du monde. Je ne pouvais pas tourner le dos à Lux, peu importe à quel point je puisse un jour le désirer. Je lui étais lié, à tout jamais. J'étais sienne. Et d’une certaine manière, un sentiment de ridicule comme de culpabilité m’étreignait quand je me remémorais mes dernières conquêtes. Si j’avais su, comme Lux, attendre pour ne connaître que le suprême. Ou alors ne pouvais-je vraiment réaliser à quel point notre histoire était forte en l’ayant comparée avec de futiles pions d’un échiquier géant.

« Tu me rends folle. » J’attirais mon attention sur la sixième année, sentant mon cœur martelait ma cage thoracique avec davantage d’intensité depuis mes dernières constatations. Elle me tournait le dos, fixant l’horizon, à peine voilée par la lisière de la forêt interdit nous faisant face. « Je ne vais pas céder Nox. Non. Je vais pas céder à ton caprice. Je n’ai rien à te prouver, surtout pas le fait que tu es celui qui compte le plus au monde à mes yeux… » Un fin sourire satisfait se dessina, alors que je la contemplais quelques instants, silencieusement. Puis, je réduisais en quelques pas la distance nous séparant, m’imposant à sa droite, reconnaissant qu’effectuer un contact affectueux à cet endroit des toits nous faisait encourir le risque d’être aperçus par les élèves du parc. Mes yeux balayèrent le paysage, pour se stopper sur son joyau, mon épicentre. Elle. « Bien. On ne le fera pas sur les toits. » Je la fixais, attendant qu’elle daigne me regarder. Je murmurais après quelques minutes de silence, mes paroles guidées par le vent : « Tu me rends fou aussi, Lux. » Je la scrutais, dévisageais le fait qu’elle m’ignore, qu’elle trouve plus d’intérêt à observer de quelconques d’arbres que ma personne. « Viens. » ordonnais-je finalement, tout en me reculant contre la tour où nous étions quelques minutes auparavant, un des rares endroits des toits où nous étions plus ou moins à l’abri du regard d’Autrui. « Lux. » pressais-je, avant d’attraper son poignet pour l’attirer tout contre moi. Je l’incitais à croiser mon regard, déclarant  d’un ton certain, catégorique : « On se respecte, Lux. On ne fait rien que l’autre ne veut pas. » J’effleurais ses joues, avant de prendre possession de ses lèvres pour un baiser étrangement doux, qui devint plus intense, éconduit par cette passion, ce besoin, cette attirance écorchée par l'absence et les règles, et qui ne se rompit que lorsque le besoin d’oxygène devint trop demandant. Son nez frôla le mien, et je me distançais légèrement, le désir d’elle grandissant à mesure des baisers, les promesses se faisant ardues à tenir. Je soutins son regard, nostalgique de notre été, de nos années précédentes à Poudlard où nous n’avions pas à être si distant l’un de l’autre. Frôlant l’inaudible, j’avouais, interdit : « Tu me manques. »

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MessageSujet: Re: Yaxley ✘ Le sommeil est le frère jumeau de la mort. Lun 2 Mar - 4:13



Les mains de Lux s’agrippaient à son frère, s’enfonçaient dans sa peau cherchant toujours plus à se l’accaparer. Comme si une simple accolade leur permettrait de ne faire qu’un définitivement. Avaient-ils demandé à naitre séparés après tout ? Une âme dans deux corps. Une âme qui ne suffisait pas à combler deux êtres si semblables, si attachés. Elle aurait voulu que cet instant ne s’arrête jamais. Qu’il puisse durer des heures. Que les toits disparaissent du monde. Eux sur ces derniers. Elle n’aurait même pas jeter un regard en arrière. Elle aurait oublié son petit univers, ceux qui étaient ses amis, ses connaissances, ses ennemis. Tout le monde. La Terre juste contre Lui. Pour Lui. Pour que ses mains ne la quitte jamais, qu’ils se possèdent sans jamais rencontrer d’embuches. Pour sentir son souffle, son corps se presser au sien dans une valse vertigineuse. Qu’elle puisse le faire sien en posant ses lèvres sur sa chair brulante, le caresser avec délectation. Peau contre peau jusqu’à la déraison et enfin ne faire qu’un à jamais. Cet endroit où ils n’auraient pas à se cacher à l’orée de l’horizon pour se sentir à l’abris. Comment assumer ce qu’ils vivaient ? Ce qu’ils ressentaient dans leurs entrailles ? Ils n’était pas fous, ou si peu. Pas assez pour ne pas savoir qu’ils étaient sur le chemin de la déraison. Pas assez fous pour s’en moquer. Mais cette folie, ils le tenaient entre leurs doigts. N’arrivant pas à exprimer ce qu’ils vivaient. Si l’un cherchait la preuve, l’autre se cachait derrière une fierté. Si Nox voulait plus, il n’avouait pas beaucoup. Mais Lux n’avait pas besoin qu’il parle pour savoir. Elle s’insurgeait pourtant qu’il puisse douter. Qu’il lui demande des preuves de ce qu’elle vivait au fond d’elle. Orgueil quand tu nous tiens. Si peu encline à lui céder si facilement. Si peu à l’aise à l’idée de laisser dans le doute.

Une vague de sentiments contradiction s’emparait de la Lumière. Elle se laissait happer par les baisers de son frère. Lui rendait ses caresses sans se faire prier. Puis s’éloignait comme une voleuse tant l’envie de ne pas céder était présente. Et Merlin savait qu’elle aurait voulu plus. Se donner à lui sans concession, sans confession. Elle lui était entière. Elle affirmait le contraire, mais si sa fierté n’avait pas été réveillée par certains propos de Nox, elle lui aurait donner tout ce qu’il voulait. Là, maintenant, sur les toits. Nox s’en amusait car finalement, il savait tout d’elle. Si l’envie se lisait dans leurs prunelles, il fallait l’étouffer quoi qu’il en coute.

Pour se convaincre, elle l’avait fuit. Juste assez pour ne plus le regarder. Pas assez pour ne plus sentir sa présence. Encore moins lorsqu’il s’approchait doucement pour observer les élèves en contrebas. « Bien. On ne le fera pas sur les toits. » Un petit rire tranché s’échappa malgré elle de ses lèvres. Cette phrase était typiquement le genre de sous-entendu qu’il pouvait tenir. Pas sur les toits, certes, mais ailleurs, seule Morgane pouvait le savoir…« Tu me rends fou aussi, Lux. » Elle sentait son regard d’acier s’accrocher sans nuance. Dans quelles mesures s’alliait-il à la folie ? Elle pouvait clairement dire qu’elle perdait la tête à cause de lui. Elle ne savait plus où ranger ses sentiments, ni comment trier ses désirs interdits. Tout en elle semblait lutter. Car quelque part, il y avait toujours cette maudite raison qui venait lui murmurer à l’oreille qu’ils n’avaient pas le droit. Elle susurrait que c’était contre la moral, que c’était interdit. Elle soufflait dans son esprit que si cela venait à se savoir que Damon ferait tout pour les anéantir, pour les séparer. « Viens. » Son ton était catégorique ce qui agace Lux qui laissa échapper un soupir. Elle referma les bras contre sa poitrine en signe de désaccord. Il recommençait à tirer les ficelles. Capricieux Nox qui ne supportait pas l’insubordination. « Lux. » Elle lui lança un regard noir alors qu’il l’agrippait sans lui laisser le choix de l’ignorer. « Tu m’agaces ! » souffla-t-elle alors qu’elle croisait ses yeux avant qu’il ne reprenne la parole. « On se respecte, Lux. On ne fait rien que l’autre ne veut pas. » Si seulement, elle pouvait ne pas vouloir. Un baiser doux et pourtant rempli d’émotions raviva un instant toutes les promesses qu’elle s’était faite. Il s’éloigna. Juste lorsqu’il le fallait. Avant qu’elle ne craque. « Tu me manques. » La respiration de Lux resta coincée dans sa gorge. Aucun mot ne franchit ses lippes devant cette déclaration. Elle se laissa aller contre lui, sa tête s’appuyant contre son torse, retrouvant cette agréable sensation familière et si étrangère à la fois. A travers la couche épaisse de ses vêtements, elle écoutait son coeur qui battait à l’unisson du sien. Soupire d’aise, ses doigts glissèrent sur les poignets de Nox pour allier se lier en sien, pour les nouer comme elle voulu l’être à lui. Elle attira ses bras dans son dos, pour mieux s’y retrouver loger. Elle voulait profiter de cette étreinte car bientôt ils devraient retourner dans les couloirs de l’école. De nouveaux ils devraient s’adresser des sourires de loin et faire comme s’ils n’avaient jamais besoin de la présence de l’autre. Lux ferma les yeux pour s’approprier ce moment. Elle cherchait à se souvenir du moindre détails. De sa chaleur. De son odeur. De la puissance de ses bras autour d’elle. Du grain de sa peau entre ses doigts. De tout. Pour mieux le revivre lorsqu’il lui manquerait à nouveau. Lorsqu’aux creux de ses draps, elle se sentirait terriblement seule. Lorsqu’au milieu de la nuit, elle ne pourrait pas le rejoindre à cause de son sommeil perturbé. Il était se réconfort qui lui manquait. Elle aimait ce qu’il était. Celui qui se cachait derrière ces apparences hautaines. Lux et Nox, comme le jour et la nuit, si diamétralement opposés mais se complétant avec une facilité déconcertante. Il était sa faiblesse, son coup de coeur, sa folie. Elle lui avait dit qu’elle ne tiendrait pas l’année. C’était trop difficile. Comment pouvait-il tenir lui ? « Je voudrais rester ici. Qu’on ne redescende jamais. » Elle avait murmuré, les paupières toujours closes. Elle voulait garder son rêve le plus longtemps possible. Revenir à la réalité lui semblait bien trop dur. Elle n’en pouvait plus de ses regards suspicieux. Certains trouvaient étranges de les voir soudainement si éloignés. Ils disaient qu’ils le faisaient exprès. Ils avaient raison. C’était d’autant plus dramatique. Quoi qu’ils puissent faire. Qu’importe leur comportement, les rumeurs de Poudlard ne s’arrêteraient jamais. Il fallait pourtant les affronter. Et leur temps s’était déjà écoulé. Il avait glissé comme le sable fin au creux d’une main, le vent balayant tout sur son passage. A regret, elle relâcha le plus lentement sa prise. Elle lui adressa un sourire complice. « Je te voudrais en format miniature. Toujours dans ma poche. Je te sortirais quand je le voudrais. C’est une bonne idée, non ? » Une petite touche d’humour pour atténuer la difficulté de se séparer. Elle releva le visage et posa une dernière fois ses lippes froides sur ses lèvres. « Je t’aime Nox. Il n’y a que toi. Ma virginité est à toi. Tu était le seul homme digne de moi. Ne doute plus. »  Elle s’éloigna à contrecœur de lui. Il fallait qu’elle descendre en première, il pourrait être ainsi tranquille dans les couloirs. Tandis qu’elle avançait leurs bras s’éloignait avec la promesse de se revoir rapidement. Lux n’aurait jamais pu tenir. Elle l’avait dit. Si pour le trouver, elle devrait mettre court à ses conversations avec d’autres, elle le ferait..

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Yaxley ✘ Le sommeil est le frère jumeau de la mort.
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