Cold as death (Valentina)
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MessageSujet: Cold as death (Valentina) Ven 6 Mar - 20:13

Le paquet était enveloppé dans un carré de tissu imperméabilisé. Elle n'avait pas eu le temps d'aller le remettre à un membre du Conseil avant ce jour-là. Elle avait été bien occupée avec l'après-bal, et la rencontre de Sevastian dans les cachots. Mais elle avait fini par le trouver, ce temps. Ce matin, elle s'était levée tôt. Le cœur au bord des lèvres, elle avait enveloppé le paquet dans un torchon qu'elle avait imbibé de solution imperméabilisante.

Ses doigts gantés serraient doucement la forme rectangulaire tandis qu'elle avançait dans les couloirs, se dirigeant vers le parc. Elle venait de demander à un camarade si quelqu'un avait vu un membre du conseil, et on l'avait orientée au-dehors. Tout en frappant le sol dallé de ses bottes fourrées, la blonde se remémorait la soirée qui avait connu une fin tragique. Elle se rappelait l'horreur qui l'avait saisie quand elle avait découvert ce que contenait la boîte. Elle avait lutter pour ne pas s'affoler, mais les cris déchirants des enfants d'Arsenius Samuels résonnaient encore dans ses oreilles. Elle avait senti son cœur se briser, ressentant leur douleur. Elle aussi avait perdu son père dans des circonstances tragiques. Certes, le résultat avait été moins... Sale. Mais elle était plus jeune et l'image de son père recevant ce rayon de lumière verte en pleine poitrine...

Elle n'avait cessé d'y repenser depuis le bal. Elle n'avait cessé de remuer cette vision dans son esprit. Elle se remettait en question. Elle n'était pas à la hauteur de son père. Sa petite discussion avec Sevastian l'en avait convaincue. Elle se sentait indigne. Lâche.

Marie-Ange espérait qu'une fois qu'elle aurait remis l’œil à un membre du conseil, tout rentrerait dans l'ordre. Autant que c'était possible. Elle n'oublierait pas cette tragédie, mais ses pensées arrêteraient peut-être de revenir à cette nuit où son existence avait basculé. Elle ne voulait plus revoir ces hommes en noirs dans ses cauchemars. Elle ne voulait plus revoir cette lumière verte ôter la vie de celui qu'elle admirait comme un héros.

Toute à ses sombres pensées, la blonde évita de peu une collision avec un élève qui rentrait. Elle était déjà dehors. Ses pas l'avait machinalement portée auprès des Serres. Agacée, elle resserra sa cape autour d'elle, et chercha en vain du regard la silhouette d'une figure d'autorité.

Au lieu de cela, c'est une tout autre silhouette qui attira son regard. Une jeune fille. Une connaissance. Plus que ça, même. Une amie. Valentina. Serrant machinalement la boîte entre ses doigts, la blonde s'approcha.

« Valentina ! Héla-t-elle avec un sourire. »

La boîte pourrait bien attendre un peu. C'était répugnant, mais la potion empêchait également toute odeur nauséabonde de s'en échapper. Elle n'avait pas rouvert le paquet depuis le bal, et elle n'y tenait pas.

« Tu es courageuse, pour sortir avec cette température. »

Elle glissa le paquet enveloppé dans sa poche. Elle galéra un peu pour la rentrer, mais finalement, elle réussit. Frottant ensuite ses mains l'une contre l'autre, elle s'approcha un peu plus en souriant. Valentina était une perle. Marie-Ange avait entendu certains bruits de couloirs, mais elle ne se fiait qu'à son impression, et la brune lui plaisait énormément. Elle s'entendait bien avec elle, peu importe ce que certains disaient à son sujet.

« Comment est-ce que tu vas, depuis le bal ? Je t'ai aperçue, mais je n'ai pas pu venir te saluer ce soir-là. »

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MessageSujet: Re: Cold as death (Valentina) Mar 10 Mar - 23:20

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C'est une douce prière qui s'infiltre dans son oreille, un son dont la dangerosité est agréable. Elle répète ces quelques mots, mouvant son bras comme ci une baguette venait le compléter. Elle imagine déjà les étincelles bleuté qui s'en réchapperont, la divine puissance du sort quant il frappera son adversaire. Elle sourit à son reflet, observant par l’intermédiaire du miroir les nombreux livres éparpillés sur son lit. Combien de temps ce sort a t-il nécessité ? Des heures, des jours. Un nombre incalculable de secondes perdues à tout jamais, sacrifiées pour une grande cause, sa future victoire. Son indéniable réussite. A cet instant, elle se sent forte ; bien plus puissante que les élèves de son année. Est-ce l’invulnérable liquide qui coule dans ses veines qui lui donne cet impression de contrôle ? Ou est-ce l'une des conséquences directe du sort qu'elle vient d'utiliser ? Valentina se saisit du parchemin rouge, dissimulé dans son livre de potions et inscrit précautionneusement les effets sur son organisme.  Demain, elle sera incapable de relire les quelques phrases gribouillés avec ardeur. Elle en saisira juste ces quelques mots : invulnérable, noire, suprême. Ce furent des émotions qui effectivement la traversèrent, mais ils ne furent malheureusement pas les seules. La notion de pouvoir s'accompagne d'autre chose, d'une collation bien plus affamante. Chez elle, comme il est d'usage, ce fût un sacrifice corporelle. Une douleur lancinante vient briser sa joie, elle en étouffe des hurlements de rage. L'espace vide dans sa tête, tout un coup se retrouve acculé contre des aiguilles tranchantes. Elle tient fermement sa face, compressant ses oreilles, désireuse de faire fuir le bourdonnement intérieur. Qu'as-tu fais murmure la voix. Toujours présente. Même le jour de sa mort elle sera là, à juger. Ventant les mérites de l'autre sépulture, l'accablant  pour ses choix. Valentina avait voulue juger de l'autre magie, tester les limites de son propre corps, et elle avait juste réussie à se rendre un peu plus malade. Il a été executé parce qu'il était un traître. D'où provient cette phrase ? De l'espagnol ? Du français ? Du passé, du futur ? Non, il lui semble avoir lue ces mots récemment. Elles se sont échappées d'un des livres de Euxane, ceux qu'elle affectionne particulièrement. Qui conte l'histoire d'Hommes vengeurs retournant dans l'endroit où ils ont tous perdus, exigeant réparation. N'oublie jamais qui tu es. Le grand nom que tu portes. Celle-çi est bien plus ancienne, surgissant du plus profond de ta mémoire, Valentina. Elle appartient à ton père, elle est la plus grande leçon qu'il ne t'ai jamais enseigné. L'un des seuls moments que vous avez passé ensemble, où il ne t'a pas traité avec indifférence. C’était après le départ de Demitri pour Poudlard, alors qu'elle se trouvait à l'article de la mort. Étendue sur son lit d'enfant, étouffée par les brumes d'un coma profond, presque inerte. Elle entendait le chant des oiseaux, par dehors. Sentait les caresses du soleil sur sa joue mais était incapable de faire le moindre geste.

L'élancement si soudainement disparaît, ne laissant que des muscles endoloris et un navrement profond. Valentina passe sa main sur son front brûlant, efface les gouttelettes de sueur qui y perlent. Dernières preuves matérielles de ce qu'elle vient de commettre, de la magie qu'elle vient d'utiliser. Inconsciente jeune fille, les autorités te condamnerait à Askaban rien que pour avoir posé ton regard sur le livre qui t'a inspirée ce sort. Alors si ils savaient ce que tu venait de créer, un sort pour torturer les âmes, un antonyme du patronus. Nerveusement elle se saisit de sa baguette, envoyant tous ces bouquins dans le fond de sa malle, à l’abri des regards indiscrets. Il fallait désormais qu'elle sorte, se concentre sur autre chose. La potion du cours d'hier avait été presque parfaite, selon son professeur une herbe différente aurait eu plus d'effet sur la qualité de la vapeur. C’était ce qui lui fallait. Une potion, une recette qui ne nécessite aucun effort. Pas de réflexion, juste de la méthode. C'était parfait pour elle, il fallait qu'elle déraisonne. Elle se saisit de son manteau et de ses gants qu'elle enfila sur le chemin la menant au parc.

L'air glacé de ce mois de janvier lui fait un bien fou, si elle ne savait pas que par ces temps humide son organisme est plus vulnérable, elle humerait à pleins poumons les vents de l'est. De sa contrée. Elle arrache l'herbe verte nécessaire à la concoction, la glisse dans un minuscule flacon. « Valentina ! »  Elle se retourne en entendant son nom, rares sont ceux qui l'appelle autrement que par son patronyme. Ils pourraient se compter sur les doigts d'une main. Le doux sourire de Marie-Ange apparaît, Valentina s'est toujours dit qu'elle portait bien son nom. Elle ressemblait à une bestiole tombée de ciel, à une créature divine qui ne connaissait ni la haine ni la rancune. « Tu es courageuse, pour sortir avec cette température. »  Elle l'observe glisser un paquet dans sa poche, ce qui a le don de la réveiller, piquant sa curiosité.  « Comment est-ce que tu vas, depuis le bal ? Je t'ai aperçue, mais je n'ai pas pu venir te saluer ce soir-là. » Valentina acquiesce, faisant disparaître au même moment la plante dans l'une des poches de son manteau. « - Excuses moi Marie-Ange, j'ai la tête un peu ailleurs. Je crois que je dois couvrir quelque chose. » dit t-elle en s'avançant vers elle, souriant distraitement. « Je vais aussi bien qu'on peut aller après ce genre d’événement. Je fais avec. Mais toi, dis-moi. Comment vas-tu ? La dernière fois que je t'ai aperçue tu étais au bras d'un charmant jeune homme, qui était-ce ? » Naïve enfant perdue dans un monde fous, comment avait-elle fait pour gagner la sympathie de la Dolohov ? Parfois Valentina se demandait pourquoi elle appréciait tellement cette fille, si différente d'elle. Son innocence était précieuse. La sang pur aurait aimé garder une candeur similaire à la sienne, ne pas avoir à fuir dans des mondes imaginaires, être capable d’affronter ses propres monstres. Étrangement, elle avait plus d'espoir dans l'avenir de la petite Marie-Ange que dans les autres prometteurs sorciers de sa maison. Quelque chose de particulier  émanait d'elle. « Dis-moi, est-ce le froid ou bien lui qui créer ces rougeurs sur tes joues ? »
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MessageSujet: Re: Cold as death (Valentina) Jeu 12 Mar - 11:53

Revoir cette tête familière, ce sourire, ça faisait du bien à la jeune serpentard. Elle ne l'avait pas vue depuis le bal. Il faut dire qu'elle avait été un peu occupée. Entre ce globe oculaire visqueux, dans sa petite boîte, et la rencontre avec Sevastian, elle n'avait pas eu beaucoup le temps de prendre des nouvelles de son amie. Elle l'appréciait beaucoup, et quand elle se remémorait leur rencontre, elle avait du mal à se retenir de pouffer. Il faut dire que c'était comique, en y repensant. Sur le coup, elles avaient craint de se faire avoir par ce satané concierge. Planquées dans un placard à balais, elles en avaient alors profiter pour discuter un peu, faire connaissance. Et c'est dans cette promiscuité qu'elles avaient découvert qu'elles s'entendaient bien, qu'elles pouvaient devenir amies.

Resserrant un peu sa cape autour de ses épaules, la blonde sourit de nouveau quand la brune la questionna sur le bal, sur son cavalier. Quand la Dolohov mentionna la rougeur des joues de la Terreur, celle-ci partit d'un petit rire. Il y avait au moins eu du bon, à cette soirée, avant son dénouement. Marie-Ange s'était bien amusée, et ce, grâce à Sirius. Qui aurait pu l'imaginer, d'ailleurs ? Le Gryffondor n'était pas réputé pour sa tolérance envers les verts et argent. Et pourtant, les deux s'entendaient bien.

« C'est sûrement le froid. Enfin, je pense. Quant à mon cavalier, et bien... Aussi étonnant que ça puisse le paraître, il s'agissait de Sirius Black. »

Ses doigts tripotaient le bord de sa cape machinalement. Elle trouvait le maraudeur séduisant, bien sûr. Comme toute femme normalement constituée. Mais de là à imaginer qu'il pourrait y avoir autre chose que de l'amitié... Marie-Ange ne le pensait pas. Son sourire s'élargit alors qu'elle enchaîna ensuite :

« Il est venu seul, je suis venue seule, et plutôt que de faire la causette à ces petits fours sur le buffet, et bien on a un peu dansé, souffla-t-elle amusée. Rien de bien folichon, hein. »

Elle se mit à faire quelques pas, invitant la Serdaigle à la suivre, à la recherche d'un coin un peu abrité du vent. Ses boucles dorées voletaient en effet autour de son visage sous la caresse fraîche de la brise. Un peu trop fraîche, d'ailleurs, car elle sentait déjà les frissons familiers du froid s'insinuer sur sa peau.

« Mais, et toi donc ? J'ai remarqué que tu dansais avec Diggory, il y a un secret qui couve ? »

Son regard pétillait de malice. Elle aurait aussi pu appeler le Serdaigle par son prénom, mais... Ils ne s'entendaient pas très bien tous les deux. La faute en incombait à une maladresse de Marie-Ange. Elle avait voulu l'aider, le soigner. Il s'était blessé avant un match de Quidditch. Malheureusement, l'étiquette de la fiole n'était pas très lisible, et elle avait empiré son état. Il lui en voulait depuis, croyant qu'elle avait voulu l'empoisonner pour désavantager l'équipe de Serdaigle qui, ce jour-là, jouait contre les Serpentard. Pourtant, en connaissant un petit peu la blonde, il était impossible de penser qu'elle aurait pu le faire volontairement. Mais il était si furieux contre elle qu'elle avait eut peur d'avouer la vérité. Elle avait manqué de courage, et elle le regrettait aujourd'hui. Mais le tort était fait. Par ailleurs, on l'avait félicitée de son initiative, le soir même, et elle n'avait rien démenti. Mal à l'aise quand on lui en reparlait, elle n'a toujours pas contredit le mensonge qui avait prit de l'ampleur.

Repenser à cette histoire fana un peu le sourire de la demoiselle, mais elle effaça ces idées de son esprit pour le moment, et reporta ses prunelles céruléennes sur son amie. Si elle appréciait Diggory, c'était tant mieux. Marie-Ange ne jugeait pas, et acceptait les opinions et les relations de chacun. Elle sortit la main de sa poche pour prendre le bras de Valentina, dans un geste d'affection machinal, mais sa maladresse choisit ce moment pour resurgir, et elle fit tomber le petit paquet au sol.

« Oh mince, souffla-t-elle. »

Le carré de tissu blanc se froissa, et dévoila le paquet écarlate du bal de Noël. Les traces brunâtres de sang séché se voyaient clairement. L'intérieur du coton blanc était d'ailleurs aussi imbibé d'hémoglobine, sans que ça ne ressorte sur l'extérieur. Avec un soupir désabusé, qui fit sortir une petite buée d'entre ses lèvres carmine, la blonde se pencha pour le ramasser. Le paquet s'ouvrit à cet instant-là, dévoilant l’œil à l'iris azuré qu'il contenait. Les nerfs s'étaient asséchés, mais l’œil paraissait aussi frais que le soir du bal. Marie-Ange ne se l'expliquait pas. Peut-être un sortilège avait-il été jeté sur chaque parties du corps pour qu'elles se conservent ? Ou était-ce sur la boîte ? Quoiqu'il en soit, esquissant une grimace, la jeune femme referma la boîte avec précaution. Elle remit le carré de coton immaculé autour, et se redressa, remettant le paquet dans sa poche.

Levant les yeux, elle croisa le regard de la Serdaigle. Devançant toute question, elle s'expliqua, comme si elle avait besoin de se justifier.

« J'étais tellement troublée après l'ouverture de ces paquets, au bal, que j'en ai oublié que je le tenais dans la main en repartant. Je n'ai pas eu l'occasion, depuis, de croiser un membre du conseil pour rendre la boîte. »

Gardant la main dans la poche de sa cape, la blonde baissa légèrement la tête.

« C'est avec ce but que je suis sortie du château. On m'a dit qu'un des membres du conseil serait dans le parc. »

Un sourire timide refit son apparition sur ses lèvres, alors qu'elle observait finalement autour d'elle. Elles étaient pratiquement seule dehors, et nulle silhouette ne correspondaient à celle d'un des adultes du château.

« Je crois que je vais aller directement dans leurs bureaux. Pour me débarrasser enfin de... Ça, laissa-t-elle échapper en bougeant un peu sa main dans la poche. »

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MessageSujet: Re: Cold as death (Valentina) Mar 17 Mar - 12:15

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« C'est sûrement le froid. Enfin, je pense. Quant à mon cavalier, et bien... Aussi étonnant que ça puisse le paraître,il s'agissait de Sirius Black. » Valentina croisa ses bras. Soudainement intéressée. «  - Sirius Black, rien que ça ? » Le sourire polie écorcha ses lèvres, alors que les brumes d'un souvenir venait se mêler au paysage environnant. L'héritier des Black, le traître à son sang, le maraudeur. Beaucoup de qualificatifs circulaient dans les couloirs pour le désigner mais pour toi Valentina, il restait Black. Seulement Black. Rien d'autre. Rien de plus. Elle n'avait jamais aimé ses attitudes hautaines, sa frivolité égoïste, cette manière -bien personnel- de la dévisager. Le jour de leur rencontre, à la bibliothèque, il l'avait si ennuyée qu'elle avait été obligé d’exhiber devant toute la populace Poudlarienne un sentiment. Il l'avait fait sortir de ses gonds, presque exploser à la lumière du jour. Valentina l'avait haïe, exécrée pour cela. Comment avait-il fait pour, du bout des doigts, faire vaciller la corde de sa patience ? Elle était réputé pour son imperméabilité aux critiques, aussi solide que la roche et aussi tempéré que la rosée du matin. Valentina, acerbe jeune femme, pourquoi avait-tu répondu ce jour là ? L'indifférence est le plus beau des mépris. Pourquoi ne pas t'être suffit de ce coup d’œil moqueur si révélateur de ta pensée? Étrangement, vous ne pouviez pas êtres indifférents à Sirius Black. Il vous ennuyait, vous agaçait. Peut être même que vous l'admiriez ou que votre cœur palpitait à son approche. Il faisait partie de ce genre de personne qui ne laisse pas insensible, qui par sa posture et sa nature même, emprisonne votre intérêt. Ce n'est pas pour rien qu'il était devenu la coqueluche des Gryffondor avec le reste de la bande à Potter, un quatuor de crétins, drôles malgré tout. Mais Black alors ? Comment s'était t-il prit pour l’entraîner dans toute cette putain d'histoire ? Un instant elle le détestait, si fort qu'elle voulait le frapper, et en une seconde elle se retrouvait contre lui, à l’embrasser fougueusement. Stupide fille, elle avait dû comme à son habitude, sauver les pots cassées, éparpillés sur le sol de votre assourdissante collision. Valentina pencha la tête, admirant Marie-Ange et ses rougeurs. Une année vous séparait et bientôt elle serait dehors. Parfois, elle aurait aimé avoir accès à sa petite tête. Connaître ce qui motivait l'ange à avancer dans les ténèbres. Non, tu mens !  Valentina ne voulait pas savoir ce qui pourrait ternir les mèches dorées de l'ange, c'était plus simple de l'imaginer intouchable. Personne ne corromprait la douce Marie-Ange, elle resterait malgré le carambolage des baguettes qui s'entrechoquent, cette fidèle serpentard au cœur d'or. « Je ne te pensais pas éprise de ce genre de garçons. Remarque, les mauvaises choses sont toujours les plus attirantes, » elle sourit une nouvelle fois à la jeune femme, s'approchant d'elle d'une démarche calme et assurée. Un peu plus près d'elle. Elle étira son regard autour d'elles, à la recherche d'un potentiel témoin. Une petite serdaigle s'était faufilé à l'intérieur du château suivit de près par un chat noir. «  je connais ta fâcheuse habitude de ne voir que le bon côté des gens qui t'entoure Fais quand même attention avec lui... » Regarde avec toi, elle s'était laissée séduire par la délicatesse de tes sourires, la sociabilité qui percent de tes mots. A bien y réfléchir, vous vous étiez apprivoisées sans réellement vous connaître. Est-ce plus simple d'ignorer cette part d'ombre ?  « Il est venu seul, je suis venue seule, et plutôt que de faire la causette à ces petits fours sur le buffet, et bien on a un peu dansé, elle souffla la dernière phrase sur un ton amusé, faisant hausser un sourcil à Valentina,  Rien de bien folichon, hein. »  « Bien sur...» articula t-elle avec moquerie. Néanmoins, elle était sûre que Marie-Ange lui disait la vérité. Quel aurait été l’intérêt de lui mentir, à elle ? Valentina ne commérait pas, jamais. Répandre des rumeurs, exciter l'imagination de ses camarades ne l'amusait pas. Au contraire, cela l'indisposait.  « Mais, et toi donc ? J'ai remarqué que tu dansais avec Diggory, il y a un secret qui couve ? »  « Ne crois pas que tu m'échapperas si facilement ! Je suis très tenace, j'aurais de croustillantes révélations sur ta danse avec Black avant même que tu es conscience de m'avoir balancer les infos compromettantes. » Valentina rit légèrement, alors que le sourire bienveillant de Charles s'imposait à elle. Elle ne l'avait revue qu'une fois depuis le bal, quant elle était allez chercher son bouquin dans la salle de classe. Acte anodin lourd de conséquence. Elle nota l'utilisation du nom de famille de Charles, sans savoir pourquoi en reproduisit l'effet. Après tout, Marie-Ange n'était pas à l’abri de questionnements indiscrets. Certains savaient qu'elles se côtoyaient, qu'elles étaient dans de bons termes. Alors brouiller les pistes sur sa relation en commençant par faire croire qu'il n'était rien de plus qu'un camarade, elle trouva cela astucieux. Elle ne mentait pas. Les faits parlaient pour elle. Valentina n'approfondissait juste pas son jugement sur le préfet. Restant, comme toujours, à la surface lisse des choses.  « - Diggory est préfet, un joueur de quidditch...une personnalité de ma maison. Je ne pouvais pas lui refuser une... »  elle se stoppa brusquement, observant avec attention l'objet qui venait de s'échapper. C'était un œil ce truc ? « ...danse.  » La Dolohov écouta distraitement les explications de Marie-Ange, complètement happé par le profondeur du bleuté de cet œil. Comment cela se fait t-il qu'il soit si bien conservé après tout ce temps ? « - Tu as lancé un sort dessus, pour le garder en état ? » Elle se pencha pour l'admirer de plus près, alors qu'au même moment son amie s'activait pour le faire disparaître dans sa boite. Doucement, elle se releva. Agacée d'avoir entamer un geste pour rien. « J'étais tellement troublée après l'ouverture de ces paquets, au bal, que j'en ai oublié que je le tenais dans la main en repartant. Je n'ai pas eu l'occasion, depuis, de croiser un membre du conseil pour rendre la boîte.  C'est avec ce but que je suis sortie du château. On m'a dit qu'un des membres du conseil serait dans le parc.  » Valentina resta silencieuse un moment, assez stupéfaite de revoir l'une des boites réapparaître dans sa vie. Depuis le bal, elle s'était garder de repenser à ces doigts, aux cris et à la folie qui avait prit les élèves paniqués. Elle avait rangé dans un de ses compartiments mentaux l'avant dernière partie de cette soirée. Se focalisant sur sa danse avec Charles, l'aide inattendue de Dorea et le garçon à qui elle plaisait. Et qui avait fuit devant son cousin, mais bon, cela n'avait rien d'étonnant, compte tenu des rumeurs qui courraient sur son compte. « - J'ai pas besoin de te dire que tu as fait une grosse erreur? Tu en as conscience, n'est-ce pas ? » demanda t-elle tout d'un coup en reportant ses yeux sur elle, la fixant. « Je crois que je vais aller directement dans leurs bureaux. Pour me débarrasser enfin de... Ça »  « Vas voir Londubat, ou bien Bront. Les autres membres du Conseil ne comprendrait pas pourquoi tu as attendue si longtemps. Un comportement de ce genre peut paraître suspect... » elle se mit à tapoter nerveusement la baguette dans sa poche, réfléchissant à un moyen de sortir Marie-Ange de cette boueuse imprudence. Comment avait t-elle pu agir si stupidement ? Tout le monde savait que les paquets avaient été introduits dans le château par un de ses occupants, et les soupçons pesaient dans les esprits. Une méfiance tue perçait dans les regards des professeurs et des élèves, ce n'était plus une école mais une animalerie. Nous nous jaugions, cherchant à prophétiser le prochain événement, à percer les défenses des malades qui se cachaient parmi nous. Un serpentard avait plus de risque que les autres de finir suspecté. Déjà, elle pouvait entendre les murmures qui s’élevaient dans la grande salle au passage de son amie «  C'est elle, n'est-ce pas ? C'est la fille qui a gardée la boite. Qui aimait regarder son cadavre [...]», « Il paraît que quant elle l'a ouverte, elle riait aux éclats... » ; « Tu savais qu'elle avait dansé avec Sirius Black au bal ?» «[...]si cela se trouve ils sont de mèches ; tous les deux pratiquent de la magie noire. » Un Black et une  serpentard, pas besoin d'autres preuves. Ils sauront oublier sa gentillesse, ses amitiés avec les poufsouffles et les gryffondors. Le spectre de sa maison l'étoufferait de son regard bienveillant, un serpent avant tout, un mauvais sorcier à en devenir. Que des préjugés. Ils garderont en mémoire la pire des images, la redessineront pour la faire correspondre au cadre, ils leur faut un bouc émissaire. Un vilain monstre. Qu'importe si il est invraisemblable, l'humain veut des réponses même si ils ne posent pas les questions adéquates.  « Je viens avec toi. Ou au moins, je t'accompagne jusqu'à la porte de leur bureau. Tu ne peux pas rester plus longtemps avec. » dit-elle subitement. Elle ne pouvait laisser la honte entacher ses iris, laisser une telle chose se produire. Valentina sortit sa baguette, pointa les tâches rouges sur l'herbe et fit disparaître hémoglobine. Elle releva les yeux, et prit Marie - Ange par le bras, l’entraînant avec elle à l'intérieur du château. Contrastant avec l'habituel raideur, les gestes affectueux ce n'était pas son truc. Mais étrangement ce soir, là , elle était de très bonne humeur. Peut être un des effets tardif de ses précédentes expérimentations. « - Comment étaient tes vacances ? Des rencontres intéressantes ? » lança t-elle innocemment.
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MessageSujet: Re: Cold as death (Valentina) Jeu 18 Juin - 13:11

Marie-Ange secoua la tête quand Valentina demanda si elle avait jeté un sort dessus pour le conserver. Non, la blonde avait juste jeté un sort pour pas que la boîte laisse filtrer les odeurs, et elle avait ensorcelé le tissu autour pour que rien ne coule au travers. Elle aussi se demandait pourquoi l’œil restait aussi luisant que lorsqu'elle avait ouvert le paquet. Peut-être était-ce la boîte qui avait été ensorcelée, avant, à dessein ? Arsenius était sans doute mort plusieurs jours avant que les surprises ne soient dévoilées. Pour garder les organes et les autres morceaux dans un état tel qu'ils soient reconnaissable, et qu'on ait l'impression qu'ils venaient d'être martyrisés, il fallait assurément un enchantement puissant.

Quoi qu'il en soit, elle voulait s'en débarrasser au plus tôt. Heureusement, par ailleurs, que ce soit Valentina la seule témoin de sa maladresse. Elle imaginait sans peine les ragots et les accusations qui fleuriraient ensuite. Pas que la petite blonde était mal aimée, non. Mais le fait qu'elle arbore un blason vert et argent ne jouaient pas en sa faveur. Trop de sorciers ayant mal tournés avaient fait leur scolarité à Serpentard. Salazar lui-même n'était pas un modèle de vertu. Les esprits ne se focaliseraient que sur ce détail, et en oublierait que la Terreur n'était que bonté et gentillesse. Une grimace se peignit d'ailleurs sur ses traits quand Valentina lui fit remarquer qu'elle avait fait une grosse erreur en gardant la boîte, et elle acquiesça, bien consciente de cet état de fait.

« Je te remercie, souffla-t-elle avec soulagement quand la brune se proposa de l'accompagner. »

Elle appréhendait beaucoup le moment où elle remettrait la boîte à un adulte. A coup sûr, même sans preuve, les soupçons naîtraient dans leurs esprits, leurs regards se feraient un peu plus méfiants. Mais pourquoi l'avait-elle gardée en main alors qu'elle rentrait au dortoir ? Pourquoi ne l'avait-elle pas lâchée avec horreur, comme les autres l'avait fait ? Elle se sentait vraiment coupable, alors qu'elle n'était pour rien dans cette tragédie. Elle avait de la peine pour les enfants Samuels. Elle ne s'expliquait pas non plus sa réaction dénuée d'excès. Elle était presque restée de marbre en ouvrant le paquet. En elle, l'horreur le disputait à une envie de vomir, mais en apparence, elle avait semblé lorgné l’œil avec indifférence.

Marchant au bras de la Dolohov, la blonde secoua la tête pour reprendre ses esprits. Ce n'était pas le moment. C'était au bal qu'il aurait fallu éviter la bourde. A présent, c'était trop tard, elle devait assumer. Elle aurait très bien pu abandonner la boîte quelque part dans le château, mais son esprit droit et juste avait protesté contre cette idée. Ce ne serait pas respectueux pour le pauvre homme. Elle ne l'avait pas connu énormément, mais elle l'admirait un peu, comme chacun des membres de ce conseil.

Un sourire pâle salua la tentative de Valentina de changer un peu de sujet, d'alléger l'ambiance.

« Rien de notable. On est descendues en France, avec ma mère, pour aller sur la tombe de mon père. J'ai revu quelques amis d'enfance, mais... Globalement, j'avais hâte de revenir à Poudlard. »

Ce n'était pas tant qu'elle était solitaire, en dehors du château, c'était plutôt qu'elle plus dans le contexte rassurant de l'immense forteresse. Depuis ce qui était arrivé à son père, elle avait du mal à vraiment apprécier les vacances qu'elle passait loin de ses amis. Ses oncles et tantes n'étaient pas désagréables, et même s'ils se forçaient à accepter les habitudes de Marie-Ange et de sa mère, ils restaient strictes, hautains et très coincés. Ils avaient eu du mal à accepter qu'une des meilleures amies de la blonde soit une née-moldue, mais grâce à la persévérance de sa mère, ils avaient fini par ne plus s'offusquer dès qu'elle prononçait son nom.

Ces dernières vacances, toutefois, avaient été un peu plus tendues que les autres. Sa tante et sa mère s'étaient violemment embrouillées quand la première avait suggéré un mariage arrangé pour la jeune serpentard, et que la seconde avait refusé avec force. L'ambiance avait été froide tout le reste du temps après leur retour de France. Et la jeune fille n'avait pas été mécontente de retrouver l'atmosphère rassurante et chaleureuse du château. Enfin, ça dépendait des personnes ça. Certains n'étaient pas spécialement rassurants et chaleureux. La Terreur pensait notamment à Sevastian, le cousin de Valentina.

« J'avais hâte de retrouver des camarades affectueux et plus drôles que mon oncle et ma tante. Bon, certains le sont un peu moins, sourit-elle en jetant un regard à sa camarade. Sevastian est même assez craints de quelques unes de mes connaissances, ajouta-t-elle avec un petit sourire pincé. »

Elle pensait notamment à sa camarade de Poufsouffle, qu'elle aidait régulièrement en potion. La dernière fois, la jeune fille s'était même enfuie juste après avoir vu l'ombre du grand méchant loup des Serpentard. En repensant à la suite, la blonde ne put réprimer un petit frisson nerveux. Mais elle avait fait ce qu'il fallait après tout. La sécurité et le bien-être de ses amis comptait plus que ses quelques remords et états d'âmes. Elle était parfois un peu trop altruiste, pensant d'abord aux autres et s'oubliant même dans le lot.

« Mais ce n'est rien. Et les tiennes ? J'imagine que c'était sans doute plus palpitant que moi, souffla-t-elle amusée. »

Ou peut-être pas à vrai dire. Elle ne connaissait pas vraiment les Dolohov. Les seuls aperçus qu'elle avait était grâce à Valentina ou à Sevastian. Et si l'une se montrait tout à fait charmante et agréable, il n'en était pas de même pour l'autre. Elle se demandait comment était Sevastian avec sa cousine. Il semblait prévenant envers elle. Ou soucieux, tout au moins. Elle n'avait jamais envisagé le caractère de ce dernier sous cet angle, et elle s'interrogeait à présent. Elle n'arrivait pas à imaginer le Serpentard prévenant et chaleureux.

Elle se morigéna alors. Ce n'était pas bien de juger sans savoir, et elle jugeait pratiquement Sevastian sur la seule base de son comportement avec elle. Pourtant, ce n'était qu'un aspect de sa personnalité. Si ça se trouve, il était aussi aimable que Valentina. Même si elle ne connaissait de cette dernière que ce qu'elles s'étaient dit dans le placard à balais en attendant que Rusard soit loin, elle l'appréciait énormément. Elle devrait peut-être donner une seconde chance au Dolohov, réviser son jugement sans doute trop hâtif.

Perdue dans ses pensées, elle manqua de trébucher. S'il n'y avait pas eu la serdaigle à son bras, elle n'aurait pas loupé son coup et se serait étalée sur l'herbe humide. Un petit rire franchit ses lèvres. Elle en avait oublié les menaces qui pesaient sur elle si quelqu'un savait qu'elle avait gardé le paquet du bal tout ce temps.





Tout en discutant, les deux filles s'étaient rapprochées du château. Marie-Ange n'avait même pas fait attention à ce fait, jusqu'à ce qu'elles franchissent les lourdes portes en chêne. Absorbée dans sa discussion avec Valentina, elle n'avait pas vu le temps passé. Elle avait même ignoré le paysage dans lequel elles évoluaient. Bras dessus, bras dessous, la blonde et la brune papotaient presque insouciamment. Elles ne pensaient plus à la tragédie du bal, ni à ce petit paquet qui pourrait compromettre la réputation de la couleuvre.

Elles finirent par arriver devant le bureau de Becka Brönt, et Marie-Ange délaissa un moment son amie en entrant après avoir frappé. Elle s'excusa, en premier lieu, et raconta les circonstances qui l'avaient menées à garder le paquet. Elle n'avait pas fait exprès, et elle n'avait pas eu le temps de venir le rendre jusqu'alors. La membre du conseil la rassura, et prit la boîte. Soulagée d'un poids, la serpentard la remercia avec chaleur, avant de prendre congé.

Quand elle ressortit du bureau, Valentina était toujours là, et elles passèrent un moment ensemble avant d'aller vaquer, chacune de leur côté, à leurs occupations.

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Despite the darkness,
Light will rise up.
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Cold as death (Valentina)
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