So go and challenge me, take the reigns and see ∴ f. Mange
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MessageSujet: So go and challenge me, take the reigns and see ∴ f. Mange Sam 14 Mar - 18:43






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« Espèce de scroutt à pétard ! » tonnais-je en direction ne notre batteuse. « Charlie je suis vraiment désolée ! Je sais pas ce qu’il lui est arrivé ! Le cognard est devenu complètement fou » je grommelais quelques mots incompréhensible pour toute réponse alors qu’elle tournait en rond autour de moi complètement affolée. « C’est bon arrête de t’exciter comme ça tu me donnes le tournis » dis-je d’une voix moins agressive. Comme tous les autres joueurs de l’équipe j’avais été témoin de l’action et elle avait parfaitement raison, le cognard en avait fait qu’à sa tête, ces objets sont plus sournois que le plus malin des lutins. A croire que les sortilèges ont fini par leur donner un cerveau. Délicatement j’essaie de refermer mes doigts, mais la douleur m’arrache un léger cri étouffé. « Je crois bien que c’est cassé cette fois ». Je levais un sourcil désabusé à son adresse « Tu crois ? » le ton sarcastique ne laissait aucun doute sur mon propre jugement concernant l’affaire. Ma mâchoire était complètement contractée sous l’effet de la douleur et j’avais du mal à articuler le moindre mot, mais c’était ma façon à moi de dédramatiser l’accident. Et puis ce n’était pas la première blessure que je me faisais. Bien au contraire. « Aides moi à me relever tu veux » je marquais une courte pause accentuer d’une horrible grimace de douleur « Ce foutu cognard m’a pas loupé » Les vagues montaient en continue dans mon bras droit entrecoupant mes mots. « S’il pouvait être aussi persécutant envers les Blaireaux lors du prochain match » Une nouvelle montée de douleur « Ca nous aiderait pas mal ». J’avais le souffle coupé mais a colère était passée. La joueuse attrapa mon épaule valide pour me donner l’impulsion qui me manquait pour parvenir à me remettre sur mes jambes. « Merci » murmurais-je dans un souffle déformé par la douleur. Fichtre ce que ça pouvait faire mal ! « C’est cassé les gars, je vous laisse continuer l’entrainement sans moi ! » Hurlais-je en direction de mes coéquipiers restés en l’air.  J’avais vraiment le chic pour me mettre dans des situations pas possible. Du coin de l’œil j’aperçu notre professeur de vol qui déboulait sur le terrain. Elle en avait mis du temps à descendre de son perchoir…Une preuve de plus que la présence d’un professeur lors de nos entrainements de Quidditch est parfaitement inutile. Le terrain est beaucoup trop grand. Si ce Lord débarquait ici pour nous régler notre compte, nous serions tous morts avant que l’adulte présent ait eu le temps de sortir ses multiplettes pour voir ce qu’il se passe. « M. Diggory ! Est-ce que tout va bien ? Vous voulez que je fasse venir Mme Pomfresh ? » Je me retins de rouler des yeux tout en serrant mon bras meurtri contre mon torse. « Rien de grave Mme, ne vous inquiétez pas, je connais bien le chemin de l’infirmerie » ajoutais-je dans un semi-humour contraint. Sans demander mon reste je me retournais, pour récupérer mon balai que me tendais notre batteuse. « Merci ma grande, on se revoit ce soir à la salle commune » J’avalais ma salive avec difficulté, à présent ma mâchoire me faisait autant souffrir que mon bras. « Travaillez le combo du boulet vautour, on bossera le reste la semaine prochaine ». Ses petits yeux larmoyant me regardaient avec une certaine inquiétude lorsqu’elle acquiesça d’un signe de tête. « Et arrête de faire cette tête de chouette, tu n’y es pour rien » lui lançais-je avant de prendre définitivement le chemin du château.

C’est incroyable comme le terrain me sembla beaucoup plus loin que d’habitude. Mon balai coincé sous mon bras valide, je retenais mon membre brisé contre ma poitrine de l’autre main. La douleur déformais mes traits et maintenant que j’étais seul je laissais les cris étouffés s’échappés librement, les lèvres déformées dans un rictus de douleur. Je n’étais vraiment pas le meilleur pour lancer des sortilèges de soin, et ceux que je connaissais ne convenaient pas pour les os cassés. Quant à faire passer la douleur, rien ne valait une bonne potion. « Foutu cognard » Les mots passaient avec amertume la barrière de mes lèvres entre deux grognements. Moi qui avait attendu toute la semaine cet entrainement, voilà que ce stupide bout de caoutchouc me mettait hors-jeu. C’était surement un coup d’Amos tient ! Même si je savais parfaitement qu’il n’avait pas cette perversité de serpent ça me donnait une bonne excuse pour pester tranquillement contre quelqu’un.  Peut-être qu’un Serpentard c’était amusé à ensorceler le cognard d’ailleurs. Cela avait déjà été le cas, rien n’arrêtait ces verts et argent prêt à tout pour remporter la victoire. Le prochain match de la saison opposerait l’équipe aux griffons, le doute pouvait raisonnablement se tenir. Si c’était vrai, le serpent en question devait être bien bête, le match n’aura lieu que dans plusieurs jours et il devait se douter que les équipes s’entraînaient avec les mêmes balles que celles utilisées lors des matchs.

En ruminant ces pensées je finis par arriver à la lourde porte de chêne qui donnait sur le hall du château. Un frisson parcourut ma colonne vertébrale, je m’étais bien rafraîchi en route et je n’avais sur le dos que ma légère combinaison de joueur de Quidditch. « Manquerait plus que je tombe malade tient » marmonnais-je entre mes dents. Le hall était presque désert et j’en fût bien content. Il n’est jamais agréable de se balader avec un bras cassé, le visage ravagé par la douleur, face à des connaissances.
Tant bien que mal, plutôt mal d’ailleurs, j’arrivais devant la porte de l’infirmerie qui s’ouvrit à la volée devant moi rejetant un corps visiblement pressé de sortir. Un cri furieux où transperçait la douleur s’échappa de mes entrailles lorsque l’élève me rentra dedans en plein fouet. « Non mais tu peux pas faire un peu attention » crachais-je dans un demi-souffle aveuglé par la vive douleur qui déchirait mon bras. Sans attendre des excuses, ou sans les entendre en tout cas, je m’engouffrais à mon tour dans la grande pièce, les yeux piqués de quelques larmes. Attirée par le raffut Mme Pomfresh me réceptionna dès que j’eu posé un pied sur le carrelage de l’infirmerie. « Ah c’est vous M. Diggory, qu’est-ce qui vous amène cette fois ? Encore un souci de balai ? » Sa voix bien que sarcastique dénotait un certain amusement et je lui répondis par un autre grommèlement. Sa main chaude se posa sur mon bras brisé et je sentis ses doigts le parcourir délicatement. Chacune de ses petites pressions m’arrachaient un léger cri de douleur que j’avais bien du mal à retenir. « Eh bien pour une fois c’est joliment cassé tout ça. Vous seriez-vous pris un arbre ? » Demanda-t-elle avant de me montrer un lit vide sur lequel je m’assis après avoir déposé mon balai en travers de celui-ci. « Un cognard » finis-je par articuler à son attention. Elle hocha la tête avant de s’éloigner. « Je vais chercher de quoi vous réparer tout ça » me lança-t-elle par-dessus son épaule. Un soupire souleva ma poitrine, je n’étais pas encore sorti d’affaire. Malgré mes nombreuses chutes je me cassais rarement quelque chose, et la dernière fois que cela était arrivé, ce n’était pas que le bras que je m’étais cassé. Le souvenir de ce fameux match lors duquel Potter m’avait littéralement mis en bouilli assombrit mon regard marin. La potion, en plus d’avoir un goût imbuvable qui vous reste dans le fond de la gorge, annonçait des heures de douleur aiguë. De nouveau les pas se rapprochèrent de moi et je relevais la tête résigné à prendre cette potion de malheur mais les mots restèrent bloqués sur ma langue lorsque je croisais le regard bleu de Marie-Ange. « Qu’est-ce que… » Cela signifie, mais la fin de ma phrase ne dépassa pas mes pensées, ma voix s’étrangla avant que les dernières mots ne sortent. Mes iris lancèrent des éclairs à la sorcière qui se tenait devant moi à la place de l’infirmière en titre. « Tu veux encore m’empoisonner la Terreur ? » Ma voix cassante était rendue encore plus agressive par l’effort que je produisais pour desserrer la mâchoire.    




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Dernière édition par Charles C. Diggory le Ven 3 Avr - 17:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: So go and challenge me, take the reigns and see ∴ f. Mange Sam 14 Mar - 20:04

Forte de sa résolution de devenir médicomage, Marie-Ange se rendait très souvent à l'infirmerie, pour aider Mme Pomfresh. Celle-ci avait été réticente, au début de l'année, quand la blonde avait proposé ses services. Mais elle avait quand même accepté. Elle avait eu du travail facile et sans grande possibilité de se tromper, au début. Des pansements, du rangement... Mais finalement, elle avait fait ses preuves. L'infirmière avait même jugé intéressant et opportun de lui apprendre quelques sorts de base en médicomagie, et l'avait faite s'entraîner dur avant de la laisser les appliquer sur les blessés. Depuis, la jeune Terreur s'appliquait à soigner les blessures et maux divers et variés de la population estudiantine.

Récemment, avec la tragédie du bal et le renforcement des règles de sécurité, la demoiselle avait eu fort affaire avec les élèves les plus choqués. Elle avait préparé des potions calmante, et d'autre remèdes censés apaiser les esprits tourmentés. Mal à l'aise avec la mort d'Arsenius Samuels, la blonde avait passé énormément de temps à l'infirmerie ces derniers jours pour compenser son malaise, quand elle n'était pas en cours ou avec des camarades.

Ce jour-là, elle était venue tôt. Elle n'avait rien à faire, et plutôt que de ressasser encore une fois ce qui s'était passé plusieurs jours plus tôt, elle préférait s'occuper l'esprit. Elle préparait d'ailleurs des potions contre la douleur quand du raffut se fit entendre dans l'infirmerie. Entendant l'infirmière y aller, la blonde reprit sa concentration. Encore quelques minutes à faire bouillonner la potion, et elle pourrait remplir les fioles vides qui étaient alignées devant elle.

Elle finissait d'ailleurs de les reboucher avec soin quand Mme Pomfresh arriva derrière elle.

« Ah, Marie-Ange, vous avez fini. Parfait. Allez donc apporter une fiole de cette potion à Mr Diggory, troisième lit côté fenêtre. Quand elle aura fait effet, occupez-vous de son bras.
Tout de suite, madame
, souffla la serpentard en prenant une des fioles qu'elle venait de terminer de remplir. »

Ses doigts se refermaient délicatement sur le petit récipient en cristal pendant que ses pensées s'agitaient. Diggory. Elle ne le sentait pas très bien, sur ce coup-là. Jetant tout de même un sortilège réfrigérant sur la fiole, pour ne pas que la potion soit brûlante, la blonde s'avança dans l'infirmerie. Elle repensait à leur première altercation. C'était au tout début, quand Marie-Ange commençait à se constituer sa petite réserve de potion personnelles. Elle avait eu le malheur de choisir la mauvaise, à cause des étiquettes un peu effacées. Sans le savoir, elle avait rendu Charles encore plus malade, juste avant un match de Quidditch. Mortifiée, elle ne s'était pas défendue quand il avait commencé à s'énerver (et à vomir). Elle s'était enfuie, même. Et depuis, le courant ne passait pas très bien entre eux.

Mais ça faisait des années maintenant. Ils pouvaient bien être raisonnable, n'est-ce pas ? Elle espérait, mais elle n'y croyait pas vraiment. Appréhendant de se retrouver près du Serdaigle, la verte et argent ne ralentissait pas son allure, cependant. Les conflits qu'il y avaient entre eux étaient personnels. Mais ce qu'elle venait faire ici, c'était du domaine du professionnel. Ce n'était pas la même chose. Elle devait faire passer les besoins du patient avant ses propres griefs ou remords.

La réaction du brun fut telle qu'elle s'y attendait. Postée devant lui, le dos droit et les épaules raidie, la blonde essayait de garder un visage impassible face à sa remarque acerbe.

« Tu veux encore m’empoisonner la Terreur ?
Bien que ton attitude m'en donnerait l'envie, non. C'est une potion pour calmer la douleur. Mais je serais tentée de te laisser souffrir quand les os se re-souderont.
»

Le ton de sa voix n'était pas plus agréable que celui de son camarade. Acide, sa remarque soulevait tout le ressentiment qu'elle pouvait éprouver. Mais à peine eut-elle fini de parler qu'elle inspira profondément, calmant ses nerfs, et qu'elle reprit d'une voix douce :

« Excuse-moi. Tiens. Bois. »

Elle lui tendit la petite fiole. Elle s'en voulait toujours, depuis cette mésaventure. Elle comprenait qu'il lui en veuille aussi, mais elle lui en voulait également de ne pas avoir écouté un mot de ses explications. Néanmoins, l'eau avait coulé sous les ponts depuis. Peut-être serait-il plus raisonnable.

« Quand la douleur aura reflué, je m'occuperais de réparer ton bras. »

Elle fixa ses prunelles aigue-marin dans celle du jeune homme, rajoutant aussitôt, comme pour prévenir tout argument contre :

« Mme Pomfresh ne m'aurait certainement pas laissée m'occuper de toi, ou des autres élèves qui sont déjà venus, si je n'étais pas compétente. »

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MessageSujet: Re: So go and challenge me, take the reigns and see ∴ f. Mange Dim 15 Mar - 17:52






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Les yeux de la Serpentarde s’allumèrent à mes paroles, et sa réponse était aussi cordiale que la mienne. « Bien que ton attitude m'en donnerait l'envie, non. C'est une potion pour calmer la douleur. Mais je serais tentée de te laisser souffrir quand les os se re-souderont. » Je voulu répondre mais une nouvelle vague de douleur me coupa une nouvelle fois le souffle et je fis un effort supplémentaire pour ne pas montrer à la sorcière l’étendue de ma souffrance. Elle était typiquement le genre de personne à qui je ne voulais pas montrer mes faiblesses. J’aurais donné beaucoup pour que ce soit n’importe quel autre élève de Poudlard plutôt qu’elle qui me regardait avec ses grands yeux azur. Quoi que tout bien réfléchit, je préférai encore l’avoir elle que Potter. Enfin je crois. Difficile de savoir. James n’était pas assez sournois pour faire des coups bas par derrière, il préférait l’affrontement direct, sans équivoque, sans fard. Quand il m’avait poussé vers l’infirmerie, il ne l’avait pas fait en se cachant derrière quoi que ce soit. La Terreur elle s’était amusée à m’empoisonner avec une potion. Si encore elle m’avait jeté un sort directement, je ne dis pas, mais cacher son venin dans une potion. C’était digne d’un vert et argent. « Excuse-moi. Tiens. Bois. » Une fois la crise passée je remarquais son propre effort de contrôle sur elle-même alors qu’elle s’adressait à moi d’une voix beaucoup plus calme. Je soulevais un sourcil perplexe face à ce nouveau tour de la conversation. Est-ce une de ses ruses pour m’amadouer ? Ou bien cherchait-elle réellement à se montrer sympathique ? Après tout Valentina l’appréciait, peut-être était-ce pour une bonne raison ? Mais j’étais trop aveuglé par ma propre douleur pour être vraiment en mesure de réfléchir plus longuement sur cette question. « Quand la douleur aura reflué, je m'occuperais de réparer ton bras. » Mes iris brûlants dardaient ceux de la jeune femme qui me tendait la fiole que je ne prenais pas. « Mme Pomfresh ne m'aurait certainement pas laissée m'occuper de toi, ou des autres élèves qui sont déjà venus, si je n'étais pas compétente. » finit-elle pas ajouter face à mon hésitation. Elle avait raison mais je ne pouvais pas m’empêcher de la provoquer un peu et de décharger un peu de ma douleur et de ma frustration sur elle. Si nous nous étions revus dans d’autres circonstances peut-être que j’aurais été plus sensible à sa visible volonté de bien faire. Mais dans mon état j’avais trop besoin de pester contre quelqu’un pour être raisonnable. « Pour les autres élèves je ne dis pas » ma voix était toujours aussi enrouée de douleur et je devais me faire force pour ne pas arracher la potion salvatrice des mains de Marie-Ange. « Mais je connais tes compétences médicales me concernant » une nouvelle pause pendant laquelle je masquais une nouvelle grimace de douleur alors que mes iris s’allumaient sous l’effet de la douleur. « Et je m’en passerais bien aujourd’hui ». Même si bien sûr il ne faisait aucun doute que Mme Pomfresh ne la laissait pas faire n’importe quelle potion, ni encore moins les donner aux élèves sans les avoir vérifiées. L’infirmière menait une telle guerre contre les fausses potions qu’il aurait été surprenant que la Terreur ait l’occasion de concocter autre chose que ce qu’elle était censée faire. J’hochais la tête pour moi-même alors que cette idée me traversait l’esprit et résolu de prendre la potion que me tendait la sorcière. Lentement je levais mon bras valide pour m’emparer de la fiole, mon corps s’étira malgré toutes mes précautions et le grognement de douleur qui s’échappa de ma bouche n’attendit pas que je fasse le moindre effort pour le stopper avant de résonner dans l’infirmerie. « Saleté de cognard » marmonnais-je avec difficulté sans vraiment articuler. C’était sorti tout seul sous l’impulsion et l’espace d’un instant je ne fis plus attention à la Serpentarde debout devant moi, concentré sur la régulation de ma douleur, mâchoire contractée et front plissé.

Enfin je commençais à retrouver mon souffle alors que la douleur diminuait. Je jetais un regard douteux au contenu de la fiole, l’odeur qui s’en dégageait ainsi que la couleur du liquide semblait correspondre en tout point à une potion contre la douleur. Pourtant je ne parvenais pas à lui faire confiance, ma dernière expérience de sa « médecine » m’avait traumatisé en quelque sorte. « Y a quoi comme ingrédients ? » lançais-je d’une voix hachée. Cet interrogatoire était une perte de temps total, mais je pouvais être assez buté parfois, surtout quand je me trouvais contrarié, ce qui était précisément le cas. Je levais une nouvelle fois mon regard bleu profond vers la blondinette lui signifiant par un regard soutenu que j’attendrais une vraie réponse de sa part avant d’en avaler une seule goûte. Têtu comme un griffon aurait-dit Amos s’il avait été là –et heureusement pour moi il ne l’était pas. J’imaginais déjà le sermon auquel j’aurais droit s’il venait à passer la porte de l’infirmerie maintenant. Cela lui donnerait une raison de plus pour me pousser hors de l’équipe de Quidditch. A cette pensée mes iris s’assombrirent. L’espace d’une journée j’avais oublié ce détail. Dans mes habits de joueurs de Quidditch je me sentais tellement moi-même que je ne pouvais pas concevoir de devoir les ranger au placard pour toujours. Sans ce sport mes journées seraient bien ternes, rare étaient les personnes capables de comprendre cela. Dorea et Kate en faisaient partie, elles savaient l’importance que le Quidditch avait pour moi. Marie-Ange elle ne s’en était pas rendu compte sans doute lorsqu’elle avait cherché à me mettre hors-jeu pour un match. Elle ne savait pas à quel point tout ce qui touchait à ce sport comptait plus que tout le reste à mes yeux. Comme beaucoup elle pensait sans doute que ce n’est qu’un passe-temps comme un autre. Une passion que l’on peut arrêter  à tout moment quand cela est nécessaire. Comme Amos me le suggère. Sauf que ça ne l’est pas. Je ne peux pas me passer de voler sur un balai, j’ai besoin de ces sensations uniques, de la liberté que l’on ressent, de l’adrénaline qui monte dans les veines et tourbillonne autour de vous, du chant du vent et de la caresse des nuages. J’ai besoin du souffle court de la course, des battements de cœur qui s’accélèrent à l’approche des buts adverses et de la délicieuse sensation de réussite quand le souafle travers les anneaux d’argent.
   




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MessageSujet: Re: So go and challenge me, take the reigns and see ∴ f. Mange Dim 15 Mar - 21:49

S'efforçant de ne rien répondre de blessant face aux répliques du Serdaigle, Marie-Ange pinça les lèvres avec force, les faisant presque blanchir. Elle devait garder à l'esprit qu'il souffrait sûrement le martyr. Mais c'était dur. Elle n'était pas du genre à se laisser traîner dans la boue sans rien faire. Elle n'aimait pas qu'on la dénigre ainsi, surtout pour une vieille histoire qui découlait d'une simple maladresse. Prenant une autre inspiration, longue et profonde, la blonde accusa sans broncher les reproches non-déguisés. Elle tenait la fiole de potion du bout des doigts, n'attendant qu'une chose : Qu'il s'en saisisse, et qu'il la vide. Il serait peut-être moins désagréable quand la douleur aurait reflué.

Entre deux inspirations censées la calmer, l'empêcher de répliquer vertement, elle compris qu'il s'était prit un cognard de plein fouet. Elle grimaça malgré elle. Ça devait faire sacrément mal. Elle se demandait comment il faisait pour se contenir aussi bien. Mais en même temps, c'était un peu de sa faute. Il avait choisi de jouer au Quidditch, on ne l'y avait pas obligé. Marie-Ange ne comprenait pas qu'on veuille se mettre en danger ainsi. Oh, elle appréciait le Quiddtich. Elle ne loupait jamais un match, sauf contrainte majeure. Mais de là à se mettre en danger elle-même. Non. Merci, mais pas pour elle.

Il prit la potion, mais ne la but pas. Qu'est-ce qu'il attendait ? Il devait avoir vraiment très mal, pourtant, il se contentait d'examiner la fiole sans la porter à ses lèvres. Son examen devait corroborer à son expérience des potions de soins, malgré tout, il la questionna. Et, d'après son regard, elle se doutait qu'il n'en boirait pas une goutte sans qu'elle ne lui ait répondu.

Levant les yeux au ciel en soupirant, la blondinette secoua la tête. Elle avait quelque fois affaire à des personnes soupçonneuses à l'infirmerie. L'écusson reptilien sur la veste de son uniforme n'inspirait pas facilement confiance, la cravate vert et argent non plus. Elle réussissait à les ramener à la raison, généralement, en les menaçant de les laisser tel quel. Mais elle doutait que la menace de laisser Charles se débrouiller tout seul le fasse flancher. Il endurait déjà une douleur intense, et pourtant, il continuait à se méfier.

« De la sauge, de l'écorce de saule, de l'essence de Murlap, un soupçon de racines de gingembre en poudre, trois gouttes d'extrait d'aconit, cinq feuilles d'orties et du piment rouge séché, énuméra-t-elle. Rien de mortel. Justement dosé. Satisfait ? »

Croisant les bras sous sa poitrine, la serpentard fixait son camarade avec un regard qui en disait long sur sa patience éprouvée.

« On va faire un truc. Soit tu la bois, cette potion, soit je te re-soude les os sans anesthésiant. »

Elle menaçait. Mais à vrai dire, elle n'avait pas l'intention de mener à bien sa menace. Marie-Ange n'était pas du genre à aimer faire du mal aux gens, même pour les soigner. Elle était plutôt empathique, et avait l'impression de sentir leur douleur quand elle les soignait. Elle grimaçait pour eux, par moments. Ce n'était que le fruit de son imagination, mais c'était un indicateur assez fiable pour se fier à sa gentillesse. En temps normal.

Ses dents malmenèrent un peu sa lèvre inférieure tandis qu'elle fixait le brun. Dire que si elle ne s'était pas trompée pour cette fichue potion, quatre ans auparavant, ils auraient peut-être pu être de bons amis. Dire que sa maladresse, et sa timidité (à cette époque), l'avait faite fuir sans demander son reste, sans s'expliquer. Dire que son ego l'avait empêchée de venir s'excuser par la suite. Que sa fierté l'avait poussée à ne pas démentir les rumeurs.

« Tu préfères quoi ? »


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MessageSujet: Re: So go and challenge me, take the reigns and see ∴ f. Mange Lun 16 Mar - 19:44






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Les efforts de la jeune femme pour garder son calme étaient flagrants et remarquables, il faut bien l’avouer. A travers ma propre douleur j’apercevais sa poitrine se soulever avec force. A chacune de mes phrases ses lèvres se pinçaient un peu plus, prenant petit à petit une couleur blanchâtre presque inquiétante. Ceci-dit mes efforts pour contrôler la douleur n’était pas moins important et nous faisions tous les deux preuves d’une incroyable force de l’esprit à cet instant-là. Elle luttait contre la rage qui bouillonnait dans l’océan de ses yeux tandis que je luttais contre la marée de douleur qui envahissait mon bras par vague successive. Me demander de réfréner ma propre colère était tout simplement fou. J’avais suffisamment de mal à maîtriser ma souffrance, si j’essayais de contrôler un tant soit peu l’animosité qui émanait de mon corps à l’intention de la sorcière, je finirai par me rouler de douleur sur le matelas du lit de l’infirmerie dans une position définitivement ridicule. Entre la douleur ou la colère, mon choix était vite fait, surtout en présence d’un serpent tel que Marie-Ange. Elle ne méritait pas tellement que je fasse des efforts supplémentaires pour adoucir mon humeur pour elle, quand bien même elle était visiblement là pour me soigner et me soulager.
Les iris rivées dans le siennes j’attendais sa réponse. Les potions de soin ne sont pas les plus faciles à retenir car nous les traitons que rapidement en cours de manière générale, mais j’avais personnellement appris à les confectionner afin de pouvoir limiter mes aller-retours à l’infirmerie. Je connaissais donc parfaitement les ingrédients, l’ordre dans lequel les insérer dans la préparation, le nombre de tour et la durée des différentes étapes nécessaires à une potion réussie. A la moindre erreur de sa part, je lui jette sa potion au visage. « De la sauge, de l'écorce de saule, de l'essence de Murlap, un soupçon de racines de gingembre en poudre, trois gouttes d'extrait d'aconit, cinq feuilles d'orties et du piment rouge séché. Rien de mortel. Justement dosé. Satisfait ? » J’hochais la tête, visiblement elle connaissait sa potion aussi. Mais rien ne me disait qu’elle ne me récitait pas son cours pour endormir ma vigilance mais qu’en réalité c’était une toute autre potion que je tenais dans ma paume. Mes yeux allaient du liquide aux yeux de Marie-Ange et vice-versa. J’étais toujours indécis malgré tous les efforts de la jeune femme pour me faire avaler sa bonne foi et la potion avec. J’étais rarement aussi méfiant avec les gens, mais Marie-Ange avait abusé de cette confiance naturelle et elle n’était pas prête de la regagner dans un claquement de doigt. « On va faire un truc. Soit tu la bois, cette potion, soit je te re-soude les os sans anesthésiant. » Je redressais la tête d’un geste vif. « Ah parce que c’est toi aussi qui va s’occuper de ça ? » Ma voix s’étrangla ne cherchant pas le moins du monde à cacher ma réelle appréhension quand à cet acte chirurgical plus poussé et qui demandait bien plus de travail, d’apprentissage et de sérieux qu’une simple potion contre la douleur. Mes yeux ainsi posés sur elle, j’aperçu ses dents mordiller ses lèvres. Ce geste pouvait indiquer plusieurs sentiments différents et je plissais les paupières afin d’essayer de déterminer ce qu’il cachait. Etait-ce de l’impatience ? Désespérait-elle de me voir boire cette potion car elle l’avait soigneusement empoisonnée ? Ou craignait-elle que je finisse par lui faire cracher le morceau et avouer que la potion que je tenais entre les mains n’était pas la bonne ? Ou bien était-ce une once de remords concernant ma présente méfiance à son égard à cause de sa vieille maladresse ? Tant de possibilités et aucune réponse certaine. « Tu préfères quoi ? » Elle avait croisé les bras, visiblement sa patience arrivait à son paroxysme et je ne tarderais pas à faire sauter la soupape. « Je préfères que ce soit Mme Pomfresh qui vienne me donner une potion » bougonnais-je tout en gardant mon regard fixé sur les brumes qui s’échappaient de la fiole. « Elle est pas toujours la plus aimable mais au moins elle est qualifiée pour faire son métier contrairement à toi » terminais-je dans un souffle, le regard de nouveaux brûlant alors que la douleur traversait de part en part mon bras meurtri. Ce fût en quelque sorte l’attaque de trop et dans un souffle résigné je portais le flacon à mes lèvres « de toute façon je n’ai vraiment pas le choix » articulais-je avec difficulté, le verre contre ma lèvre. « Tu as de la chance » nouvelle pause forcée « que je sois pas dans » la douleur m’oblige à fermer les yeux quelques secondes « ma meilleure forme ». Une larme se forme à la commissure de ma paupière droite. Desserrant avec toujours autant de difficulté les mâchoires, j’entrouvre les lèvres pour y faire glisser le mélange amer. Le liquide descend le long de ma gorge, le goût est toujours aussi mauvais mais trop particulier pour permettre une quelconque supercherie. Ma bouche se déforme dans une grimace amère cette fois. J’attends quelques secondes en silence avant de retourner mes iris sombres vers mon interlocutrice. « Reste plus qu’à attendre les effets secondaires que tu m’as réservé » La blague est de mauvais goût au vu de l’énervement de la Serpentard, mais à voir sa petite frimousse toute contrite, je n’ai pas pût résister à un léger trait d’humour noir. Pas sûr cependant qu’elle devine la blague dissimulée derrière ma voix toujours enrouée de douleur. « Madame la Terreur est satisfaite maintenant ? Tu vas pouvoir aller raconter à tes petits camarades comment tu as, une fois de plus, réussit à tromper le Diggory ». Mes yeux deviennent de plus en plus perçants alors que la douleur s’évapore lentement. Ce qu’il y a d’agréable avec ces potions, à défaut du goût, c’est leur efficace rapidité d’action. Lentement la douleur se retire de mon bras, s’évanouissant de mes veines, de mes os, de ma chair. Lentement elle défait ses doigts glacés et se dissout dans les brumes adoucissante de la potion. Ma poitrine se libère également et je trouve peu à peu un souffle normal. Je passe ma main valide sur ma mâchoire, la faisant remuer doucement entre mes doigts. Ses muscles endoloris commencent à se détendre eux aussi et je peux raisonnablement reprendre le cours de mes pensées.   




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MessageSujet: Re: So go and challenge me, take the reigns and see ∴ f. Mange Mar 17 Mar - 11:53

La blonde faillit sourire de la réaction de Charles quand elle lui annonça qu'elle allait réparer elle-même son bras. Mais elle se retint, pinçant à nouveau les lèvres. Ça pouvait tout à fait passer pour un mouvement afin de réprimer sa colère, mais cette fois-ci, il n'en était rien. Elle ne jubilait pas à l'idée de lui faire mal, non, mais sa réaction était vraiment amusante. Et compréhensible.

Finalement, la douleur sembla l'emporter sur son ressentiment, puisqu'il porta la fiole à ses lèvres en bougonnant. Levant les yeux au ciel, la serpentard résista à l'envie de laisser tomber l'affaire. Ce ne serait pas professionnel. Serrant ses poings contre son corps, toujours les bras croisés, Marie-Ange l'observa boire la potion. Et bientôt, grâce à l'effet rapide des potions en général, elle put voir le teint blême du joueur de Quidditch reprendre des couleurs. Elle n'aimait pas quand les gens souffraient. C'était plus fort qu'elle, il fallait qu'elle essaie de soulager leurs maux. Et quand c'était fait, elle se sentait infiniment mieux elle-même. Pourtant, la sensation heureuse qu'elle ressentait d'ordinaire -quand la douleur reflue chez ses patients- s'évanouit bien vite cette fois, chassée par les paroles amères de son camarade.

Le regard assombri par la contrariété, la blonde secoua la tête.

« Je n'en toucherais mot à personne, rassure-toi. Je n'ai pas envie qu'on sache que j'ai aidé Charles Diggory, lâcha-t-elle d'un ton sec. »

Rancunière, elle ? Si peu. De mauvaise foi ? Si peu également. En fait, à cet instant précis, elle ignorait ce qu'elle ressentait exactement envers le Diggory. Rancune ? Oui, un peu. Elle n'aimait pas qu'on dénigre ses potions, toujours parfaitement réussie. Coupable ? Aussi. Le souvenir de sa bourde la hantait toujours, et ne cesserait jamais, elle en était persuadée. Embarras ? Oh oui. Elle ne savait pas trop comment réagir. Il avait le droit d'être en colère, mais elle aussi, et elle réussissait mal à concilier les deux.

Ignorant finalement le maelström d'émotions qui l'agitait, la verte et argent reprit d'un ton plus doux :

« Madame Pomfresh me fait confiance. Elle ne me laisserait pas soigner des élèves si elle n'était pas sûre de mes compétences. Je me suis entraînée des semaines avant qu'elle ne soit satisfaite de mes sortilèges de guérison. Je ne vais pas t'abîmer plus que tu ne l'es. »

Elle souffla un bon coup, et commença à faire les cents pas à côté du lit.

« Je comprends que tu m'en veuille, d'accord ? Je sais que c'est compliqué de me faire confiance, maintenant. Mais je n'ai aucune intention d'aggraver ton état. Je veux juste te soigner. Avoir de l'expérience, pour devenir médicomage. Qui plus est, ça va faire quatre ans maintenant que je... Que c'est arrivé. Et j'en suis vraiment désolée, crois-moi. Mais il y a prescription, à présent, non ? On est grands, on devrait arriver à passer outre, je crois. »

Elle ne regardait plus le Serdaigle. Cette tirade avait eu du mal à sortir, et elle avait préféré lâcher ça d'une traite, d'une voix un peu précipitée. Elle venait d'avouer, à demi-mot, qu'elle s'en voulait toujours de son erreur. Qu'il n'avait pas besoin d'en rajouter, car elle se sentait assez mal comme ça. Mais quant à savoir s'il le comprendrait ainsi, ou si -la colère l'aveuglant- il déformerait ses propos pour qu'ils collent à l'image qu'il se faisait de Marie-Ange, c'était une autre affaire.

Elle cessa finalement de bouger, et retourna brièvement son regard céruléen vers le jeune homme avant de le détourner. D'une voix sourde, un peu boudeuse, elle rajouta :

« Tu n'as même pas voulu écouter mes explications, après... »

Elle avait l'impression de passer pour une enfant gâtée faisant un caprice, mais elle n'avait pas pu s'empêcher de mentionner ce détail. Finalement, secouant la tête, espérant chasser sa culpabilité, elle releva les yeux.

« Tu es prêt ? Comme la potion fait effet, tu ne ressentiras presque rien quand tes os se remettront d'aplomb. »

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MessageSujet: Re: So go and challenge me, take the reigns and see ∴ f. Mange Mer 18 Mar - 22:16






So go and challenge me, take the reigns and see ∴ featuring Mange


La douleur avait tendance à me rendre grognon, comme la plupart des personnes normalement constituées, il faut bien se le dire. Associée à l’idée de n’avoir fait que la moitié de mon entrainement de Quidditch, cela faisait une potion pas très amicale. Malheureusement pour Marie-Ange qui en faisait les frais. Au fond mes griefs contre elle remontaient à quelques années auparavant, trois, ou quatre. Difficile de savoir exactement. Le hasard avait laissé nos routes séparées, jusqu’à aujourd’hui. Peut-être bien que la sorcière évitait de me recroiser après son étourderie pas si innocente que cela. Peut-être bien qu’inconsciemment je ne prêtais pas vraiment attention à sa présence lorsqu’elle se trouvait alentour. Nous avions par ailleurs quelque cours en commun, pourtant pas une seule nous avions eu l’occasion de parler depuis cette fameuse histoire. Ni l’un ni l’autre n’en n’avions particulièrement envie. Je menais ma vie de mon côté, elle menait la sienne du sien. Mais peut-être bien que cette ignorance commune avait favorisée mes propos actuels. Dans ma tête, elle était toujours celle qui avait cherché, à me mettre hors-jeu pour un match contre l’équipe de sa maison. Rien n’avait évolué dans ma tête la concernant, elle était la stupide Serpentard qui confond volontairement des potions pour parvenir à ses fins sans aucun scrupule. « Je n'en toucherai mot à personne, rassure-toi. Je n'ai pas envie qu'on sache que j'ai aidé Charles Diggory » Un léger rire éclata dans ma gorge. C’était tellement ridicule, elle ne souhaitait pas que l’on sache qu’elle m’avait soigné. Mais sérieusement, en quoi cela pouvait-il lui porter préjudice dans sa maison ? De tous les patients qu’elle avait « soigné » ici, je devais surement être l’un de ses moins « gênant » auprès de ses camarades de maison. Bien que je ne sois pas du genre à mettre de tels mots sur le tapis, mon sang suffit à rendre son acte acceptable aux yeux des autres de la même espèce. Je n’étais pas non plus à Gryffondor, maison rivale de celle de Salazar depuis des siècles. Certain pourraient, même trouver sa démarche intéressante compte tenu de la nouvelle renommée du nom Diggory. « Madame Pomfresh me fait confiance. Elle ne me laisserait pas soigner des élèves si elle n'était pas sûre de mes compétences. Je me suis entraînée des semaines avant qu'elle ne soit satisfaite de mes sortilèges de guérison. Je ne vais pas t'abîmer plus que tu ne l'es. » Visiblement la jeune femme faisait son maximum pour rester digne et professionnelle ici. Comme si elle craignait que l’infirmière ne la surveille derrière une étagère, prête à lui bondir dessus au moindre faux pas. Si j’avais été une personne réellement méchante, j’aurais profité de cette situation un maximum pour lui faire bien comprendre l’amertume qu’elle avait laissé dans mes souvenirs. Après tout, elle s’en était prise à moi dans l’exercice de ma passion, je pouvais tout aussi bien faire de même avec elle.
Heureusement pour elle, je n’étais pas ce genre de personne.

Avant même d’avoir eu le temps de répondre quoi que ce soit, elle se mis à faire les cents pas devant moi, allant et venant à m’en donner le tournis. « Je comprends que tu m'en veuille, d'accord ? Je sais que c'est compliqué de me faire confiance, maintenant. Mais je n'ai aucune intention d'aggraver ton état. Je veux juste te soigner. Avoir de l'expérience, pour devenir médicomage. Qui plus est, ça va faire quatre ans maintenant que je... Que c'est arrivé. Et j'en suis vraiment désolée, crois-moi. Mais il y a prescription, à présent, non ? On est grands, on devrait arriver à passer outre, je crois. » Sa tirade me prend de cours, je dois bien l’avouer, et la surprise doit se lire sur mon visage aussi facilement que la douleur incrustée quelques minutes auparavant. Une Serpentard qui fait des demi-excuses…Et encore, des excuses c’est beaucoup dire, mais vu les sillons qu’elle creuse devant mon lit, je devine son embarras assez facilement. Est-ce un des effets secondaire de cette potion prodiguée par ses soins qui me donne cette impression-là ? Est-ce qu’elle aurait glissé quelques gouttes de potion de félicité dedans pour me laisser entendre de quelconques regrets de sa part ? Mes yeux se plissent à nouveau pour essayer de déchiffrer cette énigme, cette Marie-Ange est décidément bien surprenante, et il n’y a rien de pire pour un être mesquin que d’être doué pour l’inattendu. « Tu n'as même pas voulu écouter mes explications, après... » C’était du délire, voilà qu’elle me reprochait à présent de n’être pas resté faire la causette avec elle alors que je mourrai littéralement de l’intérieur par sa faute ? Etait-ce une mine boudeuse que je percevais derrière ses boucles blondes ? De nouveau camper devant moi, son petit manège terminé, elle releva les yeux vers moi. Ses iris azur s’accrochèrent aux miennes qui brillaient de perplexité. Serait-ce des ombres coupables qui dansent légèrement dans ses pupilles ? « Tu es prêt ? Comme la potion fait effet, tu ne ressentiras presque rien quand tes os se remettront d'aplomb. » Sa question me ramena à mon bras cassé et à la réalité de la situation. Jusque-là j’étais resté muet, surpris par sa soudaine franchise et ses excuses teintées de regrets. Elle voulait faire table rase du passé, s’était déroutant. « Euh…Oui je crois. Mais euh tu es sûre de bien maîtriser ce sort ? Il est complexe, et ce n’est pas un simple os de petit doigt qui est cassé là-dedans. » Dis-je en désignant mon bras d’un signe de tête « Je doute que le cognard m’ai laissé un seul os intact. Je me sentirai moins inquiet si Mme Pomfresh supervisait cette opération… » Ma voix perdait peu à peu sa tonalité rauque alors que la douleur s’estompait complètement. J’étais plutôt mal assuré de savoir qu’une élève allait me ressouder le bras. Une élève non diplômée sans réelles études de médicomagie dans les pâtes. Pour le coup ça n’avait absolument rien à voir avec Marie-Ange, j’aurais eu la même appréhension envers n’importe qui d’autre. Même face à Kate. On ne rigole pas avec ces sorts-là, et les conséquences peuvent être terribles. Bien plus qu’un simple maux de ventre.

Mes iris allèrent de mon bras au visage de la sorcière qui me faisait face. Bien qu’au fond je ne lui devais rien, je me sentis soudain obligé de répondre quelque chose, comme pour lui assurer que mon inquiétude n’était pas tournée vers elle, pour cette fois-ci. « Et ça n’a rien à voir avec ce qui est arrivé » repris-je en utilisant volontairement ses propres mots « mais je tiens à pouvoir me resservir de ce bras pour le Quidditch, notamment, mais aussi pour tout le reste ». Mes yeux lui lancèrent un regard singulier marquant ma réelle inquiétude sur le sujet. « En ce qui concerne ton acte lâche à mon encontre, il ne peut y avoir de prescription, à moins que tu ne regrettes vraiment ton geste, ce dont je doute vu que tu n’as jamais montré la moindre envie de t’excuser, je ne vois pas comment je pourrais un jour oublier que tu as cherché à me disqualifier pour un match opposant nos deux maisons ». Si mon front se plissa légèrement lorsque j’évoquais ce souvenir, ma voix était restée étrangement calme.
  




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MessageSujet: Re: So go and challenge me, take the reigns and see ∴ f. Mange Ven 20 Mar - 10:41

Sa petite tirade avait au moins eu le bénéfice de faire cesser les hostilités ouvertes. Ce n'était pas encore le grand amour entre ces deux-là, mais le feu nourri que lançait le Diggory s'était calmé. Il se montrait plus raisonnable, et cette possibilité infime de pouvoir discuter avec lui sans s'en prendre plein le chaudron fit énormément plaisir à la blondinette. Elle n'aimait pas avoir des ennemis. Elle se sentait mal, et peu à l'aise. Elle n'aimait pas faire semblant d'être cette garce que pensaient qu'elle était ceux qui ne l'aimait pas, pour X raison. Elle était profondément gentille, et c'était vraiment un effort surhumain, pour elle, que de dénigrer quelqu'un. Elle n'était même pas crédible face à Sevastian, lorsqu'elle se forçait à paraître froide et hautaine. Elle n'arrivait même pas à se plaindre de son comportement à Valentina. Comme la première fois, elle avait juste évoqué les manières un peu cavalières du serpentard. C'est son amie qui avait deviné qu'il avait encore fait des siennes. Comme la première fois.

Soupirant doucement, Marie-Ange esquissa un sourire sincère, pour la première fois depuis qu'elle était en présence de Charles. Son inquiétude était compréhensible. D'autant plus qu'il n'avait absolument aucune raison de lui faire confiance.

Mais son sourire se fana bien vite quand il assura qu'il n'y avait pas prescription, qu'il doutait que ses regrets soient sincères. Il y avait des progrès, bien sûr, mais c'était comme faire deux pas en avant et un en arrière. Une maigre consolation pour la serpentard. Néanmoins, elle fit de son mieux pour ne pas montrer qu'elle était blessée, détournant le regard lorsque le serdaigle parla, et c'est d'une voix légèrement amère qu'elle enchaîna :

« Madame Pomfresh devait finaliser une de ses potions les plus délicates, c'est pourquoi elle m'a demandé de venir m'occuper de toi. J'ai déjà lancé ce sort. Plus d'une centaine de fois en entraînement, et une dizaine de fois sur quelqu'un de vivant, tenta-t-elle de le rassurer. »

Elle n'était pas particulièrement douée pour cette parti-là du travail, qui consistait à rassurer les patients. Elle s'entraînait pourtant, parfois durant des heures, devant son miroir, ou avec une amie. Elle avait fait des progrès, mais ce n'était pas encore ça.

« Tout va bien se dérouler. Elle ne m'aurait jamais laissé sans supervision si mon travail était encore hésitant. »

Relevant le regard, elle affichait à présent un air déterminé. Une main piocha sa baguette qui était rangée dans son décolleté, et elle essaya de bannir tout ressentiment. Elle devait être concentrée, et professionnelle. Elle fit le vide dans son esprit, pendant uniquement au sort qu'elle avait à lancer. Dans sa tête, elle voyait les os du bras humain. Elle imagina la fracture du Diggory, les os en miette, et expira lentement. Son regard était assombri, concentré. Peu à peu, dans sa tête, l'image des os réparé s'imposa. Elle prit une grande inspiration à nouveau, et l'image se rejoua dans sa tête. Quand elle fut enfin prête, ses yeux se posèrent sur le bras du serdaigle.

« Brackium Emendo, souffla-t-elle en effleurant à peine le bras blessé. »

Si le sortilège était mal lancé, avec précipitation, Madame Pomfresh lui avait dit que ça pouvait faire disparaître tous les os. Mais avec la préparation qu'elle avait eu, la blonde ne craignait pas que ça lui arrive. Elle était réellement compétente dans ce domaine.

Bientôt, Charles pourrait sentir une douce chaleur s'emparer de son bras. Il ne sentirait qu'un petit chatouillis, mais le bruit des os qui se re-soudaient se faisaient nettement entendre. En quelques minutes, se fut terminer, et la sensation de chaleur bienfaisante, réparatrice, resterait un moment pour le bleu et bronze.

Satisfaite, Marie-Ange palpa malgré tout le bras blessé, sans adresser un mot au joueur de Quidditch, pour vérifier que tous les os s'étaient bien remis. Son toucher était délicat, assuré. Elle finit par relever la tête, et esquisser un sourire :

« Alors, tu as eu mal ? Demanda-t-elle avec légèreté. »

Sa baguette regagna l'abris de son décolleté tandis qu'elle redressait les épaules. Ses prunelles, brillant comme l'acier, se noyèrent un instant dans le regard du Diggory avant qu'elle ne se tourne pour attraper une fiole de potion sous la commode.

« Tu devrais boire ça. C'est un tonifiant pour tes muscles et tes os. Ça va les renforcer pour les premiers temps. Ce soir, ce sera bon, ton bras sera comme neuf et tu pourras te cogner dans ce que tu veux sans risque. »

Elle s'adossa finalement à la petite étagère derrière elle, et rajouta, un ton plus bas, alors que son regard se faisait coupable :

« J'ai voulu venir m'excuser. Un nombre incalculable de fois. Tu pourras même demander à Dora si tu ne me crois pas. Mais dès que je croisais ton regard, je me dégonflais. Tu m'en voulais tellement. Et j'avais tellement honte... »

Ses yeux se posaient sur le carrelage de l'infirmerie, refusant de croiser le regard de Charles. Elle était vraiment mal à l'aise. Tout en avouant ce qu'elle avait sur le coeur, elle se tordait machinalement et nerveusement les mains.

« Je n'ai jamais voulu t'empêcher de gagner le match entre nos deux maisons. A vrai dire, j'aime bien le Quidditch, mais je me fiche du score final. Bien sûr, je suis contente quand Serpentard gagne, mais je n'irais pas tricher pour gagner. Je ne suis pas comme ça. Et si tu ne me crois pas, tant pis. Au moins, je te le dis maintenant. »

Avec une grande inspiration, comme pour se donner du courage, la blonde relève la tête et cherche le regard de son camarade.

« Je ne suis pas aussi courageuse que je le croyais. Mais maintenant que je suis lancée... Je m'excuse. Vraiment. Dans ma précipitation, j'ai mélangé deux fioles. Et sur le coup, je n'ai fait que m'enfuir, je l'avoue. Je n'ai pas trouvé l'audace de rester, et de te confronter. Peut-être que tu aurais pu me croire, mais j'avais peu d'espoirs. J'étais une serpentard. Je suis une serpentard. La réputation de la maison de Salazar ne me sert pas vraiment. J'ai longtemps regretté d'avoir fui. J'ai toujours eu peur, depuis, de me tromper à nouveau de potion lorsque j'aidais un camarade. J'ai toujours eu cette angoisse de me tromper dans les dosages, dans le temps de cuisson, souffla-t-elle avec une petite voix coupable. Tu peux me croire, ou pas, tant pis. Au moins, je t'ai dit ce que j'avais à dire. Advienne que pourra, conclut-elle finalement, détournant à nouveau les yeux de ceux du brun. »

Elle serrait tellement fort ses doigts que ses jointures devenaient blanche. Ses épaules étaient raidies par la tension, dans la crainte du jugement final du serdaigle. Elle avait fait d'immenses efforts pour tout déballer ainsi, et craignait de s'être un peu trop ouverte. Après tout, s'il ne révisait pas son opinion, il pourrait très bien se servir de ce qu'elle venait de dire contre elle. Ce côté paranoïaque qu'elle ne se connaissait pas commençait à la faire vraiment stresser tandis qu'elle attendait la réaction de Charles.

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MessageSujet: Re: So go and challenge me, take the reigns and see ∴ f. Mange Mar 24 Mar - 16:00



 

Peeves


Who ?
Esprit Frappeur

 
Peeves est l'esprit frappeur du château. Bons nombres d'élèves ont eu à faire à ses blagues douteuses et il n'est pas prêt de s'arrêter. Si vous voulez lui échapper, tentez de trouver le Baron, sinon, vous êtes fichu...

Peeves se promenait dans les couloirs de Poudlard. Craies en main, il s'amusait à viser les élèves qu'il croisait au niveau de leurs têtes. Après avoir touché un élève à l'oeil, il s'échappa vers le premier lieu qu'il trouva. Ses yeux vitreux tombèrent alors sur deux élèves. L'un semblait en mauvais état tandis que l'autre lui promettait, plus ou moins, de le soigner. Réalisant quelques loopings dans les airs, il regarda de plus près les potions que la blonde tenait à disposition. Pendant qu'elle était trop occupée à jeter un sort et que l'autre préférait bougonner, Peeves attrapa la potion qui devait soulager l'aiglon. Il se saisit de plusieurs autres flacons qui trainaient dans le coin et mélangea le tout avant de reposer discrètement sa création. A défaut de tonifier son bras, Charles Diggory risquait de vomir ses entrailles. Quand il fut assuré que l'Aiglon avait bu le "remède", il disparu dans le couloir comme il était venu.
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MessageSujet: Re: So go and challenge me, take the reigns and see ∴ f. Mange Mar 24 Mar - 19:04






So go and challenge me, take the reigns and see ∴ featuring Mange

Face à mon peu de confiance en elle, la jeune sorcière se défendait de son mieux, avec un petit air pincé, rendu encore plus contrit par ses efforts pour ne pas exploser de colère. « Madame Pomfresh devait finaliser une de ses potions les plus délicates, c'est pourquoi elle m'a demandé de venir m'occuper de toi. J'ai déjà lancé ce sort. Plus d'une centaine de fois en entraînement, et une dizaine de fois sur quelqu'un de vivant » Si elle essayait, de me rassurer, c’était plutôt mal partit. Cela n’avait rien d’encourageant de savoir qu’elle n’avait réalisé ce sort que sur une dizaine de personnes. Etait-ce vrai ? Etait-ce un mensonge pour calmer mes inquiétudes ? Aux dernières nouvelles, les élèves ne se cassaient pas des os tous les jours. La plupart des sortilèges lancés lors des duels d’adolescents n’avaient pour effet que de ridiculiser un maximum son adversaire. Quant aux blessures de Quidditch, elles n’étaient pas toujours si grave que cela. Tout cela m’encourageait à croire qu’elle exagérait un tantinet son expérience. Pourquoi donc Mme Pomfresh faisait-elle confiance à cette sorcière fourbe ? « Tout va bien se dérouler. Elle ne m'aurait jamais laissé sans supervision si mon travail était encore hésitant. » Mes iris sombres s’accrochèrent une nouvelle fois à son regard clair qui affichait une détermination déconcertante. Elle changeait d’humeur si facilement que je n’arrivais pas à savoir si oui ou non je pouvais lui faire confiance. Malheureusement pour moi je n’avais aucun recours, à moins de prendre la poudre d’escampette et de me balader dans le château avec un bras complètement en miette et inutilisable. Si je n’avais pas tant horreur de me lancer des sorts sur moi-même, j’aurais été capable de le faire tout seul plutôt que de laisser Maire-Ange le faire. Au moins je pourrais ne m’en prendre qu’à moi et avoir une bonne excuse pour aller chercher Mme Pomfresh et réclamer ses soins personnels. Avec une anxiété grandissante au fur et à mesure, je la voyais se concentrer de plus en plus, des plis zébrant son front habituellement lisse. Je déglutis avec difficulté lorsqu’elle sort sa baguette magique et la pointe vers mon bras meurtri. Si seulement l’infirmière pouvait apparaitre maintenant et prendre la relève… « Brackium Emendo » d’instinct mes yeux se ferment, m’attendant à sentir mon bras se ramollir d’un seul coup. Comme beaucoup de monde je sais parfaitement ce qu’un sort raté occasionne comme désagrément. Pourtant il n’en n’est rien et peu à peu je sens la chaleur caractéristique du sortilège s’étendre le long de mon bras. Malgré la potion de vives piqûres s’emparent de ma chair. Ma mâchoire se contracte à nouveau alors que mes yeux s’ouvrent d’un coup sous l’effet de la douleur. Pourtant je sais que ce n’est rien comparé à celle que j’aurais ressentie sans potion calmante. Mais mine de rien, des os qui se ressoudent en quelques secondes, ça fait diablement mal. J’entends encore la voix de Mme Pomfresh la première fois que je suis venue ici pour des raisons similaires « Vous ne vous attendiez tout de même pas à ne rien ressentir M. Diggory. Vos se ressoudent en quelques minutes alors que sans aide cela prendrait des années. Ce raccourcit vaut bien quelques grimaces non ? » Les secondes s’écoulaient douloureusement et j’avais l’impression que le sortilège prenait plus longtemps que d’habitude. Fabulation de mon esprit ou réalité ? Difficile à dire, mais l’impression était-là, renforcée par mon manque de confiance totale envers l’élève. Soudain je vis sa main s’approcher de mon bras et le tâter d’un air désinvolte. Au toucher de ses doigts je fis un vif mouvement de recul mais la sorcière posa tout de même ses mains dessus pour en palper les os. Mon regard s’assombrit à nouveau, si je tolérais une telle liberté de la part de l’infirmière, je ne le tolérais surement pas d’une élève qui voulait jouer à l’apprentie médicomage. Sans compter que je suis loin d’être une personne tactile et une telle initiative de sa part, sans m’en faire part au préalable, me dérange énormément. « Alors, tu as eu mal ? » Ca question est comme une goutte qui vient faire déborder le vase. Décidément, elle ne sait pas s’y prendre avec les patients celle-là. Sa voix légère, presque joyeuse, heureuse pour elle-même d’avoir réussi son sort, trop fière d’elle pour faire attention à la sensibilité du malade…C’est déplorable. « Pour ta gouverne le boulot de medicomage, si c’est vraiment vers à ça que tu te destines, ce n’est pas que des potions et des sorts réussis » grommelais-je alors que la douleur continuait à affluer lentement dans mon bras, de manière supportable toute fois. Déjà Marie-Ange s’éloignait pour revenir avec une nouvelle potion à laquelle je n’avais pas l’habitude « Tu devrais boire ça. C'est un tonifiant pour tes muscles et tes os. Ça va les renforcer pour les premiers temps. Ce soir, ce sera bon, ton bras sera comme neuf et tu pourras te cogner dans ce que tu veux sans risque » dit-elle en plantant ses iris dans les miennes. Un tonifiant pour les muscles et les os ? Je n’en n’avais jamais entendu parler. En général Mme Pomfresh se contentait de me ressouder les os casser, de me laisser tranquillement digérer ma douleur sur mon lit et me gardait en observation quelques heures pour vérifier que tout allait bien, avant de me laisser repartir, frais comme un stragulos. « Tu crois vraiment que c’est nécessaire cette potion ? Mme Pomfresh ne m’en n’a jamais proposé une seule » ma voix transpirait de méfiance et mon regard soutenait le sien avec force. Pourtant elle m’encouragea à la boire et d’un geste hésitant je portais le breuvage à mes lèvres.

A peine la dernière goutte disparaissait dans ma gorge que je crûs entendre un léger ricanement retentir au-dessus de ma tête, pourtant, à part le plafond, personne ne nous regardais…Nouvelle fabulation de mon esprit ? Hallucination provoquée par la douleur et la fatigue ? Ou bien était-ce un écho quelconque venu du fond de l’infirmerie qui renfermait les lits réservés aux malades plus graves. En tout cas, au vu de l’attitude soudain étrange de la Serpentard, ce ne pouvait pas venir de sa bouche. Elle avait la tête d’une petite fille prise la main dans le sac en train de chiper une chocogrenouille. « J'ai voulu venir m'excuser. Un nombre incalculable de fois. Tu pourras même demander à Dora si tu ne me crois pas. Mais dès que je croisais ton regard, je me dégonflais. Tu m'en voulais tellement. Et j'avais tellement honte... » La jeune sorcière était-elle sérieusement en train de s’excuser ? Non, je ne rêvais pas, elle essayait bien de me faire croire qu’elle avait voulu venir s’excuser auprès de moi. Pourquoi ne l’avait-elle pas fait alors ? Ah oui, je l’impressionnais. En plus d’être parfaitement nulle en matière de réconfort des patients, elle était aussi lâche qu’un korrigan. Se cacherait-elle aussi derrière la robe de son supérieur si elle venait à faire une erreur plus tard ? Prétextant ensuite qu’elle a voulu venir s’excuser mais que le patient en question étant en colère, elle n’a pas osé ? Laissez-moi rire. Et j’aurais bien aimé rire mais un étrange sentiment de malaise s’emparait de moi petit à petit, un léger écœurement qui remontait lentement le long de mon œsophage. « Je n'ai jamais voulu t'empêcher de gagner le match entre nos deux maisons. A vrai dire, j'aime bien le Quidditch, mais je me fiche du score final. Bien sûr, je suis contente quand Serpentard gagne, mais je n'irais pas tricher pour gagner. Je ne suis pas comme ça. Et si tu ne me crois pas, tant pis. Au moins, je te le dis maintenant. » A croire que la sorcière s’était soudainement transformée en moulin à parole, déversant son lot de ressentiments sur moi, sans prévenir et sans m’accorder un regard. Lentement l’amertume s’empara de tout mon être et des frissons commencèrent à agiter mon épine dorsale. Des tremblements de plus en plus incontrôlés secouaient mes entrailles alors que la douleur refluait avec une vivacité poignante, irradiant l’ensemble de mon corps. Ses yeux cherchent finalement les miens mais je suis incapable de répondre, trop mal-à-l’aise pour tenter d’ouvrir la bouche, craignant qu’un cri ne s’en échappe. Son regard dérive à nouveau, n’apercevant pas la douleur qui enivre mes pupilles. D’un geste rapide mes mains se portent à mon ventre dont les contractions se font plus rapprochées et douloureuses. « Je ne suis pas aussi courageuse que je le croyais. Mais maintenant que je suis lancée... Je m'excuse. Vraiment. Dans ma précipitation, j'ai mélangé deux fioles. Et sur le coup, je n'ai fait que m'enfuir, je l'avoue. Je n'ai pas trouvé l'audace de rester, et de te confronter. Peut-être que tu aurais pu me croire, mais j'avais peu d'espoirs. J'étais une serpentard. Je suis une serpentard. La réputation de la maison de Salazar ne me sert pas vraiment. J'ai longtemps regretté d'avoir fui. J'ai toujours eu peur, depuis, de me tromper à nouveau de potion lorsque j'aidais un camarade. J'ai toujours eu cette angoisse de me tromper dans les dosages, dans le temps de cuisson » Je l’écoute à peine parler, les yeux voilés par la douleur, j’ai l’impression que mon estomac se contracte dans un effort incroyable pour éjecter tout ce qui s’y trouve. Serait-ce une intolérance à la potion ? Ou bien cette soi-disant potion tonifiante qui n’est rien d’autre qu’une nouvelle fausse potion ?  « Tu peux me croire, ou pas, tant pis. Au moins, je t'ai dit ce que j'avais à dire. Advienne que pourra » Enfin elle termine sa tirade d’excuses et d’explications, pourtant je suis incapable de répondre quoi ce que soit, ni d’essayer de savoir ce que j’en pense. Une espèce de fièvre s’empare de mon corps entier, brisant mes dernières barrière mentales et dans un soulèvement écœurant le contenu de mon estomac se répand par terre alors que dans un soupire brisé mon corps se relâche complètement me laissa allongé et sans force en travers du lit blanc. Quand je vous disais que l’avantage des potions étaient leurs étonnantes rapidité…Déjà une fièvre brûlante perle sur mon front alors que mes muscles tremblent de plus belle. De faibles marmonnements sortent de mes lèvres entre-ouvertes. J’essaye de m’exprimer, de rager contre Marie-Ange, mais seuls des sons sortent, à peine quelques mots compréhensibles se distinguent dans ce fouillis comme « poison » et « cracmol », le tout entrecoupés de gargouillis étranges.    



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MessageSujet: Re: So go and challenge me, take the reigns and see ∴ f. Mange Jeu 26 Mar - 15:27

Très franchement, déballer ainsi tout ce qu'elle avait sur la conscience, ça avait été très éprouvant pour Marie-Ange. Sortir tout ça d'une traite, avouer ses fautes et ses faiblesses à un camarade qui la haïssait, qui ne lui faisait pas confiance, ça avait été un effort surhumain pour elle. Elle avait puisé dans toutes ses réserves pour ne pas s'arrêter en chemin et détaler à toute jambe. Mais le pire, dans cette histoire, c'est qu'elle était tellement concentrée sur sa volonté de faire table rase du passé qu'elle n'avait pas une seule seconde remarqué l'état dans lequel était Charles après l'ingestion de la potion. Elle n'avait pas du tout noté l'évolution de son malaise, et elle ne s'en rendit compte que trop tard, lorsqu'il vomit l'intégralité du contenu de son estomac sur le sol carrelé et étincelant de l'infirmerie. Ruinant par ailleurs ses sandales et les collants opaques de son uniforme.

Figée, tétanisée même, la blondinette faisait alterner son regard entre son patient, malade comme un chien et à bout de force, la fiole de potion vide qui gisait sur le lit, et le sol taché. Quand enfin elle sortit de sa torpeur, elle saisit le petit récipient vide d'un geste vif, relisant plusieurs fois le nom de la potion noté sur l'étiquette. Elle ne comprenait pas. Ce n'était pas de sa faute, si ? Le dernier patient à avoir bu cette potion n'avait pas réagi comme ça. Et pourtant, le remède venait du même chaudron, rien n'aurait pu l'altérer ainsi.

« Nooon, ça ne va pas recommencer comme la dernière fois ! S'exclama-t-elle alors. C'est la bonne potion, pourtant, gémit-elle misérablement. »

Elle reposa la fiole sur la commode à côté du lit et, enjambant le contenu de l'estomac du Serdaigle étalé au sol, elle apposa sa main fraîche sur le front de son patient à bout de force. Il était brûlant de fièvre. La Serpentard ne comprenait pas comment il pouvait être dans cet état-là avec un simple tonifiant.

« Madame Pomfresh, appela-t-elle paniquée.
Qu'y-a-t-il, miss Terreur ? Questionna l'infirmière en arrivant tranquillement. M. Diggory ? Miss Terreur, que se passe-t-il ? »

La blondinette, tremblante, essaya de s'expliquer du mieux qu'elle le pouvait tandis que l'infirmière faisait basculer le Serdaigle sur le dos.

« Je ne sais pas. Son bras est réparé, et quand il a bu le nouveau tonifiant que je lui ai donné, il s'est senti mal. Il a vomi. Mais je suis sûre que c'est la bonne fiole, et la potion venait du même chaudron que les autres. C'est la première fois que ça se passe ainsi... »

L'infirmière hocha la tête, et examinait le joueur de Quidditch avec calme.

« Ce n'est pas les symptômes d'une intolérance à un quelconque ingrédient de la potion... Vous êtes certaines que c'est la bonne fiole ?
Oui, j'ai vérifié. Je ne voulais pas...
Peut-être la potion a-t-elle tournée... Où l'avez-vous prise ?
Juste ici, répondit la jeune femme en montrant la commode près du lit. »

L'infirmière contourna alors le lit, et la flaque de vomi, pour sortir toutes les potions qui se trouvaient dans cette commode. A la grande surprise de la Serpentard, la plupart étaient presque vides. Toutes des potions différentes, allant de la guérison de nausées au soulagement de la douleur.

« Je vais chercher un remède pour M. Diggory. Restez près de lui un instant. »

Marie-Ange n'avait pas vraiment envie de rester là. Elle se sentait tellement mal. Et ce n'était même pas de sa faute, cette fois-ci. Pourtant, elle obéit, et resta sagement à côté de Charles, observant son état avec inquiétude en se mordillant la lèvre inférieure.

Quand l'infirmière revint avec une décoction presque fumantes, la blondinette fit quelques pas en arrière pour lui laisser le champ libre.

« Qui a eu accès à ces potions dernièrement, miss Terreur ? Demanda Mme Pomfresh en aidant Charles à boire le remède.
A part vous, et moi, personne madame. M. Diggory est le seul à avoir été sur ce lit depuis que nous avons renouvelé le stock de potions dans la commode, répondit la Serpentard, sincère. Et je n'ai touché à rien, je vous le jure, ajouta-t-elle sur le même ton. »

L'infirmière soupira. Quelqu'un avait sans doute mélangé les potions, pour faire une blague. Mais elle était de mauvais goût. De très mauvais goût. Si Marie-Ange savait qui avait fait ça, elle le retrouverait et lui ferait passer l'envie de faire des farces de ce genre. Surtout au moment où elle mettait carte sur table, qu'elle déballait ses fautes et ses faiblesses à celui qui ne la portait pas dans son coeur. Elle n'était pas de nature violente la demoiselle Terreur. Oh non. Mais ce qui venait de se passer allait, elle en était sûre, ruiner toute chance qu'elle s'entende bien un jour avec Charles Diggory. Elle était presque certaine qu'il ne croirait pas un mot de ce qu'elle dirait, qu'il penserait qu'elle l'avait fait exprès, une nouvelle fois, pour essayer de l'empoisonner.

« Il va se remettre ? Questionna-t-elle, la mort dans l'âme.
Oui, bien entendu. Avec un peu de repos, il sera sur pied dès demain matin. Mais j'aimerais bien trouver le petit malin qui a trouvé de bon ton de mélanger toutes ces potions. Ça aurait pu être pire que ça. Fatal, même. »

La Serpentard hocha la tête, et hésita à se retirer. Après tout, il ne voudrait certainement pas qu'elle continue de s'occuper de lui après ça. Elle comprenait, en même temps, même si elle était innocente de tout ce dont il l'accuserait. Tout en reculant légèrement, elle fustigeait, dans son esprit, l'imbécile qui avait eu l'idée de faire ça. Elle voulait le retrouver et lui faire passer l'envie de se montrer si désinvolte avec les potions médicales. Penser qu'elle aurait pu tuer son camarade par accident, ça révoltait la jeune femme. Elle n'était pas même meurtrière, même pas accident. Elle n'avait jamais fait de mal à une mouche. Elle n'avait jamais été embarquée dans un duel. Si on l'attaquait, elle se vengeait, bien sûr, mais jamais de façon violente. Même avec Sevastian, elle n'avait jamais été brusque. Pourtant, Merlin seul savait qu'il l'agaçait à prétendre être plus digne de Serpentard qu'elle, à arguer qu'elle n'avait rien à y faire comme elle fricotait avec des nés-moldus, indignes de son rang.

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MessageSujet: Re: So go and challenge me, take the reigns and see ∴ f. Mange Ven 27 Mar - 23:28






So go and challenge me, take the reigns and see ∴ featuring Mange

Peu à peu mes sens redevenaient normaux. Peu à peu je retrouvais la sensation de mon corps allongé sur une surface molle. Pourtant mon esprit restait encore vaporeux et je ne parvenais pas à formuler la moindre pensée. Tout n’était que brouillard, sons inidentifiables, baignés dans une douleur diffuse et générale. Mon corps entier semble être pris dans un étau de fer, contraint par des chaînes invisibles il m’est impossible de faire le moindre mouvement et plus je reprends connaissance, plus je me sens extrêmement lasse. Comme si un troupeau de véracrasses obèses m’était passé dessus. Avant même de parvenir à ouvrir les yeux, mon ouïe retrouve une fréquence normale et le silence qui semble m’entourer me laisse perplexe. Après les cauchemars sans image de ces dernières heures, cette absence de son est presque oppressante. Je ne saurais dire combien de temps je restais dans cette demi-conscience, incapable de bouger, sentant le silence pesant autour de moi, incapable de rassembler mes pensées dans une suite logique. Mes souvenirs me revenaient par bribes dans ce silence angoissant. Le vent qui souffle dans mes oreilles, les vibrations de mon balai entre mes mains, luttant contre le vent froid de janvier, le sifflement du cognard qui, malgré les tumultes des bourrasques, ressort sournoisement. La violence du choc. Etait-ce vraiment une de ces boules noires ? Ou bien était-ce un coup de Peeves ? Son visage translucide entrecoupe toutes ces images sans que je parvienne à en démêler l’origine, comme une note lancinante qui reste en mémoire et s’imprime partout. Plus que son visage, c’est son rictus qui revient, ses lèvres pâles qui s’ouvrent sur des dents jaunies et dont s’échappe un ricanement sans chaleur, presque malsain. Horripilant.

Je sens la force du cognard frapper mon bras, j’entends les os se briser sous le choc. D’affreux craquement qui me tordent de douleur. Le souvenir de la douleur s’amenuise, déjà lointain. Pourtant je me revois remonter lentement le chemin qui relie le terrain de Quidditch au château. Où est mon balai ? Est-ce un membre de l’équipe qui l’a gardé en lieu sûr ? Non. Je me souviens, je le tiens précieusement sous mon bras valide. Le laisser derrière-moi aurait été impensable. Même dans la pire des souffrances, je serais bien incapable de le laisser aux soins de quelqu’un d’autre. Le reste est flou. Des images distordues, des visages flous, des voix lointaines. L’infirmerie est là, vide. Le bon visage de Mme Pomfresh m’accueil. Mais non, sur son visage bienveillant se glisse ce sourire de Peeves. Maudit esprit frappeur, pourquoi viens-tu rire de moi ? Etait-il vraiment-là ? Mes pensées s’embrument encore, je revois ma toute première rencontre avec ce fantôme à l’humour douteux. Son rire résonne à mes oreilles et vient craqueler le silence qui m’entoure. Mais non, encore une fois tout est dans ma tête. Le silence lui est toujours là, trop présent, bourdonnant. Je voudrais prendre ma tête entre mes mains, mais je n’arrive à rien, incapable de soulever une seule paupière pour revenir à la réalité. Perdu dans les méandres de mon esprit malmené, j’ai du mal à refaire surface. Pourtant je sens circuler dans mes veines un liquide qui me tire en avant. Soudain les souvenirs s’enchaînent à nouveau, dans une vitesse folle, avec un réalisme trop net. L’infirmerie, Marie-Ange qui joue les apprenties médicomage, ses révélations, ses soins, cette potion qui me broie de l’intérieur et en arrière-plan, toujours ce rire qui me tombe dessus comme une pluie d’automne. Mes yeux s’ouvrent soudain en grand frappé par le souvenir de la sorcière. L’obscurité ambiante me laisse à nouveau perplexe et mes pensées mettent quelques secondes avant de réaliser l’évidence. Il fait nuit. Il fait tout simplement nuit. Mes iris ne prennent qu’un court instant pour s’habituer à la pénombre, quoi de plus étonnant après avoir passé plusieurs heures derrière les barrières de mes paupières…Les contours des lits de l’infirmerie se dessinent devant moi, les étagères, les tables de chevet. Tout est là et tout est calme. Lentement, au prix d’un effort considérable, je me redresse légèrement sur mes coudes, encore brumeux des potions que l’on a dû m’administrer. « Qu’est-ce qu’il m’est arrivé ? » ma voix est anormalement rauque, et ce n’est qu’un faible murmure qui sort de ma bouche. Je réalise soudain à quel point ma gorge est sèche, à quel point j’ai faim et à quel point je suis déshydraté.
Soudain frappé par une nouvelle réalité, je me rends compte que je suis allongé sous les draps blancs du lit, dévêtit de ma combinaison de Quiddtich, vêtu du simple tee-shirt que je porte habituellement sous la veste aux couleurs de mon équipe, et de mon caleçon. Cette révélation me fait l’effet d’une brûlure et je me redresse tout à fait, pleinement abasourdi et interloqué. « Qui m’a déshabillé ? » un nouveau murmure, ma voix reste décidément bloquée dans ma gorge. Pourtant le trouble s’y dessine parfaitement. Une question lancée au vide qui m’entoure. Ce n’est tout de même pas Marie-Ange. L’idée me percute en plein fouet et une grimace déforme ma bouche à son évocation. Tout le monde sauf cette incapable avec ses excuses ridicules et son air de petite fille gâtée. Mais la raison calme mes doutes, jamais Mme Pomfresh, en tant que personnel du château, n’aurait laissé une élève déshabiller un élève. Pas après les derniers règlements du conseil, plus strict que jamais sur la mixité au sein de l’école. Jamais l’infirmière n’aurait permis une telle chose. Un léger soupire soulève ma poitrine, l’idée qu’une camarade ait eu l’occasion de me déshabiller alors que je n’étais pas un état capable de m’en défendre a quelque chose d’assez…Angoissant. Et dire que cette journée devait être une de mes meilleures de la semaine…Autant dire que ce n’était pas une grande réussite. Soudain, un léger frottement sur ma droite attira mon attention. Malgré l’obscurité, je distingue une forme allongée dans le lit à côté de moi. Un autre malade sans doute…Pourtant, mon regard est attiré pas un détail assez étrange, un malade à qui on n’a visiblement pas enlevé les chaussures…Mon cœur marque un léger raté alors que je remarque la chevelure claire de la sorcière qui semble s’être endormie à côté de moi. « Marie-Ange ? » malgré tous mes efforts, ma voix n’est toujours qu’un chuchotement rauque et disgracieux, pourtant, dans le silence de l’infirmerie endormie, il résonne doucement.



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MessageSujet: Re: So go and challenge me, take the reigns and see ∴ f. Mange Lun 30 Mar - 12:17

Après que Mme Pomfresh lui eut fait ingérer le remède, le Serdaigle s'était endormi. Plongé dans un sorte d'inconscience réparatrice. Marie-Ange hésita un instant, dansant d'un pieds sur l'autre, quand l'infirmière lui proposa de rentrer à son dortoir, pour se reposer. Elle se mordilla la lèvre inférieure, et secoua finalement la tête. Elle préférait rester jusqu'à ce que Charles se réveille, même si elle était certaine qu'il lui en voudrait encore. C'était la deuxième fois qu'elle lui donnait une potion qui le rendait malade. Bon, techniquement, la deuxième fois, ce n'était pas de sa faute. Mais elle doutait qu'il prenne ça en compte.

L'infirmière haussa les épaules, alors qu'elle arrangeait son patient, le déshabillant à moitié, pour le recouvrir de draps immaculés qu'elle fit apparaître d'un coup de baguette magique, nettoyant le vomi et la sueur du même coup. Ça lui importait peu. Elle serait dans ses appartements si besoin était. Prenant congé de la petite blonde, Madame Pomfresh quitta l'infirmerie en ne laissant que quelques chandelles allumées, près du lit qu'occupait le jeune Diggory. La serpentard détacha son regard de son camarade inconscient, et sortit sa baguette pour attirer un siège près du lit. Elle allait attendre qu'il se réveille, et s'excuser encore une fois. Puis elle rentrerait au dortoir, et essayerait d'oublier ce malheureux accident.

Mais il ne se réveilla pas tout de suite. Et le siège commença à lui faire mal. Alors elle le remit à sa place, et s'installa sur le lit à côté de celui de Charles. Et elle attendit. Et elle finit par s'endormir, la joue calée sur son bras.

Elle ne rêva pas. Ou du moins, elle ne s'en souvint pas quand elle se réveilla, lorsqu'une voix prononça son nom.

« Marie-Ange ? »

Elle s'éveilla en sursaut, comme prise en faute. Ce n'était qu'un chuchotement, pourtant, mais elle devait être dans un demi-sommeil.

« Oui ? »

Surprise au début, se demandant où elle était, elle finit par se souvenir. L'infirmerie. Charles Diggory. Les potions. Le malaise. Merde, songea-t-elle.

« Charles, souffla-t-elle en se redressant, les cheveux un peu en bataille. Tu vas mieux ? »

Balançant ses jambes par-dessus le lit, elle se leva alors, et s'approcha du Serdaigle.

« Écoutes, je... Je n'y suis pour rien, pour la potion. C'était la bonne potion. Enfin, le bon flacon. Mais quelqu'un a mélangé toutes les potions et... Quoi qu'il en soit, je suis désolée. Et... Madame Pomfresh a dit que tu pourrais sortir lorsque tu te réveillerais, si tu te sens en forme. »

Elle ne savait pas quoi ajouter d'autre. Une de ses mains jouait avec les boucles de sa chevelure, nerveusement. Distraitement. Son regard azuré n'osait pas croiser celui du jeune homme. Elle craignait que malgré ses explications, il ne la croit pas, et il lui en veuille encore. Elle dansait d'un pied sur l'autre, attendant qu'il parle. Qu'il exprime son ressentiment, ou autre.

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MessageSujet: Re: So go and challenge me, take the reigns and see ∴ f. Mange Mar 31 Mar - 17:17






So go and challenge me, take the reigns and see ∴ featuring Mange

Sa voix ensommeillée trahit mieux que son sursaut son assoupissement non désiré. Mais à en juger par l’obscurité qui transparaît derrière les rideaux des fenêtres, la soirée doit être bien avancée. Peut-être bien que la nuit elle-même a déjà étendue ses voiles sombres. « Charles, tu vas mieux ? » La sorcière se relève la coiffure défaite et la mine visiblement fatiguée. C’est donc bien elle, je ne rêve pas. Mon esprit embrumé ne me joue pas de tour. Combien de temps est-elle restée ici ? Pourquoi est-elle restée ici d’ailleurs ? A-t-elle voulu veiller sur moi ? Ou bien a-t-elle simplement été touchée elle aussi par une potion étrange ? Peut-être qu’une créature quelconque est venue l’endormir de son chant traitre. Il me semble avoir déjà entendu parler de choses semblables, un peu comme les sirènes dont le chant vous garde prisonnier. Mais comment une telle créature aurait-elle été présente dans l’enceinte de l’infirmerie ? Tout cela n’avait aucun sens. Prenant ma tête entre mes mains je fermais les yeux quelques secondes en essayant de rassembler mes esprits et de chasser les restes de rêves, cauchemars et autre hallucinations de ma tête. Occupé à démêler les chimères de la réalité j’avais oublié de répondre à la sorcière. Est-ce que j’allais mieux ? Difficile à dire. Vraiment difficile à dire. Au moins mon bras ne me faisait plus mal, il paraissait même parfaitement réparé. Dans le silence qui nous entoure, le lit grince doucement sous le poids de Marie-Ange, puis ses chaussures viennent claquer froidement le sol dallé. Je l’entends qui se rapproche de moi, pourtant je garde la tête enfouie dans mes mains, essayant de faire le vide dans mon esprit tandis qu’une légère douleur générale, un mal être étrange, se diffuse lentement dans mon corps sans que je parvienne à en déterminer l’origine. « Écoutes, je... Je n'y suis pour rien, pour la potion. C'était la bonne potion. Enfin, le bon flacon. Mais quelqu'un a mélangé toutes les potions et... Quoi qu'il en soit, je suis désolée. Et... Madame Pomfresh a dit que tu pourrais sortir lorsque tu te réveillerais, si tu te sens en forme. » Sa voix trancha l’air ensommeillé de l’infirmerie et dans un certain effort je relevais la tête pour tourner mon regard sombre vers la sorcière. Elle jouait nerveusement avec les boucles de sa chevelure blonde qui semblait presque briller dans l’obscurité de la pièce. Les rares bougies lançaient des halos mordorés sur les murs et faisaient chatoyer doucement les couleurs de ses cheveux. Elle avait quelque chose de doux dans cette demi-lumière. Peut-être était-ce l’effet des potions calmantes qu’on avait dût m’administrer, mais j’étais incapable de retrouver la colère qui avait broyé mes entrailles plus tôt dans la journée.

J’étais parfaitement indécis sur mon attitude. Je la regardais, visiblement gênée, mal-à-l’aise et perdue, n’osant même pas approcher ses iris de mon visage. Il y avait ces excuses qui me revenaient par bribes en mémoire. Des excuses sur notre dernière mésaventure, son erreur, quelque chose comme sa lâcheté ? Avait-elle parlé d’un manque de courage à un moment pour se justifier ? Peut-être bien. Mon esprit fatigué n’arrivait plus à remettre les choses en ordre. Un long soupire souleva ma poitrine alors que je frottais une nouvelle fois mes mains sur mon visage. « Ecoute Marie-Ange, je ne sais absolument pas quoi te dire. » Ma main rendue lourde par les heures de semi-inconscience traça des sillons dans mes propres cheveux. « Tu es restée veillée à côté de moi depuis ? » Ma question marqua une certaine incrédulité, pourtant je ne lui laissais pas le temps de répondre que j’enchaînais déjà, ma voix se faisant de plus en plus sûre d’elle, retrouvant son timbre normal. « Enfin je me souviens à peine de ce qui s’est passé. Cette histoire de potion, je commence à en avoir assez…Je sais plus quoi penser. Ton histoire de lâcheté je n’y crois qu’à moitié, qu’est-ce qui me prouve que tu n’as pas toi-même mélangé des potions après tout ? Tu fais ta petite innocente, mais je suis convaincu que tu es plus maline que ça. » Etait-ce vrai ? Impossible de le savoir, j’étais complètement perdu et incapable de faire le point sur toute cette histoire. Surtout que l’imagine lancinante de Peeves me hantait toujours mon esprit sans que je parvienne à comprendre pourquoi. Ma tête me faisait mal d’ailleurs et je me sentais très lasse, comme si j’avais passé une journée entière à voler poursuivit par un cognard. « Mais je suis incapable d’aligner deux pensées de manière cohérente pour le moment, je suis navré. En revanche je crois que j’aimerais mieux regagner mon lit tout de suite sauf que... » Je marquais une courte pause jetant un coup d’œil rapide vers la montre qui ornais mon poignet « Nous n’avons plus le droit de gambader dans les couloirs depuis trois heures et je n’ai aucune envie de croiser Lestrange dans cet état. » Mon regard s’assombrit légèrement à l’évocation de septième membre du Conseil d’Administration. Il ne faisait aucun doute que la punition serait sévère s’il nous surprenait rodant, tous les deux, une jeune femme et un jeune homme, dans les couloirs, à une heure aussi tardive. Mon insigne de préfet ne changerait rien à cela, je n’étais pas mon tour de garde – et heureusement d’ailleurs sinon j’aurais eu le droit à un joli remontage de bretelles de la part d’Amos – de fait je n’avais pas plus de droit ce soir que tous les autres élèves du château. Dans un soupire presque désespéré je me laissais retomber sur l’oreiller de mon lit, résigné. « Je crois bien que nous allons devoir passer la nuit ici. » Lentement je passais une nouvelle fois mes mains sur mon visage avant de reprendre dans un souffle « tu aurais mieux fait de ne pas rester ici la Terreur, te voilà bloquée avec le stupide Diggory. » Un léger sarcasme transparait malgré tout dans ma voix fatiguée. Il semblerait que je commence à aller mieux finalement. Soudain je me redresse en sursaut pris de panique « Et mon balai ? Vous en avez fait quoi de mon balai ? » Précipitamment sans même attendre de réponse je saute du lit, titubant sous l’effet des potions avant de poser mon regard sur mon bien précieux, délicatement posé en travers de mes affaires sur le lit vide d’à côté. « Ah, il est là, tout va bien » marmonnais-je pour moi-même avant de retourner lourdement me mettre sous mes draps, sans prêter attention à ma tenue assez simple. Pour mon balai je suis prêt à tout, même à me montrer en tee-shirt-caleçon devant une presque inconnue. Encore une fois, les potions devaient m’avoir tout de même bien m’embrouiller l’esprit…    




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MessageSujet: Re: So go and challenge me, take the reigns and see ∴ f. Mange Ven 3 Avr - 16:19

S'endormir en veillant quelqu'un ne lui était encore jamais arrivée. Et se faire réveiller, même doucement, sans avoir dormi suffisamment rendait Marie-Ange un peu patraque. Il n'était pas dans un meilleur état, se rassurait-elle. Mais ils devraient attendre pour s'expliquer. Il n'arrivait pas à réfléchir convenablement. La discussion serait ainsi remise à plus tard.

Soupirant doucement, elle finit par mettre les mains dans les poches de son uniforme. L'infirmerie était faiblement éclairée, et elle se sentait très fatiguée. Hochant la tête, sans prononcer le moindre mot, la blonde releva finalement le regard quand il affirma qu'ils devraient passer la nuit ici. Elle n'avait pas fait attention à l'heure. Elle pensait qu'il se réveillerait plus tôt que ça. Acquiesçant distraitement, elle finit par se rasseoir sur le lit qu'elle venait de quitter. Les jambes pendant dans le vide, elle les balança légèrement comme lorsqu'elle était gamine.

Un faible sourire éclaira ses traits, quand il mentionna le fait qu'elle n'aurait pas dû rester le veiller, qu'elle se retrouvait maintenant obligée de passer la nuit avec lui. "Tu n'es pas stupide", ajouta-t-elle pour elle-même. Ils ne s'entendaient peut-être pas, mais elle ne l'avait jamais cru stupide. Elle ne l'avait jamais insulté, en sa présence ou non. Elle se contentait d'une froide indifférence. La petite blondinette n'était pas le genre de femme à baver sur le dos des gens. Enfin, elle aimait à le croire.

Elle releva la tête quand il bondit de son lit, à la recherche de son balais. Oubliant qu'il était en caleçon et en tee-shirt. Madame Pomfresh l'avait déshabillé avant de rabattre les draps sur son corps inconscient, pendant que Marie-Ange nettoyait le bazar laissé avec les fioles. Détournant brusquement le regard, la serpentard toussota, un peu gênée. Elle-même n'était pas très pudique, mais elle savait respecter l'intimité des gens. Elle resta à regarder la porte de la réserve de potions de l'infirmière jusqu'à ce qu'il regagne son lit.

« On n'a plus qu'à dormir, alors, souffla-t-elle finalement. »

Elle aurait pu ôter son uniforme, et dormir en sous-vêtements, mais le fait de ne pas être dans son dortoir, d'être en présence d'un camarade qui ne l'appréciait pas particulièrement, ça la freina. D'ordinaire, elle n'aurait pas hésité. Mais pas ce soir. Soupirant finalement, elle ôta juste sa veste noire, sa cravate verte et argent, ses chaussures et ses hautes chaussettes. S'allongeant sur le lit, elle se glissa sous les draps avec un soupir.

Elle n'était pas très à l'aise avec sa jupe et son chemisier. Mais elle ferait avec. Par ailleurs, elle était fatiguée, alors elle ne tarderait pas à s'endormir. Tirant sa baguette de son décolleté, elle la posa sur la commode à côté du lit, machinalement. Puis elle chercha une position confortable.

« Bonne nuit, murmura-t-elle en fermant les yeux. »

Un peu pour elle-même. Un peu pour Charles. Elle aurait bien aimé discuter un peu, réussir à le convaincre qu'elle s'en voulait réellement. Mais il n'avait pas l'air consentant. Alors elle imagina ce qu'elle dirait, le lendemain. Elle cherchait la meilleure façon de lui démontrer qu'elle n'était pas si méchante que ça. Qu'elle n'était pas vicieuse. Elle s'endormit ainsi, la tête pleine d'idées, de mots et de phrases confuses.

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