Un, deux, trois, je t'ai vue ! [Dorea]
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MessageSujet: Un, deux, trois, je t'ai vue ! [Dorea] Lun 27 Oct - 17:50

Isis avait passé une très bonne journée. L’une de celles où l’on se sent invincible et qui nous pousse à faire n’importe quoi. Et lorsqu’il s’agissait de faire n’importe quoi Isis était toujours partante. Pour elle il y avait un temps pour tout et il lui était indispensable de ne pas négliger celui qui comprenait « faire n’importe quoi ». A vrai dire c’était exactement ce que la Serdaigle était en train de faire ; et elle s’amusait follement, comme un gosse à vrai dire même si elle abordait l’un de ses airs les plus sérieux. Heureusement ses camarades commençaient à la connaître et avaient appris à ne pas la prendre au sérieux, excepté sur certains sujets bien précis comme ses cours favoris ou les devoirs à rendre. Isis pouvait alors être mortellement sérieuse, mais pas là.

Dans une dernière tentative pour prouver à sa tablée, composée de quatre élèves qui n’avaient rien demandé, qu’elle était une comédienne hors pair Isis leva les mains au ciel et déclama d’une voix chevrotante un alexandrin qu’elle venait juste d’inventer : « Toi qui souffre d’amour, toi qui pleure en chantant ! » Ce qui ne voulait rien dire, mais alors absolument rien. Néanmoins ça ne découragea pas la Serdaigle, persuadée qu’elle avait enfin réussi à trouver le bon ton, qui interrogea du regard chacune de ses camarades qui, elle l’espérait, avaient observé avec beaucoup d’attention la prestation de la jeune brune. Devant l’air pincé de ses derniers qui ne disaient pourtant rien Isis soupira discrètement en fixant la table qui était soudainement devenue très intéressante à ses yeux et se promit de faire mieux la prochaine fois. Isis leva finalement les yeux vers sa voisine de table, Melinda, qui en avait profité pour disparaître. La sixième année se mit alors à jouer avec sa plume qu’elle faisait valser entre ses doigts comme à son habitude, sur un rythme bien précis qu’Isis connaissait depuis assez  longtemps pour qu’elle puisse se permettre de le suivre sans même y penser. C’était l’un de ses petits gestes quotidiens qu’Isis aimait plus que tout ; qui lui permettaient de garder une certaine stabilité quoi qu’il arrive. Mais la Serdaigle avait bien d’autres choses en tête. Elle avait remarqué, en discutant avec Melinda, qu’une Gryffondor les observait d’une façon... quelque peu intrigante. D’accord ce n’était pas intriguant du tout et Isis avait deux trois idées - enfin, surtout une - sur ce que pouvait vouloir dire ce fameux regard. Mais pourquoi ne pas tirer les choses au clair dans la joie et la bonne humeur ? Brusquement, la jeune fille lâcha sa plume - qui n’était en fait pas la sienne mais celle de sa voisine de gauche - qui roula jusqu’au bout de la table avant de tomber aux pieds de sa véritable propriétaire - si ce n’était pas le destin ça ! -, attrapa ses bouquins posés à côté d’elle ainsi que sa baguette et se leva en serrant ses précieux livres contre elle pour éviter qu’ils ne finissent par terre. Maladroite comme elle l’était c’était tout à fait possible.  Isis se dirigea sans se presser vers la table des rouges et or - heureusement qu’il n’y avait pas grand monde et qu’il y avait de la place pour elle - et se laissa simplement tomber sur le banc à côté de la Gryffondor avec un petit sourire aux lèvres. Elle ne put néanmoins s’empêcher de penser une nième fois que ces bancs n’étaient franchement pas très confortables.

« Dorea c’est ça ? Isis, Matthews ! », se présenta la Serdaigle sans prendre de gants, qui avait remarqué dès la première année l’importance des noms de famille dans la monde magique - ce qu’Isis ne comprenait qu’à moitié. Puis, elle s’interrompit un instant pour prendre une grande respiration avant de se lancer dans son explication : « Je sais, tu trouves que c’est bizarre, Melinda et moi je veux dire, comme tu nous observais. Tout le monde me le dit, comme quoi c’est quelqu’un d’horrible ou je ne sais pas trop, qu’on ne devrait pas être amies ou qu’elle joue avec moi, mais moi je l’apprécie vraiment. Je suis peut-être stupide mais je la trouve sincère. » La jeune fille se trouvait tout sauf stupide évidemment mais Isis trouvait que ça sonnait bien dans sa phrase. Isis évitait le regard de la Gryffondor, les yeux dans les yeux c’était pas son truc. Cela faisait trop sérieux. La sixième année posa ses deux coudes sur la table place son menton sur ses jointes, au centre. Elle se demandait souvent pourquoi ses proches n’appréciaient pas Melinda « Mais ne t’inquiète pas, elle n’a rien remarqué et je ne vais pas lui dire. », ajouta Isis avec un petit rire à l’idée d’imaginer la réponse de sa camarade si elle le lui disait.


Dernière édition par Isis Matthews le Lun 24 Nov - 20:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, je t'ai vue ! [Dorea] Mer 19 Nov - 23:16

Un, deux, trois, je t'ai vue !
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« Dorea c’est ça ? Isis, Matthews ! » Baguette coincée entre ses dents, Dorea releva le nez de son livre de sortilèges. Qui cela pouvait-il bien être ? Etonnée de voir une serdaigle face à elle, son visage eut du mal à exprimer ce sentiment à cause de la contraction de sa mâchoire contre le bout de bois magique afin qu’il ne tombe pas, ce qui l’avait aidé à se concentrer jusqu’ici. Car il fallait le dire : pour réussir à travailler en pleine grande salle, il en fallait de la concentration. Bien plus que ne pouvez lui procurer sa volonté de fer d’obtenir assez d’Aspic en vue d’une possible carrière. Depuis quand s’en préoccupait-elle ? A vrai dire, elle ne l’avouerait surement jamais par fierté mais c’était plus le refus orgueilleux de Caradoc qui avait déclenché ce processus. Quoiqu’il en soit, elle avait maintenant devant elle une serdaigle brune souriante qui se présenta comme étant Isis Matthew. Isis, Isis… cela lui disait vaguement quelque chose mais quoi ? Pourtant, son visage lui rappelait une conversation. Au détour d’un couloir, entre deux cours. Avec qui s’était déjà ? « Ah oui, Isis. » Ah oui, une amie de Lily. Elle l’avait rencontré quelques semaines plus tôt et avait conversé avec elle, passant un bon moment après l’affreux cours de potion. « Tu es l’amie de Lily. » continua-t-elle avec un large sourire faisant tomber sa baguette, comme pour lui montrer qu’elle se souvenait parfaitement de qui elle était. Il fallait dire qu’avec la Dearborn, on n’était jamais sûr de rien mais l’apparence faisait souvent tout.

Mais la demoiselle ne semblait pas vraiment s’en soucier car déjà, elle entame son long monologue, surprenant Dorea plus que de mesure. « Je sais, tu trouves que c’est bizarre, Melinda et moi je veux dire, comme tu nous observais. » Euh d’accord… elle était complètement démasquée à 100%. D’ordinaire, les gens qui s’en apercevaient venaient la voir avec un air furibond auquel elle répondait plutôt ironiquement ou violemment. Mais dans le cas présent, il fallait avouer que la Matthews la déstabilisait complètement.  « Tout le monde me le dit, comme quoi c’est quelqu’un d’horrible ou je ne sais pas trop, qu’on ne devrait pas être amies ou qu’elle joue avec moi, mais moi je l’apprécie vraiment. Je suis peut-être stupide mais je la trouve sincère. »  L’observant distinctement, Dorea n’osait même pas cligner des yeux. Sait-on jamais, si elle allait se lancer dans une nouvelle explication. Ce qui ne semblait pas être le cas. « Euh… d’accord. » Que voulez-vous répondre à cela ?! En plus, elle n’osait même pas la regarder dans les yeux, ce qui déstabilisait complètement la gryffondor. Mise dans une position inconfortable, elle se redressa quelque peu – faisant craquer une vertèbre au passage, ah le quidditch – afin de montrer une meilleure convenance. Il fallait dire que lorsqu’elle travaillait, Dorea aimait se mettre à l’aise en s’étalant avec ses affaires sur la table mais également en repliant ses jambes sous elle ou alors en les étendant sur le banc. « Mais ne t’inquiète pas, elle n’a rien remarqué et je ne vais pas lui dire. » ajouta-t-elle pendant que la gryffondor plantait sa baguette dans ses cheveux, ce qui lui avait permis de les remonter au-dessus de sa nuque.

« Et bien… merci, je suppose. » Non, décidément, elle ne savait vraiment pas quoi répondre à tout ceci. « Mais tu sais, ca m’est égal à vrai dire si tu lui en parles ou non. C’est ton amie, pas la mienne. » rajouta-t-elle avec un petit sourire en coin, trouvant la situation aussi grotesque qu’étrange, ce qu’elle n’aimait absolument pas. Ne pas savoir comment se comporter, ni sur quel pied danser l’avait toujours inconforter ce qu’elle haïssait le plus.  Elle était bien gentille la serdaigle, très franche et bien dans ses souliers aussi pour venir lui dire tout cela. Surement une lionne qui s’ignore. Cependant, la fameuse Melinda en question n’était surement pas ce qu’on pouvait appeler une enfant de cœur fréquentable. Peut-être avait-elle de réels amis mais l’interview Melinda/Dorea lors de leur troisième année afin définitivement tracer un trait opaque sur une quelconque possibilité d’amitié entre elles. Au contraire, cela avait réveillé la curiosité de l’écossaise pour la sang-pure. Une peau de vache ambulante était sa conclusion au bout de trois années d’observation. Il y avait quelque chose chez cette rousse qui l’irritait sans pouvoir mettre un terme dessus. Après tout, elle l’avait stupéfixié et complètement abandonnée dans les toilettes de Mimi Geignarde en l’envoyant paître de façon non merlinesque. Une vraie peau de vache.
« Vu qu’on joue dans la franchise toi et moi » commença-t-elle en se penchant en avant pour se rapprocher de la serdaigle comme si elles faisaient des cachotteries. « hum, comment dire çà gentiment… » se mit-elle à réfléchir à haute voix, ne voulant surtout pas ni la bruquer, ni l’irriter. « Pourquoi es-tu amie avec elle ? Je veux dire qu’est-ce qui vous relie ? » Hormis votre maison commune et… votre intelligence ou sagesse, qu’importe ce qui caractérise le plus des serdaigles.


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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, je t'ai vue ! [Dorea] Lun 24 Nov - 20:44

Isis sourit avec vigueur lorsque Dorea prononça son prénom - après avoir enlevé sa baguette de sa bouche ce qui n'était pas hygiénique d'ailleurs d'après la sixième année, c'était bien, elle allait peut-être s'en souvenir comme ça ! Elle aimait, pour une raison qu'elle disait ignorer, qu'on retienne son prénom et qu'on puisse le lui associer. Ce n'était pas pour se sentir connue, mais c'était pratique. Pas besoin de le répéter mille fois et au moins elle évitait un tas de malentendus. Et Merlin seul savait à quel point la sixième année détestait les malentendus, sauf évidemment quand c'était elle qui les crée mais, là encore, il fallait qu'elle soit de bonne humeur pour l'avouer. « Euh... D'accord. », Ah oui, l'espionnage de Dorea ! Bien sûr que c'était d'accord, elle l'avait bien vue, Dorea, en train de les observer à la dérobée – d'ailleurs pas tellement à la dérobée justement. Mais il en fallait beaucoup plus à Isis pour changer de conversation ou pour considérer sa tâche – qui n'en était pas une – comme accomplie ; d'autant que cette conversation lui plaisait bien. Isis trouvait ça follement marrant de surprendre quelqu'un en train de l'observer.

« Eh bien … merci je suppose. » Isis croisa finalement le regard de la Gryffondor. Était-elle en train de la perdre ? La Serdaigle savait qu'elle parlait beaucoup, et vite et aussi que, parfois, certaines personnes n'arrivaient pas à la suivre que cela soit par surprise parce qu'elle n'avait pas l'air aussi... barbante ? comme ça, par ennui ou parce qu'ils n'étaient simplement pas assez intelligents. Mais tout de même, ça ça n'arrivait pas souvent. « Pas besoin si tu le penses pas ! », répliqua sans méchanceté la bleue et bronze. « Mais tu sais, ca m’est égal à vrai dire si tu lui en parles ou non. C’est ton amie, pas la mienne. » Ce n'était pas faux. « Un point pour toi! », concéda la Serdaigle en croisant ses jambes sous la table. Elle observa un instant sa camarade, baguette dans les cheveux – c'était marrant parce qu'Isis faisait la même chose de temps en temps mais généralement c'était quand elle était face à une situation compliquée ! - qui semblait ne pas trop savoir comment réagir face à l'arrivée flamboyante de la sixième année. « Vu qu'on joue dans la franchise toi et moi », commença Dorea et Isis voulut répliquer que la franchise n'était pas un jeu mais la Gryffondor s'était rapprochée, créant ainsi un climat de complicité entre les deux élèves. « hm, comment dire ça gentiment... Pourquoi es-tu amie avec elle ? Je veux dire qu’est-ce qui vous relie ? » C'était la question à un million de gallions. Isis l'avait entendue, toutes les années et même toutes les semaines lorsque les élèves avaient remarqué qu'elle s'était liée d'amitié avec Melinda. Elle comprenait très bien la curiosité de Dorea, après tout Melinda venait d'une famille de sang-pur très respectée et elle... était une simple née-moldue, en bref tout les opposait au premier abord.

« Parce que je l'apprécie. », répondit simplement Isis en décroisant ses jambes. La Serdaigle, posa alors sa main droite sur la table, fit claquer ses doigts sur le bois, réfléchissant à ses meilleures chances pour convaincre Dorea de la sincérité de Melinda. … Non, après tout ce n'était pas ça sa question, c'était à propos d'elles, pas juste de Melinda. « J'aime discuter avec elle. Au début, c'était aussi parce que c'était Melinda tu vois ? Elle était – et l'est toujours d'ailleurs mais maintenant ce n'est plus important – plus âgée, réputée que ce soit dans notre maison ou dans tout Poudlard. Lui parler c'était quelque chose ! » Consciente que cela avait l'air d'explications stupides d'une adolescente de quatorze ans en pleine crise identitaire elle jeta un regard désolé à Dorea, mais ne s'arrêta pas pour autant. « Je sais, c'est stupide et maintenant je m'en rends bien compte mais à l'époque, c'était quelque chose. Évidemment Melinda c'est toujours quelqu'un mais... » Isis s'arrêta net, prenant conscience pendant une instant qu'elle monopolisait la parole. « Je suis désolée je parle beaucoup, mais en bref, je trouve que Melinda est attachante, gentille et ouverte enfin elle ne m'a jamais fait de remarque sur mon sang elle. », conclut Isis en haussant négligemment les épaules. « … Pas que tu m'en aies fait hein ! Ce elle ne t'était pas du tout destiné ! C'est juste que certains élèves, enfin tu vois ! », ajouta rapidement la Serdaigle qui venait de se rendre compte que son elle, pouvait être mal interprété. « C'est comme si quelqu'un comme toi, super joueuse de Quidditch ! ...D'ailleurs, j'admire ta façon de jouer ! Vraiment ! Admirer, d'accord, le terme est sans doute un peu fort mais je trouve que tu joues merveilleusement bien. Je suis un peu jalouse d'ailleurs. », termina la Serdaigle avec un petit rire forcé. Isis n'était pas vraiment mauvaise en Quidditch mais elle n'était pas  douée non plus. Elle jouait au Quidditch comme jouait la moitié de l'école. « J'adorerais jouer comme toi ! » Pendant qu'Isis parlait son visage s'était illuminé, illustrant à merveille l'admiration qu'elle éprouvait envers les joueurs de Quidditch. « Mais on a pas tous les mêmes talents ! D'ailleurs, le prochain match ce n'est pas contre Serdaigle ? »

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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, je t'ai vue ! [Dorea] Mer 26 Nov - 22:04

Un, deux, trois, je t'ai vue !
Cause when we are good, we're grand, but when we're bad we are very bad. But I stick around 'cause the love that you're giving me is the best I've ever had. Oh, oh, oh, oh. And it's funny to me, the way that things have worked out. There's no doubt in my mind that you can't recall what this all was about. So let's give it up. Love me sweetly and completely Come and sit beside me 'cause you know I need you near. When you're wheelin' with that feelin' we'll paint the town pink 'cause baby, red is so last year.



Cette journée était des plus étranges. Aussi étrange qu’intéressante à vrai dire. Qui aurait cru que son heure de pause allait être bouleversée par une petite grignette avec un sourire radieux et un débit de parole assez impressionnant ? Car il fallait le dire, cette demoiselle avait des choses à dire. Beaucoup de choses même. Heureusement pour elle, elle était loin d'être très consciencieuse dans ses devoirs et pouvait bien les laisser de côté pendant une longue heure. Et puis, vu la bouille enjouée de la sixième année, elle pouvait très bien se laisser distraire par une âme si joviale.

« Parce que je l'apprécie. » Elle avait au moins le mérite d’être complètement sincère. Ce qui était plutôt appréciable dans les temps qui courent. Bien qu’en réalité, sa réponse déstabilise Dorea malgré le fait qu’elle s’y attendait. Après tout, personne ne reste avec une personne qu’elle n’apprécie pas mais tout ceci ne répondait absolument pas à sa question. A moins qu’elle ne l’ait mal formulé. En réalité, la lionne voulait savoir ce qu’Isis pouvait voir en Melinda pour pouvoir autant l’apprécier. Là où elle-même ne voyait que noirceur, fourberie et rancœur. Surement un reste de leur histoire commune. Quoiqu’il en soit : elle avait besoin de savoir. Besoin de comprendre. Car une vois lui disait qu’elle ne s’était pas trompée au sujet de la préfète des bleus. Si autoritaire. Si précieuse et désobligeante. Non : tout en Melinda Greengrass lui faisait dresser les poils d’angoisse et de dérision. Alors comment une fille aussi joyeuse qu’Isis pouvait y croire ? Elle allait le savoir dans quelques petites minutes. « J'aime discuter avec elle. Au début, c'était aussi parce que c'était Melinda tu vois ? » Non, elle ne voyait pas, l’indiquant par le relèvement d’un sourcil. Pourquoi voudrait-on connaître Melinda… pour Melinda ? Parce qu’elle fait partie des vingt-huit familles de sang-purs ? Par Merlin, dites que non. «  Elle était – et l'est toujours d'ailleurs mais maintenant ce n'est plus important – plus âgée, réputée que ce soit dans notre maison ou dans tout Poudlard. Lui parler c'était quelque chose ! »  Ah non, c’était juste de sa la réputation de la rouquine que la demoiselle parlait. A dire vrai, Dorea ne s’était jamais inquiétée de la réputation d’une autre personne. Ni même de la sienne, tant qu’on ne venait pas lui rappeler ses travers entachant ce qu’on appelait la réputation. Incroyable la façon dont on ne veut pas faire attention à sa réputation mais que dès l’instant où quelqu’un la mentionne, on commence à s’en inquiéter.

« Je sais, c'est stupide et maintenant je m'en rends bien compte mais à l'époque, c'était quelque chose. Évidemment Melinda c'est toujours quelqu'un mais... » Les yeux dans le vague, Dorea acquiesça doucement d’un léger sourire au coin des lèvres. Oui, çà elle pouvait le comprendre : à onze ans, on est souvent impressionnable. Elle-même vouait un culte envers son aîné et Elena Withecraft, la célèbre éleveuse de licornes. « Je suis désolée je parle beaucoup, mais en bref, je trouve que Melinda est attachante, gentille et ouverte enfin elle ne m'a jamais fait de remarque sur mon sang elle… Pas que tu m'en aies fait hein ! Ce elle ne t'était pas du tout destinée ! C'est juste que certains élèves, enfin tu vois ! » Là par contre, elle bluffait totalement la gryffonne. Melinda Greengrass en défenseuse de la cause des moldus. Dingue comme elle ne voyait pas les choses de la même manière. En même temps, elle avait un point de vue souvent plus objectif car lointain. Une parfaite petite enquêtrice, tout simplement parce qu’elle était souvent perdue dans la contemplation de ses congénères plutôt que dans ce qu’elle pouvait lire. Néanmoins, elle leva les mains face à son visage en ouvrant ses paumes pour montrer que tout était pardonné car rien n’était réellement accusé. Par contre, Isis n’avait pas totalement convaincu Dorea sur le cas « Melinda : bitch or angel ?! » Il fallait dire qu’elle avait du mal à la voir en personne attachante, gentille et ouverte alors qu’en troisième année, elle l’avait stupéfixié parce qu’elle lui avait seulement demandé si ca allait… et que depuis, une petite guerre semblait s’être installée en elle, Dorea ignorant qu’en réalité, la bleu et argent avait peur qu’elle ne révèle cet épisode. Il y a des choses dans la nature que nous ne sommes pas faits pour comprendre, décidément. En attendant, Isis lui parlait d’un cas plus important : le rejet des nés-moldus par les sangs-purs. Elle en savait quelque chose. Malgré le fait qu’elle ne soit elle-même une sang-mêlée provenant d’une branche de sang-purs, elle était parfois considérée comme une pestiférée qu’il fallait « guérir ». Pouah !  « C'est comme si quelqu'un comme toi, super joueuse de Quidditch ! ...D'ailleurs, j'admire ta façon de jouer ! Vraiment ! Admirer, d'accord, le terme est sans doute un peu fort mais je trouve que tu joues merveilleusement bien. Je suis un peu jalouse d'ailleurs. » Si Dorea était en train de boire en ce moment précis, elle aurait surement recraché toute son eau au visage de la pauvre Isis car c’était bien la première fois qu’on lui faisait un compliment aussi dévoué et proche du fan. D’ordinaire, c’était James qu’on venait acclamer, délaissant tous les autres membres de l’équipe – hormis peut-être leur capitaine – mais une femme joueuse n’avait jamais réellement attirée l’attention. En tout cas, pas pour de l’admiration, certains se servant de ce statut plus pour un plan drague qui jusqu’ici avait été plus risible qu’acceptable. « Waoo, j’aurai jamais pensé qu’on puisse me dire çà, un jour. Merci bien ! » C’était quand même gênant cette grande tirade, comment faisait James pour l’accepter ?! Tournant un regard vers son camarade qui se trouvait à l’autre bout de la Grande Salle, Dorea ne chercha pas plus loin : à coup sûr, ce dernier se serait vanté en se mettant en avant, ce qu’il faisait toujours. Elle ne lui en avait jamais voulu, préférant le quidditch pour son sport que pour la notoriété qu’on pouvait en découler – et aussi une forme de féminisme avant-gardiste prouvant que les femmes sur le terrain, çà assure aussi bien qu’un homme mais passons -. Lily lui avait dit un jour qu’elle aimerait bien apprendre à voler comme elle mais ce n’était pas la même chose.

« J'adorerais jouer comme toi ! » répondit alors Isis, coupant Dorea dans ses réflexions, ce qui la fit rire doucement. « Tu veux dire être à deux doigts de prendre un cognard qui pourrait te paralyser ou risquait de tomber de son balai à plus de quarante mètres de hauteur ? » commença-t-elle en grimaçant comme si elle voulait la dégoûter car la réalité du jeu était beaucoup moins glamour qu’il n’y paraissait… ce qu’elle n’arriva pas à faire plus de deux secondes. « Non, je plaisante. Enfin oui, ca peut arriver mais il n’y a que les tordus qui font çà. » Comme elle, avouons-le mais pas à voix haute. « Tu sais… tout le monde peut y arriver. Pour cela, il suffit déjà de croire en soi et ensuite… de sauter dans le grand bain. » Comme disait sa mère. C’était surement complètement suicidaire mais c’est souvent dans les moments les plus intenses qu’on arrivait à se concentrer et réussir l’impossible. D’ailleurs, elle appliquait ce credo dans chaque match, étant devenue surement la plus barrée des joueurs de quidditch et ayant fait un grand nombre de sauts à l’infirmerie. Tester pouvait faire mal parfois. Très mal même. Comme la fois où l’infirmière vous fait avaler sa potion de repousse-os. Déconseillé aux moins de trente-cinq ans, sérieusement. Un goût affreux pour une nuit avec les mêmes honneurs. Un véritable calvaire. « Mais on a pas tous les mêmes talents ! D'ailleurs, le prochain match ce n'est pas contre Serdaigle ? » Ah oui, le match. La plus grande préoccupation de l’équipe des lions depuis une semaine. Les entraînements s’enchainaient avec grande vitesse, les créneaux pour les matchs étant assez serrés depuis. « En effet. Le tir aléatoire a voulu que ta maison et la mienne ne s’affrontent en premier. Cela promet d’être un beau match. Vos joueurs ne sont pas mauvais. » répondit-elle à l’interrogation de la bleue avant de rajouter une petite plaisanterie : « pas si mauvais que çà. » tout en se retenant de rire afin de ne pas trop blesser la demoiselle si celle-ci ne passait pas.

« Tu aimes parles, toi hein ?! » Commenta-t-elle en rigolant doucement mais non pas méchamment. Un constat qui sortit tout seul après la longue longue tirade qu’Isis venait de sortir sans même être essoufflée. Rien que pour cela, c’était elle maintenant qui l’admirait. « Tu t’entendrais à merveille avec Greta de chez les poufsouffles. Je ne saurais même pas pariée sur laquelle de vous a le plus grand nombre de sujet en dix minutes. Sauf que toi… tu as des sujets un peu plus intéressants. » continua-t-elle en élargissant son sourire tout en se promettant de mettre les deux jeunes filles en contact, sait-on jamais. A moins qu’elles ne se connaissent déjà. Avec Greta, tout était possible. Il s’agissait de la personne la plus sociable et au courant de tout qu’il lui avait été donné de rencontrer jusqu’ici. Bougeant légèrement sur le banc, Dorea s'installa plus confortablement avant de plonger ses pupilles directement dans celles d'Iris. " Melinda a l'air d'être très importante pour toi. Néanmoins, si jamais tu as besoin, tu pourras toujours venir me trouver." Rancunière. Observatrice. Butée. Dorea n'avait surement pas le bon code génétique pour pouvoir faire confiance aveuglément et aussi rapidement en un simple témoignage. Surtout lorsque la cause des nés-moldus était ouverte. Elle s'était rapprochée de Lily en cette occasion et n'hésiterait pas à refaire la même manœuvre pour autrui mais elle refusait de prendre des gobelins pour des farfadets. Alors, la demoiselle commença à se détendre, Isis lui ayant donné l'occasion de parler d'un sujet bien plus passionnant. Un sujet qui commençait à venir sur les bouches de nombreuses personnes, faisant monter le stress petit à petit. " Tu as déjà tenté de jouer au quidditch ?"


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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, je t'ai vue ! [Dorea] Dim 30 Nov - 16:14

« Waoo, j’aurai jamais pensé qu’on puisse me dire çà, un jour. Merci bien ! »  Isis s'arrêta une petite seconde, fronça les sourcils comme si elle cherchait à comprendre ce que Dorea venait de lui dire. Quelque chose clochait. « On ne te l'a jamais dit ? », s'étonna la Serdaigle avec un réel étonnement. Mais qui donc étaient ces gens qui ne disaient pas ce qu'ils pensaient ! Isis avait entendu un tas d'élèves – enfin quelques uns du moins – dire que Dorea était une super joueuse. Dans ce cas là il fallait lui dire, autant faire plaisir à quelqu'un ! Non vraiment, Isis ne comprenait pas...

« Tu veux dire être à deux doigts de prendre un cognard qui pourrait te paralyser ou risquait de tomber de son balai à plus de quarante mètres de hauteur ? »  Dorea était sympa. Pas qu'elle en doutait avant mais là, Isis en était sûre, Dorea était une fille sympa. Déjà parce qu'elle n'avait pas pris la grosse tête et que ses remerciements semblaient vraiment sincère et ensuite... parce qu'elle était sympa pardi ! Sa réponse le prouvait bien. Elle était marrante à grimacer comme si, jouer au Quidditch, c'était quelque chose d'horrible. Isis ne put s'empêcher de rire en secouant la tête de gauche à droite. « Non, je plaisante. Enfin oui, ca peut arriver mais il n’y a que les tordus qui font çà. » Et des tordus il y en avait partout. « Tu sais… tout le monde peut y arriver. Pour cela, il suffit déjà de croire en soi et ensuite… de sauter dans le grand bain. » Isis n'en était pas si sûre. Elle était même convaincue du contraire mais la théorie de Dorea était beaucoup plus optimiste que la sienne il fallait le dire. Pourtant la sixième n'était de loin pas une rabat-joie. « Tout le monde peut s'améliorer, avoir un niveau correct mais certains sont naturellement plus doués que d'autres ! » Et ce n'était pas la mort. Bien sûr qu'Isis n'aurait pas craché sur le talent de Dorea si elle l'avait eu mais elle n'allait pas se mettre à pleurer en prétextant que la vie était injuste pour autant. La vie n'était pas injuste de toute façon, elle était ce qu'on en faisait mais, évidemment, quand tout allait mal il était plus facile de la blâmer plutôt que de se blâmer soi-même. Réaction humaine.

« En effet. Le tir aléatoire a voulu que ta maison et la mienne ne s’affrontent en premier. Cela promet d’être un beau match. Vos joueurs ne sont pas mauvais. »  Pas mauvais ?!  « pas si mauvais que çà. » Ha.Ha.ha. Si ça ce n'était pas de la mauvaise foi ! Mais lorsqu'il était question de Quidditch tous les élèves n'étaient que mauvaise foi, après tout le moral c'était très important alors il fallait y croire sinon c'était fichu. « Ils sont même très bons, » répliqua Isis en imitant une groupie de leur équipe et surtout son petit sourire supérieur lorsqu'elle parlait de Quidditch. « Vous allez vous prendre une raclée... Mais il est encore temps d'abandonner si ça vous dit, personne ne vous en voudra, faire face à la meilleure maison de Poudlard ça fait peur c'est normal ! » Isis arrêta d'imiter ses camarades et reprit, très sérieusement. « Nos joueurs sont plus redoutables que vous ne le pensez ! Je parie une danse sur les tables ou ce que tu veux qu'ils vont gagner ! », lança la Serdaigle sans réfléchir un instant à ce qu'elle disait.

« Tu aimes parles, toi hein ?! » « Coupable ! », répondit Isis en levant la main droite. «Tu t’entendrais à merveille avec Greta de chez les poufsouffles. Je ne saurais même pas pariée sur laquelle de vous a le plus grand nombre de sujet en dix minutes. Sauf que toi… tu as des sujets un peu plus intéressants. »  Greta ? Greta, Greta... Ah oui elle voyait qui c'était ! « J'irais lui parler un de ses jours alors ! Et, entre nous, t'as de la chance parce que mes sujets de conversation ne sont pas toujours captivants ! Parfois je me fais peur à moi-même c'est pour dire ! » Et puis, Isis adorait les potins aussi, tant qu'ils n'étaient pas méchants et ne visaient pas à détruire la réputation de quelqu'un voire ses relations. La méchanceté gratuite non, échanger des nouvelles sur des élèves... ça ne faisait de mal à personne !

« Melinda a l'air d'être très importante pour toi. Néanmoins, si jamais tu as besoin, tu pourras toujours venir me trouver. » Isis ouvrit la bouche et la referma juste après. C'était trop gentil ça ! Dorea s'était déplacé de façon à bien pouvoir plonger sur regard dans celui de la Serdaigle qui, pour une fois e avant perdu ses mots. Isis sourit timidement – ce qui ne lui arrivait rarement mais là, pouf, c'était vraiment trop adorable de la part de Dorea ! Elle resta silencieuse pendant une demi-seconde avant de finalement se lancer. « C'est..., je ne sais même pas comment le dire, très gentil à toi. Vraiment. J'en perds même mes mots... », conclut la Serdaigle avec un sourire gêné. Inutile de dire qu'elle lui retournait la pareille ! Était-ce idiot de le lui dire après ? Isis avait peur de paraître stupide à le lui dire... et puis tant pis ! Depuis quand faisait-elle tant de manières ? « Si tu as besoin, commença Isis, inutile de te dire que tu peux venir me trouver aussi ! Même si c'est idiot de le dire juste après ! … Et même si tu marques des points contre Serdaigle au prochain match ! », ajouta la Serdaigle en rigolant !

"Tu as déjà tenté de jouer au quidditch ? » Alors ça... Isis fit oui de la tête en prenant un air honteux. « Je joue de temps en temps, ça m'amuse. Je me suis même présentée au sélection une fois mais... » Isis rit en se prenant la tête dans ses mains, en se rappelant ce jour-là, deux ans auparavant, elle avait pris son courage à deux mains et elle était allée affronter le verdict des joueurs de sa maison... Autant dire qu'il avait été direct et qu'elle s'était fait discrète pour repartir. Enfin, elle aurait du, parce que se faire discrète ce n'était pas son truc. « Remarque c'était très drôle, mais je suis trop mauvaise pour être dans l'équipe ! Je me débrouille mais je ne joue pas vraiment bien. Même si on me le dit rarement en face, je ne sais pas pourquoi, les gens ont parfois peur d'avouer que je joue mal... Enfin c'est pas spécialement pour moi tu vois, mais certaines personnes n'osent pas dire la vérité à leurs amis. C'est idiot, tant que ce n'est pas dit méchamment. Évidemment ça ne fait jamais plaisir mais c'est la vérité c'est tout. Si ça peut nous empêcher de nous planter ou de nous ridiculiser – même si entre nous ça c'est habituel chez moi. » Isis ne s'arrêtait plus de parler, elle s'arrêta un instant et se servit du jus de citrouille devant elle, ce n'était pas tout mais elle allait rapidement avoir la gorge sèche à ce rythme !



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Un, deux, trois, je t'ai vue ! [Dorea]
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