lux&nox ϟ I wanna hunt like David, I wanna kill me a giant man / - 18
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MessageSujet: lux&nox ϟ I wanna hunt like David, I wanna kill me a giant man / - 18 Ven 6 Mar - 1:15

Les semaines s’étaient longuement écoulées depuis le bal de Noël. Quelques nouvelles règles s’étaient instaurées au sein de l’établissement, contraignant encore davantage les élèves pour assurer une prétendue sécurité, tandis que les rumeurs fanaient tristement, à mon certain contentement. Dès la tragique soirée, mes camarades de classe comme de maison avaient soutiré un malin plaisir à échafauder et colporter des propos aussi loufoques que ridicules au fil des journées. Le nom de Samuels était devenu on ne peut plus populaire, et certains Serpentard semblaient avoir ému quelques apprentis sorciers, pour avoir notamment ramené leur cadeau ensanglanté dans leur dortoir, pour des raisons obscures. Marie-Ange Terreur, par exemple, qui manifestement avait sa robe de soirée tachée de sang et avait passé la nuit avec ses bouts de Samuels sur l’oreiller. On racontait également que Sevastian Dolohov avait emmagasiné les cadeaux dès le lendemain pour créer une potion hors du commun. Pour ce dernier, cela avait été plutôt distrayant, il me fallait être honnête. Néanmoins, ce que je préférais de ces présents sanguinolents, c’était bien le fait que tout le monde n’avait plus que les yeux rivés dessus. Plus personne ne semblait intéressé par les jumeaux Yaxley et leur proximité soudainement douteuse, ce qui demeurait extrêmement réjouissant. Jamais le fait d’être refoulé dans l’obscurité ne m’avait autant plu.

Puis, les cours avaient repris. Certains professeurs avaient jugé bon de toucher quelques mots sur les comportements invoqués par le décès de Samuels. Les maîtres enchaînaient leurs propos rassurants, quelques-uns se risquaient à répondre aux questions adolescentes d’élèves manifestement angoissés. D’ailleurs, pour pallier à l’ambiance catastrophique, un groupe d’étudiants avait souhaité organiser une fête reprenant le thème de morceaux de corps éparpillés conduisant à une sombre chasse au trésor, ce qui n’avait pas subi un franc succès, bien que je m’y étais rendu, par curiosité, et pour l’alcool gratuit.  En somme, lentement mais sûrement, les choses semblaient reprendre un certain ordre.

Les rayons du soleil perçant les rideaux du dortoir, je finissais par m’extirper non sans difficultés de mon lit. Nonchalant, je profitais de la rustique mais surtout inoccupée salle de bain des dortoirs masculins, m’éveillant doucement sous le jet d’eau de la douche. Quelques minutes plus tard, je revêtais pantalon noir contre chemise bleue, les boutons glissant entre mes doigts à nombreuses reprises, mon cerveau apparemment encore trop endormi pour aligner la boutonnière correctement. Je passais une main dans mes cheveux, m’assurais que mon allure était correcte, puis m’orientais vers la salle commune où je rejoignais quelques amis, pour par la suite prendre notre déjeuner à la grande salle.

J’observais les différents plats d’un œil sceptique, puis attirais mon regard vers les Serpentard déjà présents, remarquant promptement Lux installée quelques sièges plus loin, sur le banc en face. Puis, le bruit tonitruant des chouettes et hiboux envahit la salle, lettres et colis se dispersant entre les quatre tables. Je recouvrais machinalement mon verre de la paume de ma main. Je haïssais cette habitude imposant ces volatiles nous offrant notre courrier de cette manière. N’y avait-il pas meilleure solution que d’avoir des créatures sales voltigeant autour de nous lorsque nous étions censés manger ? Une dizaine de minutes plus tard, les animaux paraissaient enfin disparus, étouffant cette mascarade. Je posais mes doigts sur une lettre qui avait atterrit en face de mon assiette et arborait mon nom en écriture longue, fine, singulière. Damon.

Incertain, je retournais l’enveloppe entre mes doigts, une atroce pression s’immisçant déjà dans mon être. Je me convainquais vivement que le fait que mon père m’envoie une lettre se devait d’être assez positif : si j’avais commis un impair odieux, il m’en aurait fait part en face à face, sa baguette magique bien à la main. Je déchirais le papier sans merci, puis en extirpais le morceau de parchemin.

Sournoisement, les mots imprégnaient mon être, acides, douloureux, catégoriques. Je sentais mon corps former un bloc, comme pour rejeter massivement la nouvelle déversée sur cette missive empoisonnée. Mes yeux demeuraient fixes, sans réellement voir néanmoins l’immensité des faits, la réalité de cette journée, le cauchemar qui semblait débuter, me happer tout entier. Cette épée de Damoclès régnant sur mon être qui s’abattait enfin, me laissant comme anesthésié, figé, pétrifié. Puis, un coup de coude de la part de Sevastian me ramena durement à la réalité. Mon poing se referma sur la lettre, mes ongles pénétrant ma chair, le parchemin crissant. Sans dire mot, je me levais brusquement, marchant à grande hâte vers la sortie de la grande salle, la haine s’infiltrant progressivement en moi. Insoutenable, je sentais mon sang bouillir, mes joues brûler sous cette fureur sans précédent, ce sentiment d’injustice, cette rébellion nocive. Je portais une main tremblante à mes lèvres, mordant sauvagement ma peau pour m’empêcher de vociférer des propos que je regretterais amèrement, peu importe à quel point ils pouvaient être sincères. Une silhouette attira mon attention, et je reconnus bien vite une Lux essoufflée, à laquelle je tonnais, ne pouvant me retenir plus longtemps : « L’enfoiré ! » Je passais une main brutale dans mes cheveux, m’en arrachant presque une poignée au passage. Mes pas se succédaient, me conduisant précipitamment vers Merlin savait où, ma jumelle sur mes talons. Les minutes étaient insupportables. J’avais envie de l’assassiner, de me venger, de le faire disparaître, de récupérer ma vie, celle que j’avais avant qu’il s’incruste à Poudlard et réduise à néant toute source de bonheur que je pouvais bien posséder. Il était tellement doué dans ce domaine. Briser ses enfants, minutieusement, méticuleusement, actions par actions, jusqu’à ce qu’ils ne deviennent qu’emprisonnés totalement de son pouvoir. Pour ne jamais qu’ils les surpassent, pour qu’il jouisse perpétuellement du pouvoir. J’enfonçais mon poing de toutes mes forces dans une armure, imaginant qu'elle représentait mon géniteur, et l'observais se répercuter sur le sol bruyamment, généreusement, accompagnée par les représailles des personnages ornant les portraits postés dans le couloir, qui se permettaient de faire des remarques absurdes sur qui j’étais et ce qu’il me prenait. Je tirais cette fois-ci ma baguette, l’envie de flamber les différents tableaux me saisissant violemment, heureusement interrompue derechef par la force surprenante de Lux m’attirant dans une salle vide, qu’elle referma vivement derrière nous.

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Dernière édition par Nox Z. Yaxley le Lun 16 Mar - 14:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: lux&nox ϟ I wanna hunt like David, I wanna kill me a giant man / - 18 Sam 7 Mar - 22:39



Lentement, sûrement, Poudlard tentait de reprendre ses marques. Ce qui était arrivé dans la grande salle aux yeux de tous avait laissé une trace indélébile dans leurs mémoires. A chaque fois qu’elle passait le seuil des portes bâtantes, Lux revoyait cette main qu’elle avait découvert dans son paquet cadeau. Au loin, elle avait l’impression fugace d’entendre les cris étouffés qui avait percé la douce ambiance du bal de Noël. Cela s’estompait doucement avec le temps. La fin des vacances de Noël avait permis de s’échapper un peu. Puis il fallait continuer. Suivre les cours, les devoirs, les obligations familiales. Seuls les gens avaient un peu changé. Regards méfiants, rumeurs courant sur le pauvre Samuels qui avait fini en morceaux. Poudlard ne parlait plus que de cela. Ce matin, comme de coutume, le silence de la grande salle était presque religieux. Il était difficile d’y retourner, de manger et d’y rire comme si de rien n’était. Même en un samedi matin. Les sorties à Pré-au-Lard étaient limitées à présent. De nombreux décrets avaient fait surface. Pour les protéger selon eux. Angoissant selon les autres. En ce jour de demie liberté, Lux avait revêtu une de ses robes fluides de couleur crème qu’elle adorait porter pour être à son aise. Une simple ceinture fine resserrait sa taille tandis qu’un gilet large recouvrait ses épaules. Cheveux lâchés et surtout, pas de maquillage. La seule fille de la famille Yaxley avait bien trop vu sa mère se barbouiller pour en faire autant. Sa mère si classe dans ses tenues féminines et ses hauts talons. Elle se souvenait encore de la réaction de Charity devant une tenue bohème que Lux avait porté une fois. Une fois, pas deux.

Lux prit alors place à la table des Serpentard. Son regard se porta sur celle où les membres du personnel de Poudlard prenaient leur petit déjeuner. Pas de trace de Damon. Une bonne chose pensa-t-elle alors que ses mains s’activaient à tartiner une tranche de pain avec de la confiture de fraises. La Lumière s’était éloignée de Kaloyan volontairement. Sans explication, du jour au lendemain, elle s’était montrée bien plus distante avec lui. A peine un bonjour, à peine un sourire. Quant à ses amies, la plupart dormait encore… Sûrement fatiguées de la soirée de la vieille à piailler dans le dortoir des filles. Instinctivement, Lux se tourna vers Nox alors qu’il rentrait dans la pièce. C’était comme si elle le sentait arriver. Comme si elle pouvait reconnaitre son aura magique parmi toutes les autres. Depuis que Samuels avait été tué, on ne parlait plus d’eux. A son plus grand soulagement. Mais se sauter dans les bras en public pour profiter de cet apaisement n’aurait pas été des plus ingénieux…

Le bruit des ailes d’une multitude de chouettes envahit la salle. Lux sentait le vent de leurs mouvements siffler au dessus de sa tête. Elle avait toujours peur que l’une d’elle se lâche sur elle… Comme cela était arrivé à sa voisine une fois. Lux n’avait pas retenu son rire ce qui lui avait valu des regards noir de cette Euxane durant des semaines. Elle fut coupée dans ses souvenirs à l’arrivée d’une chouette qui voletait devant elle. Attrapant la lettre, songeuse, Lux reconnut immédiatement l’écriture de son père. Machinalement, elle fit tourner la lettre entre ses doigts sans se rendre compte qu’elle agissait en miroir de son frère. Prenant un couteau, elle déchira lentement le papier pour accéder à son contenu. Son coeur avait pris un rythme plus soutenu. Elle avait peur de ce qu’elle y découvrirait. Au moins, ce n’était pas une beuglante… Peut-être voulait-il la voir comme il lui avait fait comprendre durant le bal ? Elle avait pensé qu’avec tout ce qui était arrivé qu’il aurait oublié. Londubat s’était interposé dans la soirée. Son père n’était pas parvenu à ses  fins… Mais petit à petit sa mine se déconfit. Elle replia le mot et le lâcha sur la table. Comme pour le chasser. Si elle faisait mine de pas l’avoir vu, ce ne serait pas vrai. Ce ne serait pas officiel. Perdue dans sa torpeur, le raclement de la chaise de Nox attira son attention. Lui aussi. La panique s’empara d’elle. Pourquoi Lui ? Pourquoi maintenant ? Il avait si peu de fois mentionner ces idées dans ses propos qu’elle s’en était crue absoute. Il venait de détruire le dernier rempart de sa liberté. De leur liberté. Enfonçant la lettre dans la poche de son gilet, Lux tenta de rattraper Nox. Une fois hors de la grande salle, elle se mit à courir derrière lui. « Nox ! » Mais tout perdu à sa colère, il ne semblait même pas l’entendre. C’est essoufflée qu’elle finit par arriver  à sa hauteur. La colère suintait autour de lui. Il était un volcan en pleine éruption prêt à exploser. Lui aussi. Damon et Charity avaient tout calculé. Elle était certaine qu’Erèbe recevait la même lettre qu’eux en cet instant. « L’enfoiré ! » Lux se mordit la lèvre. Elle ne savait même plus ce qu’elle ressentait. Le rose de la colère, de l’humiliation lui montait aux joues. Elle glissa une main nerveuse dans ses cheveux. Elle sentait le monde s’écrouler sous ses pieds et la seule personne à laquelle elle pouvait se raccrocher était en train de tomber avec elle. Elle suivait son frère dans ses aller-retours, sans parvenir à l’arrêter et ne put s’empêcher de sursauter quand elle le vit littéralement défoncer une armure de son poing. « Nox, arrête, je t’en prie. » Mais comment tempérer une colère qu’elle ressentait elle aussi ? Elle l’avait suivi sans réfléchir et dans ce couloir sans fin, elle ne savait même pas comment l’arrêter. Lors d’une ultime tentative à le suivre, Lux vit soudainement une porte. Elle se jeta sur le bras de son frère alors qu’il sortait sa baguette prêt à tout détruire comme à son habitude. Enfonçant ses doigts dans sa chair, elle le tira brusquement dans la pièce s’étonnant d’y trouver une salle de classe abandonnée. Claquant la porte derrière eux d’un sortilège pour rester à l’abri des curieux, Lux finit par le relâcher. « Qui ? » Lux chercha les yeux sombres de Nox. Qui allait prendre place à ses côtés ? Qui allait-elle détester ? Elle en oubliait presque le nom si prestigieux inscrit sur sa lettre, bien trop occupée à se soucier de son frère. Elle sortit le bout de papier pour le donner à Nox. Elle même ne voulait rien prononcer. Ne rien dire. Ne pas rendre cela réel. Ne pas le rendre concret.

Ne sachant plus quoi faire, Lux s’empara de Nox, ses mains encerclant sèchement ses bras musclés se souciant guère des gestes brusques qu’il avait en cet instant, les lui rendant presque. Elle essayait de contenir la colère de son frère quitte à recevoir un bleu en retour. Elle tenta de le forcer à s’appuyer contre une des tables vides pour se glisser entre ses jambes. Elle voulait gagner son attention, attraper son regard. Le rassurer. Se rassurer. Ils étaient deux. Ils le seraient toujours malgré ça. Il y avait toujours des solutions. « Ca se rompt des fiançailles Nox ! Regarde Melinda et Sirius ! » Pour cela il fallait en payer le prix. Peut-être même l’exile. Le rejet. « Je pourrais bien faire n’importe quelle connerie, une assez folle pour qu’ils me rejettent. Toi aussi. » Elle disait n’importe quoi. Nox ne voudrait jamais salir le nom des Yaxley même pour se libérer de cette histoire. Ils savaient depuis longtemps que cela devait arriver. « Je suis sûre que la famille de Dorea serait avec nous. » Tentative vaine, Lux le savait très bien. Rejoindre des traites à leur sang faisait sûrement vomir Nox de dégoût.

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Dernière édition par Lux A. Yaxley le Dim 8 Mar - 23:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: lux&nox ϟ I wanna hunt like David, I wanna kill me a giant man / - 18 Dim 8 Mar - 21:45

Mon souffle se faisait court, mon cœur martelait sauvagement ma poitrine, mes muscles tendus étaient épris de légers tremblements sous l’impact de la rage qui me submergeait, m'envahissait sans merci. Je fulminais, et tandis que tout semblait abstrait autour de moi, les émotions me rangeaient sans pitié, croissant promptement pour friser l’insoutenable. Mon poing s’abattit férocement dans une vieille armure ornant le couloir d’un étage que je ne reconnaissais plus, vaine tentative de prendre le contrôle sur la sensation, de répondre à ces acerbes sentiments, de rendre au monde ce qu’il venait de me dérober lâchement, injustement. Les morceaux d’armures se répercutaient sur le sol, faisant échos aux jérémiades des protagonistes de portraits que je menaçais rapidement d’annihiler, ma baguette désormais entre mes doigts, visant la nuée de tableaux délaissés. Je n’entendais plus Lux, je ne la remarquais pas, alors qu’elle demeurait à mes côtés, essayant de me ramener à la raison, me suppliant de me calmer, de reprendre le contrôle sur une situation, sur une existence que je réalisais désormais n’avoir jamais pu jouir de la moindre prise de décision.

Toutes ces années, je n’avais figuré qu’un vulgaire pantin. L’image du prodigieux et imposant couple Yaxley. L’éducation que j’avais reçue s’était due implacable, carrée, sélective. L’enfance que j’avais vécue s’était ordonnée sans encombre, sans erreurs, sans de réels enfantillages, l’innocence effacée depuis mon premier cri. Je n’avais jamais envié les élèves qui avaient connu un différent foyer, où ceux qui avaient constamment pris soin d’eux étaient leurs parents ou autres membres de la famille, et non des inconnus payés pour faire de vous un descendant idéal à l’instinct façonné pour répondre à leurs mœurs distinctives. Je n’avais jamais désiré l’affection de mes parents, sans doute car il m’était impossible de pouvoir même me l’imaginer. Entre Yaxley, le respect composait l’élément roi de la maisonnée, et le maximum qu’on pouvait espérer. Je n’avais jamais souhaité changer de peau, pensé à élever mes propres enfants différemment, esquisser de rendre mon existence divergente de la leur. Jamais. Et maintenant, à l’orée de mes dix-sept ans, cette lettre de fiançailles en main me déclarant, me sommant le nom de celle qui devrait partager ma vie à tout jamais, je réalisais à quel point je n’avais été qu’un pion, une vulgaire marionnette. A quel point je reflétais leur valeur, leur personnalité. A quel point ils avaient réussi leur tâche de façonner un être humain à leur image, à leur pensée, à leur âme. Et j’ignorais comment je devais me sentir devant ces réalisations. J’étais incapable de déterminer si je me devais d’être fier, ou étreindre ce sentiment de trahison incertain qui s’immiscait subtilement en moi. J’avais accompli l’objectif que je m’étais dressé dès mon plus jeune âge, j’étais devenu eux. Pourtant, je n’en tirais dorénavant aucune satisfaction. Je me sentais emprisonné, trappé, dans une vie sur laquelle, finalement, je n’avais réellement, purement, aucun droit.

Brutalement, sous l’effet de surprise, Lux m’attirait dans une salle de classe vide. L’impact de ses doigts enfoncés dans mes avant-bras persistait encore alors que finalement, je la regardais. Je l’observais vraiment. Intérieurement, je me dénigrais sans pitié, riant de la vie que j’avais menée, que j’avais pensé avoir menée. Que j’avais pensé avoir contrôlée en faisant de moi, exactement, ce que mes géniteurs attendaient. Doux paradoxe, quelle magnifique illusion que voilà. J’avais pensé diriger mon existence en commettant les choix, que, finalement, ils avaient déjà pris pour moi. Tel le chien qui mord sa laisse en pensant que de cette façon, ce n’est pas son maître qui le détient. J’étais un stupide cabot. Une partie de moi mourrait d’envie de demander à Lux si ses prises de rebellions n’avaient constitué pour elle que le procédé d’échapper aux mains dictatoriales de nos parents qu’elle avait su repérer. Une partie de moi désirait ardemment savoir si Lux avait été dupée, comme son enchanté jumeau. Mais l’autre agonisait bien trop de souffrir de sa réponse pour autoriser une telle interrogation. Je ne pouvais pas vivre avec sa réponse, je le savais pertinemment, je ne pouvais pas prendre ce rôle. Celui de l’aveugle.

La jeune femme me fit face après avoir articulé quelques sortilèges afin de préserver notre intimité. Ses lèvres se murent, son timbre de voix atteint mes oreilles. Un simple mot qui se répercuta dans mon esprit et me prolongea à nouveau dans ces méandres de sentiments bien trop intenses. Dévastateurs, tyranniques, tranchants. Mon rythme cardiaque s’intensifie, l’air m’environnant paraissant de plus en plus compact. Chaque inspiration semblait douloureuse, atteignant une détermination profonde de vouloir absorber ces bouffées d’oxygène douloureuses, risibles par leur difficulté. Je réalisais à son « Qui ? » que mon poing était toujours refermé solidement sur le maudit morceau de parchemin, mes doigts crispés, gelés. Je pliais le bras, projetant sur mon interlocutrice la missive. Sans réelle insulte, juste le souhait de me séparer de cette nouvelle, d’en finir avec, ne serait-ce que pour ce dérisoire, innocent, aspect. Elle m’offrait une lettre à l’identique, que je saisis frénétiquement. Je me retournais, ouvrant si violemment le morceau de parchemin qu’il se fendit en deux, les règles de la missive voletant sur le sol tandis que le nom du prétendant s’affichait clairement devant mes yeux fous : Demitri Dolohov.

Je traversais la salle rapidement, brusquement, bousculant chaises et bureau sur mon passage. Mes mains valsaient entre cogner les biens matériels ou se plaquer contre mon crâne abasourdi. Je ne comptais plus mes pas, me laissais parcourir cette pièce machinalement, aléatoirement, alors que mon esprit naviguait dans un flou presque artistique, un trop plein vomitif. Une partie de moi se sentait presque égoïste de ne pas avoir pensé que la nouvelle aurait concerné Lux également, que si nos géniteurs me trouvaient une fiancée, ils feraient impérativement en sorte que ma sœur soit également promise indéfiniment à un abruti de cette planète. Mais Demitri Dolohov. Les pensées m’assaillaient par milliers, les sentiments se décuplant, m’épuisant mentalement alors que mes jambes accéléraient pour m’empêcher de laisser ma rage écraser ce château, écrabouiller mon illusion de vie. Soudain, Lux imposa ses mains sur mes bras, m’attirant vers elle, freinant mon manège infernal. Je tentais de la repousser brusquement, mais chaque acte sec ne faisait que renforcer son désir de m’avoir là, stoïque. Acculé contre une table, ma poitrine se haussant et s’abaissant rapidement, ma respiration devenant sifflante, la Serpentard s’exclama : « Ca se rompt des fiançailles Nox ! Regarde Melinda et Sirius ! » Sa voix se voulait forte, rassurante. Elle cherchait l’échappatoire, le mouton noir rêvant encore et toujours de ne pas être que du bétail. « Je pourrais bien faire n’importe quelle connerie, une assez folle pour qu’ils me rejettent. Toi aussi. » Je hochais la tête en signe de dénégation, les mots coincés dans ma gorge serrée. « Je suis sûre que la famille de Dorea serait avec nous. » Je ne voulais même plus regarder Lux, je n’osais pas croiser l’éclat de ses iris. Je ne pouvais pas la gérer, j’étais incapable de supporter ce qu’elle invoquerait en moi si j’avais à la regarder droit dans les yeux. Je prononçais faiblement, me sentant horriblement à l’étroit, chaque inspiration semblant heurter mes poumons comme s’ils ne pouvaient plus accepter de cet air grossier, infâme, le poing que j’avais enfoncé dans l’armure désormais décoratrice ayant bien doublé de volume et emprunté une teinte alarmante violacée suintant le mal de cette situation : « J’étouffe. » Je sentais son regard me scruter, et après quelques minutes, ma jumelle se distança. J’en profitais pour tempêter au centre de la pièce, beuglant après quelques minutes, sentant Lux se rapprochait à nouveau de moi, de mon autodestructeur moi, de mon damné moi. « Je ne vais pas devenir un traître à mon sang, Lux ! Je ne vais pas devenir comme… » Je me stoppais, ma main en mouvement. Je ne trouvais même pas de mot pour définir cette proposition, cette conjecture. « Je ne vais pas faire ça Lux parce qu’on ne peut pas faire ça ! Nous deux, on ne peut pas faire ça ! On ne va pas faire ça ! » Je sentais mes propos horriblement répétitifs, peu intelligents, et mon ton était alarmiste, mes mots saccadés par ma respiration précipitée. Je levais finalement le regard vers Lux, croisant ses yeux clairs, ma voix cette fois-ci moins tonitruante, concluant l'essentiel : « Tu ne vas pas faire ça. »  Je baissais les yeux, la jalousie m’envahissant, mon regard se brouillant à l’optique de la perdre, à la certitude de la perdre.

Le silence assombrit l’ambiance durant quelques minutes, jusqu’à ce que j’entende les pas de Lux arpenter le sol. J’orientais mon regard vers elle, sommant d’une voix directive : « Arrête. » Je la dévisageais quelques instants. Le nom de Demitri s’imposait brusquement en moi, tous comme les souvenirs du bal. Tout comme la jalousie que le Serpentard provoquait inévitablement en ma personne. Ils avaient passé une partie des célébrations ensemble, ils avaient eu des conversations, des rapports respectables, mais physiques. Je me ressassais la scène, Lux ajustant la cravate du Dolohov, leur odieuse proximité. Je crachais : « Pourquoi Demitri ? » Devant son silence, son air incertain, je reprenais, ma voix tonnant à nouveau : « Pourquoi tu es fiancée à lui ? Pourquoi tu étais au bal avec lui, et maintenant, on vous fiance ?! Qu’est-ce que t’as fait ? Qu’est-ce que t’as voulu ?! » Mes propos transpiraient les accusations qu’elle soit l’origine de ces nouvelles, rejetaient le fait qu’elle puisse se marier avec un homme qu’elle apprécie, qu’elle désire, alors que l’infernale Rowle m’était destinée. « Et Carl. » Je n'avais même pas la décence d'appeler cet homme par son nom de famille, de lui offrir le moindre titre. Il n'était qu'un scélérat dans Poudlard. Une ordure qui était également trop proche de Lux. « Qu'est-ce que tu fais avec lui ? Qu'est-ce que tu fais avec eux ?! »

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MessageSujet: Re: lux&nox ϟ I wanna hunt like David, I wanna kill me a giant man / - 18 Lun 9 Mar - 23:05



Attirer Nox dans la salle qui s’était trouvée à côté d’eux aspira toute l’énergie de sa soeur. Elle y avait mit toute sa force, toute la colère qu’elle avait pu, ne serait-ce que pour parvenir à lutter contre lui, contre ses démons. Et une fois qu’ils étaient enfermés précieusement dans cette pièce inconnue, Lux se demanda si elle avait bien fait de le retenir entre quatre murs. Il fulminait. C’était même pire que cela. S’il n’avait pas été Nox, son frère, sa propre chair, elle aurait sûrement été impressionnée. La Lumière voyait sous ses yeux déferler la désillusion de son jumeau. Tout son monde venait d’être balayé tel un château de cartes soufflé par une douce brise d’été. Elle ne savait plus quoi faire, perdue entre ses propres terreurs et les siennes. Comment être là pour lui alors qu’elle ne savait même pas quoi faire d’elle même. Nox détruisait, Nox explosait. Lux encaissait, Lux digérait. Colère d’un magma en fusion à l’encontre de celle d’un iceberg. Un iceberg profondément enfouit sous l’eau depuis longtemps. Elle retint sa fierté de souffler sur le brasier de son frère alors qu’il lui jetait le parchemin qu’il avait reçu. Elle ne se donna même pas la peine de lire les quolibets de son père cherchant la ligne qui indiquerait son nom. Celui de l’usurpatrice. Cette fois, elle ne put que rester de marbre. Sonnée par les neuf lettres qui composaient le prénom d’une de ses plus proches amies. Si les deux jeunes femmes étaient amies, Lux sembla soudainement la haïr. Autant que Nox pouvait déjà le faire. Car si elles étaient unies, ce n’était pas leur cas. Ils allaient s’entretuer. Elle n’était pas là ce matin. Lux n’avait même pas vu son hibou. Qu’est-ce que cela signifiait ? Cette garce était-elle déjà au courant ? Des fiançailles ne s’orchestrait pas en une semaine, pourtant Damon n’avait jamais pris la peine d’effectuer une quelconque démarches jusqu’à lors. Garce. Trainée. Voila à quoi se résumaient ces quelques années d’amitié à présent. Elle allait se venger par un moyen quelconque. Elle trouverait. Elle saurait comment la déshonorer. Lyssandra allait regretter d’avoir gardé ses lèvres closes, faisant passer ses futilités familiales devant cette amitié si fugace à présent.

Les méandres de Lux s’évanouirent devant son frère. Sa respiration enragée, ses gestes brusques. Sans s’en rendre compte Lux a froissé, réduit la lettre en petits morceaux. Comme lorsqu’elle était gamine. Quand Erebe lui avait volé son frère pour jouer. La fois où punie des heures le nez contre un mur, elle avait déchiré en confettis le livre de son ainé. Abandonnant à terre, la nouvelle souillée par ses doigts, par ses chaussures à présent, elle avait tenté de calmer Nox en le prenant dans ses bras. Cela marchait normalement. Lorsque leur chaleur se retrouvait, quand leur odeur se mêlait et que leur souffle se liait. Se retrouver. Cela marchait normalement. Ses paroles tintèrent dans le vide. Inutiles aux oreilles de Nox, elle en était certaine mais c’était pourtant une solution. La seule pouvant les libérer. Mais elle le connaissait mieux que personne. Ces mots, ces suggestions. Il en aurait rit. Il se serait moqué. L’aurait rabrouée. Détournant ses pensées, calmant son souffle. Cela marchait normalement. Il fuyait son regard. Ses idées folles laissant Lux à son désespoir. Alors il valait mieux mourir la bouche ouverte ? Ne rien faire ? C’était donc ça la solution. Ses mains s’étaient faites plus douces, elles avaient relâché la pression qu’elles tentaient d’exercer sur lui. Elle saisit ses poignets, ses doigts glissant entre les siens. « J’étouffe. » Lux resta un instant interdite, ses gestes qui se voulaient réconfortant, s’arrêtèrent nets, ses phalanges se crispées sur la paume de Nox. Ses prunelles claires fixèrent longtemps son visage, cherchant une quelconque explication à ce rejet. Elle s’éloigna brusquement, blessée. Elle resserra son gilet autour de ses épaules faisant quelques pas. Elle avait envie de crier elle aussi. De pleurer. De lui hurler au visage sa peine. Mais elle passait au-dessus de ses propres rafales de sentiments meurtrières pour lui. Et il ne trouvait que ça à dire ? J’étouffe. Elle aussi elle suffoquait. Depuis tellement longtemps. Tous les dérapages en soirée, toutes les retenues, les tenues saccagées proposées par Charity, les mines boudeuses qu’elle adressait à Damon. Elle se noyait depuis tellement longtemps. Un instant, elle en voulut à Nox de ne pas ouvrir les yeux. Qu’il n’était pas seul. Pas seul à souffrir. Pas seul à affronter cela. Ils étaient deux pour souffrir. Deux pour se battre. Et pourtant, ils n’étaient que des petites souris entre les griffes affutées de leur famille. Ils étaient toujours ensemble. Cela suffisait. Cela marchait normalement.« Je ne vais pas devenir un traître à mon sang, Lux ! Je ne vais pas devenir comme… »  Comme quoi ? Comme quelqu’un de normal ? Quelqu’un de libre ? Comme le frère de leur ami Regulus qui s’éclatait avec allégresse dans les couloirs de Poudlard ? Elle resserra sa poigne sur les pans de son gilet. Sa voix était montée d’un cran. La respiration de Lux se fit saccadée. En cet instant, elle se sentait incomprise. « Je ne vais pas faire ça Lux parce qu’on ne peut pas faire ça ! Nous deux, on ne peut pas faire ça ! On ne va pas faire ça ! » « C’est bon ! J’ai compris ! » cria-t-elle à son tour lui faisant à nouveau face prête à l’affronter. La dernière fois qu’ils s’étaient retrouvés seuls, ils avaient hurlé. Cette fois encore, cela recommençait. Les repères de la Lumière s’affaissaient dans les ténèbres semées par Damon. Ils s’affaissaient, sombraient dans la noirceur de Nox. Elle perdait son éclat. Elle se perdait. J’étouffe. On l’éteignait doucement. Elle ne brillait plus. « Tu ne vas pas faire ça. » Elle ne brillerai plus jamais. A ces paroles, quelque chose venait de s’éteindre définitivement. L’Espoir ? Les paroles du Dolohov lors du bal vinrent exploser dans sa cervelle. Elle avait cette affreuse sensation de plus être dans sa carcasse. Qu’elle était à côté, qu’elle s’observait. Vous savez ces instants où vous vous dégoutez tellement que vous voudriez changer de peau ? « Arrête. » Lux se rendit compte qu’elle n’avait cessé de marcher suite aux dernières paroles de Nox. Elle donna un coup de pied rageur dans une chaise à l’aide de ses bottines noires. « Que j’arrête quoi Nox ? De vivre ? Que je fasse semblant comme toi ? Tu veux quoi ? Que j’arrête de refuser d’être un pantin ? Que j’arrête d’espérer ? Qu’est-ce que tu veux que je commence alors ? Que je fasse semblant d’être heureuse ? Je donnerai tout ce j’ai pour être à la place de Dorea, Nox ! Qu’on soit nés Dearborn plutôt que Yaxley. J’exècre notre nom ! Je le hais Nox ! » Le souffle court Lux avait éructé ses paroles sans réfléchir la colère chevauchant avec aplomb son impulsivité habituelle. Mais ce qui suivit. Ca, elle ne l’avait pas vu venir. « Pourquoi Demitri ? » Lux resta muette. Elle ne comprenait pas. Elle hocha la tête. Il délirait. « Pourquoi tu es fiancée à lui ? Pourquoi tu étais au bal avec lui, et maintenant, on vous fiance ?! Qu’est-ce que t’as fait ? Qu’est-ce que t’as voulu ?! » Un frisson parcouru son échine. Un instant, elle crut que le coeur au bout des lèvres, elle allait vomir devant les accusations de son frère. Comment se défendre ? Si elle lui disait tout, il irait tout bonnement faire la pire connerie de sa vie. Elle avala difficilement sa salive. Une bouffée de chaleur s’empara d’elle, un vertige. Elle s’appuya contre le rebord d’une table qui avait échappé à la fureur de Nox. Les tourments l’enveloppaient, la tiraient dans les abysses. Elle coulait. Sombrait. Si elle voulu reprendre la parole, Nox ne lui laissa pas le temps de le faire. « Et Carl. » Lux mit plusieurs secondes avant de comprendre de qui il parlait. Londubat. Il délirait. « Qu'est-ce que tu fais avec lui ? Qu'est-ce que tu fais avec eux ?! » Lux s’agrippa la nuque. Ses mains tremblaient mais ce fut plus fort qu’elle. Sa main se leva sur Nox et seul l’écho de sa main rencontrant sa joue résonna dans la pièce. Elle resta paralysée devant son geste portant sa main devant sa bouche. Choquée par sa propre réaction face aux propos insultants de Nox. Mais elle ne s’excuserait pas. Jamais. Les mains jointes devant ses lippes, elle le regardait horrifié. Meurtrie par ses pensées. Il n’y avait même pas de larmes pour couler sur ses joues tellement il lui avait arraché les entrailles.

« Tu me dégoutes. » Elle se jeta sans prévenir sur lui, sur son air hautain, sur ses idées si horripilantes. Paumes en avant, elle le bouscula au niveau de son torse avec toute la force qu’elle possédait. Lux ne s’énervait jamais ainsi. Pas physiquement. Jamais la colère ne traversait sa chair à ce point, encore moins contre Nox. Elle restait face à lui prête à exploser à tout moment. « Mais vas-y, dis le ! Dis le que tu penses que je suis une pute ! Comme toutes les pauvres connes que tu baises ! C’est ça ? » hurla-t-elle la voix presque éraillée. Comment pouvait-il penser ça ? Elle qui ne connaissait que lui. Elle qui s’était fait ce serment presque silencieux. « Putain, Nox j’espère que tu souffres autant que moi en cet instant, parce que tu aurais jamais pu me faire plus mal qu’en disant ça ! » Elle réprima une larme rageuse qui s’était échappée d’un revers de sa main. Elle ferma les yeux tenta de se contrôler. Elle sentait son coeur battre dans ses tempes tandis que son crâne s’agitait sous la tempête de ses pensées perdues. « Mais merde Nox ! » La vulgarité ne cessait de passer outre ses filtres habituels. « Tu sais mieux que personne que je déteste Dolohov ! Tu n’as pas juste pu penser un instant que j’étais coincée avec Lui ? » Elle se mordit la langue. Elle en avait trop dit. Elle ajouta se tuant elle-même de mentir. « C’était juste un stupide pari Nox. J’ai pas pensé que… » Elle s’arrêta dans sa phrase. C’était exactement ce qu’il allait lui reprocher. Ne pas penser. Ne pas se soucier. Son image. Leur nom… Elle se prit la tête dans les mains. « Et Londubat ? Tu délires ! Sérieux ? Londubat ! » Elle attrapa les épaules de son jumeau pour le secouer, comme pour lui remettre les idées en place. Elle finit par le lâcher. S’éloigner. Craignant finalement un juste retour.  Marchant à reculons, fuyant sa silhouette, sans pour autant arrêter de le fixer dans les yeux. Certain prenait de l’élan pour se donner du courage, elle, elle reculait. A l’opposé de Lui. Il venait de lui arracher le coeur. Il lui avait pris sa dignité lui qui était le seul à la connaitre pourtant, ne se laissant pas berner par les bruits de couloirs. Lorsque finalement, elle buta contre un mur, elle s’écria. « C’est l’hôpital qui se fout de la charité ! Dois-je te demander des nouvelles de ta petite métissée ? Dois-je oublié les idiotes des bals mondains que tu te tapes sans vergogne ? Dois-je fermer les yeux quand tu t’amuses à draguer des écervelées avec tes potes ? Dois-je vraiment te rappeler Marlène, ton nouveau petit jouet ? » Lux ne s’était pas retrouvée dans un tel état de rage depuis des mois. Depuis cette scène dans le jardin des Yaxley. La jalousie s’imprégnait dans sa peau. Dans son être. Si elle avait bien une qualité, c’était pourtant son calme légendaire. Ce silence observateur qui la distinguait tant. Il venait de tout briser en éclat. « Toi ! Toi tu fais ça ! Pas moi ! Ne me jettes pas à la figure tes péchés Nox ! » Cet échange ne rimait à rien. Elle ne s’était jamais sentie aussi trahie. « T’es pas mieux que Lui en fait. Tu juges, tu veux dominer, tu ne vois pas plus loin que le bout de ton nez. Oh ça oui. Tu seras parfait Nox ! Un parfait Damon en puissance. Finalement je devrais plaindre Lyssandra. Je devrais plaindre tes futurs gosses et adresser quelques incantations à Merlin pour que jamais ta future femme n’accouche d’une fille ! » Lux chercha un instant sa respiration, à bout de souffle, à bout d’arguments, épuisée par cette colère, par la détresse qui la poussait à se tenir contre le mur pour ne pas s’effondrer. « Deviens pas ce type Nox. » murmura-t-elle se laissant glisser au sol, ramenant ses genoux contre sa poitrine pour les encercler de ses bras y enfonçant son visage. Elle se mura dans cette position se berçant d’avant en arrière, ignorant Nox et tous les propos hargneux qui allaient pleuvoir à son encontre. Cela marchait normalement.

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MessageSujet: Re: lux&nox ϟ I wanna hunt like David, I wanna kill me a giant man / - 18 Mar 10 Mar - 1:21

Les différends se hissaient dangereusement entre les jumeaux, leurs voix se percutant l’une contre l’autre, établissant des divergences d’esprit, tout en peignant la même souffrance. Celle d’être à nouveau séparés, celle de voir sa vie orientée vers un sort imposé et détesté. Elle présentait des alternatives à notre situation, évoquant trahir notre sang, notre famille, pour jouir d’une liberté inattendue, inespérée. Je ne pouvais le concevoir, j’étais incapable d’entrevoir mon existence sans mon patronyme et ce qu’il invoquait, ce qu’il transpirait. J’étais un sang-pur, et tristement, je ne pouvais me considérer autrement. J’en tirais là une bien trop immense fierté pour la repousser. J’en définissais mon mode de vie. Même au prix d’ailes. Sec, j’ordonnais, terrifié à l’idée de tous les changements majeurs qui nous accablaient, réfutant de toutes mes forces l’optique que Lux quitte le monde que je ne pouvais me résoudre à abandonner, même s’il m’était de plus en plus nocif. « Arrête. » Le pied de la Serpentard cogna brusquement une chaise qui tomba à la volée, bruyante. Sa voix tonitruante emplit promptement la pièce.

« Que j’arrête quoi Nox ? De vivre ? Que je fasse semblant comme toi ? Tu veux quoi ? Que j’arrête de refuser d’être un pantin ? Que j’arrête d’espérer ? Qu’est-ce que tu veux que je commence alors ? Que je fasse semblant d’être heureuse ? Je donnerai tout ce j’ai pour être à la place de Dorea, Nox ! Qu’on soit nés Dearborn plutôt que Yaxley. J’exècre notre nom ! Je le hais Nox ! » Je m’entendis hurler un « Non ! » que je ne savais moi-même réellement expliciter. Je ne désirais aucunement que Lux demeure ce pantin manipulé par nos damnables parents. Je ne voulais pas que ma jumelle change, je l’aimais bien trop telle qu’elle était aujourd’hui. Je ne souhaitais pas qu’elle sombre dans le monde auquel appartenaient les Dearborn, et l’enfant en moi craignait encore les répercussions que ma sœur puisse pâtir si Damon, maléfice omniprésent, en venait à entendre Lux bafouer notre nom. Son royaume, son respect. Et puis, ma sœur ne pouvait pas haïr l’essence Yaxley, car odieusement, j’en faisais partie, j’en étais composé, je le devenais encore plus chaque jour.

Le silence s’imposa quelques instants, pesant supplice. Finalement mes lèvres laissaient filer des interrogations, des craintes, des reproches voilés. Demitri, Carl, le bal de Noël, cette jalousie qui m’avait envahi tout entier, incarné un brasier ardent au fond de mon être, ravageant tous mes bons sentiments, intensifiant ma possessivité envers la jeune sixième année, transperçant mon bien être, mes entrailles. J’impliquais sans retenue le fait que les fiançailles de Lux aient été voulues par cette dernière, je lui rejetais une faute dont j’ignorais même la véracité. Tout ce que je voyais, c’était ma douleur, mon désarroi, mon malheur, et en minimisais les peines de mon interlocutrice, les rendant suspicieusement invisibles. « Qu'est-ce que tu fais avec lui ? Qu'est-ce que tu fais avec eux ?! » Je scrutais la britannique. Ses mains agrippèrent sa nuque, ses mouvements devenus brutaux, presque spasmodiques sous l’effet de la féroce colère qui s’installait sournoisement en elle. Je percevais Lux perdre prodigieusement son calme légendaire, fait si rare. Puis, sa main rapide vint s’abattre brutalement sur ma joue, y laissant une empreinte rougie que je n’avais vu venir, que je n’aurais pu contrer. L’impact résonna dans la pièce, mes oreilles s’assourdissant, ma peau prenant feu, mon cou crispé. Je ne relevais pas le regard, choqué par le geste violent de ma sœur, les sentiments soudainement mis en suspens, les pensées valsant dans mon esprit à la recherche d’un quelconque ordre. Un nouveau silence s’imposa dans la pièce, durant lequel l’atmosphère était plus lourde que jamais, hautement conflictuelle, destructrice.

« Tu me dégoutes. » Ses mains se refermèrent sur mes épaules, me rejetant en arrière, encore et encore. M’accablant de ses poings, de sa force, de sa fureur. Je la laissais faire, mes tympans résonnant sous ses vociférations « Mais vas-y, dis le ! Dis le que tu penses que je suis une pute ! Comme toutes les pauvres connes que tu baises ! C’est ça ? » Sa voix raillait, frisant l’hystérie, embrassant la folie. Je l’observais de marbre, subissant dans un mutisme froid, presque religieux, son ire. « Putain, Nox j’espère que tu souffres autant que moi en cet instant, parce que tu aurais jamais pu me faire plus mal qu’en disant ça ! » Une larme perla au coin de ses yeux, qui s’évanouit sous la manche rageuse de la jeune femme. Ses propos me transperçaient, acerbes, alors qu’un calme impromptu m’envahissait, que ma vision s’éclaircissait malgré tout. Je ne pipais mots, ses vulgarités régnant sur la salle. « Mais merde Nox ! Tu sais mieux que personne que je déteste Dolohov ! Tu n’as pas juste pu penser un instant que j’étais coincée avec Lui ? » Je soupirais, en désaccord. Ses yeux clairs me fixaient, enflammant mon instinct, ma terreur de la perdre, de la briser beaucoup trop. Plus que d’ordinaire. « Eh bien non, Lux. Non, je ne sais pas que tu détestes Dolohov ! Parce que quand je te vois au bal avec lui… » Je me coupais, m’approchant de ma jumelle, le souffle court, avare de mots. « Je sais pas, merde, Lux ! Quand je te vois avec lui, je m’imagine plein de choses. Pas parce que t’es une pute, mais parce que ce serait si facile pour toi. Ce serait si facile de… » Je soupirais, les sourcils froncés, épuisé, éreinté de mettre des termes sur mes sentiments, sur les secrets de mon cœur. Cette part interdite. « C’était juste un stupide pari Nox. J’ai pas pensé que… » Je haussais les sourcils, incrédule. Un pari ?! Le terme résonnait dans mon cerveau sans pouvoir y élucider le moindre sens. « Et Londubat ? Tu délires ! Sérieux ? Londubat ! » J’expirais brusquement, rejetant cette perspective vertigineuse, crachant presque mes affections. « Tu comprends pas ! Ce serait si facile pour toi de trouver mieux ! De trouver du… Normal ! » Un rire sans joie fila entre mes lèvres. Me dénigrant pour la première fois de ma vie, et cela sans merci. « Quand je te vois avec un type comme Dolohov, tout ce que je vois, c’est le futur que tu pourrais avoir, que tu devrais avoir. Toute ta belle vie de Yaxley toute puissante. Quand je te vois avec Dolohov, je vois ce mec qui est… Bien né. Qui a la seule chose que j’aurais jamais et que tous les autres mecs ont dans ce château, même Londubat, par Merlin. Londubat ! Ils sont pas ton frère. Ils sont pas ton frère ! » J’avais beuglé la dernière phrase en désespoir de cause, et en guise de réponse, Lux avait saisit mes épaules, secouant mon corps comme si quelque chose pouvait en sortir, comme si un quelconque sens me percuterait. Elle finit par me lâcher et se distancer, jusqu’à ce qu’un mur la stoppe dans sa fuite, son regard me dévisageant indéfiniment, perpétuellement. « C’est l’hôpital qui se fout de la charité ! Dois-je te demander des nouvelles de ta petite métissée ? Dois-je oublié les idiotes des bals mondains que tu te tapes sans vergogne ? Dois-je fermer les yeux quand tu t’amuses à draguer des écervelées avec tes potes ? Dois-je vraiment te rappeler Marlène, ton nouveau petit jouet ? » Je l’observais, reprenant mon silence royal, spectateur de la fureur que j’avais provoquée chez ma sœur, et qui la possédait tout entière, sans nulle retenue. « Toi ! Toi tu fais ça ! Pas moi ! Ne me jettes pas à la figure tes péchés Nox ! T’es pas mieux que Lui en fait. Tu juges, tu veux dominer, tu ne vois pas plus loin que le bout de ton nez. Oh ça oui. Tu seras parfait Nox ! Un parfait Damon en puissance. Finalement je devrais plaindre Lyssandra. Je devrais plaindre tes futurs gosses et adresser quelques incantations à Merlin pour que jamais ta future femme n’accouche d’une fille ! » Ses répliques me heurtaient violemment, me blessant comme j’avais sans doute pu le faire quelques instants plus tôt. Elle était cruelle, vile, et tirait l’une des cordes sensibles dont elle connaissait parfaitement l’existence. Ma mâchoire demeurait serrée, et je me contentais de la fixer, comme la victime qui refuse de cligner des yeux, quitte à ce que sa dernière vision soit celle de son bourreau. « Deviens pas ce type Nox. » Elle se laissa glisser le long du mur, ramenant ses jambes contre elle, se basculant d’avant en arrière comme une âme en peine.

Je regardais la scène passivement, les vestiges d’une Lux qui avait perdu ses repères, son calme, son sang-froid. Je l’observais silencieusement, laissant les minutes défiler longuement. Ses mouvements périodiques, mes méninges anesthésiées, mes oreilles sonnées de tous ces cris, toute cette rage. Je finissais par détourner le regard, réalisant les dégâts de la pièce, les résultats de notre fureur. Les introductions à notre futur. Ma joue semblait frétiller encore de l’impact du coup, et mon poignet avait étreint des dimensions nouvelles. J’inspirais longuement, puis m’orientais vers la Serpentard, m’installant précautionneusement à ses côtés. Pendant de nouvelles minutes, le silence nous enlaça, durant lesquelles le silence nous englobant semblait presque superflu, surnaturel. Puis, quelques termes se faufilèrent d’entre mes lèvres, presque irréels. « Je refuse de te perdre. » J’esquissais un regard vers son profil, ajoutant par la suite : « C’est bien la seule chose pour laquelle je me battrai toujours, que jamais j’abandonnerai. » Je baissais les yeux sur mes genoux pliés. « C’est le type que je suis. » Je rejetais ma tête en arrière, l’appuyant sur le mur de briques. J’étais incapable de formuler d’autres propos, de répondre à ses insultes, ses injures, aussi cinglantes fussent-elles. De la dénigrer, la réfuter. Tout ce que je savais, c’était que j’avais vécu ma vie avec elle, et que j’étais incapable de concevoir mon existence sans elle. Le reste, quant à lui, paraissait précaire.

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MessageSujet: Re: lux&nox ϟ I wanna hunt like David, I wanna kill me a giant man / - 18 Mar 10 Mar - 5:08



Les mains de Lux tremblaient terriblement durant cet échange. Elle parvenait avec peine à garder son calme. Discerner sa douleur et celle de Nox devenait un casse-tête impossible. Elle avait la sensation implacable qu’il se vengeait sans cesse sur elle. Comme si tout cela était de sa faute. Elle n’arrivait plus à le suivre. Elle était happée par ces impressions terribles qu’il la repoussait loin de lui. Puis sans gêne, il s’immisçait à nouveau au centre de ses principes, rejetant d’un revers de mains ses idées. Ignorant les propres envies de sa jumelle, qui depuis toujours, s’était pliée à toutes ses volontés. Il était le seul qui la tenait liée à sa famille. Ce n’était pas Erèbe, encore moins ses parents. Ce n’était que lui. Le second fils de la famille. Le futur propriétaire du cabaret maudit. Toute sa vie était tracée d’avance. Une belle vie. Sans faille. Avec l’argent, le nom, l’influence. Les femmes. Il pourrait reprendre les rênes d’une vie rêvée. Et si Lyssandra ne lui plaisait pas ? Alors, il pourrait se complaire aux mêmes jeux que son père. Lux espérait simplement qu’elle resterait toujours sa préférée, comme il lui avait promis durant cet été où tout avait basculé. Pourtant, ils ne faisaient que hurler. Leurs voix s’entrechoquaient dans des querelles qui ne devraient même pas exister. Elle haïssait le monde de les avoir fait soeur et frère et pourtant s’ils ne l’avaient pas été auraient-ils connu cette passion dévorante qui brûlait leurs âmes sans se soucier du carnage que cela entrainait dans ce sillon dangereux de la vie ?

Alors ils criaient. Leur haine commune face à cette injustice. Lux se faisait percuter par les mots durs de Nox et renchérissait. Simplement dans le but, tout deux, de moins souffrir. S’en prenant sans vergogne à celui qu’elle chérissait le plus, tout comme lui ne se gênait pas pour le faire. Elle ne savait même plus ce qu’il voulait. Et lorsqu’il se mit à crier 'non' à son tour, repoussant par la même toutes les folies presque ubuesques qu’elle lui avait lancé au visage, Lux demeura silencieuse.

Pourtant, c’était bien ce qu’on lui reprochait. Ses écarts de conduites. Ses fréquentations parfois indignes. Ses envies de vivre de sa passion. Les fêtes auxquelles elle participait sans se soucier de l’image qu’elle pouvait laisser derrière elle. Qui aimait-il ? La vraie Lux ou celle qu’il tentait de refréner ? Celle à qui il ordonnait d’être ? Celle qui devait paraitre plutôt qu’être ? Parce qu’elle, elle l’aimait tout entier. Lui et son caractère de merde. Sa violence. Même ses attachements à la famille, elle les prenait avec lui quitte à rêver en silence d’un ailleurs. Bien sûr, être Dearborn n’aurait jamais réparé leur anormalité aux yeux des autres. Mais au moins, ils n’auraient jamais eu se soucier des complaisances de leurs parents, ni de se retrouver fiancer à des personnes qu’ils haïssaient. Et lorsque les mots avaient tranché, qu’ils avaient sifflé dans les airs, Lux était devenue une autre personne. Jamais elle ne se laissait emporter de la sorte. En cet instant, elle avait voulu tout faire pour qu’il souffre comme elle était en train de saigner suite à ses paroles. Tout ce qu’elle avait retenu, elle le déversait sur lui en le brusquant alors qu’il devenait si impassible. Si exécrable embrasant toujours plus son envie de le meurtrir pour la traiter de la sorte. « Eh bien non, Lux. Non, je ne sais pas que tu détestes Dolohov ! Parce que quand je te vois au bal avec lui… » Avide les yeux de la Lumière le fixèrent ardemment attendant ce qu’il pouvait dire, comment il pouvait se justifier ! Il avait passé son enfance avec les Dolohov. Ce trio de cinglés. Lux, elle, avait toujours pris de la distance préférant la compagnie de Dorea ou de Melinda. Comment pouvait-il douter encore et toujours alors qu’elle lui avait dit il y a plusieurs semaines à quel point elle l’aimait. Pour le rassurer encore et toujours. Et cela ne suffisait pas. « Je sais pas, merde, Lux ! Quand je te vois avec lui, je m’imagine plein de choses. Pas parce que t’es une pute, mais parce que ce serait si facile pour toi. Ce serait si facile de… »  De l’oublier, de l’effacer avec le premier venu ? Il pensait réellement ça d’elle ? Il n’avait pas confiance. Cela lui faisait encore plus mal. Elle savait plus quoi faire pour qu’il ne redoute rien d’elle de ce genre. Lorsqu’elle mentionna un pari, elle dévia le regard devant celui de Nox. N’assumant pas sa bêtise, son mensonge. « Tu comprends pas ! Ce serait si facile pour toi de trouver mieux ! De trouver du… Normal ! » Lux sursauta alors qu’il élevait à nouveau la voix. Son rire la fit frissonner. Ses paroles ne faisaient que confirmer ses craintes les plus tenaces. « Quand je te vois avec un type comme Dolohov, tout ce que je vois, c’est le futur que tu pourrais avoir, que tu devrais avoir. Toute ta belle vie de Yaxley tout puissante. Quand je te vois avec Dolohov, je vois ce mec qui est… Bien né. Qui a la seule chose que j’aurais jamais et que tous les autres mecs ont dans ce château, même Londubat, par Merlin. Londubat ! Ils sont pas ton frère. Ils sont pas ton frère ! » Son coeur se serra au fond de sa poitrine. «J’ai pas besoin de mieux Nox ! J’ai pas besoin de normalité ! Et tu sais très bien que je ne rêve absolument d’une vie comme ça ! Comment tu peux m’accuser d’être l’instigatrice de ces fiançailles, alors que tu sais que c’était ce qui me terrifiait le plus venant de nos parents ? Pourquoi tu ne peux juste pas me faire confiance et arrêter de douter de moi, de mes sentiments pour toi ? » Et puis elle lui avait jeté à la figure ses propres divagations. Il n’était pas chaste, loin de là ! Il avait connu des filles bien avant elle. Si elle avait pris cela pour un jeu, qu’il lui ‘apprenne’ à devenir une femme, elle se brulait les ailes rien qu’en pensant qu’elle n’avait jamais plus envie d’autres choses à présent. Elle ne voulait jamais sentir les mains d'un autre sur elle. Elle éructait. L’accusait d’être un Damon en puissance insinuant sournoisement qu’il avait les mêmes jeux, les mêmes vices, les mêmes besoin de puissance. L’attaque parfaite pour le blesser là où il en aurait le plus mal et c’est à bout, supplique au bout des lèvres qu’elle se renferma sur elle même.

Elle voulait oublier cette salle et tomber dans le chaos de ce silence si lourd, si agressif. Celui qui jouait avec les ficelles des sentiments étaient un fou. Insatiable. Un fou qui se délectait de la souffrance des gens. Elle le sentit alors près d’elle, son corps, ses bras dans lesquels elle rêvait d’aller se réfugier pour oublier. Pour tout oublier. De longues minutes s’égrainèrent ainsi, Lux se contentant de fixer le vide devant elle. « Je refuse de te perdre. » Ses paroles résonnèrent comme s’il était loin d’elle. Un bourdonnement ahurissant avait envahi ses oreilles. Les yeux de Nox se posèrent sur elle. Tant et si bien qu’elle tourna la tête à l’opposé. « C’est bien la seule chose pour laquelle je me battrai toujours, que jamais j’abandonnerai. » Lux soupira. Comment se battre en restant prisonniers de ce monde alors ? Et derrière ses paroles, elle avait si peur de ce qu’il aurait pu faire pour tenir ses promesses. « C’est le type que je suis. » Lux se redressa doucement, oubliant ses mouvements frénétiques qui la berçaient dans un monde illusoire. Elle se laissa glisser contre l’épaule de Nox, y apposant sa tête. Elle en oubliait tous les mots durs, toutes querelles. Les paupières closes, elle n’ajouta rien. Que dire après ça ? Sa main se posa sur le bracelet qu’elle lui avait confectionné un jour. De grosses mailles argentées, une médaille au centre. Son prénom gravé côté face. Côté pile, une ardoise libre pour communiquer entre eux. Elle se hissa doucement sur lui, repoussant ses jambes, s’installant sur ses cuisses les genoux repliés à même le sol encadrant les hanches de Nox, se souciant guère de froisser sa robe. «Ce n’est pas ce type là que j’aime. » Ses mains se glissèrent autour du visage de Nox, se glissant dans son regard. Elle se rapprocha à l’aide de ses genoux, les éraflant un peu sur le sol rugueux, pour sentir la chaleur de son torse. «Tu ne me perdras pas Nox. » Elle inspira profondément comme si elle cherchait ses mots, comme si elle hésitait. «Personne pourra nous enlever ce qu’on a. » Elle pencha son visage près de celui de Nox, ses lèvres frôlant les siennes. Elle reprit : « Le type que j’aime, il a confiance et il sait que je serais toujours à lui. » Elle déposa un baiser sur ses lèvres. Aussi léger qu’une plume. « Je serais toujours la sienne car tout mon être lui appartient. Alors même si je dois être au bras d’un autre, mon cœur, il sera toujours dans tes mains Nox. » Cédant ses envies, elle l’embrassa. Bien plus passionnée. Ses lèvres se faisant inquisitrices, tentatrices. Sa langue venant caresser la sienne avec douceur, puis avec envie. Un baiser loin d’être chaste. Un baiser qui trahissait toutes ses émotions. Un baiser qui en voulait bien plus. Lorsqu’elle s’arrêta ce ne fut que pour prononcer des paroles lourdes de sens. «Est-ce que le type que j’aime peut me promettre la même chose ? Est-ce qu’il sera mien avec alors que je serais sienne ? » Ses bras encerclèrent la nuque de Nox, l’enlaçant avec sensualité. Resserrant leurs corps, leurs bassins. Elle déposa plusieurs baisers au creux de son cou. « Arrête de briser mon cœur. Je suis à toi à jamais. » Elle souffla comme pour reprendre contenance sans y parvenir et planta ses iris dans celles bleutées de son frère. «Je suis à toi maintenant. » Un murmure. Une petite allumette qui tombe dans une flaque d’essence pour créer un brasier. A nouveau son visage s’approcha de celui de Nox ses lèvres restant à quelques millimètres des siennes. Elle attendait sa sentence. Elle attendrait toujours.

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MessageSujet: Re: lux&nox ϟ I wanna hunt like David, I wanna kill me a giant man / - 18 Lun 16 Mar - 3:45

« C’est le type que je suis. » Je déposais une main contre mon front, mes doigts s’enfonçant dans mes cheveux noirs devenus hirsutes avec toute cette agitation. Je me sentais épuisé, totalement vidé. Mon rythme cardiaque était toujours accéléré, ma respiration s’apaisant toutefois au fil des secondes, longuement. Je fermais doucement les yeux. La colère subsistait en moi mais la confusion l’adoucissait, l’englobait presque, ne me rendant plus que pantin désarticulé, anéanti. Le silence s’était imposé dans la pièce sens dessus dessous, et bientôt, Lux se redressait, apposant sa tête contre mon épaule. J’abaissais mon bras, et elle saisissait ma main, ses doigts retrouvant le bracelet qu’elle m’avait confectionné des années auparavant. La passion de Lux pour ses bijoux ne m’avaient jamais intéressé. Pour être tout à fait sincère, je n’avais fait que tolérer cette activité, sans réellement chercher à y comprendre ou connaître quoi que ce soit. J’étais pourtant un jeune homme cultivé, j’aimais nombreuses formes d’art, mais étrangement, je réservais le mystère à celui qu’exerçait ma jumelle. Néanmoins, lorsqu’elle m’avait fait cadeau d’une de ses créations, je l’avais enfilé sans piper mot, et jamais enlevé depuis. Je comptais bien le perdre uniquement lorsque celui-ci aurait fini son temps, peu importe quand cela figurait être.

Délicatement, elle s’installa sur mes genoux, ses jambes de part et d’autres de mes cuisses, me faisant face sans retenue. « Ce n’est pas ce type là que j’aime. » Je levais l’océan de mes yeux, fixant son émeraude, incrédule, bien que mes expressions figées. Ses mains glissèrent sur mon visage, son corps se rapprocha davantage du mieux, instaurant une proximité que personne ne devrait plus apercevoir, un mouvement en soit innocent pour l’instant, mais qui suffirait à nous condamner à de lourdes peines. Ces actes, nous les commettions depuis que nous étions petits. Ces marques d’affection supposées ordinaires, ce besoin d’être proche, ce bien être de se retrouver dans ces positions que beaucoup jugeraient inconfortables. Si jusqu’à un certain âge cette affection semblait tolérée, au fil des jours les stratagèmes s’étaient imposés pour nous séparer, pour nous inculquer une réserve qui n’avait rien de naturel ou souhaité. Nos parents, notre frère aîné, nous avait séparé, nous avait encerclé, étouffé, de ces valeurs, ces a prioris, ces mœurs presque contre nature. Et docilement, j’avais suivi leurs directives. Sans poser de questions, sans réfuter le moindre terme. Cependant, cette distance n’avait jamais su effacer ce qu’il y avait toujours eu entre moi et elle. L’éducation n’avait su taire les sentiments. Les ordres n’avaient pu amoindrir les désirs comme les besoins. « Tu ne me perdras pas Nox. » Je baissais les yeux, soupirant doucement. « Personne pourra nous enlever ce qu’on a. » Et je le savais. J’en avais la preuve, j’en avais la certitude à chaque lever du soleil. Pourtant, je demeurais fou à l’idée qu’on me l’enlève, à l’optique de perdre Lux, qu’elle se distance encore davantage de ma personne, dictée par son futur époux. Je ne souhaitais pas une relation tapissée de missives polies et rythmées par de rares rencontres aux réceptions mondaines. Je désirais stopper le temps, et toujours vivre avec elle, rester perpétuellement à ses côtés. Ses lèvres frôlèrent les miennes, soufflant : « Le type que j’aime, il a confiance et il sait que je serais toujours à lui. » Un baiser, je levais davantage les yeux, croisant à nouveau son regard. « Je serais toujours la sienne car tout mon être lui appartient. Alors même si je dois être au bras d’un autre, mon cœur, il sera toujours dans tes mains Nox. » Ses lèvres s’emparèrent des miennes, déterminées, inquisitrices, débutant un baiser langoureux. Un brasier s’initia dans mon être, alors que je me redressais à mon tour, prenant suite à ce baiser passionné, amoureux, intense de désirs comme de sentiments. Ma main glissait contre sa joue, mes doigts s’arrêtant sur sa tempe, ne refusant briser cette union, souhaitant obtenir encore plus d’elle, toujours plus d’elle. Je ne pouvais jamais avoir assez, je ne pouvais jamais être rassasié. Comment supportait la distance à long terme ? « Est-ce que le type que j’aime peut me promettre la même chose ? Est-ce qu’il sera mien avec alors que je serais sienne ? » Ses bras glissèrent dans mon cou, réduisant encore plus l’espace qui les séparait. Ses baisers pleuvaient sur mon cou, légers comme des plumes, mais marquant ma peau, la brûlant, la possédant. « Arrête de briser mon cœur. Je suis à toi à jamais. » Son souffle chaud recouvrit ma peau, laissant un frisson glisser le long de mon échine. Je croisais l’éclat de ses iris, alors qu’elle déclarait : « Je suis à toi maintenant. »

Le temps de quelques secondes, nos regards se croisèrent. Quelques instants d’une vie où je tentais de percevoir son âme, d’y lire un futur qu’aucun de nous deux ne savait augurer. Elle approcha sensuellement mon visage du sien, ses lèvres frisant les miennes, les aguichant, les invitant. Son souffle enlaçait mon visage, et je finissais par me basculer promptement, happant ses lippes dans un baiser passionné, un baiser que j’avais désiré depuis des semaines, dont j’avais rêvé, jours comme nuits. Je glissais ma main contre son cou, ses cheveux coulant entre mes doigts. Je pressais ses lèvres presque violemment entre les miennes, avant de rompre le baiser, à contrecœur. Je l’observais quelques secondes, les mots en suspens, l’interrogation planant dans mon regard. Puis, envoyant au diable la conjecture que Lux soit incertaine, je l’embrassais à nouveau, me fiant uniquement à ce qu’elle avait dit, et optant pour l’option de cesser de la faire certifier ses propos à répétition. D’avoir confiance, pour une fois.

Ma langue glissait entre ses lèvres, avide de plus, initia une danse interdite, des caresses bannies. Une sensualité, une douceur, une ardeur nouvelle. Chaque seconde qui se dissipait avec une partie d’elle en moi, une profondeur à découvrir, un geste plus entrepreneur que les autres, mon désir d’en obtenir encore davantage gagnait en ardeur. Je me retrouvais propulsé à cette nuit de l’été dernier, où cela avait été si facile de succomber, presque sommé, presque normal. Où aucune question n’avait su ombrager ma pensée, où chacune de mes actions avait des goûts de juste, de vrai, de bonheur. Ma main glissait le long de son dos, arpentant chaque centimètre possible de son corps, sans pouvoir néanmoins quitter ses lèvres, à nouveau possédé par leur attirance, à nouveau envoûté par son charme. Ironiquement, pour une fois depuis la rentrée dans le collège de sorcellerie, j’avais le sentiment d’être exactement où je me devais d’être, bien que cela se devait de demeurer secret, nocif, dangereux.

Je rompais doucement le baiser, son nez frôlant ma peau. Un soupir fila entre mes lèvres, mes muscles prodigieusement contractés, ma respiration soutenue, mon esprit comme mon âme baignant dans ce désir tout puissant. Mes doigts glissaient sur son visage, redessinant quelques-uns de ses traits, tentant de lutter contre l’homme ravageur, aux souhaits plus que pressés. Je cherchais quelques propos à articuler, mais ils semblaient tous si superflus, si dénués de sens dans un instant pareil, où seuls les actes me paraissaient judicieux. Un fin sourire étira mes lèvres, qui s’évanouit bien vite dans un nouveau baiser.

Mes mains s’imposaient dans le creux de son dos, puis le long de ses jambes de part et d’autres des miennes. Mes doigts se frayèrent un chemin sous l’étoffe de sa robe, effleurant sa peau si douce, pour finalement s’y poser totalement, caressant l’épiderme, la palpant, remontant doucement sur le corps continuellement voilé, que je n’avais réellement pu voir que si peu, malgré tout. Je me refusais de quitter ses lèvres, désirant extirper de ce moment le plus d’affection et de possession de sa personne possible. Souhaitant graver chacune de ces émotions, de ces moments dans ma mémoire en attendant, agonisant, que le prochain me parvienne. Son parfum m’envahissait pleinement, mes mains remontant le long de ses cuisses, ses fesses, ses hanches, sa taille. Je me reculais doucement, l’attirant encore davantage contre moi, voulant la sentir tout contre mon corps, avant de faire passer sa robe au-dessus de sa tête, et couvrir sa peau découverte de mon regard épris, désireux, amoureux.

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MessageSujet: Re: lux&nox ϟ I wanna hunt like David, I wanna kill me a giant man / - 18 Jeu 2 Avr - 4:02



Elle avait prononcé cinq mots. Ceux qui reflétaient le plus le fond de son âme, de son être. je suis à toi, maintenant Un message. Une réponse aux avances de son frère alors qu’ils s’étaient retrouvés sur les toits de Poudlard. Un besoin dévorant s’était allumé. Pour lui prouver sa sincérité mais aussi pour assouvir cette envie qui grandissait aux creux de reins, rejetant au loin toutes idées de chasteté. En quelques mots, il était parvenu à effacer la colère de sa jumelle. Derrière son mépris et sa colère s’agitaient simplement les marionnettistes qu’étaient la jalousie, l’inquiétude. Ces fiançailles qui rendaient si concret l’interdit de leur union malsaine, aux penchants douteux selon certains. Bien avant même cet été. Depuis toujours ces bruits de couloirs avaient parsemé le château. Leur fusion innocente jugée anormale. A croire qu’à force de vouloir les séparer, le Destin avait décidé de forcer leur union en de plus sombres méandres. Il avait allumé en eux ce désir interdit, celui que tous avait craint avant qu’eux même n’y pensent. Plus on les avait éloigné, plus était puissante cette envie de se retrouver. Franchissant toujours plus une limite. Atteignant des degrés interdits. Bravant la morale. Jusqu’à un point de non retour. Cet été personnifiait cette limite. La dernière barrière qu’ils avaient alors fait tomber entre eux. Lux n’y avait vu qu’un jeu avec son frère. Une façon de passer le pas de la première fois. Elle avait en réalité déclenché un tourbillon enflammé qui avait condamné leurs âmes à bruler en enfer. Une passion violente et quitte à vivre en enfer, autant faire perdurer le péché.

Installée sur ses genoux, Lux avait déversé son plaidoyer, laissant libre court à ses sentiments emmêlés, à ses frustrations, ses envies. Aveux interdits qui ne s’étendraient jamais au delà des murs de cette pièce. Ses lèvres si proches des siennes qui attendaient son aval. Ses lèvres insatisfaites, marquées amèrement par le goût du manque. S’Il avait détourné son visage, la Lumière aurait sûrement sombré dans la tombe de la décadence. Cela aurait signifié la fin de tout. Leur fin. Ces fiançailles étaient perçues comme une sanction. Elles étaient des chaines imaginaires censées les empêcher de se retrouver. Comme tout. Comme tout ceux qui avait voulu les séparer depuis qu’ils étaient nés. Et pourtant à l’instant même, alors qu’une bague de fiançailles ornait virtuellement son annulaire, Lux ne voulait qu’une chose, dévorée par le désir qu’elle portait, son frère. Elle avait volontairement allumé quelques braises alors qu’elle se consumait déjà. Nox vint promptement alimenter le foyer qui s’était installé aux creux des reins de sa soeur. Son regard ardent n’était qu’une allumette tombée dans un verre d’alcool. Lorsque enfin leurs lèvres s’entrechoquèrent, ils savaient tous les deux que c’était une porte ouverte à bien plus. L’envie du Serpentard se faisait sentir à travers la fougue qui s’immisçait entre leurs lippes. Lux agrippa son col avec véhémence pour le faire sien. Et pourtant il s’éloigna un instant, coupant cette folie qui les unissait. Les prunelles de Lux trahirent sûrement son inquiétude. Elle ne voulait pas qu’il s’arrête. Elle le voulait. Lui, tout entier. Juste pour elle. Sa peau était électrisée par sa présence. Il n’avait rien dit suite à ses propos mais lorsqu’il fondit à nouveau sur elle, Lux sentit son corps s’embraser. Sa langue répondit à la sienne se faisant tout aussi envieuse, tout aussi gourmande. Son gilet glissa de ses épaules d'un geste précipité. Elle sentait les mains de Nox partout sur son corps et c’était tout simplement grisant. Un frisson traversa sa colonne vertébrale allant chatouiller la base de sa nuque tandis qu’une chair de poule traitresse de ses envies habillait sa peau. Lorsque le tissu de sa robe s’envola, Lux resta un instant sans bouger observant le regard de son propre frère sur son corps, presque gênée de cette soudaine nudité à peine voilée par ses dessous aussi clairs que sa robe. Seule leur légère dentelle ornait ses courbes à présent.

Pour se substituer à ses yeux, Lux enfouit son visage au creux de sa nuque y déposant une myriade de baisers, goutant sa peau alors que ses mains glissèrent le long de sa chemise bleutée. Un à un, elle en défit les boutons ses lèvres suivant le même chemin. Si ses doigts continuèrent leur besogne, Lux retrouva rapidement le visage de son frère, mordant délicatement sa lèvre inférieure avant de lui intimer un nouveau baiser. Sa langue fila à la rencontre de la sienne tandis qu’elle finit par faire sortir d’un geste agacé les pans de sa chemise hors de la prison formée par son pantalon. Impatiente, peu expérimentée. L'étoffe tomba enfin des épaules de Nox. Encerclant son frère de ses bras, elle serra prestement leurs deux corps. Peau contre peau, bassins plus resserrés que jamais, les mains de Lux se perdirent sur ses muscles avec l’envie jamais assouvie d’en avoir assez.  Elle avait doucement quitté ses lèvres pour embrasser le carré de sa mâchoire, le creux de  son oreille. Sa respiration se faisait saccadée à mesure que le plaisir l’entrainait dans les bas fonds où toutes morales et vertus avaient disparu. Insatiable, elle en voulait toujours plus caressant d’abord le creux de ses hanches, là où la barrière de son pantalon faisait toujours obstacle. Obstacle qui ne s’interposa pourtant pas longtemps devant la Lumière, alors qu’elle s'occupait d’ouvrir l’accroche qui tenait le tissu. Le son de la fermeture Eclair vint fendre le silence qui emplissait la salle. Sa main inquisitrice se glissa sur son entrejambe libéré d’une première couche, en prenant lentement possession afin de sentir le désir de Nox grandir aux creux de sa paume. Ses iris s’arrêtèrent un instant pour observer son frère. Il était d’une beauté à couper le souffle. Jamais elle ne voulait voir un autre que lui. Elle ne voulait que ses mains sur sa peau. Que son regard perçant sur elle. Juste lui. Elle agrippa son visage pour l’attirer à elle et lui arracher un baiser. Doucement, elle ondula des hanches contre sa virilité. Elle approcha sa poitrine de son torse et accula Nox contre le mur qui était encore dans son dos. Leurs chairs se frôlaient au rythme lancinant de ses hanches. Sensation envoutante dont la torture était sulfureuse. Elle laissa échapper le prénom de son frère en un murmure, presque une supplique alors qu’elle s’arrêtait dans ses gestes. Elle déposa un baiser à la commissure de ses lèvres avant de plonger son regard dans celui azuré de Nox. « J’ai envie de toi » A peine murmurés les mots s’étaient enfuis sans demander leur reste. Comme pour appuyer ses propos, elle glissa ses doigts dans la chevelure de Nox et tira doucement dessus pour les unir en un énième baiser, sa langue allant taquiner la sienne. L’évitant pour mieux la retrouver, s’amusant presque de ses soupirs frustrés alors qu’elle s’éloignait légèrement pour mieux le tenter ensuite.

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MessageSujet: Re: lux&nox ϟ I wanna hunt like David, I wanna kill me a giant man / - 18 Mar 7 Avr - 3:16

Mon regard habillait son corps. Sa peau d’ivoire, son ventre plat. Mes mains caressaient son épiderme, la marquaient, la possédaient. Je la sentais frémir sous mes doigts, puis la sentais s’enfouir dans mon cou, ses baisers frais marquant ma peau, un à un, chocs de dualité. Sa douceur contre la brutalité de la situation. Son plaisir contre les conséquences meurtrières qui pourraient suivre. Sa fraîcheur sur ma peau brûlante… Elle prit possession de mes lèvres, inquisitrices, sa langue jouant de la mienne, développant une danse à laquelle je m’envoûtais, à laquelle un grognement s’évaporait de ma gorge lorsqu’elle le stoppait, pour revenir à nouveau, encore plus tentatrice, encore plus entreprenante.

Ses doigts fins faisaient sauter les boutons de ma chemise méthodiquement. Ses lèvres filèrent sur ma poitrine qui se dénudait sous son emprise. Je l’observais, ivre de sa présence, charmé de ses actes. Elle tira impatiemment sur les pans de mon vêtement, le rejetant finalement en arrière. Je m’en défaisais et ses lèvres s’attaquaient à ma mâchoire, remontaient à mon oreille, faisant diversion à ses doigts fins qui débouclaient ma ceinture, puis ouvraient sans retenue aucune mon pantalon. Je soufflais doucement, les souvenirs de cette soirée estivale dans notre cabanon d’enfance m’insufflant encore davantage de désir, d’impatience. Sa main s’imposait, recouvrait ma virilité qui lui témoignait d’envie pour elle, qui croissait à mesure de son contact, s’intensifiait, s’érigeait. Tout comme mes sentiments pour elle, à mesure de nos jours sur cette terre. Ce royaume grandissant, qu'on voulait taire, raser. Mais que je ne savais, ne pouvais, empoter de ma personne. Elle était moi. Elle était tellement, en moi.  

Je relevais les yeux, croisant son regard avide. Elle agrippait mon visage, arrachait mes lèvres de baiser. Mon dos s’enfonçait dans le mur de pierres, et je la sommais de plus en plus contre moi, mes bras l’entourant, l’invitant. Je la sentais onduler contre moi et jouais de ma force pour la déplacer vers un plaisir plus accru. Ma respiration se saccadait, mon cœur résonnait dans mes tympans. Sa voix articula mon nom, un son presque artificiel dans la discrète mélodie de nos souffles mêlés, de nos complaintes et réjouissances étouffées. Un nouveau baiser planté à la commissure de mes lèvres. « J’ai envie de toi » Ses mains glissaient dans ma chevelure, sa langue rejoignait la mienne, taquine. D’une main experte je dégrafais son soutien-gorge, dévoilant totalement sa poitrine. Mes mains cueillirent ses seins, les étreignant, les cajolant, les baisant. Je percevais son désir faire écho au mien, mes doigts glissant le long de ses flancs. Elle se redressait légèrement, et j’en profitais pour glisser mes mains sous ses cuisses et la faire basculer en arrière, à la merci de mon corps. Je me défaisais de mon pantalon avec son aide, mon sous-vêtement finissant vite par rejoindre le reste. Un fin sourire étira mes lèvres, tandis que je voilais presque son corps du mien, mes avant-bras de part et d’autres de sa silhouette. Je me distançais de quelques centimètres, admirant son corps, imprimant ses courbes dans mon esprit. Ce portrait interdit, banni, proclamé malsain. Cette vision magnifique mais aux retombées dantesques, meurtrières. Ce que nous commettions ne répondait qu’au Malin selon les mœurs, contredisait toute l’éducation que nous avions reçue, horrifieraient à un point assassin nos géniteurs et autres Yaxley de cette terre. Pourtant, jamais n’avais-je goûté à la béatitude avant aujourd’hui. Pourquoi nos étreintes se voyaient-elles irrémédiablement entachée de l'interdit et du pernicieux, quand mes sentiments pour elle étaient sans doute plus pur que ceux l'ayant déjà déshabillé du regard ? Plus purs que ne connaîtraient jamais ceux de Demitri à l'égard de ma sœur. Pourquoi notre simple enveloppe charnelle, empêchait-elle nos âmes de s'aimer librement, de s'unir comme elle les désiraient si ardemment, si naturellement ? Qu'y avait-il de si néfaste, à des sensations si instinctives, réciproques, attentionnées ? Je me penchais doucement, baisant son corps de mes lèvres, caressant ses fines cuisses, m’immisçant au creux de celles-ci, effleurant la chaleur de la peau interdite, quasiment vierge de regards.

Je croisais son regard promptement, redessinais les contours du dernier linge qu’elle arborait. Je me déplaçais, mes lèvres retrouvant la chaleur de la sienne, ma langue enlaçant le goût de son corps. Entre les baisers, j’autorisais ma main à acquérir des qualités plus aventureuses, s’inviter progressivement contre sa féminité. Les mouvements de ma poitrine s’intensifiaient à mesure des secondes qui s’écoulaient, délicieuses, prometteuses. Je finissais par palper puis flatter plus sincèrement son entrejambe, guettant son regard, veillant ses réactions. Tel un prédateur bienveillant épiant les instincts de sa proie. Je glissais mon autre main contre sa joue, l’incitant à me regarder, avant de glisser mes doigts sous le tissu et effleurais, sans protection, ses autres lèvres.

Je les contournais, les découvrais réellement, les redessinais. Le souffle chaud de Lux gravit ma mâchoire, et je persistais mes gestes, langoureusement, presque délicatement, souhaitant posséder toute sa peau, embraser chacune de ses sensations.

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MessageSujet: Re: lux&nox ϟ I wanna hunt like David, I wanna kill me a giant man / - 18 Mer 29 Avr - 14:47



Les quelques mots que Lux avaient prononcé s’éteignirent contre la peau de son frère. Elle vit son regard plonger vers sa poitrine, s’attarder sur ses seins dont les courbes étaient encore épousées par le tissu délicat de son sous-vêtements. D’une main légère, Nox l’ôtât avec une facilité dérisoire. Son agilité était une preuve que ce geste était pour lui commun, contrairement à Lux qui ne connaissait que lui. Qui ne voulait connaitre que lui. Son cœur battait fort dans sa poitrine, mais elle se sentait étrangement calme. Lux sentit les phalanges tentatrices de Nox se poser sur ses seins, puis ce fut la douceur ses lippes qui vinrent compléter ces caresses interdites. Sensations presque inconnues, fugaces. Nouvelles. Cet été n’avait été qu’un appel. Caché, précipité. Le plaisir qui s’immisça en elle la fit gémir doucement. Un long frisson la secoua tandis qu’un désir impérieux plantait ses griffes en elle. Lorsqu’elle sentit Nox se redresser afin qu’ils se retrouvent allonger, elle s’agrippa à l’aide de ses bras à ses épaules, ses yeux clairs se perdant dans les siens comme si elle y cherchait quelque chose. Ses prunelles azurées étaient tout aussi animées que les siennes. Elle y voyait se refléter son reflet autour duquel miroitait son propre désir. Acculer sous son frère, la Lumière fut en proie à cette sensation implacable. Elle le dévorait du regard. Profitant de cette peau mise à nue qui ne s’offrait jamais à elle. Douceur interdite. Passion dévorante. C’était une invasion, une prise de contrôle, un assaut contre ses dernières défenses. Jamais la raison n’aurait pu la remettre sur le droit chemin. C’était pire à présent qu’elle les savait lié à d’autres. L’imaginer avec celle qui fut une amie, cela rendait leur liaison plus encore défendue. Cet instant emprisonné au coeur de cette pièce pour seule témoin regorgeait d’une tension qui avait toujours existé entre eux et qui malgré la lutte acharnée de leurs parents, existerai toujours. Aussi troublée qu’elle l’était, les mains de Nox sur elle lui arrachèrent un frisson de plaisir, sa peau se parsemant d’une chair de poule trahissant les battements irréguliers de son coeur. L’odeur de sa chair ralluma le désir en elle. La sensation parcourut sa peau et descendit jusqu’à ses seins. Lux se laissa griser par l’odeur de son jumeau et frémit de le sentir s’installer entre ses cuisses, sa main n’hésitant qu’un instant avant de s’immiscer vers son intimité. Un besoin inconnu et tyrannique la tenaillait. Elle s’accrocha à ses épaules, cachant son visage au creux de son cou. Sous ses assauts, elle avait l’impression qu’une source de volupté infinie ne demandait qu’à jaillir en elle. D’une légère pression, Nox l’incita à le regarder dans les yeux. Les joues de Lux étaient rosies, son corps semblait s’embraser petit à petit, la chaleur s’accumulant aux creux de ses reins sans modération. Ses doigts s’enfoncèrent un peu plus dans la chair de son frère. Instinctivement, l’une de ses cuisses remonta lentement le long des flancs de Nox puis s’enroula autour de sa taille. Elle laissa courir ses doigts sur son dos musclés, les yeux à moitié clos. Elle sentit une chaleur intense se diffuser dans son bas-ventre, le dur relief du sexe de son frère contre elle n’y étant pas étranger. « Tu me tortures ! finit-elle part murmurer avec difficulté. Reprenant quelque peu ses esprits, la Lumière glissa une main entre eux puis agrippa ses épaules. Elle le repoussa doucement pour inverser les rôles. Elle en avait assez de se laisser faire. Agenouillée à califourchon au-dessus des jambes de Nox, son membre dressé pulsait du même désir que celui qui se déchaînait en elle. Sans hésiter, elle l’empoigna et éprouva la douceur satinée de sa peau entre ses doigts. Une douceur qui n’avait d’égale que la dureté de cette hampe qu’il lui tardait de sentir en elle. Lux prit tout son temps pour goûter à son gland du bout de la langue. Autant que la sensation étrange qui en résulta, elle aimait le pouvoir que cet acte intime lui donnait sur lui. Elle redressa presque aussi subitement ne lâchant plus les iris de Nox. Ses mains firent glisser délicatement le dernier rempart qui les séparait de la nudité. Au dessus de lui, leurs intimités se frôlaient sans jamais se rencontrer. Ainsi installée, Lux imposa cette tension qui ne demandait qu’à être comblée. Ses lèvres retrouvèrent la peau de son cou l’embrassant avec délectation tandis que ses mains filaient à la découverte des muscles de son frère. Une douceur berçait leurs actes alors qu’une terrible impatience tenaillait ses entrailles. Pourtant l’envie de se délecter de la moindre minutes de cet instant se faisait plus forte. Il leur était si difficile de se retrouver seul, si compliqué de pouvoir céder à leurs pulsions. Lux repoussait les envies précipités qui jaillissaient en elle et pourtant, l’envie de le sentir en elle était de plus en plus violente. De plus en plus saisissante. Elle le voulait lui et jamais personne ne pourrait prendre sa place. La Lumière lui jeta un dernier regard alors que d’un léger mouvement de bassin elle présentait son intimité devant son sexe, lui signifiant qu’elle ne voulait plus attendre.

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MessageSujet: Re: lux&nox ϟ I wanna hunt like David, I wanna kill me a giant man / - 18 Dim 3 Mai - 21:22

Le monde avait disparu autour de moi. Il n’existait plus qu’elle. Pour une fois, ma conscience épousait mon insouciance. J’inspirais son parfum et m’en enivrais à outrance, mes doigts caressaient ces parties de son corps interdites que j’avais désiré en silence, que j’avais imaginé secrètement. Sa peau satinée couler sous mes doigts et je voulais posséder chaque centimètres de celle-ci, y laisser ma marque, y faire naître des sensations indélébiles qui la poursuivraient à jamais. Je la désirais plus que tout, et souhaitais ardemment que jamais cette envie ne s’essouffle. Je la sentais frémir sous mes caresses, ses poils se hérissant sous ma présence. Je me focalisais sur sa respiration, sur son cœur qui battait la chamade contre ma peau brûlante, tentant d’y déchiffrer un langage, des souhaits, des directives. Je cherchais à comprendre son corps comme jamais je ne m’étais intéressé à celui d’une autre. J’étais en quête e ce qui faisait pulser Lux, de ses points faibles comme de ses limites, du rythme qui attribuerait à cette deuxième fois un caractère d’inoubliable.

A chaque changement de position, sa peau demeurait collée à la mienne, nos regards toujours l’un sur l’autre. Ce moment n’avait plus que des goûts d’idéal, de raison. Je ne pouvais m’imaginer un endroit dans ce monde où je pouvais être mieux. A mes yeux, j’avais toujours été destiné à avoir mon interlocutrice entre mes bras, d’être joint à elle de beaucoup plus de manières qu’Autrui puisse le concevoir. Une véritable malédiction qui nous étouffait, mais qui ne ressemblait aucunement à cela en ce moment précis. La béatitude m’enrichissait, et j’avais le sentiment que rien ne pouvait m’ôter ce bien-être, que ce bonheur était aussi réel que pur, que les propos et les interdits n’avaient plus aucun sens, devant des émotions si vivaces, si honnêtes. Mes mains habillaient son corps, ne se lassant plus de la douceur de sa peau, du parfum de son corps. Je croisais le clair de ses yeux, nos lèvres s'orchestrèrent avec harmonie, nos baisers gagnant en profondeur et passion à mesure des minutes. Le désir agissait en dents de scie, des moments frisant l’euphorie pour faire place à nouveau à la découverte et s’imposer un calme pour ne pas que ce moment connaisse une fin précipitée. Je baisais sa peau, mon souffle chaud jurant contre les marques humides de mes lèvres. Je découvrais ses muscles, les sentais réagir sous ma chair. Mes doigts épousèrent son intimité, ses ongles s’imposèrent dans ma peau, un nouveau gémissement de plaisir filant entre ses lèvres, croissant mon propre désir vivement. Son visage se réfugia dans mon cou, ses cheveux chatouillant mes épaules. Je ne cessais mes gestes, souhaitant apporter Lux aux portes de nouvelles dimensions de cet amour, de cet instinct, de ces pulsions dévorantes. Sa respiration se saccadait et j’attendais presque ses dents percer ma peau pour accompagner ses ongles. Finalement, d’une légère pression, je faisais en sorte de croiser à nouveau son regard, admirant son visage rosie et ses yeux étincelants. Ses doigts s’enfoncèrent encore plus lorsque la fermeté de mon désir courbait doucement sa peau, si cela était possible, et une de ses cuisses remonta le long de mon flanc, telle une invitation confiante à la suite, tel un aval de mes propres gestes sur elle. Elle parcourait mon dos, y invoquant de nouveaux frissons, réduisant la distance entre nos deux corps, bannissant ma main contre ses lèvres. Mon sexe dur jurait désormais contre sa culotte de soie. « Tu me tortures ! » soupirait-elle difficilement, avant de saisir une nouvelle assurance et me repousser contre le mur. Le froid humide des briques remplacèrent la pression piquante de ses doigts sans cérémonie, je l’observais s’installer à califourchon sur mes jambes, s’empoigner avec une brutale assurance de ma virilité affichant ardemment, sûrement, mon désir pour elle. Ma respiration se stoppa, une crainte surprise faisant place derechef à une nouvelle source de plaisir, la fraîcheur de ses lippes taquinant, excitant, provoquant. Je ne pus retenir un long râle de plaisir, sonnant presque sauvage. Aux frontières de l’insoutenable, elle se redressa brusquement, se dénudant intégralement, ses iris fixés aux miennes, ses pulsions faisant écho aux miennes parfaitement. Je sentis ses lèvres sur mon cou, son corps se rapprocher du mien, ma peau s’électriser au contact de la sienne. Elle se redressa, invitant à la fin des préliminaires, délivrant nos nerfs écorchés, nos pulsions hérissées, qui n’en pouvaient plus, qui nécessitaient davantage.

Je soupirais doucement. Mon cœur martelait ma poitrine, ma respiration était irrégulière. Je semblais ne plus contrôler ce qui devait être instinctif et ordinaire, le désir comme les pulsions déréglant le tout pour imposer toute attention à l’essentiel du moment. Lux, et cette union bannie, punie, interdite. Mais si désirée, délicieuse, naturelle. Je glissais une de mes mains dans le creux de son dos, alors que l’autre faisait en sorte que doucement, progressivement, nous ne faisions plus qu’un.

Je dévorais son corps des yeux, mes mains effleurant son dos, mes lèvres retrouvant les siennes. Pendant quelques secondes, je savourais ce moment, cette simplicité naturelle comme euphorique avec laquelle nous nous retrouvions. Ce sentiment hors du commun qui réfutait toutes les mœurs contre cette alliance, contre cette étreinte soi-disant dite du Malin. Je réalisais à quel point me retrouver en elle, avec elle, s’apparentait au calme, à un monde sans questions ni tourments où les choses étaient simplement ce qu’elles se devaient d’être. Je rompais doucement le baiser, l’allongeant à nouveau contre le sol, lui faisant l’amour, purement. Ce n’était plus une question de sexe, ça n’avait jamais été une question de sexe avec elle.

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MessageSujet: Re: lux&nox ϟ I wanna hunt like David, I wanna kill me a giant man / - 18 Lun 11 Mai - 3:01



Merlin seul savait d’où sortait cette pièce apparue sans prévenir. Si inattendue, si précieuse. Sortie de nul part, elle les protégeait du regard curieux et accusateur des sorciers parcourant les couloirs du château. Les pierres et les dalles qui la composaient, seraient à jamais témoin de la luxure à l’état brut. Ces murs témoins de débauches inconscientes si mal perçu aux yeux du monde. Personne, jamais, ne les comprendrait. Jugés coupables avant même d’avoir dépassés la barrière de la convention. Condamnés par avance pour leurs affinités dénoncées comme anormales alors que l’innocence les berçaient. Le destin s’était-il joué de cela ? Si on avait laissé la soeur et le frère jouer entre eux, au sein d’une famille aimante ? Auraient-ils été si dépendant l’un de l’autre ? Ces sentiments interdits qui portaient en leurs coeurs le mot amour serait-il ainsi gravé dans leurs chairs ? Les possibilités de l’infini sont si folles, si peu raisonnable. Il serait tellement plus simple de penser à ce qui aurait pu être. Avec des si, on mettrait le ministère en fiole… Avec des si pourtant on peut laisser courir son imagination sur un univers où Lux et Nox pourraient s’enlacer sans s’inquiéter du qu’en dira-t-on. La lumière n’aurait pas honte de sentir son corps vibrer sous les caresses de son jumeau. En cet instant pourtant, plus personne ne comptait. Elle sentait son être le réclamer au plus loin de ses entrailles. Une chaleur envoutante lui réchauffait le creux des reins.

Lux s’enivrait de son parfum, s’extasiait de sa peau qu’elle faisait courir sous ses doigts. Avec une lenteur, avec patience, elle prenait plaisir à découvrir ce qui lui était interdit. Elle voulait se souvenir sans la moindre faille de ce moment. Se remémorer avec précision la rudesse de sa peau, la douceur de ses mains. Chaque grains de beautés, la moindre cicatrice. Elle voulait tout graver dans sa mémoire et refermer ces secrets intimes au fin fond de sa poitrine. Les garder pour elle, uniquement pour elle. Et lorsqu’il serait trop loin, savoir où retrouver toutes ses sensations pour étouffer la séparation de leur être. Les prunelles claires de Lux l’observait. Avec envie, avec curiosité. Le désir s’y lisait sans difficulté. Les phalanges de Nox parcouraient sa peau la faisant frémir. Peau contre peau, cet état semblait si naturel. Aussi normal que n’importe quel autre couple, leurs corps se mêlaient avec une sensualité infinie. Ils se complétaient à la perfection les courbes de l’un épousant celle de l’autre à la perfection. La sensation dévorante du désir les avait entrainé dans un tourbillon, franchissant à nouveau les limites. Ses baisers courant sur sa chair étaient électrisant. Le plaisir l’avait avalé tout entière. Nox semblait savoir exactement où l’embrasser, comment la toucher. Chacun de ses gestes était un régal de torture. La respiration de la Lumière se faisait plus saccadée contrainte par l’envie, par ses gémissement qui voulaient s’échapper qu’elle opprimait. Cherchant à lui retourner ses sensations, Lux prit doucement quelques initiatives. Envie de lui rendre ses frissons, de les partager. Si brièvement ses lèvres taquinèrent sa virilité, profitant d’entendre les réactions de son frère, l’excitation semblait être à son comble. Doucement, elle s’était imposée au-dessus de lui intimant enfin le bassin à se rejoindre sous la tutelle des mains de Nox. Lux rejeta sa tête en arrière profitant de cette sensation longtemps désirée. Les yeux clos, elle ne put retenir un souffle de plaisir. Sentir Nox en elle était presque une libération. Un plaisir banni d’autant plus enviable. Sensation charnelle frisant la folie. Les bras de Lux entourèrent la nuque de son frère, prenant légère appui avant de commencer de lents mouvements de va et vient. Leurs peaux se rencontraient, se frôlaient avec un besoin de ressentir toujours davantage. Comme si cela n’était jamais suffisant. Il lui fallait toujours plus. Jamais elle n’aurait pu s’imaginer dans les bras d’un autre. Leurs lèvres s’étaient à nouveau rencontrées tandis que Lux continuait ces mouvements lancinant. Lorsqu’il rompit le baiser, elle se sentit à nouveau basculer sur le sol, le corps du Serpentard venant couvrir le sien avec une perfection inavouable. Son corps était à se damner. Musclé finement, une peau parfaite. Lux ne se perdait dans ses observations. Ses lèvres charnues étaient un appel à la tentation, au péché. Ses traits éthérés, virils assurait sa beauté, son charisme. Nombreux étaient ceux qui disaient qu’il ressemblait à Damon. Il était cent fois, mille fois plus beau. Mille fois supérieur.

Elle enroula ses jambes autour des hanches de Nox, les nouant à l’arrière de ses fesses musclés, de ses cuisses puissantes. Lux ne savait pas réellement ce qu’elle faisait. Son instinct lui menait les sillons de ses mains sur le dos de Nox, lui massant les épaules, traçant la route de sa colonne. Elle s’agrippait à lui. A son dos, à ses fesses. Ses hanches suivaient son rythme, l’accompagnaient à chacun de ses gestes pour épouser ses courbes, pour mieux le sentir, pour intensifier les sensations. Elle ne savait pas ce qu’elle faisait, mais ce qu’elle savait, ce qu’elle ne voulait pas rester passive. Elle voulait qu’il profite autant qu’elle de cet échange voluptueux qui allait au-delà des plaisirs de la chair. Elle voulait qu’il en garde un souvenir aussi impérissable qu’elle. Alors ses mains se perdaient sur lui, se glissaient dans le sillon de ses hanches. Ses lippes parcouraient son cou, son épaules. Elle s’attardait sur sa bouche l’embrassant avec toute la sensualité dont elle était capable. Elle laissait transparaitre son désir, ses sentiments à travers ses gestes tentant de palier son manque d’expérience. L’ensemble aiguisait ses sens au point de l’électriser de toutes parts. Un plaisir ardent semblait s’emparer de tout son corps et pourtant son point de départ se trouver entre ses cuisses. Une tension extrême et ardente qui se propageait, qui irradiait dans tout son être, ne parvenant pas cette fois à retenir plusieurs gémissements alors que ses ongles s’enfonçaient dans la peau de Nox. Une sensation de plénitude l’emporta tandis que son frère se tendait quelques instants après au dessus d’elle, Lux profitant des dernières sensations de leurs intimités si malicieusement liées. Relâchant doucement l’emprise de ses jambes, elle attira néanmoins son frère contre elle, l’enlaçant de ses bras, profitant de leur proximité, de la rareté de l’instant et du plaisir qui venait de la consumer et qui la brulerait toujours.

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MessageSujet: Re: lux&nox ϟ I wanna hunt like David, I wanna kill me a giant man / - 18 Jeu 11 Juin - 4:03

Silencieux, j’observais sa poitrine se soulever doucement, pour s’étendre brusquement, puis recommencer ses mouvements méthodiques, presque religieux. Mes iris dévoraient sa peau de porcelaine, arborant si peu d’imperfections, si peu de marques éternelles. Les filaments fins ornant ses bras se hérissaient lorsque mes doigt effleuraient sa peau et m’enivrant du silence, je profitais pleinement de cette vision interdite, de cet après-coup condamnable. Je rêvais d’une alternative où cette partie de notre relation ne serait pas à cacher sous peine d’essuyer nombreux maux. Je désirais un parallélisme avec cette vie, où l’amour qui m’unissait à elle évoquait à Autrui l’inverse de ce qu’il représentait aujourd’hui. Je quémandais une symétrie impeccable, et de m’engouffrer dans cet univers bienveillant.

Et pourtant, je savais que ce que nous avions fait n’était pas à commettre à nouveau. Je reconnaissais que j’étais en tort, tandis que ce n’était que dans ses bras, en elle, sous son charme et sa chaleur que je savourais réellement mon existence, que je respirais enfin. Je l’aimais d’un amour aussi pur que notre union révulsait. Elle était impératrice de mes pensées, de mes désirs, un élément rare qui se déniche qu’une seule fois dans notre existence, lorsqu’on est chanceux, paraît-il pour les plus romantiques des livres fictionnels. Et pourtant, la personne capable de me métamorphoser tout entier était née avec moi, avait été imposée sur le chemin de ma vie dès mon premier battement de cœur. A croire que ce dernier avait toujours battu à l’unisson avec le sien par la suite.

Je me redressais. Une partie de moi me pressait à me rhabiller et dissimuler toute preuve de nos derniers agissements, alors que l’autre priait que ce moment jamais ne cesse. Je voulais l’avoir à mes côtés, en tenue d’Eve, après n’avoir fait qu’un, indéfiniment. Et recommencer, encore et encore. Oublier le monde qui soudain se qualifiait d’obsolète, de terne. Un fin sourire étirait mes lèvres. Ce monde, l’idée était risible.

Je me demandais si elle réalisait, tout l’impact qu’elle pressait sur ma personne. Je m’interrogeais si elle observait le changement qui s’opérait en moi dès que son parfum m’envahissait. Sans elle, j’étais le froid, étrange, brutal Nox Yaxley. Je demeurais l’élève qu’on osait à peine regarder dans les yeux, de peur de s’attirer sa cruauté. J’avais usé de ma baguette magique à plusieurs reprises sur des dénommés camarades, forçant des sortilèges irréparables, sans nul scrupule me saisissant. J’étais un être fier, aspirant, agressif, menaçant. J’écrasais ceux qui se mettaient sur mon chemin sans retenue, j’annihilais l’estime de ceux qui me distrayait, je blessais sans arrêt quiconque allant contre mon sens. Je brisais les cœurs et vertus des filles en y tirant plaisir que lorsque je les savais sous mon contrôle, marquées par mon être à jamais. Mais Lux, elle, fondait une toute autre histoire.

Elle représentait celle que je nécessitais, celle qui me rendait humain. Elle déshabillait le monstre glacial et odieux envers l’humanité pour révéler l’âme adolescente et éprise qui ferait tout pour elle. Tout jusqu’à mettre en danger l’ambition reine de son existence. Celle de détrôner un jour Erèbe et obtenir le pouvoir absolu sur l’empire Yaxley. Celle de demeurer ce fils parfait jusqu'au jour où je brillerai de mille feux infernaux. J’affectionnais mon aîné, je lui en devais beaucoup. De la brutalité à notre père condensé sur lui à un modèle à suivre. Ironiquement, c’est en voyant Erèbe échouer comme réussir que je me suis parfait mon éducation, que j’ai appris les ficelles du parfait hériter mangemort. Continuellement, je veux plus. Je veux ce pouvoir, cette fierté, cette reconnaissance, cette richesse. Quitte à devoir prendre les restes d’Erèbe aujourd’hui. Quitte à mourir en silence de ne pas avoir Lux à mes côtés mais Lysandra Rowle. Chaque sacrifice que j’effectuais m’approchait inévitablement de mon but ultime. Et certes, il y avait bien quelque chose qui m’agaçait à cela.

Lux. Lorsqu’elle avait évoqué les Dearborn, ce plan de fuir pour que l’on soit ensemble. Ce plan de tourner le dos à notre famille, à tous mes rêves, mes projets d’avenir. Dans ses propos, ma jumelle avait simplement suggéré que j’abandonne ma vie dans son intégralité, mon œuvre complète, chérie, inachevée. Mes sacrifices, mes douleurs, mes stratégies, mes volontés. En une phrase, elle m’avait invité à envoyer valser une vie de labeur, et ça m’avait autant irrité qu’horrifier. Car pour Lux, une partie de moi en serait capable. Et autant que je l’aime, je ne veux pas que cette partie persiste. Pour la simple et bonne raison qu’elle dénote une dépendance. Un amour qui me rendrait faible, sans que j’ose le regarder en face.

Je me redressais, déposant un baiser sur sa chaire tiède. Le désir pulsait encore en moi, cette envie inébranlable et illusoire de consacrer ma vie à ce moment unique, chanceux. Je l’observais en silence, des questions pesant mon regard. Secrètement, je redoutais que ce soit Lux, qui me brise le cœur. Comme une vengeance pour toutes ces adolescentes que j’ai un jour brisées. Je craignais qu’elle fuie, suivant ses idéaux si divergents du reste de notre famille, de notre sang, de notre identité en tant que Yaxley. L’étrangère à la maisonnée. Serait-elle capable un jour de me laisser derrière ? « Il faut qu’on y aille. » murmurai-je à son oreille, refusant fidèlement de donner vie à mes démons en les partageant avec elle.

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