Se faire remonter les bretelles | Carl & James
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MessageSujet: Se faire remonter les bretelles | Carl & James Lun 17 Nov - 22:27

Oups, j'ai fait une bêtise...
[Carl & James]

Une mine maussade sur les lèvres, James jouait avec son vif d’or de façon distraite en gardant les yeux plongé dans les flammes de la cheminée. La raison de ce petit coup de mou pour ce garçon d’habitude si rieur ? La lettre chiffonnée qu’il tenait dans la main gauche. Une courte missive qui le sommait de se présenter à huit heures précise dans le bureau de Carl Londubat. Et James avait toute les raisons de penser que ce n’était pas pour boire un thé au jasmin accompagné de scones qu’il était convoqué. Le garçon poussa un soupire mi- agacé, mi- désespéré. Il se passa une nouvelle fois la main dans les cheveux, les ébouriffants encore plus. James avait bien une idée de la raison de sa convocation –bien que le jeune membre du conseil n’avait rien précisé – et c’était justement cela le rechignait. Bien loin de s’imaginer que c’était sa petite plaisanterie matinale qui le valait ce rendez-vous, James était persuadé que Lily était allé se plaindre de son manquement à son rôle de préfet. Lui-même était d’accord sur le principe, il ne remplissait absolument pas ses devoirs, mais il ne pouvait simplement pas gâcher ses dernières nuits au château à faire de sordide rondes au cours desquelles il se savait incapable de punir qui que ce soit. Il était en train de préparer mentalement une liste d’excuse qu’il allait pouvoir présenter à Monsieur Londubat, mais sa défense lui semblait pathétique, et le pire du pire à ses yeux, il ne cessait de penser à la rousse et d’être déçu. Il la décevait, la poussait à bout et ça le rendait malade. Quoiqu’il puisse dire ou faire pour montrer aux autres qu’il était détaché de la situation, cela le blessait intimement.

Il était presque sept heure quarante-cinq quand le garçon leva les yeux des flammes qui dansaient pour les tourner vers l’horloge. S’il ne voulait pas être en retard et s’attirer encore plus d’ennuie il était temps d’y aller. Il se dirigea dans un premier temps dans son dortoir, il jeta alors son vif sur son lit, le laissant se perdre dans les pliures de sa couette complètement défaite et tourna quelques minutes dans son dortoir afin de retrouver sa cape. C’est qu’il commençait à faire froid dans les couloirs du château et sortir sans ne lui apporterait qu’une bonne crève et un détour par l’infirmerie pour prendre la pimentine, et de cela, il passait largement son tour. Il prit également son insigne qui trônait sur sa table de chevet, et après l’avoir tourné entre ses doigts l’épingla sur son pull gris en soupirant. Autant l’avoir sur lui pour ne pas en plus, aggraver son cas.  Il quitta son dortoir, puis la salle commune, saluant brièvement d’un signe de tête deux-trois camarades. Il était cinquante déjà, il ne devait plus traîner en chemin.

Plusieurs dizaines de marches plus bas et deux passages secrets empruntés, James se retrouva en haut de l’escalier de marbre qui conduisait au rez-de-chaussée. Bien sûr, il ne devait pas descendre plus, il ne se rendait ni au cuisine, ni à la grande salle, mais c’était le chemin le plus court. Il retrouva son sourire en tournant la tête en direction des sabliers. Ils étaient redevenus normaux, mais ce matin, à la place du beau vert émeraude qui signalait combien de point les serpentards menaient, c’était un liquide verdâtre immonde qui remplissait la fiole. Un sortilège de métamorphose qu’il avait appliqué la nuit précédente avec ses amis les maraudeurs. Mais ce n’était pas tout, ils avaient aussi avec des sortilèges de transfert, ‘empoisonné’ le jus de citrouille de la table des verts et argent. Ainsi, après avoir bu le breuvage, les élèves se retrouvaient avec les cheveux et quelques points sur le corps de cette même couleur verte immonde. C’était stupide comme farce et pourtant ça avait fait rire pas mal de monde. Même la plus grosse majorité des élèves alors présent dans la grande salle pour le petit déjeuné. Sa bonne humeur retrouvée James monta quatre à quatre les marches qui le séparait de lieu de rendez-vous. Il s’arrêta quelques instants devant la porte, retrouva son souffle puis se décida à frapper à la porte. Il attendit quelques secondes avant d’entendre un net « entrer » après lequel il poussa la porte pour entrer.« Bonsoir Monsieur, vous avez demandé à me voir ? » demanda calmement le garçon qui au final, même s’il avait une idée, ne connaissait pas la raison de cette convocation.



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MessageSujet: Re: Se faire remonter les bretelles | Carl & James Jeu 20 Nov - 17:47


Se faire remonter les bretellesCarl P. Londubat & James Potter

Carl n’a jamais aimé l’idée de réprimander un élève de Poudlard. Ce qui était un parfait paradoxe pour celui qui avait offert sa candidature de presque son propre chef afin de devenir Membre du Conseil Administratif de Poudlard. On pourrait juste dire, qu’il espérait ne pas avoir le mauvais rôle parmi ses collègues alors qu’il y avait un panel complet de gugusse parfait pour ce rôle. Pourtant, il savait, au fond de lui, qu’il n’y échapperait pas.

Si Carl voulait devenir Membre du Conseil, c’était surtout pour le prestige, le haut grade que ça lui offrait, mais il avait aussi en lui la conviction de pouvoir réellement améliorer les conditions des jeunes sorciers au sein de l’école. Dans les temps qui couraient, il avait un certaine envie de voir les générations à venir en sureté et surtout bien préparées. Car, même si pour l’instant, le commun des sorciers restaient fermés à l’idée qu’une guerre approchait, elle n’en restait pas moins réelle. Carl ayant ouvert les yeux à cela avait la responsabilité de protéger ceux qu’il pouvait protéger. S’il ne pouvait pas être Ministre de la magie de par son expérience trop restreinte, il était à la tête de Poudlard. Il pouvait au moins promettre aux parents que leurs enfants n’attireront aucunes foudres de la magie noire qui prenait peu à peu de l’ampleur.

Carl avait d’ailleurs beaucoup de projet pour Poudlard. Il imaginait pouvoir instaurer des activités obligatoires de duel et de self-défense magique, renforcer la protection des limites de l’école, engager plus de préfets pour les rondes, et surtout instaurer un cadre de confiance entre lui et les jeunes sorciers. Ce dernier point, étant le plus dur et le moins facile à mettre en place pour Carl Londubat.

Même s’il était quelqu’un de profondément loyaux et dévoué, il avait beaucoup de défauts qui l’empêchait d’être celui qu’il voulait être. Pour quelqu’un comme lui, c’était d’ailleurs compliqué de s’imaginer avec des lacunes, mais le pire c’était qu’il les acceptait toutes en les valorisant même ! Carl était le genre de personne avec une haute estime d’eux même, et donc avec un énorme problème pour se remettre en question. Il était resté jeune dans sa tête, pensant que c’était un point fort pour se lier avec les élèves de cette école, sans penser une seconde que ses qualités en tant que Membre du Conseil Administratif pouvaient être bafouées de cette manière, que ce soit par ses collègues, les professeurs ou même les élèves. C’était un exemple parmi tant d’autre qui allait rendre sa tâche plutôt ardue…

En cette froide soirée, Carl allait d’ailleurs aller à l’encontre de ce qu’il voulait avec son rendez-vous de huit heure du soir. Pour la première fois, il allait joué le rôle du méchant, de l’autorité froide… enfin… c’était le but de cette entrevue après tout ! Allait-il pour autant changer pour son statut de co-directeur ? C’était beaucoup moins sûr.

Pourtant, il était particulièrement décidé. Il avait quelques raisons qui le poussait à penser qu’il pourrait jouer ce rôle à ce moment précis. Assis à son bureau, il pensait à ce qui l’avait motivé à convoquer cet élève à cette heure si matinale ; Lily Evans. Sa petite préfète-en-chef préférée. Il sourit de cette appellation en imaginant la tête que lui ferait la Gryffondor. Il pensa aussitôt que c’était une super bonne idée et qu’il l’essayerait dès son prochain rendez-vous avec elle. Mais ce n’était pas vraiment le sujet pour l’instant… La sorcière lui avait fait part du travail conséquent que lui valait son rôle de préfète-en-chef vu que son homologue n’était pas très assidu dans son travail. Cela avait grandement touché l’auror. Pas seulement pour elle, d’ailleurs pas réellement pour cette fille, mais parce que le rôle d’un préfet-en-chef était quelque chose de très important aux yeux de Carl, surtout depuis la mort de Dumbledore. D’ailleurs, qu’est-ce qu’il lui avait pris à Dumbledore de choisir James Potter comme préfet-en-chef ?!

Carl ne détestait pas cet élève. On ne pouvait pas dire que Carl soit du genre à détester réellement quelqu’un, mais il ne savait comme l’expliquer ; lorsqu’il entendait parler de ce gosse, il avait tendance à se renfrogner. Les seuls fois où il entendit parler de lui, c’était plutôt en mal, mais ce n’était pas ça qui dirigea l’avis de l’auror. Il le trouvait irrespectueux, imprévisible et immature. Oui ! Vous pourriez le dire ! C’était exactement le profil de Carl Londubat. Alors ? Pourquoi n’arrivait-il pas à l’encadrer ? Tout simplement parce qu’il reflétait une grande partie des défauts du membre du conseil. Il voyait très distinctement en lui celui qu’il était au même âge, ce qui faisait de lui un être imparfait. Un petit con en somme ! James Potter était un petit con et l’ego de Carl refusait l’idée même d’avoir laissé entrevoir une telle image lors de ses années Poudlard. C’était psychologiquement un mécanisme de défense de ne pas aimer ce jeune homme qui lui ressemblait tant, de nier cette ressemblance… et on ne pouvait pas dire qu’il le vivait bien.

Soudain, quelqu’un frappa à la porte. Il jeta un coup d’œil à sa montre ; il était pile à l’heure. Carl aimait la ponctualité. C’était une de ses rares qualités, de l’apprécier et de la respecter. Pourtant, ça le rendait encore plus insupportable vu que proportionnellement, il haïssait le retard.  Au plus grand damne de ses amis proches. Il pensa à Nathan, qui était loin d’être un roi de la ponctualité. Il ne cessait de lui dire que ça lui donnait des airs de gros coincé d’être devenu aussi sérieux avec l’âge. Parce que, oui, on ne pouvait pas dire que lorsqu’il était adolescent, il était réellement un modèle de vertu et de ponctualité.

- Entrez. se contenta-t-il de répondre en mettant en ordre ses papiers du mieux qu’il pouvait avant l’entrée de l’élève.

James Potter entra. Carl nota la prestance du garçon. Plus tard, il montrerait sûrement un caractère de leader très puissant. Encore une fois, Carl se voyait en James. Sans le comprendre, il fronça les sourcils. Avait-il l’air aussi prétentieux lui-même lorsqu’il entrait dans un lieu quelconque ? Non… impossible !

- Bonsoir Monsieur, vous avez demandé à me voir ?
- Exactement Monsieur Potter, asseyez-vous. lui montra-t-il la chaise devant son bureau.

Pendant qu’il s’installait, Carl prit le temps d’ôter ses lunettes. C’était un réflexe. Dès qu’il pouvait, il les enlevait. Depuis qu’il n’était plus sous la surveillance constante de sa mère ( en somme, depuis sa première arrivée à Poudlard ), il avait toujours cherché à s’en débarrasser. Jamais pour de bon parce qu’en vérité, s’il ne voulait pas se payer des migraines du tonnerre, il valait mieux pour lui les mettre s’il voulait concentrer son regard.

- Je ne veux pas tourner autour du portoloin. Je vous ai convoqué pour parler de votre statut de Préfet-en-Chef. Vous voyez où je veux en venir, n’est-ce pas ?

Il toisa James du regard. Il essaya de paraître stoïque, pourtant il avait l’impression de bouillir. Quel était ce regard qu’il lui lançait ? N’était-ce pas le même que le sien ? N’affichait-il pas cette sureté dans le regard lorsque lui-même se faisait réprimander en tant qu’élève perturbateur ? N’avait-il jamais eu peur des conséquences, de l’autorité ? Il prit sûr lui. Il n’y avait aucune raison qu’il se laisse aller à une colère aussi injuste. Il n’était ni Diggory, ni Black, ni Yaxley, ni même Samuels.

- Je ne veux pas vous engueuler pendant une heure interminable en espérant que vous allez prendre votre rôle au sérieux, je ne suis pas de cette école-là. Mais j’ai besoin que vous compreniez le rôle que vous avez à Poudlard, que vous preniez conscience que c’est un rôle à ne pas prendre à la légère. Vous me suivez ?

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MessageSujet: Re: Se faire remonter les bretelles | Carl & James Jeu 20 Nov - 21:30

Oups, j'ai fait une bêtise...
[Carl & James]

Résigné James poussa la porte du bureau de Carl. Il n’était pas particulièrement inquiet. Il avait même cette posture, cette attitude très désinvolte alors qu’il posait son premier pied sur le sol du repère de l’un des membres du conseil. Une désinvolture que beaucoup de professeur lui reprochait allant jusqu’à dire qu’il était tout bonnement qu'elle était irrespectueux. En l’occurrence, ça faisait simplement ni chaud ni froid à James de se faire réprimander ainsi. Ce n’était pas comme s’il avait fait réellement quelques choses de mal. Alors évidement, il prenait, comme à son habitude, les choses à la légère. Carl Londubat. Certainement pas le pire membre du conseil qui, depuis la mort de Dumbledore, siégeait à la tête de Poudlard, mais pas son préféré non plus. Au début, James s’était trouvé intrigué par cette idée de conseil. De ne pas mettre une seule personne à la tête de l’école mais un groupe. Il avait ri de l’idée, arguant à qui voulait l’entendre que ça ne fonctionnerait pas. Et comment pourrait-il en être autrement ? Comment sept personnes si différentes pouvaient gérer Pourdlard ? Certes la perte d’un homme comme Dumbledore était épouvantable, mais James n’en démordait pas, sa directrice de maison et anciennement directrice adjointe aurait très bien remplit le rôle.

Mais ils en avaient décidé autrement. A la place, il écopait d’un sordide avocat, nul autre que le père de Sirius. Assurément que le garçon avait tiré une sale grimace à sa nomination, mais l’idée de lui pourrir la vie lui avait redonné un gain d’énergie. Et puis il y avait Yaxley, un homme avec une réputation des plus douteuses si on écoutait les rumeurs. Samuels également, qui d’après Sirius aurait renié sa famille, ce qui lui valait alors un petit respect dans le cercle des maraudeurs. Diggory, lui c’était plus compliqué. C'était tout simplement le père de Charles, un camarade qu’il haïssait pour s’être attiré les sourires de Lily. Il haïssait le fils. Il haïssait donc le père. Stupide raisonnement, mais James n'était pas très réfléchit parfois. S’il avait voulu être vraiment honnête, il n’aurait pas eu grand-chose à lui reprocher. Sauf d’avoir mis au monde Charles. Enfin, deux femmes venaient compléter la bande. Brönt et McKinnon. Deux femmes aux charmes plus qu’affirmés. Et si elles étaient tant appréciées par les élèves, aucun ne doute que c’était pour leur physique, au moins en grande partie. Mais ça n’atteignait pas le brun qui ne voyait la beauté que dans les reflets auburn de sa chère préfet-en-chef. Pour être à la tête d’une entreprise de Quidditch et être –et c’était la seule– issus de la maison de Gryffondor, c’était Brönt que James préférait dans la bande des sept. Mais cela ne voulait pas dire grand-chose compte tenu de son mépris pour cette tentative de groupe cohésif à la tête de l’école.

L’homme derrière son bureau finissait de ranger quelques papiers sans nul doute important, puis, en désignant une chaise de la main l’intima de s’asseoir. Il va sans dire que le garçon aurait préféré rester debout. Non pas pour prendre de haut son interlocuteur, mais cela aurait signifié une entrevue brève, ce qui n’avait pas l’air d’être le cas. Réprimant un soupire il s’avança vers la chaise, résigné à subir les remontrances. Priant mentalement qu’il n’ait pas de corvée supplémentaire. Il tira la chaise vers l’arrière, raclant ses pieds contre le sol. Il adorait faire du bruit. Montrer qu’il était là. C’était plus fort que lui. Depuis qu’il était enfant c’était ainsi. Il aimait courir dans les couloirs en tapant bien fort des pieds. Chanter à tue-tête et rire toujours plus fort. Ce moyen de se faire remarquer, c’était aussi une assurance de ne pas se faire oublier. « Je ne veux pas tourner autour du portoloin. Je vous ai convoqué pour parler de votre statut de Préfet-en-Chef. Vous voyez où je veux en venir, n’est-ce pas ? » commença le semblant de directeur.

James continuait à le regarder calmement. A le dévisager serait plus exact. Sans transpirer de respect dans son regard, il n’exprimait pas non plus du dégoût ou du mépris, ou un quelconque regard qui pouvait le faire renvoyer dans la minute. Il tâchait de rester neutre, détacher de la conversation, comme si ce n’était pas lui dans cette salle. De toute façon, quoique Carl puisse lui dire, ses propos n’auraient pas l’effet escompté. James ne connaissait à l’heure actuelle que trois personnes qui réussissaient à lui faire éprouver du remord. En premier, ses parents, quand il sentait qu’il les avait réellement déçu. Et puis sa directrice de maison. McGonagall avait ce regard transperçant qui te faisait passer l’envie de rire à ta dernière bêtise en date. Il aurait presque pu allonger la liste en y ajoutant Lily. Mais malheureusement, quoi qu’elle puisse l’enguirlander à chacune de ses farces cela ne l’empêchait nullement de recommencer. Ni même Remus, le plus "sage" de ses meilleurs copain. James patienta donc calmement, les lèvres closes que Carl continue à le réprimander.

« Je ne veux pas vous engueuler pendant une heure interminable en espérant que vous allez prendre votre rôle au sérieux, je ne suis pas de cette école-là. Mais j’ai besoin que vous compreniez le rôle que vous avez à Poudlard, que vous preniez conscience que c’est un rôle à ne pas prendre à la légère. Vous me suivez ? » Lily. Sa partenaire depuis septembre dans ce rôle ô-combien-important de préfet en chef. C’était à cause d'elle qu’il était là. Lui en voulait-il ? Oui. Elle lui avait tiré les oreilles –façon de parler– à cause de ce rôle qu’il ne prenait pas assez au sérieux. Il s’était douté, sur le chemin que c’était pour ça qu’il était convoqué. Mais intimement, il avait espéré qu’elle n’irait pas jusqu’à se plaindre. Car même s’il ne l’avait pas dit, c’était forcément elle qui c’était plainte non ? Les membres ne pouvaient pas le suivre à la trace pour vérifier s’il faisait ou non ses rondes ? S’empêchant avec toute la force dont il était capable de lever les yeux au ciel, James prit la parole d'un ton résigné. « Oui, je vous suis. Je sais que c'est important. » Que dire d’autre ? Que le speech lui avait déjà était fait ? Que lui-même ne savait pas pourquoi il était préfet en chef ? Qu’il n’avait rien demandé à personne ? Et que même son insigne il était prêt à la rendre ? Cela n’aurait servis à rien. Sauf à se rendre encore plus insolant que d’habitude. Ou alors il aurait pu ajouter qu'il le prenait déjà au sérieux. Mais c'était mentir. Non, attendre la suite des remontrances. Le blabla habituel, et une fois terminé, repartir dans son dortoir semblait être la meilleure des choses à faire.



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Dernière édition par James Potter le Lun 15 Déc - 19:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Se faire remonter les bretelles | Carl & James Ven 28 Nov - 10:51


Se faire remonter les bretellesCarl P. Londubat & James Potter

Le jeune homme se contenta d’acquiescer verbalement sans se mouiller. C’était intelligent et sûr, de faire de cette façon. Sauf que Carl connaissait cette combine. Il l’avait utilisé toute sa vie, toute son adolescence. Il l’utilisait déjà alors que James Potter ne pouvait même pas encore enfourcher un mini-balais volant.

- Je crois que non, Monsieur Potter. Je pense que vous ne vous rendez pas compte de ça.


Il croisa ses mains devant son visage, le temps de réfléchir un instant. Comment lui faire comprendre ? Comment ne pas s’énerver ? Comment ne pas devenir aussi casse pied qu’Amo Diggory par exemple… ? Pourtant, il voulait lui dire à quel point il faisait n’importe quoi avec ce rôle si important aux yeux du Londubat. Mais comment faire sans jouer le moralisateur ? Sans laisser son problème d’égo entraver son jugement ? C’était sûrement impossible pour lui. Il n’arrivait pas à comprendre pourquoi il devenait si froid avec le Gryffondor. Pourtant, des sales gosses, il y en avait plein à Poudlard parmi les élèves de cette génération !

Encore une fois, Carl ne voulait pas se rendre compte à quel point CE sale gosse, était LE sale gosse qu’il était. C’était surprenant de voir à quel point les deux étaient similaires. Même Frank Londubat ne ressemblait pas autant à son grand frère. James Potter lui, représentait exactement ce qu’était Carl Londubat au même âge. Aucun sale gosse ne ressemblait autant à Carl que ce sale gamin de James Potter. Dans ce cas-là, lui qui s’aimait tant, aurait dû adorer ce jeune sorcier au grand potentiel ( d’après les différents professeurs de l’école ). Mais voilà… l’esprit humain était bien plus complexe que ça. Carl était bien plus complexe que ça.

Carl vécut toute sa vie avec l’idée fixe qu’il était et deviendrait un grand sorcier, quelqu’un de respectable, quelqu’un d’appréciable et ça tous les jours, toutes les heures, toutes les minutes de sa vie. Enfant, son père l’avait poussé à penser ça. Sa mère en fit de même. En grandissant, les professeurs reconnurent ses capacités. Ses camarades semblaient tous reconnaître ses qualités ( lui tout entier en gros. ). Aujourd’hui, en étant élu Membre du Conseil Administratif de Poudlard, le Royaume-Uni avait montrer à quel point il était méritant. Jamais, au grand jamais, quelqu’un avait osé lui dire en face et de façon clair qu’il n’était pas parfait et qu’il n’avait pas à l’être. Parfois, il se le demandait, mais ce n’était que temporaire et très vite son estime remontait en flèche. De même lorsque Nathan se lassait des grands airs de son ami. De même quand un idiot l’injuriait. Ça lui passait au-dessus de la tête. Aucune menace de son identité ne le touchait, c’était un fait indiscutable.

Même si ce n’était pas le but du Gryffondor ; il représentait celui qui lui hurlait au visage à quel point il n’était pas parfait, qu’il pouvait être exécrable, insupportable. Si on remplaçait le visage de James par le sien, c’était comme s’il donnait un avis extérieur, objectif de lui-même ; le résultat était très décevant. Lui qui se pensait sûr de lui et intelligent, avait sûrement l’air aussi arrogant et emmerdeur que le garçon assis en face de lui. C’était un choc, un choc trop intense. Il ne pouvait pas en être ainsi ! Il était satisfait de lui-même, changer était devenu non envisageable à présent qu’il approchait de ses trente ans. C’était plus facile pour lui de refouler ça plutôt que d’essayer de changer.

Il défit ses mains, s’enfonça dans son fauteuil de bureau tout en plongeant ses mains dans les poches de son pantalon de costard bleu marine.

- Dumbledore vous a légué ce pouvoir, cette responsabilité. C’était une de ces dernières volontés. J’avais confiance en cet homme, il y a une raison pourquoi vous êtes Préfet-en-chef aujourd’hui. Je dois vous avouer, que je n’ai pas la moindre idée de quelle est cette raison. Pas la moindre. Vous n’avez pas le profil et vous prouver que vous n’êtes pas assidu à ce rôle.

Il prit une inspiration pour se détendre. Il se laissait influencer par cette envie de le remettre à sa place. Arriverait-il à se contenir ainsi pendant tout l’entretien ? C’était moins sûr.

- Je n’ai pas l’impression que quoique je dise, vous en tiendrez compte. Malheureusement, si je vous ai convoquer aujourd’hui, c’est bien pour avoir la certitude de vous voir porter votre badge de préfet-en-chef avec plus de motivation. Comme Lily Evans en somme. finit-il par dire, ne se rendant pas compte de ce qu’il faisait.  Elle, elle prend ses responsabilités au sérieux, et c’est vraiment ce que je demande en tant que Membre du Conseil Administratif de Poudlard.

Il ne s’en rendait réellement pas compte en ajoutant et en appuyant ses propos que de parler de Lily au Gryffondor n’était vraiment pas quelque chose à faire…

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MessageSujet: Re: Se faire remonter les bretelles | Carl & James Lun 15 Déc - 19:30

Oups, j'ai fait une bêtise...
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Résigné. Oui, c’était l’adjectif qui caractérisé le mieux l’état du garçon dans le moment présent. Il était résigné à se faire remonter les bretelles par Carl. A ce qu’il lui explique une fois de plus, en quoi consistait son rôle de préfet en chef et qu’il devrait le prendre plus au sérieux. Peut-être aurait-il même le droit à l’éternel « vous me décevez » ou une formulation du genre qui le ferait culpabiliser. Mais sa bonne résolution de se taire, d’attendre que la petite remontrance se termine commençait déjà à le fuir. « Je crois que non, Monsieur Potter. Je pense que vous ne vous rendez pas compte de ça »  commença Londubat. Comment osait-il ? Comment pouvait-il dire ça ? Ce n’était pas parce qu’il était membre du conseil de Poudlard qu’il pouvait tout se permettre, ça non. Il n’était pas dans sa tête, il ne pouvait pas dire que James ne s’en rendait pas compte. C’était faux. Complétement faux. James savait que ses responsabilités n’étaient pas à prendre à la légère. Que les préfets en chef étaient là pour épauler les professeurs à faire respecter le règlement pour veiller à l’ordre au sein de l’école. Sans règlement, c’était l’anarchie. James était entièrement d’accord avec ce point. Mais comment, lui qui aimait tant transgresser les règles pouvait punir des petits malins qui ne faisaient pas un dixième de toutes ses conneries ? Ce n’était pas juste. Pire c’était hypocrite. Et il n’avait pas envie d’être hypocrite. Dans le fond, c’était un raisonnement plutôt mature.

James releva les yeux, et continua à regarder l’homme droit dans les yeux. Comme pour le défier gentiment d’exprimer son idée. De continuer à dire qu’il ne se rendait pas compte. Savoir et agir en conséquence était deux choses différentes. Par exemple James savait qu’il risquait gros, aussi bien pour son avenir que pour sa santé lorsqu’il avait la décision de devenir Animagus. Ils risquaient Azkaban, risquait à chaque pleine lune qu’un incident arrive. Est-ce que ça l’empêchait de passer la nuit avec ses meilleurs amis ? Absolument pas. Il savait que lycantrophie de Remus devait rester secret, condition sin equa non du renvoiement illico presto de l’un de son meilleur ami. Est-ce une raison pour laquelle il redoublait de sérieux ? Non pas vraiment, c’était même lui qui taquinait le garçon avec son petit problème de fourrure digne des problèmes des filles.

Carl coupa nette à ses pensées avec une seule phrase, le reconcentrant sur lui. Avant ça, il le regardait sans vraiment le voir, ayant loupé le cheminement de pensé qui avait aussi traversé la tête de son vis-à-vis. Il avait même loupé le petit changement de position. « Dumbledore vous a légué ce pouvoir, cette responsabilité. C’était une de ces dernières volontés. J’avais confiance en cet homme, il y a une raison pourquoi vous êtes Préfet-en-chef aujourd’hui. Je dois vous avouer, que je n’ai pas la moindre idée de quelle est cette raison. Pas la moindre. Vous n’avez pas le profil et vous prouver que vous n’êtes pas assidu à ce rôle. »  James aussi avait confiance en Dumbledore. Et même s’il ne l’admettait pas, c’était une très grosse perte. Pour lui, pour l’école, pour le monde magique. Sa force d’esprit, son pouvoir magique, mais aussi sa bonté allaient manquer à la communauté anglaise. C’était lui qui avait été cherché Remus, avait planté le Saul cogneur et lui avait accordé une chance, là où les autres sorciers condamnés sans équivoques les lycans. Il était aussi indulgent dans les sanctions envers les garçons qui accumulaient les idioties. James l’aimait beaucoup, c’était un fait.

« Je n’ai pas l’impression que quoique je dise, vous en tiendrez compte. Malheureusement, si je vous ai convoqué aujourd’hui, c’est bien pour avoir la certitude de vous voir porter votre badge de préfet-en-chef avec plus de motivation. Comme Lily Evans en somme. Elle, elle prend ses responsabilités au sérieux, et c’est vraiment ce que je demande en tant que Membre du Conseil Administratif de Poudlard. » Comme Lily. James pinça les lèvres en continuant à écouter Carl. « Ouai, agir comme la parfaite-en-chef qu’est Lily Evans » lâcha James écœuré qu’on le compare une nouvelle fois avec sa camarade. « Elle est tellement mieux que moi. Tellement plus sérieuse, tellement plus gentille et serviable, tellement respectueuse, largement moins turbulente, largement moins farceuse et insupportable » énuméra le garçon qui commençait à vraiment s’agacer. Puis, réalisant qu’il commençait à partir trop loin, il arrêta de parler aussi vite qu’il avait commencé, et respirant pour se calmer il lâcha : «  je vais essayer de prendre mon rôle au sérieux, c’est promis ». C’était une promesse facile. Il avait dit essayer. C’était dans ses cordes que de faire ça. Pas qu’il allait réussir, car ça, il savait que non, mais essayer. Et puis, il devait se rattraper. Montrait qu’il avait envie de bien faire, sinon Carl n’allait jamais le laisser partir de ce bureau, déjà que sa petite tirade ne devait pas avoir fait la meilleure impression…



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MessageSujet: Re: Se faire remonter les bretelles | Carl & James Jeu 29 Jan - 13:17


Se faire remonter les bretellesCarl P. Londubat & James Potter

Carl maintenait son regard dans celui de James Potter qui faisait ainsi l’éloge de sa camarade préfète-en-chef avec tant de dégout que même en essayant de le cacher, il était décelable. Le Membre du Conseil savait à quel point c’était insupportable d’être ainsi comparé à quelqu’un dans le simple but d’être dénigré. C’était sûrement pour ça qu’il utilisait cette méthode, pour lui… « donner une coup de pied au cul » dit trivialement. Ou peut-être histoire de le tester… inconsciemment. Histoire de voir si ils étaient bien si semblable ? La maitrise des sentiments de Monsieur Potter était immature, et d’ordre général ne devait sûrement pas être de rigueur. Le fait que Carl faisait partit de l’administration de Poudlard devait jouer dans ce besoin de se retenir, comme un espèce d’instinct de survie. Il n’empêche que si pour beaucoup d’autre membres du staff de Poudlard, le ton du jeune homme ne serait sûrement pas accepté, sur l’auror, l’effet dut inverse. Il se détendit enfin. Enfin ! Ca prouvait que Carl ne pouvait renvoyé un image aussi négative que ce jeune sorcier vu qu’ils différaient sur pas mal de ponts. Il n’en avait pas beaucoup en tête mais la maîtrise et la répartie en était une et ça lui suffisait.

- Je vais essayer de prendre mon rôle au sérieux, c’est promis. finit James avec un air faussement respectueux.

Qu’importe ! Carl affichait enfin un sourire. James Potter devait bien être l’une des seules personnes à peu voir ce sourire qui caractérisait tant le Londubat.

- Bien !

Le ton de sa voix aussi avait changé. Il était moins grave et surtout moins solennel. Une petite note de gaîté sonnait sur son exclamation. Comme une bouffée d’air frais, Carl se sentait de nouveau lui-même, et non aigris comme il détestait l’être.  Pourquoi était-il devenu comme ça ? Qu’est-ce qui avait changé dans la conversation ? Lui-même n’en savait rien et à vrai dire, il s’en fichait ! Si Carl Londubat avait toujours été curieux de savoir, par nature ( ce qui aurait pu faire de lui un bon Serdaigle dans la forme ). Fouiller et décortiquer les mystères de son subconscient n’était pas quelque chose d’intéressant pour lui. Beaucoup trop subjectif, trop peu scientifique à son gout.

- Je suis sûr que vous allez tenir cette promesse, Monsieur Potter. En tous cas, j’espère bien voir ça suite à notre petite entrevue.

Il attrapa sa baguette et d’un geste, la porte de son bureau s’ouvrit d’un coup.

- Je vous libère, en espérant avoir été assez clair et convainquant.

Alors que le Gryffondor se levait de sa chaise, Carl lui adressa un nouveau sourire que l’élève ne remarqua pas. Ce lorsqu’il était sur le point de quitter les lieux que l’ex-Poufsouffle ajouta :

- Certes, je ne sais pas pourquoi Dumbledire vous a choisi. Mais comme je vous le disais, je sais sans hésiter qu’il y en avait une et une bonne. Nous finirons pas découvrir laquelle.

Carl ne sut si James Potter avait été touché, interloqué, ou bien s’il en avait quelque chose à faire de ces dernières paroles, mais Carl ne regrettait rien de ça. Dumbledore avait laissé beaucoup de mystères derrière lui à sa mort. Avoir choisi un garçon aussi arrogant que Potter pour devenir préfet-en-chef… il ne pouvait pas y avoir le hasard là-dedans. Albus Dumbledore n’avait jamais été un homme de hasard. En tous cas, il l’espérait parce que lui-même n’était pas friand du hasard.

Il prit ses lunettes du bout des doigts. Il allait les disposer sur l’arrête de son nez quand il se ravisa. Il attrapa un morceau de parchemin et un plume et se mit à écrire :

    Mon pote d’amour !

    Dis, j’ai vraiment besoin de me changer les idées ! Si on se voyait plus tard dans la journée pour s’amuser un peu. Un peu d’air me ferait du bien et ce soir, on pourrait aller dans une de ces soirées moldues où toutes les filles dansent dans des tenues légères sur de la musique plus que entrainante, qu’est-ce que tu en dis ?!
    Réponds moi vite,

    Carlito.


Sur l’enveloppe, il écrivit le nom de Nathan Albrizzi. Il n’avait écrit que quelques lignes, mais sans ses lunettes, ça lui donna l’impression qu’on lui avait compresser le crâne. Une sensation qui ne dura qu’un instant, heureusement. Il ferma l’enveloppe et se leva pour approcher de l’unique fenêtre de son bureau. Il avait une vue imprenable sur le lac, ce qui étrangement lui fit perdre le sourire. Il ne se sentait pas si bien que ça. Le contentement d’un peu plus tôt s’était estompé, et il avait un mal fou à faire disparaître cette sensation de malaise.

Il était absolument parfait et sur énormément de points. Il le savait parfaitement. Alors… pourquoi se sentait-il comme une bombabouze tout d’un coup ? … Ce fut alors motivé par ce sentiment à virer de son esprit qu’il attrapa sa longue robe de sorcier style caban noir pour y fourrer la lettre. Ce fut ainsi qu’il quitta son bureau en direction de la volière où attendait son Grand-Duc, bien décidé à se changer les idées une bonne fois pour toute. En tous cas jusqu’au lendemain…  



©️ Lady


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Se faire remonter les bretelles | Carl & James
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