Intrigue : Bal de Noël
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MessageSujet: Intrigue : Bal de Noël Lun 5 Jan - 18:50





Le  Bal de Noël


Suite à la mort de Dumbledore, Poudlard semble sombre, terni. Le conseil d'administration fait son travail, mais les choses ne sont pas simple. Etre sept ne semble pas être suffisant pour compenser un tel homme. Pour remonter le moral des troupes, ils ont tout de même pris une décision (sans trop se taper dessus...) Un bal de Noël est organisé. Repas merveilleux, décorations somptueuses, danses pour faire tourner les têtes. Les adultes sont conviés, même certaines élites extérieures au Château. Il faut montrer que tout va bien. Serez-vous de la partie ? Peut-être que rester seul dans son dortoir en cette soirée serait plus sage ou être en groupe serait-il plus ingénieux ?

Pour l'occasion la Grande Salle s'est faite toute belle. Les tables ont été écartées, seuls des buffets éparses proposent de nombreux mets. De cette place gagnée, il y a un espace de danse vaste et de la musique se repend entre les murs. Nous sommes à Poudlard, pas d'alcool seulement quelques Bierreaubeurre pour vous faire plaisir. La musique est classique (slow, rock, petite danse tout ça... n'oublions pas la période du forum. On ne se dandine pas les fesses comme en boite ^^) La décoration est simple en accord avec la période. Décorations de Noël, sapin, du gui pour les amoureux...

Pas d'ordre de passage, poster autant que vous le souhaitez, Who interviendra en temps voulu pour faire évoluer doucement la soirée. N'hésitez pas à venir poster même si vous n'avez pas eu le temps de vous inscrire. Promis on ne mange pas...
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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Mer 7 Jan - 2:28





Le  Bal de Noël


Lux observa son reflet dans le miroir de sa salle commune. L’agitation générale autour d’elle était presque grisante. Les filles échangeaient froufrous, mascaras et chaussures tout en s’égosillant. Ce soir, il y aurait le Bal de Noël. Une occasion de revêtir une tenue qui changeait de leurs uniformes. Une occasion de s’amuser, de montrer leurs atouts à leurs congénères masculins. En quelques mots, la folie avait envahi le dortoir les unes plus pressées que les autres pour arriver à l’heure. La Lumière, elle, prenait son temps. Elle n’était jamais à l’heure. Et puis c’était un buffet, il y aurait surement un discours ennuyeux. Rien de palpitant. Bientôt elle se retrouva seule avec son image inversée. Elle s’observa un instant se demandant ce que Nox allait penser de sa robe. Fluide de couleur crème, elle avait immédiatement eu le coup de coeur. Elle avait relevé ses cheveux autour d’un headband décoré de fleurs. Bohème, hippie. Elle adorait ce style. Alors pour paraitre plus sophistiquée, elle avait enfilé une paire de talons et quelques bracelets. Quant au maquillage, il restait léger. La Yaxley n’aimait pas particulièrement en mettre, seulement pour se donner meilleure mine. Un peu de rouge aux joues et sur les lèvres, un léger trait de liner, une pointe de mascara. Elle était prête. Sûrement bien avant toutes ses consoeurs de dortoirs déjà parties mais ce n’était qu’un détail.

Lorsqu’elle traversa les cachots, la brune s’aperçut qu’elle avait sûrement abusé sur l’heure. Seule, ses talons résonnaient dans les sous-sols mais bien vite, alors qu’elle gagnait les escaliers, le brouhaha revint à ses oreilles. Dans le hall, des amis, des couples se retrouvaient. Elle aperçu son frère au bras d’une jolie blonde. Elle soupira.  Nox ne risquait pas de se refaire. Il n’avait même pas eu besoin de se chercher une cavalière, elles lui venaient toutes seules. Il avait posé son dévolu sur une d’entre elles. Une ‘intouchée’ comme il disait. En somme, une qu’il n’avait pas encore mis dans son lit.

Son regard chercha une chevelure rousse mais elle ne fit que tomber sur Evans. Elle ne put retenir une grimace. Dire que les membres du conseil seraient présents. Damon ne faisait pas exception. Elle se demanda un instant s’il avait amené sa femme ou s’il comptait draguer tranquillement une prof ou deux. Elle traversa le hall n’y ayant pas trouvé Melinda, ni même Kaloyan. Aucune de ses connaissances proches. Dorea peut-être ? Mais avec Damon dans les parages… Tout le monde avait déjà envahit les buffets. Ses yeux clairs observèrent la décoration tout en simplicité rappelant les fêtes. L’espace de danse n’était pas encore très rempli. Les gens préféraient pour le moment remplir leur estomac. Durant un instant, Lux hésita à faire demi-tour, seule au milieu de cette foule, elle se sentait perdue. Elle préférait bien plus les fêtes dans son nid de Vipères. Lux la sauvageonne venait de réfère surface. L’extravertie venait de se ranger au placard. Le souvenir des bals organisés dans le demeure des Yaxley se rapellant à elle. Enfin ses fugues dans le jardin pour y échapper en particulier... «Quelle plaie cette soirée» finit-elle par murmurer pour elle même. Elle aperçut son père au fond de la salle et se déroba à l’opposé. Un buffet, quelques boissons, des chaises. Parfait. La brune attrapa quelque toasts et une petite bierreaubeurre avant d’aller s’asseoir. Peut-être que d’ici quelques minutes un visage familier ferait une apparition mais pour le moment seule au milieu de tous les élèves, elle préférait rester dans un coin…
ma robe, ma couleur, blabla:
 

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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Lun 12 Jan - 23:42

Bal de Noël
un courage indompté dans le coeur des mortels, fait ou les grands héros ou les grands criminels
Tu te remémorais encore certains instants de fête, seuls moments de l’année ou le tombeau qui te servait de demeure resplendissait des couleurs vives des verreries et poupées gigognes sorties pour l’occasion, comme dans un sursaut de vie. La maisonnée emplie de l’odeur d’encens que ta mère dans vos traditions païennes faisait brûler dans chaque pièce. Le feu, gigantesque dans l’âtre, éclairant le regard embrumé par l’hydromel des invités, tes géniteurs trinquant plus loin dans un geste tendre et imperceptible. Les rires joyeux, et la grande musique. Les bals de Noël à Poudlard n’avaient jamais égalés l’allure des grandes fêtes auxquelles tu avais l’habitude d’assister, mais cette fois, le contexte était quelque peu différent. Dumbledore mort, la sérénité semblait avoir quitté les murs du Château, surtout depuis que le Conseil s’y était installé. A dire vrai, tu n’avais rien à fêter ce soir, ni même l’envie de te rendre à ce que tu considérais comme une mascarade. Pourtant, une douleur lancinante broyait tes muscles depuis la fin d’après-midi. Serpent fiévreux se repentant de ta chair. Tu sentais malgré toi palpiter la veine au creux de ton cou, soucieux de voir un moment de faiblesse chez Valentina. Craignant de la voir s’effondrer au milieu de la piste, ou emporter dans les méandres par trop d’alcool ingurgité en cachette. Tu te haïssais parfois de cette peur viscérale qui s’épanouissait en toi comme un poison mortel. Te détestais d’être si fébrile dans cette prison de sang et de chair alors que tu aurais dû être stoïque face à la Maladie. Etre finalement, l’héritier que l’on attendait que tu sois. Infaillible. Intraitable. Tu attrapais la bouteille de Tsarine posée sur ta table de chevet, une manière de calmer tes nerfs taillés au couteau bien vaine et éphémère, avant d’en avaler quelques gorgées, sans même en apprécier la liqueur.  Valentina produisait toujours ce genre d’effets sur toi. Ce qu’elle pouvait déclencher était indescriptible. Indescriptible, inavouable, et impossible à mesurer tant cela pouvait te prendre aux tripes. Soupirant, tu nouais silencieusement ta cravate, ignorant les émanations de joie de tes camarades de dortoir, leurs pensées déjà tournées vers d’autres que leurs cavalières. Tu songeais à cela, un sourire aux lèvres. Tu n’avais pas de cavalière, pourtant tes pensées convergeaient toutes dans la même direction.  Yaxley. Tu l’imaginais se draper dans ses parures, à admirer sa propre lumière, insensible au monde extérieur. Obnubilée par sa petite personne sans imaginer quelle ombre tu représenterais à ce merveilleux tableau, quel plaisir tu prendrais à ternir sa petite soirée. A défaut de surveiller Valentina, autant que les choses prennent une tournure intéressante.  

Le tumulte de la soirée résonnait jusqu’au cœur des cachots humides. Décibels de liberté venant briser l’aphasique solitude, celle qui se repaissait de tes chairs avec lenteur, jour après jour, grignotant morceau après morceau les lambeaux de ton humanité. Les mains dans les poches de ton costume sur mesure, tu avançais cherchant de tes yeux de fauve ta proie de la soirée. Personne n’avait jamais eu accès à ta Noirceur, et tu savais au fond de toi qu’il te fallait la partager avec quelqu'un. Aspirer la Lumière vers l’abîme de ton désespoir. T’y cramponner comme à une bouée de sauvetage, peut-être pour te sentir moins seul, ou compris. Qui sait.  Tu t’éloignais progressivement du buffet, cherchant à éviter le contact des personnalités venues s’enquérir auprès de toi des nouvelles ton géniteur. Banalités écœurantes, insupportables mondanités qui assombrissaient ton humeur chaque fois un peu plus, la taillant au couteau. Tu finis par La repérer plus loin, assise élégamment sur une chaise, occupée à observer ses sujets un sourire figé sur les lèvres, espérant sans oser le formuler que quelqu’un vienne la sauver de son ennui mortel. Ton regard de fauve se admira quelques instants les mèches rebelles s’échappant de son headband fleuri, avant d’examiner plus encore la peau laiteuse de son cou. Tout chez elle transpirait l’innocence, et pourtant, tu riais intérieurement en la sachant si éprise du vice. Si curieusement dénuée de tout sens moral. C’est peut-être pour cela que tu l’avais choisi, au fond. Elue prophétique ignorant sa propre qualité de sauveuse. Sauveuse que tu allais malmener jusqu’à son dernier souffle.

«Du gui Yaxley, je suppose que tu sais ce que ça veut dire ? » Effet de surprise garantie. Sans avoir annoncé ta présence, tu te tenais derrière elle, lui désignant du menton les végétaux accrochés au-dessus de vous, savourant les frissons de désarroi qui parcouraient Sa peau. Tu la jaugeais de ton regard de fauve, s’attardant sur les courbures graciles de sa silhouette de rêve, sans aucune gêne. « J’espère que tes cavaliers en liste ne se sentent pas trop offusqués que tu te réserves pour moi » Le ton était sans appel, tu n’avais même plus besoin de demander, elle le savait. D’ailleurs, elle avait compris depuis longtemps que dans son intérêt et celui de la réputation de sa famille, un refus n’était certes pas envisageable. Les mains dans les poches, sourire sardonique accroché aux lèvres, tu finis par t’accroupir à ses côtés, la laissant te dominer de sa taille. « Ah moins que celui que tu ne préférais t’ait délaissé pour une autre poupée blonde ». Murmure à peine plus haut que le silence. Le crier trop fort aurait compromis cette merveilleuse monnaie d’échange que tu détenais sur elle. Tu observais son frère occupé à batifoler plus loin, sans te soucier de savoir si elle l’avait vu, avant de te relever avec nonchalance. Sortant de tes poches un paquet de cigarette, objet fichtrement moldu mais que tu préférais aux pipes des anciens de ta famille, tu désignais à la Serpentard l’extérieur d’un simple geste du menton. Les nerfs à vif de ne pas avoir encore rencontré Valentina, tu préférais jeter un coup d’œil dans les environs, histoire de démolir le premier qui s’approcherait d’un peu trop près.

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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Mar 13 Jan - 20:08


Le Bal de Noël ...
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Un dernier ajustement de la cravate. Non, un peu plus sur la gauche. Mouai, tant pis, ça resterait comme ça. Ce n’est pas comme s’il pouvait espérer Lui plaire d’une quelconque façon que ce soit. James plongea une nouvelle fois ses yeux chocolat dans le miroir, se regardant sans vraiment se reconnaître. Le visage pâle, fatigué de ces nuits où le sommeil jouait de lui. Les joues comme vide sans le sourire qui éclairait son visage. Les yeux ternes que la malice avait désertés. C’était lui, et pourtant, il ne se reconnaissait plus. Il soupira une nouvelle fois, essayant de se ressaisir. Tentative inutile. Et puis de toute façon, personne n’y verrait que du feu. Seuls ses meilleurs amis avaient réellement noté une différence, et c’était en quelque sorte tabou. Elle était devenue le sujet Tabou.

C’était Noël aujourd’hui. Par Godric il devait être heureux et enjoué. Mieux encore, il avait appris qu’il devait passer le début de soirée avec Elle. La femme de sa vie pour qui, il ne comptait pas le moindre du monde. Il allait devoir danser avec Elle. Et pourtant, cela n’y changeait rien. Il n’était pas heureux. Il ne faisait que semblant de l’être. Déjà 4 semaines qu’il tenait bon. Dans sa grande résolution de La laisser tranquille. Elle était faite pour lui. Il en était persuadé. Mais Elle n’éprouvait pas la même chose. Absolument pas. Elle avait été claire. Jamais Elle ne l’aimerait. Alors il avait décidé de l’éviter. De ne plus lui parler. De ne plus La courtiser. C’était dur. Très même. De faire comme si Elle n’était pas, comme s’il ne reconnaissait ni son rire, ni son odeur. De ne plus l’interpeller entre les cours. Mais il y arrivait, il respectait son choix.

Et ce soir, en l’occasion du bal organisé à Poudlard, tous ses efforts allaient être réduits à néant. Le conseil avait été très clair, ils tenaient à ce que les Préfets-en-chef aillent au bal ensemble et l’ouvrent. James n’avait donc pas été ravi d’apprendre la nouvelle, alors qu’il en aurait sauté de joie, un mois auparavant, trouvant là l’espoir de La faire craquer. Maintenant, cela semblait pathétique. Ce que La rousse en avait pensé, il n’en savait rien, il faisait tout pour l’ignorait après tout. Elle ne devait pas être ravie non plus de toute façon.

James passa une main nerveuse dans ses cheveux, soupirant de lassitude. Épuisé mentalement. Elle le rendait fou. Elle le rendait triste. Et il se sentait minable. Il détourna enfin les yeux, et tout en sortant de la salle de bain qu’il partageait avec ses meilleurs amis, essayant en vain de chasser ses sombres pensées. Sirius terminait d’enfiler son costume, tant pis, il ne l’attendrait pas. S’il se mettait trop en retard, il commencerait la soirée par des reproches. Déjà qu’il était sûr de passer une soirée des plus horrible, pas la peine d’empirer la situation. Ce n’est pas que sa compagnie était insupportable, que du contraire, surtout aux yeux du garçon. Elle était une petite merveille qu’il chérissait, le problème c’est qu’Elle ne pensait pas comme lui. Et cette situation était intenable. Sourie et sois gentil. Voilà un précepte inculqué par sa mère qu’il allait devoir mettre en œuvre ce soir. Essayer de ne pas se disputer avec Elle, un but à atteindre.

Quittant son dortoir calmement, le garçon vêtu d’un costume noir de soirée qui lui allait à la perfection, rejoins ses autres camarades qui commençaient déjà à descendre vers la grande salle où se tiendrait le bal. Simple mais élégant. C’était la petite phrase qui traversa l’esprit du garçon alors qu’il traversait l’immense double porte en bois. La décoration était parfaite pour lui, recherchée, mais pas trop. James commença à chercher sa camarade des yeux. Ils avaient convenus de se rejoindre dans la grande salle même. Ils n’étaient après tout, pas ensemble. Seuls les amoureux se donnaient rendez-vous devant les salles communes ou en bas des escaliers. Ne trouvant pas Sa jolie rousse, il se tourna vers la droite, pour rejoindre un des buffets. De là, il serait visible, Elle pourrait le rejoindre dès son arrivée. James se surprit à trembler légèrement alors qu’il attrapait un verre de jus de citrouille. Il était nerveux, et essayait tant bien que mal de faire taire cette petite voix qui lui soufflait que c’était Noël après tout, et que tout pouvait arriver, même les plus choses les plus impensable. Mais bien vite, la réalité le faisait de nouveau souffrir. C'était de Lily qu'on parlait. C'était pire qu'impensable.



Dernière édition par James Potter le Sam 21 Fév - 15:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Jeu 15 Jan - 13:35

Bal de Noël



Lily tourna sur elle-même tentant de vérifier que sa robe tombait parfaitement. Elle n'était guère habituée à tout cela. Les bals, les mondanités, les robes de soirée. Hésitante, Lily se retourna vers Dorea qui finissait de se coiffer en demandant : « Tu ne trouves pas que ça me moule trop les fesses ? » Les préoccupations féminines lors des soirées comme celle-ci étaient bien toutes mêmes, et peu importait qu'on soit populaire ou non, chacune d'entre elles tentaient d'être sous son meilleur jour. Même Lily, qui pourtant, n'en avait que faire des apparences, du maquillage et de tous ces artifices, préférant de loin être naturelle. Dorea se retourna vers elle, et leva les yeux au ciel sans prononcer un seul mot. Lily ignorait comment le prendre : soit elle lui intimait secrètement de changer de robe, soit elle se moquait d'elle. La rouquine se regarda de nouveau dans l'immense miroir accroché au mur du dortoir : cette robe de soirée, c'était un cadeau de sa propre mère, qui était bien plus douée que Lily pour fouiller dans les magasins à la recherche de la perle rare qui mettrait probablement sa fille en valeur. Personnellement, la jeune Gryffondor n'aurait jamais osé porter une robe aussi haut en couleur et surtout aussi courte... Enfilant ses talons aiguilles, Lily se demandait si ce n'était pas un peu trop osé. Un peu trop pas elle. Elle n'était pas certaine des choix qu'avait faits sa petite maman, mais décida se lui faire confiance. Au pire des cas, elle se cacherait derrière Dorea durant toute la soirée sans problème ou se réfugierait dans les toilettes pour dames sans regrets. S'asseyant ensuite devant sa coiffeuse pour vérifier son maquillage et se remettre un peu de blush, elle déclara : « Je suis stressée. » Do n'avait même pas besoin de répondre à cela, elle connaissait la raison de l'angoisse de sa camarade. Depuis que le conseil d'administration avait décrété que les préfets-en-chef devraient ouvrir le bal ensemble, Lily ne parlait plus que de cela. Enfin, ne pensait plus qu'à cela. Depuis quelques semaines, depuis leur dernière conversation, elle n'avait absolument aucune nouvelle de James. Elle le voyait passer devant elle sans lui adresser un regard, faire en sorte de ne pas la croiser dans les couloirs lors de leurs rondes quotidiennes, l'ignorer totalement. Si au début, cet éloignement l'avait arrangé, aujourd'hui, elle le trouvait pesant. Presque accablant. C'était supportable, bien entendu. Seulement étrange. Bizarre. Il lui manquait.  Non, quelque chose en lui lui manquait. Était-ce son sourire ? Ses yeux rieurs ? Son charme ou ses blagues idiotes ? Elle n'en avait aucune idée. Absolument aucune. Peut-être était-ce simplement l'orgueil ? Après tout, James lui avait couru après durant des années et elle l'avait toujours rejeté. Peut-être qu'au fond d'elle-même, elle avait toujours un peu apprécié l'attention qu'il lui accordait tout autant qu'elle la haïssait ? Le revoir en face à face serait sans doute compliqué. Une véritable épreuve. Mais elle était prête à l'endurer. « Tout se passera bien. » se murmura-t-elle pour elle-même. Vérifiant sa coiffure et ajoutant la dernière touche à son maquillage en appliquant soigneusement du rouge à lèvres vermeille sur sa bouche, elle décida de ne pas se prendre la tête, de vivre l'instant sans réfléchir, c'était probablement la meilleure solution. Après tout, c'était Noël aujourd'hui. C'était un jour où il fallait se réjouir et s'amuser. Elle était prête.

Elle descendit du dortoir en compagnie de son amie qui rejoindrait probablement son cavalier plus tard. Elle se demanda où est-ce qu'elle retrouverait son homologue masculin. Ils n'avaient rien convenu. Ni de l'heure à laquelle ils se rejoindraient, ni de l'endroit d'ailleurs. Son regard fouilla la salle commune sans n'y trouver aucune trace de James. L'heure était dépassée depuis quelques minutes, peut-être était-il déjà dans la grande salle ? Ou peut-être pas, cela importait peu, au final. Elle était certaine qu'elle le retrouverait tôt ou tard. Et sincèrement, le plus tard serait sans doute le mieux, car pour le moment, elle ignorait toujours quoi lui dire. Arrivant sur les lieux, elle remarqua tout de suite l'euphorie ambiante qui régnait dans la Grande Salle. Elle ne savait pas pourquoi les élèves comme les professeurs d'ailleurs aimaient tant ces bals, car elle-même ne s'y sentait pas franchement à l'aise. Mais pourtant, elle était là, au milieu des autres, cherchant son cavalier à travers toute la salle. Elle fit quelques pas, adressa quelques mots sans pour autant trouver James. Ce ne fut que quelques minutes plus tard qu'elle le remarqua, près du buffet, en train de se servir un verre. La gorge nouée, elle prit son courage à deux mains et s'élança à sa rencontre. Arrivée à sa hauteur, elle ouvrit la bouche : « James ? » Il se retourna vers elle, et Lily déglutit doucement sous son regard inquisiteur. Quelques secondes lui suffirent pour remarquer à quel point James était élégant. Tentant un compliment, elle dit : « Tu... Ton... Enfin... Tu es très beau ce soir. Cela te va très bien. » La rouquine ignorait s'il laisserait le silence s'installait entre eux deux, comme le mutisme insupportable qui subsistait entre eux depuis leur dernière altercation. Lily savait qu'elle l'avait blessé, d'une manière qu'elle ignorait encore. « Style et sobriété. Même si... » Elle l'avait remarqué tout de suite. Elle s'approcha doucement de lui et tira légèrement sur la cravate de son cavalier, légèrement de travers. « Tu es parfait. » Elle leva doucement les yeux vers lui, croisant son regard chocolat qu'elle n'avait pas vu depuis des jours d'aussi près. Elle redécouvrit alors son visage séduisant et ne put s'empêcher de penser qu'il était beau, incroyablement sexy. Elle ne l'avait jamais vraiment remarqué avant, sans doute trop occupée à lui crier dessus. Son cœur s'emballa soudainement sans qu'elle ne sache pourquoi. Se tournant brusquement vers le buffet pour ne pas montrer à quel point elle était troublée, elle attrapa un verre de jus de citrouille et déclara : « Joyeux Noël, James. » Elle tendit son verre vers le sien, espérant qu'il veuille bien trinquer avec elle. Lily ne savait pas pourquoi elle se sentait coupable, mais elle se sentait coupable. Coupable d'avoir pu peut-être le blesser avec ses propos, coupable d'avoir cru qu'il mentait alors que ce n'était peut-être pas vrai, coupable d'avoir peut-être jugé le cas du jeune Gryffondor un peu trop vite. Ce qui lui fit demander : « Comment vas-tu ? » Sincèrement, elle était intéressée par la réponse.

Spoiler:
 
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THIS IS THE WAR.
La peur n'est pas réelle. Le seul endroit où la peur peut exister, c'est dans nos pensées concernant l'avenir. C'est un produit de notre imagination qui fait naître des peurs qui n'existent pas dans le présent et peut être que jamais elles n'existeront. Ça frôle parfois la folie, mais le danger est on ne peut plus réel, mais la peur est un choix.
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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Dim 18 Jan - 20:59





Le  Bal de Noël


Le regard clair de la Serpentard observait la foule qui s’amassait petit à petit dans la grande salle. Le bal n’était pas ouvert officiellement. Personne ne dansait encore, il fallait attendre les premiers pas imposés aux préfets amorcés par un discours sûrement aussi pompeux qu’il ne serait officiel. Encore une tradition ridicule. Lux posa son verre sur une table à côté d’elle avant de le repousser du bout du doigt. Ses amis semblaient avoir boudé la cérémonie et elle risquait d’en faire de même bientôt. Passer une soirée assise sur une chaise, très peu pour elle. Surtout lorsque ses yeux clairs qui balayaient la salle tombaient tour à tour sur Nox en compagnie d’une blonde insipide ou encore sur son père en pleine conversation avec Black. La Lumière ancra ses pieds sur le sol, prête à donner une impulsion pour se lever. Il y aurait bien un ou deux Serpentard restés dans la salle commune pour s’occuper. Cependant, elle n’eut pas le temps d’amorcer son geste qu’une voix qu’elle ne connaissait que trop bien vint la surprendre dans son dos. «Du gui Yaxley, je suppose que tu sais ce que ça veut dire ? » Lux ferma les yeux prenant une inspiration comme pour se donner du courage mais elle ne put retenir un frisson. Elle releva la tête afin d’observer le Serpentard qui venait de la rejoindre. Il avait revêtu un costume qui lui saillait parfaitement. Lux croisa les bras, telle une protection invisible, un bouclier imaginaire pour mettre une barrière entre eux. Instinctivement, ses doigts glissèrent sur la cicatrice qui ornait une petite partie de son bras suite à l’attaque de Potter. Pourtant si au plus profond d’elle, elle le détestait pour cette emprise qu’il avait sur elle, pour sa main mise sur son destin, la Lumière affichait un léger sourire. Cela faisait parti du marché. Elle n’explosait qu’à l’abri des regards. Elle lui crachait sa haine à la figure que lorsque la solitude les avait entouré. C’était cela ou bien ce cinglé révélait ce qu’il avait vu et Lux préférait céder à ses petits caprices plutôt que de mettre Nox dans un embarra certain… « Oh mais les gentlemen n’ont pas besoin de ce genre de subterfuge, n’est-ce pas ? » Son ton empruntait la moquerie qu’elle usait à l’encontre de ses amis. Autour d’eux personne n’aurait pu saisir la nature si volcanique de leur relation. Lui seul, lisait entre les lignes. Lui comprenait parfaitement que derrière gentleman se trouvait les mots enfoirés ou connards. « J’espère que tes cavaliers en liste ne se sentent pas trop offusqués que tu te réserves pour moi » Un rire s’échappa de ses lèvres. Amusé pour les ignares. Amère en réalité. Il recommençait. Lux regretta de ne pas avoir mis les voiles ne serait-ce que quelques minutes plus tôt. Lorsqu’il s’accroupit, elle ne fit pas l’effort de se baisser, restant droite et bien installée au creux de son siège. « Ah moins que celui que tu ne préférais t’ait délaissé pour une autre poupée blonde ». Ses doigts se crispèrent sur le tissu de sa robe. Elle avait suivi le regard de Demitri pour tomber sur son frère toujours en compagnie de la jolie blonde. Ignorant sa dernière remarque, elle répondit à celle d’avant comme si de rien n’était, avant de se lever pour le suivre. « Comme tu dois t’en douter, ils n’ont pas vraiment les moyens de rivaliser avec toi… » Phrase qui pouvait passer pour un compliment aux oreilles de tous, et pourtant… Le Slave avait parfaitement compris ce qu’elle sous-entendait derrière ‘les moyens’. Un chantage, un pacte idiot. Tout cela pour un baiser qu’elle avait volé à Nox.

Lorsqu’ils se retrouvèrent à l’extérieur, l’air vif vint mordre sa chaire. Ses yeux s’arrêtèrent sur les cigarettes qu’il venait de sortir de sa poche. Il n’était pas si rare d’en voir circuler en soirée. A croire que les moldus n’était pas que des cas désespérés aux yeux de certains sorciers. Lux referma les bras autour d’elle. A présent seuls, l’amertume regagna la voix de la Serpentard. « Dolohov, si jamais tu l’avais oublié, on ne vient pas tous de ton pays congelé. Je suis en robe et il pèle dehors ! Si ton objectif est de me faire crever, fais le vite au moins. » Chacun de mots qu’elle avait éructé transpirait la colère et son regard s’était assombrit. On était loin de la Lux qui s’affichait quelques minutes auparavant dans la grande salle. Dans un élan, elle s’approcha de lui et lâcha dans un murmure : « Combien de temps cela va durer ce petit jeu ? Qu’est-ce que tu veux Dolohov ? » Néanmoins, elle n’attendit pas la réponse. Elle savait qu’il n’y en aurait pas. Combien de fois avait-elle cherché à le pousser à bout sans résultat ? Elle lui arracha la cigarette qu’il venait de s’allumer avant de s’éloigner de quelques pas. Ca aurait au moins le mérite de la réchauffer.
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Dernière édition par Lux A. Yaxley le Sam 24 Jan - 18:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Lun 19 Jan - 22:17





Le  Bal de Noël


Alors ça y est, nous y étions enfin. Le fameux bal de Noël. Surement une idée de Carl, enfin bon, le Conseil d’Administration avait eu la bonne idée de proposer une soirée digne de ceux qui se déroulaient dans les manoirs des grandes familles, pour le plus grand plaisir des élèves. Pourtant, j’avais beau cherché partout, impossible de trouver le moindre enthousiasme dans les replis de ma tête. Les parents Diggory, heureusement, n’ont jamais été des grands fervents de ce genre de soirées mondaines et à mon souvenir, nous avons rarement dû participer à des bals. Peut-être que nous n’étions tout simplement pas invités après tout, mais qu’importe. Comme tout le monde s’en doute, Amos a toujours été le Diggory des bals, des cocktails, des danses et de la bienséance. Personnellement j’ai toujours préféré le buffet, les jardins étoilés par beau temps, et les fauteuils confortables dans une pièce reculée. En réalité je n’ai rien de particulier contre l’idée de boire du jus de citrouille jusqu’à n’en plus pouvoir, partager de bonnes blagues avec Kate et échanger sur le dernier match des Flèches d'Appleby. Non, ce qui me dérangeait c’était la présence de mon frère. Je savais qu’il me surveillerait du coin de l’œil, prêt à me rappeler à l’ordre si j’avais le malheur de me comporter un peu trop comme un jeune sorcier de mon âge. Il m’avait déjà averti par missive qu’il comptait me présenter à un de ses amis du ministère de la magie de la brigade des usages abusifs de la magie. Je ne savais pas très bien pourquoi il tenait à me présenter cet ami  mais je ne présageais rien de bon pour moi dans cette histoire. De quoi voulait-il parler exactement ? De ma future carrière ? Ou bien me donner une leçon par rapport à un incident en particulier dans lequel mon implication aurait été évoquée ?
D’un air distrait je passais le peigne pour la centième fois dans mes cheveux avant de le jeter dans un soupire sur mon lit en baldaquin. Je n’espérais qu’une chose, qu’il soit lui-même trop pris par ses obligations pour avoir le temps de venir m’embêter. Et pourtant, j’aurais aimé pouvoir passer un peu de temps avec mon frère, le Amos d’autrefois, lorsque nous étions jeunes garçons et qu’il m’apprenait à voler sur un vieux balai…Ce que je donnerais pour retrouver ce frère avec qui je pouvais rire et parler simplement. Mais depuis sa nomination au Conseil, ses seuls mots pour moi avaient été des hiboux pleins de remontrances sur mon attitude, des félicitations sur mes notes, des rappels à l’ordre, des messages sans importance. Il n’avait pas eu une seule seconde à m’accorder, seul à seul. Je commençais sérieusement à en avoir plus qu’assez qu’il se comporte comme un percepteur envers moi.

D’un geste rapide je jetais ma veste bleue nuit sur mes épaules et glissait ma baguette magique dans la poche de mon pantalon de même couleur. Amos avait bien sûr tenu à valider le tout, pour être sûr sans doute que je ne viendrais pas en tenue de Quidditch ! Ceci-dit, j’étais plutôt content de l’ensemble et poussait la porte de la salle commune avec un sourire. Je croisais notre fameux capitaine au bras d’une jolie brune de sixième année qui rougissait à chaque fois qu’un regard se posait sur elle. D’un geste amical je tapais dans le dos de mon ami en lui lançant un « passez une bonne soirée ! » puis repris ma descente vers la grande salle où devait se tenir le bal. A en juger par les couloirs assez vide, je devinais que la majorité des élèves avait campé devant les portes toute la journée, piaffant d’impatience de découvrir la salle de bal.
Au croisement du premier étage, entre le couloir menant vers l’aile l’ouest et l’escalier tourneur qui aime faire deux ou trois tours avant de s’arrêter, je retrouvais Kate qui m’attendait. Elle aussi avait troqué ses habits d’entrainements pour s’habiller d’une jolie robe ocre qui mettait en valeur les reflets de sa chevelure. Bien qu’elle se soit trouvé un cavalier tout à fait charmant pour la nuit, les danses et tout le tralala, nous avions décidés de commencer la soirée entre amis et c’est ensemble que nous arrivâmes au bal.

« Au fait, sympa le nœud papillon, il n’y avait que toi pour oser faire ça Cha. » Kate me jeta un regard amusé et je lui renvoyais un clin d’œil en réponse. « Pas mal n’est-ce pas ? Je voulais faire une surprise à Amos, il a toujours critiqué ceux qui en portent » Et c’était bien vrai. C’était en quelque sorte ma façon de me détacher de son dictat. Un nœud papillon blanc sur une chemise blanche…La tête qu’il allait faire…Si jamais nous venions à nous croiser…
« Aller viens, je t’offre un  jus de citrouille avant qu’il n’y en ait plus !» D’un geste fluide nous fendîmes la foule jusqu’au buffet. J’avais à peine mis un verre plein dans la main de ma sœur de cœur que j’entendis une voix que je ne connaissais que trop bien. Sans pouvoir m’en empêcher je tournais la tête dans ce sens et aperçu Lily en train de discuter avec James. Cette vision m’arracha une légère grimace et je détournais le rapidement le regard. Notre petit « accrochage » était encore assez récent et je ne voulais pas risquer de déclencher une autre guerre au beau milieu de la salle de bal.


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Dernière édition par Charles C. Diggory le Mar 20 Jan - 19:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Lun 19 Jan - 23:29



« Comment tu fais pour être aussi calme ? » Alors qu’elle appliquait tranquillement son fard à paupière, tenant un petit miroir engravé à son nom haut devant son visage, elle releva les yeux vers sa camarade, encore seulement à moitié habillée. Elle esquissa un sourire et se contenta de hausser les épaules. On pouvait bien imaginer que Melinda était une habitée des bals. Ayant grandit dans la mondanité, ce genre de chose étaient plutôt communes dans sa vie, aussi savait très bien à quoi s’attendre. Deux semaines avant la date de la fameuse soirée, elle avait déjà sa robe toute prête, une robe qui aurait coutée à certaines plus de la moitié de leur argent de poche annuel, mais qui représentait très peu de chose pour elle. « Ce n’est qu’un bal. » mentit-elle avec assurance. Elle était anxieuse, elle avait hâte d’y être et pas du tout envie d’y aller à la fois. Se concentrer sur les préparatifs étaient pour elle la meilleur façon de ne pas trop y penser. De ne pas trop penser tout court. Elle avait hésité à opter pour une véritable robe de princesse, si celles-ci avaient d’ordinaire sa préférence, elle avait comme d’habitude laissé ses oreilles traîner avant de choisir sa tenue et avait cru comprendre que beaucoup de jeunes filles comptaient tenter un style plus moderne. Elle aurait pu vouloir se démarquer, mais elle ne préférait pas. Elle avait la sensation que ce seraient celles qui débarqueraient en robe bouffante rose bonbon et avec une tiare dans les cheveux qu’on regarderait mal. C’était dommage à ses yeux - non que son sens aiguisé du style cautionne le port de rose bonbon pour autre chose qu’une poupée de porcelaine -, mais soit. Mais si elle était sortie de ses habitudes dans le choix de son type de robe, pour enfiler une robe courte, elle ne s’était pas rabaissée à acheter du prêt-à-porter. Sa robe était de haute couture et sur-mesure. Sa mère ne lui aurait probablement pas pardonné un faux pas vestimentaire pour une occasion aussi importante et elle non plus. C’était justement pour le bal et uniquement pour lui, que ses parents ne l’avaient pas forcée à revenir chez elle. Elle avait beau avoir dépassé la majorité sorcière d’un an maintenant, ses dix-huit ans étant tout juste passés, ses parents n’en restaient pas moins en contrôle complet de sa vie. « Erica ces chaussures sont hideuses et ne vont pas du tout avec ta robe, tu devrais mettre les noires à boucles là. » fit-elle alors qu’elle pinçait des lèvres pour répartir son gloss. Elle se sentait d’humeur gentille, d’humeur à aider les camarades pour lesquelles elle n’avait pourtant que très peu d’affection. Peut-être était-ce par amour pour sa maison qu’elle ne voulait pas voir ridiculisée. Les Serdaigle n’avaient pas franchement un sens du style des plus aiguisé, mais elle ferait son possible pour éviter que ça se remarque. Quitte à abuser de ses pouvoirs de préfète pour empêcher les plus mal habillés de se rendre à la grande salle. Pour une fois elle aurait bien aimé être une Serpentard pour pouvoir se préparer avec Lux, quoique celle-ci aurait peut-être mentionné Evan une fois de trop au goût de la rouquine.

Sachant son fiancé de son esprit, elle serait suffisamment préoccupée pendant le bal, elle enfila ses propres chaussures, nouvelles elles aussi parce que pourquoi pas. Couleur crème, elles étaient surtout suffisamment hautes pour lui faire gagner la bonne douzaine de centimètres qui lui manquaient. Elle aurait sûrement mal aux pieds rapidement au cours de la soirée. Après tout, il faut bien souffrir pour être belle. Fin prête elle se leva pour s’observer dans l’unique miroir en pied de la pièce qu’elle avait elle-même apporté dans ses bagages. « T’es superbe ! » Elle sourit par dessus son épaule. D’aucuns à Poudlard auraient pu penser qu’elle serait du genre à répondre qu’elle le savait et en effet, elle en était capable. Néanmoins elle ne le savait pas. Elle se savait pas laide, mais elle avait toujours été très consciente de ses défauts, semblant par moment ne voir qu’eux. Toutefois alors qu’elle remercia avec sincérité sa camarade, elle devait admettre qu’elle était parvenue à un résultat plutôt réussi. Maintenant qu’elle avait terminé, elle devait retourner à la réalité. À son léger problème. Pour Melinda se rendre à un bal scolaire non accompagnée, c’était une catastrophe. Jamais elle n’aurait osé. Excepté que, s’attendant à ce qu’Evan l’invite, pensant que tout de même ça semblait logique, elle avait refusé une invitation et n’en avait pas cherché d’autre. Seulement Evan ne l’avait pas invitée. Melinda ignorait s’il comptait se rendre au bal avec quelqu’un d’autre, mais quoiqu’il en soit elle devait tirer un trait sur l’idée d’y aller à son bras. Comme elle avait déjà fait comprendre à ses camarades qu’elle s’y rendrait, elle ne pouvait plus faire marche arrière et elle devrait donc se rendre dans la grande salle seule la tête haute. Oh, elle aurait pu trouver un sixième année esseulé et le forcer à aller avec elle, ou le persuader en jouant de ses charmes, mais dans un élan de fierté et en un sens de courage elle avait décidé qu’elle ne s’y rabaisserait pas. Elle faillirait à ses principes irait au bal de Noël en solitaire. Et si on osait lui demander pourquoi, elle lui rétorquerait que c’était parce qu’elle n’avait trouvé personne à sa hauteur, ce qui en un sens n’était pas tout à fait faux. Laissant ses camarades sortir avant elle, elle fouilla dans ses affaires retirant de sa boîte à bijou une bague en platine ornée d’un unique rubis. La touche finale. Sur ce, elle quitta le dortoir et la salle commune sans se presser, rabrouant les retardataires, dont elle faisait pourtant partie, corrigeant les dernières erreurs vestimentaires d’un ou deux Serdaigle.

Quand elle entra dans la Grande Salle, elle ne fut à vrai dire par si impressionnée que ça. Une vie de richesse avait du l’immuniser contre toute forme d’admiration, ou peut-être qu’elle était juste trop préoccupée par sa propre entrée. L’important était de ne pas avoir l’air gênée du tout, ou pire, perdue. Un peu à l'écart de la piste, elle remarqua Lux en pleine conversation avec Demitri. Voilà qui mériterait qu’elle fasse subir un petit interrogatoire à la Serpentard. Elle ne s'attarda toutefois pas plus à la réflexion et c'est avec résolution et un sourire assuré, qu'elle se fraya un chemin vers le buffet et la table aux boissons. Melinda roula tellement fort des yeux en découvrant qu’il n’y avait rien de mieux que des Bierraubeurres à disposition qu’elle s’en fit mal à l’œil. Elle avait oublié qu’elle était dans une école, non que ce simple fait l’ait jamais empêchée de se procurer plus fort que ça. Si elle reconnu son collègue préfet à proximité, elle fit mine de rien, n'ayant pas la moindre envie de se forcer à être polie devant quelqu'un qui clairement ne l'appréciait pas. En temps normal elle avait l'habitude, mais ce soir-là elle n'avait pas envie de se soumettre à cet effort inutile. Elle en attrapa une bouteille non sans une petite moue dégoûtée et se retourna pour jeter un coup d’œil à la piste de danse. Si elle ne l’aurait jamais admis sous la pire des tortures, elle était assez jalouse des couples qui y virevoltaient déjà. Qu’est-ce qu’on s’emmerde. Elle poussa un soupir inaudible, mais aperçu que la Yaxley quittait les côtés du Dolohov et sans réfléchir elle fit lui fit signe comme pour lui intimer de la rejoindre. C'était très bien excepté qu'elle n'était pas sûre que celle-ci l'ait vue et qu'elle aurait l'air bien débile autrement, la main levée comme ça.


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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Jeu 22 Jan - 7:32

Le Bal de Noël
Valentina
feat.
Tout le monde


 

 



 

 

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Un moment unique, une sensation infinie. La chaleur des jets sur son corps fébrile réveille en elle une imagination qu'elle croit dans ses moments noirs éteinte. Présente et absente de la scène, elle se laisse bercer par des images d'une vie qui n'est pas la sienne. L'eau chaude continue de couler sur sa peau laiteuse, elle lui brûle presque la chair. Pourtant elle apprécie  cette douleur choisie, ce moment de solitude. Des coups à la porte l'extirpe de ses songes, la voix d'une des filles de son dortoir raisonne dans la salle de bain. Elle l'informe de son départ, lui intime de se dépêcher. Il est vrai que Valentina n'a jamais été douée de la notion du temps, c'est presque un rituel de se faire désiré, une marque de fabrique en somme. A vrai dire, le cœur n'y est pas aujourd'hui. Si elle finit par quitter cette pièce pour rejoindre les autres ce n'est par par plaisir, elle est trop fatigué pour apprécier quoi que ce soit. Excepté de l'alcool mais il est impossible qu'il en soit servit ce soir, les professeurs seront bien trop vigilants, alors elle est résolue à utiliser ses propres réserves pour pimenter la soirée. D'un geste brusque elle tourne le robinet, se décidant qu'il était temps de rejoindre ses camarades. Toi qui réclame plus de distraction, profite de l'occasion... Et dire que depuis le début de l'après midi les filles de son dortoir se préparent, les yeux brillants, pleine d'espoir concernant le seul événement un tant soit peu distrayant de leur vie d'adolescentes. Elles espèrent plaire à leurs amoureux secrets, rendre jalousent leurs amies, danser sur les dernières musiques sorcière... Elles seront pleine de vie et d’insouciance. Apercevoir la beauté du plaisir donne envie à la Serdaigle, alors elle enfile soigneusement sa robe, mémorisant les détails ce petit bijou offert par sa mère. Le blanc ocre du tissu fait ressortir sa peau pâle et ses yeux bleu,  confectionné avec de la soie, elle se compose d'une multitude de perles disposé sur les épaules et le devant. C'est raffiné, peut être un peu trop pour un simple bal d'enfant. Quelques retouches ont du être faîtes quelque jours auparavant, c'est à madame Guipure qu'elle a demandé de couper le surplus de tissus. Désormais, elle s'arrête au milieu de la cuisse, mettant ses jambes en valeur. Sa mère avait sans douté pensé qu'une robe longue serait de rigueur, c'est bien le cas dans les réceptions mondaines dont a tant l'habitude Valentina.

Un coup de baguette suffit pour arranger sa coiffure, un chignon serré mais bien travaillé, qui est en harmonie avec la longueur de la robe et son maquillage prononcé. Les escarpins à hauts talons sont de rigueur, alors elle met les siens, comme un nombre incalculable de filles avant elle. Une de plus qui cède à cette petite coquetterie. Le reflet que lui renvoie le miroir de la salle de bain la laisse perplexe, elle est beaucoup trop mince, il suffirait qu'elle prenne quelque kilos pour être parfaite. Le bon côté c'est que son visage resplendit grâce au maquillage, si bien qu'elle a l'impression d'être comme toutes les autres. Tout en accrochant ses boucles d'oreilles en diamant, cadeau de sa grand mère l'été dernier, elle admire le bracelet qu'elle a trouvé sur son oreiller avant la rentrée de septembre. Elle soupçonne sa mère d'être la responsable de ce cadeau, peut être une tentative pour se rapprocher d'elle, d'acheter son affection. Elle boit une gorgé du nectar avant de glisser la fiole de whisky pur feu portant ses initiales dans son porte jarretelle, personne ne se doutera de sa présence. Une dernière fois elle applique ce rouge à lèvre bordeaux, autre signe qui la distingue de la masse grouillante du vulgaire qui elles s'étalent un rouge vif.

Les rires étouffés par le bruit de la musique est l'invitation qui conduit Valentina jusqu’à la salle de bal. Claquant ses talons sur le sol, elle fait remarquer sa présence aux quelques élèves présents devant les portes. La plupart sont vêtus de façon extravagante -comparé à l'uniforme réglementaire, bien sur- avec des smokings et des robes jamais porter auparavant. Tant d'efforts pour rien, pour paraître différent de d'habitude.  Valentina aperçoit deux élèves de Serdaigle en pleine discussion, de vagues connaissances qui lui sourit chaleureusement. " - Vous êtes ravissantes les filles. Quelque chose me dit que vos cavaliers sauront apprécier..." dit t-elle avec son sourire polie, cette mine fausse si irréprochable. Sers t-il de préciser qu'elles ressemblent à des prostituées de seconde zone ? Il est presque sûre que d'ici la fin de la soirée une main à leurs fesses délicates suscitera plus d'émotion qu'elles n'en n'ont jamais ressenties. Sympathie surjouée pour des filles qu'elle côtoie tous les jours et qui brillent par leur vide, a tout instant les idiotes peuvent devenir intelligentes et c'est uniquement à cause de cette perspective que Valentina joue toujours à être irréprochable. Jeux dont on se lasse vite. L'attention de la Serdaigle se fige sur les portes ouvertes, d'ici elle aperçoit la décoration et les changements opéré par le conseil pour donner vie à cet événement. Rien de grandiose comparé aux réceptions auquel elle a assisté par le passé, pourtant elle trouve cet effort pour faire plaisir aux élèves touchant. Si on met de côté le but secret qui est de montrer à tous comment l'école tourne bien sans Dumbledore. Surement la raison de ces invités imprévus, Valentina aperçoit quelques personnalités du monde magique. Surement pas venues pour apprécier les mets délicats préparés par les elfes de maison. D'une démarche assurée elle franchit le seuil, diverses odeurs beaucoup trop chargées lui provoque des nausées. Tu dois t'éloigner du buffet... L'odeur de la nourriture lui est insupportable, elle tourne les talons pour reprendre son observation des élèves présents, a la recherche d'un visage connu. Celui de Dimitri est absent, elle ne sait pas pourquoi mais cela la rassure. Peut être que savoir qu'il n'est pas là pour guetter le moindre de ses gestes est apaisant, elle se sent un peu plus sereine quant il est loin. Un peu seule aussi, mais passons. Orion Black prends place à sa droite sans réellement la voir, il semble observer son plus jeune fils. Le moment idéal pour elle de s'acquitter de son devoir, tout en présentant ses hommages elle se félicite intérieurement de cette initiative. Le bon comportement de la jeune Dolohov en société sera surement bientôt vanté. Une fois seule, elle reprends son analyse des couples de la soirée, méditant sur la perspective d'entamer la bouteille qui se trouve sous sa robe.
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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Ven 23 Jan - 16:20





Le  Bal de Noël


La foule commence à remplir l'espace de la grande salle. Tout le monde se mêle à fête. Étudiants, professeurs, sorciers d'ici et d'ailleurs. La nourriture vient à foison. Les membres du Conseil sont presque tous arrivés et... les préfets aussi. Tradition oblige, ils ouvriront le bal et cela avec le sourire. Les élèves pourront les rejoindre quelques minutes plus tard. Mais avant de se dégourdir les jambes sur la piste de danse, la plus féministe des sorcières s'avance sur l'estrade des Professeurs. Marilyn Mckinnon qui d'un sortilège a amplifié sa voix, impose le silence et prend la parole. Sourire aux lèvres, elle s'adresse à la foule qui tourne son regard vers elle.

"Très chers étudiants et membres de la communauté sorcière, nous vous souhaitons la bienvenue à cette réception de Noël. Noël, une fête familiale qui invite à la réunion, à la joie de vivre. Bientôt, la fin de l'année approchera et si nous avons tous une pensée pour notre très cher regretté Dumbledore, nous allons continuer. Perpétuer sa pensée, ses méthodes. Mais surtout, nous allons avancer, ensemble avec mes collègues, mais avec vous afin de vous offrir à vous, la jeune génération, une éducation parfaite pour devenir des sorciers accomplis lors de votre entrée dans le monde. Mais avant de se perdre dans un discours trop solennel et bien trop sérieux, je dirais simplement : Amusez-vous ! Profitez de cette soirée ! Ah et j'oubliais ! Nous vous avons préparé une petite surprise mais pour l'instant, laissons place à l'ouverture du bal. Applaudissez bien fort vos représentants, les préfets de Poudlard."

Les notes de musique prennent alors place entre les murs de la salle. Une valse retentit invitant les préfets à rejoindre le centre de la salle. Tourbillons de tissus, pieds écrasés... Au bout de quelques minutes, Marilyn est invitée par Damon Yaxley à rejoindre les Préfets entrainant dans leurs sillons d'autres personnes à se joindre à la danse.

Le bal est officiellement ouvert.

Pas d'ordre de passage, poster autant que vous le souhaitez, Who interviendra en temps voulu pour faire évoluer doucement la soirée. N'hésitez pas à venir poster même si vous n'avez pas eu le temps de vous inscrire. Promis on ne mange pas...
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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Ven 23 Jan - 19:15



Bouder ne servait à rien hormis à faire grandir l’intenable réalité de la soirée : elle allait devoir se rendre au bal. Si l’idée d’une soirée visant à s’amuser et danser l’enchantait toujours, cette fois-ci, la Dearborn était loin du ravissement, assise sur son lit en train d’observer ses choses à talons qui ne montaient même pas jusqu’aux chevilles et que Lily lui avait intimé –pour ne pas dire ordonner- de mettre. Ordre de la préfète en chef, pas le choix. Elle aurait été bien capable de la coller pour insubordination si elle osait émettre une fois de plus qu’elle allait s’y rendre au costume d’homme. Elle le ferait, soyez-en certains ! « Dorea, elles sont trop belles. Ça te change. » lança l’une de leurs colocataires de dortoir tout en continuant sa route vers la porte. Sourire en coin de remerciant sans grande conviction. Ah ouais, c’était beau çà ?! Heureusement que Greta avait des goûts assez sobres vestimentairement parlant car rien que la vue de ses talons lui promettaient qu’elle les enverrait valser en fin de soirée pour terminer pieds nus. Une évidence inscrite dans les étoiles. Loin de ses tenues plus sobres et confortables, Dorea jurait en robe et talons. Elle avait néanmoins réussi à conserver sa coiffure intacte – soit sans aucun chichi dedans -. Parier sa tenue de bal avec une préfète-en-chef, qui de surcroît est la meilleure élève de Poudlard – n’avait jamais été une bonne idée. Même lorsqu’elle l’avait défié au jeu du mensonge pour gagner : Evans avait des yeux et des oreilles de partout. Sorcière. Elle avait même un cavalier, ce soir. Juste histoire de ne pas avoir à danser toute seule alors que sa meilleure amie sera bloquée avec son homologue qui la rendait plutôt nerveuse vu le nombre de fois où elle se regardait dans la glace. Replaçant une mèche folle et indisciplinée derrière son oreille, elle entendit la rousse lui poser la plus débile des questions. « Tu ne trouves pas que ça me moule trop les fesses ? » L’écossaise se mordit la langue pour ne pas avoir à répondre à cette question. Une énième fois. Au fond, cela la faisait rire de voir sa camarade dans un état de stress incroyable alors qu’elle n’avait pas d’examen à passer. Juste une danse. Mais avec un brun. Un brun qui semblait énormément lui manquer ces derniers temps mais l’avouer lui aurait écorché la bouche. Se remettant à penser à un autre brun, Dorea décida de penser à quelque chose de plus productif en levant les yeux en l’air de nouveau. Comme comment passait la soirée sans avoir envie de faire une connerie ? Fort heureusement, Lily apparut de nouveau tel un ange gardien dans de sombres pensées. « Je suis stressée. » Tournant son regard vers la rousse, Dorea se leva afin d’aller passer ses bras autour de ses épaules en la regardant dans le miroir. «  Tu es magnifique. Tout se passera bien. » rassura-la-t-elle avant de lui déposer un bisous sur la joue, laissant une légère trace de rouge à lèvres au passage. « Attend, je m’en occupe. » Aussitôt dit, aussitôt fait et la lionne étala la trace en marque de blush sur les joues de porcelaine de la préfète-en-chef tout en riant, laissant ainsi lâcher la pression qui s’accumulait trop dans la pièce.

Et c’est bras dessus, bras dessous que les filles arrivèrent devant la grande salle. Bien que Dorea devait retrouver Jason – un ami de Serdaigle qui avait gagné son pari où l’enjeu aussi débile soit-il n’était autre que ce bal – mais elle savait que Lily avait besoin d’elle. Et puis, la soirée allait être longue, elle pouvait bien se faire désirer un peu. Apparemment c’est ce que faisaient les « femmes ».  Du coin de l’œil, elle remarqua que Lily cherchait James toujours aussi stressée. Souriant pour elle-même, elle se promit alors de se tenir éloignée du « couple », non sans avoir laissée ses instructions auparavant. Attrapant la main de la rousse, elle se rapprocha doucement d’elle afin de lui murmurer tout bas : « Tout ira bien, Lily. Ce n’est qu’une danse. Complimentes-le sur sa tenue, le costume doit surement bien aller à James. » Légèreté et plaisanterie, de quoi décontracter la préfète-en-chef ou au moins essayer de le faire. « Lily… » intervient-elle rapidement sur le coup de l’impulsion alors qu’elle commençait à s’éloigner. Comment dire cela sans froisser la demoiselle ? « Sourit et soit gentille avec ce pauvre James. » Après tout, il en avait déjà bien bavé et cela avait finir par faire du mal aux deux. Même si Lily avait eu du mal à l'admettre. Rien de méchant dans ses mots, ni dans son sourire tendre se terminant par une main sur la joue de son amie avant de la laisser là, disparaissant dans la foule poudlarienne.  
Maintenant, il lui fallait retrouver son propre cavalier dont la tâche était assez aisée puisqu'ils s'étaient donnés rendez-vous au niveau de l'estrade où le groupe de musique commençait déjà à lancer sa musique. Le chemin jusque-là fut hasardeux et difficile. Pas seulement à cause des talons dont elle n'avait guère l'habitude de se hisser mais de la foule qui devenait de plus en plus compacte. Elle repéra Jason au loin, lui adressant un petit geste de la main pour lui montrer qu'elle arrivait mais elle fut interceptée au passage par une Greta euphorique et resplendissante qui lui tomba dans les bras. " Tu les as mises. Tu les as mises. Elles te vont comme un gant. Il faut que tu en portes plus souvent." Ce qui fit rire la lionne qui voyait son discours de propagande arrivait comme un dragon sur son œuf. Elle aurait pu rester là à plaisanter avec Greta et son cavalier qui la dévorait des yeux mais la vision d'un brun venant d'arriver en compagnie d'une grande blonde l'arrêta dans ses amusements. Pourquoi donc avait-il autant d'emprise sur ses états d'âme ? Ce dernier cherchait quelqu'un du regard, ignorant ou ne portant qu'une faible attention à ce que sa cavalière pouvait lui raconter, et inconsciemment la Lionne prit peur lorsque son regard tomba sur elle, consciente que cette recherche la concernait. Alors qu'il semblait prendre congé de sa grande blonde, Dorea fut plus prompte à réagir et s'excusa auprès de Greta afin de rejoindre son cavalier... et de se tenir le plus loin possible de Maddok. Comme pour se redonner de la contenance, elle exagéra son sourire à Jason en arrivant auprès de lui mais ne pouvant s'empêcher de jeter un coup d’œil derrière son épaule pour remarquer que l'importun avait arrêté sa course. Victoire amère. Jason lui parla alors mais elle ne pût comprendre ce qu'il disait. Se rapprochant de celui-ci, elle ria en montrant le groupe de musique non loin d'eux. " Ce n'était peut-être pas une si bonne idée la scène. " plaisanta-t-elle tentant de se faire entendre par-dessus la musique tandis que son ami répondait sur le même ton. C'était à peine s'ils s'entendaient. Passant une main dans son dos et tendant son autre bras à Dorea, Jason l'invita à se rendre... plus loin. Tant qu'ils pouvaient s'entendre parler. Cette attitude cavalière qui ne ressemblait à aucun de deux fit beaucoup rire la lionne qui rejoignit son jeu de rôle, mimant la parfaite petite princesse acceptant le bras de son prince. Ce fut cet instant que choisit l'un des membres de la nouvelle direction pour faire son discours d'ouverture. Discours qui fit pincer des lèvres la lionne, tapotant du bout des doigts la fin de son discours par politesse, entraînait par le reste des élèves. Une éducation parfaite. Des sorciers accomplis et aptes à entrer dans le monde adulte. Quelque chose lui faisait générer des frissons et ce n'était pas l’excitation du bal : Dorea était sceptique. Il y avait toujours eu quelque chose qui la dérangeait chez la sorcière McKinnon même si elle ne pouvait pas mettre une explication dessus. Tout comme ce conseil la dérangeait en soi mais qui vivra verra, alors il ne lui restait plus qu'à patienter. La danse commençant, elle rechercha des yeux sa meilleure amie afin de voir comment elle s'en sortait dans cette première approche de réconciliation, espérons-le.


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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Dim 25 Jan - 15:09


Le Bal de Noël ...
[Everybody who wants & James]


James se tenait à côté des tables chargées de mets et boissons. Se servant un verre de Jus de Citrouille, il attendait patiemment que sa camarade le rejoigne. Il avait croisé plusieurs de ses camarades, c’est qu’il était populaire et souvent salué, il s’était forçé à sourire, à chaque personne, pour les saluer amicalement. Pour tous, il allait bien. Et ce n’était pas plus mal comme ça. Il s’en voulait déjà suffisamment de se laisser déprimer par la rousse, si en plus tout Poudlard avait conscience qu’il avait le cœur brisé, il ne lui restait plus qu’à se pendre. Il reposait tout juste le pichet de jus de citrouille, qu’une voix qu’il reconnaitrait dans le brouhaha le plus intense l’interpella. Il pouvait déjà sentir son cœur devenir plus lourd alors qu’il pensait que son enfer débutait. Une soirée à passer en sa compagnie. Ça c’était génial. Mais il lui fallait taire et ignorer ses sentiments, là était l’enfer.

Il dévisagea la rousse, pour un peu, il ne l’aurait pas reconnu. Elle était sublime, et si différente de ce  à quoi il était habitué. Heureusement qu’il n’était pas en train de boire une gorgée de son verre, car il en aurait avalé de travers de surprise ou recraché la boisson, il hésitait encore. Elle était magnifique et pourtant il n’avait qu’une seule envie, la couvrir d’une immense cape. Mieux encore, de sa cape d’invisibilité. Il ne voulait pas que d’autres la regarde, la désire. Mais elle ne lui appartenait pas, ne lui appartiendrait jamais. Il n’avait pas son mot à dire. Alors qu’importe si cette robe était beaucoup trop courte et ses jambes beaucoup trop dévoilées. Avant même que James ait eu le temps de saluer la rousse que cette dernière s’avança un peu plus pour remettre sa cravate droite tout en le complimentant un peu maladroitement. Lily,  gênée ? Non, ce n’était pas ce qui avait traversé l’esprit du garçon alors qu’elle avait hésité sur comment elle devait débuter sa phrase. Non, James avait simplement pensé qu’elle n’avait pas su comment dire quelque chose de gentil. Le cœur du garçon loupa encore un battement alors qu’elle lui disait doucement après avoir remis en place son costume : « Tu es parfait. » Une phrase anodine pour elle. Qui visait simplement à noter que maintenant, sa cravate était à la bonne place. Et pourtant cette petite phrase résonna dans la tête du garçon, émiettant encore plus son cœur déjà meurtris.

Au final, il n’était plus du tout certain de vouloir rester ne serait-ce qu’une minute de plus en sa compagnie. Cette soirée allait être encore pire que l’enfer. Elle ne se rendait pas compte. Toujours sur le coup de la surprise, le garçon se laissa faire, réprimant son malaise de la sentir si proche et si gentille à ses côtés. Une distance froide, comme une barrière de glace était érigée entre eux. C’était James qui en était à l’origine bien évidemment. Comme pour se protéger, il avait décidé de prendre de la distance et l’ignorer ou faire comme si elle n’était qu’une camarade banale était le mieux qu’il avait trouvé à faire. Mais s’il s’empêchait de la dévorer du regard ou de laisser voir ses sentiments, il ne réussit pas à cacher sa surprise devant la question que posa la rousse. Après, s’être détourné vers le buffet pour se prendre un verre, elle lui lança un Joyeux Noël avec entrain, comme s’ils étaient meilleurs amis, juste avant de lui demander gentiment comment il allait. Était-elle sérieuse ? James resta interdit quelques secondes, sceptique face à ce comportement.

Il divergea pendant quelques secondes dans son esprit. Hésitant sincèrement à l’envoyer méchamment voir ailleurs, en lui rétorquant qu’ils n’étaient pas obligé de se parler et de faire semblant d’être gentil, on leur avait simplement demandé d’ouvrir le bal. Mais une petite voix lui soufflait de profiter de ce moment qui serait peut être l’unique possibilité de parler normalement avec la rousse. Et puis, il avait déjà le cœur brisé non ? Il n’avait plus rien à perdre. Et surtout, il avait une excuse. Demain, il reprendrait la distance froide qu’il maintenait depuis déjà 3 semaines arguant qu'à Noël, il avait fait bonne figure par obligation. Après tout, Lily n’arrêtait pas de répéter qu’elle souhaitait qu’il prenne plus à cœur ses devoirs de préfets. Il approcha son verre de la rousse pour trinquer. Signant la trêve qu'elle proposait pour rendre la soirée plus supportable. « Joyeux Noël à toi aussi Lily » déclara finalement James gentiment. Il prit une petit gorgée de son jus de citrouille, et continua la conversation, faisant comme si de rien était. Comme si tout était absolument normal dans le fait d’être là, à discuter avec Lily. « Je vais très bien ! J’irai encore mieux à la fin de la soirée quand même ! » puis réalisant ce qu’il était en train de dire, il se dépêcha d’ajouter : « J’ai hâte de voir ce que je vais avoir pour Noël ! Mes parents n’ont rien voulu me dire dans les lettres ! »

James se tendit en notant du coin de l’œil Diggory approcher en compagnie d’une de ses camarades de classe. Il serra les dents, se remémorant combien il avait été humilié lors de leur dernière confrontation. Par chance, il n’y avait eu que Lux, qu’il avait brûlé involontairement qui avait été témoin de cela. Mais c’était déjà trop pour James qui ne rêvait que de vengeance. Bien décidé à ne pas se laisser abattre encore plus par le Serdaigle, James se reconcentra sur Lily et la questionna à son tour : « Et toi tu vas bien ? »

Lily n’eut pas le temps de lui répondre que McKinnon, l’une des membres du conseil prit la parole, et après un bref discours, demanda subtilement aux préfets-en-chef de s’avancer pour ouvrir le bal. James prit alors le verre de Lily en lui disant : « tu permets ? » sans attendre réellement de réponse, il lui attrapa la main pour fendre la foule. Arrivé au centre, la musique commençant doucement à retentir dans la grande salle, James posa sa seconde main sur la taille de sa camarade, et habillement entrain à le suivre dans une valse. James était un bon danseur, il n’avait pas réellement prit de cours intensif, mais il avait le rythme, ça aidait. Tournaillant avec Lily, il évitait les autres camarades qui affluaient peu à peu autour d'eux sur la piste. Et comme par magie, la musique et le moment l’emportant, le garçon retrouva son vrai sourire, et se permit même une plaisanterie les yeux pétillants de malice : « si l’année dernière on nous avait dit qu’on danserait ensemble je crois qu’on en aurait rigolé ! »

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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Jeu 29 Jan - 17:59



Bal de Noëlsoit, la proposition gâchée de Carl Londubat

Carl Londubat avait toujours aimé faire la fête. Il avait toujours adoré ce moment parfait pour rire avec des amis, danser sur des rythmes endiablés et boire jusqu’à plus soif et plus aussi conscience du bien ou du mal.

Il devait avoué qu’il avait cette idée précise en tête lorsqu’il proposa à ses homologues du conseil de préparer un Bal de Noël cette année, malgré l’absence de Tournoi des Trois Sorciers. Il avait affirmé que ça ferait sûrement du bien aux élèves vis-à-vis de la mort d’Albus Dumbledore et que ça ramènerait sûrement la gaîté du Poudlard d’antan. Le Poudlard que Carl avait connu, où le vieil homme était toujours dans l’ombre à s’assurer que ce soit le cas. L’auror avait envie de reprendre ce rôle, il se sentait le plus apte à rendre le sourire et la joie dans ce château.

Il fut tout de même étonné quand tous répondirent à l’unanimité que c’était une bonne idée. Il avait déjà imaginer toutes sortes de choses, d’évènement, d’activités pour faire de ce Bal une fête mémorable ! Ca… c’était lorsqu’il croyait qu’il aurait les rênes du projet. Très vite, il s’était rendu compte qu’il n’avait aucun véritable pouvoir de décision. Il vit lui passer sous le nez le groupe de rock magique à la mode sous le nez pour un orchestre plus solennel. Les idées bien définies d’activités et jeux délirants qu’il avait imaginé furent abolis. Quant aux cocktails avec ou sans alcool dont il avait le secret… n’en parlons pas.

C’était sûrement pour toutes ces raisons qu’il avait attendu l’ouverture officielle du Bal, assis sur son fauteuil de membre du Conseil, les bras croisé, l’air boudeur, tel un garçon capricieux. La musique résonnait déjà avec force et douceur à la fois, ce qui était plutôt agréable il devait avouer. Il devait aussi avoué que la décoration était sobre et élégante. Pourtant, rien n’était comme il l’avait imaginé en proposant cette idée. Il manquait les couleurs chaleureuses de la Grande Salle de son enfance en période de Noël, et en voyant certains des élèves gênés par l’ambiance ou peinés de ne pas avoir de cavalier(ère), il s’enfonça d’autant plus dans son fauteuil.


- Pourquoi fais-tu la gueule ? Tu as eu ce que tu voulais non ?

Il leva les yeux et croisa le magnifique regard de Marilyn McKinnon. Elle était belle comme une nuit étoilée ; comme d’habitude à vrai. Mais même si Carl n’était jamais resté indifférent à la beauté de son amour d’enfance, cela faisait longtemps qu’il ne voyait plus qu’une amie en elle, même avec ce sourire parfait qu’elle lui offrait. Moqueur, certes, mais parfait.

Carl se redressa et posa ses coudes sur les accoudoirs de son fauteuil, les mains jointes. Il essayait de ne pas lui rendre son sourire, mais parfois, l’habitude prenait le dessus.

- Ce n’est pas réellement à quoi je faisais allusion lorsque j’ai proposé cette idée, vois-tu.
- Carl. Si on avait suivi à la lettre ton grand délire de gamin, on serait noyé dans les procès des parents d’élèves. Pardonnes moi d’avoir autre chose à faire que de passer les prochains mois au Mangemagot.

Elle était autoritaire, mais toujours avec son sourire amusé. Elle avait toujours fait ça, surtout lorsqu’ils étaient ensemble ; elle voulait toujours tout contrôler, mais surtout le contrôler lui. C’était sûrement ce qui avait poussé à la rupture du couple d’adolescents.

- C’est ennuyeux à mourir. On voit bien que Yaxley a mis son nez là-dedans.
- S’il te plait, Carl. Damon fait très bien son travail. Tu n’es plus un enfant, il est temps que tu ne rende compte que nous sommes pas à Poudlard en tant qu’élèves.
- Tu as sûrement raison, Marilyn, mais personnellement, je pense que tu as tort.

Elle éclata de son rire cristallin. Il aimait toujours lorsqu’elle poussait sa joie au rire. Elle était plus belle et agréable que jamais.

- Miss McKinnon ?

La voix pompeuse de Yaxley fit froncer les sourcils de Carl. Si l’auror avait un mal fou à s’entendre avec Amos Diggory, il avait toujours penser qu’à sa manière, il était fait pour ce poste. Pour ce qu’en était de Damon Yaxley… c’était tout autre. Le Londubat détestait ses airs et surtout sa mentalité qui arrivait si bien à cacher. Pourtant, Carl n’était pas un idiot. Il savait qu’il y avait quelque chose de pas très net chez lui. Il en mettrait sa baguette ivoire au feu !

Marilyn se retourna sur Yaxley, ce qui le poussa à poursuivre :


- Je pense que c’est le moment d’ouvrir les festivités.
- Bien sûr.

Elle s’éloigna incitée par le bras de Yaxley, la dirigea sur le milieu de l’estrade. Il lança à Carl un regard qui en disait long, traduisant le dégout et le dédain, avec une pointe de malice qui étira une grimace sur le visage de l’auror. Pauvre type, pensa-t-il, avec immaturité. Il avait bien remarqué le petit manège qu’il faisait à Marilyn, et Carl détestait ça. Il n’était pas jaloux, mais estimait sans gêne qu’elle méritait bien mieux qu’un vieux coureur de jupons comme lui.

La belle McKinnon annonça son discours de sa voix de miel, avec une perfection sans égales. Le discours était parfait, presque autant que si c’était lui qui s’en était chargé, mais une chose lui titilla l’esprit. Un surprise ? Depuis quand est-ce le Conseil avait prévu une surprise pour les étudiants de magie ?! Alors que Marilyn terminait son discours d’ouverture, Carl s’était enfin levé de son siège. Il passa derrière son ex, approchant Becka Brönt, elle aussi en beauté en cette soirée. Celle-ci l’accueillit avec un large sourire :

- Tu es vraiment très élégant ce soir, Carl ! annonça-t-elle joviale, à la limite du chuchotement pour ne pas gâcher la prestation de sa collègue.

Il était vrai que Carl était élégant, mais ce n’était pas comme si il ne l’était pas quotidiennement. Il avait juste décidé de porter plus solennel qu’habituellement. Si il aimait porter des costumes modus dans la vie de tous les jours, il arborait cette fois un élégant costume sorcier noir avec un gilet de costume bleu marine sur une chemise noire, sans nœud ni cravate. Comme pour ponctuer les dires de Becka, il plongea ses mains dans son pantalon de costume faisant passer le long pan de sa veste sorcière derrière lui.

- Toi aussi Becka, mais dis-moi… c’est quoi cette histoire de surprise ?
- Haha, tu es vraiment drôle tu sais ! s’extasia-t-elle naturellement.
- Ce n'est pas une blague.

En notant le sérieux sur le visage de Carl, elle fronça légèrement les sourcils. Quand soudain, elle plaque ses mains sur son visage, les yeux grands ouverts.

- On en a parlé avec les collègues quand tu étais parti accompagner cette jeune demoiselle au match de Quidditch. Personne ne t’a mis au courant ?!

Elle avait totalement arrêter de chuchoter. Heureusement pour elle que le brouhaha ambiant avait refait surface. Quant à Carl, il était complétement blasé. Son projet lui avait définitivement glisser entre les doigts et comme le vilain petit canard qu’il était, il avait été exclus de la confidence. Irrité, il finit par répondre :

- C’est quoi alors cette surprise… ?

Elle ouvrit la bouche, mais une autre voix arriva à ses oreilles.


- M’accorderiez-vous cette danse ?

Amos tendait sa main à Becka. Celle-ci laissa échapper un petite rire satisfait avant d’accepter et partir avec lui, laissant Carl dans l’ignorance.

- Non, mais je rêve…

Définitivement en colère tout en restant calme, il descendit de l’estrade en direction du buffet. Histoire de se consoler dans la nourriture. Qu’est-ce qu’il aurait donné pour pouvoir se servir le fameux cocktail « Magyar à pointes » made in Nathan Albrizzi qui savait si bien rendre joyeux n’importe qui… ?


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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Sam 31 Jan - 14:21



D’un mouvement presque instinctif, tes doigts se mirent à faire tourner la chevalière que tu portais à l’annulaire de ta main droite. Tes pensées s’éloignaient doucement comme c’était souvent le cas lorsque tu faisais ce geste. Les souvenirs s’enroulèrent dans les méandres de ta cervelle te ramenant aux fêtes de ton enfance. En tout points, elles avaient les mêmes ambitions que ce bal organisé en cette soirée. En mettre plein la vue. Détourner les pensées. Flatter l’ego des invités. Ce soir, ce n’était pas bien différent. Pourquoi inviter des gens extérieurs au chateau si c’était le cas ? Ils avaient beau vouloir étouffer les rumeurs, il était évidement que ce qui était arrivé à Dumbledore était grave. Que cela allait impacter sur la vie de tous même si cela prendrait des mois ou des années.

Le bruit de tes talons marquèrent le rythme de tes pas alors que tu te décidais enfin à te diriger vers la grande salle transformée pour l’occasion en salle de bal. Tes yeux sombres observèrent la foule qui s’était amassée avec un sentiment étrange. La plupart du temps, tu aurais déjà fuis devant cet amas agglutiné. Tu avais décidé que porter un costume serait suffisant. La cravate, très peu pour toi. La chemise d’un blanc immaculé que tu avais revêtu sous ta veste noire était ouverte à ton col pour mieux respirer. Un reflet attira alors ton attention. Elle avait beau être de dos, ta chaire et ton sang, tu ne pouvais pas passer à côté. Tes iris glissèrent le long de sa nuque suivant le chemin du tissu qui s’arrêtait bien trop tôt à ton goût. Etait-ce son sang Slave qui la démarquait tant des autres ? Elle semblait bien plus distinguée que toutes les jeunes femmes présentes dans ce salle. Et même si tu trouvais l’étoffe qui l’enveloppait trop peu présente, la robe était d’une élégance raffinée qui dénotait presque en ces lieux. D’ailleurs, tu ne semblais pas être le seul à l’avoir remarquée. D’un pas rapide, tu rejoins ta cousine posant une main possessive aux creux de ses reins alors qu’un blond s’était approché d’elle suite au discours insipide de la McKinnon. Silencieux, ta mâchoire se crispa un instant, resserrant ta poigne sur Valentina afin de faire comprendre à l’intrus qu’il n’était pas le bienvenu. Elle allait te tuer, tu le savais, mais si ce n’était pas elle, se serait Demitri pour avoir laissé passer ça. Ta main relâcha doucement sa pression alors que le jeune homme blond compris le message en s’éloignant. « Tu sais, quand tu décides enfin de mettre ton nez dehors, tu devrais penser à te couvrir davantage. »  S’il y avait une chose dont tu était certain, c’est que Demitri ne l’avait pas encore croisé. Un sourire se dessina sur tes lèvres. « Et avant de dire quoi que ce soit, ce mec est un connard. Je le connais. »  Tu avais ajouté cette phrase avec l’intention d’étouffer ne serait-ce qu’une tentative de protestation. Après tout, c’est vrai, tu ne vas pas passer ta soirée à la surveiller mais si tu peux éliminer quelques abrutis de son chemin...

D’ailleurs ton attention est rapidement captée par une autre silhouette brune. Silhouette qui n’est pas donnée de voir souvent, encore moins en robe et en talons. La Dearborn savait donc s’arranger ? Ses yeux pétillaient à côté d’un abruti dont tu ignorais le nom mais ce n’est pas cela qui allait te retenir d’aller provoquer la Lionne. Ta main se posa sur la nuque de Valentina pour l’attirer doucement à toi afin de déposer un baiser au creux de sa tempe. « Ne fais pas de bêtises. Enfin.. comme d’habitude tu me diras. »  Un petit sourire moqueur traversa tes lippes avant de t’éloigner doucement d’elle. Dans le fond, tu espérais qu'elle en ferait. Ne serait-ce que pour croquer la vie qui lui était si limitée. Si frustrante. Tu te détournas. Tu avais déjà repéré ta prochaine cible et cette dernière, tu n’allais pas la lâcher.  Tu t’approchas silencieusement de la Gryffondor qui de dos ne t’avait sûrement pas encore aperçu. Tes doigts glissèrent le long de son bras, se dirigeant finalement fermement dans sa paume la forçant à se tourner vers toi. Tu fis mine de lui baiser la main, sans même effleurer sa peau de tes lèvres, un sourire ironique prenant place sur celles-ci. D’un geste, tu l’intimais de te suivre sur la piste de danse l’arrachant à son cavalier, soutenant son regard noir et pourtant, elle se devait de résister au scandale pour ne pas te rejeter aux yeux de tous. Tes yeux s’ancrèrent dans les siens alors que tes phalanges se logèrent au creux de sa taille pour entamer la valse qui avait débutée un peu plus tôt. « Je serais presque déçu de te voir habiller comme les autres… »  Si tu menais la danse, tu savais qu’elle ne se démonterait pas devant toi. « Rassure-moi. Tu les as piqué à une de tes copines ? » 


blabla:
 

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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Dim 1 Fév - 23:38





Le  Bal de Noël


La salle emplissait à vue d’œil et bientôt nous fûmes envahis pas le son caractéristique des tissus froissés et des claquements de talons sur les dalles froides. Buvant d’une traite mon verre de jus de citrouille je promenais mon regard sur l’assemblée, en évitant soigneusement de me tourner en direction de Lily. A l’écart de la masse des élèves on distinguait parfaitement le rassemblement des invités. D’aussi loin que j’étais ils avaient tous l’air particulièrement mondainnement ennuyeux et mes yeux glissaient sur eux sans vraiment chercher à les reconnaître. Du coin de l’œil j’aperçu même Amos en pleine discussion avec un autre sorcier, bien que je m’empressais de tourner la tête je senti son regard piquant sur ma nuque. Il avait le don pour toujours me retrouver, où que nous soyons. A croire qu’il avait lancé un sort de suivi sur moi. Malgré mon envie d’aller parler à mon frère, je savais qu’il n’était pas disposé à me considérer comme son petit frère de jeu ce soir et je n’avais aucunement envie de passer ma soirée au milieu de ces gens ennuyeux à faire l’hypocrite. Si j’avais le malheur de rencontrer ses yeux je savais d’avance le l’ordre silencieux qu’il m’adresserait. Le genre d’ordre auquel je n’avais pas le droit de me soustraire. Pour mon salut, mieux valait éviter tout contact direct ou indirect avec lui pour le moment.
« Eh bien, j’avais espoir qu’il y ait autre chose que de la beurreaubière ce soir… ». Mon attention se porta à nouveau sur Kate qui regardait son verre vide d’un air triste. « C’est pas ce soir qu’on te verra danser sur les tables on dirait » lui répondis-je avec un clin d’œil. « Ouaip…Je préfèrerais ne pas avoir à danser du tout…Mais je crois qu’on va pas avoir le choix ce soir. » Ajouta-t-elle en jetant un coup d’œil par-dessus son épaule. Suivant son regard je devinais la silhouette de son cavalier qui visiblement la cherchait dans la foule des élèves. « Parles pour toi ! Je te rappelle que rien ne m’oblige à aller tâter la piste de danse. » Et c’était bien vrai. Pourtant deux ou trois filles de la maison m’avaient bien proposées d’être leur cavalier mais je n’avais pas spécialement envie de m’afficher au bras d’une presque parfaite inconnue. Je préférais largement jouer la carte de la liberté pour cette soirée, et éviter par la même occasion, de devoir valser aux sons des violons. Il n’est pas difficile de deviner que je suis bien plus à l’aise sur un balai que dans les chaussures d’un danseur. « Ah ! Mais attend ! Je trouve ça suspect moi que ce ne soient que les préfets-en-chef qui ouvrent le bal ! Je devrais aller en toucher un mot à McKinnon par exemple, pour réparer cette injustice. » Je lui jetais un regard noir avant d’éclater de rire avec elle. « Si tu fais ça je t’abandonne toute la soirée dans les bras de ce cher Mattias et je lui dis que tu veux danser toute la nuit ». En réponse je reçu un point dans le bras. A cet instant, le silence ce fit dans la salle tandis que Marilyn Mckinnon prenait la parole au nom du Conseil d’Administration. Elle fit un joli discours, enjoué et sincère semblait-il. Il est vrai qu’ils avaient eu cette bonne idée de bal pour remonter un peu notre moral qui n’était pas au beau fixe. Personnellement les examens de fin de trimestre avaient été assez rudes et j’étais épuisé par toutes ces heures de révisions à la bibliothèque. Sans oublier les entrainements de Quidditch qui ne s’étaient pas relâchés malgré notre victoire contre les Griffons lors du premier match de la saison. Mais surtout, la disparition de Dumbledore était encore dans les esprits. Son nom circulait entre les tables dans la grande salle, dans les intercours, à la bibliothèque. Comme si certains s’attendaient encore à le voir surgir de derrière la statue de phénix qui mène à son bureau.

Je l’écoutais parler d’une oreille discrète, Amos venait d’accrocher mon regard et je devinais quelque chose dans son regard qui ne me disait rien qui vaille. Comme un sous-entendu lourd de sens sur ce qu’il attendait de moi. Je ne tardais pas à comprendre de quoi il en retournait exactement lors que la jeune femme termina son discours en invitant les préfets à ouvrir le bal. Mon oreille tiqua et pourtant, d’après l’éclair que me lança Amos, je n’avais pas mal entendu. Pourtant on nous avait bien dit que l’ouverture du bal ne serait réservée qu’aux préfets-en-chef. Je sentis la main de Kate se poser sur mon bras et me chuchoter incrédule « Je crois que tu vas devoir te résoudre à aller user tes souliers finalement ». Parvenant à me dégager du regard de mon frère après une dernière œillade entendue, je tournais la tête vers elle l’air beaucoup moins amusé qu’avant. « Que si tu danses avec moi » lui lançais-je en retour. En même temps je me voyais mal aller chercher Melinda dans toute cette foule et quitte à me ridiculiser autant que ce soit face à elle. « C’est hors de question Charles ». Mattias avait donc fini par nous retrouver… « C’est avec moi que Kate dansera sa première danse ». Déjà il s’interposait d’un air sérieux entre la lionne et moi-même. A croire qu’il prenait toute cette histoire de bal très au sérieux, lui. Ne voulant prendre le risque de déclencher sa colère, j’hochais la tête alors que Kate me lançait un regard profondément désolé. Mais les premières notes retentissaient déjà et j’aperçus James et Lily commencer leurs premiers pas de danse. Je savais pertinemment qu’Amos me reprocherait amèrement de n’avoir pas été le premier à me placer sur la piste de danse. D’un coup je sentis ma gorge se serrer et je jetais un regard perdu sur la foule jusqu’à croiser un visage connu. « Et puis zut à la fin ». D’un geste décidé je fendis la foule pour arriver à la hauteur de Valentina, sublime dans sa robe perle. J’arrivais juste à temps pour voir Sevastian s’éloigner d’elle d’un air arrogant et suffisant. Ce qu’il était exaspérant celui-là. Profitant de la trouver seule je m’approchais d’elle doucement et tout en essayant de garder un air calme, je lui offris mon bras. « Bonsoir Valentina, accepterais-tu de m’accompagner pour cette première danse ? » Je priais intérieurement pour qu’elle accepte.


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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Lun 2 Fév - 16:22

Le Bal de Noël
Valentina
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Tout le monde


 

 



 

 

Alors que Marilyn McKinnon s'avançait sur l'estrade, prête a faire le traditionnel discours d'ouverture du bal, le regard de Valentina se plongea dans celui d'un élève de septième année. Un Poufsouffle lui semblait-il. Cela faisait quelques temps qu'elle avait remarqué ses coups d’œil aguicheurs à la bibliothèque, ces tentatives de rapprochements, toujours avortés par la malchance d'une présence inopportune. Valentina continua de le fixer, ne prêtant pas vraiment attention au discours. L'invitant à se joindre à elle, curieuse d'en apprendre plus sur ce charmant individu. Il finit par comprendre le message car il entama le chemin qui les séparaient, un peu trop tardivement au gout de la serdaigle. Il ne semblait pas réellement futé. Ou peut-ce était juste un préjugé sur les poufsouffles ? A vrai dire cela lui était égal, elle s'était forcé à venir à cet événement, s'était promit de s'amuser un peu ce soir. Peu importe l'origine ou la maison du pauvre bougre. Elle sursauta légèrement au contact de cette main en bas de son dos. Une poigne forte, qui ne pouvait appartenir qu'à deux personnes au sein de ce château. Eux seuls oseraient la toucher de cette manière, l'assimilant à un objet dont ils étaient les acquéreurs.   « Tu sais, quand tu décides enfin de mettre ton nez dehors, tu devrais penser à te couvrir davantage. » Toujours le mot pour rire, ce cher Sevastian. Valentina lui lance un regard noir, avant de recentrer son attention sur le discours du membre du conseil. Elle capte la phrase une petite surprise, qui résonne légèrement dans sa tête. A moins d'avoir mis un peu d'alcool dans les boissons, la surprise risque d'être un peu fade. La poigne possessive de son cousin se fait tout a coup plus forte, forçant Valentina à faire plus attention à sa présence. A quoi bon la nier ? Ce n'est pas en ignorant les monstres sous leur lit que les enfants les font disparaître, il faudra apprendre un jour à lutter, Valentina. « Et avant de dire quoi que ce soit, ce mec est un connard. Je le connais. » Ce sourire sur son beau visage en dit long, qu'à tu encore fait Sevastian ? Valentina tourne la tête en direction de son poufsouffle, elle l'avait presque oublié. Celui-çi les regardent, mais a semble-t'il reprit sa place initial, fuyant le regard incendiaire de la slave. Tout en se dégageant de Sevastian, elle tente de contrôler la colère qui commence à s'imposer à elle. « - Alors, je suis décidément un aimant pour ce type d'individus » Quand l'un prenait congé, l'autre siamois venait surveiller que l'oiseau était toujours dans sa cage. Si il lui arrivait parfois de trouver son cousin sympathique, à cet instant il ne restait aucune trace d'un quelconque élan de gentillesse à son égard. Pauvre con pensa t-elle, alors qu'elle se forçait à admirer la McKinnon papillonner de joie. Sursaut d'orgueil, typiquement Dolohovien dirait son amie Euxane. Mais a vrai dire, ne pas vouloir montrer à son cher cousin qu'il avait réussie à la mettre dans l'embarras, était loin d'être incompréhensible. Mais voyez-vous donc, Evans et Potter l'un à côté de l'autre. Ni cris, ni tension dans l'air. Intérieurement, Valentina sourit. A combien s'élevait la somme qu'elle avait parié avec Bertram concernant ce couple emblématique ? Un enjeu assez risqué, espérons que la danse des préfets fera naître une quelconque étincelle, qu'elle puisse voir son investissement prospérer. « - Je te propose d'aller rejoindre ta sainte cavalière, je m'en voudrais de te retenir... » susurre t-elle ironiquement. Cette main qui vient une nouvelle fois se poser sur elle, l'obligeant à rester passive, elle ne peut  désâment pas faire de scandale en rejetant cette marque d'affection, ce simple baiser sur sa tempe. Amorphe, encore fois. Elle le laisse faire, espérant que son silence le forcerait à partir plus vite. Cette phrase suspendu dans l'air, siffle à son oreille comme le compte à rebours d'une future détonation. Quelque chose se réveille alors, cette partie de son hémisphère qu'il vaut mieux laisser dans les brumes. Une petite ruse pourrait t-elle venir à bout des deux diables qui partagent son sang ?

Le premier couple avance sur la piste, Valentina suit d'un œil satisfait leur silhouette. La robe de Evans lui va bien, ce rouge vif est en parfaite harmonie avec sa chevelure. Valentina mémorise cette information, se demandant comment elle pourrait lui être utile par la suite. Les sangs de bourbes ont aussi du gout chère mère, la preuve, Evans était d'une beauté exquise écrira t-elle le lendemain. Sa génitrice brûlera leur correspondance, et avec Merlin de son côté, arrêtera de prendre de ses nouvelles avec ce ton si mielleux qui lui est propre. Charles semble apparaître à l'instant le plus inopportun. Pourquoi n'est-il pas avec la préfète de leur maison ? Comme la tradition l'exige. Il s'approche d'elle, une observation approfondie lui chuchote que quelque chose semble le gêner. Elle tente un sourire réconfortant dans sa direction, ravie de voir un visage amical. « Bonsoir Valentina, accepterais-tu de m’accompagner pour cette première danse ? »  Elle saisit ce bras tendu, répondant par un nouveau sourire à son invitation. Sa non conformité à la tradition pourrait lui attirer les foudres de son grand frère, le Diggory siégeant au conseil. « - Désolé de te le dire Charles, mais ta combinaison te va mieux que le smoking. » dit-elle en avançant à ses côtés. Demi-mensonge, Charles porte très bien le costume. Il est aussi élégant qu'elle pouvait l'attendre, c'est juste qu'il rayonne plus sur un terrain de quidditch qu'ici, sur une piste de danse.

« - Tu sais, tu n'as pas besoin d'être aussi tendu. Ce n'est qu'une danse, leur attention sera bientôt retombé. Et si tu t'inquiètes pour tes pieds, je te promet de les écraser le moins fort qu'il m'est possible. » Petite plaisanterie pour détendre l'atmosphère, Valentina sait mieux que quiconque a quelle point c'est pesant d'être surveiller par un grand frère. Un autre des points communs de Diggory et Dolohov, outre l'amour du quidditch et le nombre de lettres dans leur nom de famille.
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Dernière édition par Valentina O. Dolohov le Mar 3 Fév - 0:51, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Mar 3 Fév - 0:06

Bal de Noël
un courage indompté dans le coeur des mortels, fait ou les grands héros ou les grands criminels
Les jardins du parc de Poudlard s’étendaient devant vous avec une grâce infinie dans la fraicheur du mois de Décembre. Sec, mordant, comme dans les steppes du grand Nord, le froid piquait ta peau comme un million d’aiguilles. La brune incendiaire ne tarda d’ailleurs pas à te le faire savoir. « Dolohov, si jamais tu l’avais oublié, on ne vient pas tous de ton pays congelé. Je suis en robe et il pèle dehors ! Si ton objectif est de me faire crever, fais-le vite au moins. » Tu esquissais un sourire devant son audace, et la suivais alors qu’elle te dérobait avec malice ta cigarette « Combien de temps cela va durer ce petit jeu ? Qu’est-ce que tu veux Dolohov ? » Tu la dégustais de ton regard de fauve malgré le peu de luminosité ambiante. Savourant, sans t’en cacher, la frustration que tu lisais sans mal sur son visage aux traits éthérés. Tu savais parfaitement ce que tu voulais. Qu’elle goute à la souffrance, qu’elle en distingue toutes les saveurs. Chaque nuance, une à une, dans une graduation que tu avais savamment mise au point. Tu laissais la fumée salvatrice s’échapper suavement tes lèvres rêches, sans la quitter  du regard. Ultime provocation. Une de plus à ajouter à la longue liste  de celle qu’elle comptabilisait déjà. Sans dire mot, tu jetais le mégot avec négligence avant de te redresser, dominant la brune incendiaire de toute ta taille. Imposant une autorité naturelle, tu la forçais à reculer malgré elle, jusqu’à la porte par laquelle vous étiez sortis dans une vaine tentative de retrouver ta sœur. Tu sentais la peur frémir sous Sa peau laiteuse, courir dans tout son être, te grisant chaque fois un peu plus. Elle d’habitude si encline à dominer, à qui rien ni personne ne résistait jamais... Elle n’était pas invincible. Toi si. « Te faire goûter mon monde, mon ange, la souffrance. Pure et cristalline comme tes yeux... » Tu te penchais soudainement vers Elle, saisissant son menton délicat entre tes doigts. Proximité troublante dans l’obscurité de la nuit, surtout pour un spectateur opportun dont la brune n’avait pas encore réalisé la présence. « Tu juges Yaxley, mais tu ignores que je t’ai déjà condamné. Et si tu crois pouvoir m’échapper un jour, rappelle-toi que je t’ai choisie parmi toutes les autres. Regardes, ton calvaire a déjà commencé ». Murmures à peine plus haut que le silence, que tu avais laissé volé jusqu’à ses tempes avant de t’écarter promptement, permettant à l’héritière de distinguer à quelques mètres de vous l’ombre autoritaire de Son père, vous guettant la mine contrariée. Un sourire imperceptible glissa sur tes tentatrices, fier de ton coup, alors que la partie pouvait ainsi dignement commencer. « Je crois qu’il a à l’esprit que tu es une très vilaine fille... » Lâchais-tu au bout d’un moment, la laissant se remettre de sa surprise, en rentrant tes mains dans tes poches, visiblement taquin. « Les filles de ton rang ne sont pas autorisées à fumer, et surtout, ne donnent pas de rendez-vous au clair de lune à quelques battement de cœur du grand monde ». Sarcasme à peine voilé, tu ne cachais pas ton amusement de la situation, te plaisant à la voir déchirée entre peine et haine viscérale à ton égard. Tirant sur la corde de ses émotions, jusqu’à les voir s’effriter les unes contre les autres. Tu allais devenir sa plus grande obsession.

Sans attendre qu’elle ne finisse sa cigarette, tu glissais un bras sournois autour de sa taille, assez autoritaire pour qu’elle te suive à l’intérieur de la bâtisse alors que le discours pompeux de Mckinnon touchait à sa fin. Revenant sur vos pas, tu reprenais l’air sombre et dur qui t’habitait toujours, alors que ton regard de fauve scrutait la salle de fête à la recherche de ta sœur. Tu finis par la trouver non loin du buffet en compagnie de ton cousin qui s’éloignait déjà. Valentina semblait une apparition divine dans le chaos en mouvement de la foule, fille de la Lumière, véritable statue de sel à la beauté glacée. Tes yeux détaillèrent malgré toi sa silhouette, s’attardant sur les reliefs de sa robe, trop courte pour l’occasion. Tu reconnaissais sans mal la qualité du tissu, certainement de la véritable soie importée directement d’Orient par ta génitrice ; le genre de chose auquel seules les dames du monde accordaient de l’importance. Tu t’apprêtais à aller à sa rencontre en compagnie de Yaxley, mais t’arrêtais brusquement dans la course en remarquant l’arrivée inopportune d’un élève que tu reconnus comme étant Charles Diggory. Point culminant d'une rage que tu n’avais que trop de mal à contenir, tu serrais les poings à t'en faire blanchir les phalanges tandis que tes dents s'entrechoquaient à un tel point que tu pouvais en sentir l’émail se fissurer. Ne supportant pas l’idée qu’Il puisse même l’effleurer, alors qu’elle t’avait interdit ce privilège depuis bien longtemps déjà. Tu aurais voulu hurler à la mort. Te décharger de cette douleur qui t’enserrait le cœur dans un étau glacé, mais t’en montrais incapable en cet instant. Incapable de laisser s'enfuir la moindre parcelle d'une faiblesse que tu sentais poindre sur le bord de tes lèvres. « Yaxley » Lâchais-tu au bout d’un moment, sans pouvoir détourner ton regard des deux Serdaigles « J’ai une mission pour toi. Et si tu la réussie, je te laisse tranquille le reste de la soirée ». Odieux chantage et pourtant, tu savais que tu avais capté Son attention. Tu savais qu’elle serait trop heureuse de fuir ta présence une bonne fois pour toute. Tu ne pouvais te permettre d’agir directement, sous peine d’alimenter le brasier qui te séparait toujours un peu plus de ta sœur. Attiser sa rage n’était certes pas la meilleure façon de vous réconcilier. Pourtant tu te promettais d’en toucher deux mots au jeune bleu et bronze dès que l’occasion se présenterait. « Diggory là-bas. Je ne veux plus le voir tourner autour de ma sœur. Débrouilles-toi pour qu’il reste loin d’elle ».  A ces mots, tu lui rendais sa liberté, lui faisant tout de même comprendre que tu la surveillais de loin, avant de disparaitre dans la foule.   
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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Mar 3 Fév - 15:04





Le  Bal de Noël


Les danseurs se sont réunis sur la piste improvisée : étudiants, professeurs, convives. Tout le monde ou presque semble passer un moment agréable. La joie des fêtes, l'euphorie insufflée par la magie de Noël, tous les ingrédients sont réunis pour que la soirée soit merveilleuse.

Dan un battement, les portes de la Grande Salle s’ouvrent doucement. Une ruée de petits elfes arrivent portant des petits paquets cadeaux dorés aux nœuds opulents. Tous se dirigent en trottant vers le sapin géant qui orne la pièce. Les petites boites de tailles diverses s'empilent et aussi vite qu'ils sont rentrés, ils ressortent silencieusement. Marilyn McKinnon s'exclame dans un coin de la salle, profitant du silence qui a suivi cette entrée pour expliquer qu'il s'agit des surprises. Mais patience mes mignons, ce n'est pas encore l'heure de les ouvrir.

Ceci est l'avant dernier poste avant la "surprise". Cela vous permet ainsi d'anticiper un peu vos rps avec vos camarades de bal.

Pas d'ordre de passage, postez autant que vous le souhaitez. N'hésitez pas à venir poster même si vous n'avez pas eu le temps de vous inscrire. Promis on ne mange pas...


A très vite pour l'ouverture des présents offerts par les membres du Conseil.
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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Mar 3 Fév - 23:21





 


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Marilyn McKinnon


Membre du Conseil
d'Administration


 



Le bal se déroulait exactement comme Marilyn l’imaginait. Les élèves, bien que frileux au début, dansaient joyeusement sous les accords des violons, les elfes venaient d’apporter les « surprises » et de les déposer au pied du sapin, de magnifiques sourires illuminaient les visages de tout à chacun. Un bien beau joli tableau. La sorcière souriait franchement face à temps de joie, l’esprit de Noël semblait saupoudrer la grande salle d’une douce paix. Même Amos semblait se prêter au jeu et se détendre un peu. Avec Black ils faisaient un beau duo de gravité, et les déridés n’était pas donné à tout le monde. La jeune femme elle-même rencontrait quelque difficulté sur ce point-là avec ces deux là, si bien que cela lui faisait d’autant plus plaisir de voir l’un d’eux décrocher un sourire. Ce qui était chose faite.
Difficilement elle reprit son avancée jusqu’au buffet. Depuis l’ouverture des portes de la grande salle elle n’avait pas bu une goute d’eau et la chaleur qui se dégageait de tous ces corps en mouvement lui donnait sacrément soif. Malheureusement pour elle, il se trouvait toujours un homme qui n’avait pas encore eu la joie de lui offrir son bras pour une énième danse. Alors qu’elle avait presque atteint le centre de la salle, elle aperçu un des représentants du Magenmagot  du coin de l’œil. Profitant de se trouver à quelques pas du magnifique sapin décoré par ses propres soins, elle esquiva un pas de côté pour se soustraire à sa vue. Contrairement à sa gorge, il pouvait bien attendre quelques minutes avant de venir lui présenter ses hommages. Avec un nouveau sourire satisfait elle jeta un rapide coup d’œil à la masse de cadeaux qui n’attendaient plus que les petites mains empressées des élèves. Les rubans magnifiques semblaient trépigner d’impatience d’être défaits et elle-même n’attendait que ça. Vraiment, Carl avait eu une idée incroyablement géniale en proposant un bal pour les fêtes de fin d’année. Rien de mieux pour détendre tout le monde après la fin du trimestre et pour redonner un peu d’éclats joyeux à ces murs éplorés.  Dumbledore aurait sans doute apprécié un tel évènement, lui qui aimait tant les fêtes et les réceptions en tout genre dont il tenait beaucoup à ce que ce soit lui-même qui décorent la grande salle. Ah ! Il savait y faire en termes de fêtes le vieil homme ! Voilà pourquoi une telle soirée était si importante aux yeux de Marilyn. C’était à la fois une belle manière de lui rendre hommage, une belle façon de continuer à faire vivre Poudlard et une belle façon de ravir les cœurs de tout le monde. Pour la première fois, tous les membres du conseil qui trouvaient également leurs comptes. Non, vraiment. Il n’y avait rien à redire de cette soirée.

Alors qu’elle songeait à tout cela son regard était resté posé sur les paquets mais il était devenu vague et ce fût un accord un peu plus haut que les autres qui la ramena à sa réalité. Reprenant son chemin vers ce verre tant attendu, elle aperçu une tête qu’elle connaissait bien. Son entrain lui étant revenu elle fendit la foule d’une dernière brassée pour arriver jusqu’à son cher collègue et ami. « Ah ! Enfin je te retrouve petit chenapan. Tu avais disparu avant même que je revienne sur l’estrade. Laisse moi prendre un verre de ce qu’il y de plus frais, je n’ai pas eu une seconde à moi depuis le début de la soirée. » La sorcière s’était approchée de Carl par sa droite en lui offrant son joli sourire amical. A voir la petite lueur dans ses yeux le dénommé n’était pas le plus enjoué des personnages de la soirée. « J’espère que tu n’ais pas en colère à cause de cette petite histoire de surprise Carl ? » D’un geste fluide elle se saisi du verre plein juste derrière le jeune homme. Le portant à ses narines elle en huma le parfum avant de rire doucement pour elle-même. « Du jus de citrouille, il n’y a rien de mieux pour satisfaire une petite soif ». Marilyn reporta son attention sur Carl après une première gorgée. Extérieurement il paraissait toujours aussi calme, mais elle ne connaissait bien mieux que la plupart des autres sorciers de ce monde, et il était inconcevable que l’initiateur de cette soirée fasse sa tête de scroutt à pétard. « Allons Carl, il me semblait que tu aimais les surprises non ? » lui lança-t-elle les yeux pétillants.


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La liberté de l'aigle en plein vol

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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Mer 4 Fév - 22:45





Le  Bal de Noël


La fraîcheur de sa main traversa le coton de ma chemise et je sentis son regard se poser sur moi alors que son visage s’illuminait d’un sourire presque bienveillant. Elle acceptait ma proposition. J’aurais pu en soupirer si je n’étais pas aussi stressé. Certes, j’aurais mieux fait de chercher Melinda dans la salle, mais qu’ils aillent à Askaban tous ! S’ils voulaient du conformisme, ils avaient qu’à nous prévenir avant un point c’est tout. Ensemble, nous avançâmes vers le centre de la pièce, là où les premiers danseurs valsaient aux sons des violons. « Désolé de te le dire Charles, mais ta combinaison te va mieux que le smoking. » Un sourire furtif effleura mes lèvres alors que je tournais mon regard vers Valentina. J’essayais de lui répondre, mais ma gorge serrée ne laissa pas sortir le moindre son. Je ne devais pas faire le moindre faux pas, il fallait que j’obéisse à l’ordre silencieux d’Amos…Même si cela m’en coûtait énormément, il avait toujours eu ce pouvoir autoritaire sur moi. Mais après tout, personne d’autre que lui ne savait ce qui est le mieux pour moi non ? J’avais une totale confiance en lui et en son jugement. C’est pourquoi je me devais de lui obéir et surtout, de ne pas le décevoir. Tant que je resterais sur le devant de la scène ce soir, il me faudrait être impeccable. « Tu sais, tu n'as pas besoin d'être aussi tendu. Ce n'est qu'une danse, leur attention sera bientôt retombée. Et si tu t'inquiètes pour tes pieds, je te promets de les écraser le moins fort qu'il m'est possible. » A nouveau sa douce voix me ramena à la réalité et tandis que je prenais sa main dans la mienne tout en posant la deuxième sur son dos, je sentis mon corps relâcher un peu la pression. Elle avait parfaitement raison et je lui offris un léger sourire un peu moins crispé que le précédent. « Tu as raison Valentina, merci pour ta compréhension. » A dire vrai, je crois bien que je n’aurais trouvé meilleure cavalière pour cette ouverture de bal. Sa douceur naturelle avait quelque chose d’apaisant et ça capacité à rester quasi sereine en toute circonstance me fascinait. Il n’était pas rare de me voir exploser face à Amos, mais j’avais l’impression qu’elle parvenait à garder un sang-froid incroyable en présence du sien.
Je l’entraînais au rythme de la musique pour cette première valse, elle me paraissait si légère entre mes mains que je me surprenais à danser avec une certaine aisance que je ne me connaissais pas. Mes mains étaient certainement plus faite pour tenir le souafle que pour guider une demoiselle délicate, mais je n’étais pas non plus le plus gauche des jeunes hommes. Après tout, j’avais grandis dans une grande famille d’Angleterre et nous avions eu quelques leçons de notre père sur l’art de danser distinctement en toute circonstance sans risquer de se ridiculiser. Certes je n’avais jamais excellé dans cette pratique, mais tout tenait dans le jeu de jambe, et je savais que je pouvais compter sur elles à tout moment. Elles étaient suffisamment entraînée à faire ce que je leur demande de leur côté pour que je sois en mesure de converser tout en dansant. « Je tenais à m’excuser Valentina, de t’avoir ainsi pressée, de danser avec moi. J’espère vraiment que tu ne m’en tiendras pas rigueur. J’espère que je n’ai froissé aucun de tes cavaliers non plus. » Du coin de l’œil j’aperçu de nouveau Amos alors que la danse nous rapprocha de l’estrade sur laquelle se trouvait les membres du Conseil d’Administration. Je sentis son regard brûler ma nuque et profitant de l’avoir en ligne de mire, je rencontrais volontairement ses yeux. De loin je soutenais son regard électrique en signe de défis, mais aussi pour guetter sa réaction. L’échange ne dura que quelques secondes et je le vis dévier le premier ses yeux inquisiteurs. Soit il n’avait pas vraiment fait attention à ma cavalière et n’avait donc pas remarqué qu’il ne s’agissait pas de la préfète des aigles, soit il jugeait Valentina suffisamment digne de partager cette « danse  des préfets » avec moi. D’un coup la pression retomba et mon estomac se desserra complètement. Je ne haïssais jamais autant que dans ces moments-là sa présence au sein de Poudlard. Les cheveux de la bulgare me chatouillait légèrement le visage, comme la douce caresse d’une brise au cours d’un vol, ce qui me rappela son premier commentaire sur ma tenue. Reportant mes yeux sur son visage d’une blancheur laiteuse je repris la parole plus librement qu’auparavant. « Ceci dit, je suis tout à fait d’accord avec toi. Je suis bien plus digne dans ma tenue de Quidditch que dans ce costume de scène. Et je suis sûr que tu serais tout aussi sublime que tu l’es maintenant dans un équipement de Quidditch » lui murmurais-je à l’oreille. Il faut dire que la musique était assez forte, les contrebasses de l’orchestre parvenaient à faire vibre l’air aussi bien que n’importe quel groupe de musique rock’n’roll. Il était donc nécessaire que je me rapproche d’elle si je ne voulais pas lui hurler dessus afin de me faire entendre.

A présent de nombreux autres élèves et invités avaient rejoint la piste de danse. Nous croisâmes même Marilyn McKinnon au bras de Daemon Yaxley. Ironie du sort, Amos s’était fait prendre la première danse par un autre grand homme du monde sorcier. Connaissant mon frère, il devait s’en mordre les doigts. Lui qui aimait être premier en tout avait dû compter être le premier à inviter la jeune femme à danser. Mais visiblement, il n’avait pas été le plus rapide. Cette idée acheva de me redonner ma bonne humeur. S’il osait venir me reprocher de n’avoir pas dansé avec la préfète de ma maison, je pourrais lui renvoyer son propre raté.
Les couleurs des robes autour de nous se mélangeaient les unes avec les autres, de temps en temps le rouge flamboyant de celle de Lily passait devant nous. Je ne pouvais m’empêcher de me demander ce qu’ils pouvaient bien se dire, car pour la première fois, la préfète-en-chef n’était pas en train de lui crier dessus. Elle paraissait au contraire parfaitement calme entre ses bras.


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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Ven 6 Fév - 8:44


Bal de Noëlsoit, la proposition gâchée de Carl Londubat

Lorsque Marilyn retrouva Carl, il sirotait sans beaucoup de conviction un verre de bièraubeurre avec l’horrible impression d’être totalement ridicule. Il ne buvait plus de cette boisson depuis ses sorties à Pré-Au-Lard plus de dix ans auparavant. Bien sûr, ça restait très bon, mais le souvenir de ses joues de grand enfant lorsqu’il posa ses lèvres pour la première fois sur la chope des Trois Balais lui offrait une sensation de malaise. Un sensation qu’il voulut faire passer avec une bouchée de pain d’épice en forme de sapin de Noël. Malheureusement, il n’eut le temps de l’amener à sa bouche que sa collègue s’adressa à lui, l’informant ainsi de sa présence à son côté :

- Ah ! Enfin je te retrouve petit chenapan.

Il tourna sa tête vers elle, sa bouche ouverte devant le biscuit. Après une demi-seconde d’hésitation, il se ravisa et planqua le sapin dans la poche intérieure de sa robe de sorcier.

- Tu avais disparu avant même que je revienne sur l’estrade. Laisses moi prendre un verre de ce qu’il y a de plus frais, je n’ai pas eu une seconde à moi depuis le début de la soirée.
- Oui, c’est ça les responsabilités… dit-il, amer.

Il l’observa se servir un verre du liquide orange qui était principalement très prisée par les jeunes premières années de l’école. Il avait envie de penser qu’il l’adorait, qu’il aimait chaque minute passer avec elle, mais il était trop irrité pour ça.

Carl n’était pas encore amoureux d’elle, loin de là. Il la respectait tout simplement pour ce qu’elle était ; une femme intelligente, indépendante, et excessivement belle. Etre ami avec elle n’était rien d’illogique. Ils s’étaient bien amusés ensemble et s’étaient toujours bien entendus. Le seul hic, c’était d’avoir pensé que commencer par une amourette était quelque chose à faire. En vérité, si les deux pouvaient s’entendre à merveille, ils étaient incapable de vivre ensemble, de prendre des décisions ensemble, sans que l’un n’empiète sur l’autre. Rien de sain dans un couple entre autres. Un conflit perpétuel qui les poussa à la rupture, sans pour autant à la rupture des tous les ponts. Leur relation était parfaite ainsi. Tous deux se connaissaient plus que n’importe qui, sans pour autant rechercher la soumission de l’autre. Les bienfaits d’une relation amoureuse dans une simple amitié en somme ( sans parler de sexe bien sûr, ce qui n’était plus d’actualité pour eux deux, ni envisageable des deux côtés. ).

Enfin… parfois, on ne pouvait pas dire que Carl aimait voir Marilyn jouer avec cette connaissance qu’elle possédait sur lui. Lui qui cherchait, à ce moment-là,  à cacher ses véritables sentiments derrière un visage impassible et sérieux.

- J’espère que tu n’es pas en colère à cause de cette petite histoire de surprise Carl ?
- Oh non, bien sûr que non ! J’aime être exclu du conseil pour une idée qui était de moi à l’origine. répondit-il, sarcastique.

Il repensa à ces petites elfes de maison amenant les dizaines et dizaines de cadeaux qui étaient à présent empilés sous l’immense sapin à la décoration glaciale.

- Du jus de citrouille, il n’y a rien de mieux pour satisfaire une petite soif. dit-elle en humant le contenu de son verre, ne notant par les sarcasmes de son amis et collègue.

Elle prit une première gorgée avant d’offrir de nouveau son attention à Carl :

- Allons Carl, il me semblait que tu aimais les surprises non ?
- Ne joue pas à ce petit jeu avec moi McKinnon. la menaça-t-elle non sans un bref sourire amusé qu’il ne put retenir. Non… franchement, Marilyn. Ce n’est pas drôle. Je fais mon possible, je me pense totalement à ma place et qualifié à ce poste de membre du conseil. Alors pourquoi ai-je l’impression que personne ne me prend au sérieux depuis que j’ai été élu ? Avant de me dire quoique ce soit, je sais que c’est qu’une surprise pour Noël. J’en ai rien à fiche de cette surprise ! Ce n’est pas le problème…

Il avala une longue gorgée de sa biéraubeurre comme l’on prendrait un longue lampée de Whisky Pur-feu. Encore une fois, il fut déçu de sa boisson, aussi bonne et douce soit-elle. Il se rendait compte qu’il montait dans les tons et que des élans dans son organisme étaient à deux doigts de le pousser à la gueulante. Ce n’était pas vraiment le moment d’exprimer ce ressentiment. S’il avait proposé cette fête, c’était pour la joie et en hommage à un grand homme. Pour l’âme de Dumbledore et le bon déroulement de la soirée, il se devait de se détendre et prendre sur lui. Ce qui n’était pas naturel chez lui. Il était impulsif, c’était dans sa nature profonde de l’être, comme l’était sa mère, comme l’était son frère.

Toujours ses lèvres sur son verre, il inspira longuement par le nez. Lorsqu’il expira, le contenu de son verre fit des bulles, ce qui le réveilla de sa méditation. Il s’activa à finir son verre et à le poser sur le buffet. Il finit par adresser un sourire à Marilyn, qui semblait plus sérieuse, moins pétillante.

- Excuses moi. Ce n’est qu’une surprise et j’ai hâte de voir ce que c’est. Comme tu l’as dit, j’ai toujours adoré les surprises.

Il lança un regard à la piste de danse. Maintenant que les préfets avaient ouvert la piste, les élèves commençaient à suivre sur la valse. Il étira davantage un coin de ses lèvres pour tendre sa main vers son ex petite amie. Il était de nouveau cet homme charmant et charmeur bien connu :

- Une danse ? Nous sommes là pour ça après tout. Mise à part notre rôle de chaperon de soirée étudiante. ajouta-t-il avec humour.


© Lady
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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Jeu 12 Fév - 12:53

Le Bal de Noël
Valentina
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Tout le monde


 

 



 

 

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La main toujours posé sur le bras de Charles, elle le suit jusqu'au centre de la piste, observant de ce regard vide d'émotion ces centaines d'yeux braqués sur les premiers danseurs. Compréhensive, est-ce -comme vient de le dire Charles- un bon bon adjectif pour la qualifier? C'est  si simple de dire oui, d'éviter d’effriter votre amitié par un refus dont il ne comprendrait pas le sens, l'humilierait. Nier ses propres désirs pour flatter l’ego d'autrui, c'était tellement habituel chez elle. Parfois, il arrive que sa patience s’enlise et elle finit par céder à une envie, aussi stupide soit-elle. Ce soir, elle cède à cette petite victoire, révélant à tous sa secrète et étrange sympathie pour le joueur de quidditch.     Le manège de Valentina ne passera pas inaperçu pour son propre sang, et déjà elle redoute les conséquences d'une banale danse en sa compagnie. Elle a de la compassion pour Charles, avoir un membre de sa famille au sein du conseil est une charge, surtout si cette personne accorde une aussi haute importance à sa condition. Celle-çi vous prive de la légèreté d'antan, des moments d'apaisement que l'on partage avec ses amis et dont on ne réalise pas la nécessité. Il avait fallut longtemps pour qu'elle arrive à cerner le Serdaigle, et même aujourd'hui elle devait avouer qu'elle avait du mal à se faire une idée précise du chemin que prendrait le jeune Diggory par la suite. La plupart des étudiants ont sans le savoir des prédispositions particulières pour tel ou tel autre destinée. Comparant sans cesse vos deux situations familiales, elle se disait que son choix servirait forcément d'exemple. Qu'il soit bon ou mauvais. Garderait t-il ce cap, enfant de bonne famille qui respecte la tradition ? Ou ferait-t-il la route de son côté, prenant ses distances avec le paternalisme de son frère ? Elle-même ne savait pas que faire par la suite, pourtant deux options se déclinaient et se matérialisaient une fois que ses yeux bleu étaient clos. L'une lui assurait une vie confortable, la présence de ses amis, un idéal facilement atteignable. Elle n'avait qu'à suivre le courant, faire perdurer les choses en état.  L'autre, au contraire, la plongerait dans la solitude. Elle serait privée de tous ces repères, loin de tous ceux qu'elle est pu un jour aimer. Douloureux coût, nécessaire pour atteindre l'idéal incompris.
La main chaude du septième année vient se glisser dans son dos, alors qu'elle s'accroche à son épaule. La valse, art délicat, que les slaves ont toujours su apprécié. Même elle, s'est surprise à aimer le tintement des instruments alors que les bruits des tissus qui s'entrechoquent animent les corps sans vie des couples sorciers. Ces affables de mondanités, provoque un dégoût irréversible à Valentina, elle a trop de fois eu le devoir malchanceux -comme toutes personnes de son rang- d'admirer la laideur de leur hypocrisie. Alors, voir ici, ces sorciers du monde, éparpillés parmi les jeunes gens de demain, dédaignent les sangs impurs, tout cela ne provoque que nausée et rancœur. Elle en veut subitement au conseil de les avoir mis à porter du dehors, de l'agitation.

Se laissant entrainer par la joyeuse mélodie, Valentina se surprend à penser que ce bal ne serait pas aussi éreintant que ce a quoi elle s'attendait. Elle n'avait jusqu'à présent eu aucun effort à faire, la maladie lui donnait un petit temps de répit, sans doute attendrait t-elle tapit dans l'ombre l'instant le plus propice pour ramper jusqu'à Valentina. Une vague d'inquiétude proliféra dans tout son corps, tendant légerement ses muscles, alors que ses pas continuait de suivre dans un accord parfait ceux de Charles. Combien de temps avant que le mal réaparaisse ? Elle, qui ne peut gouter la joie que par bouchées, rumine déjà sur la durée de cette armistice avec son corps. Bien trop habitué à être l'esclave de quelqu'un, un pantin cassé dont l'inconscient est la seule richesse. La main de Charles, qui glisse un peu plus haut dans son dos, elle est la piqûre de rappel qu'il lui fallait. Valentina remarque que les bras de l'athlète sont moins tendus qu'auparavant et elle laisse son regard pensif embrassé la grande salle. Une armée de couples envahit la piste, détournant l'attention d'eux et  du reste des préfets. Valentina soupire intérieurement, chassant l'angoisse qui menaçait  d'éclore. « Je tenais à m’excuser Valentina, de t’avoir ainsi pressée, de danser avec moi. J’espère vraiment que tu ne m’en tiendras pas rigueur. J’espère que je n’ai froissé aucun de tes cavaliers non plus. » Comment lui en vouloir ? Il est si gentil avec elle, ne s’arrêtant pas à la lisière des apparences, il a su faire fît de ce masque sur son beau visage. Elle sourit à l'évocation de son cavalier, plongeant son regard dans le sien. Pourtant Charles semble fixer un point invisible dans son dos, elle s'amuse de voir défiler dans ses pupilles des sentiments qu'elle ne connait que trop bien. « - Je suis flattée d'avoir eu ta première danse, peut être la seule et unique de la soirée. Mais tu me devras un verre, tu sais à quel point j'adore être le centre de l'attention.» Douce ironie qui te décroches un autre sourire. Une ombre qu'elle ne connait que trop bien vient se mêler aux autres silhouettes et déjà Valentina reporte son attention sur son cavalier, désireuse de chasser cette sordide agitation. « A ce sujet, c'était pour fuir Melinda que tu t'es placé à l'autre bout de la salle ? » Imperceptible rictus, tangible preuve de son agressivité pour la préfète de sa maison. Parce qu'elle est l'amie de Iris Matthews, elle ne peut pas l'aimer. Elle ne s'émeut même pas de l'arrivée des elfes de maison, et des cadeaux qu'ils déposent sous le sapin. Ultime surprise de la soirée ? Tu es bien trop blasée, Valentina

« - Je suis venue en femme indépendante. Pas de cavalier. Mais  rassure moi, tu as bien une fois accepter une demande d'une de tes groupies. » lui murmura t-elle à l'oreille, assez fière de l'excuse qu'elle avait trouvé pour justifier qu'elle ne soit pas accompagné. Elle lui fit un clin d’œil complice, amusée par l'attrait que représente les joueurs de quidditch auprès de la gente féminine. Pourquoi un tel engouement ? Les filles de l'équipe n'avait certainement pas autant de prétendants que les joueurs masculins. Le sport n'était  pas  un critère de choix pour les garçons ? Étonnant mais compréhensible. Si elle avait été à la place de Charles, elle n'aurait pas la même conduite. Et profiterait allègrement des affres de l'adolescence et de ce statut si particulier. « Ceci dit, je suis tout à fait d’accord avec toi. Je suis bien plus digne dans ma tenue de Quidditch que dans ce costume de scène. Et je suis sûr que tu serais tout aussi sublime que tu l’es maintenant dans un équipement de Quidditch »  lui murmura t-il à son tour à l'oreille, alors que Valentina fronçait les sourcils, ayant un peu de mal à entendre ses paroles. Malicieuse, elle se mit à fixer son noeu papillon, comparant les deux tenues. Il n'avait pas tord, son uniforme habituel le mettait mieux en valeur.  « - Merci du compliment...Mais tu n'arriveras pas à noyer l'hippogriffe si facilement. Je te l'ai déjà dis, je suis une effroyable joueuse. Plus loin je suis d'un balais et mieux je me porte. Je préfère vous regardez jouer, c'est plus instructif. Et puis si j'étais sur le terrain, qui te ferait part de mes merveilleux conseils ? »
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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Jeu 12 Fév - 19:34

En retard. Genre, vraiment en retard. Marie-Ange se réveilla en sursaut, faisant tomber le livre qu'elle tenait sur ses genoux. Depuis deux jours, elle était plongée dans les livres de cours, prenant de l'avance sur certains cours, et rattrapant son retard sur d'autres. Elle se réfugiait dans une salle de classe vide du septième étage, proche de la classe de divination. Personne ne la dérangeait ici, au moins. Plus tôt dans la journée, elle planchait sur une potion qu'elle n'arrivait pas à finir. Un charme censé adoucir les émotions les plus violentes dès que l'on inhalait, mais elle n'y arrivait pas.

Et pour finir, elle avait enlevé son masque trop tôt, et la potion ratée l'avait faite s'endormir. Alors que le bal était le soir-même.

Quand elle se réveilla, ça avait déjà commencé depuis un long moment.

« Merde, merde, merde, merde ! »

Jurant à mi-voix en nettoyant la salle de classe d'un coup de baguette magique, elle ramassa ses livres en quatrième vitesse et sortit de la salle en courant à moitié. Elle dévala littéralement les escaliers, manquant de se viander à plusieurs reprises.

Elle prit une douche rapidement, essayant de se débarrasser de l’odeur persistante de cannelle qui imprégnait sa peau. Elle eau beau frotter, et user de ses gels douches parfumé, elle subsistait. Bon, tant pis.

Elle sortit, et s'habilla. Rapidement. Pas le temps de faire une coiffure hyper sophistiquée, ni de se maquiller comme il le faudrait. Un trait de noir sous les yeux, du mascara, du rouge à lèvre, et les cheveux détachés sur ses épaules, ondulant contre ses omoplates à chaque pas qu'elle faisait.

Elle n'avait pas fait de grands frais non plus avec sa robe. Un bustier, un peu corsetée pour lui donner une belle ligne, qui s'évasait en une jupe souple, s'arrêtant un peu au-dessus de ses genoux. La jupe possédait aussi des volants de mousseline dessous, donnant un certain volume.

Glissant ses pieds dans des escarpins à talon haut, et dont l'avant possédait une plateforme, Marie-Ange prit sa cape d'une main, et sa baguette de l'autre. Elle courut, aussi vite qu'elle le pouvait, jusqu'à la Grande Salle. Sa baguette était à présent calée dans son décolleté, et sa cape sur ses épaules, cachant en partie la robe noire qu'elle avait enfilée.

Mais en entrant dans la salle, elle défit l'agrafe qui retenait sa cape autour de ses épaules. Sa cape sur le bras, elle entra avec toute la discrétion dont elle était capable, et fila directement vers le buffet, l'air de rien.

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Despite the darkness,
Light will rise up.
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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Ven 13 Fév - 4:37





Le  Bal de Noël


Le soupir qui s’échappe des lèvres de Lux vint se mêler au vent frais qui les enveloppait. Un souffle mordant à la poigne d’acier. La fin tissu de sa robe ne faisait pas le poids. Rien ne le faisait. Comment résister, comment faire face à une telle situation. Son regard clair se perdait sur le Dolohov sans jamais le comprendre. Impossible de faire ressurgir la moindre logique. Une esquisse froissée, inachevée. Préférant lui offrir son dos que de lui tenir tête, la Lumière habituée à briller semblait presque en veilleuse. Telle la petite étoile que lui offrait son second prénom. Nerveusement elle tira sur la cigarette qu’elle venait de lui voler échappant aux regards des autres convives. Bien évidement ! Il n’y avait que lui pour être assez fou. Assez perché pour se rendre à l’extérieur. Elle détestait cette autorité invisible qu’il exerçait sur elle. C’est main invisible qui se permettait de la manipuler telle une marionnette. Jusqu’où cela irait ? Une question qui revenait sans fin. Qui tournait dans les filaments de ses pensées telle une tornade. Et ce soir, Il avait décidé de lui donner un aperçu. Un petit extrait de ce qui trainait dans sa tête à lui. Et alors qu’elle exulta sa colère devant ses yeux spectateurs, il restait un instant silencieux avant de la contraindre à reculer. Devant cette porte. « Te faire goûter mon monde, mon ange, la souffrance. Pure et cristalline comme tes yeux… Tu juges Yaxley, mais tu ignores que je t’ai déjà condamné. Et si tu crois pouvoir m’échapper un jour, rappelle-toi que je t’ai choisie parmi toutes les autres. Regardes, ton calvaire a déjà commencé » Les mots glissèrent sur la Vipère tels une douche glacée. A tel point qu’elle eut le sentiment que son sang se figeait aux creux de ses veines. Ce fut pire encore alors qu’elle détourna le visage pour observer ce qu’il fixait derrière eux. Ses paupières bâtirent une fois de trop et si sa main ne lâcha pas la cigarette qu’elle avait entre les doigts, c’est son coeur qui sembla tomber au sol pour se fracasser en mille morceaux. Sa respiration se coinça au creux sa gorge. Affronter les prunelles de son père était un défi bien pénible à assurer. Qu’avait-il vu ? Qu’avait-il cru voir ? Que pensait-il ? Que croyait-il ? Il finit par se détourner pour écouter sa collègue parler mais adressa une signe de la main à Lux signifiant que ce n’était pas terminé. Une colère sourde l’envahit soudainement. Son père allait la tuer. Mais elle allait le tuer Lui avant. Ce Dolohov maudit. Avait-il pactisé avec le Malin pour être aussi dérangé ? « Je crois qu’il a à l’esprit que tu es une très vilaine fille... » Elle se retourna vivement pour lui faire face. Elle voulait lui lacérer le visage avec les ongles. Lui arracher ce putain de sourire suffisant. Le jeter à terre. Le voir succomber. Te faire goûter mon monde, mon ange, la souffrance Connard. Elle aurait voulu lui crier à la figure mais ses dents vinrent mordre sèchement sa lèvre inférieure pour lui intimer le silence.« Les filles de ton rang ne sont pas autorisées à fumer, et surtout, ne donnent pas de rendez-vous au clair de lune à quelques battement de cœur du grand monde ». Si elle devait mourir étriper par les mains de Damon, elle serait pas seule à rejoindre les flammes de bucher ce soir ! Et alors comme si de rien n’était il commença à la trainer telle une poupée de chiffon vers la salle. « T’es une putain d’enflure Dolohov. Une sacrée putain. » Elle avait susurré entre ses dents contenant non sans mal sa colère. Trop occupée à chercher son père du regard, Lux ne remarqua pas tout de suite l’état de transe dans lequel avait plongé le slave. Bien vite, elle trouva Damon en compagnie de la McKinnon. Un rictus de dégoût s’empara des traits de la Lumière avant qu’elle ne soit happé par la tension soudaine qui émanait de son cavalier. Lui, mirait sa soeur. Valentina. En compagnie de Charles. Un sourire étira ses lippes devant la réaction disproportionnée du Basilic. « Yaxley, J’ai une mission pour toi. Et si tu la réussie, je te laisse tranquille le reste de la soirée » Le reste de la soirée. Seulement. Mais la curiosité était une vile tentatrice. « Quelle générosité… »« Diggory là-bas. Je ne veux plus le voir tourner autour de ma sœur. Débrouilles-toi pour qu’il reste loin d’elle » Puis il disparu fendant la foule. S’il savait. Charles était peut-être le meilleur parti sur lequel sa soeur pouvait tomber. Peut-être un brin frondeur mais aux attentions louables. Bien plus que celle de l’ainé de Valentina. Prenant une inspiration, Lux se demanda si elle voulait vraiment séparer le couple. Si elle voulait vraiment empêcher Charles de passer une bonne soirée quitte à prendre sur elle. Ce fut une poigne sévère sur son bras qui coupa court à ses élucubrations. Une main. Des phalanges mordantes qu’elle aurait reconnu entres toutes. Il était arrivé dans son dos et d’un geste sec il l’avait forcé à se retourner. Face à Lui elle se sentait redevenir la petite fille qui jouait avec Bethie. Face à lui, elle avait l’impression de ne mesurer qu’un mètre vingt. Son regard osa tout de même se darder dans ses iris. Ses griffes assurées ne lâchaient plus sa proie. « Qu’est-ce que tu faisais encore ? » Sa voix ne criait pas. Elle était sourde. Posée. Presque trop calme pour ne pas faire peur. Lux se mua dans un silence. Tuer Dolohov. Tuer Dolohov. La voix du patriarche Yaxley s’amoindrit davantage dans un murmure destiné uniquement à sa fille. « Tu t’adonnes à des plaisirs moldus maintenant ? » Mots hachés par la colère. Il secoua légèrement Lux se fichant d’attirer quelques regards. « Qui est-il ? Répond. » Un connard. Un connard. Un connard qui devait se délecter du spectacle. « C’est personne. Un camarade un peu zélé que j’ai éconduit suite à ses propositions indécentes. » Les propos de Lux ne semblèrent pas convaincre son père qui tira sur son bras brusquement afin lui tenir quelques propos acides. Mais il n’eut pas le temps de prononcer une syllabe. « Yaxley, qu’est-ce que vous faites ? » Elle reconnut sans difficulté cette voix. Détournant l’attention de Damon, Carl avait permis à Lux d’échapper à un interrogatoire dans les règles de l’art. Maintenant, ce qui inquiétait la Lumière c’était le fait qu’il vienne prendre sa défense. Elle ne lui avait pas dit. Il ne savait pas qui elle était. « Londubat, je fais bien ce que je veux avec ma fille. Comme tout parent, je surveille ses agissements. Si vous aviez des enfants et le sens de ces responsabilités peut-être que vous comprendriez. » Ton froid. Cynique. A double sens. Lux jeta un regard à Carl espérant qu’il n’allait pas rentrer dans l’un des jeux favoris de son père. Encore moins si c’était à cause d’elle. Mais c’était peine perdue. Les deux hommes se lançaient dans un dialogue, la main sévère de Damon oubliant sa fille. Lentement, elle s’écarta et remercia silencieusement Carl s’en voulant de le mettre dans un tel merdier. Alors qu’elle s’éloignait elle entendit la voix de son père raisonner. « Ce n’est pas vous qui allez me faire la morale. » Elle arracha le bandeau qui lui retenait les cheveux dans un élan de colère rejetant dans ce geste toutes les simagrées imposées du Dolohov. Oubliant sa ‘mission’, c’est lui qu’elle chercha du regard. C’était comme si elle avait construit un château de cartes et qu’il en avait tiré une seule. Une à la base. Une qui laissait le reste s’effondrer. Lorsqu’elle le trouva elle s’approcha de lui telle une furie prête à bondir. Elle le bouscula de son épaule alors qu’elle l’avait enfin rejoint. « Un jour la roue tourne Dolohov. Elle tourne toujours. » Ses doigts fins se dressèrent pour retirer une peluche qui se trouvait sur le revers de la veste de Demitri. Elle fit alors mine d’ajuster sa cravate profitant de ce rapprochement pour lui murmurer des paroles venimeuses. « Le spectacle t’a plu ? » Elle releva le visage pour soutenir ses yeux sombres. « Je n’ai pas voulu déranger ta soeur. Elle avait l’air de tellement s’amuser pour une fois. » Elle resserra le noeud d’un geste sec avec de s’attarder sur son col parfaitement lissé. « Tu devrais être heureux pour elle. » Un sourire ironique vint teinter ses lèvres avant que ses phalanges ne fassent le tour de sa nuque mimant la mise en place du tissu immaculé. Profitant de ce dernier geste, scellant une proximité inhabituelle, elle susurra à son oreille. « Elle a l’air gentille ta soeur. » Elle recula pour mieux l’observer oubliant presque un instant qu’il tenait toujours les cartes en mains. Néanmoins, elle tourna la tête pour regarder Valentina au loin. La jolie slave discutait avec Charles avec une légèreté délicate. « Finalement, est-ce que ton point faible ne serait pas le même que le mien ? » Elle laissa sa phrase en suspend. Un sourire. Un hochement de tête désabusé. C’était ridicule. Menace teintée d'une vipère écorchée.
ma couleur, blabla:
 

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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Sam 14 Fév - 17:46





 


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Marilyn McKinnon


Membre du Conseil
d'Administration


 



Un sourire étirait finement ses lèvres rosées. Pourtant son attitude changea légèrement pour devenir moins vaporeuse. Ses iris perçants dardaient son collègue dont le premier sourire cachait difficilement l’amertume qui gonflait son cœur. Silencieuse et l’écouta parler et se plaindre du manque de légitimité dont il souffrait. Une ombre légère passa rapidement sur le front blanc de la jeune femme. Il ne lui avait pas échappé non plus que certains membres de leur Conseil d’ Administration le considéraient comme un gamin. Et pourtant elle-même connaissait les capacités de Carl mieux que quiconque. Mieux que lui-même peut-être. Cette école n’aurait pu espérer trouver un co-directeur plus dévoué à sa tâche que lui et les élèves avaient bien de la chance de pouvoir compter sur sa générosité pour les représenter au mieux. Pourtant il fallait reconnaître que ses premiers pas dans la peau de ce nouveau poste n’avaient pas été les plus fermes ni les plus persuasifs. Mais comment lui en vouloir ? Avec des glaciers comme Daemon ou Orion en face de lui, la tâche n’était pas facile. Trouver grâce à leurs yeux relevait de l’impossible. A quelques exceptions près dont la sorcière elle-même faisait partie. Mais son combat durait depuis des années, son ami lui, apprenait tout juste à se battre pour ses opinions, lui qui rayonnait si facilement lorsqu’ils étaient jeunes dans ces mêmes couloirs. Un court instant le souvenir du jeune garçon qu’il avait été traversa sa mémoire. Elle le revoyait clairement dans sa robe de jeune sorcier aux couleurs de Poufsouffle, sourire charmeur accroché aux lèvres, l’air impudent de la jeunesse flottant autour de lui et les yeux pétillants de défis à la vie. L’image qu’il renvoyait aujourd’hui n’était pourtant pas si différente. Ses traits étaient légèrement plus tendus qu’avant, plus matures, ses yeux ne défiez plus la vie avec la même insolence, pourtant ils pétillaient toujours de la même énergie pleine de jeunesse et de possibles. Quant à son sourire charmeur…les années en plus augmentait son pouvoir attractif.

D’un geste fluide elle termina son verre de jus de citrouille tandis que son collègue terminait le sien. Il fallait reconnaître qu’elle non plus n’aurait pas été contre un petit verre un peu plus fort. La jeune femme appréciait particulièrement le goût délicat du vol de vivé doré, un cocktail rafraichissant qui pétillaient légèrement sur la langue une fois le verre terminé.  Ses yeux clairs restèrent posés sur ceux de Carl tandis qu’elle reposait son verre désormais vide sur la table. Visiblement, le jeune sorcier était particulièrement contrarié et cette histoire le touchait particulièrement. Mais qui ne serait pas en colère à sa place ? Elle-même aurait fait un scandale si on l’avait tenue à l’écart, même involontairement, d’une décision prise par les autres membres du conseil. Mais ce qui la préoccupait surtout c’était l’attitude des autres membres là-dedans. Sa mémoire ne lui faisait pas défaut, pourtant elle était convaincue qu’Amos avait confirmé avoir fait un compte-rendu de la réunion à laquelle l’auror avait été absent. D’après ses dires, il avait exposé toutes les idées émises au cours de celle-ci et Carl les avaient toutes validées…Or il est difficile d’imaginer Amos Diggory omettre un point lui qui est de coutume si pointilleux…A moins que ce dernier n’ai jugé l’idée des cadeaux suffisamment anecdotique pour ne pas être rapportée. Cette version-là semblait mieux correspondre en tout cas. «  Excuses moi. Ce n’est qu’une surprise et j’ai hâte de voir ce que c’est. Comme tu l’as dit, j’ai toujours adoré les surprises. »  La voix de Carl la sortie de ses pensées. Il avait sans nul doute noté le changement de comportement de Marilyn car ses traits étaient un peu plus détendus qu’auparavant. Lui aussi avait fini son verre et jetais à présent un coup d’œil vers la piste de danse sur laquelle de nombreux couples dansaient en rythme. « Une danse ? Nous sommes là pour ça après tout. Mise à part notre rôle de chaperon de soirée étudiante. » A son tour, la sorcière retrouva un semblant de gaieté et retrouva son première sourire.  « Avec plaisir Carl » D’un geste doux elle attrapa le bras du sorcier et pris à sa suite la direction du centre de la pièce. Après un léger silence la jeune femme repris la parole d’une voix où le sérieux se mêlait à une douceur amicale. « Je comprends bien que ce qui te déranges le plus c’est de ne pas avoir été tenu au courant pour cette histoire de surprise. Mais je t’assure qu’il n’y avait rien de personnel là-dedans. Notre Conseil d’Administration est encore jeune et nous avançons tous à tâtons. Aussi anecdotique soit-il, cet oubli est une des premières erreurs de notre organisation et démontre nos faiblesses. Nous devons apprendre à apprivoiser les singularités de chacun et ce n’est pas une chose facile, nous le savons tous. Nous situons nos priorités différemment et je sais que pour Amos cette idée de surprise était aussi insignifiante que la provenance de la bièreaubeurre qui serait servie ce soir.» Marilyn marqua une courte pause lorsqu’ils arrivèrent au centre des danseurs. La musique s’arrêta un court instant pour reprendre sur une nouvelle mélodie, marquant le début d’une nouvelle danse et c’est avec une grâce féminine certaine que la sorcière s’élança dans la danse aux bras de Carl. « Tu ne devrais pas douter autant des autres, ni de leur confiance en toi, ni de toi tout court. » reprit-elle au bout de quelques secondes. « Tu es fait pour ce rôle comme chacun d’entre nous. Sans toi cette soirée n’aurait jamais eu lieu il ne faut pas l’oublier. Et je crois même qu’Orion est légèrement déçu que cette idée ne soit pas venue de lui » Ajouta-t-elle avec un léger pétillement dans les yeux.  



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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël

Intrigue : Bal de Noël
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