Ouvre les yeux, par Merlin ! [Lily]
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MessageSujet: Ouvre les yeux, par Merlin ! [Lily] Mar 17 Fév - 17:46

Ouvre les yeux
Ouvre les yeux. Je t'emmène en voyage. Sur un nuage. Ouvre les yeux Mais je ne suis pas suicidaire.


“Mumus, tu sais où est Cornedrue ?”
C’était un dimanche après-midi et le dortoir des Marauders était inhabituellement calme. Pour une fois, pas de bruit d’explosion, pas d’éclats de rire bruyants, pas de batailles d’oreillers.. Les élèves de Gryffondor présents dans la salle commune auraient pu se demander si les fauteurs de troubles n’étaient pas malade mais à vrai dire, ils étaient plus occupés à apprécier, pour une fois, le calme régnant. Remus profitait de cet après-midi libre pour lire un vieux bouquin qui, aux yeux de Sirius, avait d’ailleurs l’air chiant à mourir. Le jeune Black, tentant de faire abstraction des ronflements de Peter qui faisait une sieste, lança un regard interrogatif à son ami. Ce dernier leva les yeux de son ouvrage et haussa les épaules, avant de retourner à sa lecture. Sirius soupira et reposa sa tête sur son oreiller, vexé de voir son ami préférer un vieux livre à sa compagnie. Attrapant la carte du Maraudeur qui se trouvait sur sa table de chevet, le Gryffondor chercha des yeux son ami et au bout de quelques laborieuses minutes, finit par apercevoir un petit point portant son nom. Jamesie était sur le terrain de Quidditch, probablement occupé à voler. Sirius fronça les sourcils : si son ami ne lui avait pas proposé de venir jouer avec lui, c’est probablement parce qu’il avait envie de réfléchir, et Sirius n’avait donc aucune intention de le déranger. Non ce qui le dérangeait véritablement, c’est que les périodes de solitude de Jamesie se faisaient de plus en plus fréquentes ces derniers temps. L’inquiétude de Sirius était évidente ; il aurait aimé faire quelque chose pour son frère de coeur mais il savait pertinemment que cette fois-ci, ça ne dépendait pas de lui. Tout d’abord, car il n’avait pas le pouvoir de faire revenir son père d’entre les morts. Et deuxièmement, parce qu’il n’était pas Lily-Evans. A la pensée de la préfète-en-chef, son humeur s’assombrit. Il n’avait jamais apprécié la jeune fille, mais il devait avouer que ces derniers temps, Miss-Parfaite commençait sérieusement à lui taper sur les nerfs. Il n’ignorait pas la façon dont cette dernière avait repoussé son Jamesie et il était persuadé que cet évènement était lié à l’état actuel de son ami. Cette fille était incroyable. Sirius ne comprenait pas comment il était possible pour que quelqu’un de cette école puisse encore douter de l’attachement sincère de son ami pour elle. Il fallait être soit complètement idiote, soit terriblement têtue. Ou les deux. Sirius fut pris d’une impulsion soudaine et se releva brusquement : si elle ne voulait pas admettre la vérité, il la lui ferait comprendre. Convaincu d’avoir trouvé une idée géniale, Sirius enfila rapidement ses chaussures avant de se diriger vers la porte du dortoir, non sans avoir jeté un dernier regard en direction de Lunard, toujours plongé dans sa lecture.
“Mumus, puisque ton vieux bouquin puant est si intéressant, je te laisse en compagnie de celui-ci.. Eclatez-vous !” . En descendant les escaliers de la tour Gryffondor, le jeune Black chercha des yeux où pouvait se trouvez Evans et lorsqu’il l’eut trouvé, il ne put réprimer un petit rire sarcastique. Pourquoi se donnait-il cette peine ? Miss-Parfaite ne pouvait qu’être à la bibliothèque bien évidemment. Ceette fille habitait littéralement dedans ! Lorsque le Gryffondor arriva devant la porte de la bibliothèque, il hésita un court instant, et entra avec la plus grande discrétion dont il était capable. Tentant d’échapper au regard inquisiteur de la vieille chouette, il chercha des yeux une chevelure rousse mais avant qu’il ne puisse faire un pas de plus, une voix sèche s’éleva derrière son dos : “Monsieur Black ! Je croyais vous avoir dit que je voulais plus jamais vous revoir mettre les pieds ici.” L’interpellé afficha un sourire charmeur, avant de répondre de sa voix la plus angélique : “Madame la vieille ch..Je veux dire madame la bibliothécaire, vous savez bien que cette boule puante ne vous était absolument pas destiné. Je n’ai absolument rien contre vous, simplement il vous faudrait parfois surveiller un peu la fréquentation de cet endroit. Trop de Serpentards si vous voulez mon avis.. Et si vous le faisiez, il n’y aurait plus aucune boule puante, je vous l’assure !” Avant même que la vieille chouette ne puisse rétorquer, Sirius s’était déjà faufilé parmis les étalages et lorsqu’il reconnut enfin la silhouette de la préfète, il se laissa tomber sur la chaise en face d’elle avec un grand soupir. Son visage était à moitié caché par l’immense pile de bouquins qu’elle avait posé devant elle mais cela ne découragea pas Sirius, qui se fichait bien de l’interrompre dans son travail. Evans il faut qu’on parle”. Le ton était froid et peu avenant, bien différent de celui qu’il utilisait habituellement. Mais voilà, il n’était pas vraiment d’humeur à rigoler. Et surtout pas en présence de la harpie responsable de l’état de son Jamesie.











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MessageSujet: Re: Ouvre les yeux, par Merlin ! [Lily] Dim 1 Mar - 17:39

Il y a des instants de vérité dans la vie qui durent l'éternité, encore faut-il savoir ouvrir les yeux.
Lily & Sirius ∞ Sirily

Tu n'arrêtais pas de penser. Derrière ton immense pile de livres et de manuels scolaires dans un coin reculé de la bibliothèque, cachée des regards indiscrets ou des gens à qui tu ne souhaitais par parler, tu pensais, tu réfléchissais, tu méditais, et tu n'arrivais pas à travailler. C'était sans doute l'une de premières fois de ta vie que tu avais l'angoisse de la page blanche. Cela faisait bien deux heures et demi que tu étais assise là et pourtant, rien ne venait, rien ne sortait. Ton parchemin était désespérément vierge, seul le titre du devoir de sortilège y était annoté, mais rien de plus. Ah si, les dizaines de petits dessins inutiles avaient rendu ta copie inutilisable. Des rosaces, des fleurs, des figures géométriques entrelacées qui n'avaient ni queue ni tête. Voilà. Cela ne risquait pas de plaire au professeur et tu le savais plus que tout. Mais tu n'y arrivais pas, quelque chose t'empêchait de travailler. Tu mordillais le bout de ta plume désespérément, dans le but que quelque chose te vienne. N'importe quoi. Une idée. Une hypothèse. Une lumière. Quelqu'un. Quelque chose. Tu te disais qu'attendre était peut-être la bonne solution, même si tu n'étais pas dupe et que tu savais que cela ne viendrait pas du ciel, mais pourquoi pas patienter quelques minutes de plus ? Après tout, on ne savait jamais ? Tu crus que tu avais enfin trouver le salut lorsque le corps de Sirius Black s'affala sur la chaise voisine de la tienne. On devait se moquer de toi. Tu avais demandé beaucoup de chose, mais pas lui. Pas Sirius Black. Tu n'avais même pas relevé la tête à son arrivée car tu n'en avais pas besoin. Lui seul avait cette manière insuffisante de soupirer et de déranger quelqu'un en plein travail. Enfin, en pleine période de glandage rectifions. On ne pouvait pas vraiment dire que tes recherches soient fructueuses. « Evans il faut qu’on parle. » Il y avait quelque chose de différent dans sa voix. Quelque chose de froid, d'insipide, limite angoissant. De plus, il t'avait appelé Evans. Ton nom de famille. C'était tellement pas Sirius, tellement impersonnel que cela faisait presque mal à entendre. En tout cas, on était bien loin des accents chaleureux, séducteurs et flatteurs auxquels toute la gente féminine de Poudlard était habituée. Mais toi, pas vraiment. Tu avais toujours émis certaines réserves vis-à-vif de Sirius Black. Déjà par son nom. Rares étaient les sang-purs venant de familles prônant la pureté du sang qui agissaient de manière totalement impartiale avec les nés-moldus. Certes, tu ne pouvais pas lui reprocher cela. Sirius n'était pas l'un deux. La seule raison pour laquelle tu avais toujours pris tes distances avec lui se résumait en un seul mot. Ou plutôt, en un seul prénom : James.

Soudainement, tout s'éclaira. Depuis le début de l'heure, tu te sentais inquiète, frustrée, préoccupée, soucieuse, tout cela en même temps, et sans vraiment savoir pourquoi. Tu avais ta réponse maintenant. Mais tu ne voulais pas encore te l'avouer, alors tu redressas doucement les épaules, te retournas vers Sirius, et d'une voix totalement neutre, affable et désintéressée, tu ouvris la bouche et dis : « Je t'écoute Sirius. » En vérité, tu n'avais pas besoin de l'écouter. Vraiment pas. Tu savais pourquoi il venait, alors tu pris les devants sans lui laisser le temps d'en dire plus. « Non, ce n'est pas la peine. Je sais ce que tu vas me dire, et je ne suis pas certaine de pouvoir l'entendre maintenant, d'accord ? » Était-ce une pointe de regret dans le son de ta voix ? Tu devenais faible. Pauvre Lily, pauvre petite chose, délaissée par le grand James Potter. Tu secouas la tête, perdue. Tu ne comprenais plus rien. Ni ce que tu ressentais, ni ce que tu ne ressentais pas d'ailleurs. Tu étais heureuse et déçue en même temps, tu te sentais bien et triste, distraite et indifférente, sans savoir ce qui l'emportait. Tu devais l'admettre, ta dernière conversation avec James t'avait chamboulée plus que tu ne l'aurais imaginé. Comment aurais-tu pu penser que celui qui te poursuivait depuis la première année, celui qui n'arrêtait pas de te pourchasser, d'éloigner de toi tous les garçons qui t'approchaient, de te demander en mariage tous les quatre matins, de t'emmerder, pour être polie, comment aurais-tu penser que cette personne là te manquerait ? Comment ? Tu n'avais rien demandé. C'était venu tout seul, sans que tu ne le souhaites. Tu ne l'avais pas vu venir non plus. Mais au bout de quelques semaines, ne plus sentir son regard sur toi avait commencé à faire naître en toi des sentiments contradictoires. Tu n'étais pas le genre de fille qui regrettait ce qu'elle avait perdu quand elle l'avait perdu, ni le genre de fille à vouloir qu'on lui porte attention. Absolument pas. Alors pourquoi ? Pourquoi ressentais-tu ce vide ? Le son de sa voix te manquait plus que tout le reste. Et tu ne comprenais pas pourquoi. « Je suis désolé Sirius. Sincèrement. Je ne comprends pas ce qu'il se passe, ni ce qu'il lui prend. » Tu savais pourquoi il était là. James passait de moins en moins de temps avec les trois autres maraudeurs ces derniers temps. Il avait cet air déchirant sur le visage, ses yeux n'avaient plus la même lueur éclatante qu'auparavant. Même toi tu l'avais remarqué. Tu espérais que Sirius ne t'en tienne pas responsable, mais tu savais que c'était le cas. « J'ai rien fait pour ça. Je lui ai juste dit ce que je pensais vraiment, j'étais prête à faire des efforts pour qu'on se parle, pour qu'on se parle vraiment, pour qu'on arrête cette mascarade ridicule. Mais ça n'a pas fonctionné. Voilà. Il n'y a rien d'autre à dire. » Tu soupiras profondément, peinée. Les yeux dans le vide, tu commenças à remordre le bout de ta plume, comme toujours lorsque tu étais contrariée. Ou stressée. Ou triste. Ou tout à la fois. Comment se défaire de cette sensation ? Comment ?

Spoiler:
 
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THIS IS THE WAR.
La peur n'est pas réelle. Le seul endroit où la peur peut exister, c'est dans nos pensées concernant l'avenir. C'est un produit de notre imagination qui fait naître des peurs qui n'existent pas dans le présent et peut être que jamais elles n'existeront. Ça frôle parfois la folie, mais le danger est on ne peut plus réel, mais la peur est un choix.
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