Alea Jacta Est (Sevastian) -- Terminé
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MessageSujet: Alea Jacta Est (Sevastian) -- Terminé Dim 22 Fév - 16:00

A la fin du cours de potion, la blondinette resta un peu. Elle devait aider une camarade un peu moins douée qu'elle. Une Poufsouffle née moldue. Maire-Ange l'appréciait réellement, et il n'était pas rare qu'elle se balade un peu avec elle dans le château, suscitant des mécontentements parmi les verts.

Malgré ça, la jeune femme ne se laissait pas abattre. Elle continuait d'être elle-même, et avenante avec tout le monde. Sa mère n'aurait pas tolérer qu'elle change pour convenir aux critères d'une minorité.

« Margaret, tu viens ? »

Elle arrivait. La Poufsouffle, une jolie petite rouquine un peu rondouillarde, déposa ses affaires à côté de la blonde. Aujourd'hui, elles allaient revoir comment faire un filtre d'amour réussi.

Deux heures passèrent, et Marie-Ange prodiguait ses conseils à sa protégée avec patience. Elles blaguaient un peu, et passaient un bon moment, même s'il s'agissait d'un cours particulier. Au final, lorsque le filtre que réalisait Margaret fut presque parfait grâce aux conseils de la blondinette.

« Et bien c'est parfait Maggie. Je te félicite ! »

La Serpentard serra la Poufsouffle dans ses bras, avant de ranger tout ce qu'elles avaient sorti. Elles quittèrent le cachot de potion, et marchèrent un peu dans les couloirs. Arrivés à l'endroit où elles se séparaient, elle y restèrent un moment pour discuter. De tout, de rien, de potions, de mecs, de potins, de cours... Et soudain, le regard de Margaret se fixa sur un point derrière Marie-Ange. Murmurant qu'elle devait vraiment y aller, elle fila sans demander son reste.

« On se revoit demain, quand même, pour... La solution de guérison... Bon. »

La blonde se retourna, alors que sa phrase se perdait dans le vide. Il n'y avait plus de traces de Margaret, et la Serpentard fini par comprendre le pourquoi du comment.

Face à elle, venant dans le sens inverse, un autre Serpentard. Elle le connaissait bien. Et, malgré le fait qu'il soit de sa maison, elle n'était pas particulièrement proche de lui. Au contraire, on pourrait dire. Elle faisait tout pour éviter d'être en sa présence. Il la rendait mal à l'aise, avec ses regards appuyés. Elle savait ce qu'il pensait d'elle. Qu'elle n'avait pas sa place à Serpentard.

Carrant les épaules, elle refusa de filer à l'anglaise, comme venait de le faire Margaret. Triturant malgré tout les manches de son chemisier, signe qu'elle n'était pas à son aise, elle l'observa sans broncher.

« Dolohov... Salua-t-elle poliment, quoiqu'avec un peu de distance malgré tout. »

Elle n'aimait pas particulièrement appeler les autres par leurs noms de famille. Elle préférait cents fois les appeler par leur prénom. C'était plus sympa, plus convivial. Mais avec Sevastian, elle n'arrivait pas.

Rajustant son sac sur l'épaule, Marie-Ange se mordillait inconsciemment la lèvre inférieure, signe qu'elle n'était pas ravie de se trouver là en face du Serpentard. Mais elle n'allait pas se défiler, et passer devant lui en l'ignorant royalement. Elle était polie, même avec ceux qu'elle n'appréciait pas particulièrement.

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Dernière édition par Marie-Ange R. Terreur le Lun 30 Mar - 13:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Alea Jacta Est (Sevastian) -- Terminé Lun 23 Fév - 3:36

La salle commune des Serpentard semblait avoir été submergée par une tornade. Il trainait de ci et de là des bouquins, vêtements et autres effets personnels en tout. Ce qui était arrivé au bal semblait avoir troublé tout le monde. Que cela soit positif, ou négatif… Les élèves se regardaient plus méfiant que jamais et étrangement, les Serpentard subissaient davantage ces regards en coin facétieux. Mais toi, tu t’en fichais. Qu’ils te regardent ou non. Cela ne changeait pas grand. Tu étais habitué aux iris qui accrochaient ton dos et se détournaient dès que tu les repérais. Tu t’en fichais bien que les murmures qui s’étendaient dans les couloirs disent que ta famille louait les propos de ce fameux Lord Voldemort. Tu t’en fichais, parce que c’était vrai. Le feu de cheminé crépitait à tes côtés te berçant dans un ennui mortel. Tapotant en rythme tes doigts sur l’accoudoir cherchant une quelconque occupation. Ce qui était certain, ce que tu ne la trouverais pas ici… Le cuir grinça alors que tu animais ton corps pour te relever. D’un pas élégant, tu pris la décision de retrouver Melinda. Tu connaissais la plupart de ses cachettes et il ne serait pas bien difficile de mettre la main sur elle afin de passer un peu de temps en sa compagnie. Inclinant la tête afin que ta silhouette se dérobe dans le passage secret, tu empruntas les chemins pleins de méandres des sous-sol.

Tu croisas quelques un de tes camarades, parfois des Poufsouffles sans réellement leur apporter une attention particulière. Non. Ce qui arrêta ton allure, c’était elle. Cette petite blonde qui portait merveilleusement son prénom. Depuis combien de temps t’amusais-tu avec ses nerfs ? Presque depuis votre arrivée. Au départ, ce n’était que piques verbales et autres joutes aux mots mordant. Puis en grandissant tu t’étais à la bousculer pour lui faire. Tu testais. Cela t’amusais de voir ses limites. De comprendre jusqu’où elle pouvait être gentille. Plus elle se montrait douce et aimable plus tu lui rentrais dedans. Que faisait cette fille perdue au milieu de la fosse aux serpents ? Elle en pleine discussion avec une barrique rousse. Ton regard s’attarda longtemps dans celui de son amie avant que cette dernière ne flanche et ne déguerpisse sans demander son reste. Silencieux, un sourire ourlant tes lèvres, tu ne pouvais t’empêcher de l’observer. Elle tirait doucement sur ses manches trahissait une légère nervosité. Tu t’approchas d’elle et t’appuya l’épaule au mur alors qu’elle te saluait. « Dolohov… » Si gentille petite Ange égarée chez les reptiles. Depuis qu’elle était l’amie de Valentina tu avais cessé de porter tes mains sur elle. Il n’empêchait que tu continuais de l’observer. Toujours avec insistance. Toujours silencieusement. Comme tu le faisais à l’instant même sans prendre la peine de lui rendre son salut. Oh, oui, tu avais dit que tu ne la toucherais plus maintenant qu’elle était amie avec ta cousine, cela ne t’empêchait de jouer à d’autres jeux… Tes iris s’attardèrent sur ses lèvres qu’elle mordait nerveusement. L’Ange perdu avait beau te faire face, elle n’en était pas moins perturber. Le trouble de ta présence se sentait dans ses mouvements sans difficulté. Tes lippes étaient restées scellées installant un silence gênant. Seuls les pas d’autres élèves passant non loin d’eux venaient troubler cet échange pesant. Tu ancras tes prunelles dans les siennes. « Ma présence te dérange, mon Ange ? » Il aimait user de ce sobriquet à son encontre. Un bout de son prénom. Un bout d’ironie qui piquant les lettres de son patronyme. Un jeu sur ces mots doux que s’échangent normalement les amoureux. D’un mouvement lent tu t’approchas d’elle et tournas autour d’elle tel un vautour. Une fois dans son dos, tes doigts poussèrent quelques mèches soyeuses aux reflets d’or, tu murmuras à son oreille. « Tu es décidée à me tenir tête aujourd’hui pour rester auprès de moi ainsi ? » Tu esquissas un sourire qu’elle ne put pas voir puisque tu te cachais dans son dos. Un de tes doigts glissa le long de son bras droits. Pas la toucher on t’avait dit. Après tout, qui serait témoin ? Les quelques serpents qui rampaient de temps à autres auprès de vous ? D’un geste brusque tu te saisis de son poignet pour la forcer à te faire face. Longtemps ton regard sonda tous les traits éthérés de son visage au teint porcelaine si épuré. « Des humeurs de Gryffondor à défaut d’avoir ta place chez les Serpentard ? » Tes doigts étaient restés crispés sur son poignet. Tu serais certainement un peu fort ta prise mais c’était un détail qui ne t’intéressait guère à cet instant. Si tu devais y laisser quelques ecchymoses, cela aurait au moins le mérite de lui faire un souvenir pour la semaine à venir. Ta voix avait cette douceur presque troublante. Rarement tu élevais la voix. Rarement les croix s’échappaient de tes lippes. Tu préférais jouer sur tes humeurs troublantes et vagabondes.

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MessageSujet: Re: Alea Jacta Est (Sevastian) -- Terminé Lun 23 Fév - 13:07

La gorge un peu nouée, Marie-Ange ne bougeait pas, essayant de supporter son regard sans flancher. Sans rougir. Elle finit par détourner légèrement le regard, préférant fixer un point au-dessus de son épaule. Elle n'était pas lâche. Mais, pour autant, elle n'était pas courageuse non plus. Nerveuse, elle attendait qu'il parle. N'importe quoi, pourvu qu'il cesse de l'observer comme, et qu'elle puisse prendre congé. Elle en avait marre de fuir, de s'écraser devant lui, mais elle n'était pas suicidaire.

Il parla enfin. Frémissante, la blonde releva les yeux pour les planter dans les siens. Le surnom qu'il lui attribuait lui donnait la chair de poule quand il émanait de sa bouche. C'était loin d'être aussi avenant qu'il pourrait sembler, à première vue. Il se fichait d'elle, voilà tout. Carrant les épaules, elle le laissa s'approcher sans reculer. Oui, elle en avait marre de se laisser faire, mais elle n'était pas rassurée pas pour autant. Elle se souvenait bien, plus tôt dans leur scolarité, des bousculades, des piques blessantes, qui la rabaissait. Elle avait beau se montrer avenante et compréhensive, il continuait. En fait, plus elle se montrait gentille, plus il poussait le vice.

Depuis sa rencontre avec Valentina, et leur amitié nouée au cœur d'un placard à balais, il avait arrêté de la bousculer ainsi. Mais ses regards lourds de sens n'en étaient pas moins gênant. Elle ne pouvait rien dire, cependant, puisqu'il ne la brutalisait pas. Il restait à une distance correcte. Mais elle sentait toujours la brûlure de ses regards dans son dos, piquant désagréablement sa nuque. Sans bouger, elle le sentit passer derrière elle, et se raidit de plus belle. Son souffle se fit sentir sur son épaule. A son oreille. Elle sentit ses doigts contre ses boucles blondes, et frémit de plus belle à ses paroles. Elle frissonna d'appréhension quand il descendit ses doigts contre son bras. Le chemisier couvrait sa peau, mais n'empêchait pas la chaleur de son toucher se transmettre à sa peau, en-dessous.

Soudainement, il se décida à l'agripper, ses doigts serrant le poignet fin et délicat de Marie-Ange. Elle se retourna sous l'impulsion qu'il donna, plantant ses prunelles cristallines dans les siennes. La force avec laquelle il serra son poignet commença à lui faire mal. Pour ne pas grimacer, elle serra les dents, et releva la tête avec -non pas du courage, mais- un certain orgueil. Pour quiconque passait près d'eux, leur échange pouvait être presque amical. Si l'on exceptait le contenu des paroles du Serpentard.

« Contrairement à ce qu'il te semble être pour acquis, être à Serpentard ne veut pas dire être intolérant, Sevastian, souffla-t-elle d'une voix aux accents neutres. Je suis peut-être même plus à ma place ici que toi, ajouta-t-elle avec audace. »

Elle ignora la douleur sourde qu'il faisait naître en elle avec son étreinte sur son poignet. Elle essaya de s'en dégager, bien entendu, mais n'insista pas plus que ça, préférant revenir à leur semblant de discussion.

« Je ne veux plus m'aplatir devant toi. Tu me penses indignes de Serpentard ? Soit. Ce n'est pas ça qui change mon existence. Mais tes regards en coin me mettent mal à l'aise, avoua-t-elle. Je ne suis pas une petite chose fragile, cependant. Alors puisqu'il semble être nécessaire de te confronter pour mettre les points sur les i, soit, poursuivit-elle d'une voix douce. »

Son regard le détaillait aussi, comme il le faisait. Elle avait peur. Il devait le percevoir. Mais elle était déterminée, et c'est une qualité qu'il allait découvrir.

« Que tu joue au bad boy, je m'en fiche. Mais je suis libre de voir qui je veux. De parler avec qui je veux. Et même si c'est avec Lily, ou encore Margaret, ça ne te regarde pas. Ça ne devrait pas te déranger. »

Elle s'arrêta un instant, humidifiant ses lèvres du bout de sa langue, cherchant la force de lui opposer la suite.

« Cesse d'importuner les personnes que je fréquente et que tu juges indignes. Elle laissa passer un moment, et rajouta rapidement, comme mécaniquement : Je t'en prie. »

Oui, elle était toujours polie. Même si ça donnait à sa tirade l'air d'une supplique. Elle maintint sa tête haute, sa posture droite, comme pour atténuer l'impact de ses derniers mots. Pliant et dépliant les doigts de sa main droite, elle ne prêtait pas plus attention que ça à la marque qu'elle aurait sans doute sur le poignet.

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MessageSujet: Re: Alea Jacta Est (Sevastian) -- Terminé Sam 28 Fév - 3:10

« Contrairement à ce qu'il te semble être pour acquis, être à Serpentard ne veut pas dire être intolérant, Sevastian. Je suis peut-être même plus à ma place ici que toi » Une fossette naquit au creux de ta joue alors que tes lèvres s’étiraient en un sourire. Faux-semblant. Odieuse comédie qui prenait place sur ton visage alors que la Serpentard qui se tenait devant toi semblait vouloir prendre l’Hippogriffe par les ailes. Tes assassines ne relâchaient pas leur prise pour autant. Tu ne gaspillait pas ton souffle avec des mots inutiles. Bien au contraire, tu préférais ponctuer ses phrases par des silences. Tu savais que ta présence seule suffisait à mettre mal à l’aise certains de tes camarades. Tu laissais courir les rumeurs sur ton compte t’en amusant avec délectation. « Je ne veux plus m'aplatir devant toi. Tu me penses indignes de Serpentard ? Soit. Ce n'est pas ça qui change mon existence. Mais tes regards en coin me mettent mal à l’aise. Je ne suis pas une petite chose fragile, cependant. Alors puisqu'il semble être nécessaire de te confronter pour mettre les points sur les i, soit » Sans répondre, tu attendais la suite de sa tirade. Tu écoutais d’une oreille distraite ce qu’elle avait à dire comme si elle te demandait un instant de paix. Un cessé le feu. Ce que tu n’étais absolument pas prêt à lu offrir. Pas maintenant en tout cas. Pas après ces quelques paroles. Oh bien sûr, elles étaient censées. Bien plus que la maturité que tu apportais depuis gamin à ces petits jeux facétieux à son encontre, mais qu’est-ce que cela pouvait bien te faire ? Tu dictais les règles. Tu décidais. Tu avais commencé ces attaques, tu y avais mis fins. Si l’envie te prenait demain de la violenter à nouveau, ce n’était pas elle et ses jolies paroles qui allaient t’en dissuader bien au contraire. N’avait-elle pas compris depuis le temps que ton leitmotiv n’était que pousser à l’extrême ses bons sentiments ? Plus douce elle était, plus brutal ton jeu était. Plus résistante ? Plus carnassier alors… « Que tu joue au bad boy, je m'en fiche. Mais je suis libre de voir qui je veux. De parler avec qui je veux. Et même si c'est avec Lily, ou encore Margaret, ça ne te regarde pas. Ça ne devrait pas te déranger. » Un petit rire hautain s’échappa de ta gorge. Tu n’avais quasiment pas toucher à un seul cheveux de la rouquine. Mais voila bien une preuve que ses fréquentations laissaient à désirer. Une sang-de-bourbe sans origine. « Cesse d'importuner les personnes que je fréquente et que tu juges indignes. Je t'en prie. » Un regard moqueur s’empara de tes traits. Elle l’en priait. Comme c’était touchant. Tu relâchais son poignet lui laissant entrevoir une touche d’espoir. Avant de prendre la parole à ton tour, tu t’approchais silencieusement d’elle. « Dis moi mon Ange, ta famille sait que tu fricotes avec ce genre de phénomène ? » Question piquante à l’encontre de la jeune femme. N’était-elle pas une Sang-Pur ? Ne devait-elle pas faire bonne figure alors que ses origines lui ordonnaient de ne pas fréquenter ces gens dont le sang était souillé ? T’avançant toujours plus, tu l’obligeais à reculer contre les pierres humides du mur se dressant derrière elle. Tu ne t’arrêtas qu’à quelques centimètres d’elle. « Par hasard, aurais-tu oublié qui était Serpenterd, quelles étaient ses exigences ? » Ta voix se fondait presque dans le silence malsain des cachots. Tu ne l'avais pas haussée la voix. Tu n’avais fait que planter ton regard dans celui de la blonde, sans même la toucher. La tenant prisonnière contre le mur par ta simple présence. « Si je cédais à ta requête, tu me devrais quelque chose. » Perfide ton regard ne la lâchait plus. Des brides plus folles les unes que les autres se glissaient dans tes pensées. Tu était soudainement animé par un pouvoir invisible que tu ressentais entre tes mains. « Ce n’est pas à toi que je vais apprendre ce qu’une dette sorcière implique, non ? » Tes lèvres s’ourlaient d’un sourire malsain. Tes doigts se saisirent de son menton. Son visage fragile qui prenait soudainement des allures de rebellion. Soit. Cela n’en serait que plus amusant après tout. Tenant entre tes phalanges son visage,  tu te penchais légèrement l’assaillant de ta carrure. « Jusqu’où irais-tu Terreur pour obtenir ta tranquillité ? » Tu attirais son minois non loin du tiens, si bien que ton souffle caressait ses lèvres rosées. « Jusqu’où irais-tu pour obtenir la tranquillité de tes amis ? » Tu la repoussais brusquement contre le mur sans pour autant t’éloigner. Tes yeux sondaient les siens avec une curiosité mal placée. Tu voulais voir quel impact tes mots avaient sur elle. Tu voulais sentir une crainte émaner de sa chair. Voir un frisson de dégoût s'emparer de son âme. Tu voulais toujours plus.

ouvre moi:
 

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MessageSujet: Re: Alea Jacta Est (Sevastian) -- Terminé Dim 1 Mar - 14:28

Elle le savait, qu'elle n'aurait pas dû rajouter le "Je t'en prie", mais c'était plus fort qu'elle. C'était sortit tout seul. Elle était trop bien élevée. Pourtant, Merlin sait qu'elle avait compris que plus elle était gentille, et plus Sevastian redoublait ses attaques mesquines. Se mordillant la lèvre, en se demandant ce qui allait se passer ensuite, la blondinette eut la surprise de le voir relâcher son poignet. Surprise, elle le ramena contre son buste en haussant un sourcil, massant doucement la marque des doigts de l'homme qu'on voyait se dessiner sur sa peau pâle.

Il se rapprocha un peu d'elle, et la questionna sur sa famille. Elle eut envie de rire. Une envie subite, tant ce qu'il disait lui paraissait incongru. Mais elle se rappela bien vite que les familles de la noblesses anglaise n'étaient pas toutes comme sa famille à elle. Oh, les oncles et tantes du côté de sa mère n'étaient pas ravis de la voir ainsi se lier avec toute la diversité de la population sorcière. Les Shafiq n'étaient pas comme les Terreur. Sa mère s'était affranchie de toute cette méfiance envers les sangs-mêlés ou les nés-moldus. Et elle avait trouvé, avec son père, son âme sœur. La famille Terreur, bien que de Sang-Pur depuis plusieurs générations, ne snobaient pas les catégories moins aisées, ils ne persécutaient pas les sorciers qui n'avaient pas eu la chance de tomber dans une famille au Sang-Pur. Oh bien sûr, ils étaient fiers de leur sang, et ils faisaient en sorte de marier un autre Sang-Pur. Mais rien ne les y obligeaient, s'ils trouvaient l'amour ailleurs. Alors quand le Dolohov demanda si sa famille était au courant de ses fréquentations, elle faillit rire bêtement. Bien sûr qu'ils étaient au courant. Et même si ça ne plaisait pas trop aux Shafiq, ils respectaient sa volonté, et celle de sa mère.

Sans que Marie-Ange ne s'en soit rendue compte, toute à ses pensées, Sevastian avait continué d'avancer. Elle-même s'était reculée, encore et encore, jusqu'à ce que son dos heurte le mur derrière elle. La fraîcheur des pierres la ramena à l'instant présent, et son regard revint s'ancrer dans celui de l'homme qui lui faisait face. Il lui rappela la mentalité de Salazar Serpentard, son intolérance envers les enfants nés de moldus, et les sangs-mêlés. Mais dans l'esprit de la jeune fille, Serpentard était la maison des ambitieux, des rusés, de ceux qui parviennent toujours à leurs fins. Salazar était peut-être un homme brusque, intolérant, mais seules ses qualités perduraient depuis, selon le Choixpeau. Si elle avait atterri à Serpentard, c'était justement parce qu'elle les avait, ses qualités. Elle était ambitieuse, et souhaitait diriger son propre département de recherche en médicomagie. Elle était rusée, et savait toujours quoi faire pour parvenir à ses fins. A côté de ça, elle était aimable. Avenante avec tout le monde. Adorable. Peu nombreux étaient ceux qui ne l'aimaient pas. Et ça lui convenait très bien comme ça. Mais il fallait qu'il vienne remettre tout ça en question, qu'il la harcèle de ses regards en coins, qu'il lui montre son mépris pour son attitude. Et elle en avait marre.

Marie-Ange cilla quand il affirma qu'elle lui serait redevable, s'il arrêtait de l'ennuyer. Non, ça ne devait pas se passer comme ça. Il aurait dû comprendre qu'elle n'était pas femme à se laisser marcher sur les pieds, et qu'il devait simplement arrêter de lui mettre des bâtons dans les roues. Il ne devait pas lui proposer un marché d'où elle en sortirait perdante. Ou en tout cas, pas vainqueur. Elle frissonna. Son regard l'effrayait, même si elle refusait de l'admettre. Son attitude la rendait vraiment mal à l'aise.

Elle voulut esquiver, quand il approcha sa main pour prendre son menton, mais son corps restait figé. Il l’impressionnait vraiment trop, ça n'allait pas du tout. Comment voulait-il qu'elle s'affirme, s'il prenait un malin plaisir à la rendre faible par sa simple présence ? Non, il fallait qu'elle réagisse. Qu'elle le repousse et qu'elle fuit loin de lui... "Non, je ne fuirais plus", se jura-t-elle en redressant la tête, ignorant sa poigne sur le bas de son visage, elle ne broncha pas. Même quand la distance entre eux n'était plus assez grande pour maintenir un semblant de dignité. Pourtant, elle se sentait trembler, sans qu'elle ne puisse rien y faire. Elle eut beau serrer les poings pour arrêter de se trahir ainsi, ça ne fonctionna que peu. La serpentard se demandait ce qu'il entendait, par ses questions. "Ma tranquillité, encore, ce n'est pas bien grave. Mais je ferais tout, pour mes amis. Je crois. N'est-ce pas ?" Se dit-elle. Elle essayait de paraître convaincante, mais elle n'arrivait pas a se mentir. Elle était effrayée par ce qu'il pourrait sous-entendre. Elle ne voulait même pas y penser. Il était tordu, et elle ne voulait pas s'aventurer dans ce territoire inconnu. Pourtant, il avait touché un point sensible, en parlant de la tranquillité de ses amis. Marie-Ange donnerait tout pour pouvoir fréquenter Lily sans se cacher. Pour pouvoir être libre de faire comme elle l'entendait, sans s'attendre à devoir subir les regards appuyés, silencieux, de son homologue vert et argent.

Carrant les épaules quand il la repoussa contre le mur, la blondinette reprit un visage neutre, comme si elle n'avait pas peur de lui. Comme si rien de ce qu'il disait n'avait d'impact sur elle.

« Je crois être assez grande pour pouvoir disposer librement de mes fréquentations. Je ne te dois rien, Dolohov... Affirma-t-elle. Ma famille l'accepte bien, pourquoi est-ce que ça te gêne autant ? »

Mais elle était en réalité perdue. Elle ne voulait plus fuir devant lui. Elle ne voulait plus se cacher, alors elle finit par soupirer.

« Qu'est-ce que tu veux de moi ? Je ne serais jamais conforme au moule que tu semble tenir pour acquis. Je serais toujours indépendante de ces règles tacites régissant la maison Serpentard. J'ai pris le Choixpeau au pied de la lettre, et jamais il n'a mentionné qu'il fallait être intolérant et égocentrique pour faire parti de Serpentard. L'homme était peut-être un foutu bâtard, hautain et odieux, mais ce qu'il a légué, sa maison, est respectable. Il cherchait de l'ambition, de la ruse. Il faut être malin, et prêt à tout pour parvenir à ses fins. Je le suis. Que te faut-il de plus ? »

Elle finit par croiser les bras sur son buste, serrant les dents, en demandant à nouveau :

« Qu'est-ce que tu me veux ? Qu'est-ce que tu veux que je fasse pour me libérer de tes préjugés, de ton étroitesse d'esprit ? »

Ses paroles étaient provocantes. Et sitôt sorties, elle les regretta. Pourquoi le provoquer, alors qu'il l'effrayait déjà assez ? Pinçant les lèvres, elle ne rajouta rien de plus. Ses prunelles azurées plongées dans celle de l'homme, elle attendit la suite avec crainte.

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MessageSujet: Re: Alea Jacta Est (Sevastian) -- Terminé Ven 6 Mar - 5:06

Tes mains avaient attrapé son visage gracile sans se soucier de la douleur que cela pouvait lui donner. Tu l’avais repoussé dans ménagement pour la brusquer, lui faire peur. Elle était une fleur fragile entre tes doigts. Le simple fait qu’elle tente de te tenir te rendait encore plus mauvais qu’à ton habitude. Tu l’avais laissé tranquille par respect pour Valentina mais tu voulais lui montrer qu’elle n’avait en rien gagner du terrain. Si tu décidais de l’écraser, alors tu le ferais. Ce n’était pas parce qu’elle était soudainement devenue amie avec ta cousine que son aile protectrice allait ricocher tous les coups que tu pouvais lancer. Encore moins à l’encontre de l’un de tes petits jouets de plusieurs années. Tu menaçais, laissais sous-entendre des choses que par l’envie de l’achever. Tu avais beau être tordu loin de toi l’idée de la violenter contre ce mur. Si elle devait s’offrir à toi, ce serait de son plein gré. Mais si tu devais te jouer un peu d’elle avant, cela ne serait que délectation et plaisirs malsains qui s’empareraient de ton être avec une délectation singulière. «Je crois être assez grande pour pouvoir disposer librement de mes fréquentations. Je ne te dois rien, Dolohov… Ma famille l'accepte bien, pourquoi est-ce que ça te gêne autant ? » Sevastian hocha légèrement la tête. Voila une information qui était bonne à savoir. Sang-Pur de pacotille qui ne respectait en rien la tradition de vos ancêtres qui s’étaient donnés un mal de chien à purifier votre sang. Ancêtre qui avaient tout fait pour vous puissiez jouir d’une supériorité sans faille. Et voila que des gens comme les Terreur ou les Dearborn venaient tout foutre en l’air. C’était pathétique. Ces gens te répugnaient. Peut-être était-ce en cela que la Gryffondor, Dorea, t’attirait autant dans cette perfidie que tu lui faisais subir. Parce qu’elle n’avait jamais eu honte de ses origines. Parce qu’elle éructait des mots violents à ton encontre sans jamais faiblir. Avec la Serpentard, c’était différent. Tu voulais toujours plus la pousser dans ses retranchements quitte à toi même agir de façon extrême. Juste pour voir. Juste pour tester. Contempler jusqu’où elle irait suite à tes actes. En cette après-midi, dans ce cachot à moitié désert, tu étais d’humeur plus qu’expérimentale. Tu voulais la retourner mentalement, lui arracher ses bonnes manières. Tu voulais qu’elle te repousse, qu’elle finisse par te blesser d’une quelconque manière. Il suffisait juste que tu trouves le bouton qui enclencherai sa haine. Elle ne pouvait pas être tout simplement craintive et gentille. « Qu'est-ce que tu veux de moi ? Je ne serais jamais conforme au moule que tu semble tenir pour acquis. Je serais toujours indépendante de ces règles tacites régissant la maison Serpentard. J'ai pris le Choixpeau au pied de la lettre, et jamais il n'a mentionné qu'il fallait être intolérant et égocentrique pour faire parti de Serpentard. L'homme était peut-être un foutu bâtard, hautain et odieux, mais ce qu'il a légué, sa maison, est respectable. Il cherchait de l'ambition, de la ruse. Il faut être malin, et prêt à tout pour parvenir à ses fins. Je le suis. Que te faut-il de plus ? » Un sourire se dessina sur tes lèvres charnues. « Vraiment prête à tout ? » Soufflas-tu avant qu’elle ne reprenne la parole. Tu étais resté proche d’elle, la tenant coincée contre le mur. Tu ne cherchais pas à la toucher pour le moment. La promiscuité suffisait à la garder prisonnière. Bien qu’elle ne semblait pas incline à s’échapper pour le moment. « Qu'est-ce que tu me veux ? Qu'est-ce que tu veux que je fasse pour me libérer de tes préjugés, de ton étroitesse d'esprit ? » Tu ne pus te retenir de rire. Un rire froid. Elle était si innocente ou faisait-elle simplement semblant de ne pas comprendre ce que tu voulais dire lorsque tu lui demandais jusqu’où elle était prête à aller ? Lentement, tu réduis l’espace entre vous. Tes doigts vinrent remettre en place l’une de ses mèches blondes derrière son oreille. Tes doigts glissèrent le long de sa gorge en une caresse lancinante s’arrêtant au col de la chemise de son uniforme. Sans jamais lâcher ton regard de tes prunelles marines, tu n’avais même pas daigné lui répondre à sa question. Pourquoi les mots ? Pourquoi alors que les gestes pouvaient d’autant plus la troubler sans que toi ils ne te gênent ? Tes doigts glissèrent sur sa hanche pour s’en emparer et la forcer à se coller à ton bassin. Ton autre main libre emprisonna sa nuque pour rapprocher son visage du tiens. Ainsi, tu l’obligeais à te fixer dans les yeux. De cette façon, tu mettais tes lèvres si proches des siennes que tu aurais pu l’embrasser d’une simple pression sur son cou. Ce n’était pas ce que tu voulais. Ce qui comptait, c’est qu’elle croit que c’était le cas. Tu voulais lui montrer qu’elle n’était rien entre tes mains. Que ses beaux discours te passaient au dessus de la tête. Tu n’en avais rien à faire qu’elle te moralise sur Serpentard et les lègues qu’il avait abandonné à sa maison. Ses qualités et défauts qui faisaient que vous terminiez dans cette maison ou non. Vous étiez tous rangés dans des cases pour avoir plus ou moins le même caractère. Alors pourquoi, elle, elle était si différente à flâner avec des sang-de-bourbe ou autres phénomènes au sang souillé ou aux idées farfelues ? « Il faut vraiment que je te fasse un dessin mon Ange ? Tu es si innocente que tu en as l’air ou tu fais juste semblant de ne pas comprendre ? » Tu marquas une légère pause pour observer ses traits. Pour voir sa réaction. Tu voulais sentir sa peau frémir sous tes gestes. Tu voulais voir la peur sur son visage. Tu voulais qu’elle réagisse. Tu tiras légèrement, sans pour autant lui faire mal, sur ses cheveux pour mieux observer sa figure aux airs si angéliques en tant normal. « Tu as peur ? » Tu t’arrêtais dans ta phrase comme pour avoir la réponse. « Tu as peur de ce qui pourrait t’arriver ? De ce qui pourrait arriver à tes camarades ? »

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MessageSujet: Re: Alea Jacta Est (Sevastian) -- Terminé Ven 6 Mar - 17:34

Elle ne le sentait vraiment pas, sur ce coup-là. Même s'il se montrait calme, s'il n'élevait pas la voix, elle n'avait pas confiance. Pourtant, Marie-Ange n'était pas femme à se méfier. Elle était du genre à faire confiance instinctivement. Quitte à se faire blesser par la suite. Sauf qu'avec Sevastian, elle avait toujours été sur ses gardes. Même au début, quand elle ne le connaissait pas vraiment. Même sans connaître les histoires des familles de Sang-Pur britanniques. Elle s'était toujours tenue à distance.

Ses gestes, qui semblaient doux, n'étaient pas pour la rassurer. Elle gardait son regard fermement ancré dans le sien, tandis que ses doigts effleuraient sa peau, comme une caresse. Serrant les dents, elle ne put empêcher les frissons de la faire trembler un peu sous son toucher. Elle ne put empêcher la chair de poule de couvrir sa peau à mesure que le toucher descendait et atteignaient à présent la lisière de son décolleté.

Un petit son étouffé lui échappa quand il agrippa ses hanches. Elle voulait fuir son étreinte. Elle voulait le repousser. Mais elle n'osait pas. Il l'intimidait. Parce qu'il était plus grand qu'elle. Parce qu'il était plus dangereux. Parce qu'il était Sevastian Dolohov, tout simplement. Marie-Ange n'avait jamais craint quiconque depuis qu'elle était partie de France avec sa mère. Elle n'avait jamais hésiter à s'opposer à quelqu'un parce qu'il était plus grand, plus fort, plus intimidant, pourtant. Elle n'avait jamais hésiter à s'interposer pour protéger ceux qu'elle chérissait.

La blonde déglutit difficilement quand il saisit sa nuque également. La proximité qu'il instaurait la troublait autant qu'elle l'effrayait. Si elle croyait naïvement qu'il cherchait juste à lui faire peur, jusqu'à présent, son esprit entrevoyait maintenant une autre possibilité. Avec n'importe qui d'autre, Marie-Ange n'aurait pas été aussi terrifiée. Mais la situation aurait été différente, avec un autre. Il n'y aurait pas eu cette tension omniprésente. Elle n'aurait pas craint de s'abandonner.

Mais pas avec lui. Elle ne parvenait pas à se détendre. La pression qu'il exerça sur ses cheveux ne lui fit pas mal, contrairement à bien des femmes, mais elle inclina quand même la tête sans résister. Elle ne voulait pas lui donner des raisons de plus pour continuer à la malmener. Ses mains se levèrent, comme pour le repousser. Elle ne força pas. Elle les posa juste devant elle, contre son torse. C'était juste histoire d'établir un rempart de plus contre lui. Comme si le fait d'avoir ses mains devant elle pouvait l'éloigner d'un coup.

« A vrai dire, souffla-t-elle, je n'imaginais pas qu'il te venait des envies de ce genre, à mon intention... »

Elle essaya d'oublier sa crainte et son trouble, déglutissant rapidement, avant d'enchaîner :

« Ne touche pas à mes amis, c'est tout ce que je te demande, Sevastian... »

Elle avait volontairement éviter de répondre à sa question. Elle ne voulait pas admettre qu'elle avait peur de lui. Il en savait déjà trop, sur ses faiblesses. Forçant un peu sur ses paumes, elle le repoussa légèrement. Assez pour respirer un peu mieux. Assez pour redresser les épaules, et se dégager légèrement de son emprise sur sa crinière dorée.

« Pourquoi ne pas juste... M'accepter comme je suis ? Je ne t'ai jamais rien fait. Je n'ai jamais voulu faire de mal à quiconque. Je n'aime pas jouer aux devinettes. Je n'aime pas cette tension. »

Elle le repoussa un peu plus fermement, et reprit finalement d'une voix plus dure :

« Arrêtes de tourner autour du pot, et dis-moi franchement ce que tu attends de moi pour laisser mes amis en paix. Je ne veux pas me battre. Je suis fatiguée d'être toujours en train de regarder derrière moi, craignant que tu ne recommence comme avant. »

Marie-Ange n'était pas aussi courageuse que son père. Elle ne se sentait pas digne d'être sa fille. Il n'avait pas conclu de marché, quand ces hommes en noirs étaient venus. Il n'avait pas marchander, il s'était dressé face à eux, et il avait refusé de les rejoindre. Il était mort. Mort pour ses convictions. Ce constat rendit la blonde amère. Elle n'était pas assez forte. Elle n'était pas assez courageuse. Baissant le regard, pour que le Dolohov ne voit pas le trouble dans ses yeux, elle resserra machinalement ses poings, le tissu du vêtement du Serpentard se froissant sous la pulpe de ses doigts.

Elle aurait pu envoyer Sevastian bouler. Elle aurait pu entrer dans son jeu, et se montrer aussi brusque que lui. Mais elle ne le voulait pas. Elle ne voulait pas ressembler à ces hommes en noirs qui avaient froidement assassiné son paternel. Elle s'efforçait d'être charmante, gentille, avenante. Elle s'efforçait de se faire aimer de tous, de s'entendre avec tout le monde. Malgré ça, malgré ses efforts, elle se rendait compte qu'elle ne pourrait jamais être digne de son père. Elle était plus faible que lui. Elle en aurait presque pleurer, mais ce n'était pas le moment. Ce n'était pas le lieu. Elle n'était pas en bonne compagnie pour le faire, en plus.

La blonde se sentait à bout de force. Elle avait l'impression d'étouffer, d'être opprimée. Elle puisa dans le souvenir de son père pour se donner du courage et relever la tête. Elle n'était peut-être pas à la hauteur de son père, mais elle n'abandonnait pas pour autant. Son regard était à présent déterminé. Qu'il lui dise donc clairement ce qu'il voulait d'elle. Pour ses amis, elle ne reculerait pas. Elle redressa aussi les épaules, et croisa les bras devant elle. Elle ne reculerait plus. Techniquement, de toute façon, le mur était derrière elle. Mais métaphoriquement parlant, elle ne laisserait plus le Serpentard l'empêcher de voir ses amis. Elle conclurait le marché, s'il consentait enfin à énoncer ses attentes. Qu'importe ce qu'il voulait. Le prix pour la tranquillité de ses proches ne serait jamais trop élevé, pensait-elle.

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MessageSujet: Re: Alea Jacta Est (Sevastian) -- Terminé Mar 10 Mar - 5:06

« A vrai dire, souffla-t-elle, je n'imaginais pas qu'il te venait des envies de ce genre, à mon intention... » Tu ne peux retenir un ricanement devant cette phrase. Un sourire étirant tes lippes s’opposant aux pensées qui voltigeaient dans ton crâne de petit merdeux.  Qui comprenait réellement ce que tu pensais ? A croire qu’il s’agissait d’une tare familiale que tous les Dolohov portaient sur leurs épaules. Des énigmes aux yeux de tous. Frappés aussi selon les rumeurs. Rumeurs qui se révélaient si réelles les concernant. Valentina était peut-être la plus normale mais elle ne demandait pas son reste côté manipulations et plans déroutant. « Ne touche pas à mes amis, c'est tout ce que je te demande, Sevastian... » Tu la maintenais fermement entre tes bras, bien plus fort encore alors qu’elle cherchait à te repousser. « Pourquoi ne pas juste... M'accepter comme je suis ? Je ne t'ai jamais rien fait. Je n'ai jamais voulu faire de mal à quiconque. Je n'aime pas jouer aux devinettes. Je n'aime pas cette tension. » Tes lèvres glissèrent le long de sa joue alors que tu assurais ta prise sur elle. « Justement mon Ange, je t’accepte comme tu es. Je cherche juste à comprendre comment une créature comme toi peut fonctionner.[/b] » Créature. Les femmes n’étaient souvent que de viles créatures à tes yeux. C’est ce que ton père t’avais appris. C’est ce pour quoi ta mère était morte sous tes yeux. Trahison. Tentatrice du péché, elle avait décidé de folâtrer avec un autre homme que le patriarche Dolohov. C’est ainsi qu’elle avait terminé sa vie. Point final à son histoire. Compreniez-vous à quel point les femmes ne représentaient rien à ses yeux ? De simple bout chair galvanisant le désir, troublant des pensées médulleuses qui n’étaient faites que pour trahir. Une femme trop libre ne se devait pas d’être. Pas chez toi. Même si la Dearborn avait su tirer son épingle du jeu, elle n’était qu’une tentatrice de plus. Tu sentis alors que la blonde que tu retenais prisonnière te repoussait plus brusquement. « Arrêtes de tourner autour du pot, et dis-moi franchement ce que tu attends de moi pour laisser mes amis en paix. Je ne veux pas me battre. Je suis fatiguée d'être toujours en train de regarder derrière moi, craignant que tu ne recommence comme avant. » Tu secouais la tête comme si tu la prenais pour une idiote. Tu la prenais pour une idiote. Elle faisait mine de ne pas comprendre. Ce n’était pas possible. Elle jouait la politique de l’autruche. Tu voulais tester ses limites. C’était tout ce qu’elle avait à te proposer ? Rien de plus distrayant ? Rien de plus corrosif ? Pas de matière à manipuler ? Rien. Juste une neutralité déconcertante. Une moralité à deux mornilles qui frisait le ridicule. Dans le fond, tu te demandais si tu pouvais vraiment en tirer quelque chose. « Je vais répondre à ta première remarque.[/b] » murmuras-tu sournoisement. Sans délicatesse, tu la forças à se tourner, la prenant en étaux entre  tes bras, enserrant sa taille. Il n’y avait plus le moindre espace entre le dos de Marie-Ange et ton propre torse. Encore moins entre tes hanches et les fesses de la blonde. Tu nichas ton visage aux creux de son cou. « Non, je n’ai pas ce genre d’envies à ton attention.[/b] »Retenant ses bras d’une main contre le ventre plat de Marie-Ange, ton autre inquisitrice glissa le long de sa cuisse remontant sans gêne le tissu de cette dernière, ne s’arrêtant que lorsqu’elle atteint le haut de sa hanche. « Si je te promets de ne plus jamais toucher un cheveux d’Evans ? Le ferais-tu ?[/b] » Tes doigts s’attardèrent sur le tissu immaculé de sa chemise, le tirant de façon lancinante hors de la couture de sa jupe plissée d’écolière jusqu’à atteindre sa peau. « Toi et tes jolies morales. Toi et politesse. Toi et ton sens de l’honneur. Toi et cette envie de protéger tes proches. Seriez-vous capable de côtoyer les draps d’un tordu juste pour se libérer ? Pour libérer les autres ?[/b] » Ta main se posa sur la peau de sa hanche que tu avais mise à nue.  « Ce que je veux, Terreur, je sais que tu l’as compris, mais sûrement pas à quel point. Dans quelle mesure. Je veux te tester ma belle. Je veux juste voir si tu es capable du pire pour tes amis. Salir ton honneur ? Rejeter tes propres envies ? [/b] » Tu avais murmurer ces propos dégueulasses au creux de son oreille. « Je n’ai pas ce genre d’envies Terreur. Mais si ça peut m’amuser, me distraire, alors elles surviennent en moi de façon très innocente.[/b] » Tu la relâchais brusquement afin de t’éloigner d’elle. Tu fis craquer tes phalanges entre elles l’observant de tes yeux sombres. Scrutant le moindre de ses traits, sa tenue que tu avais débraillée. Sourire aux lèvres tu la narguais sans vergogne. Jusqu’où devrais-tu pousser pour qu’elle réagisse toujours plus ?  Tu te mordis un instant la lèvre inférieure. Goguenard, tu ajoutais : « Alors ? Ici ? Dans le couloir ? Moi ça me gène pas les lieux où il y a du passage. A moins que tu ne préfères me rejoindre ce soir dans le dortoir ?[/b] » Tu te délectais de la colère que tu pouvais insinuer en elle. Ce n’était qu’un jeu pour toi. Une machination emplie de manipulations. Tu ne voyais pas le mal de te jouer de ce genre de filles. Tu finis par t’appuyer au mur en croisant les bras contre ton torse. Tu l’observais silencieusement. Analysais sa moindre réaction. Tu étais prêt à porter le coup de grâce à n’importe quel moment. Ne serait-ce que pour le plaisir de tes jeux stupides. Rien que pour te délecter de la sentir frémir devant toi. Un jeu sournois et malsain, dont tu distribuais les règles. Le pire dans tout cela, c’est que tu étais sérieux. Jamais tu ne l’aurais attiré dans ton lit en d’autres circonstances. Mais là, le défi prenait un autre tournant. Et puis… Tu n’étais pas obligé de la sauter, tu voulais juste voir si elle se viendrait. Tu n’étais pas non plus un violeur quoi qu’on en dise. Quoi que tes petits amusements fassent croire.

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MessageSujet: Re: Alea Jacta Est (Sevastian) -- Terminé Mar 10 Mar - 14:19

Il la désorientait. Elle ne savait plus sur quel pied danser avec lui. Un jour il la violentait, le suivant il la suivait du regard sans bouger, et celui d'après encore il affirmait qu'il l'acceptait telle qu'elle était. Marie-Ange ne savait vraiment plus quoi penser de lui, et le désarroi devait se lire dans ses prunelles azurée. C'est peut-être pour cela qu'elle ne réagit pas immédiatement quand il reprit l'avantage sur elle.

Elle étouffa un gémissement surpris quand il la força à se tourner, à lui tourner le dos. Elle qui voulait garder ses distances, elle se retrouvait plus proche de lui que jamais. Elle pouvait sentir, dans son dos, le relief de son torse. Ce qui paraissait être une étreinte amoureuse, aux yeux d'un observateur extérieur, se révélait plutôt menaçant pour la blonde. Le souffle du Serpentard contre son cou la faisait frémir. Est-ce qu'il l'effrayait encore, à cet instant ? Oui. Non. Elle ne savait plus vraiment. Ses paroles lui paraissaient contradictoires. Elle était confuse. Il lui disait de pas avoir ce genre d'envies, avec elle, pourtant, ses attentions avaient l'air de dire le contraire.

Immobile entre ses bras, elle ne tentait pas de l'empêcher de faire quoi que ce soit. Elle essayait de le comprendre. Elle frissonnait au passage de sa main sans parvenir à se défaire de son emprise. Il le fallait pourtant. Mais quand il parla de Lily, ses velléités de rébellion s'évanouirent. Elles fondirent comme neige au soleil. Son cœur battait si fort dans sa poitrine qu'elle craignait qu'il n'en sorte, à force. Elle sentit à peine les doigts chauds qui glissèrent sur la peau nue de ses hanches. Son esprit tournait de nouveau furieusement. Elle avait conscience de se faire manipuler. Mais elle ne pouvait pas s'empêcher de sauter à pieds joints dans le piège, de se laisser manœuvrer de la sorte.

Ses paroles tournaient, et tournaient encore dans son esprit. Quand il la lâcha, Marie-Ange se retourna pour lui faire face à nouveau. Machinalement, elle essaya d'ajuster son chemisier défaits, mais elle finit par laisser tomber. Il lui faudrait se dévoiler un peu plus, et elle ne le désirait pas. Elle croisa donc les bras, consciente de son apparence un peu échevelée. Il attendait une réponse. Et elle ne savait pas encore laquelle lui donner. Théoriquement, elle ferait tout pour ses amis. Mais est-ce qu'elle serait assez courageuse pour aller au bout de ses théories ? Est-ce qu'elle oserait vraiment franchir cette ligne pour le bien-être de ses proches ? Il n'avait pas l'air de l'en croire capable. Elle-même en doutait. Pourtant, elle décida de changer de tactique.

Il la testait ? Soit. Marie-Ange allait donc lui montrer ce qu'elle valait. Ce dont elle était capable. Certes, elle n'était pas aussi courageuse qu'elle le pensait. Certes, elle ne se sentait pas à la hauteur de son père. Mais rien ne l'empêchait de corriger le tir. Peut-être qu'avec un peu d'orgueil, elle repousserait les limites qu'elle s'était imposée. Elle glanerait peut-être un peu de courage. D'audace. Alors, rien que pour donner tort à son interlocuteur, la blonde finit par décroiser les bras.

Elle se rapprocha du Dolohov. Volontairement. Elle s'approcha de lui, comme il l'avait fait précédemment. Si proche, qu'elle le frôlait presque. Elle posa une main sur son torse, et se hissa sur la pointe des pieds pour venir lui souffler :

« Très bien. Ce soir, alors. »

Elle haussa un sourcil à son intention en revenant à plat sur le sol dallé. Elle n'avait pas une grande expérience au niveau du flirt. Elle n'était pas comme ça. Mais rien ne l'empêchait de le faire croire à Sevastian. Peut-être que ça le déstabiliserait suffisamment pour qu'il ne veuille plus d'elle. Après tout, il le faisait parce qu'il ne l'en croyait pas capable. N'est-ce pas ?

« Quelle heure ? Ajouta-t-elle avec un petit sourire assuré qui démentait ce qu'elle ressentait à l'intérieur. »

Elle n'était sûre de rien. Et surtout pas d'elle-même. Elle allait braver le règlement. Et pourquoi ? Pour voir ses amis comme elle l'entendait. Elle n'était même pas sûre qu'il change d'avis en la voyant relever son défi. Qu'il tienne sa parole. Elle n'était sûre d'absolument rien, sinon qu'elle venait de sauter à pieds joints dans une situation dont elle ignorait comment ça se terminerait.

Ses prunelles aigue-marine scrutèrent celle du Serpentard. Elle voulait voir sa réaction. Il ne devait pas s'attendre à ce revirement. A vrai dire, elle-même ne s'attendait pas à sa réaction. Elle s'était surprise. Un sursaut d'orgueil pouvait faire beaucoup, et son inquiétude pour ses amis l'avait définitivement décidée. Posant un point sur sa hanche, elle arborait un fin sourire. Elle regrettait déjà d'avoir osé répliquer ainsi. Mais les dés étaient lancés. Comme qui dirait, "Alea Jacta Est".

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MessageSujet: Re: Alea Jacta Est (Sevastian) -- Terminé Sam 28 Mar - 3:52

Nonchalamment une de tes mains vint se glisser dans tes cheveux alors que tu observes la petite Vipère qui se trouve en face de toi. Tu l’as relâché, une question trottant dans ton crâne. Allait-elle lui tourner le dos pour gagner le peu d’honneur qu’il lui restait ? Tu avais instillé dans les méandres de ses pensées des idées de mauvaises augures. Qu’elle accepte ou non, tu trouverais toujours le moyen de la trainer plus bas que terre. Tu étendais autour d’elle un filet acéré dont les cordes étaient prêtes à l’empoigner sans scrupule. Silencieuse, elle avait assisté à ton jeu, écoutant les règles sans ciller. A peine un frisson alors que tes mains s’étaient faites inquisitrices et que la peau de tes doigts avaient frôlé la sienne écartant toutes traces de moralité dans leur sillage. Elle se contenait en prise avec ses propres pensées. Loin d’être une idiote, elle pesait le pour et le contre de tes propos. Quel choix allait-elle faire ? L’un était moins dangereux que l’autre. Sur quelle pente cet ange perdu dans la fosse aux Serpents allait-il faire ?

Lorsque tu sentis sa main se poser sur torse, un sourire étira le coin de tes lippes. Tes prunelles se posèrent un instant sur ses phalanges venues seules à ta rencontre, à cette proximité infime qu’elle instaurait entres vous. Un petit rire passa la barrière de tes lèvres alors qu’elle se mettait à ta hauteur pour te murmurer quelques paroles. « Très bien. Ce soir, alors. » Tu ne bougeais absolument pas alors qu’elle acceptait ton offre. Les mailles de ton filet venaient de l’engloutir vers des abimes très lointaines. S’en rendait-elle seulement compte ? Finalement, elle voulait se donner des allures de jeune fille bien sous toutes les coutures mais elle n’était pas mieux que les autres. Cela était peut-être même presque pire, la blonde se cachant derrière des morales à deux mornilles. Comme quoi, il suffisait de creuser un peu pour découvrir que toutes ces filles étaient les mêmes. Même les plus vertueuses. « Quelle heure ? » Sa voix charmeuse te tira de tes quelques brides de pensées. « Tu es pressée petit Ange ? » lâchas-t un brun moqueur. Tu continuais d’observer cette main qui prenait un appuis sur toi. Toi qui voulais savoir jusqu’où elle serait capable d’aller, vous veniez de franchir une première étape. Il était maintenant plus compliqué de savoir si elle irait réellement jusqu’au bout. « Disons une heure du matin. Ceux qui sortent ne seront plus là et les autres dormiront à poings fermés. » Tes iris se plantèrent dans les siennes, s’attardant sur leurs couleurs claires. Si votre entrevue était sur le point de s’achever, tu sentais que cette nuit allait être plus que divertissante. Peut-être que tu devrais réellement planquer la dague qui a tué ta mère sous ton oreiller. Juste histoire de voir sa réaction. Cette idée éveilla un brin de malice sortit de tout contexte dans ton regard. « Je pense qu’on a terminé cette entrevue. Voyons si maintenant tu tiendras ta parole… » Tu allais t’éloigner en même temps qu’elle mais finalement, ta main se saisit de son poignet pour l’empêcher de s’éloigner de toi. Tu esquissas un sourire. « J’ai même pas le droit à un avant-gout ? Un petit baiser pour me faire patienter ? » Tu penchais dangereusement la tête vers elle pour la provoquer davantage. Un instant tu imagines Célène ou Dorea dans cette situation. Elles auraient sûrement déjà brisé tous les espoirs de succession de ton côté Dolohov. Tu attendis un instant de voir ce qu’elle allait faire et puis tu la relachas tout aussi brusquement avant de t’éloigner dans les noirceurs du couloir des cachots. Sans te retourner, tu lui adressas un léger signe de main signifiant ‘à tout à l’heure’. Bientôt, tu disparaissais de son champ de vision. Amusé, tu te frottas les mains et la première qui te vint à l’esprit fut d’aller trouver ton cousin ou Nox dans la salle commune pour raconter à celui que tu trouverais en premier cette idée à la con que tu avais eu avec Marie-Ange. La Terreur de Poudlard n’échapperait certainement aux ragots qui courraient dans les couloirs et c’était bien ton objectif. Après tout, quoi de plus normal que de rétablir une réputation ? Alors que tout le monde la prenait pour une petite sainte d’infirmière, elle n’était en réalité qu’une trainée qui ne valait pas mieux que les autres. Simple constat. Ce soir, tu pourrais tirer bien plus de conclusions. Une chose était certaine, tu ne la quitterais pas des yeux. Du moment où vous franchirez la grande salle pour déjeuner à votre retour dans la salle commune, elle sentira ton regard lui bruler l’échine sans aucune gêne. Le seul moment de répit qu’elle aura, sera le moment où elle se retrouvera seule avec la décision macabre de venir te rejoindre dans ton lit alors qu’elle n’en avait, semble-t-il, même pas envie. Lorsque tu pénétras dans la salle commune, tu tombas sur Nox et allas t’avachir à ses côtés. Ton coude vint heurter ses côtes pour attirer son attention et tu commenças à lui raconter ton plan idiot.


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Alea Jacta Est (Sevastian) -- Terminé Lun 30 Mar - 13:14

Les paroles du serpentard résonnèrent à ses oreilles de façon désagréable. Elle frémit, par ailleurs, quand il donna l'heure du rendez-vous. Elle sentit son courage l'abandonner. Elle faillit faire demi-tour immédiatement, mais elle resta droite, immobile. Elle crut qu'il allait partir. Enfin. Qu'il allait la laisser seule ruminer son instant de bravoure, et ce qui en découlait. Mais sa main s'attarda finalement sur son poignet, l'emprisonnant, alors qu'elle songeait à se détourner également. Il voulait un avant-goût. Un baiser. Elle sentit son coeur battre plus vite, plus fort. Non, pas maintenant, elle n'était pas prête. Elle n'était pas préparée. Raidissant les épaules, elle trembla presque en le voyant se rapprocher. Encore. Et encore. Elle envisagea plusieurs réactions. Un coup de poing, d'abord. Mais elle n'était pas spécialement violente. Un brusque écart, peut-être, mais elle était tétanisée sur le coup. Elle ne possédait pas le courage légendaire des Gryffondor. Elle n'était qu'une petite élève de serpentard, peut-être un peu trop ambitieuse pour son propre bien.

Heureusement, ce n'était qu'une feinte de la part du Serpent. Elle le regarda s'éloigner, toujours aussi rigide, toujours au même endroit. Elle resta un long moment immobile. Elle réfléchissait. Ne venait-elle pas de commettre une erreur ? Une imprudence ? Elle se sentait perdue. Elle se sentait déboussolée.

L'idée qu'elle devait se rendre, ce soir, dans le dortoir de son camarade avait quelque chose de troublant. Elle n'était pas ignorante, la petite Marie-Ange. Elle n'était pas non plus aussi innocente qu'elle le paraissait. Mais faire ça sous la contrainte, ou pour atteindre un objectif, ce n'était pas vraiment une bonne idée.

Et pourtant, elle s'était engagée. Elle pensait le tromper, le surprendre. Au final, elle s'était prise à son propre jeu. Elle essaya alors de voir le bon côté des choses, prenant lentement le chemin du parc. Ses amis seraient tranquilles, après ça. N'est-ce pas ? Elle pourrait voir Lily quand elle le voudrait, sans se cacher. Elle pourrait... Est-ce qu'il tiendrait parole ? Un doute la submergea. Tiendrait-il sa promesse ?

Non, elle ne devait pas douter. Pas maintenant. Le bon côté. Quel autre bon côté y avait-il ?

Son physique. Oui. Il n'était pas si moche. Il était même plutôt séduisant. Quel dommage que cette apparence d'ange cache un esprit si tortueux. Marie-Ange se laissa distraire par ses pensées troublées jusqu'à l'heure du dîner. Elle redoutait d'y aller. Elle n'avait encore rien fait, et pourtant, elle redoutait de croiser Sevastian encore une fois. Mais elle avait quand même une once de courage, alors elle ne se déroba pas.

« Il y a encore du temps... Il n'est que vingt-heures. Te dégonfle pas déjà... S'encouragea-t-elle à vois haute, marmonnant en approchant de la Grande Salle. »

Elle ferma les yeux un instant, prenant une grande inspiration, et elle poussa finalement les lourdes portes en chêne de la Grande Salle.

... A suivre. ♥

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