Intrigue : Bal de Noël
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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Lun 16 Fév - 0:38

Marlène. Elle composait mon antidote au cœur des remous violents causés par ces changements haineux. L'intégration de mon père au conseil d’administration, sa présence impératrice, omniprésente, mauvaise. Je l’abhorrais comme jamais je ne l’avais méprisé auparavant. Je me sentais tel un lion pris en cage, une cage que je m’étais dressé moi-même, tel un bon petit soldat. Cela me consumait tellement, cette rage qui croissait perpétuellement en moi, ce monstre d’envie qui tiraillait férocement mes entrailles. Je me noyais dans cette agressivité, et l’unique personne m’étant accessible jouissant de la capacité à me faire reprendre mes moyens de manière respectable s’agissait de cette McKinnon. Par sa pureté absolue, elle m’intriguait, m'attirait. Aucun vice n’était décelable en cette jeune femme, et elle était devenue mon nouveau jouet favori. Celui qui me distrayait enfin de ma relation avec Lux, source de mon impatience prodigieuse. Lorsque je pose les yeux sur Marlène, je vois une multitude d’actes que je peux commettre pour lui faire perdre son grade d’étudiante exemplaire. Et l’optique de rendre l’apprentie sorcière misérable me procure enfin de la satisfaction, une petite once de bonheur.

Il ne m’avait pas fallu grands moyens pour la convaincre de m’accompagner à ce bal. Quelques phrases judicieusement prononcées et choisies, et la jeune femme n’avait su rejeter l’offre. C’en avait été presque décevant, de ne pas avoir eu à me battre davantage que cela, mais l’affaire au moins était réglée. Je m’habillais méthodiquement, assurément. Un costume élégant, impeccable pour ce genre de cérémonie. Rien que mon cher père ne puisse désapprouver. Je m’installais dans un des fauteuils de la salle commune, attendant impatiemment que l’heure de mon rendez-vous sonne. Mes dents martyrisaient le bout de mes doigts, et j’inspirais profondément, tentant de calmer cette mauvaise humeur qui m’envahissait, fourbe. Les pensées contrariantes fusaient : je savais pertinemment que Damon se trouverait sur les lieux. Et cela signifiait qu’il m’ôtait à nouveau quelque chose. Comment pouvais-je prétendre réellement m’amuser en ayant ses yeux rivés sur mes moindres faits et gestes ? Aucun tableau de chasse, aucun mouvement obscène avec quelconque demoiselle. Pire, m’approcher d’une femme au rang pas assez pur pouvait m’attirer ses réprimandes, publiques comme privées. Je grimaçais, puis me relevais, faisant les cents pas quelques instants. Je songeais promptement à ma jumelle, puis son cavalier, pour chasser ces idées de ma tête. Je remontais dans mon dortoir, et tirait une bouteille de whiskey pur-feu dissimulée dans ma valise. Dernier remède. Je faisais sauter le bouchon et avalais goulûment le liquide acide, défiant le moindre haut-le-cœur.

Je soupirais doucement, rejetant ma tête en arrière. J’étais un être brillant, manipulateur. Je pouvais régner à ce bal. Je pouvais voler à mon père cette emprise, ce pouvoir, que moi-même je lui offrais, par habitude, par instinct de survie. Je quittais la salle commune des Serpents, et allais chercher ma cavalière. Une bouffée d’oxygène lorsque je l’aperçois, le jeu reprenant lieu. Ma toile vierge à esquisser. Mon argile à modeler. Je lui tends mon bras, des paroles douces et charmantes se faufilent d’entre mes lèvres, quelques compliments ébranlent sa forte méfiance. Nous nous orientons vers la Grande Salle docilement, puis à peine lui laisse-je le temps de poser son châle sur une chaise libre que je l’entraîne sur la piste de danse. Tout en la faisant valser, je tente de repérer les éléments importants : le patriarche et la jumelle. Il ne me faut pas grand effort pour remarquer ce dernier, si fier, si droit. Quant à ma sœur, c’est mon interlocutrice qui me l’attire à mon attention. « Qu’est-ce qui se passe entre ta sœur et Demitri ? » Un regard glacial la percute. Je tente de suivre le rythme de la musique, laisser mon corps impassible à cette question. La jalousie m’envahit néanmoins déjà. Cassant, j’agresse : « Pourquoi, tu veux être avec lui ? » Je la fixe, alors qu’elle se confond en bégaiements. « Non, non, Nox. C’est juste que ça fait plusieurs fois qu’on la voit avec lui, et que ça fait changement – » « Il suffit. » Mon ton catégorique la freine derechef. Elle grimace, se plaignant que je serre sa main un peu trop forte. Je la libère aussitôt, un sourire charmeur étirant mes lèvres, me ressaisissant aussi bien que possible. « Excuse-moi. Je n’aime pas parler de ma sœur, c’est tout. » Elle m’observe méticuleusement, puis article finalement : « Ok. Ok… » Je souris doucement, attirant mon visage vers le sien. « Excuse-moi, d’accord ? Tu es si ravissante. Je ne veux pas altérer cette soirée avec de mauvais sentiments. Et puis, je veux tant que ce soit notre soirée, rien qu'à nous deux. Sans ceux avec qui on doit vivre chaque jour. Jours après jours... C'est une soirée spéciale, notre soirée à tous les deux, juste nous deux. » Je place une mèche de ses cheveux derrière son oreille, un fin sourire étire ses lippes, puis un léger rire. Je la fais tourner sur elle-même. Bingo.

Alors que j’escortais Marlène à son siège, les elfes de maison se pressaient par dizaines, déposant des petits présents ornés de dorés bien vite catalogués comme « surprise » par la senior McKinnon. Je me retenais de toute remarque cynique, et m’installais à mon tour sur une chaise. Je m’apprêtais à évoquer de bonnes plaisances à ma cavalière quand mes yeux captèrent mon géniteur, Londubat, puis Lux en conversation apparemment houleuse. Je fronçais doucement les sourcils, puis cherchais Demetri des yeux. Quelques minutes plus tard, il fut rejoint par ma jumelle, et la température de la Grande Salle me sembla devenir trop élevée, l'alcool que j'avais ingurgité n'aidant certainement pas dans ces conditions particulières. Ses doigts fins ajustaient sensuellement sa cravate, son sourire en coin s’étira, ses lèvres prononçaient des termes que je ne savais entendre. Je retournais brusquement mon regard vers Marlène, échangeant quelques banalités pour noyer mes sentiments.
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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Lun 16 Fév - 22:38





Le  Bal de Noël

Etre le centre d’attention…Tout comme Valentina je n’appréciais pas spécialement sentir une flopée de regards pointer sur moi. Je n’avais pas choisi de faire partie de l’équipe de Quidditch pour la notoriété, ni pour la gloire et les acclamations, mais par passion. Pour cette sensation brûlante et enivrante qui étreint mon âme à chaque fois que je sens le balai vibrer de toute sa magie sous moi. Je me suis toujours demandé comment les sorciers des autres pays faisaient pour  préférer d’autres moyens de locomotion. Voler sur un tapis devait être beaucoup moins risqué. Certes, plus confortable, mais tellement plus ennuyeux. Je ne nie pas cependant que j’apprécie la popularité que mon poste de poursuiveur me conférait au sein de notre maison. Il est toujours agréable de se voir accueillir par des applaudissements et des embrassades à la sortie d’un match de Quidditch. Les fêtes les soirs de victoire dans la salle commune étaient toujours un moment incroyables. Et je puis vous dire que j’appréciais alors bien plus l’intimité amicale de notre tour gardée par un aigle friand d’énigmes que cette arène pleine de vipères perfides et de lions enragés.
Les paroles de Valentina résonnaient à mes oreilles sans être capable d’y répondre, soudain envahis par une vague de malaise honteux. « Je suis flattée d'avoir eu ta première danse, peut-être la seule et unique de la soirée. Mais tu me devras un verre, tu sais à quel point j'adore être le centre de l'attention. » D’un seul coup je m’étais senti stupide à son bras. Il était rare que je fasse passer mon intérêt avant celui des autres, et pour la première fois face à elle je venais de passer outre sa propre sensibilité la mettant contre son gré sur le devant de la scène. Et révélant également la sympathie qui nous unissait. Bien évidemment, sur le moment l’idée m’avait semblait parfaite. Qui pourrait vraiment se questionner sur notre « couple » de danseurs ? Nous appartenons tous les deux à des familles de grands noms, ce ne pouvait être qu’une mise en scène dans le cadre d’un protocole mondain qui dépassait beaucoup d’élèves tout autant qu’il me dépassait. « A ce sujet, c'était pour fuir Melinda que tu t'es placé à l'autre bout de la salle ? » Une nouvelle fois sa voix me ramena à la réalité de la danse et à son visage de porcelaine qui me regardait avec douceur. Pourtant son rictus trahissait ses sentiments envers celle qui aurait dû être ma cavalière pour cette danse à en croire McKinnon. Cette antipathie commune était parfaite pour me défaire de mon trouble précédant dont la jeune femme ne s’était pas aperçue. « C’était donc si flagrant que ça ? » lui murmurais-je avec un sourire « J’espère juste que je n’aurais pas à écouter ses remontrances également, elle qui aime tant se plier aux protocoles » achevais-je presque pour moi-même. Melinda n’était pas une méchante personne en soi, en tout cas elle n’en avait pas l’air, mais elle représentait tout ce que je détestais, la discipline, le savoir-vivre, le masque de l’hypocrisie mondain. Et pourtant, Merlin sait qu’elle avait la critique cinglante quand elle le voulait…Sauf que je faisais partie des « chanceux » avec qui elle se comportait comme une parfaite jeune fille agréable, charmante et généreuse ce qui avait encore plus le don de m’énerver. Le souvenir de mon sentiment à son égard réveilla en moi le jeune garçon de dix-sept ans que j’étais, fougueux parfois, déterminé et libre. Profondément libre de ces chaînes qu’un nom peut attacher à certains. Diggory. Quoi que je fasse on se souviendrait de Diggory le grand prodige de son époque, aussi précautionneux qu’un dragon qui couve son œuf. Il ne ferait aucun doute que son nom était déjà inscrit sur le mur de l’histoire. Peut-être même que l’on oubliera avec le temps, ce petit frère à qui il ne restait aucun trophée à remporter pour ce nom-là. Après tout, qui connait le frère de Dumbledore ? Qui sait même qu’il existe encore un Dumbledore en vie dans les rues de ce monde sorcier nécrosé par tant de cérémonies et de bienséances. Mes pupilles s’embrassèrent soudain alors que je sentais en moi brûler cette énergie folle qui parcourait mes veines depuis ma plus tendre enfance. Cette même énergie qui m’avait fait dormir dehors toute une semaine avec la seule voûte des cieux pour toit malgré les regards noirs d’Amos et ses tentatives veines pour me faire rentrer. Et pourtant il n’y avait personne pour me voir, personne pour les juger. Non, ce n’était que sa propre honte de me voir dévier de ce chemin vêtu de flanelle blanche et immaculée des robes de sorcier mondains. Un geste anodin parait-il, mais un geste lourd pour ceux qui ne respirent qu’à travers les convenances.

La musique coulait dans mes oreilles et pourtant les assauts du violon n’atteignaient plus mon cœur. « Je suis venue en femme indépendante. Pas de cavalier. Mais  rassure moi, tu as bien une fois accepter une demande d'une de tes groupies. »  Un sourire franc étira mes lèvres une nouvelle fois. Valentina. Je ne la connaissais pas si bien que ça, nous n’échangions que rarement, surtout à la sortie des matchs de Quidditch, parfois à l’infirmerie, et pourtant je ne parvenais pas à faire le tour de sa personnalité aux plis aussi nombreux que ceux de sa robe de soie. Sans avoir à chercher à en découvrir plus sur elle, je savais qu’elle était d’une profondeur qui la différenciait de la majeure partie des femmes de son âge. Une profondeur qui à laquelle devait se mêler un côté sombre qui s’étirait au-delà de ses yeux. « Il faut croire que Julian a eu plus de chance de ce côté-là » répondis-je. Bien sûr ce n’est pas tout à fait vrai. Surtout suite à notre victoire contre les griffons les invitations s’étaient abattues sur moi comme un vol de hiboux à l’heure du courrier le matin de Noël. Mais je n’étais pas du genre à me vanter de ce genre de chose. Ni à accepter la proposition de n’importe qui juste parce qu’il le faut. Feindre le couple, très peu pour moi. Même pour une seule soirée. « Mais je ne regrette absolument pas. Je n’ai aucune envie de passer ma soirée à devoir répondre aux envies de valser que partagent beaucoup de jeunes femmes. » Valentina était une exception dans la gente féminine, Kate également. Il suffisait de voir les regards insistants des cavalières à leur cavalier esquivant leurs regards papillonnants.  La musique commençait à ralentir, annonçant la fin de la partition. Mon cœur souffla en pensant au retour à l’anonymat de la foule tandis que je taquinais gentiment Valentina sur le Quidditch. « Merci du compliment...Mais tu n'arriveras pas à noyer l'hippogriffe si facilement. Je te l'ai déjà dis, je suis une effroyable joueuse. Plus loin je suis d'un balai et mieux je me porte. Je préfère vous regardez jouer, c'est plus instructif. Et puis si j'étais sur le terrain, qui te ferait part de mes merveilleux conseils ? » J’hochais la tête avec un léger rire. « Et tes conseils sont les meilleurs qu’on puisse rêver avoir. Tu as une réelle finesse d’analyse en la matière que nous te devons également notre dernière victoire. » La dernière note de musique retentit alors que j’achevais ma phrase. Tous les danseurs s’arrêtèrent dans un même mouvement, reprenant leur souffle. Posant à nouveau mes iris dans celles de ma cavalière je lui tendis une nouvelle fois mon bras pour la mener hors de la piste de danse. « En attendant de pouvoir t’offrir un verre digne de ce nom, je peux te proposer une bièreaubeurre pour me faire pardonner. Personnellement j’ai la gorge sèche avec toute cette agitation ». Sans un regard en arrière vers l’estrade je m’efforçais de disparaître le plus rapidement possible dans la foule des danseurs. Il était hors de question qu’Amos profite de cet instant à découvert pour venir me toucher deux mots.  


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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Mar 17 Fév - 1:04

Bal de Noël



Jamais Lily ne s'était sentie aussi mal à l'aise de toute sa vie. Jamais devant James Potter. Certes, plusieurs fois par le passé il l'avait mise dans des situations extrêmement gênantes et embarrassantes. Combien de fois le rouge lui était monté aux joues ? Combien de fois ses déclarations incessantes l'avaient énervé ? Combien de fois avait-elle dû prendre sur elle pour ne pas flancher ? Combien de fois ? Pourtant, à cet instant précis, rien n'était plus déplaisant et désagréable d'être ici, près de lui, maintenant que leur relation était inexistante. En vérité, jamais depuis qu'elle connaissait le jeune Gryffondor il ne l'avait ignoré avec autant de volonté, jamais il n'avait fait comme s'il ne la connaissait pas dans les couloirs, comme si elle n'était rien de plus qu'une fille de son année qui ne méritait pas le moindre intérêt. Bien sûr, au départ, Lily en avait été ravie. Enfin, elle avait la paix, enfin, elle pouvait vivre sa vie, enfin, elle n'était plus obligée de raser les couloirs lorsqu'elle le croisait, de se cacher derrière les statues pour empêcher une millième demande à sortir bidon, une centième demande en mariage rasoir, une dizaine de promesse de ne plus jamais lui adresser la parole si elle l'embrassait rien qu'une seule fois. Elle avait cru avoir la paix. Mais étrangement, au bout de quelques jours, quelques semaines peut-être, un manque s'était insinué sournoisement en elle, sans qu'elle ne le voie venir. Au début, elle n'avait pas compris ce que c'était. Elle n'avait jamais connu ça. Il lui avait toujours couru après. Toujours. Mais maintenant que c'était fini, il y avait quelque chose que Lily n'arrivait pas à comprendre : pourquoi lui manquait-elle autant ? Cela ne la rendait pas malade. Cela ne la faisait pas pleurer la nuit. Il avait juste cette question, cette énigme qu'elle aimerait résoudre. Elle en avait peut-être l'occasion ce soir ? D'essayer de comprendre ? Voilà pourquoi elle était aussi peu dans son assiette ces derniers temps, et voilà pourquoi elle se sentait si mal à cet instant. Entre autres choses. Parce que le regard inquisiteur de James sur sa tenue, sur elle, était également très pénible. Comment allaient-ils pouvoir rester l'un à côté de l'autre durant toute une soirée ? Une idée émergea dans la tête de la rousse. On l'avait informé qu'elle devait ouvrir le bal avec son homologue masculin. Mais rien n'avait été dit sur le reste de la nuit non ? Elle était libre ? Du moins, c'est ce qu'elle espérait. Elle ne pensait pas pouvoir supporter ce silence de plomb, cette situation pesante, encore une minute de plus.

Lily se sentait bête, sa coupe à la main, attendant avec impatience qu'il avance la sienne pour trinquer. Cet instant devenait de plus en plus étrange, de plus en plus difficile à supporter. Après quelques secondes qui lui parurent interminables, James approcha enfin son verre de celui de la rouquine et dit : « Joyeux Noël à toi aussi Lily. » Surprise, Lily sursauta et renversa un peu du contenu de son verre sur sa robe. « Merde. » chuchota-t-elle. Elle n'était plus habituée au son de sa voix. C'était ça le truc. Le son de sa voix bordel. Un mot gentil dans sa bouche. Sans intention de séduction. Une voix naturelle. Chaude. Suave. Normale. Il répondit à sa question : « Je vais très bien !» Lily sourit. Ouf, il allait bien, c'était tant mieux. Depuis quelques semaines, elle avait remarqué parfois ce regard morne dans ses yeux, comme si quelque chose n'allait pas. Bien entendu, jamais elle n'avait fait le rapprochement entre les mots qu'elle avait bien pu prononcer et son changement d'attitude, jamais. « J’irai encore mieux à la fin de la soirée quand même ! » Lily déglutit soudainement. Alors c'était de sa faute ? Sa soirée allait être nulle à cause de sa présence ? Ou bien ne disait-il cela que parce qu'il n'aimait pas les bals ? La deuxième option était impossible. James avait toujours été le genre de garçon qui aimait ce genre de soirée, uniquement pour pouvoir faire des bêtises et des blagues avec Sirius, pour amuser et épater la galerie. Ce qui marchait parfaitement bien, devait avouer Lily. Elle se mordit la langue. Elle ne voulait pas être responsable de cela ! Elle allait ouvrir la bouche lorsqu'il enchaîna rapidement : « J’ai hâte de voir ce que je vais avoir pour Noël ! Mes parents n’ont rien voulu me dire dans les lettres ! » Soupirant doucement, un peu rassurée, elle sourit. « Ah tu sais, les miens ne veulent jamais rien me dire non plus ! Personnellement, j'ai quand même ma petite idée. Je pense à des livres. Ma mère a des goûts très surs en ce qui concerne la littérature. Et toi ? Un nouveau balai peut-être ? Non, non, un kit pour le bichonner ? » C'était étrange de parler comme si James était un ami. C'était sans nul doute la conversation la plus normale qu'ils avaient eu en sept ans. Il en avait fallu du temps... « Et toi tu vas bien ? » La jeune fille allait répondre lorsque la voix de McKinnon résonna à ses oreilles. Elle se retourna vers elle, membre élégante du conseil d'administration. Après un très rapide discours, elle ouvrit le bal. James lui prit alors son verre des mains, le posa et demanda : « Tu permets ? » sans vraiment attendre son approbation. De toute manière, elle était obligée de le faire. Non pas que cela la dérangeait, cela faisait partie des obligations des préfets-en-chef et elle s'y soumettait avec bonne volonté. James lui attrapa la main et Lily frissonna. Son contact la troublait vraiment beaucoup ce soir. Heureusement, dans l'agitation, il était peu probable qu'il l'ait remarqué. Il l'entraîna au centre de la piste alors qu'une valse débutait. James posa sa main sur sa taille et elle se sentit rougir, regardant ses pieds, tandis qu'ils commençaient à danser. Lily fut surprise pour la deuxième fois de la soirée. Il était bon danseur, très bon danseur même. Personnellement, la rouquine se défendait assez bien elle aussi, ses parents étant de grands adeptes de danse de salon. Leurs mouvements s'accordaient à la perfection, leurs corps virevoltaient à travers la piste en parfaite harmonie. Lily osa enfin lever les yeux vers James au bout de quelques secondes. Un sourire s'était glissé sur les lèvres du Gryffondor. Il déclara : « Si l’année dernière on nous avait dit qu’on danserait ensemble je crois qu’on en aurait rigolé ! » Lily rit. Sans faux semblant. Sans ironie. Un rire sincère. « Oui, c'est vrai. Moi non plus, je l'admets. » Ne sachant pas quoi dire d'autres, elle préféra garder le silence alors que d'autres couples commençaient timidement à se joindre à eux sur le dancefloor. La première musique s'arrêta. Une seconde débuta. Leurs yeux se croisèrent. Tout deux pensaient exactement à la même chose. Ils avaient le choix. Ils pouvaient partir maintenant et se quitter. Ou ils pouvaient rester pour une seconde danse. Que faire ? Que choisir ? Finalement, au bout de quelques secondes, Lily décida pour eux en gardant la main de James dans la sienne et l'entraîna sur la deuxième musique, un peu plus rapide. Lily se mordit la langue et préféra demander : « Euh... ça ne te dérange pas de danser ? » Elle faisait des efforts. Énormément d'efforts. Merci Dorea. Sa meilleure amie était décidement la fille la plus incroyable du monde. Elle était capable de faire changer d'avis même un troll. Bon, maintenant, il fallait trouver quelque chose à dire, c'était bien beau de tournoyer bêtement. Tiens, penser à Dorea lui donna un sujet de conversation. « Alors, ça avance les entraînements avec Do ? Elle m'a dit que vous vous entraîniez de plus en plus fort depuis la défaite contre les Serdaigle. » Serdaigle lui fit penser à Charles. Sans le vouloir, elle le chercha des yeux. Il était au bras de Valentina Dolohov. Lily ne la saquait pas. Demandez-vous pourquoi. Se rendant compte que c'était malpoli de regarder par dessus l'épaule de James, elle se reconcentra sur lui et lui marcha sur le pied. « Oh excuse-moi ! Je suis vraiment désolé ! » Elle était pas douée. Vraiment pas douée.

Spoiler:
 
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THIS IS THE WAR.
La peur n'est pas réelle. Le seul endroit où la peur peut exister, c'est dans nos pensées concernant l'avenir. C'est un produit de notre imagination qui fait naître des peurs qui n'existent pas dans le présent et peut être que jamais elles n'existeront. Ça frôle parfois la folie, mais le danger est on ne peut plus réel, mais la peur est un choix.
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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Mar 17 Fév - 12:07

Le bal de Noël
Il est l'heure.Fini l'heure de danser.Danse , t'inquiète pas tu vas danser. Balance toi , mais tu vas te faire balancer. Défonce toi , mais tu vas te faire défoncer.



Un bal. Ces dernières semaines, les élèves de Poudlard n’avaient eu que ce mot à la bouche et Sirius commençait à se lasser des conversations de ses camarades, qui se demandaient pour la énième fois qui irait avec qui, ou quelle robe porterait celle-ci. Le jeune Black n’était pas très fan de ce genre de réceptions : il avait eu sa dose de réceptions mondaines avec sa famille et sincèrement il n’avait aucune envie d’en faire une nouvelle fois l’expérience. Bien sûr ce bal serait différent, puisqu’il ne s’agissait pas là d’une réunion exclusive aux Sang-Purs et qu’il était organisé pour Noël. Noël…Sirius n’était pas encore très familier avec ce mot : depuis tout petit, il avait toujours détesté les fêtes de fin d’année qui allaient inévitablement de pair avec les réunions de famille, les cadeaux impersonnels et les vêtements de soirées qui grataient.  Mais cette année, ce Noël serait différent. Ce serait en effet la première année qu’il le passerait loin de sa famille et rien ne pouvait plus réjouir le Gryffondor. Et quant aux habits incomfortables, là-encore le sujet était réglé puisque Sirius avait fait l’acquisition d’une robe de soirée sorcière tout ce qu’il y avait de plus sobre, sans dentelle et sans froufrous. Qui lui allait d’ailleurs, il fallait le dire, magnifiquement bien. Très satisfait du reflet que lui renvoyait le miroir, Sirius jeta un coup d’oeil inquiet à Cornedrue, qui se préparait d’un air morne. Si il y a quelques mois on lui aurait dit que Jamesie tirerait cette tête avant un rencard avec Evans, il n’y aurait pas cru. Et pourtant… Avant de se rendre dans la salle de bal, Sirius fit un rapide détour par les cuisines pour y emprunter une bouteille de Whisky Pur Feu. Et bien oui ! Si cette soirée se révélait ennuyante à mourir, il n’allait pas rester là les bras ballant à se faire chier tout de même ? Qui était-il, sinon le mec qu’on appelle pour mettre de l’ambiance à une fête ? Bon bien sûr cette fois-ci il y avait les professeurs et les membres du conseil d’administration…A la pensée que son père serait probablement présent, Sirius frémit et se promit de ne pas trop déraper. La dernière fête des Gryffondor lui revint en mémoire, celle où il avait fini à moitié nu, dansant sur une table.
Lorsque le jeune homme entra, le bal devait avoir commencé depuis un moment,  puisque de nombreux couples évoluaient déjà sur la piste de danse. Il reconnut James et Lily, qui semblaient horriblement mal-à-l’aise. On aurait dit que tous deux avaient un balai dans le c*l ! Sirius serait bien allé donner un bon coup sur la tête de son meilleur pour le forcer à abandonner ce regard de chien battu, mais ce n’était peut-être pas le bon moment pour agresser un préfet-en-chef après tout ! Le Gryffondor aperçut également cette pourriture de Diggory qui dansait avec Valentina Dolohov. La vue de la jeune fille lui remémora quelques mauvais souvenirs et son humeur s’assombrit. Réprimant une grimace de dégout, il se dirigea vers le buffet, en digne estomac-sur-pattes qu’il était.  Et bien dit donc ! Sirius ne put s’empêcher de regarder d’un air réjoui les nombreux mets qui s’accumulaient sur la table. Au moins, le conseil avait mis le paquet sur la nourriture. Il attrapa prestement deux roulés-à-la-saucisse qu’il enfourna dans sa bouche. Il mit un certain temps à se rendre compte qu’il n’était pas seul et ce ne fut qu’au bout de son quatrième gâteau qu’il remarqua la présence de Marie-Ange un peu plus loin. Ravi de voir un visage amical, il s’approcha de la jeune fille et prit la parole, en prenant soin de ne pas lui cracher des miettes de gâteau au visage : “Marie-Ange ! Alors comme ça toi aussi on t’a abandonné près du buffet ?” Sirius sourit d’un air malicieux, avant de constaster que la Serpentard était très jolie avec sa robe noire.  Il ne l’avait vraiment jamais observé de la sorte mais il fallait admettre qu’elle était très mignonne. Et puis après tout, il s’agissait d’une des seules Serpentard qui lui était agréable et rien que pour ça, elle sortait du lot. D’un air faussement théâtral et toujours le sourire aux lèvres, il exécuta une sorte de courbette ridicule avant de tendre son bras à la jeune fille : “M’accorderais-tu cette danse ? J’ose espérer que ma compagnie te seras plus agréable que celle de ces roulés-à-la-saucisse.”









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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Mar 17 Fév - 14:55

Les petits fours étaient vraiment délicieux. Elle fut heureuse que personne ne remarque ce retard. Ses prunelles claires voguaient dans la Grande Salle, observant les personnes présentes. Elle avait aussi remarqué les surprises qui étaient arrivées, et avait hâte de voir ce que c'était.

Un mouvement non loin d'elle attira son attention. Tournant légèrement la tête, sans manquer de reprendre un petit truc à grignoter, elle reconnut l'un des maraudeurs les plus en vogue dans l'école. Sirius Black. Elle sourit en le voyant prendre plusieurs roulés-à-la-saucisses. C'est vrai qu'ils étaient bons. Les elfes s'étaient surpassés, une fois encore.

Le jeune Black interrompit ses pensées en s'approchant, et le sourire de la blonde s'agrandit peu après. Elle ouvrit la bouche pour lui répondre quand il mima une courbette, comme dans les réceptions mondaines dont la belle avait entendu parlé. Un rire cristallin lui échappa, alors qu'elle hochait la tête, prenant le bras du maraudeur sans se soucier de froisser certains de ses camarades.

« J'en serais honorée. Ces roulés-à-la-saucisses commencent à être un peu déprimants. Ils n'ont aucune conversations, les pauvres... »

Suivant le jeune homme sur la piste de danse, elle devait avouer qu'à la base, elle était venue un peu par curiosité, sans réelle envie de danser. Mais quand on voit un visage ami, et une telle bonne volonté, on ne peut pas résister. Et ça n'avait strictement rien à voir avec le charisme du maraudeur, non. Bien qu'elle appréciait sincèrement Sirius, et qu'elle le trouvait -comme toute fille normalement constitué- irrésistible.

« J'espère que l'odeur de cannelle ne te dérange pas... C'est... Une expérience ratée... Malgré tout mes efforts, l'odeur n'est pas partie ce soir. »

Son sourire se fit un peu coupable. Elle détestait rater des expériences. Surtout en potion, son domaine de prédilection.

« Tu es venu seul, toi aussi ? Ajouta-t-elle finalement, curieuse. »

Avec sa réputation, il devait avoir des tonnes de demandes, à chaque bal. Ce devait être difficile de choisir. Marie-Ange aimait venir accompagnée de quelqu'un qu'elle appréciait sincèrement, et avec qui elle n'allait pas s'ennuyer. Elle se sentirait mal à l'aise de refuser autant de demandes que ce qu'elle imaginait qu'il recevait, parce qu'elle s'efforçait d'être honnête à chaque fois. Et dire "Désolée, mais je sens que je vais m'ennuyer avec toi" la gênait toujours autant.

Elle avait eu quelques propositions. Mais c'était surtout pour la convenance. Elle avait refusé, ne voulant pas venir accompagnée juste "parce que ça fait bien". Et tant pis pour ceux qui n'étaient pas contents.

Son regard accrocha le couple que formait James et Lily, au détour d'une ronde, et elle se mordilla la lèvre. Elle avait envie de sourire à son amie, mais on lui avait clairement fait comprendre que son on la voyait se montrer amicale avec elle, la jolie rousse risquait d'être la cible de représailles. Chassant cette idée de sa tête, elle se rendit compte aussi que James ne semblait pas particulièrement à son aise. Lily non plus. La blonde se promit de demander des explications à son amie, dès qu'elles seraient seules.

Elle retourna alors son attention sur Sirius, levant les yeux pour les plonger dans les siens, un sourire aux lèvres.

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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Mer 18 Fév - 22:15



C’est d’un regard mi- moqueur mi- attendri que la sorcière suivait des yeux la danse des deux préfets-en-chef. En même, ils étaient seuls au milieu de la grande salle, comme deux cibles rêvées pour une partie de chasse. Chasse aux ragots, bien entendu. Si elle était ravie que la hache de guerre semble enterrée au moins le temps d’un morceau de musique, elle se gardait bien d’avouer qu’elle avait hâte de cuisiner les deux protagonistes séparément, les taquinant mutuellement si ce rapprochement obligatoire qui ne devait pas leurs déplaire. Il était parfois si difficile de les suivre tous deux qu’elle ne manquerait aucune occasion pour le leurs faire ressentir. Oh non, elle comptait faire en sorte qu’ils se souviennent de cette soirée. Reconnectée de force à la réalité par la main de Jason sur son épaule, Dorea cligna des yeux en se retournant vers lui, perdue par rapport au fil de la conversation. Apparemment, Greta avait fait des allusions lui étant adressée et qu’elle n’avait absolument pas suivi. Se contentant de secouer la tête par l’affirmative pour ne pas décevoir son interlocutrice, elle sourit à Jason en tentant de décrypter son message silencieusement sans y parvenir. Les mimiques du pauvre joueur la faisaient plutôt rire, sourire amusée qu’elle se devait de masquer entre ses lèvres afin de ne pas froisser la blairotte. Tant pis, la reine des potins aura au moins une petite friandise à se mettre sous la dent en cette soirée et cela ne saura surement pas la dernière.

Regardant Greta partir avec son cavalier, Dorea dissimula un sourire amusé derrière sa main ne sachant qui plaindre : surement ce pauvre homme. Il ne devait pas encore connaître sa douleur pour avoir demandé à la demoiselle, à moins qu’elle ne l’ait « convaincu ». Elle n’eut pas le luxe de trop réfléchir à la question qu’un frisson parcourut son bras. S’il n’était pas désagréable au premier abord, il devient extrêmement bizarre lorsqu’elle remarqua qui en était la cause, passant du sourire à l’incompréhension totale. Si entière, si visible. L’étranger du soir se permit même de lui faire un baisemain, mettant plus en garde la lionne qu’en confiance. Que voulait-il, celui-là ? La réponse ne sût tarder lorsqu’il la traîna jusqu’à la piste de danse sans lui laisser le choix, la défiant même du regard alors que sa mâchoire se contracta sous son regard assassin. Si ses yeux pouvaient être des armes, elles trancheraient l’air confiant et amusé qu’elle pouvait déceler dans les prunelles du jeune homme. Lèvres closes, c’était comme si elle se les mordait de l’intérieur pour ne pas avoir à lâcher le flot d’insultes qui lui venait à l’esprit, le moment ahuri passant une fois que ses pas s’arrêtèrent et que la valse commença. Elle se retient de grimacer lorsque la main du serpent glissa dans son dos pour entamer la danse, leurs prunelles ne se détachant pas l’une de l’autre dans un combat d’orgueilleux. Pendant qu’une petite voix en elle se demandait pourquoi Dolohov était venu la chercher, une autre vrombissait dans ses entrailles, ranimant le feu combatif qui surgissait à chacune de leur rencontre.

Par malchance, Brönt et Black dansaient non loin de là l’empêchant de faire un quelconque scandale en rejetant le présomptueux. Prenant sur elle, elle détourna le regard pour revenir sur celui de son « partenaire » de danse. Peine perdue, rien que son visage chassa toute tentative de détente. Restant en alerte, elle l’écouta débiner des bêtises sans comprendre pourquoi elle se retrouvait là. « Pourquoi, tu n’apprécies pas la vue ? Personne ne t'oblige à regarder. » répliqua-t-elle ironiquement ne sachant de quelle façon elle devait prendre sa pique mais ne pouvant pas s’empêcher de répondre, comme si les mots glissaient sur sa langue revêche. Elle se douta de la réponse après coup mais n’en avait cure. Sevastian était bien la seule personne à ne pas l’avoir complimenté ce soir, ce qui était aussi étrange que rafraichissant. Analyse qu’elle se garda de s’avouer. « A vrai dire, c’est ce que je porte pour être à l’aise. Quoi, tu n’aimes pas ?! » rajouta-t-elle hargneusement tout en valsant dans ses bras, ayant très bien compris que la manœuvre consistait à la faire chier. Quoi de mieux que de saboter la première danse pour pouvoir la mettre en rogne durant toute la soirée. Dolohov était une ordure et tenait décidément à le prouver à chaque étape de sa vie. Elle aurait dû accepter de danser avec Jason, cela lui aurait évité cette sangsue aux objectifs inconnus. Entraînée par la danse et son cavalier, la lionne n’entendait pourtant pas en rester là. De passive, elle déroba un regard en direction des membres du conseil d’administration avant d’avoir le champ libre et glissa son pied sur celui de son camarade, reprenant un peu d’activité tout en dévoilant alors un air faussement désolé. Faussement narquois. « Oh je suis désolée. Je suis si maladroite, ça a fait mal ? » Elle n’en pensait pas un mot et cela se voyait clairement sur son visage. Le mensonge ne pouvait transparaître lorsque le combat commençait, seul l’orgueil et la rage d’avoir le dernier mot subsistait. C’était comme si quelque chose chez le bulgare réveillait les mauvais côtés de l’écossaise, ce brûlant brasier de révolte autant teintée de susceptibilité que de caractère qui se nourrit de la hargne qu’ils pouvaient se vouer depuis une année. Depuis qu’il avait commencé à passer ses nerfs sur elle, envoyant un boomerang interminable qui n’arrivait à trouver son exécutoire. Et en cet instant, elle rêvait qu’il ne lui dise oui. Un maigre espoir qu’elle savait vain.

Fort heureusement, la valse finit par prendre fin et chaque participant salua l’orchestre pour cette première entrée qui lançait définitivement le bal dansant tandis qu’ils reprenaient d’un air plus entraînant alors que des petits êtres venaient déposer d'étranges cadeaux au pied du sapin. Quelle surprise devra-t-elle encore subir ce soir ? Convaincue que cette ritournelle s’arrêtait là, la lionne quitta son cavalier sans même le remercier, souhaitant poursuivre et oublier ce début de festivité. Bien mal lui en prit car la soirée ne faisait que commencer et Dorea le sentit à la main qui s’agrippa à son coude pour faire en sorte qu’elle se retourne brusquement, atterrissant de nouveau dans les bras du ténébreux sans avoir son mot à dire, telle une poupée de chiffon. La stupéfaction était inutile, ce n’était pas la première fois que les brusqueries du vert ne s’abattaient sur la lionne. Pourtant, ce geste pouvait paraître anodin pour le reste de la foule qui les ignorait mais il suffit à raviver le brasier dans les entrailles de la sorcière. Sentant sa main glisser dans son dos pour reprendre sa place initiale, elle serra les dents mais le foudroya d’autant plus du regard. «  Mais qu’est-ce que tu veux à la fin ? » lâcha-t-elle, excédée de devoir de nouveau danser sur une musique un peu plus rapide cette fois-ci. Il gagnait par le seul fait qu'elle réagissait, elle le savait. Pourtant, c'était plus fort qu'elle. Elle n'avait jamais été doué pour laisser couler et devra surement l'apprendre à ses dépits. Une fois encore. Le problème ne venait pas de la danse en soi, seule festivité qu’elle appréciait dans les réceptions familiales conservatrices. Festivité qu’elle n’avait plus l’occasion d’exercer en compagnie de son aîné qui la faisait autrefois tournoyer jusqu’au tournis. Non, le problème résidait dans l’amas de chair et d’âme qui se trouvait en face d’elle, la tenant trop fermement et trop près de son corps pour qu’elle ne soit à l’aise. « Fuir la blonde qui lance des éclairs digne d’un chaton à l’autre bout ? Fallait réfléchir à deux fois avant de venir avec n’importe qui. » lança-t-elle en remarquant une fille fulminant de l’autre côté de la salle de bal par-dessus l’épaule du serpentard. Elle pouvait être jolie si elle n’avait pas un visage si énervé. Visage qui semblait s’adresser à elle d’ailleurs. Stupide sorcier.



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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Jeu 19 Fév - 11:00


Bal de Noëlsoit, la proposition gâchée de Carl Londubat

Alors que Carl attendait la prochaine musique pour entrainer Marilyn sur la piste de danse, celle-ci prit le temps de le rassurer, en tous cas d’essayer de le rassurer. Elle lui parla de l’état de leur conseil, de la jeunesse de ce système. Même si Carl ne semblait pas attentif en fixant les jeunes élèves valser devant l’estrade, il notait bien ce qu’elle disait. C’était juste qu’il ne voulait pas en parler. Il avait réussi à se calmer, difficilement mais il avait réussi, il essayait tant bien que mal de rester calme. Comme il le pensait précédemment, ce n’était ni le moment, ni la soirée pour ça. Il devait montrer l’exemple et se montrer digne en ce jour de fête. Certes, ce n’était pas comme il l’avait voulu ou vu en exposant l’idée, mais c’était réussi, on ne pouvait le nier.

Lorsque la musique changea, il entraina la belle Marilyn jusqu’au centre de la Grande Salle, transformée pour l’occasion. Un cercle vital s’était créé autour d’eux alors que Carl commença à conduire la danse. Tout était parfait, ils formaient un couple parfait. Enfin… en danse bien sûr. Ils étaient en phase. En vérité, ils s’étaient bien trouvé à l’époque de Poudlard. Lorsqu’ils sortaient ensemble, ils faisaient réellement sensation. C’était à l’unanimité que le commun des élèves les avaient défini comme l’un des plus beau couple de leur génération. Il y avait le Poufsouffle populaire et la Serdaigle réputée ; parfait. Comme quoi, les apparences étaient trompeuses. Oui, ils avaient été heureux… au début. Puis… l’amitié s’était imposé naturellement entre eux, comme quelque chose de plus simple qu’une relation amoureuse entre ces deux caractères forts. Il n’empêchait que cette danse était la parfaite image qu’ils avaient donné à l’époque où ils marchaient main dans la main dans cette même Grande salle, dans ces mêmes couloirs quelques années plus tôt.  

- Tu ne devrais pas douter autant des autres, ni de leur confiance en toi, ni de toi tout court.
- Je ne doutes pas de moi, sinon je ne pense pas que je serais là aujourd’hui. Je suis irrité de voir qu’il semblerait que certains ne soient pas d’accord avec moi là-dessus.

Au même moment, il la fit basculer en arrière avec grâce et douceur dans un tempo parfait avec la musique. Puis, elle la redressa pour la faire tourner sur elle-même. Sa robe volait autour d’elle avec élégance et raffinerie, ainsi que sa chevelure châtaigne.

- Tu es fait pour ce rôle comme chacun d’entre nous. Sans toi cette soirée n’aurait jamais eu lieu il ne faut pas l’oublier. Et je crois même qu’Orion est légèrement déçu que cette idée ne soit pas venue de lui. dit-elle, ses mains de nouveau sur les épaules de son ex.

Carl ne put s’empêcher de rire, satisfait. Ce n’était pas très mature, mais il devait avouer que ça lui faisait grandement plaisir d’avoir donné une raison à Black d’être « jaloux ».

- Je devrais t’écouter plus souvent. En vérité, je devrais me contenter de ce que j’ai déjà. Ton soutien est très important pour moi, Mary.

Ils avaient tous deux leurs regards plantés l’un dans l’autre. Leurs yeux ne montraient plus la lueur d’un amour aveugle comme leurs jeunes années, mais chacun avait ce sourire sincère aux bords des lèvres. Ce fut dans un tournant de la danse, que Carl dévia son regard, un peu au hasard, dans la simple idée de profiter de la fin de cette danse sans superflus, la simplicité dans un « couple » plus que sophistiqué. Quand soudain, au même moment, il vit Damon Yaxley. Celui-ci avait le visage crispé d’une colère froide et inquiétante, alors qu’il saisissait avec violence l’avant-bras d’une jeune sorcière grimaçante devant la douleur de l’étreinte. Cette jeune demoiselle, c’était Lux, la petite apprentie en magie expérimentale qui lui avait fait tant d’impression.

Depuis cette nuit où il avait rencontré la Serpentarde, il avait forgé une grande estime pour elle. Elle s’était montrée intelligente et inventive, des qualités qu’estimait beaucoup Carl chez une personne, surtout dans « ses » élèves, maintenant qu’il était co-directeur. Ce fut sûrement pour cela qu’il n’hésita pas une seconde. A peine la chanson terminée, il s’excusa auprès de Marilyn et se dirigea d’un pas déterminé vers son collègue.

- Yaxley, qu’est-ce que vous faites ? s’interposa-t-il alors que Damon tirait la jeune fille vers elle.
- Londubat, je fais bien ce que je veux avec ma fille. Comme tout parent, je surveille ses agissements. Si vous aviez des enfants et le sens de ces responsabilités peut-être que vous comprendriez. répondit-il froidement, tout en profitant de cela pour placer une insulte à l’égard de l’auror.
- V-votre fille ?

Il croisa le regard de Lux. Lux Yaxley. Il n’arrivait pas à y croire, pourtant tout s’expliquait. Le fait que la jeune sorcière semblait si touchée par les compliments de Carl… avec un père comme Damon, c’était devenu plus logique. La pauvre ne devait pas être souvent valorisée à moins d’être une copie conforme de son paternel. Ce qui n’était pas le cas.

Celle-ci détourna doucement le regard, gênée. Elle profita de la perte d’attention de son père pour fuir, mais Carl ne lui en voulait pas. Si elle avait mis sous silence son nom, elle devait avoir ses raisons, des raisons qui venaient facilement à l’esprit du Londubat. Qui serait heureux d’avoir un tel tyran comme père de famille ?

- Oui, ma fille. Alors mêlez-vous de ce qui vous regarde !

Il était sur le point de reposer son attention sur Lux, mais pour épargner la sorcière, Carl se laissa emporter par sa colère envers cet homme détestable qui plongeait dans des trucs pas net, pensait-il avait son 6ième sens d’auror et de membre de l’Ordre du Phénix.

- Même si c’est votre fille ! A Poudlard, nous sommes membres du Conseil Administratif. Les punitions corporelles ne sont pas autorisé ici, nous ne sommes pas dans votre Manoir !

Il fallait qu’il se détende. Il ne fallait pas qu’il rentre dans son jeu… « Cette phrase et on se calme », pensait-il vainement. Vainement parce qu’il sentait qu’il n’arriverait plus à se contrôler. Face à Marilyn, c’était facile de ne pas être en colère, mais face à lui



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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Ven 20 Fév - 3:57


Tu toises le reflet rejeté par le miroir. Tu pinces tes lèvres gourmandes, avisant les moindres détails de ta tenue. Tu ne laisses pas de place aux hasards. Non, tu ne laisses pas de place aux erreurs de parcours. Pas pour ce genre d'occasion. Tes doigts files contre le tissus fluide de ta robe. Une jolie robe noire, longue et échancrée. Un fermeture éclaire dorée attire le regard sur la chair chocolaté que tu dévoiles brièvement, c'est subtile, c'est élégant. Tu glisses tes pieds dans des escarpins haut perchés, accentuant les courbes généreuse de ta silhouette. Tes cheveux sont relevés, dégageant ton visage et ta nuque. Ton maquillage est léger. Tu ne mises que très rarement sur ce genre d'artifice, ce genre de provocation inutile et grotesque. Non. Tu optes toujours pour la simplicité, la subtilité. Tout est dans le détail. Tout est dans l'allure. Et toi, ma fille, tu as de l'allure. Tu fais quelques pas, le son de tes talons claquant délicieusement contre le sol. T'aime le son que cela provoque. T'aimes la sensation que cela t'apportes. Tu ouvres ta malle, tu fouilles et retournes quelques objets avant de tomber sur ce que tu cherches. En apparence, il ne s'agit que d'un vulgaire livre, mais lorsque tu l'ouvres, il dissimule une flasque d'alcool. Du Wisky pur feu. Idéale pour ce genre d'occasion. T'es certaine de Demitri sera plus que ravi de partagé quelques gorgée en ta compagnie. A moins qu'un autre cavalier de fortune ne se présente à toi. Tu ne t'es pas embarrassé d'un cavalier attitré. Non. Tu aviseras le moment venu. Hm... Tu aimes faire croire que tu n'as pas besoin d'un homme dans ta vie. Tu aimes prétendre que tu es une femme libre. Tu aimes prétendre que tu es une femme indépendante. La vérité, c'est que tu as besoin de te sentir existé dans le regard de ces mâles en mal d'amour. T'aimes voir le désirs naître dans la profondeur de leur regard. T'aimes voir l'excitation éveillé leur sens. Oui, tu es ce genre de femme. Tu as beau te cacher derrière de fausses excuses, tu as ce besoin irrésistible de plaire à quiconque pose son regard sur ta personne. T'es en manque d'affection ma pauvre petite fille... Peut-être est-ce le manque de papa? Si cet homme là à pas voulu de toi... Quel homme le voudra? Hein?

Tu glisses la flasque d'alcool dans ta pochette. Tu quittes le dortoir. Il n'y a plus personne, si ce n'est quelques rat de bibliothèque qui ne participent que très rarement à ce genre d’événement. Tes pas claquent dans les couloirs. Les brides de conversation envahissent le château, des mots que tu ne peux saisir tant ils sont lointain. Tes pas claquent dans les couloirs. Tu te laisses guider par les escaliers capricieux. Tu as le temps. La soirée est déjà bien entamée, mais tu ne t'en formalises pas. Tu n'as probablement pas loupé grand chose... Tout le monde sait que c'est les fins de soirée qui alimentent le plus souvent les rumeurs et les bruits de couloirs. Tu finis par arrivé sur les lieux. Les silhouettes se mêlent, coincée dans des tenues somptueuses qui ne leur ressemble pas. Ton regard se coule sur l'assistance, à la recherche d'un visage familier. Demitri. En charmante compagnie, si l'on peut dire. La fille Yaxley ne t'inspire pas grand chose. Par contre pour son double, c'est autre chose. Tu le repères à l'autre bout de la salle, coincée sur une chaise non loin de la piste de danse. Un sourire vient fendre tes lèvres, te rappelant au bon souvenir d'une certaine soirée que vous avez passé ensemble. Pourquoi pas. Il est une délicieuse alternative, puisque ton meilleur ami semble occupé. Tu t'avances dans la salle, tu te fais un chemin parmi la foule, t'autorisant une escale au bar avant de rejoindre le fils Yaxley. Son père doit être quelques part dans la salle... Cela rend le jeu bien plus savoureux. Il est installé auprès de Marlène, mais tu t'en fiches pas mal. Tu prends place sur son autre côté, là où la place est libre. Tu lui tends un verre. Tu ne le regardes pas, pas encore, mais tu sens son regard tombé sur ta personne. Tu ne lui laisses pas l'opportunité de te repousser, tu as déjà sorti la flasque, habillement dissimulée entre tes doigts, tu l'ouvres et en verse quelques peu dans son verre avant d'en faire le même pour le tient. J'ai pensé qu'un petit remontant ne te ferrais pas de mal !!! Tu lui souris, charmeuse, tu lui serres un regard langoureux. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, la fiole a déjà retrouvé l'obscurité de ton sac. Tu lèves ton propre verre, tu l'invites à en faire de même, tu laisses le nectar se glisser entre tes lèvres, te brûlant les entrailles. Par Merlin, ce que sa fait du bien. Tu passe ta langue sur tes lèvres, effaçant toute trace du liquide interdit.
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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Ven 20 Fév - 21:00

J’écoutais d’une manière distraite les paroles de Marlène, mes yeux rivés sur la scène se déroulant devant moi, incluant en premier lieu mon père ainsi que ma sœur, puis ce premier et Carl Londubat. Lux s’en alla batifoler auprès de Demitri, irritant instantanément mes sentiments. Je n’avais rien de spécial contre la personne qu’était le Dolohov, néanmoins, j’appréciais que très peu ce qu’il représentait : un homme parfait pour Lux selon les Yaxley. Il jouissait du prestige du nom de famille, une certaine richesse, une influence à hériter. Sans compter qu’ils avaient le même âge et donc pourraient aspirer à une longue vie de pouvoir ensemble. Cela ne pourrait aucunement me surprendre que notre mère fasse de son nouveau projet une alliance unissant ma jumelle à cet apprenti sorcier. Toutefois, je haïssais cette idée, et je méprisais encore plus l’illusion que Lux apprécie la compagnie de son cavalier. J’étais possessif, je détestais le fait que nous avions dû nous distancer à cause de rumeurs colportées sur notre relation soit-disant « trop intime », et j’abhorrais le fait que ma sœur ait deux hommes à ses pieds pour lui faire passer une bonne soirée. Je dénigrais son bonheur, s'il je n'étais pas celui qui le créait.

A contrecœur, mon regard s’orienta vers deux des membres du Conseil d’administration, entretenant manifestement une conversation de plus en plus acerbe. Le regard courroucé de mon père, ses lippes étirées en un rictus glacial, l’air abasourdi et faussement autoritaire de Carl. Je me redressais légèrement, attirant l’attention de ma cavalière qui m’interrogeait : « Qu’est-ce qui se passe ? Qu’est-ce que tu penses qu’ils se disent ? » Je hochais la tête en signe de dénégation, tentant de percevoir quelques mots. Le Londubat finit par hausser le temps, prenant la défense de Lux et insultant les procédés de mon géniteur. Je jetais un coup d’œil à ma sœur, insurgé par le fait qu’elle demeure avec l’autre Serpentard et ne juge pas meilleur de se comporter de manière plus que respectable lorsque notre père était de cette humeur. Souhaitait-elle voir à quel point ses deux pantins se brûleraient pour la sauver ? Ou désirait-elle jouer de la provocation avec notre Père, car c’était si amusant de recevoir ses châtiments ? Je fulminais intérieurement, haïssant davantage Carl qui n’avait rien à faire dans cette scène, méprisant promptement Lux pour laisser tout cela se dérouler, regrettant amèrement de ne pouvoir me greffer à ce tableau. Puis, la jalousie s’immisça en moi, m’englobant tout entier. Comment se faisait-il que le collègue de mon père prenne la défense de ma sœur et par la même occasion, risque de se mettre à dos Damon Yaxley, l’individu qu’on ne veut certainement pas en ennemi, surtout si on travaille avec lui en permanence ? Qu’avait effectué la fille des Yaxley pour s’attirer des grâces si importantes, si généreuses ? Et encore une fois, en quelle honneur ma sœur laissait-elle ce guignol la défendre ? A quoi jouait-elle ? Qu’avait-elle fait ? Je pouvais élucider les raisons qui l’incitaient à tenir compagnie à Dolohov, mais Londubat ? J’attirais brusquement mon attention sur Marlène, qui s’était retournée afin de converser avec une autre Poufsouffle, installée à sa droite. Je soupirais, l’effroi et l'énervement tiraillant mes entrailles face aux différents scénarios que je me dressais afin d'expliciter cette situation. Une présence supplémentaire s’imposa à ma gauche, à laquelle je n’offrit pas tout de suite mon attention. Finalement, interloqué par son silence, je me retournais, reconnaissant d’emblée le profil d’Isallys. Mon cœur rata un battement, et suite à quelques fines minutes de silence, elle versa un liquide clair dans mon gobelet, ajoutant, audacieuse, aguicheuse : «  J'ai pensé qu'un petit remontant ne te ferrais pas de mal !!! » Un sourire charmeur étira mes lèvres, voilant mon inconfort, alors que mes yeux dévoraient sa tenue sans retenue, avide d’une échappatoire. Je me penchais doucement, glissant à son oreille : « Tu sais bien que je ne fais pas dans la demi-mesure. Un « petit » remontant est loin d’être satisfaisant. » Je portais néanmoins le gobelet à mes lèvres, vidant son contenu promptement. Je la jaugeais du regard, l’invitant silencieusement à m’en donner plus, tout en militant contre la tentation de demeurer spectateur de ce qui se tramait dans l’existence des autres Yaxley présents au bal.
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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Ven 20 Fév - 21:44



D’une main ferme tu avais obligé Dorea à te rejoindre sur la piste de danse. Ton regard ne pouvait se détacher de cet amusement non fin que tu éprouvais devant la lutte intérieure de la Gryffondor. Un sourire étira tes lippes devant ses prunelles assassines. Un duel silencieux s’était doucement mis en place alors que vos yeux ne se lâchaient. Trace ultime d’un défi qui résidait entre vous. Pour être honnête, tu n’avais pas franchement prévu d’aller vers elle. Tu n’avais rien prévu. Mis à part fuir une ou deux jeune fille que tu avais rejeté comme cavalière probable. Ton regard avait simplement été attiré par sa silhouette longiligne enfermée dans ce carcan vermeille. Autant l’avouer, tu ne l’avais pas reconnu, ta petite Gryffondor. Jusqu’à ce que ses boucles soyeuses tombant aux creux de ses reins s’animent pour dévoiler son visage mutin. Merlin savait à quel point tu aimais la faire tourner en bourrique, elle et son caractère bien trempé. Tu aimais un peu moins qu’elle devienne une proie pour d’autre que toi. Elle était ton divertissement. Tu n’avais aucune envie qu’elle soit distraite par un empoté au regard belliqueux.

Tu ressentais avec aisance la tension qui émanait de son corps, c’est pourquoi deux petites piques passèrent la barrière de tes lippes. Juste assez pour commencer à faire grincer ses gonds. Pas encore pour tout faire exploser. « Pourquoi, tu n’apprécies pas la vue ? Personne ne t'oblige à regarder. A vrai dire, c’est ce que je porte pour être à l’aise. Quoi, tu n’aimes pas ?! » Ton regard se perdit un instant dans le sien, sourire toujours aux lèvres. Tu fis mine de l’observer avant de reprendre la parole. « A dire vrai, la vue est fort sympathique. Mais je préfère quand je suis le seul à m’en douter. Que là… » Son regard couva la salle du regard sous-entendant que tous les mâles de cette pièce pouvait avoir des yeux de prédateurs en cet instant. Tes iris se plantèrent à nouveaux dans les siennes. Tu savais que la complimenter indirectement la mettrais mal à l’aise voir en colère. Admettre que tu  aimais la vue, était aussi reconnaitre que tu l’avais observer sans la moindre gêne. Après tout, si elle avait revêtu cette robe, c’était bien pour dévoiler ses charmes. Tes yeux n’avaient fait que suivre son commandement… Déjà qu’elle te répondait hargneusement, en rajouter une couche était réellement délectable.

La Lionne n’avait pourtant pas dit son dernier mot. Lorsque tu sentis son pied écraser volontairement le tien, tu ne pus retenir une légère grimace. Les talons étaient une arme redoutable pour toutes ces jeunes femmes de sorties. « Oh je suis désolée. Je suis si maladroite, ça a fait mal ? » Un sourire en coin ourla tes lèvres. Tu resserrais ta prise au creux de son dos et d’un mouvement de hanches, tu l’incitais à glisser une de ses jambes entre les tiennes. « Dans les cours de danse, quand les jeunes femmes ont du mal à mettre menées, on leur apprend à se mettre ainsi. Elles sont obligées de suivre le mouvement. » Comme pour appuyer tes dires, tu la fis tourner légèrement plus vite, avant l’inviter à se pencher doucement en arrière d’un geste de bras souple. La dominant un instant de ta hauteur, tu plantas tes iris dans les siennes. « A dire vrai, les femmes n’ont pas beaucoup la parole chez moi.» Un sourire entendu étira tes lippes avant de la redresser brusquement. Tu avais volontairement repris son expression ‘à dire vrai’ . La musique flotta un instant dans les airs comme pour ponctuer tes paroles. Lorsqu’elle prit fin, ta cavalière improvisée en profita pour te fausser compagnie. Du moins c’est ce qu’elle tenta de faire avant que tes doigts ne s’attachent une nouvelle fois à son bras. D’un geste sec, tu l’attiras contre toi.«  Mais qu’est-ce que tu veux à la fin ? Fuir la blonde qui lance des éclairs digne d’un chaton à l’autre bout ? Fallait réfléchir à deux fois avant de venir avec n’importe qui. » Tes yeux observèrent la dite jeune femme qui semblait fulminer. Tu reconnaissais la blonde pour l’avoir éconduite d’un revers de main. Elle regardait Dorea avec une haine pitoyable. Tu te penchais vers la Lionne pour lui murmurer aux oreilles. « Elle doit être jalouse de ta robe. Regarde la sienne si fade à côté de ton rouge vermeille. Et ses cheveux si terne à côté de ta crinière. » Lorsque tu relevais le visage, la blonde eut un air encore plus mauvais. Le geste de pseudo affection à l’encontre de Dorea, l’avait complètement retournée. La blonde fila à travers la foule pour les ignorer. « Tu viens de te faire une amie Dearborn. Et pour répondre à ta question, je ne prends pas de cavalière inutile et pour terminer, je veux ce que tu me dois et tu me dois une danse. Et ce qu’on a fait là, ce n’est qu’une demie-danse. Tu ne serais pas une cavalière très bien élevée pour me fausser compagnie de la sorte. »


blabla:
 

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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Ven 20 Fév - 23:54




₪ Bal de Noël ₪

Alexis & les Poudlariens


D’un geste souple je tirai la petite pochette en cuir de dragon de la poche de ma robe. Mes doigts ouvrir le clapet d’un coup sec qui craqua le silence de la nuit. Le vent frais de décembre caressait ma joue et entrait avec vigueur dans mes poumons. L’odeur de la neige imprégna tout mon être. Enfin je respirai, loin de cette foule pressée d’élèves vêtus de robes de soie. Délicatement je fis rouler la feuille de papier brun entre mes phalanges. L’odeur du tabac se mêlant à celle de la nuit et je fermais les yeux quelques secondes, savourant ce moment de détente. Dans un mouvement machinal j’apportais la cigarette à mes lèvres pour en refermer le papier  au goût rêche. Un léger murmure alluma son extrémité achevant le rituel si souvent répété. J’avais emporté cette pratique du Kenya. Le mélange d’herbes séchées qui se mêlait au tabac n’a rien à voir avec une cigarette ordinaire et la fumée qui s’échappe de mes lèvres est aussi noir que le souffle du dragon.
De l’agitation intérieure je n’entendais rien. Les lourds battant de chêne empêchaient le moindre son de filtrer jusqu’à moi et je n’en étais que plus heureuse. Si je n’étais venue ce n’était bien que pour une seule raison, l’obligation. D’un geste nerveux j’arrangeais mes cheveux, faisant cliqueter les bracelets qui entouraient mes bras de jais. C’était mon premier bal mondain et franchement, je ne regrettais pas d’avoir toujours su les esquiver par le passer. L’idée de croiser un Black ou un Yaxley me donnait la nausée, quant aux autres personnalités présentent ce soir, je ne les connaissais plus assez pour aller leur conter des paroles absurdes.
Une dernière bouffée enivrante et je repris le chemin de la grande salle, malgré tout. La chaleur du château arracha un frisson à ma peau et la fraîcheur nocturne me manqua déjà. Le bruit m’envahit comme une rafale de vent et je manque de faire demi-tour immédiatement. Mes iris ne s’arrêtent sur aucune tête et pourtant je reconnais facilement la plupart des élèves qui se pressent autour de moi. Au loin j’entends la voix de Marilyn qui parle de surprise. Mes yeux noirs roulent malgré eux devant tant de niaiserie. Et pourtant je sais que Dumbledore aurait été le premier à applaudir une telle initiative.

La foule m’oppresse et je distingue les couples danser sur le rythme des violons des danses dont j’ignore les codes et les enchaînements. Je me coule entre les corps des jeunes sorciers dont l’hystérie est euphorique. Je sans poindre en moi une once de regret. Il me semble si loin le temps de l’insouciance.
La pierre froide vient rafraîchir mon corps chaud et du coin de la pièce j’observe les histoires de ces hommes et de ces femmes. Spectatrice silencieuse de cette grande farce humaine. Un éclair traverse mes pupilles quand je distingue Yaxley père se saisir d’une main de fer le bras menu de sa ville. En voilà un a qui la vie offre le plus séduisant de ses mensonges. Mais il a mal choisi son endroit le cobra aux yeux tueur, arrogance du mâle qui explose sur la place publique. D’ailleurs il ne tarde pas à attirer l’attention sur lui. Carl fend la foule à son tour. Un léger sourire étire le coin de mes lèvres légèrement éclaircies pour l’occasion. A croire qu’il a jeté un sort de détection des menaces sur le château. Il a ce don pour être toujours au bon endroit au bon moment pour faire son chevalier servant. On peut lui donner ce mérite sans difficulté. En voilà un qui a bien trouvé sa voie. Je ne suis pas si étonnée que ça de le voir aujourd’hui partie prenante du Conseil d’Administration. Avec Marilyn, Arsenius, Becka et Amos à la limite, ils sont les plus grandes chances pour ce conseil de réussir. Si seulement il n’y avait pas ces deux champignons pour les gangréner…

Mon regard s’écarte un court instant pour se poser sur les nombreux cadeaux qui trônent sous l’imposant sapin. Au vu du nombre il doit y en avoir un pour chacun. L’idée pourrait me ravir, mais je ne parviens pas mettre mon cœur dans la fête. Les bras croisés sur ma poitrine je ne suis qu’une statue à peine visible, je remarque le petit jeu de certains élèves et j’essaye de défaire les fils des liens qui les unissent. Je sens entre eux des histoires dont les trames sont plus profondes qu’il n’y paraît et cela m’arrache un frisson. Ce ne sont pas les armes qui sont dangereux, mais l’éternel esprit de conquête humain qui me glace le cœur.  Certains cherchent à conquérir le cœur d’une femme, comme ce Potter aux assauts répétés, inlassablement. D’autres cherchent la gloire et la fortune, d’autres cherchent la reconnaissance paternelle, ou encore la liberté. Mon regard glisse sur le visage de la fille Yaxley que j’aperçois fugacement. D’un silencieux sort d’attraction un verre de bièreaubeure traverse la salle à quelques centimètres des têtes des convives. Une soif atroce étreint ma gorge. La chaleur est étouffante mais je m’y habitue assez vite au final. On s’habitue de tout, même de l’absence mortelle. On s’habitue à tout dans un désintéressement effroyable. Parfois je regrette de me sentir si vivante. Une seconde je ferme les yeux portant le breuvage à mes lèvres sèches. Je chasse les fumées nébuleuses des souvenirs et reprends, imperturbable, l’observation silencieuse de ce bal aux allures de fête étudiante.



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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Sam 21 Fév - 0:19



   

Je suis un PNJ


Nom & Prénom
Damon Yaxley

   
Who ?
Membre du Conseil

   
Légèrement frappé...



   
Tu toisais du regard la grande salle qui avait revêtu ses plus beaux apparat pour fêter dignement Noël. Pour une fois, tu devais reconnaitre que Londubat avait eu raison lorsqu’il avait suggéré d’organiser cette fête. Le gratin sorciers s’était précipité pour retrouver les murs de l’école. Tu te délectais par avance de voir tout ce beau monde se dandiner et profiter de la luxueuse fête à laquelle ils étaient convié. Il fallait leur en mettre plein les yeux. Et toi, Damon Yaxley, tu ne laisserais personne penser que tu avais échoué en tant que membres de ce Conseil. Heureusement pour toi, Orion était souvent de ton côté, vous aviez tous les deux des affaires et des relations communes ce qui vous mettaient très souvent dans la même connivence. Quant aux autres… Bien trop laxiste. Les pires a tes yeux étaient Londubat et Brönt. Surement forgé dans le même moule. A tes yeux, ils n’avaient même pas leur place au sein de ce conseil. Tes pensées s’estompèrent devant une scène qui agrippa tes yeux. Qu’est-ce qu’elle foutait ? Cela avait beau être ta propre chair, cette gamine était insupportable. Les bras croisés sur ton ventre, irrémédiablement immobile alors que Marlène avait commencé son discours, tu ne la quittais pas des yeux observant sans mal la cigarette qu’elle tenait entre ses doigts. Mais ceci, ce n’était rien en comparaison du merdeu qui la collait d’un peu trop près. Tu fis un pas un avant, prêt à attraper ta fille par la peau du cou lorsqu’elle tourna les yeux vers toi. Avec satisfaction tu vis la peur remplir ses prunelles tandis que le garnement aux mains baladeuses avait disparu de ton champ de vision. Tu n’avais jamais été assez sévère avec Lux. Autant tes fils avaient facilement appris à filer droit, autant ton unique fille semblait s’attacher à enchainer les faux pas. Pas faute de corrections ou d’intimidations. Tu savais qu’elle te craignait autant que ses frères et pourtant. Tu lui adressa un geste de la main alors que ta collègue terminait son discours. Tu n’allais pas la rater. Tu te faufilas auprès de Marilyn, charmante jeune femme aux allures fières afin de lui enquérir la première danse. De cette danse, tu présentas tes meilleures grâces à tous les convives qui en valaient la peine. Tu n’avais même pas convié ta femme à cette soirée. Bien trop occupée à arranger la demeure familiale pour vos prochaines réceptions.  Un verre à la main, tu observas la salle à la recherche de visage familier. Tu en ignorais certains pour mieux adresser un sourire charmeur à d’autres et échanger quelques poignées de mains. Tu aperçus ton fils en charmante compagnie. Un sourire carnassier se dessina sur tes lèvres alors que tu le voyais avec la soeur de ta collègue. Lui, au moins, savait se montrer en public. Le visage crispé tu cherchas ta fille qui t’obligeais à t’éloigner de tes obligations. Ton regard se porte un instant sur les paquets dorés qui étaient arrivés dans la Grande Salle. Un sourire s’esquissa sur tes lèvres alors que tu imaginais non sans mal ce qui se trouvait à l’intérieur.  

Puis finalement, tu l’attrapas, seule, au milieu de la foule. Croiser sa mine boudeuse et hautaine, t’agaças davantage alors que tu crispais tes doigts autour de son bras. « Qu’est-ce que tu faisais encore ? » Ta voix était loin de crier. Tu ne voulais pas spécialement attirer l’attention. Pas sur les frasques ridicules de ton enfant. « Tu t’adonnes à des plaisirs moldus maintenant ? » Tu baissas la voix d’un ton menaçant. « Qui est-il ? Répond. »« C’est personne. Un camarade un peu zélé que j’ai éconduit suite à ses propositions indécentes. » Tu ne pus te retenir d’oppresser son bras devant sa réponse. De la secouer un peu plus quitte à lui laisser quelques traces bleutés sur son coude.  Yaxley, qu’est-ce que vous faites ? » Obligé de regarder en direction du fauteur de trouble, ton regard tomba sur Londubat.« Londubat, je fais bien ce que je veux avec ma fille. Comme tout parent, je surveille ses agissements. Si vous aviez des enfants et le sens de ces responsabilités peut-être que vous comprendriez. » Cynique. Qu’il aille se mêler de ses affaires. Devant son regard étonné, tu te demandas un instant ce qui le dérangeait tant dans cette idée. Tes traits se crispèrent sous les paroles qu’il proférait ensuite. « Même si c’est votre fille ! A Poudlard, nous sommes membres du Conseil Administratif. Les punitions corporelles ne sont pas autorisé ici, nous ne sommes pas dans votre Manoir ! » Tu avais relâché Lux tellement cette conversation prenait une tournure étrange. Tu pris une mine faussement contrariée. « Je suis son père avant tout. La façon dont j’élèves mes enfants ne vous regarde aucunement Londubat ! » Paroles acides à l’encontre de ce garnement que tu considérais comme un usurpateur. Ce n’était pas un petit con qui allait te dire comment tu devais t’occuper de tes gamins. « Vous n’avez pas d’enfant Londubat ? » Il laissa un temps sachant pertinemment la réponse. « Bien alors je supporte déjà bien assez vos commentaires inutiles durant les réunions du conseil. Je me passerais volontiers de ceux-ci. »  Un sourire froid s’empara de tes lèvres. « Vous me direz, c’est dans votre habitude de parler sans savoir. »
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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Sam 21 Fév - 1:07





Danser en temps de guerre, c’est comme cracher à la gueule du diable.


La musique fouettait les airs battant le rythme des danseurs assidus. Les petits paquets dorés aux nœuds explosifs venaient bercer les pieds du sapin gigantesque qui prenait place dans un coin de la grande salle. Tous les membres du Conseil d’Administration étaient présents. Tous ? Ne manquait-il pas Arsenius Samuels ? Le retard était une mauvaise idée surtout lorsque toutes les grandes instances étaient présentes. Cela ne semblait pourtant peiner personne. Pas plus les élèves, que ses collègues co-directeurs. Au bout d’un moment, alors que tous avait entamé plusieurs danses ou finit de se quereller, les petits cadeaux se mirent à flotter doucement. La musique prit un ton léger et mélodieux pour accompagner les petites boites en train de virevolter. Lorsque les notes s’arrêtèrent, tous les paquets avaient atterri dans les mains des invités. Chacun possédait le sien. Tous de tailles différentes. Ils ne demandaient qu’à être ouverts. Marilyn, maitresse de la cérémonie depuis le début de la soirée invita les convives avec une joie non feinte de déballer les petits paquets. Néanmoins tout ne se passa pas comme prévu…

Petit à petit des cris d’effrois s’emparèrent de la grande salle. Certains parquets tombèrent à terre. Quelqu’un ne s’était-il pas évanouit en découvrant un doigt sanglant dans sa boite ? Mais le plus chanceux de tous, ce fut Carl Londubat. Oh oui, ce petit chanceu, qui coupé dans sa querelle avec Damon Yaxley, libéra de son cadeau, une fumée verdâtre. A présent flottait au dessus de la foule une tête de mort, un serpent s’échappant de sa bouche. Et si notre populaire Membre du Conseil daignait baisser les yeux ? D’abord, il allait trouver une carte signée Lord Voldemort. Une écriture fine venait alors ajouter : Cette fois, c’est bien moi. Sous la carte ? La tête fraichement tranchée de Samuels. Dans tous les autres cadeaux ? Des doigts, oreilles, dents, pieds, jambes , organes ! Les boites anciennement dorées commençaient à suinter lentement. Humide couleur vermillonne qui venait teinter les doigts des convives.

Cette fois c’était bien lui.  Lord Voldemort avait tué Arsenius Samuels, membre du Conseil d’Administration. Mais qui avait tué Dumbledore alors ?

Dans vos paquets respectifs par ordre d’apparition de vos personnages :


  • Lux : Une main
  • Demitri : Une oreille
  • James : Un pied dont certains orteils étaient manquant.
  • Lily : Une main dont certains doigts étaient manquant.
  • Charles : Une langue
  • Melinda : Un pied
  • Valentina : Des doigts
  • Dorea : Des dents
  • Sevastian : Une oreille
  • Marie-Ange : Un oeil
  • Nox : Des orteils
  • Sirius :  Des ongles et quelques lambeaux de chairs.
  • Isallys : Un oeil
  • Alexis : son coeur


Voici la dernière étape de ce réveillon de Noël. Cette année, ce n'est pas le Père Noël qui est vêtu de rouge mais vos doigts imprégnés du sang d'Arsenius Samuels. Toujours aucun ordre de passage. Vous pouvez réagir autant de fois que vous le souhaitez. Pour la logique, vous direz que vous quitter la salle sous les consignes du Conseil d'Administration qui vous fera escorter par membres du corps enseignant et par les Préfets-en-Chef et Préfets.

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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Lun 23 Fév - 13:27



Dire qu’elle rageait ne serait qu’un doux euphémisme glissant sur ses nerfs éprouvés. Pourtant, les paroles du ténébreux ne firent qu’appliquer de l’huile sur le feu vrombissant, l’exacerbant d’autant plus. Devoir rester de marbre était plus difficile qu’il n’y paraissait et le serpentard menait le jeu, tout autant que la danse. Ses yeux toujours rivées sur l’inconnue blonde, l’écossaise se laissa mener par la danse sans pouvoir choisir ses pas, sa jambe coincée entre celles de l’affreux macho qui semblait avoir un problème de domination. Un maniaque du contrôle ayant surement trop peur qu’une femme soit plus intelligente que lui pour la laisser s’exprimer aisément. Il y en avait des nombreux comme eux, d’autant plus parmi les familles conservatrices de sang-pur. Un principe dont elle ne pouvait adhérer, certaine de mourir si son souffle restait prisonnier de sa cage thoracique sans pouvoir s’affirmer, restant qu’une pauvre poupée de chiffon désarticulée ayant besoin d’un « homme » pour avoir un semblant de vie. Tentant de s’extirper un peu de cette mainmise sur sa personne, Dorea échoua et ne pût s’empêcher d’enfoncer l’ongle de son pouce dans la chair de l’odieux jubilateur qui venait de la pencher un peu trop en arrière, affichant clairement sa domination, ce qu’elle ne pût supporter sifflant un rageur « en souvenir », comme une promesse de ne pas en rester là, la fierté et l’esprit de revanche de la lionne s’activant comme une lave coulant dans ses veines.

« Elle doit être jalouse de ta robe. Regarde la sienne si fade à côté de ton rouge vermeille. Et ses cheveux si ternes à côté de ta crinière. » Les mots glissèrent dans son oreille par un effleurement de souffle qui la perturba par cette proximité subite. Elle se serait bien décalée pour ne plus avoir le serpentard aussi prêt d’elle, laissant deviner une intimité inexistante entre eux mais cela ne ferait qu’amuser d’autant plus l’abruti qui jubilerait ouvertement. Tournant la tête dans sa direction, elle ne s’empêcha pas de le foudroyer du regard, seule réaction taciturne qu’elle pouvait se permettre pendant qu’elle arrivait un tant soit peu à contrôler ses nerfs. Pour ce faire, sa langue devait être endolorie sous ses dents, l’empêchant de profaner à voix haute un flot d’insultes à son encontre. Le compliment était présent mais elle le devinait pas assez sincère pour être vrai. « Tu viens de te faire une amie Dearborn. » Et la faute à qui ? Malheureusement ou heureusement, la blondinette s’était évaporée, entraînant avec elle sa chance de sortie. Si on ne pouvait même plus compter sur ces compatriotes. « Et pour répondre à ta question, je ne prends pas de cavalière inutile et pour terminer, je veux ce que tu me dois et tu me dois une danse. Et ce qu’on a fait là, ce n’est qu’une demie-danse. Tu ne serais pas une cavalière très bien élevée pour me fausser compagnie de la sorte. » Un sourcil s’arqua face à la prétention du jeune homme, affirmant sans crainte sa prétention ahurissante. Il lui avait imposé sa présence, son jeu, son rythme sans se soucier de ses envies, de sa personne ni même de son cavalier. Elle était loin d’avoir remarqué sa présence dans l’immense salle et encore plus d’avoir voulu sa compagnie.

« Je ne te dois rien. » répondit-elle, mitigée entre la lassitude et la rage, détachant chaque syllabe avec attention pour que cela entre un peu mieux dans la tête du brun. « Et tu as déjà pris la liberté de te nommer comme étant mon nouveau cavalier sans mon accord. Ce serait plutôt à toi de me devoir quelque chose, Dolohov ! » Et pourquoi ne pas commencer par la paix. Cela pourrait être bien pour passer une soirée des plus esquisses de pouvoir la partager avec des amis qui vous feraient rire aux éclats ou à défaut sourire, de pouvoir danser normalement avec envie et amusement.

La danse finit par toucher à sa fin lorsque les cadeaux vinrent voler dans les airs jusqu’à eux. Surprise par cette apparition, elle lâcha la main de Dolohov afin de réceptionner le petit cadeau rectangulaire dont le nœud se délia tout seul, tombant au sol dans un flottement léger. Elle ne pût s’empêcher un coup d’œil curieux en direction du brun pour remarquer que ce dernier avait aussi reçu un présent. La curiosité l’a pris de savoir ce qu’il pouvait contenir mais préféra revenir sur le sien, inspirant profondément pour garder son air dans une tentative de relaxation. McKinnon semblait enthousiaste, ce qui trancha catégoriquement avec le cri aigu qui retentit au cœur de la Grande salle, bientôt suivi par d’autres. Relevant la tête prestement pour tenter de trouver l’origine du cri d’horreur, Dorea se cabra. Qu’est-ce qui se passait ? Les cris s’intensifièrent, certains ayant ouvert leurs cadeaux, d’autres ayant tout simplement découvert également ce qu’ils contenaient. Qu’est-ce qui pouvait bien se passer dans ce château ? Défaisant doucement le papier de son propre présent, la lionne sentit son pouls battre plus fort contre sa tempe, signe d’une tension grandissante. Trouverait-elle également une raison d’être horrifiée à l’intérieur ? Elle qui pensait dur comme fer que ce dernier pouvait provenir de son frère – ne s’étant pas reparlé depuis leur dispute – ou bien de sa famille. Déglutissant difficilement, elle reprit son souffle avant de prendre le couvercle entre ses doigts, le relevant doucement tandis qu’un autre cri retentissait. Diable, que se passait-il ? Les yeux rivés sur cette petite boîte, elle était complètement hermétique à ce qui pouvait se passer autour d’elle, l’angoisse la tenant à la gorge. Le carquois finit par sauter, laissant découvrir son contenu aussi morbide que sordide. Sur un petit couffin noire trônait trente-deux canotes blanches, révulsant la lionne qui se retient de ne pas les lancer au loin, tenant à mettre de la distance entre elle et sa morbide découverte. Décontenancée et chamboulée, elle replaça rapidement le couvercle sur le dessus tout en conservant son air, comme si elle craignait que celui plus vicié de la mort ne s’engouffre en elle. Perdue, elle tenta de se concentrer sur ce qui se passait autour d’elle afin de reprendre un peu de contenance et tomba directement sur le contenu du présent de Dolohov. L’oreille eut raison de sa résistance et elle étouffa un léger cri derrière sa main en la découvrant.

Le cauchemar déployait ses ailes dans toute la grande salle, traînant derrière lui une fumée verdâtre alors que des centaines de chuchotements amplifiaient la pièce, laissant entendre que Voldemort était derrière tout ceci, revendiquant le dépècement du corps inconnu comme celui d’un membre du conseil d’administration. Les cris plus forts des enfants Samuel laissèrent la vérité aplatir les rumeurs fondés, rendant ce bal plus tragique qu’il ne pouvait l’être. Sa lèvre tressaillit alors qu’un soupçon de sanglot tenta de sortir, prisonnier de sa gorge à la vue des deux jeunes gens. Un meurtre venait d’être commis dont le sang de la victime commençait à couler sur leurs doigts. Jetant définitivement la boite par terre cette fois-ci, Dorea regarda de façon désabusée et écœurée le rouge noirâtre qui teintait désormais ses doigts. En arrière-fond, la voix d’un des membres du conseil retentit fortement alors qu’on ordonna aux élèves de regagner calmement leur dortoir sous la responsabilité de leurs préfets. Ses yeux fouillèrent la foule sans qu’elle ne bouge, à la quête d’une crinière aussi brune que la sienne, faisant d’autant plus crier son angoisse visible dans ses veines remarquant que sa fouille devenait vaine face aux amas apeurés et perdus de ses camarades. Alors, dans un espoir mince et ultime, elle hurla son prénom. « Théo ? » mais la brunette en question ne l’entendit pas… et se retournant un instant, dévoila des traits qu’elle ne recherchait pas, laissant la colère, l’angoisse et la peur devenir un combo explosif en son sein.


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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Ven 27 Fév - 9:48

Le Bal de Noël





Damon Yaxley montrait son véritable visage. Son regard traduisait la haine, la colère… un regard devenu noir, malgré le fait qu’il savait se contenir. Les doutes sur l’homme en face de lui s’accentuèrent dans la tête de Carl Londubat ; il n’était franchement pas clair. Il n’avait toujours pas trouver la preuve, mais il savait qu’il était lié d’une façon ou d’une autre au nouveau mage noir sévissant dans le monde magique, Celui-dont-on-ne-prononce-pas-le-nom.

- Vous n’avez pas d’enfants, Londubat ?
- Non, mais le problème n’est pas là je…

A partir du moment où il le coupa, Carl subit alors les foudres de son collègue, insistant sur son manque d’expérience flagrant dans la vie de famille, très comparable à ses qualités de membre du conseil ; il n’était qualifié pour ce poste qu’ils partageaient. En silence, attendant que Damon en finisse, Carl faisait contre à son impulsivité, pour ne pas lui foutre son poing au visage. Ce n’était pas franchement le style de Carl de vouloir jouer les moldus violents, mais il n’arrivait pas à s’enlever cette image de la tête, imaginant à quel point ça pouvait lui faire un bien fou de lui enlever une ou deux dents.

Tout cette tension, cette colère allait se transmettre à ses paroles. A peine Yaxley termina ses commentaires sur l’inutilité de l’auror, d’ordre général, il ouvrit la bouche pour offrir une répartie préparée et sans équivoque. Il allait lui faire ravaler ses paroles avec ses mêmes armes ; l’éloquence. Carl n’avait jamais eu le besoin de jouer de ses poings pour se faire entendre, il était naturellement doué pour la parlotte et il le savait très bien lui-même.

- Ecoutez Yaxley, je…

Une fois de plus, il se fit couper la parole. Par contre, ça n’irrita pas son égo, cette fois-ci. Ce fut plutôt une montée d’adrénaline qui se déversa dans ses veines, comme une bouffée d’énergie. Le cœur battant à tous rompre, les mains moites, la respirations accélérée… ce cri strident avait mis tous les sens de l’auror en éveille. Oubliant totalement Yaxley, il se précipita vers l’origine du cri. En une foulée, il se retrouva au pied de l’immense sapin de la Grande Salle. Une jeune demoiselle avait encore son doigt rivé sur son cadeau de Noël, grossièrement posé à ses pieds. Celle-ci devait avoir suivi les directions de Marilyn, qui au loin avait poussé les convives à ouvrir leurs cadeaux de Noël respectifs. La demoiselle fut la première à ouvrir son cadeau, la plus curieuse de tous… elle en avait payé le prix. Son paquet suintait de ce liquide pourpre et poisseux que chaque être vivant avaient à abondance dans les veines, et qui pourtant offrait à sa vue un telle sentiment de malaise… de peur…

Il voulut aller réconforter la jeune sorcière, tout en jetant un œil dans son paquet, quand soudain un autre atterri dans ses mains. Il sentit très vite un liquide similaire glisser entre ses doigts. Il essaya de garder son calme malgré son cœur qui battait dans son crâne. Il ne savait s’il avait peur ou s’il était excité par cette situation. Le danger était excitant de par la peur qu’il inspirait. C’était sûrement ce qui avait poussé Carl à choisir un métier d’action. Il aurait pu très bien prendre un poste beaucoup moins dangereux au Ministère, quelque chose de plus administratif, qui l’aurait poussé aussi loin qu’il était aujourd’hui. Mais sa dépendance à l’adrénaline était trop forte.

Il aurait dû être comblé de voir ce qui s’échappait de son gros paquet cadeau. En voyant une vapeur verte s’échapper des fentes de la boite, il n’hésita qu’une seconde avant de l’ouvrir et laisser échapper pour de bon ce sortilège qui n’attendait qu’à s’élever. Carl suivit du regard, sous les nouveaux cris apeurés et de stupeur des autres sorciers et sorcières de la Grande Salle, cet amas vert prenant peu à peu forme au-dessus des têtes. Ce qu’il vit, lui glaça involontairement le sang. Un crâne lugubre et imposant qui ouvrait sa bouche pour en laisser échapper un épais serpent menaçant… Carl avait déjà vu ce signe auparavant ; c’était la marque de Lord Voldemort.

Pendant un instant obnubilé, il finit par plonger son regard sur le contenu de son cadeau. Un parchemin, comme une carte de visite se trouvait là. Ce qui était plutôt humoristique ; avait-il réellement besoin de signer de nouveau ? Il prit tout de même le morceau de parchemin, le tâchant de sang. Du sang de qui ? Pour l’instant, il n’en savait rien.

Cette fois, c’est bien moi.
Lord Voldemort.


Quelques simples mots… pourtant ils remettaient en cause tous ces mois d’efforts pour mettre l’assassin de Dumbledore derrière les barreaux d’Askaban. Depuis le début, le département des aurors courait après le mauvais mage noir. Qui était l’assassin de l’ancien directeur de Poudlard ? De quoi Voldemort était-il coupable à présent ? Un meurtre, il s’en serait douté en voyant tout ce sang… Il n’y avait qu’un moyen de le savoir.

Sentant que son paquet était lourd, il imaginait l’horreur qui se trouvait sous la soie noire. Il posa le paquet parterre, déplia le tissus comme s’il était écrit « fragile » sur le paquet. Oubliant le dégout, il saisit le contenu mutilé. Il écarquilla les yeux.

- Carl !

Marilyn était en panique, debout face à lui. Il leva son regard, une expression grave sur le visage.

- C’est Arsenius. Arsenius Samuels a été tué.

Il prononça ces mots sans y croire. Pourtant, c’était bien sa tête qu’il tenait entre ses mains, mais c’était comme si l’information ne voulait pas atteindre sa conscience. Malheureusement, c’était inévitable. Lorsqu’il reprit ses esprits, il lâcha la tête.

Tout alla très vite. La nouvelle de la mort de Samuels vint prendre toute la Grande Salle. Les pleurs, la panique prit en même temps les lieux. Il fallait agir vite avant que l’Anarchie envahisse la réception.

- Marilyn ! – celle-ci tiqua, mais se concentra de nouveau – Il faut que tu gères la famille d’Arsenius, s’il te plait.

Elle acquiesça, ayant toute confiance en son collègue. Carl se précipita sur l’estrade et s’appliqua un Sonorus. Un sort qui amplifia sa voix et la fit raisonner dans  toute la Grande Salle.

- QUE TOUT LE MONDE GARDE SON CALME !

Les cris cessèrent, mais l’agitation était toujours de mise. Malgré tout, il continua sur sa lancée :

- QUE TOUS LES PREFETS-EN-CHEF ET LES PREFETS ACCOMPAGNENT LES ELEVES DANS LEURS SALLES COMMUNES RESPECTIVES.
- Qu’est-ce que tu fiches, Carl !? On ne peut pas déserter la scène de crime ! s’écria Amos.
- Ouvres tes yeux, bordel ! commença-t-il après avoir éloigné sa gorge de sa baguette. On connait déjà le coupable. Notre but en tant que membre du conseil est de gérer cette situation de crise. Aides moi plutôt que de me contredire !
- Qu’est-ce que tu veux ? demanda Amos en laissant leurs différents de côté.
- Un portoloin, même plusieurs pour évacuer les civils. Je vais aider les préfets pour l’instant, ensuite j’irais au Ministère appeler de l’aide.

Carl et Amos échangèrent leurs places. Diggory monta sur l’estrade et demanda à Becka de créer des portoloins, avant de l’annoncer à l’assemblée. Quant à Carl, il se précipitait vers le centre de la Grande Salle, afin de faire exactement ce qu’il avait prévu. En chemin, il croisa Alexis, lui demandant l’aide des professeurs pour faire évacuer.

La nuit allait être longue…    

(c) Codage by FreeSpirit



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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Sam 28 Fév - 2:19



Ton regard ne pouvait camoufler cette satisfaction ardente alors que tu la tenais au creux de tes bras. Tu aurais parié plusieurs gallions que si vous n’aviez pas été en train de danser au beau milieu de cette salle, elle aurait depuis longtemps tourner les talons en te laissant choir en compagnie d’une insulte ou deux. Peut-être trois. Amusant mais presque ennuyeux en comparaison de vos joutes verbales habituelles. C’était tellement plus distrayant lorsqu’elle te rentrait dedans sans vergogne. Ce soir, elle avait décidé d’être plus fine. Plus fourbe. Tu lui découvrais une autre facette. Après avoir volontairement estampillé ton pied d’un geste brusque, elle enfonçait insidieusement ses ongles dans ta  chair.« En souvenir » Tu penchas doucement ton visage vers le sien, tandis que tes yeux s’installaient sans gène dans ses iris chocolatées. Un sérieux que tu sortais de ta manche, comme un magicien démontrant un tour étrange quelconque. Cette remarque, tu la prenais au sérieux car quelque part, elle se démarquait déjà si facilement des autres, que ce souvenir ne faisait que le confirmer alimentant sans qu’elle le sache ton intérêt croissant pour sa personne. Tu te souvenais de ta mère, si docile, si douce. Lorsque ton père avait un jour réalisé ce qu’il se passait, il y avait simplement mis fin. Tu étais habitué à ce que les femmes aient une marque de respect pour les hommes. Une forme de soumission. Les Deaborn avaient cette branche mal vue, cette branche en dehors des sentiers. Ils empruntaient la route de renégats souillant leur sang si précieusement entretenu par leurs ancêtres. Et tandis que tu n’avait été abreuvé que par des rumeurs, elle se trouvait là devant toi. Le précieux résultat de ces infidélités. Un savant mélange de caractère enfermé par une étoffe voluptueuse. « Je ne te dois rien. » Un sourire se dessina sur tes lèvres. Tu te délectais silencieusement de sa colère contenue, trahie par la flamme qui dansait au creux de ses yeux. Tu la sentais presque vibrer d’indignation sous tes mains. « Et tu as déjà pris la liberté de te nommer comme étant mon nouveau cavalier sans mon accord. Ce serait plutôt à toi de me devoir quelque chose, Dolohov ! » Cette fois, tu ne retins pas ton rire moqueur. « D’une si tu étais ma cavalière, je serais pas resté à rien faire si un mec était venu te voler. De deux, quels sont les désirs de la princesse ? » Tu lui lançais un petit air provocateur pour voir ce qu’elle allait pouvait te répondre mais cela, tu ne le saurais certaine jamais.

Tu fus obligé de la relâcher alors que les petits paquets venaient s’interposer entre vous. Rompant tout contact tes mains encerclèrent la boite. Tu ne t’étais pas vraiment soucié de ses surprises promises par l’Hôte de la soirée mais à présent que tu l’avais, l’envie de tirer sur le noeud dépassa tes pensées. Pourtant un cri te coupa dans ton élan. Ton regard s’aventura dans un premier temps vers ta cavalière volée, avant de chercher ta cousine du regard. En compagnie du Prefet des Aiglons, ce qui te passa au dessus de la tête en cet instant. Bientôt au loin tu croisais les yeux sombres de Demitri. Pas plus lui que toi ne comprenait ce qui se passait. Ni personne… Etait-ce toi ou ton imagination qui donnait à cette boite une odeur pestilentielle ? D’un mouvement sec, tes doigts firent sauter le couvercle du présent. Frottant tes phalanges les unes aux autres, tu réalisais qu’elles étaient à présent teintées de rouge. Avec méfiance, tu levas le voile de papier et découvris non sans dégoût une oreille ensanglantée décorer délicatement un couffin. Tu restais sans voix. Immobile. Cette question saugrenue te traversant l’esprit : à qui appartenait cette oreille ? Dorea avait poussé un léger cri en découvrant le contenu de ta boite. Mais ton attention fut détournée lorsque la fumée s’échappa du ‘cadeau’ d’un des Conseiller et qu’une tête de mort commençait à prendre forme. La mâchoire crispée tes yeux se rivèrent sur la tête que Londubat venait de retirer du paquet. Même sous l’effet des contusions, tu le reconnaissais.  « QUE TOUT LE MONDE GARDE SON CALME ! » Au vu de certains sorciers qui s’éclipsaient déjà de la grande salle par la porte et de ceux qui venaient de finir par terre, cela s’annonçait difficile. Tant bien que mal, la Gryffonne à tes côtés tenait le coup. Elle avait laissé tomber son présent laissant s’échapper des dents sur le parquet. Merlin savait à quel point cet homme avait été torturé pour arriver dans un tel état dans le château. Tu repoussais d’un geste mental l’envie d’en savoir plus. Qu’est-ce que cela pouvait signifier ? Tu pris la décision de laisser le paquet tomber sur un buffet après avoir tendu le bras en sa direction. « QUE TOUS LES PREFETS-EN-CHEF ET LES PREFETS ACCOMPAGNENT LES ELEVES DANS LEURS SALLES COMMUNES RESPECTIVES.  » Si un meurtrier trainait dans le coin, tu n’étais pas sûr de vouloir compter uniquement sur les préfets pour sauver ta peau. Encore moins celle de ta cousine. Sa fragilité était sans doute mise à dure épreuve. Puis ce fut un cri. Bien plus proche de toi qui t’extirpa de tes pensées. Dorea venait d’hurler le nom de sa soeur. Tu sentais sa détresse bien plus que cela n’aurait du te préoccuper. Toi même tu t’étais assurer que ton sang soit entier. Un simple regard avait suffit à calmer tes craintes comme si tout le reste te semblait superficiel. Tu te souciais guère des Samuels qui hurlaient au désespoir devant le visage pétri de leur père. Mais ce cri , qui s’échappait des lèvres de ce petit bout de femme que tu aimais tant malmener eu raison de toi. Tu passais une main dans sa nuque. D’une pression un peu brusque, d’un simple geste pour la ramener doucement sur terre. Tu la força à te regarder un instant restant silencieux au milieu de ce brouhaha insensé. Comme déconnectés. Les maisons se réunissaient lentement et commençaient une à une leur ascension vers leurs dortoirs respectifs. Mais avant de t’éloigner, tu lui lâchais ces paroles : « Elle va bien. Ca va aller Dearborn, ressaisis toi maintenant ! »  Presque un ordre pour lui donner un coup de fouet. Il finit par se détourner d’elle pour rejoindre ses camarades de maison. La soirée venait de s’achever et pourtant la nuit allait sûrement être la plus longue que Poudlard n’ait jamais connu. Peut-être même une nuit sans fin. Demain, lorsqu’ils se retrouveraient dans les couleurs, l’air n’aurait plus la même saveur.


blabla:
 

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Comme Une Ombre
Je serai l'accident sur le bord de ta route. La larme du poison cachée entre les gouttes. Le joueur de pipeau qui fait danser les serpents.Je serai comme une ombre à chacun de tes pas. Comme une maladie qui frappe et qui s'en va.
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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Sam 28 Fév - 17:25

Danser avec Sirius, c'était très agréable. Certes, certains de ses congénères la regardaient d'un œil sombre. Après tout, le Black était considéré comme un traître-à-son-sang. Mais elle s'en fichait, comme de son dernier Lumos. Elle était libre de voir qui elle voulait, nom d'une gargouille. Ignorant superbement les regards noirs, la blonde souriait au brun. Ils discutèrent un peu de tout, et de rien en même temps. C'était une conversation sympa. Plusieurs fois, elle laissa un rire lui échapper en réponse à une blague du maraudeur. Elle se sentait libre, et ça lui faisait du bien. C'était comme avant, comme avec Lily quand elles bavardaient dans le train. Avant que des menaces à l'encontre de la rousse ne les obligent à se voir en secret.

La musique guidait ses pas. Elle n'avait jamais appris à danser, réellement, mais elle se laissait porter autant par les accords joyeux que par les mouvements de Sirius. Le regard de Marie-Ange pétillait de plaisir. Enfin, les dernières notes s'achevèrent, et la Serpentard relâcha son étreinte sur le maraudeur. Elle mima un petit salut, pour rire, avant que les cadeaux ne finissent par voler vers eux. Impatiente de découvrir le sien, la verte et argent observa pourtant autour d'elle avant de commencer à dénouer le ruban.

Un cri retentit avant qu'elle n'ait fini. Surprise, son regard se leva, et chercha la source de cette interruption sonore. D'autres suivirent. Des pleurs aussi. Perplexe, la blonde finit par en comprendre la source quand le paquet de son cadeau s'humidifia, coulant entre ses doigts. C'était rouge. Écarlate, comme le blason des Gryffondors. Sombre et presque gluant. C'était du sang. Elle avait de l'hémoglobine plein les mains. Et pourtant, son paquet était encore fermé.

Redoutant ce qu'elle allait y trouver, elle releva les yeux, frémissant d'horreur en voyant les paquets surprises des autres élèves. Elle sentit le sang quitter son visage, devenant très blanche. Les mains légèrement tremblante, elle souleva le couvercle, son regard fixant les gouttelettes de sang qui maculaient le sol. "Allez, juste un coup d’œil. Tu sais que ça va être horrible, prépare-toi..." se motivait-elle. Inspirant profondément, elle trouva le courage de jeter un œil à son paquet. Elle failli le lâcher derechef. Elle regretta aussitôt sa pensée précédente. Car ce qui se trouvait dans son paquet, baignant dans la liqueur carmine, c'était un œil.

« Par les caleçons de Merlin... Souffla-t-elle choquée. »

Elle releva la tête, et observa son compagnon de danse. Malgré le caractère macabre de la scène, elle ne pouvait s'empêcher de se demander ce qu'il avait eu, lui. Et elle ne fut pas déçue. Elle ferma les yeux juste après, sentant que cette vision allait la hanter un long moment. Il avait eu des ongles, auxquels étaient encore accrochés des lambeaux de chair sanguinolents. Un bref instant, elle se demanda ce qui était pire entre les ongles arrachés sans doute à vif, et cet œil qui la fixait. Cette prunelle azurée qui la narguait.

Marie-Ange finit par refermer précautionneusement la boîte quand il fut demandé aux préfets de conduire les élèves à leurs dortoirs. Expirant longuement, elle se tourna vers Sirius, et murmura, en passant devant lui :

« Merci pour la danse, Sirius. On se voit plus tard, mh ? »

Elle lui sourit rapidement, avant de rejoindre la file des Serpentards. Son regard se fixa machinalement sur la silhouette de Sevastian, juste devant elle. Elle ne pensait même pas au Dolohov. Ses doigts jouaient avec le rebord de la boîte qu'elle avait gardé sans y faire attention. Ce n'est qu'une fois rendue au dortoir, allongée sur son lit en repensant aux événements, qu'elle se rendit compte qu'elle tripotait toujours la boîte sanguinolente.

« Merde, lâcha-t-elle. »

Elle posa la boîte sur sa table de chevet, se jurant de l'amener aux membre du conseils plus tard. Pour l'instant, elle préféra filer à la salle de bain, laissant sa robe traîner au sol, pour prendre une longue douche chaude et se débarrasser du sang qui maculait ses mains, et le reste de son corps, quand elle avait tenu la boîte contre elle.

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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Lun 2 Mar - 13:37

Le Bal de Noël
Valentina
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Tout le monde


 

 



 

 

Spoiler:
 
De la piste, on aperçoit les rivalités entre les membres du Conseil avec plus de clairvoyance, le passionné Carl Londubat et Damon Yaxley partagent une intense conversation, l'ambitieuse McKinnon qui valse à de nombreux bras. Sourire appuyé à celui qui appuiera avec plus de véhémence ses projets? Qui n'a pas quelque chose à prouver ? C'est affreusement risible, tous ces éplorés d'hier qui fêtent aujourd'hui l'apparente unité de ces puissants sorciers. Les fondateurs n'ont pu faire perdurer leur entente, pourquoi eux arriveraient à concilier leurs buts opposés ? « C’était donc si flagrant que ça ?  J’espère juste que je n’aurais pas à écouter ses remontrances également, elle qui aime tant se plier aux protocoles »  Melinda Greengrass, figure de proue de votre maison, représente l’incontrôlable transformation des mentalités, l'impensable conjugaison des anciennes traditions et des aspirations de la nouvelle génération. Une héritière comme le monde n'en fait que peu, qui fait perdurer le mensonge sur les sangs purs et leur apparente accessibilité. Paradant dans les couloirs comme si Poudlard était son terrain de jeu, s'entourant d'oies stupides qui flattent son ego. Encore un être ambitieux, capable de manipuler et de détruire pour parvenir à ses fins. Une digne fille, à laquelle tu accorderais avec plaisir ton admiration, si seulement sa curiosité n'entravait pas tes intérêts. Loin de la mépriser, et bien qu'elle ne lui inspire pas confiance, Valentina devine qu'elle aussi doit porter son masque continuellement, comme eux tous, elle est en proie à des démons. Un jour, les choses seront différentes. Mais pour vous, il n'y aura jamais de répit. « - Dés qu'elle s'approche, je met les voiles. Je ne veux pas qu'on m'accuse de ton manque de tenu en société. »  Radieuse est Marie-Ange, Valentina s'interpelle de voir la serpentard en train de danser, elle si gauche en matière de séduction, semble avoir finie par trouver un cavalier adéquat. De dos, Valentina ne peux l'apercevoir. Elle fait un signe de tête à son amie, reportant à plus tard l'entretien concernant ce mystérieux brun. Depuis l'histoire avec son cousin, elle se doit d'être vigilante. Comment expliquer que la fascination de Sevastian pour la plus douce des serpentards a permit la création de votre amitié ? Avant les événements, elle l'appréciait mais n'aurais jamais eu l'idée de la considérer autrement que comme une agréable connaissance avec qui elle avait vécu une coquasse aventure. Sournoise aiglonne, combattre sa nature est une affaire bien périlleuse. Se servir d'une biche pour atteindre le chasseur est encore bien pire. « Au fond, elle n'est pas méchante. Je la suppose même très seule.  » La proximité du corps de Charles pourrait attiser la jalousie de spectateurs incongrues, sa conscience lui dit de ne pas faire perdurer plus longtemps ce moment. Mais son cœur lui dit qu'il n'y a rien de mal à danser en sa compagnie, elle pourra toujours se justifier plus tard. La dissimulation, le mensonge ce sont de vieilles comparses. Des intimes de sa chambre d'enfant, héritage d'un nom maudit par l'ancien peuple de l'Oural. « Elle veut faire honneur à sa famille, se conformer à leurs hautes attentes. » Un peu comme vous. N'agissez-vous pas constamment avec la sensation d'avoir des yeux qui épie vos gestes ? Cherchant l'approbation d'un leader, du patriarcat. « Il faut croire que Julian a eu plus de chance de ce côté-là » Elle opine, un peu surprise d'apprendre que ce dernier a du succès avec autre chose qu'un balais.  « Vraiment ? » Sa question reste sans réponse, alors que le souffle chaud de Charles vient la rassurer sur la réciprocité de leur amusement. « Mais je ne regrette absolument pas. Je n’ai aucune envie de passer ma soirée à devoir répondre aux envies de valser que partagent beaucoup de jeunes femmes. »

Les visages amicaux se confondent dans son esprit, ses sens sont soudainement éveillées par la moiteur de son propre cou. L'orage approche. La tête lui tourne légèrement, alors qu'elle valse une nouvelle fois, sa mine est obscurcie par l'apparition des taches lumineuses. Papillons blancs et noirs qui s'enlacent, se détruisent dans un processus de fusion. Les muscles du visage de Valentina se contractent, l'effort pour réguler l’afflux de son sang est prodigieux, bien qu'épuisée elle fait son possible pour garder une mine imperturbable. Semblant si lointaine des tracas du monde moderne qu'elle en paraît intouchable. La disparition de la douleur entraîne l’éradication du moindre sentiment, c'est un visage vide de toute émotion qui répond à Charles. Un cristal pure, un tableau blanc.  « Je crois que ton amie s'impatiente. Kate, c'est bien ça ?» Ce nom à surgit du fond de ta mémoire, divine apparition qui lui permet de soustraire son cavalier à son évaluation. « Et tes conseils sont les meilleurs qu’on puisse rêver avoir. Tu as une réelle finesse d’analyse en la matière que nous te devons également notre dernière victoire. » Le sourire est doux, plus timide qu'auparavant, elle plonge son regard dans le sien. Concentrant son attention sur un point fixe. Les yeux sombres du batteur font merveilleusement l'affaire. « - Finesse qui s'étend à bien des domaines. »

La musique touche à sa fin, les couples se séparent, alors que Charles lui offre son bras. Invitation pour un endroit plus propice à la discussion, et bien plus proche du buffet. « En attendant de pouvoir t’offrir un verre digne de ce nom, je peux te proposer une bièreaubeurre pour me faire pardonner. Personnellement j’ai la gorge sèche avec toute cette agitation ». Valentina glisse sa main sur son avant bras, elle doute de pouvoir combattre longtemps les effluves orientales des somptueux mets, son état ne lui donnera pas la chance d'apprécier la soirée jusqu'au bout. Déjà la fatigue s’insémine, faire bonne figure semble le dernier espoir, celui qui retarde le goût de l'amertume. Elle tente de ramener la conversation à son avantage, adoptant un ton anodin, cette humeur taquine semble parfaite pour camoufler les pauses latentes qui rythme votre discussion. « Ma récompense pour avoir été votre arme secrète, vous avoir menez à la victoire, est une simple bièreaubeurre ? Je devrais peut être vendre mes conseils à d'autres équipes, j'y gagnerais plus. »

Un petit paquet rouge vif  s'impose à elle, l'obligeant à lâcher son cavalier pour récupérer l'objet ensorcelé. Elle le secoue, curieuse de son contenu. Elle laisse son regard dérivé sur celui de l'autre Serdaigle, amusée par l'étrange et nouvelle initiative du Conseil. « - A ton avis, quel est le contenu de ton paquet ?  » Elle l'invite d'un mouvement de tête à l'ouvrir tandis qu'elle s'amuse à dénouer le ruban blanc. Les couleurs de noël mais aussi du sang et des os.  « Charles ? » Le nom de son ami se perds dans le brouhaha des cris, alors que ses fines mains resserrent la pression autour de la boite, happée par son macabre contenu. - QUE TOUT LE MONDE GARDE SON CALME !   La voix de Londubat est lointaine. Les hurlements et les pleurs semblent se répandre à la même vitesse que le sang sur le sol. L'air est lourd, cette peur irascible est palpable dans l'atmosphère mais une seule question la tourmente : où se trouve la main ? Que dois-je faire ? murmure sa conscience. Ses doigts éparpillés, trapus, surement ceux d'un homme. Qui est la victime de ce carnage ? Une de tes connaissances Valentina ? Était-il heureux ? Méritait-il son châtiment ou au contraire a subit le gourou aveugle d'une force qui le dépassait ? L'envie est irrésistible, elle veut tenir entre ses doigts ce morceau d'un autre, comme-ci de cette façon les secrets du mort finiraient par lui appartenir. A la manière de son cousin qui garde la dague meurtrière, elle désire s'approprier ce morceau de chair, devinant qu'aujourd'hui est le début d'une nouvelle ère. Grave le vide dans ta mémoire, c'est un sentiment qui un jour te happeras. Anormale jeune femme, incapable de s'émouvoir, de ressentir de la tristesse ou de la peur. Sont-elles les émotions propices ? Le fameux nom est chuchoté, le palpitant secret qui l'obsède depuis de très longues secondes est révélé. Arsenius Samuels est mort. Ce sont les doigts de Samuels qui te sont offerts.  

- QUE TOUS LES PRÉFETS-EN-CHEF ET LES PRÉFETS ACCOMPAGNENT LES ÉLÈVES DANS LEURS SALLES COMMUNES RESPECTIVES. Les crissements plaintifs sont trop nombreux pour ses fragiles oreilles, elle finit par être agresser par le chaos qui règne dans cette salle de bal. Au loin, elle aperçoit le départ des célébrités, ils se jettent sur les portoloins. Aussi affolés que des abeilles. Pourquoi l’inquiétude ne te gagnes pas ? le danger est toujours présent. Peut être une ruse. A tout moment il peut y avoir une attaque. Demitri où es-tu ? Valentina sonde la foule, à la recherche de l'autre Dolohov. Soudainement touchée par une dérive de l’inquiétude. Elle doit voir son frère, s'assurer qu'il est sain et sauf. Mais surtout faire étalage du contrôle qu'elle possède. Elle s'enorgueillit de son indifférence, digne fille de son père.  Imperturbable devant la vie, que même la mort n'arrive pas à frôler. Les râles s'éloignent, un voile de noirceur envahie son champs de vision. Charles est parti. Demitri n'est plus là. Elle est seule. Valentina s’accroche avec force au rebords d'une des tables, peinant pour garder les yeux ouverts. Tout tourne autour d'elle. Trop d'informations. La panique des élèves fatigue ses sens.  - Je vais rejoindre le dortoir. Va t'occuper des autres élèves.   »  Elle impose sa volonté à Charles, il doit la laisser se débrouiller seule. Prendre soin de ceux qui ont en besoin, des élèves paniqués. Survivre elle sait faire. La crise finira pas passer. Valentina a juste besoin de solitude. Besoin de l'air humide, de l'anonymat de la nuit noire.
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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Lun 2 Mar - 16:16



Sentant la panique grandir au creux de ses entrailles au fur et à mesure où elle se rendait compte qu’elle ne parvenait pas à voir son sang, Dorea fut surprise par son cavalier imposé. Une nouvelle fois. Entièrement stupéfaite. Alors que l’angoisse et la peur prenaient possession de son corps tel un venin vicieux, ses deux pupilles sombres s’invitèrent dans son âme, la ramenant vers lui d’une main ferme au creux de sa tête, ne lui laissant aucune chance d’en réchapper. Elle tomba droit dedans sans qu’un mot ne puisse sortir de sa bouche, la surprise coupant court à toute réplique, perdue dans l’océan de ses iris. Combien de temps s’écoula-t-il ? Deux secondes. Deux minutes. Cela n’avait pas d’importance. Le monde avait disparu et elle se trouvait probablement dans une dimension parallèle – comme aimait tant lui rappeler son petit cousin maternel -, dimension où une considération « amicale » de la part du Dolohov serait jugée normale. Ses mots glissèrent au creux de son oreille sans qu’elle n’en comprenne le sens de prime abord, perdue dans ce retournement de situation qui lui coupait le souffle. Les mots tournaient autour d’elle inlassablement et elle ne reprit pied que lorsqu’il la lâcha. Secouant la tête comme pour chasser cet état sournois d’incertitude et de doute, elle jeta un coup d’œil par-dessus son épaule alors que le ténébreux s’éloignait, cherchant à comprendre l’incompréhensible. Qu’est-ce qu’il venait de se passer ? Cette attitude ne lui était pas familière, la désarçonnant quelques secondes avant que la réalité ne revienne brusquement. L’obscur personnage avait raison malgré ses changements brusques d’attitudes. Elle devait reprendre le contrôle de son propre corps à défaut de celui de la réalité… bien que cela lui fit mal de l’admettre. Fort heureusement, il n’en saurait jamais rien.

C’est dans cette tentative de reprendre pied que Dorea finit même par l’apercevoir. Cette tignasse brune si chère à son cœur, protégé par son ami de toujours. La boule d’angoisse quitta alors ses entrailles, s’extirpant dans un long soupir qui lui enlevait un poids incommensurable de l’estomac. Mais son propre combat n’était pas terminé. La foule se bouscule dans une tentative vaine de s’extirper de là le plus rapide possible. Les plus faibles se retrouvent projetés de l’autre côté, les plus forts poussant pour leur propre survie. Au milieu, les célébrités piaillent pour retrouver leurs progénitures avant de se hisser jusqu’aux portoloins. Certains tentent même d’entraîner leurs enfants avec eux dans un sursaut parental. Quelques corps sont au sol, des élèves et professeurs s’affairant autour d’eux. Poussée au fur et à mesure dans un coin de la salle, Dorea peste intérieurement, les regards noirs et courroucés ne fonctionnant pas dans tout ce tumulte où la nature première de l’être humain s’exprimée. Elle a perdu Théo des yeux mais l’angoisse n’est plus là, changée en faible inquiétude. Les visages des Yaxley et les voix de James et Lily attirent son attention fugacement, retirant de nouveau quelques épines de son pied. C’est alors qu’elle l’aperçoit, sa petite aigle faiblarde dont le fil de la vie est relié à la sienne. Autour d’elle, la plupart des sorciers l’ignoraient, pensant surtout à leur propre survie. A leurs propres angoisses. Connaissant la noirceur qui rongeait la belle de l’intérieur par petits bouts de frasques, elle n’hésita pas une seconde et joua des coudes pour aller la rejoindre. Dans son avancée, les traits de Charles apparurent aux côtés de la Dolohov qui se cramponnait toujours plus à la table dans un ultime secours. Au moins, elle était entre de bonnes mains. « Je vais rejoindre le dortoir. Va t'occuper des autres élèves.   » Arrivant à leur niveau, elle entend même l’ordre de l’oisillon qui a dû puiser dans ses forces de secours pour tenir tête au préfet. Valentina avait raison : les autres élèves avaient besoin de lui pour les guider en sécurité. Ils avaient besoin de son calme et de son sérieux afin de les apaiser. Elle aussi. De façon intrusive, elle se plaça aux côtés de Valentina, faisant ressentir sa présence aux deux protagonistes sans avoir demandé la permission. Il valait mieux demander pardon que permission. « File, je m’occupe d’elle ! » lança-t-elle sur le même ton que l’oisillon au préfet, tentant un faible sourire au creux des lèvres qui ne vient pas. L’angoisse, la peur, la mort n’étaient que trop présents encore dans leurs esprits. Personne ne devait rester seul ce soir… et l’oisillon refuserait de rejoindre le groupe dans cet état. Charles finit par capituler – devoir oblige, il ne pouvait laisser l’autre harpie tout mener à la baguette – mais Dorea n’eut pas le temps de s’inquiéter des représailles qui arriveront bien assez tôt. «  Allez, on y va ! » Tournant la tête vers l’oisillon, elle attrapa sa main qu’elle passa sous son bras afin que la belle puisse se tenir à elle sans alerter les curieux et se dirigea d’un pas vif en direction de la sortie, se servant de son corps pour forcer le passage à sa camarade.

Remarquant qu’elle se hâtait un peu trop pour sortir l’oisillon de la cage étouffante, Dorea ralentit et bifurqua dans un couloir annexe. Il n’était pas sage de gagner l’extérieur du château, autant en raison de l’état de la serdaigle que des circonstances actuelles. Le meurtrier devait peut-être courir encore au sein du château, bien qu’une petite voix optimiste clamait à la lionne que cela était peu probable. Dans ce mouvement de foule, une attaque aurait été parfaite mais seule la peur semblait vouloir être administrée. Et ce, à fortes doses, si bien qu’elle en avait encore les mains qui tremblaient, forçant l’écossaise à se hâter et voler au secours de la sangsue détenant son souffle de vie au creux de ses lèvres. Une façon comme une autre de tenter de ne pas penser aux circonstances et de relever la tête pour avancer… jusqu’à ce qu’elle ne soit de nouveau seule, remplie par l’angoisse et les doutes. Elle déposa alors l’oisillon sur une banquette avant de se pencher pour ouvrir la fenêtre en quête d’un courant d’air frais pouvant la raviver. S’appuyant contre le mur à ses côtés, elle laissa sa tête cogner en douceur contre la pierre froide, grelottant lorsqu’elle sentit elle-même le dit courant d’air. De quoi vous glacer un mort. Fermant les yeux en appuyant fermement sur ses paupières, Dorea décida de contrôler les pulsions de son cœur en jouant sur sa respiration le temps que l’oisillon ne redevienne elle-même. La soirée l’avait plus qu’ébranlée et la seule chose qu’elle aurait désiré aurait été de dormir sans pouvoir rêver. Plonger dans ses abysses où plus rien ne se passe, plus rien n’a d’importance. Cependant, cela ne serait pas pour ce soir… tout çà à cause des visions fréquentes des images des enfants Samuels en pleurs, des cris horrifiés et de ses trente-deux petites taches blanches qui avaient rougi ses mains de la pire calomnie. Ce soir, elle ne dormirait pas. En tout cas, pas seule mais çà : elle ne l’avouerait à personne. Trop fière pour afficher ses faiblesses. Trop fière pour laisser apparaître ce sentiment d’inquiétude sur son visage une fois de plus. Une fois en une soirée était bien suffisant. Surtout devant l’ennemi. Pourtant, elle ne peut s’empêcher d’être tendue jusqu’à sa moelle épinière, sentant ses os se resserrer dans une tentation vaine de disparaître. A l’affût de tous les bruits, ses yeux chassent le couloir annexe où les maisons s’en vont au loin afin de se rassurer. Sans baguette, elle n’en mènerait pas large si elles venaient à tomber sur le malade qui a plongé cette nuit dans le chaos psychologique.

Jetant un coup d’œil à Valentina, elle remarqua que cette dernière paraissait moins blanche déjà. C’était un début. « Reposes-toi, cette nuit. Ça ne serait pas drôle si… » mais la lionne ne termina pas sa phrase, son regard se troublant face à autant de désinvolture de sa part. A force de lutter contre cette peur irrationnelle qui prenait vie dans ses entrailles, son visage rassurant ne l’était plus tellement, se fissurant de part et d’autres alors qu’elle tentait de feindre son comportement habituel. Non, cela ne serait pas drôle d’être délier de la slave par sa mort. Sincèrement. Mais la blague serait de trop au vu du contexte. Déplacé et abjecte. Alors, elle se contenta de sourire, forçant ses lippes à s’élargir alors que ses lèvres restaient closes. Ce soir n’était pas un soir comme les autres. Il resterait gravé à jamais dans leurs mémoires, conditionnant leurs futurs pas dans le vaste monde. Et il lui tardait de retrouver la chaleur rassurante de la salle commune où elle pourrait se laisser choir dans le canapé, s’enfonçant d’autant plus dans sa mousse qu’elle ne serait protégée par l’orée de ses amis autour d’elle. De toute façon, elle ne pourrait aller se coucher sans Lily.



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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Lun 2 Mar - 20:00





Le  Bal de Noël

Valentina pose une main légèrement crispée sur mon bras, mais je n’y prête pas attention outre mesure. Des millions de raisons se présentent à moi pour expliquer cette contraction de ses muscles. « Ma récompense pour avoir été votre arme secrète, vous avoir menez à la victoire, est une simple bièreaubeurre ? Je devrais peut être vendre mes conseils à d'autres équipes, j'y gagnerais plus. » Un sourire étire mes lèvres, j’aimerais lui dire que j’ai tellement plus à lui offrir, outre ma reconnaissance éternelle, mais un paquet flottant coupe net notre conversation. D’un air interrogateur je prends entre mes mains le paquet au papier cadeau rouge pétillant. Mon nom inscrit sur la carte indique clairement qu’il m’est destiné, pourtant je ne montre pas le même entrain que mes voisins. A quoi bon ? Ce n’est surement que des babioles, des Christmas crackers ou autres fantaisies du genre, pas de quoi s’extasier. Pourtant je finis par porter mes doigts sur le ruban outrageusement grand. Un cri strident retenti soudain dans la salle et instinctivement je relève la tête, au deuxième cri je fronce les sourcils. Quelque chose ne tourne pas rond. Rapidement une rumeur monte de la foule et je croise le regard de Valentina, entre l’affolement et un sentiment de lutte que je ne comprends pas. De son paquet un liquide rougeâtre dégouline. Mon cœur se met à battre à tout rompre et ma gorge devient anormalement sèche. Mes doigts finissent tout de même par arracher le couvercle de mon propre paquet, je ne réalise pas encore ce qui est en train de se passer, sous mes yeux. Sur ma paume gauche un liquide poisseux se répand, et il n’en faut pas plus pour me donner la nausée. Machinalement je me passe ma propre langue sur mes lèvres, comme pour m’assurer que ce n’est pas la mienne qui trône sur un écrin de velours.
Tout autour de moi semble s’évanouir petit à petit pour laisser place à un sifflement sourd et aigu. Pourtant je n’arrive pas à me détacher de cet organe humain qui se vide de son sang sous mes yeux. Un coude venu me bousculer me ramène brutalement à moi et je regarde d’un air interdit la foule autour de moi. Au-dessus de la foule flotte une glaçante tête de mort verdâtre dont la langue n’est autre qu’un serpent narquois. Un frisson de peur glisse le long de mon échine, la mort s’est infiltrée dans Poudlard, une fois de plus. De qui s’agit-il ? Un élève ? Un professeur ? Un membre du Conseil ? Mon cœur ratte un battement. Inquiet je cherche l’estrade sur laquelle ils se trouvaient au début de la soirée, mais elle est vide. « QUE TOUT LE MONDE GARDE SON CALME ! » Je déglutis avec difficulté lorsque la voix sonorisée de Carl retentit dans la salle rétablissant un cours silence. Je réalise alors le brouhaha qu’il y avait jusqu’à présent. D’un geste rapide je referme le couvercle de mon « cadeau », mes yeux brillent de sévérité.  « QUE TOUS LES PREFETS-EN-CHEF ET LES PREFETS ACCOMPAGNENT LES ELEVES DANS LEURS SALLES COMMUNES RESPECTIVES. » Je tourne mes pupilles vers l’estrade à nouveau, j’aperçois alors Carl échanger sa place avec un homme. Même si je n’arrive à distinguer que son dos je le reconnais aussitôt et mon cœur se desserre. Il vit, Amos est en vie, ce n’est pas sa langue qui se trouve dans ma boite. Je respire un peu mieux. « Je vais rejoindre le dortoir. Va t'occuper des autres élèves » je tourne la tête vers Valentina, plus blanche que d’habitude. Sa peau de porcelaine semble vouloir s’évanouir, mais je n’ai pas le temps de répliquer. La silhouette de Dorea s’immisce entre nous « File, je m’occupe d’elle ! » J’aimerais rester, j’aimerais prendre soin de la slave aux yeux immenses, mais entre les mains de la lionne, je sais qu’elle est en sécurité. Et il est de mon devoir de rassembler les autres élèves de ma maison. Les plus jeunes surtout, de les rassurer. Ce soir je dois être la figure rassurante, leur montrer qu’il ne faut pas avoir peur, qu’ils ne craignent rien malgré les apparences. « Merci Dorea, et ne t’inquiètes pas pour Theo, je veillerai personnellement sur elle ». La petite Dearborn est aussi importante aux yeux de la sorcière que sa propre vie. Je le sais, et ce soir, nous avons tous besoin de s’entraider et de se rassurer. Mutuellement. Comme nous le pouvons.

Mon visage est grave, pourtant je ravale toute la peur qui agite mes pensées et serre mes entrailles pour ne me concentrer que sur ma tâche. J’aurais toute la nuit pour réfléchir à tout cela, à me poser des millions de question et pour laisser la peur s’infiltrer dans mon corps comme un poison mortel. En premier, je fends la foule à coups de fortes brassées pour rejoindre l’estrade. J’échange un regard grave avec Amos avant de déposer mon paquet rouge à ses pieds. Puis, d’un geste décidé je me saisis de ma baguette magique, dans toute cette agitation, rassembler les aigles perdus, ne sera pas chose aisée. Un simple sort nettoie mes mains sanglantes, puis la tournant vers moi je me lance un sonorus. « Les Serdaigles, suivez-moi, suivez les étincelles bleues, on se retrouve au croisement de l’angle Est. Melinda, tu veux bien aller devant ? » Ne sachant pas où elle se trouve, c’est le seul moyen que j’ai pour lui faire comprendre mon idée. Un jet d’étincelles blues en forme d’oiseau s’échappe de ma baguette. Les festivités sont belles et bien finies et la nuit va être particulièrement longue. En chemin je croise Carl occupé à rassurer des élèves, et je me lance dans une tâche bien ardue. Dans leurs costumes de soirée il est difficile de reconnaître les Serdaigles des autres élèves. Mais je n’arrêterai pas avant d’avoir ramené tous les miens dans leurs dortoirs. Je n’ai jamais ressenti avec autant de force ma détermination. Je suis préfet et il est de mon devoir de m’assurer de bien-être de tous les élèves. J’aperçois soudain une jeune sorcière dans une robe de mousseline, le visage ravagé par les larmes. Je pose une main protectrice sur son épaule frêle. Je la reconnais à peine, mais je lis dans ces yeux qu’elle, me reconnaît parfaitement. Sa main s’accroche à mon costume avec une force incroyable. Je sens sa peur transpirer de sa peau et lécher la mienne. J’essaie de lui sourire d’un air amical « tu ne crains rien, courage ». Je reprends ma route, je croise des regards que je connais, mes étincelles semblent marcher car je distingue de plus en plus de visages connus qui s’approchent de moi alors que je prends la direction des portes de la grande salle.  



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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Mer 4 Mar - 19:10




₪ Bal de Noël ₪

Alexis & les Poudlariens


Les danses s’enchaînent et les couples s’échangent. Tout semble se passer parfaitement bien. Du coin de l’œil je devine le profil de Matteo, rencontre étrange dans cet océan mondain. Cela fait plus de huit ans que nous ne nous sommes pas vus, et pourtant il n’a pas changé. Toujours aussi beau parleur. L’ombre d’un sourire effleure mes lèvres. Il est devenu un charmeur jeune homme au métier plein de mystères. Qu’elle drôle d’ironie, une langue de plomb pour une langue bien pendue. Contrairement à moi, lui se fond parfaitement dans le décor. Mes yeux sont soudain attirés par l’envol des centaines de boîtes colorées enrobées de magnifiques rubans. Mes yeux roulent une nouvelle fois devant cette mascarade. Il a fallût qu’ils ensorcèlent les cadeaux pour atterrir directement entre les mains de leur destinataire. Aucun moyen donc d’éviter le présent de ce bon vieux Père Noël. Mes bras se séparent dans un geste résigné, et, mes mains tendues s’emparent de la boite portant mon nom. Je pensais sincèrement que les membres du Conseil d’Administration auraient épargnés le corps enseignant de toute cette niaiserie. J’imagine qu’Orion Black doit avoir l’air aussi ravi que moi en ce moment. A cette idée une étincelle amusée danse dans mes iris sombres.

Un cri perçant transperce les accords des violons. Un cri effroyable. Le cri même de l’horreur mêlé à la peur. Un cri qui résonne aux oreilles et emballe votre cœur. Le temps lui-même semble s’être arrêter pour une seconde où tout le monde regarde, inquiet, autour de lui. C’est le cri même de l’angoisse. Comme sous le coup d’un doloris, je me redresse, tendue comme un guépard, mes yeux perçants à la recherche de l’origine du cri. J’aperçois la fillette, son cadeau entre les mains, ouvert, le visage figé dans la blancheur de l’horreur. Un étrange pressentiment s’empare de moi. Je devine la silhouette de Carl près d’elle, je me contente donc d’embrasser la foule des yeux, l’appréhension se lit sur leurs visages juvéniles.

A travers le papier cadeau je peux presque sentir la chaleur du danger contre mes paumes. C’est un étrange pressentiment qui me sert le cœur. Un éclair traverse mes iris et d’un geste vif j’arrache le couvercle du paquet. Au même instant d’autres cris résonnent. La torpeur du premier est passée et les autres élèves ont ouverts avec curiosité leurs propres cadeaux. La vibration d’un sortilège libéré caresse la peau de ma joue tandis que le sang ainsi libéré se répand rapidement, traversant le carton, imbibant le papier, gorgeant mes mains, glissant à terre. Je pourrais reconnaître ce liquide rien qu’au toucher, ou à l’odeur. Ses effluves montent jusqu’à mes narines, mêlant à ma salive un goût amer de fer. L’hémoglobine continu de s’écouler sans fin, pourtant le souffle de la vie lui s’est déjà évaporé. Une mise en scène macabre dont je ne saisis pas totalement le sens. C’est si différent du précédent meurtre qu’un doute se lève sournoisement dans mes pensées. Jamais je n’ai vu de cœur aussi beau. Rubis dans sont lit d’ébène. La magie a au moins le mérite de laisser l’intégrité des organes. Nous sommes loin des boucheries où les corps se mélangent pêle-mêle, dans un océan pourpre. Mon propre cœur bat avec calme dans ma cage thoracique, il ne s’affole plus à la vue de ses camarades. Habitude sordide qui me laisse presque indifférente, fascinée par la beauté de la présentation, simple et distinguée. La mort est une chose bien étrange lorsqu’elle est impersonnelle. D’un geste calme je remets le couvercle en place, cercueil de papier pour ce cœur anonyme.

Au même instant, un silence pesant écrase la grande salle. Une tête de mort de fumée verte flotte au-dessus de nos têtes. Le serpent qui sort de sa bouche ouverte vacille dans le courant de l’air. Sortilège finement réaliser, mais qui implique la présence de son lanceur dans les mètres alentour. Même le plus grand des sorciers ne saurait réaliser un tel sort à distance. Cette certitude fait frissonner mon échine. Il est inutile de chercher à percer la foule pour deviner lequel d’entre eux en est l’auteur. Le mal a le visage du commun, sans idée précise il est impossible de porter les soupçons sur un sorcier en particulier. Même si mon cœur me désigne aisément des coupables. Ma mâchoire se contracte face à tant d’impuissance. L’orage fait rage en moi et les éclairs dardent mes iris avec fureur.
La rumeur se propage rapidement dans la foule. Un nom se fait écho de toutes les bouches. Samuels. Arsenius Samuels. C’est donc son cœur qui repose entre mes mains. Il est vrai qu’après réflexion, il est le seul membre du Conseil d’Administration qui ne s’est pas montré lors de l’ouverture du bal. Pauvres enfants, je n’imagine que trop bien la douleur qui doit être la leur actuellement. Dans un souhait illusoire, j’espère qu’aucun cadeau empoisonné n’a touché leurs mains innocentes. Baguette magique en main, je fends une nouvelle fois la foule apeurée. Le liquide poisseux tâche le sol de sa couleur sombre, recouvrant les chaussures des élèves perdus. « QUE TOUT LE MONDE GARDE SON CALME ! » La voix de Carl résonna contre les murs de pierre de la grande salle. L’agitation générale retomba légèrement et on n’entendait plus que les pleurs de quelques élèves. « QUE TOUS LES PREFETS-EN-CHEF ET LES PREFETS ACCOMPAGNENT LES ELEVES DANS LEURS SALLES COMMUNES RESPECTIVES. » Son dernier mot résonnait encore lorsque les élèves commencèrent à se réveiller de leur torpeur et à s’agiter dans tous les sens à la recherche de leurs préfets, ou à défaut, de la sortie. Continuant à avancer malgré tout, j’atteignis un côté de l’estrade, baguette en main. J’aperçu les invités se presser vers Amos qui commençait à fabriquer des porteauloin. Je déposais mon cadeau dans un coin, il était inutile de l’emporter avec moi. Sur les visages alentour se lisaient une certaine gravité, de l’incompréhension et la peur. Cette peur terrible qui vous sert le cœur et affole les sens. Mais s’y on réfléchit, il n’y avait pas meilleur soirée pour commettre un tel crime.

Je n’avais qu’une envie, me lancer immédiatement dans la recherche d’indice, mais ce n’était pas mon rôle. Pas immédiatement. Mes iris sombres englobèrent l’assemblée d’un vaste regard dur. Je devais m’assurer que tous les élèves regagnent leurs dortoirs. Cette tâche m’exaspérait tout autant que d’aller danser, mais à celle-ci je ne pouvais pas échapper. D’un pas rapide et souple je fendis une nouvelle fois la foule, mais je m’arrêtais à chaque groupe et avec un regard sévère récupérait les cadeaux sanglants avant de leur signifier qu’ils devaient prendre le chemin de leurs salles communes. Aucun ne pensa à protester, mes yeux étaient sans appel, dur et tranchants comme les griffes du dragon. Chaque paquet contenant une partie du corps de Samuels que je trouvais flotta à hauteur respectable vers l’estrade. Entre deux courants j’aperçus Carl qui me demanda de l’aide de son regard de chevalier servant. Ses yeux brillaient d’une étrange lueur que je n’avais jamais vue. Après tout, cela aurait pu être son cœur qui reposait dans son cercueil de fortune. L’aube se lèverait sur un château endeuillé, peu seront ceux qui auront réussi à abandonner leurs corps aux bras de Morphée…




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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Lun 9 Mar - 17:34





Le  Bal de Noël


Les élèves regagnent leurs salles communes respectives et les autres invités disparaissent dans les tourbillons des portoloins et la grande salle se vide petit à petit.

Pour les petits retardataires, vous avez jusqu'au 15 mars pour répondre, après quoi les portes de la grande salle seront bel et bien fermées, ce qui marquera la fin de cette intrigue.



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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Mar 10 Mar - 23:38

Bal de Noël
un courage indompté dans le coeur des mortels, fait ou les grands héros ou les grands criminels
Tentant de calmer la rage incendiaire qui perçait au fond de tes prunelles, tu arrachais de ton costume ta petite fiole de métal contenant le champagne tsarine, l’avalant sans te soucier des regards ni d’en apprécier la saveur subtile. Il ne te fallut que quelques minutes pour comprendre que la brune incendiaire n’avait pas estimé judicieux d’obéir à ton odieux chantage. Peut être aurait-il fallu que tu augmentes sa récompense. Tu n’eus pas le temps de t’en soucier longtemps, car elle fondait déjà sur toi, l’âme vindicatrice de la situation périlleuse dans laquelle tu l’avais placé. « Un jour la roue tourne Dolohov. Elle tourne toujours. » A ces mots, tu esquissais un sourire en coin, levant ta fiole comme pour trinquer à ces bonnes paroles. Elle ignorait encore que ce n’était que le début, se raccrochant au futile espoir de pouvoir t’échapper, de se transformer à son tour en bourreau ; Que le jeu dont tu avais truqué les règles n’avait qu’une seule issue. Divine illusion. Elle continuait de se persuader que la chose puisse exister sans son maître ; « Pas dans ton cas, malheureusement. Parce que je sais quelle est la nature de ce qui t’uni à ton frère, et à moins que tu ne veuilles t’exprimer publiquement sur ce point, je ne crois pas que ta situation évoluera ». Tu avais parlé assez doucement malgré ta colère évidente, pour que la musique couvre tes paroles et que les oreilles les plus indiscrètes ne se mêlent pas à votre conversation. En réponse, ses tentatrices serpentèrent sur le tissu de ton veston, mimant l’enlèvement de peluches imaginaires, avant d’atteindre ta cravate. Tu la considérais de tes yeux de fauve, d’une façon nouvelle. Il se dégageait de la jeune femme un voile indéfinissable. Dérangeant. Une sorte de musique syncopée, hachée, découpée. Une imperfection fascinante. Proximité dangereuse, tu flirtais consciemment avec une rose vénéneuse qui ne tarderait pas à te faire miroiter l’étendu de son poison. « Je n’ai pas voulu déranger ta soeur. Elle avait l’air de tellement s’amuser pour une fois. Tu devrais être heureux pour elle. » La douleur te broya férocement les entrailles, et pourtant par une once d’émotion ne perça le masque de ton visage froid et dur. Savoir Valentina heureuse sans toi semblait la pire des injures au lien qui vous unissait. Une nouvelle blessure suintante infligée à ton amour propre. Monstre de froideur, tu ne laissas rien paraitre, distrait par les tentatrices de ta cavalière sur ta nuque. Elle finit par s’écarter, rompant par la même l’électricité de vos corps l’un contre l’autre. « Finalement, est-ce que ton point faible ne serait pas le même que le mien ? » Elle te narguait sans aucune conscience du danger, sans se soucier des conséquences de son venin. Se fut à ton tour de t’approcher alors que Ses prunelles claires détaillaient ta propre Chair, occupée plus loin avec le préfet des Serdaigles. « L’infection purulente remonte comme la mort le long de ton âme, Yaxley. N’essaie pas de voir le détail de ta déviance chez les autres pour te sentir moins seule, tu serais déçue. » Tu fus interrompu dans ton élan par la symphonie jouée pour l’ouverture des cadeaux, qui s’étaient mis à flotter au dessus des invités pour venir se poser délicatement dans leurs mains.

Lorsque tu tirais le ruban, t’offrant ainsi la vue du cadeau, un voile sembla s’abattre sur ton esprit. Tes prunelles claires ne purent se détacher de l’organe, amas de chairs à vifs. Fascination morbide. L’obscénité du rouge écarlate te révulsait et t’apparaissait à la fois dans une vision étrangement délicieuse. Pulsion meurtrière tapie dans l’ombre de tes ténèbres peut être inhérente à tes origines barbares. Ou simplement quelque chose de plus sombre. De plus profond. Et alors que la fumée verdâtre se répandait peu à peu dans la Grande Salle, de nouveaux hurlements paniques d’élèves te vrillèrent les tempes, stoppant soudainement le palpitant logé au creux de ta poitrine qui refusait de jouer cette sinistre symphonie atteignant son apothéose. Tes pensées convergèrent en un instant vers une seule et unique personne. Valentina… Tu l’imaginais perdue au beau milieu de cette apocalypse, animal fragile en proie au plus grand des prédateurs. Tu sentis malgré toi l’angoisse dégouliner dans tout ton être, dévastant tout sur son passage, rongeant à l’acide tes plus solides fondations. Un instant, tu semblas revivre tes cauchemars nocturnes, lorsque ta solitude s’accouple avec tes angoisses les plus profondes. Pourtant, tu accueillis sans rancune cette vielle amie, parce qu’elle agissait sur toi comme un stimulant, au lieu de te paralyser comme tes camarades de chambrée. Tu savais à présent ce qu’il te restait à faire. Te tournant vers l’héritière, tu constatais sa pâleur évidente sans qu’elle ne te remarque, trop occupée à se débarrasser du liquide vermeil imaginaire. Réaction post-traumatique qui aurait pu t’amuser dans d’autres circonstances. Tu te plantais devant elle, arrêtant son geste, avant de te cramponner à ses bras, l’obligeant à te regarder dans les yeux. « Yaxley, reprend toi ». Durs, aucune douceur ne transparaissait dans tes mots, pourtant tu fis l’effort d’en détacher chaque syllabe pour que la brune incendiaire les assimile le plus rapidement possible.  Tu raffermis ta prise sur elle avec force, sentant ses muscles se contracter sous tes doigts, veine tentative de capter son attention. « Tu vas traverser cette salle sans t’arrêter et tu vas retrouver Nox. Il est à côté du buffet, de l’autre côté. Il va te ramener en sécurité dans la salle commune. Tu ne t’arrêtes pas, tu ne regardes ni le sol, ni le plafond. Tu marches juste droit devant toi, c’est compris ? » Attendant qu’elle te donne une réponse positive, tu la libérais de ton emprise avant de l’observer s’éloigner. Dans l’agitation de la foule, tu peinas à retrouver la silhouette frêle de ta sœur, luttant pour te faire une place au milieu de ce tumulte. Raide, tendu, tu combattais ton corps dans un effort considérable pour convaincre ton sang figé de poursuivre sa course folle. Tenter de convaincre tes guiboles de te porter jusqu’au lieu du massacre éminent. A force de bousculade, tu repérais ta Chair accrochée à la table du buffet. Tu sentis d’instinct ce qui se produisait en elle, peut être en écho à ce qui te ravageait de l’intérieur. La fragilité sans précèdent dans laquelle s’enfermait ta sœur aurait dû te ravir. Faire glisser dans tes veines la satisfaction de voir que tu avais toujours ton rôle à jouer. Protecteur de Son secret. Gardien de votre famille. Réduire à néant l’insolence qui éraflait rudement tes nerfs, les laissant dénudés. A vif. Mais c’est contre toute attente l’amertume mêlée à ta terrible angoisse qui glissa sur ta langue, et qui brûla tes lèvres sèches.alors que tu voyais la Dearborn embarquer ta sœur dans le tumulte d’élèves. « Valentina ! » Laissais-tu échapper, d’une voix éraillée dans un murmure à peine plus haut que le silence. Tes prunelles tentèrent de s’amarrer aux siennes, mais l’échec fut cuisant. L’envie de partir, de l’éloigner du carnage imminent qui se préparait. Tu sentais venir ce danger, celui de voir percer la Maladie au pire moment qui soit. Peur subite qui glissait sournoisement dans tes veines, donnant de nouvelles pulsations à ce myocarde qui ne cessait d’exprimer douleur et protestation. Tu te mis à la poursuite des deux élèves, sans te soucier de jouer des coudes avec des plus jeunes que toi, obnubilé par le voile rouge de la peur tombé devant tes prunelles sombres. Tu songeais que Sevastian t’aurait été fortement utile dans ce genre de circonstances, le jeune homme n’ayant aucun mal à tenir les gens à distance avec les rumeurs qui courraient sur sa dague d’argent. Tu finis par bifurquer dans un couloir désert, t’éloignant de la foule grouillante, avant de trouver les deux jeunes femmes, dont ta sœur assise nonchalamment sur une banquette. Ton sang ne fit qu’un tour alors que tu apercevais la fenêtre grande ouverte au dessus de ta Chair. Réminiscence d’une précision douloureuse, tes mains gelées sur le front de Valentina en prise avec la Maladie. Tu t’élançais le plus rapidement possible, bousculant presque la Rouge et Or par un coup d’épaule en arrivant à leur hauteur. « Ferme cette putain de fenêtre, Dearborn ! » Inconsciente, elle l’était comme tu avais pu l’être autrefois. Tu la fermais à sa place avec grand fracas sans te soucier de ce que penserait la brune de l’étrangeté de ton comportement, avant de t’agenouiller devant ta sœur, tes assassines se calant avec douceur sur ses joues à la recherche d’un quelconque signe d’infection. Le souffle court, sans savoir s’il résultait de ta course effrénée pour La retrouver ou de ton angoisse de La perdre, tu prononçais son nom. « Ca va maintenant. Je m’occupe d’elle Dearborn. Rejoins les autres dans ta salle commune ». Sans lui jeter un regard, tes prunelles restèrent braquées sur Valentina, indifférent à l’aide que lui avait apporté la brune.
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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Jeu 12 Mar - 3:06





Le  Bal de Noël


« Pas dans ton cas, malheureusement. Parce que je sais quelle est la nature de ce qui t’uni à ton frère, et à moins que tu ne veuilles t’exprimer publiquement sur ce point, je ne crois pas que ta situation évoluera ». Aussi claires furent-elles, les iris de Lux le fusillèrent sur place. Cela ne faisait que commencer et pourtant les jours depuis cet odieux chantage semblaient s’égrainer sur le rythme d’une torpeur tonitruante. Ce qu’il avait fait ce soir était l’apothéose de ces dernières semaines. Le Dolohov pouvait fièrement porter en trophée cette attaque sourde digne d’un soldat perfide. Elle sentait encore la poigne de son père se resserrer sur sa chair. Elle observa méticuleusement le jeune homme devant elle. Jamais, elle n’avait pu l’encadrer. Depuis leur enfance, alors que Nox s’était associé dans une amitié avec les trois Dolohov, Lux les avait toujours soigneusement évité. Sans savoir réellement pourquoi elle était restée hostile à cette famille, presque hautaine. Jusqu’au jour où Il avait su lui faire comprendre qu’elle ne le prendrait plus jamais de haut. Que l’ignorer dans les couloirs ne serait plus aussi simple. Il avait mis un pied dans sa vie et sa main de fer silencieuse était pourtant l’une rare à pouvoir se vanter de tenir au respect la Lumière. Elle, qui dans sa famille était un esprit libre  virevoltant sans se soucier des règles de bienséance, se retrouvait dans une toute nouvelle cage qui lui semblait bien moins dorée que la précédente. Alors elle avait déversé des paroles doucereuses. Sur le ton d’une conversation anodine, à peine plus haute que la musique, avec pour prétexte cette cravate légèrement de travers. Lux avait toujours eu cette maitrise. Ce contrôle sur ses émotions. Loin des perfidies et du chaos qu’orchestraient certains de ses camarades, elle n’en était pas moins une abeille qui aimait se prendre pour une reine. Une reine qui ne recevait d’ordres de personne. Alors, lorsqu’elle abattit les cartes de la dernière chance pour provoquer une ultime réaction chez le Serpentard, sa réponse la pénétra avec violence. Appuyée contre le petit meuble qui servait de buffet, elle ne cilla pas alors qu’il s’était approché. « L’infection purulente remonte comme la mort le long de ton âme, Yaxley. N’essaie pas de voir le détail de ta déviance chez les autres pour te sentir moins seule, tu serais déçue. » La jeune femme lui adressa une esquisse de sourire. Elle aurait voulu lui répondre que si la plaie béante et putride qu’elle était le dégoutait à ce point, il avait entre ses doigts la solution au problème… Et si, loin d’elle l’idée d’insinuer qu’il pouvait désirer sa soeur d’une quelconque manière interdite, elle fut satisfaite d’apercevoir la colère poindre en lui alors qu’elle teintait en nuance ses menaces. Savait-il que Valentina l’avait approché dans les toilettes pour surveiller ses arrières ? Si elle sentit qu’il n’en avait pas terminé, elle remercia Merlin pour les paquets qui vinrent s’interposer entre eux. Distraction qui permit à la Lux de s’échapper un peu.

De ses doigts fins, elle finit pour tirer délicatement sur le tissu noué autour du cadeau. Son geste resta en suspend alors que des cris commencèrent à percer la salle. D’un coup, la musique avait cessé et l’ambiance qui venait les envelopper devint angoissante. Lux posa les yeux sur sa propre boite, la crainte de l’ouvrir s’imposant sournoisement en elle. Ses doigts accomplirent tout de même leur tâche. Aucun cri ne sortit de la bouche de la Yaxley alors que ses yeux restèrent fixés sur cette main ensanglantée. Lorsqu’elle voulut porter ses doigts devant ses lippes, le teint vermeille qu’ils avaient pris acheva la moindre pensée cohérente qui pouvait se trouver dans sa tête. Elle relâcha brusquement l’objet du méfait qui roula à terre avant de s’essuyer frénétiquement les doigts sur le tissu crème de sa robe. Obsédée à l’idée qu’elle pouvait avoir le sang d’un homme sur les mains, elle n’entendait plus rien autour d’elle, pas même les cris de Carl Londubat. Non, en cet instant, toutes ses pensées se tournèrent vers Nox. Où était-il ? Comment allait-il ? Désespérée, elle le cherchait du regard sans arrêter de tordre ses doigts sur son habit. « Yaxley, reprend toi ». Ce ne fut que lorsqu’il parla qu’elle se rendit compte de sa présence. De ses mains qui retenaient avec force les siennes pour tempérer son geste incontrôlé. « Tu vas traverser cette salle sans t’arrêter et tu vas retrouver Nox. Il est à côté du buffet, de l’autre côté. Il va te ramener en sécurité dans la salle commune. Tu ne t’arrêtes pas, tu ne regardes ni le sol, ni le plafond. Tu marches juste droit devant toi, c’est compris ? » A la mention de son frère, la brune tourna instinctivement le visage dans la direction indiquée par le Slave. Elle avait tiré ses bras pour se dénouer de sa prise sans succès. Elle voulait fuir et rejoindre sa Chair, son Sang. Troublée, elle dévisagea Demitri qui ne l’avait pas lâché. Il semblait attendre une quelconque réponse. Voir si elle avait assimilé ses propos.  «  C’est bon, j’ai compris. » répondit-elle un peu sèchement trop hâtée par le désir de quitter son bourreau. Bourreau qui venait la troubler l’espace de quelques secondes. Sans réfléchir, avant qu’il ne lui tourne le dos, elle le retint par la manche.  «  Dolohov, attend. » Elle se demanda un instant ce qui lui prenait mais alors qu’elle libérait son bras, froidement un « Merci. » passa au travers de ses lippes.

Elle se détourna rapidement faisant sans réfléchir ce qu’il lui avait dit. Elle tenta de fendre la foule agitée. C’était un brouhaha de paroles incessantes, de gens qui cherchaient par tous les moyens à sortir de la salle. Passer à travers eux relevait du combat. Forçant le passage entre deux hommes qui voulaient se rendre à un porte-au-loin, la Lumière finit par voir Son visage. D’autant plus teigneuse, elle se hissa jusqu’à lui alors qu’il avançait aussi vers elle. Enfin, lorsqu’elle se retrouva devant Nox, elle le prit dans ses bras au milieu de ce flot humain impitoyable. «  Tu vas bien, tu vas bien. » murmura-t-elle plus pour elle même que pour lui, alors qu’elle restait crispée à son cou. Elle avait à peine compris ce qui était arrivé ce soir. Ses pensées se brouillaient complètement mais qu’importe. Lui, il était là. Si Damon leur jeta un regard furtif, cela fut bref. S’inquiétait-il un peu pour ses progénitures ? Merlin savait… Ce soir en tout cas, elle ne lâcherait pas son jumeau. Qu’importe ce qu’en penserait le peuple.

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MessageSujet: Re: Intrigue : Bal de Noël Jeu 12 Mar - 13:11

J’observais nonchalamment Isallys verser le liquide transparent dans mon verre, puis ce dernier se diluer avec harmonie au punch offert à la soirée. Distrait, j’agitais le récipient, tentant de chasser mon désir de scruter davantage les échanges qu’entretenait Carl Londubat avec mon père, puis Demitri en compagnie de ma sœur. Les propos de mon interlocutrice me parvinrent sans réellement m’intéresser, si bien que j’y répondais uniquement par des politesses d’usage. La jalousie me tiraillait insatiablement, ainsi que sa compagne la curiosité. Finalement, ce ne fut réellement que la précipitation des elfes de maison armés de leurs paquets dorés qui réussit à orienter mes esprits vers quelque chose de différent que les membres de ma famille et leurs aspirations pour cette soirée. Promptement, je me retrouvais avec un paquet léger, assez petit comparé à ceux que certains avaient reçu. Je tournais la petite boîte entre mes doigts, et sursautais légèrement lorsqu’un cri perçant retentit dans la salle, imposant un silence compact dans la large pièce. Puis, une fumée verte s’évapora d’une autre partie de la salle, où s’était situé mon père précédemment, laissant trôner une tête de mort de laquelle se faufiler un serpent. Une symphonie de cris, pleurs, ordres en tout genre s’éleva. Les présents tombèrent en harmonie contre le sol, révélant ce qui me semblait être du sang, entourant nombreuses parties humaines. Je finissais mon verre d’une traite, puis tirais le ruban entre mes doigts, afin d’ouvrir le paquet. Vulgairement au fond d’une petite boîte reposaient des orteils sanguinolents, et bien vite, je me vis proscrit à me lever, la folie englobant la salle, menaçant de tout étouffer sur son passage. J’eus à peine le temps de remarquer la tête tranchée de Samuels rouler sur le sol dans mon mouvement, que j’étais désormais bousculer sans merci par nombreux élèves alarmés, terrifiés, effarés. Une fille de Serdaigle semblait rire nerveusement, frisant presque l’hystérie.

Je regardais autour de moi : Isallys et Marlène avaient disparus, sans doute évaporées dans cette marée d’étudiants paniqués. Les cris de toutes sortes retentissaient dans mes oreilles, et finalement, les membres de l’autorité du château beuglaient leurs instructions, frisant l’impuissance. Carl vociférait stupidement à Autrui de garder son calme, je remarquais Sevastian presser Dorea, puis son cousin faire violemment des coudes pour sortir de la salle. Les préfets-en-chef tentaient vainement de mettre de l’ordre dans la cohue, uniquement les plus jeunes apprentis sorciers semblant véritablement les écouter. Pour ma part, je cherchais des yeux mon père, étrangement curieux de savoir comment il réagissait dans cette situation, ainsi que ma sœur, inquiet d’avoir aperçu Dolohov et Londubat et non celle-ci. Je tentais de me frayer un chemin vers l’extérieur de la salle, convaincu que c’était le fait le plus judicieux à commettre. Finalement, son visage m’apparut, ainsi qu’un sourire rassuré étirant mes lippes. «  Tu vas bien, tu vas bien. » Ses bras entourèrent mon cou, et je glissais une main dans son dos, terminant l’étreinte, la couvant presque de l’agitation extrême des autres élèves. J’entendis Remus Lupin sommer aux Gryffondor de le suivre, et me distançais légèrement de ma jumelle. « Il faut qu’on y aille, avant qu’on se fasse piétiner par une horde de poules sans tête. » Après coup, je trouvais ma plaisanterie encore plus de mauvais goût que ce que j’avais anticipé. Je souris doucement, imposant ma main dans celle de ma sœur pour l’entraîner vers la sortie de la Grande Salle et son atmosphère aussi frénétique qu’épuisante, sans risquer de la perdre au passage.

Je ne relâchais sa main que lorsque nous avions atteint l’entrée des cachots, quand le flux d’élèves s’était amoindrit. Je me retournais alors vers la Serpentard, stoppant notre quasi course, captant son regard, préoccupé.  « Tu vas bien, vraiment bien ? » Elle acquiesçait et après quelques instants, je consentais à la croire. Je posais ma main sur son épaule, signe d’affection que seule elle pouvait réellement comprendre, estimer, et l’invitais à ce qu’on rejoigne le repère des Serpents. Je me sentais presque enivré de ces derniers agissements, incapable de réellement élucider les retombées que toute cette situation pouvait jouir, et à quel point le danger nous guettait.

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I want to reconcile the violence in your heart, I want to recognize your beauty is not just a mask, I want to exorcise the demons from your past, I want to satisfy the undisclosed desires in your heart.



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Intrigue : Bal de Noël
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