You should never trust a wolf in sheep's clothing ♠ Dorian
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MessageSujet: You should never trust a wolf in sheep's clothing ♠ Dorian Dim 1 Mar - 2:28


     
You should never trust a wolf in sheep's clothing.
Because the only thing the wolf will ever want to do is break you.

     
[justify] Tes pas foulaient l’herbe fraiche et humide du parc alors que tu te dirigeais à la lisière de la forêt interdite. C’est là, qu’en cette soirée qui s’annonçait chargée, que tu avais été convoqué afin d’exécuter une retenue. Et ce en compagnie de Dearborn… La tension au sein du château était palpable. Electrique. Tout le monde se regardait avec méfiance et soudainement quelques brides d’informations avaient surgi sur ce fameux Lord qui avait assassiné le membre du conseil. Ancien Serpentard, prônant le sang-pur. Tes camarades et toi devenaient alors de parfaits complices. Ce qui ne te déplaisait pas dans le fond, toujours à t’amuser de ces ragots colportés avec ou sans raison. La nuit commençait a caresser la lisière des arbres. Vous alliez rater le repas… Au loin, tu apercevais déjà Rusard qui attendait de pied ferme votre arrivée. La Gryffondor non loin à ces côtés commençait même déjà à s’impatienter. Inconsciemment tu avais ralenti le rythme de tes foulées ne serait-ce que pour l’agacer davantage. Tu n’étais pas en retard après tout. Et puis… c’était de sa faute si vous aviez terminé ici. Enfin. A peu de chose près. Quelle idée le professeur de Potions avait eu en vous mettant ensemble ? Si tu avais été touché par sa détresse lors du bal, tu n’en avais pas moins arrêté de l’emmerder. Petit plaisir personnel. Il fallait bien se changer les idées alors que le monde sorcier semblait lentement glisser à la dérive. Lorsque tu avais pris place à ses côtés durant ce cours, tu n’avais cessé de la chercher. Tu prenais les ingrédients avant qu’elle ne puisse s’en saisir, la poussait au doute alors que tu voulais mettre quelques racines qui n’étaient pas les bonnes. Au final, à force de jouer au con, tu avais verser des graines qui avait tout bonnement fait exploser le chaudron. Ta seule et unique réaction avait été de rire alors qu’elle s’était retrouvée couverte de mélasse. Seulement tu n’avais prévu dans ton plan qu’elle tente de te tuer aux yeux de toute la classe. A peu de choses près… Fin de l’histoire, quelques brulures et coups plus tard, vous vous retrouviez là, l’un en face de l’autre alors que Rusard vous indiquait à l’aide d’un bouquin quelles plantes et champignons vous deviez ramasser. Qui plus est, il vous annonçait qu’il ne fallait pas vous enfoncer trop loin dans les bois. Tu lui lanças un regard appuyé trouvant cette remarque stupide. Il caressait avec nonchalance cette bestiole qui lui servait de chat. Lorsqu’il vous tourna le dos, il déclara tout bonnement qu’il reviendrait dans deux heures au même endroit. Bien s’ils devaient mourir ce soir par manque de sécurité venant de cette putain d’école, au moins, ce sera en bonne compagnie.

Tes mains s’enfoncèrent dans tes poches et tu scrutas la Gryffondor silencieusement. Tu n’avais pas décoché un mot et pourtant  rien qu’en apercevant son regard courroucé tu ne pus retenir un sourire en coin, l’image d’elle couverte de potion te revenant. « Quoi ? Tu étais sexy comme ça mon coeur, je t’assure. » L’ironie teintait ta voix sans aucune gêne et délaissant le panier que Rusard avait mis à votre disposition pour ramasser les plantes, tu lui donnas un léger coup d’épaule avant de poursuivre ton chemin et de t’avancer dans la forêt. « Tu viens ou tu comptes rester planter là pour prendre racine ? » Tu lui jetais un regard par dessus l’épaule avant d’ajouter. « Tu veux quand même pas que je te prennes par la main ? » Un sourire ourla tes lèvres à son encontre. Elle allait te tuer. Tu faisais monter en elle la pression, doucement et c’était ce qui t’amusais le plus avec Dearborn. « Et n’oublie pas le panier. »

Finalement, tu avais rarement mis les pieds dans la forêt ne voyant pas un intérêt quelconque à trainer dans un endroit rempli de créatures dangereuses. Une fois, par défi, avec Nox vous vous y étiez aventuré juste pour amuser mais rien de fascinant ne s’y était produit. Ce soir, le froid vous entourait glaçant vos doigts. Tu avais toujours préféré ce temps sec à la chaleur de l’été. Le bruit des brindilles craquaient sous vos pieds tandis que quelques bestioles lâchaient un cri étrange de temps à autre. Parfois dans l’obscurité tu voyais des petits yeux briller. Ces derniers fuyaient à mesure que vous vous approchiez d’eux. Tes yeux observaient le sol à la recherche des champignons mentionnés par Rusard. C’était donc ainsi que le professeur de potions faisait ses provisions pour l’année ? Il envoyait au bucher des élèves dans la forêt ? Etranges façon de procéder. Tu te tournas soudainement vers Dorea pour l’observer. Silencieuse, elle ne semblait pas vouloir décocher un mot depuis que vous avanciez dans la pesanteur sombre des lieux. Tu glissas ton regard sur elle sans aucune gêne avant de dire : « Je vois que tu as retrouvé tes vêtements normaux. » Monter d’un cran la provocation. Toujours un peu plus. La faire craquer. Tel était ton objectif même durant cette retenue que tu avais provoqué.



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MessageSujet: Re: You should never trust a wolf in sheep's clothing ♠ Dorian Jeu 5 Mar - 11:24





Sevastian & Dorea
similis sensus exstitit amoris, si aliquem nacti sumus cuius cum moribus et natura congruamus, quod in eo quasi lumen aliquod probitatis et virtutis perspicere videamur. Quapropter a natura mihi

« Dorea, promet-moi que tu ne feras rien d’insensé ! »

Elle allait la rendre dingue. Ils allaient la rendre dingue. Tous autant qu'ils étaient, entre leurs conseils, leurs compliments ou désapprobations. Quittant la salle commune, toujours furibonde, la dénommée Dorea bouscula ceux qui se présentaient sur son passage sans prendre le temps de s’excuser. Comme si elle ne les voyait pas. Comme si elle n'en avait que faire. Dire qu’elle était furieuse ne serait qu’un doux euphémisme : elle rageait littéralement, le venin s'écoulant dans ses veines depuis de longues heures déjà et ne se dissipant pas assez pour la laisser relativiser. L’après-midi n’avait rien changé à ses humeurs, subissant encore et encore les rires cachés de ses camarades ou l’air arrogant de Dolohov. Tout était de sa faute ! A ce petit crétin arrogant. Et dire qu’elle avait osé émettre un doute, le soir du bal. Son attitude la laissant patente d’interrogation et de stupéfaction, ce qui était bien la première fois avec le slave. On ne l’y reprendrait pas. Pourtant, les paroles de la préfète-en-chef revenaient inlassablement dans sa tête, tel un vieux disque rayé. Une promesse sournoise qu'elle avait du faire, envoyée dans les airs comme une chaussette sale pour pouvoir se débarrasser de sa meilleure amie. Lily ne l'avait pas arrêté dans les dortoirs seulement pour faire son rôle de préfète-en-chef. Non, la rouquine savait très bien que les nerfs de l'écossaise étaient mis à rude épreuve depuis le bal et qu'elle l’aurait amoché au possible si le professeur n’était pas intervenu. Elle était devenue une marmite de sous-pression entre sa nouvelle mauvaise entente avec James, son incompréhension du monde actuel, sa famille ou tout simplement ses hormones. Rien n'était simple dans la vie mais à force de canaliser, on en vient à imploser. Le slave l'avait toujours poussé plus loin, l'acculant vers l'explosion. Les cours de potion n'avaient jamais été son fort, pourtant elle s'accrochait en vue de pouvoir poursuivre ses aspirations mais ses plaisanteries l'avaient poussé au doute, si bien qu'une once de stress s'était rajoutée à ses efforts de ne pas lui planter le couteau pour découper les racines de gingembre dans la main. Alors oui, tout avait explosé : le chaudron et sa colère. Si elle n'était pas responsable du premier, elle se délectait du second. Enfin, elle avait pu lui mettre une dérouillée. Si seulement on l'avait laissé faire... Descendant les escaliers rapidement, elle ne fit pas attention à Théodora qui tenta de l'appeler ou bien Greta, les nouvelles devant aller bon train.Ne fais rien d'insensé. Foutaises.

Et puis, Lily avait appuyé là où çà faisait mal : les sabliers des Lions étaient au plus mal. Ils ne pouvaient pas se permettre de perdre encore plus de points alors qu’elle venait déjà d’alléger le précieux récipient en se jetant au cou du serpentard. Rageant contre le ténébreux, ses petites mains s’étaient fortement agrippées à son cou blanc afin de pouvoir le serrer d'autant plus fort, les enfoncer au plus profond de son être coupant par la même le sourire arrogant qui avait laissé s’échapper un rire certes frais mais fortement moqueur quelques secondes auparavant. La goutte d’eau qui avait débordé du vase. Le contentement, lorsqu’ils avaient basculé à terre et qu’elle avait pu lire cette note de surprise aux creux de ses iris, était sans pareil : jubilatoire mais malheureusement de courte durée. Un groupe d’élèves avait beau s’être formé autour comme dans une foire, elle avait rapidement senti des bras l’encercler pour l’emmener au loin. Cette fièvre toujours présente bouillonnait en elle comme une lave ardente mais la voix grave et cinglante du professeur l’avait ramené à terre, droite comme un i et les poings tellement serrés que ses ongles lui coupaient la chair. Elle avait envie de les envoyer dans la jolie petite tête de Sevastian, juste à la commissure de ses lèvres charnues là où son satané sourire omniprésent disparaîtrait. Un comble et une perte. Sans broncher, elle avait encaissé les remarques du professeur de potion, le retrait de ses points et même la mention de la retenue. Ses parents allaient la tuer mais cette pensée ne traversa même pas ses esprits. Ses pas avaient rapidement foulés l'herbe humide du parc alors qu'elle se rendait à l'orée de la forêt interdite où Rusard et son horrible chatte se trouvaient déjà. Le supplice de devoir attendre en leur compagnie mis ses nerfs en boule si bien qu'elle se targua de tout commentaire que cela ne soit devant l'arrivée nonchalante du crétin qui leurs faisait perdre du temps ou devant les jérémiades du vieil homme se plaignant de l'attitude irresponsable des jeunes d'aujourd'hui. Roulant des yeux face à l'évocation de Rusard sur les "consignes" de sécurité, elle faillit en rire. Si le professeur souhaitait les revoir vivants, il aurait dû savoir qu'il ne fallait pas les placer ensemble. Ni en cours, ni en retenue. Promet-moi que tu ne feras rien d’insensé ! Diantre que la vie pouvait parfois être difficile !

Droite comme un i, ses doigts s'enfonçant dans son bras tandis qu'elle gardait sa langue fermement coincée entre ses dents pour ne pas avoir à faire ou dire quelque chose qui relâcherait une fois de plus le brasier qui grondait en elle. A la place, elle se contentait de foudroyer l'homme du regard, rêvant surement à cette rancune vorace qui la taraudait, comme un diable placée au creux de son oreille. « Quoi ? Tu étais sexy comme ça mon coeur, je t’assure. » Ses doigts commencèrent à s'activer sous son bras, dans une démangeaison de coups et de sang mais le coup d'épaule la sortit de sa torpeur assassine, ses dents grinçant les unes contre les autres alors qu'elle encaissa le choc, faisant grimper d'un cran sa mauvaise humeur. Elle ne saurait dire si c'était l'usage du surnom ou cette attitude narquoise si caractéristique du brun qui l'énervait le plus. Dans tous les cas, il valait mieux croire en l'existence du père Noël plutôt que d'attendre des excuses. « Tu viens ou tu comptes rester planter là pour prendre racine ? Tu veux quand même pas que je te prennes par la main ?» Fermant les paupières pour tenter de reprendre son souffle, les tremblements de sa main sur son bras et le léger goût du sang dans sa bouche à cause de ses dents emprisonnant sa langue traduisaient parfaitement son état de faible contrôle. Qu'est-ce qu'elle disait déjà, Lily ?! Rien d'insensé. Il suffisait de ne rien faire d'insensé et d'endurer deux heures en sa compagnie. « Et n’oublie pas le panier. » Ouvrant les yeux de surprise, elle se retourna prestement dans sa direction pour lui lancer un regard courroucé. Il allait lui falloir plus que de la patience et une promesse pour ne par le tuer.

Attrapant le dit-panier d'un geste rageur, elle actionna le pas en direction de la forêt interdite qui portait plutôt mal son nom qui résonnait de façon attirante dans l'oreille de la plupart des élèves. Néanmoins, aucun ne s'était aventuré assez profondément sans en revenir choqué d'après les rumeurs. Le mieux pour réussir à passer ses deux heures sans "accroc" aurait était qu'ils ne la passent pas ensemble. Chose impossible au vue des consignes. Au diable les consignes, il suffisait juste de trouver les champignons et plantes souhaitées et de faire demi-tour. Pour cela, elle n'avait guère besoin de lui ! Qu'il se fasse dévorer par les créatures dangereuses de la forêt ! Retournant de sa botte une herbe qui recouvrait un champignon, Dorea se demanda s'il faisait partie de la liste sélectionnée. Avec ses petits poils sur le sommet et ses cratères, il pouvait aussi bien ressembler à un agaric qu'un lépiote. A moins que cela ne soit un gnome recroquevillé sur lui-même. Incertaine, elle tapa doucement dans le champignon, s'attendant surement à ce qu'il ne lui saute dessus mais ce fut plutôt la voix désagréable du Vert qui la tira de son observation. « Je vois que tu as retrouvé tes vêtements normaux. » Ce dernier ne semblait pas vouloir comprendre que l'écossaise n'avait aucune envie de faire un brin de conversation avec lui, ni même de s'apercevoir de sa présence. Rappel incessant, comme celui de sa promesse. Sa langue claqua dans l'air, comme si cela pouvait réussir à contrôler son sang bouillonnant. Ses pupilles assassines glissèrent jusqu'à lui alors que son visage restait de marbre, contenu sous les traits de la colère. Il l'avait humilié cette après-midi et semblait ne pas vouloir en rester là. Abandonnant le champignon à son sort, elle fit craquer les brindilles sur son chemin jusqu'au serpent. Ses lèvres s'étirèrent alors faussement dans un sourire dont les commissures tremblaient sous sa fureur mal contenue d'orgueil et de rancœur. « Et toi, tes manières de petit con ! Jolie marque en passant... j'aurai peut-être dû plus appuyer !» réussit-elle à glisser dans une voix sourde en ne lâchant pas ses iris des yeux. Oh, elle rêvait de pouvoir le frapper. Encore. D'incruster de nouvelles marques sur sa peau de porcelaine comme auparavant. Mais le slave devait s'y attendre désormais, jubilant même. Abjecte. Ne rien faire d'insensé. Ne rien faire d'insensé. Ses mots ne la quittaient plus, emplissant tout son esprit pour ne pas récidiver. Sans le lâcher des yeux, elle plaça violemment le panier sur son torse dans une intention perfide de le brusquer, bien que sachant qu'un vulgaire panier en osier ne pourrait le blesser. « Les hommes de bonne famille se doivent d'être galants, non ? Alors, porte-le ! » Lâchant la anse, elle se recula d'un pas, ne sachant si elle serait capable de ne pas le frapper malgré sa promesse. Manque de chance, tout dans son attitude lui rappelait l'arrogance et le narquois dont il l'avait toujours gratifié. Que cela ne soit au bal en l'obligeant à faire d'elle sa cavalière de danse ou encore durant le cours de potion. Non, si elle voulait tenir la promesse qu'elle avait lâché à Lily sans le penser, elle ne pouvait pas rester ici. « T'es responsable, démerdes-toi Dolohov ! » cracha-t-elle au visage du ténébreux, son corps tendu dans sa propre colère avant de se détourner de lui en vue de continuer son propre chemin dans la forêt interdite. Elle avait sûrement plus de chance d'en ressortir vivante seule qu'à ses côtés. Tout du moins ses nerfs. S'enfonçant dans la forêt, la lionne avait besoin de marcher pour évacuer cette tension destructrice. Quant au serpentard... tant pis pour les conséquences : il avait provoqué cette retenue, qu'il la fasse seule !
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MessageSujet: Re: You should never trust a wolf in sheep's clothing ♠ Dorian Lun 9 Mar - 22:49


     
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Dorea Dearborn. Rien que ce nom était une injure au monde sorcier. Jamais tu n’aurais dû porter tes yeux sur cette Gryffonder entêtée. Depuis enfant déjà, l’éducation des Dolohov avait bercé tes préjugés. Cela avait façonné tes pensées butées, ta façon de voir le monde. Au début, tu avais voulu la bousculer, elle, la traitre à son sang. Cette branche indigne de la grande lignée des Sang-Pur. L’année dernière, tu t’étais sentis pousser des ailes. Juste pour voir au début ce qu’elle avait dans le ventre. Le résultat ne t’avait pas déçu à ton grand étonnement. La lionne appartenait bien à sa maison et toutes griffes dehors, elle avait su te recevoir. Touchant directement une corde sensible chez toi sans t’y attendre. Tu avais trouvé dans la gente féminine une adversaire de taille. Une qui était prête à luter et qui ne baissait pas les yeux devant toi. Te confinant dans ce jeu, c’était devenu une habitude. Un petit rituel que tu exécutes. Le truc, c’est que ça va toujours plus loin. Tu sens que tu l’entraines petit à petit dans une part d’ombre qu’elle ne connait pas d’elle même. Lors du cours de potions, tu as franchi une limite. Peut-être était-ce le lieu, en plein cours. Peut-être le contexte tendu. Peut-être une période du mois glissante chez toutes femmes… Qu’importe, elle avait franchi une nouvelle étape. Quelque chose qui, au lieu de t’effrayer, avait éveiller en toi une envie malsaine d’en savoir plus. Lorsque Rusard vous abandonne, tu lui lances des piques, des remarques et pourtant elle reste de marbre. T’ignores.

« Et toi, tes manières de petit con ! Jolie marque en passant... j'aurai peut-être dû plus appuyer !» Enfin ses yeux croisent les tiens. C’est dingue mais ça t’amuse. Ses remarques, ses traces sur ta peau. Tu comprends parfaitement à quoi elle fait référence. Tu lui parles de ses vêtements, elle te jette à la figure cette légère marque d’attention que tu as eu pour elle. Tu ne l’expliques pas. Tu as juste fait un transfert. Tu as eu la même réaction qu’elle quand tu as vu cette oreille dans ta boite. Ton attention s’est portée immédiatement sur ta famille dans un silence sourd. Mais tu savais qu’ils sauraient faire face. Tu ne t’étais pas inquiété outre mesure alors qu’elle avait laissé la panique la gagner. Et cette facette d’elle montrait qu’elle n’était pas sans faille. Ton geste, tu ne cherchais pas à le justifier. Et si cela devait être le cas, tu dirais que tu ne voulais pas qu’on casse ton petit jouet.

Là, en face de toi, ses yeux son furibonds et tu t’en délectes. C’était comme si tu te nourrissais de sa colère. Tu savais à quoi elle pensait. Elle n’avait même plus envie d’user de sa baguette contre toi. Elle en venait aux mains, l’instinct bestial reprenant le dessus. Plus de manières. Non. L’élégance sorcière était rangée au placard. Après tout, c’était bien ainsi que ton père avait achevé ta mère. D’une simple dague qui avait tranché la chair de son cou. En venir aux mains n’étaient pas si abjecte. A dire vrai, tu aimes parfois davantage ces méthodes moldues pour sentir la peau de tes proies sous tes phalanges. Voir la peur, la haine, la colère dans leurs pupilles dilatées. Lorsque tu reçus le panier brusquement contre ton torse, cela te coupa un instant le souffle. C’est qu’elle en avait de la force pour un petit bout de femme… « Les hommes de bonne famille se doivent d'être galants, non ? Alors, porte-le ! » Tu ne pus retenir un léger rire. Tu ne répondis rien à cette remarque. Tes doigts s’étaient refermés sur l’osier du récipient que vous étiez censé remplir. Mission ardue au vu de vos relations. Surtout que Sevastian n’était pas d’humeur à faire cueillette. Non. Il était davantage d’humeur à tirer sur les nerfs de Dorea. Un par un. Pour la faire exploser une nouvelle fois.« T'es responsable, démerdes-toi Dolohov ! » Il l’observa s’éloigner suite à ses propos. Elle abusait un peu la morue la Gryffondor. S’il avait provoqué l’explosion du chaudron, elle s’était jetée comme une grande sur elle.

Panier en main, tu pris un chemin parallèle au sien. Tu n’avais pas prévu de faire la retenue tout seul. Et puis, elle aurait bien besoin du dit panier pour récolter ses plantes… La suivre sans te montrer ne serait que lui rendre service après tout. Tu entendais au loin le bruit de ses pas. Les brindilles craquaient à mesure de votre avancée. Finalement tu bifurquais un peu pour disparaitre de son champ de vision. Tu ne faisais qu’un simple petit détour de façon à arriver dans son dos. Si en chemin tu croisais des champignons, tu n’en ramassas aucun. Tu prenais ton temps. Juste assez pour qu’elle pense que tu l’aies oublié. Qu’elle ne s’attende pas à ton arrivée. Sournoisement, lorsque tu l’as vu à nouveau non loin, tu te glissas dans son dos alors qu’elle était penchée pour observer une herbe qui ressemblait à une de vos missions. Ton bras encercla sa taille alors que tu laissais tomber le panier. D’un geste rapide, tu la plaquas contre l’arbre qui était à vos côtés. « Pour te répondre, je ne viens pas d’une bonne famille. » Tu ne lui faisais pas mal, tu ne l’avais même pas brusqué particulièrement lorsque tu l’avais acculé contre l’arbre. Ton regard se plongea dans le sien alors qu’un sourire narquois ourlait tes lèvres. « Les Sang-Pur ont quelques travers il parait. » Tu posais une main au niveau de ton cou, juste là où elle avait resserré son emprise lorsqu’elle avait cédé à sa pulsion. Cette même main, tu la glissas sur la frêle nuque de Dorea. Comme tu l’avais fait au bal. Seulement, le geste semblait soudainement perdre toute sa force consolatrice. « A croire que tu as davantage pris du côté des sang-purs que de celui souillé par ta famille. » Tu penchais légèrement ton visage. Proximité déconcertante entre vous deux. Tes prunelles la scrutaient avec avidité. « Alors ? » Tu laissais ta question en suspend. Comme si elle était évidente. Comme si tu t’attendais à ce qu’elle te réponde avec une logique qui ne t’était propre qu’à toi. Peut-être même qu’à ta famille. « Depuis quand tu as cette colère sourde et malsaine en toi ? » Tu arquais un sourcil moqueur, avant d’ajouter presque perfide. « Avoue que tu en meurs d’envie maintenant. Que tu imagines déjà tes mains se resserrer sur ma gorge. » Tu apposas ton avant-bras sur l’écorce de l’arbre au niveau de son visage. Ta figure se glissa doucement au creux de sa nuque alors que tes lippes allèrent murmurer à son oreille. « Entre nous, j’aimerais bien que tes mains me fassent autres choses, mais c’est peut-être pas ton rayon. » Tu te redressais avant de t’écarter vivement. Tu tenais encore à certaines parties de ton anatomie et si tu savais qu’elle n’allait pas se confondre en caresses sur ces parties intimes là, elle risquait surtout de les briser… Lui tournant le dos, tu te mis à rire sans réelle explication. Comme si tu jubilais de cette situation, de cette sensation de pouvoir extraire une partie sombre de ta courageuse petite lionne. Tu avais l’insondable sensation de façonner une oeuvre d’art à ton image. La fugace sensation qu’elle pourrait devenir une acolyte malsaine si tu parvenais à la trainer dans les méandres nébuleuses de ta vie. Une acolyte involontaire mais que tu voulais prendre sous ton aile noire tel un ange déchu qui voulait égrainer sa folie sur tout ce qu’il touchait. Si Midas transformait tout ce qu’il touchait en or, tu ne voulais que poussière et hécatombe. Un bref instant te tournant vers elle avec l’ébauche de cette idée malsaine, tu la trouvais soudainement attirante.



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MessageSujet: Re: You should never trust a wolf in sheep's clothing ♠ Dorian Dim 22 Mar - 2:42





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Sous la semelle de ses chaussures, la mauvaise herbe n’avait aucune chance. Ratatinée d’un geste vif et imprécis, elle subissait le mauvais traitement comparable aux nerfs de la lionne qui tapait parfois rageusement dans brindilles et cailloux ayant eu la mauvaise idée de se trouver sur son chemin. Cela faisait bien longtemps qu’elle n’avait pas été collé et si la plupart du temps, cette punition ne lui était accordée qu’après de l’effronterie ou de l’impertinence digne de son adolescence, elle n’avait une qu’une seule heure de retenue pour violence physique. En même temps, cette stupide poufsouffle n’avait qu’à pas s’en prendre à son bien le plus précieux, sa chère Théo. Mais cela remontait à si longtemps que les détails lui échappaient… contrairement à la promesse qu’elle avait faite à McGonagall à son retour des vacances de toussaint. Un comportement irréprochable et des résultats en amélioration. Une promesse qui se révélait plus difficile à tenir que celle de ne rien faire d’insensé.

Au final, l’affreux avait disparu, la laissant seule dans l’immensité et l’obscurité de l’orée de la forêt interdite. Elle en était presque déçue, s’attendant à ce qu’il ne vienne l’emmerder encore et encore, tel un vautour. Comme à son habitude. Tant pis. S’enfonçant de plus en plus en direction de l’interdit, elle se fichait du règlement restreignant son accès. Elle n’aura qu’à plaider le motif de son heure de colle pour défendre son cas. Sauf devant une étrange et obscure bestiole. Plaider ne servirait à rien, ses jambes seront de meilleur recours. Les mains enfouies dans ses poches, Dorea ralentit sa marche, ramenant sa route deux pieds en arrière, son attention étant attirée par une petite maligne aux feuilles dentelées d’orangé. Elle ressemblait atrocement à une primula verrianulicus, jolies primevères à verrues dont le professeur de potion raffolait tant qu’il en avait demandé la cueillette. La caressant du bout des pieds, elle chancela ainsi se tâtant de la cueillir. Après tout, elle aurait très bien pu la laisser là, continuant tranquillement sa croissance au lieu de pouvoir rejoindre le grand vide du chaudron bouillonnant de la salle de cours. Elle ne pût continuer le cours de ses pensées qu’elle sentit un frisson parcourir son dos avant de se retrouver bloquée contre le tronc d’un arbre, sans comprendre ce qu’il venait de se passer lorsqu’elle reconnut le ton de cette voix avant de tomber sur son regard sombre. « Pour te répondre, je ne viens pas d’une bonne famille. » Ses mots glissèrent au creux de son oreille sans qu’elle n’arrive à se reconnecter de suite au présent. trop perturbée par son retour. Finalement, il était revenu. Donnant le second assaut de la bataille avec des réponses dont elle ne se souvenait même plus avoir posé les questions. Pourtant, cela aurait dû l’étonner. « Les Sang-Pur ont quelques travers il parait. » Quelques travers. Doux euphémisme face à la complexité psychologique qu’elle avait en face d’elle. Plus curieuse qu’excédée, la lionne se permit même de reposer son dos contre le tronc, délestant pour un faible instant la tension colérique qui résonnait toujours au fond de ses entrailles et que le vicieux serpent ne tarderait pas à faire renaître. Elle suivit du regard sa main se poser sur son cou où elle pouvait encore mieux observer les vestiges de son agression sans en ressentir le moindre regret. L’animal l’avait bien cherché. Elle pouvait même ressentir cette petite satisfaction au creux de ses entrailles, fière d’elle. « A croire que tu as davantage pris du côté des sang-purs que de celui souillé par ta famille. » Jusqu’à ce qu’il ne dépasse les bornes, forçant la brune à relever un regard noir vers lui alors que son visage ne se rapprochait dangereusement du sien, la forçant à reculer d’un iota la tête par pure réflexe face à cette intrusion inadéquate. Pourtant, elle garda ses prunelles enfoncées dans les siennes par pure confrontation, refusant par orgueil de baisser le regard et d’annoncer une capitulation quelconque. Mais, sa phrase avait fait bouillir son sang plus que de nature, recommençant à réveiller ce que la marche avait eu le loisir d'endormir. Avec le temps, elle était habituée à entendre certains petits malins critiquer les siens, notamment son père pour son choix d’épouse et compagne, ce qui semblait surtout leurs provoquer plus de gêne à eux qu’à elle ou sa fratrie. Ses lipses s’étirèrent narquoisement, révélant un sourire mauvais et ironique. Bien que portée par l’espoir de voir un jour sa propre famille réunie ou encore même d’éprouver un ressentiment négatif envers celle qui avait reçu le don de Merlin depuis longtemps, il n’y avait pas de bon ou de mauvais côté. Chacun des membres était unique à ses yeux, ce qui valait souvent des disputes d’incompréhension dans la fratrie. Caradoc ne comprenant pas qu'on puisse considérer comme son sang et sa chair des personnes qui, de part leur discours, sont entièrement contre la présence de leur mère, si parfaite à leurs yeux d'enfants. Personne n’est parfait et les ignorants ont souvent besoin qu'on ne leurs montre le chemin. Ce discours, elle le tenait d'elle et le fait qu'elle ne continue à se battre pour conserver sa relation intacte avec ses cousins n'était soulignée et félicitait que par elle. Cette femme sans pouvoir mais avec un amour si inconditionnel qu'elle leurs avait donné la vie. « Alors ? » Inspirant plus profondément, elle passa sa langue contre sa canine pour tenter de canaliser cette maudite rage qui lui boulottait le ventre, se retenant de lui cracher sa hargne au visage. Il n’était pas le premier à la pousser à réagir pour le sang qui coulait dans ses veines. La pousser à devoir montrer qu’elle n’était ni inférieure, ni un monstre de foire. Un sang dont elle n’avait jamais eu honte, l’exhibant même fièrement, surtout pour voir à quel point cela pouvait les choquer. Voire les dégouter. Cela la poussait à forcer son sourire, trouvant leur étroitesse d’esprit aussi amusant que le plaisir dont le slave prenait à l’acculer, encore et encore. Mais malgré cet état d’esprit, la colère revenait toujours face à cette injustice qu’on projetait sur sa mère qui feignait d’ignorer les horreurs qui couraient sur son compte, forçant ses enfants à être bienveillants et tolérants, là où de nombreuses personnes ne faisaient que critique et se moquer.

Mais il ne lui laissa pas le temps de répondre, qu’une nouvelle pique fusa. Toujours plus personnelle, l’obligeant à aller chercher profondément en elle pour pouvoir y penser sans même y répondre. « Depuis quand tu as cette colère sourde et malsaine en toi ? » Cependant, ce dernier continuait à la surprendre. Son sourcil gauche s’arqua de surprise, en réponse à son narquois. Cet homme passait du coq à l’âne sans réel lien, la poussant à se questionner à son sujet encore et encore comme s’il cherchait à s’immiscer dans ses pensées en l’acculant, la poussant à faire ressortir cette réelle violence qu’elle avait en elle pour la diriger à son encontre. Un véritable masochiste avec un but qui lui échappait totalement. Elle ne voulait pas de cette colère, si sournoise et sinueuse qu’elle coulait en elle comme de la lave et dont le slave semblait se délecter à provoquer. Elle n’avait même pas envie de lui répondre. Ne pas lui donner ce petit plaisir malsain bien qu’en même temps, une irrésistible envie de lui en coller une la prenait à chaque fois qu’il ouvrait la bouche. « Avoue que tu en meurs d’envie maintenant. Que tu imagines déjà tes mains se resserrer sur ma gorge. » Inconsciemment, ses yeux descendirent vers la naissance de son cou où les traces de ses doigts rosissaient encore sa peau. C’était vrai ! Elle mourait d’envie de lui clouer le bec une bonne fois pour toute en appuyant tellement fort sur ses cordes vocales que le pauvre ne pourrait plus les utiliser. Mais face à cette pensée néfaste, la vision plus angélique de sa sœur la réprimandant avec le sourire s’imposer, comme à chaque fois qu’elle perdait pied à cause de son fort caractère. L’ange et le démon. Deux petits êtres installés confortablement de chaque côté de son épaule en quête de pouvoir sur son subconscient, faisant pencher la balance du mieux qu’ils pouvaient en vue d’une quête finale. Elle vit rouge lorsque le vert et bronze se rapprocha encore plus d’elle, sentant une palpitation de son cœur louper son battement et ses poings de fermer à l’encontre de la prochaine riposte. Réflexe protecteur agressif qu’elle avait notamment développé en sa présence, le slave la perturbant d’une manière qui ne lui plaisait guère. Mais elle ne peut se reculer ou s’enfuir, acculée contre le tronc, devant se contenter de sentir son souffle contre son oreille et d’éloigner au loin le frissonnement que cela pouvait lui procurer. « Entre nous, j’aimerais bien que tes mains me fassent autres choses, mais c’est peut-être pas ton rayon. » Chose aisée lorsqu’elle entendit la parole licencieuse, lui faisant tourner la tête dans sa direction sans se rendre compte du rapprochement tellement la remarque de ce dernier venait de nouveau d’ouvrir les vannes que sa marche solitaire avait eu tant de mal à fermer. Oh que oui, ses mains pourraient lui « faire autre chose »  mais son regard mauvais dût la trahir car il s’éloigna prestement, avant même qu’elle ne put bouger d’un iota. Déception. Frustration. Elle aurait vraiment aimé pouvoir le faire taire de cette manière. Quoi de plus délectable, au fond ?! Ce dernier finit par continuer son chemin, riant d’elle par la même occasion. Ce qui eut le don de la faire virer au rouge, un super-pouvoir dont le slave semblait adorer se servir.

Elle ne pouvait le laisser partir de la sorte, aussi furieuse que déconcertée que ce dernier semble tant vouloir entrer dans les méandres de son cerveau pour comprendre ce qu'elle ne souhaitait pas comprendre. « Si c’est comme ça que tu comptes que tu « charmes » tes conquêtes, je ne suis pas étonnée de ta réputation de connard invétéré ! » lança-t-elle narquoisement en insistant bien sur le verbe charmer de façon ironique, comme si le mot en soit n’était qu’une blague éhontée. « A moins que cela ne soit d’hyppogriffe en rut, je ne sais plus. C’est pas comme si ça m’intéressait. » ajouta-t-elle lassement avec un certain dédain, signifiant clairement son désintérêt pour la question. Contrairement à Greta qui raffolait de ce genre de potin sans intérêt mais pouvant néanmoins servir à faire tourner en dérision un sorcier qui méritait qu’on ne le remette à sa place. Aussi abjecte que provocateur, au final, la lionne n’était même pas certaine que ce dernier n’aille plus loin que la confrontation. Les serpents avaient toujours su siffler mais rares étaient ceux qui attaquaient réellement. Et l’avantage de grandir parmi de futurs serpentards ou d’être amis avec eux était la faculté de pouvoir apprendre leur perfidie mesquinerie et de l'utiliser. La ressortir à toutes les sauces. Il s’en ficherait surement ou alors s’énerverait de cette mauvaise réputation, elle n’en avait cure. Mais cela lui laisserait surement le temps d’arriver à sa hauteur sans avoir à se presser comme si elle lui courait après. Tout comme cela lui laissait une chance de détourner une conversation qu'elle était certaine de perdre, de nouveau. Oui, la colère avait toujours été là. Présente comme une vieille compagne sur ses épaules déjà bien prise par mini-diable et mini-ange. Elle grouillait au fond d'elle mais s'était toujours contenter de n'être qu'un feu ardent qui la poussait dans ses actions plus gryffondoriennes, lui donnant alors ce surnom de tête brûlée ne faisant que des siennes. Elle se nourrissait d'elle tant qu'elle n'était pas assez néfaste pour lui faire faire un faux pas. Or, sauter à la gorge de Sevastian dans une volonté -même minime de l'étrangler - constituait un pas de travers pour son self-control. C'est MacFusty qui allait être déçue. Arrivant à son niveau, elle lui lança un mauvais regard avant d’entonner sur un ton narquois qui contrastait mal avec ses états d’âmes. « C’est amusant que tu sembles espérer que je me jette à ton cou ! Je ne te pensais pas si désespéré. Mais si j’abîmais ton joli petit cou, tes groupies ne me lâcheraient plus la grappe. Ça serait d'un ennui mortel... » Certes, ils ne parlaient pas de la même chose mais elle n’en avait cure. L’ambiguïté était voulue, faisant l’autruche pour ne pas avoir à glisser sur un terrain qu’elle ne souhaitait aborder. Il était impensable qu’elle ne puisse lui répondre sur ses états d’âmes colériques et le mal qu’elle avait parfois à les dissimuler alors qu’elle faisait tant d’efforts pour tenter d’être une étudiante un peu plus standard, consciente qu’elle ne pourrait jamais être aussi modèle que Lily.

« Ah et… » se retournant brusquement, elle envoya son poing dans le ventre du serpentard plus pour riposter qu’entailler un organe interne mais forçant le brun à recevoir le choc pour se pencher à son tour vers lui dans un murmure. « ne t'avise plus de parler de ma famille de la sorte ! » Rancœur, orgueil… et violence gratuite. Certains appelleraient cela un préambule à la colère. D’autres diraient qu’il ne s’agit de que la lionne de septième année. « N’oublie pas le panier. Cela fait deux fois déjà. » rajouta-t-elle malicieusement, contente d’avoir pu se défouler en partie sur celui qui avait irrité ses nerfs toute la journée durant mais consciente d’avoir ouvert une brèche en elle où le sinueux sentiment pouvait s’enfuir. La famille était sacrée, qu’importe de quel côté elle provenait. Qu’importe les blâmes et les différents qui les opposaient. Passant devant lui, elle alla même jusqu’à tenir une branche de sapin sur son passage pour pouvoir mieux la faire claquer derrière elle, bloquant la route ou entrant sournoisement dans le visage du serpent. A ses bons réflexes.

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MessageSujet: Re: You should never trust a wolf in sheep's clothing ♠ Dorian Jeu 16 Avr - 4:38


     
You should never trust a wolf in sheep's clothing.
Because the only thing the wolf will ever want to do is break you.

     

La nuit est venue couvrir vos épaules depuis plusieurs minutes à présent. Le silence lourd de la forêt s’étiole de part et d’autre vous enrobant subilement. Ces lieux avaient toujours été étouffant, envoutant. Son absence de bruits bien trop suspicieuse, son obscurité pénétrante pour être honnête. Cette atmosphère vous berce. Elle est sinueuse, implacable. Seul le vent vient parfois siffler à vos oreilles filant à travers les plis de vos vêtements afin de vous arracher un ultime frisson. Rappel de la saison doucereuse qui semblait vouloir s’accrocher telle une ombre indissociable aux derniers évènements. Et pourtant, en cet instant, cela était bien la dernière de tes préoccupations. Non celle qui se trouvait en face de toi avec son regard braisé, son nez retroussé par le dédain, ses lèvres narquoises à encontre… Elle, en cet instant devenait une autre. Elle avait dévoilé un autre portrait de sa personnalité alors que ses phalanges s’étaient enfoncées dans la chaire tendre de ton cou. Elle pourtant tout ce que tes entrailles haïssent. Jusqu’au plus profond de ton être. Tu avais pourtant échoué. Au bal. Une légère faille que tu t’étais empressé de combler en jouant toujours plus les fils de ses nerfs. Dorea t’était inférieure. De par sa condition de femme, de par son sang, de par sa maison. Elle irritait la moindre de tes pensées. Et c’était bien ici le noeud du problème. Tu aimais ça. Son caractère de merde. Son répondant, la fureur qui pouvait éveiller ses sens et les tiens. Tu te complaisais dans cette lutte qui vous unissait.  Une lutte. Cela n’était que ça. « Si c’est comme ça que tu comptes que tu « charmes » tes conquêtes, je ne suis pas étonnée de ta réputation de connard invétéré ! » Tu ne pus retenir un rire devant ses paroles. « A moins que cela ne soit d’hyppogriffe en rut, je ne sais plus. C’est pas comme si ça m’intéressait. » Tes yeux se détournèrent vers elle sans se départir de ton ironie. Nonchalant, ton épaule vint s’accoter à l’écorce rugueuse d’un arbre. « Tu me sembles bien au courant pour quelqu’un qui n’est pas intéressé. » Tu penches avec provocation ta tête sur le côté pour l’observer. Ses mains qui se crispent. Ses prunelles furieuses. Tu analyses. La colère sillon tout son être et leur traverser sa chaire, elle suinte de ses pores. C’est délectable. C’est une envie malsaine qui s’est ouverte dans ton esprit et ça tu n’imaginais cela même pas possible. Tiraillé entre le dégoût et cette curiosité affable, tu as pourtant envie d’être celui qui la mettra dans ses derniers retranchements. Oui. Tu voulais achever ce portait que tu avais aperçu. Tu voulais le parfaire, t’en délecter et en découvrir la moindre sous-couche avec délectation. Tu voulais être son travers. Tu voulais sa noirceur. Celui qui allait extérioriser ses envies éhontées qu’elle emmitouflait tout au fond d’elle. Une fleur à éclore. Un chrysanthème immuable. « C’est amusant que tu sembles espérer que je me jette à ton cou ! Je ne te pensais pas si désespéré. Mais si j’abîmais ton joli petit cou, tes groupies ne me lâcheraient plus la grappe. Ça serait d'un ennui mortel... » Aucun mot ne passe la barrière de tes lippes. Silencieux tu l’observes se muer dans sa mauvaise foi si évidente alors qu’elle joue sur les mots. Qu’elle se jette à ton cou ? Ce ne serait même plus amusant. Ce n’est pas ça que tu désires. Tu aimes les challenges, la difficulté. Elle ne t’a jamais regardé comme une ‘groupie’. Elle n’est pas de celles que tu pourrais charmer en quelques mots échanger. Elle a presque ton estime pour ça. Pour ne pas être une de ces trainées si facile à mettre dans ton lit. « Ah et… » Tes dents se crispèrent sous le choc. Loin de t’être attendu à l’impact de son poing s’enfonçant dans ton ventre, tu portes tes mains sur ce dernier te pendant légèrement. Perfide Gryffone qui profite de cet instant pour régler ses comptes en un murmure provocateur. « ne t'avise plus de parler de ma famille de la sorte ! » Tu oscilles entre la rage de lui en retourner une à ton tour ou celle de jubiler de la voir te frapper sans le moindre scrupule, prouvant ainsi d’elle même que tu as raison et que la jeune Dorea souhaitant élever des licornes a bien quitté votre univers. « N’oublie pas le panier. Cela fait deux fois déjà. » Tu entends ses pas s’enfoncer dans les brindilles qui craquent au rythme de son avancée. Un instant immobile tu hésites à la lancer se perdre seule au milieu de la forêt interdite. Toutefois, c’est d’un mouvement rapide que tu lui embrayes le mouvement. Ta main s’écorche sur la branche qu’elle a voulu te lancer à la figure. Perfide, elle aurait alors les allures de la parfaite Serpentard. La Gryffondor ayant au moins l’affront d’aller au bout de ses actes. C’est sans ménagement que tu l’attrapes par le coude l’obligeant à te faire face. Tes assassines s’enveloppent autour de son coude sans douceur aux risques de marquer sa peau ambrée à ton tour. Tu la toises de toute ta hauteur. Sans un mot. Et si elle tente de se dérober, ta poigne ne s’en fait que plus forte restant insensible aux paroles virulentes qui pourraient profaner ses lèvres rosées. Ton esprit balance perdu au milieu d’un labyrinthe étrange. La fureur doit se lire dans tes yeux et l’envie de la heurter, de lui faire mal est plus que présente. Pourtant ses envies sont empruntes de mensonge car il n’y a pas que cela. Au bout de quelques instants, tes mains viennent emprisonner les poignets de la Gryffondor dans son dos. Une proximité troublante entre eux, anormale tandis que la violence les enlace de ses bras fourbes les heurtant l’un à l’autre en une accolade ubuesque. « Dans ma famille, on t’aurait couper les mains pour ça. » Tes mots s’entrelacent avec un ton arrogant tandis que la suffisance de ton regard nappe l’ensemble. Tu resserres ta prise sur elle pour être sûr de ne pas l’échapper restant méfiant au moindre mouvements venant de ses jambes. « Je crois que mon père t’aurait déjà tué cent fois. Une femme avec ta fougue…» Tu marques une pause entre tes paroles. Tu sais que tu vas faire une connerie. Il en est ainsi à chaque fois qu’elle se trouve dans les parages. Cette soirée n’échappera pas à la tradition. D’un geste brusque, tu la forces à se retourner, plaquant son dos contre ton torse, clouant ses bras entre l’étaux que forme les tiens. Ton nez se glisse dans ses boucles chatoyantes, un murmure percute ses oreilles. « Merlin, qu’est-ce qu’il doit s’ennuyer… » Tes mots sont transparents, trahissent une pensée que tu te découvres. Ton instinct est attiré par ce côté sombre qui émane d’elle, la preuve Gryffondor. Tu sais que c’est toi qui éveille ces perfides envies en elle et personne d’autre. L’envie de voir ses yeux te prend, tu la tournes à nouveau, tel un pantin pour lui faire face, pour lui tenir tête. Tu devinais déjà la fureur plisser ses paupières, sa bouche se fendre durement à ton encontre et cette image fait monter une tension inexorable en toi. « Dearborn ne me regarde pas comme ça. » Pire que tout ce comble apparemment mêlé avec ce besoin de plus. Cette envie qu’elle t’appartienne. Tu veux goûter sa rage. Tu veux la sentir résonner en toi. Quelle face écho dans ton être. Connaitre à quel point elle peut te détester, à quel point elle peut t’en vouloir d’être ce connard arrogant qui lui pourrit la vie depuis maintenant plusieurs années. Ton corps veut le sentir, il veut vibrer et absorber cette énergie négative. Il veut juste s’en délecter, la prendre pour en jouir. Sans réfléchir bien longtemps, tout ton corps se fond sur elle, la plaquant rudement contre un arbre. Trêve de proximité. Trêve de douceur. « Je t’avais dit de ne pas me regarder comme ça. » Ta voix est rauque alors que tu relâches ses mains. C’est toi tout entier qui s’impose à elle. Ton corps contre le sien sans la moindre faille. Tu ne lui laissais que très peu d’issus possible. Tes lippes se posent sur les siennes avec rage, s’imposant avec impertinence. C’est une colère sourde qui guide tes actes entre envie et rejet. Les baisers doux et innocents étaient très loin d’entrer dans la partie qui s’installait. Tes dent s’entrechoquèrent avec les siennes et vinrent mordre sa lèvre inférieure. Tu la sentais vibrer de cette même colère qui t'habitait et bientôt lorsque cela allait retomber vous alliez vous entretuer pour avoir franchi de telles limites. Tu cédais. Perdais un contrôle de ta personne si profondément ancré en toi habituellement. Ton patriarche t’aurait depuis longtemps lancé un doloris pour un tel comportement à l’égard de cette sang impur. Au delà de ça, elle était de ceux qui en était fier ce qui était d’autant plus punissable aux yeux de la longue lignée des Dolohov. Et si ces pensées traversaient ton esprit, et si elles rendaient accrue ta colère contre elle, elles n’étaient pas suffisante pour réduire cette soudaine envie de te délecter de ses propres ressentiments. Attirés par le dégout de l’autre, érodés par la colère. Envenimés par cette curiosité malsaine de s’enfoncer toujours plus dans la déchéance humaine. Tu n’avais jamais été un garçon normal. Ton éducation avait fait de toi ce que tu étais. Etrange, versatile, troublant. Mais elle ? Elle était une âme à disséquer, un esprit à découvrir. Un besoin de comprendre comment une telle fleur fragile pouvait être amené à être aussi en rage. D’où venait ce volcan érosif emplit de violence et de perfidie ? Elle allait éclore entre tes mains cette fleure fragile. Ce qui était à savoir, c’était surtout : quand est-ce qu’elle se fanerait ?


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Je serai l'accident sur le bord de ta route. La larme du poison cachée entre les gouttes. Le joueur de pipeau qui fait danser les serpents.Je serai comme une ombre à chacun de tes pas. Comme une maladie qui frappe et qui s'en va.
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MessageSujet: Re: You should never trust a wolf in sheep's clothing ♠ Dorian Lun 22 Juin - 1:00





Sevastian & Dorea
similis sensus exstitit amoris, si aliquem nacti sumus cuius cum moribus et natura congruamus, quod in eo quasi lumen aliquod probitatis et virtutis perspicere videamur. Quapropter a natura mihi



Parler ouvertement de son penchant colérique n’aidait en rien la jeune femme. Pas dans l’espoir de pouvoir contrôler ses faits et gestes, garder un contrôle dont les verrous sautaient un à un. Cette retenue tournait au désastre, suivant un fil d’Ariane diurne, jouxtant dangereusement entre tragédie et burlesque, mélangeant les genres et les registres dans une pièce d’un ton nouveau où les protagonistes innovaient, portés par la perfidie des sentiments tout aussi contradictoires que déroutants. L’obscurité nouvelle aidait dans cette confusion de leurs sens, les ombres obscurcissant tout sur leur passage, allant jusqu’à dissimuler leur présence, leurs corps. Seules leurs silhouettes étaient visibles, s’amenuisant entre les branches comme glissant sur la nuit. Peut-être ce phénomène joua-t-il sur la suite des événements. Peut-être n’avait-il aucun lien. Quoiqu’il en soit, l’intimité voilée de la forêt par son atmosphère pesante et ses feuillages abondants seraient les seuls témoins des déviances observées. Calculées. Irrationnelles. Irrésistibles. Un fléau s’abattant sur la fraîche nuit du mois d’Avril.

Ses sentiments étaient pris dans un infernal ascenseur émotionnel, passant de la colère à la satisfaction en l’espace d’une demi-seconde avant que l’incertitude ne refasse de nouveau surface. Trop d’émotion, pas assez de compréhension. Une fois de plus, son chemin fut interrompu par la volonté de confrontation du Slave. A croire que les rôles et les maisons s’inversaient dans la perfide nuit. Ce dernier n’avait visiblement pas du apprécier le geste de la brune et ne souhaitait en rester là.

Si impétueux. Si arrogant. Rien que son fasciés irritait la jeune femme qui sentait ses nerfs se tendre et son pouls s’accélérer à chaque fois que ses yeux se posaient sur lui. Pourtant, elle n’aurait jamais prédit ce qui allait se passer. Ce n’était et ne serait certes pas la seule fois où elle frapperait un sang-pur trop imbu de sa personne et d’un sang qui n’avait rien de « noble » à ses yeux. Alors, lorsqu’elle fut forcée de lui faire face de nouveau, ses pupilles se fendirent en deux assises qui s’adressèrent directement au jeune homme qui lui faisait face, tenant en tenaille son coude au point de lui en faire mal. Irritée par cette prise de pouvoir, elle enfonça ses iris enflammés dans les siennes dans un énième combat visuel dont ils semblaient en avoir l’habitude. Tentant par moment de se défaire de son emprise, elle ne fit que marquer sa peau de son empreinte, sa poigne grandissant alors sur son bras l’empêchait de se défaire de son emprise, comme un serpent souhaitant enserrer sa proie. Surement prêt à la dévorer, attendant qu’un geste de sa part pour attaquer. Elle avait réussi à remporter une manche d’une partie qu’elle ne s’attendait pas à jouer. Celui qui avait cherché à la faire sortir de ses gonds, s’amusant de son tempérament colérique qui ressortait, était devenu la victime de son propre subterfuge. Il semblait prêt à la détruire sur place rien que par son regard et bien que le fait d’être entravé par sa prise ne lui plaisait guère, elle jubilait. Un air narquois et victorieux se peignit sur ses lèvres alors que ses iris flambaient du même feu colérique que les siens, les relevant vers lui dans un énième air de provocation. Elle le défiait littéralement, arrogante et impétueuse lionne, avec la ferme conviction de n’avoir rien à se reprocher. Dolohov cancanait, jouait tout en perfidie et machiavélisme mais il se mettait rarement en colère. Les rôles étaient inversés. Un instant, elle se demanda s’il allait la frapper, tellement la fureur était lisible sur son visage. Flamme, dont elle s’amusa à provoquer, rendant la pareille à l’affreux.


L’air se scinda le temps d’une brise, coupant le souffle de la lionne sous la surprise de son geste. Elle s’attendait à recevoir coups ou paroles blessantes, pinçantes, grinçantes, acculantes. Elle s’attendait à tout sauf à cela. D’un mouvement souple, elle était devenue sa prisonnière, entravée dans l’étau de ses bras. La surprise disparut rapidement sous l’incompréhension  alors que ses mots lui lâchèrent un rictus méprisant. « Dans ma famille, on t’aurait couper les mains pour ça. » Sang-purs arriérés, prisonniers d’une époque n’existant plus, se plaisant à revivre le passé pour pouvoir se sentir plus grands et puissants qu’ils ne le sont en réalité. Le dégoût venait en elle comme cet air insolent qui prenait place sur son visage, dévoilant clairement ses sentiments face à une telle remarque, l’invitant même à continuer son insinuation douteuse. «  Je crois que mon père t’aurait déjà tué cent fois. Une femme avec ta fougue… » Flattée autant que courroucée, seule l’arrogance jouxtait avec le dédain sur ses traits. « Flattée, fais-moi penser à le rencontrer… » son dédain glissant sur sa langue autant que la fierté allumait son regard. Le fait de ne pas être conforme à tous ses prétentieux arriérés étaient une dignité dont elle ne pouvait se dépatir, se complaisant même dans ses actes jugés déplacés. Inadaptés. Non-conformes. Mais cela confirmer ce qu’elle pensait depuis quelques temps maintenant : les Dolohov étaient complètement frappés. D’autant plus lorsqu’elle se retrouva à tournoyer dans ses bras comme une vulgaire poupée de chiffon, lâchant un grognement de frustration d’être manœuvrée de la sorte sans avoir son mot à dire ou ne pouvant se défaire de sa poigne. Si la lionne grognait, griffait et mordait, elle était consciente de ne pas avoir la même force physique. Lui laissant un sentiment âpre de faiblesse se transformant en rage de vivre et de vaincre tout mâle sur son chemin. Étreinte si ubuesque qu’elle pouvait même paraître étrange à la nature qui observait cette scène désabusée. La colère se transformait au fur et à mesure qu’elle sentait son corps se serrait contre le sien. Un sentiment bizarre ressemblant à un grondement au fond de ses entrailles, comme un volcan entrant en ébullition sur le point de craquer. Surement le paroxysme de la hargne, quoi d’autre… Tentant de se dégager comme elle le pouvait, ses gestes étaient vains, laissant sa frustration atteindre son paroxysme dans cette situation risible où elle n’avait guère envie de se plaindre à voix haute, trop orgueilleuse pour avouer cette faiblesse, préférant continuer de se battre. « Merlin, qu’est-ce qu’il doit s’ennuyer… » Ses bras s’arrêtent alors de vouloir se défaire de cet étaux enserré, son ventre se crispant sur une phrase aussi étrange que ce qu’elle pouvait provoquer. Froncement de sourcils et colère n’y pouvaient rien, elle glissait dans ses méandres sans qu’elle ne puisse être clairement identifiée, la laissant haletante dans cette confusion erronée. Non conforme à la situation donnée. Non adaptée à leur relation ou aux personnes qu’ils étaient. Incompréhensible et pourtant aussi déroutante que remuante. Une absurdité en somme, aussi inutile qu’elle ne devait être que ruse et perfidie provenant d’un être s’amusant à mettre en déroute autrui pour son bon plaisir. Alors, lorsqu’elle redevient qu’une poupée de chiffon, tournoyant de nouveau sans qu’on ne puisse lui laisser digérer la situation, ses iris ne se firent qu’assassines, foulant fendre l’air pour pouvoir s’abattre sur le misérable qui n’avait cure de l’avis d’autrui. Lui tenir tête et pouvoir se libérer de son emprise pour lui en coller une de nouveau n’était que les seules pensées qu’elle avait alors en tête, tournoyant à lui en donner le tournis. Pire lorsqu’il lui ordonne de ne pas le regarder de la sorte. Comment pourrait-elle le regarder, ce crétin arrogant osant sous-estimant son sexe, sa condition, ses choix, tout son être en somme. Elle lui aurait bien répondu, ouvrant la bouche pour laisser cracher son venin d’orgueilleuse fière mais son dos claqua brusquement contre l’arbre auquel elle n’avait pas prêté attention dans son dos, grognant et grimaçant légèrement face au choc imprévisible. Ce ne fut que lorsqu’elle rouvrit les yeux pour remarquer cette proximité aussi déconcertante qu’imprévisible qu’elle tenta de nouveau de s’exprimer alors que son pouls s’affolait dans cette pièce burlesque. Coincée entre son corps et le conifère, elle était aussi prise au piège que déconcertée. Persuadée d’un jeu désabusé dont lui seul pouvait avoir imaginé, surement dans la volonté de la pousser encore plus et non de se rapprocher. « Dég… » la fin de sa phrase ne se termina jamais, étouffait par son souffle enivrant, sa bouche enveloppant ses sons dans une fureur criante. Ce baiser n’en avait que le terme descriptif, ressemblant plus à une lutte acharnée en vue de délimiter qu’un vainqueur dans cette sombre histoire. Cette promiscuité déroutante prenait une tournure toujours plus incompréhensible où seule la volonté de s’imposer à l’autre en vue de le renverser était présente. Le reste n’existait plus. La surprise disparut rapidement alors que force et rage s’entremêlaient entre eux, les étouffant au point de les rendre aussi haletants que désireux d’aller plus loin. Une guerre ouverte où l’aberration se mêlait à leur fureur.


Grognant face à l’assaut de ses dents contre ses lèvres, elle ne pouvait nier rendre les coups avec d’autant plus de fougue et d’ardeur souhaitant s’imposer à son tour allant jusqu’à vouloir laisser sa trace sur les siennes, mordant trop fort, emportée par toute cette folie. Au loin, des murmures fendaient les airs sans arriver à retenir leur attention, trop occupés dans cette lutte enlacée. Furieuse et dure, elle n’était qu’une bataille visant à dévoiler un vainqueur, celui qui ne tombera pas dans l’embûche. Les raisons du corps prenaient le pas sur les arguments de l’entendement et alors que la paume de sa main s’abattit sur son torse, la lionne réussit à émettre une légère pulsion en vue de repousser son visage dans le but de reprendre son souffle, aussi haletante et fiévreuse qu’elle ne pouvait le lire dans ses iris. « Pauvre con… » haleta-t-elle difficilement alors que la colère reprenait le dessus et que sa main agrippait son col, le serrant de plus en plus dans une volonté de l’étrangler. Son souffle oppressé s’accélérait au rythme de son palpitant cardiaque, diaboliquement perdu dans cette furieuse envie de lui mettre une dérouillée sur place. Pourtant, ses pupilles glaciales se perdirent une fois de plus dans leur danse spumeuse lorsque sa main ramena violemment l’affreux serpent contre elle. Couvrant furieusement sa bouche de la sienne dans un énième ballet endiablé, aussi désuet qu'aigre. Cette lutte lui montait à la tête, l’enivrant de sens nouveau qui n’avaient rien de compréhensible, rien de discernable, l’acculant et l’étouffant ardemment. L’orgueil était l’essence même de cette prise de pouvoir qu’elle souhaitait exhaustive, refusant de n’être qu’un jouet dans ce nouveau jeu perfide, tentant de rattraper des rênes dont elle ignorait leur réelle existence. Et pourtant… il n’y avait plus rien de rationnel, plus rien de logique. Comme si le monde ne semblait plus tourner rond, faisant du surplace dans ce drame shakespearien.


Les murmures de la forêt se faisaient de plus en plus forts, couvrant bientôt les bruits de la nuit et de leur souffle rageur. « Dearborn ! Dolohov ! » Persistante, elle arriva bientôt à leurs oreilles, se faufilant sinueusement dans les méandres de leur cerveau déconnecté, forcé de reprendre du service. Piqué au vif comme si elle venait de se brûler, Dorea mit fin à cette étreinte désabusée en repoussant le plus violement et loin possible le serpentard, exprimant alors tout le dégoût qu’elle pouvait ressentir en l’instant présent. Pour lui. Pour elle. Pour eux. Furieuse, elle ne trouvait même pas les mots pour l’accuser et l’euthanasier sur place comme son orgueil pourri le lui conseiller. Elle n’arrivait même pas à s’inclure mentalement dans cette mascarade, le blâmant entièrement pour ses travers. Seuls ses ressentiments abjects foudroyaient le jeune homme qu’elle ignora alors, commençant à se marteler mentalement de sa stupidité cacophonique. Se dégageant rageusement de l’arbre dont son poing martela l’écorce, elle attrapa le panier avant de se diriger vers la voix criarde sur laquelle elle se concentra pour quitter les lieux sans avoir ni explication ni commentaire à fournir ou entendre. Rusard finit par apparaître dans son champ de vision alors qu’elle n’avait cure de savoir si son compagnon de retenue la suivait ou non, souhaitant plus que tout oublier cet instant intemporel. « C’est tout ? » geignit la voix aussi criarde que désagréable du concierge qui levait le panier en direction de son visage dubitatif, reposant ses yeux sur eux, cherchant à déceler raison et complot dans sa paranoïa d’adorateur de chat. « Le coin était pourri. » cracha-t-elle en tentant de ne pas transmettre sa hargne d’elle-même sur le pauvre malheureux sans grand succès. Pourri dans tous les sens du terme. Surement maudit même, par cette situation burlesque qui lui restait en travers de la gorge.

Au final, le concierge ne sembla pas vouloir chercher plus loin les explications, surement trop désireux de retrouver son petit confort loin de la fraîcheur et de la noirceur de la forêt. Les relâchant de cette prison végétale, la lionne ne se fit pas prier pour regagner château et salle commune non sans rage et sans maugréer contre elle-même. Là-haut, Lily l'attendait, inquiète. Elle ne fit pas attention à la préfète, claquant porte pour relâcher ce dégoût qu'elle ressentait. La seule parole que la préfète-en-chef réussit à tirer ce soir-là en-dehors du caractère de cochon de son ami fut une phrase courte. Dénué de sens pour ceux ignorant la situation. "Il n'est pas mort, contente ?!" Une rage non dissimulée. Un désaveu complet montrant combien l'inverse aurait été plus délectable alors que l'eau de la douche coulait sur elle comme pour la laver de toute cette hérésie, restant jusqu'à ce que l'eau froide ne fut que la seule réponse, le temps passant contrairement à son aigreur.
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It is time to wake up. Time to get up and go beyond mountains. Proclaim its innocence, proclaim its truth. It is time to get up et fight for it, for her !



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You should never trust a wolf in sheep's clothing ♠ Dorian
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