Les aléas de la v... des couloirs ◮ ft. Lux Yaxley
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MessageSujet: Les aléas de la v... des couloirs ◮ ft. Lux Yaxley Jeu 16 Oct - 12:24


Les aléas de la v... des couloirs.Carl P. Londubat & Lux A. Yaxley

Poudlard a toujours été différent lorsque la nuit tombait, où le couvre-feu était dépassé depuis un moment. On pouvait dire que dans sa jeunesse, Carl Londubat avait été un Poufsouffle que peu ordinaire.

D’ordre général, on ne pouvait pas non plus comparer les Poufsouffles aux Serdaigles, les exemple de droiture et de sagesse. Pourtant, les autres maisons avaient tendance à voir les jaunes et noirs comme des minables, des naïfs finis, capables que de fuir les difficultés. Beaucoup pensaient, et ça depuis toujours, que « tout valait mieux que Poufsouffle ». Après tout, les Gryffondors étaient les dignes lions du courage ; les Serpentards étaient de fins stratèges et des véritable vipère malignes ; et pour finir, les Serdaigles étaient les grands aigles au cœur rempli de sagesse. Qu’est-ce qu’avaient les Poufsouffles pendant ce temps-là ; une effigie d’un blaireau. Rien de tel pour valoriser la maison du membre du conseil.

Voilà pourquoi, tous avaient tendance à dire, en voyant Carl faire le mur et ses âneries, qu’il n’était pas un réel Poufsouffle. Tous croyant lui faire des compliments plus qu’acceptables, mais c’était mal le connaître ! Il aimait sa maison et sa nouvelle famille avec une grande ferveur qui faisait de lui un parfait « blaireau » ( par contre, ne lui dîtes pas ça, là, il risque de pousser une grosse colère… Vous avez noté ? Ne jamais le traiter de blaireau, sauf si les conséquences vous attirent... ).

Tout ça pour dire, que tout ça, toute son adolescence lui manquait. Il avait adoré ses années à Poudlard, encore aujourd’hui, il en reparlait toujours avec un sourire, voir en riant aux éclats. Même si à l’époque, finir au plus vite ses études et montrer au monde à quel point il était grand et puissant était une de ces principales motivations. Dorénavant, il se disait qu’il aurait fallu qu’il en profite que d’avantage. Pourtant, en y réfléchissant plus mûrement, qu’est-ce qu’il aurait pu faire de plus ? Avoir plus de petites copines ? Oh non, même au jour d’aujourd’hui, il ne regrettait pas cela. Il avait vécu assez d’amourette d'adolescent pour lui offrir de bon souvenir de jeunesse. Non… il n’aurait pas pu faire plus, sauf peut-être être moins impatient de quitter le Château.

C’était donc une certaine bénédiction de retrouver ces lieux une nouvelle fois. Ce n’était pas un moyen d’avoir une nouvelle chance, juste… en réalité, il n’en savait rien. Il était juste content et ça lui suffisait. Les souvenirs hantaient ces murs. En parcourant les escaliers en cette nuit froide de novembre, il se revit les dévaler comme une dératé avec Debra Grant, cherchant toujours à le suivre dans ses élans d’allégresse. Il était une véritable pile électrique comme le disait si bien Debra, étant fille de moldus. En y repensant, il sourit. A présent, c’était plus calme qu’il se baladait dans le château à cette heure tardive. Avait-il mûri ? Oui, bien sûr, mais peut-être pas assez comme la pression sociale le voudrait. Mais ça, c'est une autre histoire...

Il n’avait aucune raison de le faire ( se balader la nuit dans le château en ce moment même ). Enfin… d’un point de vue professionnel. Les préfets parcouraient déjà les lieux lors de leurs rondes journalières. Il se surprit plusieurs fois à être sur ses gardes, comme lorsqu’il transgressait le couvre-feu. Pourtant, il n’y avait aucune raison. Si un préfet le croisait, ce n’était pas une punition qui attendait Carl, mais plutôt un salut formel et respectueux. L’idée satisfaisait bien le Londubat, mais vrai dire, il devrait être tranquillement chez lui, à Londres. Malheureusement, l’idée même de retrouver son bureau couvert de paperasse et son appartement en bazar ( digne d'un célibataire enseveli de travail ) l’avait poussé à prendre son temps ici. Quitte à le perdre.

En bifurquant dans un des couloirs du 5ème étage, Il vit au loin une lumière inhabituelle disparaître d’un seul coup tout en entendant des pas s’éloigner. Un sourire espiègle s’étira sur les lèvres de Carl. Il avait un camarade de jeu. Qui des deux connaissaient le mieux les tours et détours de Poudlard ? Un défis pour l’ex élève de l’école. Dans le noir presque complet, il zigzaguait en trottinant silencieusement derrière son challenger. C’était instinctif. Il avait déjà assez fait le tour du château dans le noir pour connaître les lieux par cœur. C’était même lors de ses escapades nocturnes qu’il découvrit la mystérieuse Salle du Demande alors qu’il essayait de se planquer du préfet-en-chef Gryffondor de l’époque. Cette fois-ci, c’était lui le loup et il n’aurait jamais pensé, étant plus jeune, que c’était si marrant. Il prit un couloir parallèle afin de contourner l’élève en fuite. S’il avait bien calculer son coup, ça devrait être très comique ! Enfin… surtout pour lui bien sûr !

En entendant des pas venir vers lui, il jubila intérieurement. Il avait réussi à lui passer devant. Il s’arrêta donc et doucement sortit sa baguette. Il pointa son menton quand soudain elle s’éclaira d’un Lumos sans même prononcer la formule.

- Bouh ! lâcha-t-il alors que son visage était lugubrement éclairé par en dessous face à la jeune femme qu’il découvrit au même moment.

Celle-ci sursauta. Pas le moindre sourire sur son visage, Carl sentit qu’il avait fait un flop. Mais qu’importe ! Lui, ça le faisait bien rire ! Il éloigna sa baguette ivoire de son visage et accentua sans effort la puissance de son Lumos. Il découvrit alors une brune à la beauté froide. Son nom ne lui vint pas tout simplement parce qu’il ne connaissait pas le quart des élèves de cette génération. Peut-être qu’avec le temps…

- Alors ? On déserte son dortoir ? rétorqua-t-il avec toujours ce sourire malicieux qui faisait sa marque de fabrique.


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Dernière édition par Carl P. Londubat le Jeu 13 Nov - 21:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les aléas de la v... des couloirs ◮ ft. Lux Yaxley Sam 18 Oct - 17:02

Carl P. Londubat a écrit:

Les aléas de la v... des couloirs.Carl P. Londubat & Lux A. Yaxley

Un sursaut s’empara du corps de Lux alors qu’elle réussi enfin à se réveiller de ce songe nocturne. Le coeur haletant, elle resta les yeux grands ouverts, fixant le baldaquin du lit. L’angoisse de son rêve ne parvenait pas à s’estomper. Paralysie du sommeil. Encore une fois, elle s’était retrouvée dans cette situation étrange. Endormie, non. Prisonnière des limbes, oui. La Vipère avait beau vivre cette sensation assez régulièrement, elle ne parvenait pas à s’y accoutumer. Alors qu’elle s’allongeait, elle sombrait dans un état de semi-conscience. Le corps immobile, raide, le cerveau, lui, était bien là. Cela lui était déjà arrivée, notamment, de s’endormir dans un canapé à la maison. Elle entendait tous les bruits autour d’elle mais elle ne pouvait plus rien faire. Elle s’était cru morte, sa conscience enfermée dans son corps. Elle avait voulu crier, bouger les bras. Rien. Sentiment d’étouffer. De l’extérieur, on ne voyait qu’une personne assoupie… Depuis, la crainte de s’endormir était toujours omniprésente. Certaines nuits, elle se réfugiait dans les bras de Nox, d’autres, elle préférait descendre dans la salle commune afin de perfectionner ses créations. En cet instant, elle ne pouvait même plus supporter l’obscurité. Ces méandres sombres lui donnaient l’impression qu’elle allait être aspirée dans les ténèbres. Terreur nocturne qui la suivait depuis son enfance. Ses mains glissèrent sur les lourdes couvertures de laine qui lui tenaient chaud et les repoussa au pied du lit. Lux se glissa entre les rideaux du baldaquin et attrapa quelques vêtements pour se changer et s’extirpa hors de son dortoir. La salle des Serpentard était déserte, comme souvent à cette heure.  Elle avait embarqué une bague sur laquelle elle travaillait depuis quelques jours. L’anneau argenté était en forme de serpent. L’idée était simple et pourtant, il lui manquait quelque chose pour parvenir au bout. Elle voulait qu’elle se mouve. Que le serpent prenne l’attitude d’un réel reptile, que ses ondulations passent d’un doigt à l’autre, qu’il dodeline parfois de la tête. Elle n’était pas loin du résultat escompté. Seulement la bague prenait vie une seule et unique fois. Elle avait trempé l’acier dans de nombreuses potions, lancé divers sortilèges. Il manquait une chose. Elle était prête à mettre le doigt dessus. Ne résistant pas davantage à la tentation, Lux se faufila dans les méandres du château. Il allait falloir qu’elle évite de tomber à nouveau sur cette maudite Evans… Avec ses leçons à deux mornilles. Elle entendait encore sa voix de crécelle résonner dans sa tête. ’Ce n’est pas bien. En plus avec votre père au conseil…’ Elle l’aurait étripée sur place. Arraché un a un ses cheveux flamboyants jusqu’à ce qu’il n’en reste plus un seul. Silencieuse, elle s’était aventurée vers la tour d’Astronomie. Elle avait vu le professeur y laisser sa mallette en cuir avec la poudre de Dictame à l’intérieur. Il l’utilisait régulièrement à l’aide d’un sort pour mettre en évidence les étoiles qui l’intéressait. Ces dernières se mettaient à scintiller plus fort et se mouvaient pour dessiner les constellations. Une fois le méfait accompli, Lux avait alors entreprit de rejoindre une salle de classe vide dans laquelle elle cachait un peu de son matériel. Derrière une latte en bois, d’un mur fissuré, se trouvait une mixture qu’elle avait préparé quelques jours auparavant. Ajoutant la poudre de Dictame, elle plongea l’anneau argenté à l’intérieur de celui-ci. Après quelques minutes où le silence avait étourdi ses tympans d’impatience, elle ressortit son précieux.

Les yeux céruléens de la jeune femme purent alors observer le petit serpent onduler sur la table. Il se dirigeait vers son doigt pour s’y installer nonchalamment. Approchant, le bijou de ses prunelles, la créature fictive redressa la tête persifflant comme pour voir ce qui la dérangeait. Y était-elle parvenu ? Combien de temps la bague allait-elle se mouvoir ? Elle fut tirée de sa contemplation par des bruits de pas. L’écho annonçait l’arrivée imminente d’une personne. Rapidement, elle cacha sa mixture et tamisa la puissance de son lumos avant de se hâter dans les couloirs. Il valait peut-être mieux pour elle de continuer dans le noir… Alors, elle éteint complètement sa baguette. Elle connaissait le chemin par cœur depuis le temps qu’elle venait faire ses expériences en douce dans le coin. La Lumière finit par ralentir le pas. Il n’y avait plus un bruit. Elle avait peut-être paniqué à tord ? Son palpitant avait pris un rythme effréné à cause de l’allure qu’elle lui avait imposé. Le souffle un peu court, elle tenta de retrouver contenance mais ce fut sans compter sur ce qui allait arriver.  « Bouh ! » Un visage à moitié éclairé venait d’apparaitre devant elle.   « Oh putain ! » lâche-t-elle dans un sursaut. Sa main s’était resserrée autour de sa baguette alors qu’elle avait failli lui échapper des doigts. Dans l’obscurité, avec cet éclairage, Lux n’avait même pas réussi à reconnaitre l’auteur de cette farce. Les mots vulgaires s’étaient échappés de ses lippes sans qu’elle ne le veuille. Qui était le con qui s’amusait à faire ça ? Ses prunelles cherchèrent le visage de l’auteur de crime. Comment ça, crime, est un grand mot ? « Alors ? On déserte son dortoir ? » La voix masculine avait éloigné sa baguette de son visage et Lux resta un instant silencieuse réalisant qu’il s’agissait Carl Londubat. Il souriait et ne semblait même pas enclin à lui faire la morale. Il avait plus l’air amusé d’être tombé sur elle, de l'avoir piegée et surtout, fier de sa farce digne d’un gamin. De tous les préfets, il fallait qu’elle soit tombé sur la catégorie au-dessus. Un collègue de Damon. A priori, pas son préféré vu les propos qu’il tenait au sujet du jeune homme. Mais tout de même… un membre du conseil qui pouvait faire écho de cette rencontre auprès de son père. Nox allait l’enfermer dans un placard à balais pour l’empêcher de faire des conneries. Elle réfléchissait à mille à l’heure, ne sachant pas réellement quoi répondre. ‘Oui oui et vous, vous revenez d’un rendez-vous avec votre ex qui fait elle aussi partie du Conseil ?’ « Euh.. oui… je ne parvenais pas à me rendormir. » Autant dire la vérité après tout. Après, elle n’avait pas son uniforme, avec un peu de chance, il ne saurait pas qui elle était et penserait peut-être qu’il s’agissait juste d’une Gryffondor non loin de sa salle commune. Une pensée s’échappa pour Doréa , sa cousine, dont le frère n’arrêtait pas de l’embêter avec le Membre du Conseil qui se trouvait là. Lux pencha doucement la tête sur le côté. Elle était prise au piège et ne savait pas comment se dépêtrer de ce bourbier. Elle passa une main nerveuse dans ses cheveux. « Je devrais peut-être retourner à ma salle commune ? » Une tentative un peu désuète… Elle avait tendu le bras en direction des Gryffons et c’est à ce moment là que sa bague décida de faire des siennes. Le petit Serpent de métal venait de filer de son doigt, profitant de l’élan donner par son mouvement et s’était jeté sur Carl. Rampant le long de sa chemise, il s’accrocha à son lobe d’oreille telle une boucle. Lux mit ses doigts devant ses lèvres, médusée. Son bijou venait d’agresser un membre du Conseil trouvant son oreille bien plus sympathique pour s’y loger. « Oh Merlin ! C’était pas censé réagir comme ça ! » En plus, cette saleté devait bien pincer la chaire de Carl pour être suspendu dans le vide de la sorte.


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MessageSujet: Re: Les aléas de la v... des couloirs ◮ ft. Lux Yaxley Mar 4 Nov - 14:55


Les aléas de la v... des couloirs.Carl P. Londubat & Lux A. Yaxley

Il en fallait pour faire disparaître un sourire de Carl Londubat. Surtout lorsqu'il avait l'humour aussi enjouée qu'en cette nuit presque hivernale. Il ne le mentionna pas, mais, outre sa blague de mauvais gout, il aimait particulièrement la réaction de la jeune sorcière lorsqu'elle le reconnut. Lorsqu'il choisit de se porter candidat pour l'élection du Conseil de Poudlard, il n'aurait jamais imaginer aimer autant avoir du pouvoir, du respect. Bien sûr, depuis ses années à Poudlard en tant qu'élève, le respect, il en avait droit tous les jours en tant qu'Auror de renom au Ministère. Pourtant, ce n'était pas pareil. Il avait réellement l'impression de se retrouver à la place de Dumbledore. Lui qui était si respecté et idolâtré... était-il arrivé à sa cheville ? Carl ne pensait pas qu'il surpassait le grand sorcier détenteur de l'Ordre de Merlin. Par contre, il se voyait le surpasser un jour ou l'autre, sans le moindre doute. Tout le monde lui avait toujours dit qu'il serait un grand sorcier, alors pourquoi ne pas devenir le meilleur ? Carl s'en sentait capable en tous cas.

Mais pour le moment, il se contentait de voir que son nouveau statut l'avait élevé vis à vis des jeunes générations, le renforçant dans l'idée qu'il avait fait le bon choix, malgré les quelques difficultés de ce nouveau poste.

- Euh.. oui… je ne parvenais pas à me rendormir. finit par répondre la jeune femme, en finissant par ajouter nerveusement : Je devrais peut-être retourner à ma salle commune ?

Elle montra la direction de sa salle commune. Carl suivit la direction du regard malgré le fait qu'il régnait au fond du couloir une pénombre des plus totales. Cela ne l'empêcha pas de penser aux Gryffondors, dont la salle commune était le plus proche dans cette partie du Château. Ils avaient tous une âme à errer plus facilement dans les couloirs la nuit. Il accentua son sourire en repensant à ses ancien amis Gryffondors, mais aussi à ceux qu'il avait toujours. Mike McKinnon par exemple, avec qui il avait eu et avait toujours de bon moment entre amis. Peut-être devrait-il aller boire un coup avec lui un de ces quatre matins... ? Encore une fois, Carl divaguait bien trop dans ses pensées. Sûrement était-ce dû à la fatigue. Ça faisait un moment qu'il ne dormait que 3 ou 4 heures par nuit à cause du travail et de son esprit toujours tourné vers le boulot.

Mais il n'eut le temps de se réveiller de ses songes éveillés, qu'une douleur aiguë commença à son oreille jusqu'à ce que l'information atteigne son cerveau le poussant à lâcher un « Aie! » en choppant le lobe de son oreille.

- Oh Merlin ! C’était pas censé réagir comme ça ! s'écria la brune en cachant ses lèvres de ses mains, sûrement gênée.

Carl dut forcer un instant pour déloger ce qui l'avait mordu. La chose était tenace ! Lorsqu'il l'enferma dans la paume de sa main, il plaça son poing devant ses yeux, préparant sa baguette afin d'examiner ça. En détendant ses doigts, il fut surpris de voir un petit serpent argenté lui tirant la langue tout en sifflant. Aussitôt, le sourire de l'Auror réapparut comme si rien n'était. Le minuscule reptile vagabondait sur sa main en s'enroulant entre ses doigts.

Il coinça sa baguette dans sa poche de jean afin d'aller attraper ses lunettes de vue dans sa poche de gilet. Il les visa sur son nez sachant pertinemment qu'il se trouvait idiot avec ( Bien sûr, ce n'était qu'une impression. A vrai dire, ça lui donnait un air beaucoup plus mature et sérieux, mais bon... Carl avait une manie de vouloir toujours être au top ce qui pouvait le rendre superficiel parfois. ). Il repointa le serpent de son Lumos et l'examina sur toutes les coutures. Tout de suite, les détails arrivèrent à sa rétine. Ce qui était une forme vague de petit verre de terre se métamorphosait en reptile dont le détail des écailles gravés dans l'argent était assez exceptionnel. C'était un bijou de valeur, mais pas autant que le sort qui lui avait offert la vie.

- Intéressant comme expérience. se contenta-t-il de dire comme si l'épisode du serpent bouffant son oreille n'avait jamais été. Je me doute qu'elle est de ta réalisation. Comment tu t'y ais pris ?

Mais avant même qu'elle ne puisse lui répondre, il se laissa aller à ses souvenirs :

- Une année, j'ai réussi à me procurer des cendres du phénix de Dumbledore. Je crois qu'il l'avait remarqué, mais il ne m'a jamais réprimander pour ça. Avec j'ai voulu mettre au point une potion pour les mêmes raisons. Si tu te demande pourquoi les gargouilles de Sangliers parlent... ben... on va dire que ma potion n'était pas au point. ajouta-t-il avec un petit rire malicieux.

Ça avait l'air idiot à raconter, pourtant c'est en première année qu'il avait réussi ce pseudo-exploit. Même s'il n'avait pas réussi à les faire quitter leurs socles, il leur avait offert la conscience de vouloir insulter les élèves sur leur passage, ce qui était déjà pas mal pour un sorcier d'à peine onze ans. Pour ce qu'était de Dumbledore, parler de lui, lui pinça le cœur. Si à son arrivée à Poudlard, Dumbledore n'était Directeur que depuis peu, il avait déjà cette sagesse et cette compréhension qui l'avait rendu si célèbre. Il se rappelait de cette fois dans le bureau directeur où il fourra des cendres dans ses poches comme si rien n'était. Il était venu avec une excuse bidon pour avoir ces cendres et pourtant il n'oublia jamais ce qu'Albus Dumbledore lui dit cette fois-là ; « Les années à Poudlard sont faite pour vous instruire, mais n'oublie jamais que les meilleurs leçons sont celles qu'on apprend par soi-même. ». Sur le coup, le jeune Carl n'avait pas chercher à comprendre ce vieillard, mais plus tard, il se rendit compte que toute sa vie avait été dictée par ces paroles.

-  Malheureusement, je n'ai jamais été doué pour la magie expérimentale. Alors ? Comment t'as fait ça au juste ? réitéra-t-il sa question.

Il n'y avait pas de menace dans sa voix. Il n'avait jamais cherché à la punir d'avoir quitter sa salle commune en pleine nuit lorsqu'il la prit en chasse. A vrai dire, la demoiselle pouvait faire ce qu'elle voulait dans l'ordre du raisonnable. S'il gérait principalement seul les préfets et préfet-en-chef de cette école, ça ne faisait pas de lui un préfet ( il n'avait jamais obtenu le rôle étant jeune, ce n'était pas pour en être digne aujourd'hui ). Il était tout simplement curieux et admiratif. Carl avait toujours aimé la magie, celle qui était belle, douce et qui défendait le bien. Contrairement à la magie noire qui l'avait poussé à devenir Auror. Ce serpent qui gesticulait dans sa main, c'était de la belle magie et ça malgré le sang qui tintait son lobe.  

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MessageSujet: Re: Les aléas de la v... des couloirs ◮ ft. Lux Yaxley Jeu 20 Nov - 0:30


Les aléas de la v... des couloirs.Carl P. Londubat & Lux A. Yaxley


Agresser un membre du conseil fraichement nommé ? Fait. Encore une connerie à ajouter à la longue liste des méfaits accomplis par la jeune femme. Pour sa défense, ce n’était pas réellement de sa faute. Certes, elle avait bidouillé un de ses bijoux sans réellement connaitre la conséquence de ses manipulations, mais tout de même… A la rigueur s’il voulait porter un piercing, à présent, il n’avait plus qu’à trouver une boucle d’oreille. D’ailleurs Lux en avait quelques unes dans sa collection s’il était intéressé… Oui, bon, il valait mieux en rire qu’en pleurer. Dans tous les cas, il ne semblait pas la reconnaitre et c’est pourquoi Lux avait tenté une diversion vers la salle commune des gryffons. Avant que son serpent enragé n’aille s’attaquer à son oreille. « Aie! » La Vipère ne put s’empêcher quelque chose comme : ‘ Tu es dans la merde Lux. Dans la merde.’ Ses yeux clairs observèrent Carl tandis qu’il tentait d’extirper l’objet du délit de son oreille. Pourtant comme depuis le début de leur rencontre, le membre du conseil n’eut pas tout à fait la réaction à laquelle elle s’attendait. Un instant elle imagina Damon et sa réaction si c’était lui qui était tombé nez à nez avec un élève. Déjà, il n’aurait certainement pas cherché à faire une blague et une chance était que la torture n’était plus tolérée à Poudlard… L’image du Yaxley avec le serpent à l’oreille aurait fait trembler Lux. Déjà qu’il était contre ce passe temps inutile alors si l’une de ses créations venait à le blesser… Carl, lui, observait le serpent, qui pas peu fier sifflait laissant passer sa langue en direction du jeune homme. Pendant un instant Lux se demanda s’il n’en avait pas oublié sa présence. Lunette sur le nez, il fixait la bestiole argentée qui se promenait comme si de rien n’était entre ses doigts. Le plus étrange, c’est qu’il avait un sourire aux lèvres. Oui, cela semblait étrange à ses yeux que voulez-vous. « Intéressant comme expérience. » Il avait vraiment dit ça. Sérieusement ? Damon aurait déjà fait explosé l’objet d’un coup de baguette avant de dire à sa fille qu’elle ferait mieux de se trouver des occupations plus sérieuses. Entre deux, il l’aurait sûrement chopé par le bras pour la secouer un coup histoire de lui remettre les idées en place. Lux sembla presque décontenancée devant une telle désinvolture venant de la part d’un adulte. Décontenancée devant l’intérêt qu’il sembla y porter même. « Je me doute qu'elle est de ta réalisation. Comment tu t'y ais pris ? » Si la bouche de Lux s’ouvrit pour répondre, rien ne sortit. De toute manière elle n’eut pas réellement le temps de se reprendre. Carl avait déjà reprit la parole. « Une année, j'ai réussi à me procurer des cendres du phénix de Dumbledore. Je crois qu'il l'avait remarqué, mais il ne m'a jamais réprimander pour ça. Avec j'ai voulu mettre au point une potion pour les mêmes raisons. Si tu te demande pourquoi les gargouilles de Sangliers parlent... ben... on va dire que ma potion n'était pas au point. » Lux ne put retenir un rire devant cette anecdote. « Sérieusement ? Vous voulez dire que la gargouille qui insulte tout le monde dès qu’on passe devant, c’est de vous ? » Une matinée, la Serpentard était passée devant l’un des sangliers qui l’avait traité de greluche sans cervelle. Cela avait le mérite de faire rire pas mal d’élèves. Un peu moins quand vous cherchiez à être discret

« Malheureusement, je n'ai jamais été doué pour la magie expérimentale. Alors ? Comment t'as fait ça au juste ? » Par quoi commencer ? Elle avait tellement bidouillé entre les sortilèges et les diverses potions… Mais dans le fond, personne ne lui posait jamais de question sur son travail. Certaines filles étaient contentes de lui prendre quelques bijoux mais se fichaient bien de savoir comment elle avait procédé pour que la pierre change de couleur en fonction des vêtements portés par exemple. « En fait, ça peut paraitre dingue mais je suis partie d’une potion de polynectar. J’ai juste échangé quelques ingrédients. J’ai laissé ce qui permettait de métamorphoser mais que cela reste constant, je voulais garder l’aspect métamorphose, le mouvement. Jusque là, le serpent s’animait qu’une fois. Alors j’ai voulu ajouter de la poudre de Dictame à la poudre de Bicorne. Ca semble avoir marché. Sauf qu’il est un brin carnivore vu l’état de votre oreille. Et de votre chemise.  » Il n’y avait pas à dire. Cette saleté de petit serpent ne l’avait pas raté. Maintenant qu’il était animé, il semblait animé de son propre caractère. Peut-être un élément de la potion de polynectar qui prenait le dessus ? Après tout, lorsqu’on était métamorphosé en quelqu’un d’autre on gardait ses propres pensées. Un instant elle se demanda si un de ses propres cheveux n’était tombé dans la potion lorsqu’elle l’avait préparé. Le serpent quant à lui continuait d’onduler tranquillement entre les doigts du Londubat. Lux se passa une main dans les cheveux. Elle en avait presque oublié qu’elle était au beau milieu de la nuit en train de parler de choses interdite avec l’un des dirigeants de l’école. En même temps, ce n’était pas la première fois, ni la dernière qu’elle se faisait attraper. Jusque là, elle avait tout de même évité d’en rajouter quelques couches en dévoilant qu’elle préparait des potions de manière complètement illégale. La jeune Vipère croisa un instant les bras. « En vrai je suis pas de Gryffondor… » Bon vu le petit Serpent, il s’en serait peut-être douté. Mais quitte à être dans la merde autant ne pas enfoncer le clou en rajoutant des mensonges par ci par là. La Lumière trouvait ça presque anormale qu’il ne l’ait pas déjà sermonné. Même Evans le faisait, c’était pour dire… « Vous allez me mettre une retenue ou quelque chose du genre ? » Les yeux clairs de Lux se posèrent dans les prunelles de Carl. Une de plus, une de moins. Plus ils échangeaient, plus elle comprenait en quoi Damon ne le portait pas dans son coeur. Ils étaient diamétralement opposés. Ne serait que dans l’allure cool et décontracté du Londubat. Ce visage rieur et enfatin. Yaxley lui se promenait avec un balai dans le derrière et semblait avoir oublié le principe d’étirer ses lèvres en un sourire. Enfin, si. Il savait s’en servir pour attirer les quelques donzelles qu’il voulait attirer dans son lit. « Parce que si vous le faite pas, y’a des membres du conseil qui vont s’étouffer et une préfète-en-chef qui va s’arracher les cheveux… » Oui, ben l’ironie et l’humour dans ce genre de situation, cela ne faisait pas de mal après tout. La brune observa le serpent qui s’était endormi autour de l’annulaire de Carl. Il semblait à présent s’être calmé et avoir trouvé sa place. Il ouvrait parfois un oeil lorsqu’un mouvement se faisait un peu trop rapide pour lui, mais au moins, il ne mordait plus personne. Elle pencha légèrement la tête pour mieux l’observer. Il était vraiment bien endormi. « Il a l’air bien sur vous. »

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MessageSujet: Re: Les aléas de la v... des couloirs ◮ ft. Lux Yaxley Jeu 27 Nov - 16:03


Les aléas de la v... des couloirs.Carl P. Londubat & Lux A. Yaxley

La jeune sorcière commença à lui expliquer comment elle avait eu l’idée d’ajouter de la poudre de Dictame à son mélange personnelle de la potion de Polynectar. Carl l’écoutait avec attention, admiratif de l’imagination et de la logique de l’élève. Rien que faire un Polynectar était quelque chose de remarquable en soi, alors se baser de la formule pour en faire ce qu’elle veut… c’était assez exceptionnel, Carl ne pouvait le nier.

Il n’avait rien contre l’idée qu’un élève soit plus doué que lui au même âge. S’il était un homme trop fier, il n’avait jamais dit que personne ne serait jamais capable de le surpasser. C’était exactement le même principe que lorsqu’il expliquait qu’il ne se disait pas supérieur au défunt Dumbledore. Il était sûr qu’un jour il le surpasserait, pas qu’il osait dire qu’il l’avait toujours surpassé. Il y avait une différence entre la confiance en soi et l’arrogance. Pas qu’il n’avait jamais été arrogant, mais qu’avec le temps, cette arrogance ( sur ce point-là ) avait disparu. Même s’il restait immature pour beaucoup de gens, on pouvait dire que les plus immatures grandissaient et vieillissaient comme les autres.

- Très ingénieux. Tu as des capacités à exploiter, fais-moi confiance là-dessus.

Le sourire de Carl était bienveillant, à l’image de l’élève de Poudlard qu’il était autrefois. Il n’était pas le Membre du Conseil jusqu’à ici, juste un sale gosse qui s’amusait. Enfin… ce fut le cas jusqu’à ce que la jeune sorcière reprirent la parole, avec un air légèrement gêné au visage :

- En vrai, je ne suis pas de Gryffondor… commença-t-elle par avouer.

La non-Gryffondor ( du coup ) s’adressait à lui comme à un adulte, un véritable adulte représentant l’autorité. Ca réveilla sûrement l’auror de ses songes d’antan. Il perdit son sourire et un air sérieux ornait à présent son visage couvert de ses larges lunettes de vue.

- Vous allez me mettre une retenue ou quelques chose comme ça ? Parce que si vous ne le faites pas, y’a des membres du conseil qui vont s’étouffer et une préfète en chef qui va s’arracher les cheveux…

Celle-ci baissa les yeux sur le minuscule serpent qui avait élu domicile autour du doigt de Carl, en profitant pour se reposer après s’être nourri de son oreille. Comme pour combler le silence qu’avait installer l’auror ( ce qui était plutôt inhabituel ), elle annonça :

- Il a l’air bien sur vous.

Elle devait prendre ce silence pesant pour elle la pauvre, mais en vérité, Carl était mécontent. Non pas de la demoiselle, mais de lui-même. Encore une chose de terriblement inhabituel de sa part. Généralement, il n’avait pas de problème avec ses décisions et son jugement. Pourtant là, il savait qu’il avait mal agi. Il avait agi en jeune idiot qu’il était, alors qu’entre ses murs, il était devenue une figure d’autorité, un modèle à suivre. Pour elle, il n’avait pas su jouer ce rôle.

- Oui, je devrais, bien sûr. finit-il par répondre en oubliant le serpent argenté.

Il venait à peine d’entrer dans ses nouvelles fonctions de Membre du Conseil Administratif de Poudlard. Même si ses ambitions le poussait à devenir de plus en plus respecté et à responsabilités, ce nouveau poste était une nouveauté pour lui. Il n’était qu’un auror avant d’être à la tête de Poudlard, un auror talentueux certes, mais un simple auror. Rien de comparable à son mentor par exemple. Il devait prendre ses responsabilités et le plus tôt serait le mieux.

Mais pour l’instant, il fallait qu’il gère cette situation :

- C’est comment ton nom ?

Lorsqu’elle lui répondit, il continua sur sa lancée :

- Lux. Je voudrais m’excuser de m’être montré aussi familier avec toi cette nuit. C’était très déplacé de ma part et je m’en excuse. Je voudrais dans ce sens reprendre le vouvoiement avec toi. Est-ce que ça te va ?

Sentant l’incompréhension dans le regard de la demoiselle, Carl précisa :

- Ce n’est pas contre vous. commença-t-il à la vouvoyer. Loin de là. Je n’ai pas encore totalement en tête le rôle que j’ai dans cette école dorénavant et je me suis laisser prendre à mes habitudes d’autrefois. Vous avez été honnête envers moi, je me dois de le faire de même.

Carl pinça l’arrête de son nez sous ses lunettes ( malgré ça, le petit serpent ne bougea pas d’un poil, seuls les mouvements d’une respiration endormie fictive montrait qu’il était encore « vivant » ), avec un mal fou à exprimer ce qu’il pensait. D’un coup, il se sentait fatigué en cette heure tardive. Etre déçu de lui-même était très rare chez Carl, quand ça arrivait, il avait souvent à un mal fou à encaisser le choc.

- Vous êtes de la maison Serpentard n’est-ce pas ? C’est… pour la bague mouvante que je dis ça. insista-t-il en retirant le serpent d’autour de son doigt.

Celui-ci se réveilla et voulut de nouveau mordre l’auror, mais cette fois-ci sans succès ; il était préparé à cette éventualité. En tous cas, ça lui rendit enfin de sourire. Un Carl sans sourire ce n’était pas naturel, même pour quelqu’un qui le connaissait qu’à peine. Il faisait cet effet ; son visage collait à la joie et à rien d’autre. Ça ne lui allait pas d’être soucieux, tout simplement.

- C’est vraiment de la belle magie que vous avez fait là. – il leva les yeux vers elle. – Je vous aime bien, Mademoiselle Lux. Et contrairement à beaucoup de mes collègues, je peux avoir des sentiments et être indulgent. Je ne vais pas vous donner une retenue, parce que vous avez fait quelque chose de magiquement exceptionnel pour votre âge cette nuit. Par contre, je vais enlever 5 points pour Serpentard pour avoir quitté votre dortoir. Juste pour la forme, parce que vous avez raison sur le fait que je vais me faire enguirlander si je ne fais rien.

Il afficha de nouveau un sourire amusé. Comme quoi, c’était plus fort que lui. Le naturel revenait toujours au galop, comme on pouvait le dire.

- Je vais vous raccompagner jusqu’à votre salle commune. Vaut mieux avec les préfets qui rodent.

Il lui offrit un sourire bienveillant, mais pas celui de l’enfant qui avait parcouru ces couloirs autrefois, mais comme l’adulte qu’il était, rassurant et protecteur.

Face au silence qui régnait alors qu’ils descendaient tous deux les escaliers qui n’en faisaient qu’à leurs têtes, Carl ne put s’empêcher de demander :

- Vous m’en voulez, je présume ?  

De nouveau un sourire, mais plus triste cette fois, et plus fatigué. Carl avait pris 10 ans d’un coup en passant du jeune adulte au membre du conseil responsable. Il en avait même oublié de retirer ses lunettes, un réflexe encrer en lui depuis longtemps pourtant. Quant au petit serpent, il avait repris sa promenade, cette fois-ci en s’enroulant autour de la baguette couleur ivoire encore étincelante de Carl.

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MessageSujet: Re: Les aléas de la v... des couloirs ◮ ft. Lux Yaxley Dim 28 Déc - 20:58


Les aléas de la v... des couloirs.Carl P. Londubat & Lux A. Yaxley


Lux était complètement perturbée par cette rencontre fortuite. Elle se demandait même si elle ne préférait pas se faire remonter les bretelles par un quelconque préfet. Il était rare que les adultes soient si indulgents, si compréhensifs, si … attentifs. Non, vraiment, les adultes formant la famille de Lux n’avait jamais porté un intérêt quelconque à ses créations et encore moins à ses envies personnelles. Alors qu’un membre du conseil, censé être un pilier de l’autorité, lui le faisait avec une simplicité déconcertante. Une simplicité qui venait la troubler au plus profond d’elle même. Pour une fois, ce qui incarnait le monde adulte semblait approuver ce qu’elle faisait…

- Très ingénieux. Tu as des capacités à exploiter, fais-moi confiance là-dessus.

Les doigts fins de Lux passèrent dans sa chevelure dans un geste nerveux. Si la journaliste Debra lui avait dit qu’elle avait une plume intéressante, elle était bien plus attachée aux encouragements que Carl venait de faire car ils étaient dans son domaine tout simplement… Quant à ses capacités, Lux ne les utilisait que lorsque cela l’intéressait ce qui faisait d’elle une élève moyenne dans la plupart des matières. Etrangement, Sortilèges, Métamorphose et Potions avaient réussi à capter son intérêt mais cela dépendait bien évidement des thèmes abordés.

- Oh, c’est bien la première fois qu’on me dit ça…

Cette phrase elle l’avait lâchée sans le vouloir. Ses parents lui jetaient un regard dédaigneux quand elle passait ses étés chez eux en fabriquant ses bijoux. Nox lui, avait admis qu’ils étaient bien, mais qu’elle devait penser à son devoir. En résumé, être sage, rentrer dans les rangs. Les artistes sont bien trop marginaux pour appartenir aux Yaxley. Pourtant elle se voyait davantage dans un atelier que derrière un bureau à rédiger des articles aussi gentille Debra fut-elle. Dans l’obscurité du couloir, Lux observa Carl un instant. Il était sûrement l’un de plus jeune du Conseil. Ce n’était pas pour rien que la plupart des filles du château le regardait avec des yeux de troll farci. Quant à elle, elle comprenait bien mieux pour le paternel ne pouvait pas le voir en peinture. Trop jeune. Il lui faisait de la concurence. Trop gentil. Il n’était sûrement pas de ceux qui écrasent les sangs impurs. Trop ouvert. Il ne se fermait sûrement pas autour d’une élite stupide. Lux eut presque l’envie de lui dire : «  hey, tu veux pas m’adopter ? » Mais l’absurdité de ses pensées ne passa pas le cap de ses lèvres. Elle finit juste par lui dévoiler qu’elle n’était pas de Gryffondor. Malgré la pénombre, Lux vit les traits de son compagnon nocturne se changer. Sérieux, il semblait soudainement réaliser quelque chose qui échappait à Lux, qui, elle, mettait sur le compte du fait qu’il l’ait attrapé au milieu du couloir en pleine nuit. Elle ne savait pas vraiment comment lui parler. Il lui faisait une blague, la félicitait au lieu de la punir. Une complexité ambulante. Une personnalité troublante. C’est presque elle qui lui proposait de la mettre en retenue. Comme si lui serait mal vu s’il ne le faisait pas. Mais il restait silencieux. Plongé dans ses pensées, perdu certainement dans des songes lointains que Lux ne comprenait pas. Pour combler le vide, la brune commenta les agissements du Serpent. Maintenant qu’il était repu, il semblait bien plus à l’aise.

- Peut-être qu’il doit être nourri ? murmura-t-elle soudainement plus pour elle même que pour son acolyte. Cela sembla tirer l’ancien Poufsouffle de ses pensées.

- Oui, je devrais, bien sûr.

La jeune fille hocha la tête. C’était bien la punition la plus étrange qu’elle eut attendu depuis qu’elle courrait dans les couloirs de Poudlard. Etrangement, elle n’avait pas envie de le provoquer comme elle l’aurait pu le faire. Il l’avait bien trop perturbé avec sa personnalité pour réveiller en elle ce côté sauvageonne qu’elle pouvait parfois avoir. Alors elle se contenta d’attendre avant d’abdiquer.

- C’est comment ton nom ?

- Lux… souffla-t-elle sans vouloir assumer son nom ce soir. Pas devant lui qui semblait si normal, si condescendant pour une fois. S’il savait qu’elle était la fille de Damon, peut-être la verrait-il autrement ? Elle ne voulait pas ternir cet échange à cause de ce nom.

- Lux. Je voudrais m’excuser de m’être montré aussi familier avec toi cette nuit. C’était très déplacé de ma part et je m’en excuse. Je voudrais dans ce sens reprendre le vouvoiement avec toi. Est-ce que ça te va ?

La brune l’observa silencieusement sans dire un mot. Elle ne comprenait plus rien. Elle qui se croyait lunatique, il devait l’être bien plus qu’elle. Ou alors ils étaient plusieurs dans sa tête…

- Ce n’est pas contre vous. Loin de là. Je n’ai pas encore totalement en tête le rôle que j’ai dans cette école dorénavant et je me suis laisser prendre à mes habitudes d’autrefois. Vous avez été honnête envers moi, je me dois de le faire de même.

Elle ne savait pas si elle devait répondre ou le laisser continuer. Merlin, ce type était bien trop troublant pour être suivi. Quelqu’un parvenait-il à le comprendre ?

- Vous êtes de la maison Serpentard n’est-ce pas ? C’est… pour la bague mouvante que je dis ça.

- Oui, je voulais me faire une bague à l’effigie de ma maison… lui sourit-elle doucement alors que sa création était prête à le croquer une nouvelle fois.

- C’est vraiment de la belle magie que vous avez fait là. Je vous aime bien, Mademoiselle Lux. Et contrairement à beaucoup de mes collègues, je peux avoir des sentiments et être indulgent. Je ne vais pas vous donner une retenue, parce que vous avez fait quelque chose de magiquement exceptionnel pour votre âge cette nuit. Par contre, je vais enlever 5 points pour Serpentard pour avoir quitté votre dortoir. Juste pour la forme, parce que vous avez raison sur le fait que je vais me faire enguirlander si je ne fais rien.

Lux ne put s’empêcher de retenir un éclat de rire alors qu’il terminait sa tirade. Lui, il aurait été amusant comme grand frère pas comme Erèbe.

- Je vais vous raccompagner jusqu’à votre salle commune. Vaut mieux avec les préfets qui rodent.

- C’est gentil, Evans n’aura pas le privilège de m’enguirlander si on la croise en tout cas lui répondit-elle avec un petit sourire. Ils s’attaquèrent alors aux escaliers facétieux de Poudlard. Le silence s’était installé entre eux alors qu’ils tentaient de gagner le chemin des cachots.

- Vous m’en voulez, je présume ?  

Lux releva la tête soudainement scrutant son visage comme si la question lui avait retourné le cerveau. La petite Lumière secoua négativement la tête. Après tout baisser les armes devant un membre du conseil, cela ne risquait pas d’être su.

- Vous plaisantez encore ? demanda Lux suspicieuse avant de réaliser que ce n’était pas du tout le cas.

- En fait, c’est plutôt le contraire. admit-elle détournant les yeux, le prétexte d’observer les marches étant une bonne alternative.

- C’est la première fois qu’on me dit que je suis bonne quelque part. Enfin, du moins, qu’on veut bien reconnaitre que mes bijoux ont un intérêt quelconque. Je vous trouve bizarre pour être honnête, un peu étrange mais si tous les membres du conseil était comme vous, je pense que ça serait vraiment plus sympa. Plus motivant.  

Bien évidement la brune avait surtout Damon en tête alors qu’elle prononçait ces derniers mots. Mais combien de fois avait-elle pu rêver qu’il lui dise ne serait-ce que la moitié des propos de Carl en cette soirée ? Elle ne savait pas vraiment comment l’exprimer à Carl, mais ses propos lui avait fait extrêmement plaisir. Pendant longtemps, elle avait eu cette impression que sa famille avait raison, qu’elle faisait encore n’importe quoi et qu’elle perdait son temps. Lui, en quelques minutes, il était parvenu à ouvrir une petite brèche d’espoir. Ils continuaient d’avancer vers les cachots sans croiser de préfets quelconque. Il se murmurait qu’il était de Poufsouffle cela expliquait aussi qu’il connaisse aussi bien le labyrinthe que formait le sous-sol humide. Alors qu’ils n’allaient pas tarder à arriver devant l’entre des Serpentard la brune lui dit :

- Je suis pas sûre d’avoir compris vous tourments de tout à l’heure. Mais moi j’ai aimé cette rencontre, certes bizarre mais amusante et surtout motivante pour moi. Elle jeta un oeil sur le serpent. Vous voulez le garder ? Elle haussa doucement les épaules puis ne put s’empêcher d’ajouter une petite remarque. Vous me faites penser à Dumbledore. Enfin en moins barbu et moins frippé…Elle avait ajouté la fin de sa phrase avec un petit sourire.

- Je suis sûre qu’il était comme vous plus jeune.


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MessageSujet: Re: Les aléas de la v... des couloirs ◮ ft. Lux Yaxley Ven 23 Jan - 10:51


Les aléas de la v... des couloirs.Carl P. Londubat & Lux A. Yaxley

- Vous plaisantez encore ? demanda la jeune sorcière.

Bien sûr que non qu’il ne plaisantait pas. Il aimait vraiment bien cette jeune fille. Certes, ce n’était encore pas très professionnel d’avoir des préférences, à peine commençait-il son travail en tant que Membre du Conseil. Pourtant, il ne voulait rien savoir ! C’était déjà beaucoup de s’être tout d’un coup rendu compte que Diggory et Yaxley avaient peut-être raison de dire qu’il n’était peut-être pas qualifier, qu’il était encore trop immature pour ses responsabilités… maintenant, il ne voulait pas voir la soirée mal terminer à cause de sa prise de conscience difficile. Il voulait s’assurer qu’il ne perdrait pas de vue cette petite Lux à la belle magie. Carl aimait tellement la belle magie de ce genre… Il n’était pas doué pour ça. Son don de magie à lui était fait pour l’action, la guerre, il était tout en puissance. Une puissance qui lui avait fait peur toute son enfance qu’à présent il maitrisait parfaitement, sans pour autant sortir de son domaine de prédilection. Il était fasciné par ces sorciers qu’on pouvait qualifier d’artistes.

Il ne répondit pas à la Serpentard, jugeant peu nécessaire de le faire. Celle-ci, d’ailleurs, comprit tout de suite sur le visage du Londubat qu’il était sérieux malgré son sourire. Elle répondit alors à sa question :

- En fait, c’est plutôt le contraire… dit-elle en détournant légèrement le regard, gênée.

Carl fut interloqué. Ce silence était si pesant… il avait réellement penser qu’elle l’avait sûrement trouvé étrange et lunatique… Rien de bien brillant pour un membre du conseil.

- C’est la première fois qu’on me dit que je suis bonne quelque part. Enfin, du moins, qu’on veut bien reconnaitre que mes bijoux ont un intérêt quelconque. Je vous trouve bizarre pour être honnête, un peu étrange mais si tous les membres du conseil était comme vous, je pense que ça serait vraiment plus sympa. Plus motivant.

Elle valida ses inquiétudes, mais Carl était soulagé. Elle venait de lui dire, contrairement à certains de ses collègues, qu’il était digne et même qu’il devrait prendre exemple sur lui. Un point qui conforta son égo à un tel point qu’il se sentit de nouveau fier et affirmé. Il ôta ses lunettes, comme si c’était  un signe de sa nouvelle bonne humeur.

- C’est très gentil de me dire ça, Lux. C’est ce que je veux laisser paraître aux élèves de cette école. Les motiver et non pas les enfoncer. J’ai été étudiant, je sais ce qu’on ressent en tant que tel.

Il s’arrêta là avant de partir dans ses discours solennel et inutile sur ses motivations à faire un bon Membre du Conseil.

- Je suis pas sûre d’avoir compris vos tourments de tout à l’heure. Mais moi j’ai aimé cette rencontre, certes bizarre mais amusante et surtout motivante pour moi.

Carl voulut lui répondre aussitôt, de nouveau un peu plus confiant, mais elle le devança :

- Vous voulez le garder ? montra-t-elle du doigt le petit serpent de nouveau assoupi autour de l’index du co-directeur.
- C’est un cadeau de grande qualité que vous me faites là. Si c’est bien ce que vous voulez, je suis heureux de l’accepter.

L’ex-Poufsouffle avait retrouvé son sourire légendaire et surtout la prestance qui lui correspondait bien. De nouveau sûr de lui, il prit la peine de lui expliquer son comportement étrange plus tôt :

- Sachez que mes tourments ne sont en aucun cas de votre origine. Entre ses murs, je n’ai été qu’un élève. Prendre la place d’Albus Dumbledore est tout nouveau pour moi. J’ai eu peur de n’avoir pas été à la hauteur de ce qu’on attendait de moi en étant si familier avec vous. Vous savez, même si on m’a élu, certains ont tendance à dire que je n’ai rien à faire ici. C’est pas très professionnel de vous faire part de ça, mais je pense que je vous dois bien des explications plus clairs. Peut-être que vous me trouverez moins étrange après ça. ajouta-t-il avec humour.
- Vous me faites penser à Dumbledore. Enfin en moins barbu et moins fripé… commença-t-elle, répondu par un rire de la part de Carl. Je suis sûre qu’il était comme vous plus jeune.

Ce n’était que trop d’honneur pour Carl tant de compliment à son égard de la part d’une parfaite inconnue. Car c’était bien le cas. Il ne savait même pas le nom de cette petite Lumière, seulement le nom de sa maison et le fait qu’elle était très douée magiquement. Il lui avait sûrement fait un grande impression. Quelle soit positive ou négative, Carl Londubat faisait toujours grande impression, et il le savait. La seule chose qu’il n’osait affirmé, même discrètement, c’était qu’il pouvait ressembler ou se comparer au grand Albus Dumbledore. Ce fut exactement ce que fit Lux. Sans le vouloir, le grand Membre du Conseil en fut complètement déstabilisé. Il hésita avant de laisser les mots quitter sa gorge et il se surprit à éviter le regard de la jeune sorcière, le teint plus rose. Même Augusta, sa mère, ne lui avait jamais dit une chose pareil…

- Je… je ne sais pas quoi dire… Vous me flattez au plus haut point, là.

Il passa sa main dans ses cheveux alors qu’ils arrivaient enfin devant les cachots. Il se gratta la nuque, dans une sensation de gêne qui lui était particulièrement inhabituelle en s’arrêtant à l’entrée des souterrains de Poudlard.

Voyant que le moment des au revoir était venu, il essaya de reprendre ses esprits, mais toujours avec les oreilles rougissantes :

- Au grand plaisir de vous revoir, Miss Lux. Surtout, ne traitez plus dans les couloirs à cette heure ! Enfin… pour cette nuit, après libre à vous d’essayer de me semer la prochaine fois. Ajouta-t-il avec un clin d’œil.

Il eut un geste parasite avant de s’éloigner dans un dernier sourire à l’encontre de la Serpentard. Derrière lui, Lux entrait dans les cachots, rejoindre sa salle commune. Quant à lui, il ne prit pas le chemin de ses quartiers. Il monta les escaliers pénétrant dans le grand Hall. Devant les sabliers des quatre maisons, il jouait de nouveau avec le petit serpent en argent, toujours son sourire étiré sur ses lèvres. Ce fut alors en fixant le sablier vert qu’il annonça solennellement :

- Je donne 10 points aux Serpentards, pour l’ingéniosité de l’une de ses sorcières.

Le compteur monta alors instantanément de ces fameux dix points et une dizaine de perles vertes tombèrent du haut du sablier. Il accentua son sourire, prenant enfin congé de cette longue journée à Poudlard.

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MessageSujet: Re: Les aléas de la v... des couloirs ◮ ft. Lux Yaxley

Les aléas de la v... des couloirs ◮ ft. Lux Yaxley
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