And you let her go. - (+ 16)
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MessageSujet: And you let her go. - (+ 16) Jeu 19 Mar - 22:42

Only know you love her when you let her go
Well you only need the light when its burning low. Only miss the sun when it starts to snow. Only know you love her when you let her go. Only know you’ve been high when you’re feeling low. Only hate the road when you’re missing home. Only know you love her when you let her go. And you let her go.


« Tu reprendras bien un peu de tarte à la mélasse ma chérie. »  lança la mère de Siobhán avec un sourire. Tous les 15 jours, c'était le même rituel. Siobhán, ses parents, ses frères et soeurs, les enfants, tous ensembles réunis autour d'un repas. Ils s'échangeaient les dernières nouvelles, les derniers potins, les grandes réussites ou les petits échecs. Impossible d'y échapper, la médicomage y avait bien tenté, surtout depuis ses fiançailles. Rien qu'à l'idée de devoir diner en compagnie des personnes qui la forçaient à se marier, elle en avait la nausée. Mais c'était ses parents. Et on ne pouvait pas renier ses parents aussi facilement que d'autres personnes. Alors, elle afficha un grand sourire en tendant son assiette, et reprit sa conversation avec Oisin à propos des propriétés curatives de l'écorce de chêne noir du Mexique.

C'était comme si rien n'avait changé en fait, comme si elle était toujours une jeune étudiante en médicomagie sans mariage sur le dos. Pourtant, elle ne l'était plus depuis bien longtemps. C'était comme si des siècles s'étaient écoulés depuis. Les conversations grouillaient autour d'elle et elle se sentait fatiguée. Elle n'avait pas trouvé le sommeil depuis des semaines et tenait à coup de potions énergisantes et de bains glacés. Ses nuits étaient emplies de cauchemars, de rêve à propos de Matteo, de disputes et d'envie. « Alors Siobhán, nous avons vu les parents de Matteo.» Alerte, alerte, danger. La jeune femme se redressa sur sa chaise et dévisagea son père. Elle sentait venir la catastrophe. « Et? » « Nous pensions au 16 Mai pour la date du mariage. Cela sera la belle époque et cela vous laisse assez de temps pour trouver un appartement tous les deux. » Siobhán se mit à tousser bruyamment et dut boire un verre d'eau. Ca y est, cela devenait concret, bien trop concret. Beaucoup trop concret. Elle se racla la gorge et tenta: « Père, je sais que nous avons déjà eu cette conversation, mais Matteo et moi, nous ne... » voulons pas nous marier. Mais la fin de sa phrase ne vint jamais, masquée par la réponse de son père. « Oui, nous en avons déjà parlé. Tu vas te marier avec lui. C'est ainsi Siobhán. Il est temps pour toi de grandir. »

Grandir? N'était elle pas assez grande déjà? Elle avait brillé partout, avait excellé partout, était devenue médicomage, mais ce n'était jamais assez. Ses frères et soeurs détournèrent les yeux, gênés, tandis qu'elle sentait ses doigts se crisper sur sa fourchette en argent. Elle ne voulait pas de ce mariage, pas plus que Matteo. Il le lui avait bien dit la dernière fois qu'ils s'étaient vus à l'hôpital. Il trouvait qu'elle n'était qu'une petite princesse glaciale & immature, et elle, elle... Elle ne savait plus vraiment qui il était. Cette dernière visite l'avait foutue en l'air pendant des jours. Elle n'avait pas compris. Pas compris d'abord comment son corps avait pu réagir ainsi, comment elle avait pu se jeter sur lui ainsi, comment elle avait perdu l'esprit. Et elle n'avait pas compris aussi pourquoi il avait réagi ainsi, pourquoi il avait été autant en colère. Elle avait raison à propos d'eux, il devait l'accepter. Pour preuve, il lui avait vertement lancé qu'il allait de ce pas chercher quelqu'un pour occuper sa convalescence. C'était bien la preuve qu'il ne changerait pas. Et elle non plus. Elle ne voulait personne dans sa vie, et il en resterait ainsi jusqu'à la fin. Même si elle devait se marier.

16 Mai. Un peu moins de deux mois. Cela lui semblait si loin et pourtant si proche. Et il n'y avait plus aucune échappatoire.
Siobhán allait devenir Me O'Donnel, qu'elle le veuille ou non. Il fallait qu'elle parle à Matteo. A propos de tout ça, à propos du mariage, à propos d'eux. Ils ne pouvaient pas rester ainsi s'ils devaient se marier. Ils devaient établir des règles, voir comment ils pouvaient prétendre être un vrai couple. Et comment feraient-ils pour les enfants? Toutes ces questions se bousculaient dans l'esprit de la jolie rousse qui laissa tomber sa fourchette dans son assiette. Matteo était-il seulement au courant? « Très bien. Par contre, je dois y aller. J'ai quelques petites choses à régler et je dois voir Matteo justement.» Elle laissa sa serviette sur la table, salua sa famille et se dirigea vers l'entrée d'où elle transplana. Direction l'appartement de Matteo. Elle n'y était pas revenue depuis une éternité. Elle espéra qu'il lui ouvrirait. Ils n'avaient plus le temps de se chamailler. Il fallait trouver une solution, tout de suite, et mettre leur ressentiment et leurs sentiments de côté.

« Matteo? Tu peux ouvrir. C'est Siobhán. Il faut que je te parler. C'est urgent. » cria-t-elle du derrière de la porte en frappant de toutes ses forces. La médicomage se sentait pousser par une sorte d'urgence, sans comprendre vraiment de quoi il s'agissait. Mais elle avait peur aussi. Peur de l'y trouver accompagné, mais surtout de le revoir depuis leur entrevue à l'hôpital, celle qui s'était finie dans les cris et les larmes. Celle qui avait commencé par contre corps contre celui de Matteo...

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Dernière édition par Siobhán O'Callaghan le Dim 5 Avr - 21:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: And you let her go. - (+ 16) Jeu 19 Mar - 23:06

Un bruit contre la porte, la merde, m'en cogne, pas envie d'ouvrir... Juste après ce petit toc toc entêtant il y a une voix...
Cette voix que j'appréhendais d'entendre tout en ayant envie... Bizarre. L'instant suivant pourtant je suis debout en train de me diriger vers la porte.

J'étais en train de lire, un rapport du boulot. Un truc qui n'était passionnant que pour moi, mais dont je ne parvenais pas à décrocher. J'étais quelqu'un d'appliqué au boulot contrairement à ce que ma décontraction habituelle pouvait laisser penser.
Je posais la main sur la poignée et ouvrit la porte avant d'y avoir vraiment réfléchit.

Siobhàn à 23h, ce devait être important... Elle ne débarquerait pas sinon...
Je l'observais des pieds à la tête pour m'assurer qu'elle allait bien, que ce n'était pas grave, en tout cas pas à première vue. Je n'avais pas envie de m'avouer que je la regardais aussi parce que c'était une très jolie femme. Je m'effaçais sans un mot pour la laisser pénétrer dans l'appartement. Ce fut à ce moment que je réalisais que je me tenais devant elle en caleçon.

Dans mon appartement il faisait chaud et j'aimais être à l'aise et sur le moment je ne m'attendais pas à recevoir de la visite. J'étais étrangement très mal à l'aise... Pourtant ce n'était pas la première fois qu'elle m'apercevait en petite tenue... Elle en avait vu d'autres en plus...
Mais je ne me sentais pas bien, peut être à cause de notre dernière entrevue... Sans doute parce que je ne parvenais pas complètement à m'enlever le goût de ses lèvres de la tête...
Je m'approchais pourtant d'elle et posait un bisou rapide sur sa joue. Je l'avais toujours saluée ainsi, enfin depuis longtemps en tout cas et c'était ma façon de normaliser nos relations.

« Fais comme chez toi, je vais passer un truc. J'arrive. »

Je ne savais pas ce qu'elle me voulait, mais ça me faisait malgré tout du bien de la voir. Si elle était venue c'était finalement qu'elle me pardonnait mon comportement, non ? Aucune idée... Sio était impénétrable sur ce genre de sujet...
Elle pouvait paraître lisse et douce alors que les émotions se bousculaient... J'en avais fait dernièrement l'amère expérience. J’attrapais rapidement des vêtements et ne put m’empêcher de contrôler mon reflet dans le miroir. Je dormais peu, et ça se voyait...

J'avais un peu peur de la suite de cette soirée mais je ne pouvais rester planqué sur la mezzanine alors je redescendis les escaliers...

« Tu veux boire quelque chose ? »

J'attendis sa réponse avant d'aller dans la cuisine préparer ce qu'il fallait. Une bière pour moi... J'aurais au moins la bouteille pour m'occuper les mains.
Ceci fait avant de regagner le salon et de me laisser tomber dans le canapé face à ma terrasse. Sio pouvait s'assoir face à moi sur un fauteuil ou me rejoindre dans le canapé. Elle avait le choix et je ne voulais rien lui imposer.

Je ne savais pas vraiment ce qui l'a menait chez moi à cette heure de la nuit mais je n'aimais pas les silences qui s'éternisent alors je me lançais.

« J'espère qu'il n'y a rien de grave, c'est rare de te voir comme ça, ici, à cette heure. »

Et accessoirement je ne le disais pas mais j'étais encore plus surpris vu la façon dont on s'était quitté... C'était implicite cependant et je ne doutais pas qu'elle l'entendrait.

« Je ne dis pas que ça me dérange ! Soyons clair, je me dis juste que ce doit être important.»

Il était temps de me taire, et il fallait aussi que je la regarde, que je regarde ses lèvres, qui allaient se mettre en mouvement... Ces lèvres qui pouvaient me conduire aux portes du paradis et en une seconde me ramener en enfer...
Il fallait juste souhaiter que cette rencontre se passe sous le symbole du purgatoire.
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MessageSujet: Re: And you let her go. - (+ 16) Ven 20 Mar - 20:09

Derrière la porte, Siobhàn angoissait. Et s'il ne lui ouvrait pas? Et s'il lui en voulait toujours? S'il était toujours fâché à propos de ce qu'il s'était passé deux semaines auparavant? Elle ne lui avait donné aucunes nouvelles depuis, et il en avait fait de même, comme s'ils avaient tous les deux besoin de prendre leur distance, de mettre de côté tout ce bordel pour se concentrer sur le reste.

Mais la jeune femme n'eut pas longtemps à attendre avant que Matteo ne lui ouvre. Il avait l'air d'aller plutôt bien, et de ne pas être en colère contre elle. Elle remarqua ensuite son absence de vêtements et rougit violemment. « Hum, salut. » lança-t-elle pour marquer sa gêne. Ce n'était pas la première fois qu'elle le voyait comme ça, mais depuis qu'elle s'était jetée sur lui comme une furie, elle avait un peu peur des réactions de son corps. Et déjà, elle sentait le fourmillement familier de son bas-ventre, comme s'il ronronnait et la poussait à le toucher. Il n'était pas fâché. Il l'accueillit même avec un baiser sur la joue, comme il l'avait toujours fait, comme si rien ne s'était passé. Elle osa un sourire et pénétra dans l'appartement. Elle s'y sentait étrangère, alors qu'elle avait passé bien des jours ici.


« Fais comme chez toi, je vais passer un truc. J'arrive. » Thanks God, ne put-elle s'empêcher de penser. Au moins, elle pourrait se concentrer sur ce qu'elle avait à dire et non pas divaguer sur les contours de son torse, et surtout, sur ce qu'il y avait derrière son caleçon. En attendant, elle fit le tour de la pièce, avisa le rapport posé sur la table basse, replaça une mèche de ses cheveux, réarrangea sa robe avant de glisser ses mains sans sa veste en cuir. Même deux minutes seule chez lui, c'était bien trop long. Elle se sentait déjà mal à l'aise et ne trouvait comment s'occuper. Elle avait envie de sortir et de courir, aussi loin que ses jambes le lui permettaient.

« Tu veux boire quelque chose ? » l'interrompit-il quelques secondes après. Il était vêtu, et Siobhàn en fut presque déçue. « Un whisky Pur-Feu s'il te plait. Avec des glaçons. » Elle méritait au moins ça avec ce qu'elle devait aborder par la suite. « Oh, tu peux ramener la bouteille je pense.» continua-t-elle avec un sourire. Elle n'avait jamais été très portée sur l'alcool, mais elle n'était pas non plus la dernière pour apprécier un bon cru. Matteo reparut quelques minutes après, accompagné d'une bière et de sa bouteille de Whisky Pur feu. Il s'installa sur le canapé et sans arrière-pensée, elle l'y rejoignit. Elle l'avait toujours fait. Ils l'avaient toujours fait. Rien ne devait changer. Il fallait s'adapter. Evoluer.

« Je sais pas trop, ce sera à toi de me dire si c'est grave ou pas. » soupira-t-elle en débouchant la bouteille de Whisky. Elle se sentait réchauffée rien qu'à l'odeur. « Y'a pas mort d'hommes, mais bon, on a fait plus festif. » Lorsqu'il lui dit qu'il était rare de la voir ainsi mais que cela ne le dérangeait pas, elle éclata de rire et répondit: « Je sais, j'aurais dû venir plus tôt. Et puis, j'étais trop fière, trop triste, trop en colère. Et quand je ne l'ai plus été, il y avait le travail, tout ça. Je suis désolée. J'aurais vraiment dû venir plus tôt.» Elle se servit un large verre et reposa la bouteille avant de se saisir de la main de l'italien. « Tu m'as vraiment manqué Matt. » Elle caressa cette main tant chérie du bout du pouce et la relâcha, troublée. Avance Siobhàn. Viens en aux faits. Mais avant, il fallait se donner un peu de courage. « A la nôtre » lança-t-elle le plus joyeusement possible en levant son verre. La première gorgée lui brûla la gorge, tandis que la seconde l'emplit d'une douce chaleur. Elle adorait cette boisson. Rien de plus réconfortant.

« Bien. Bon. Allons-y. » commença-t-elle en croisant ses longues jambes et en lissa le tissu de sa robe sur ses cuisses. « Je suis allée dîner chez mes parents ce soir. Tu sais, le traditionnel repas, avec Oisin, Fintan, Ciara... bref. Ils ont vu tes parents, et ils ont discuté à propos du mariage.» Siobhàn guettait les réactions de Matteo. Allait-il être aussi choqué qu'elle ? Allait-il.. Non. Elle ne savait pas décidément. « Bref, pour faire court, ils se sont mis d'accord sur une date. On va se marier le 16 Mai. » Deux mois. Deux tout petits mois. La médicomage laisse quelques secondes à Matteo pour avaler la nouvelle, et en profita pour boire à nouveau. Quitte à annoncer des choses déplaisantes, autant le faire joyeusement. « J'ai essayé de parler à mon père, ça a tourné court. En bref, on va vraiment se marier dans deux mois, aucune échappatoire à part fuir au Pérou. Mais personnellement, je n'ai pas très envie d'élever des sombrals au Pérou. Alors... »

Elle avait envie de cigarette. Elle n'avait jamais vraiment fumé à part quelques fois en soirée, mais elle trouvait à cette instant l'idée très plaisante. Mais en bonne non-fumeuse, elle n'en avait pas sur elle, alors pour se donner une constance, elle fit tourner son verre entre ses mains. Elle le fixa pendant de longues secondes avant de relever la tête vers Matteo et d'achever : « Je pense qu'il faut qu'on en parle pour de vrai. De ce qu'on va faire. De ce que l'on veut. De comment ça va se passer. C'est pour ça que je suis ici. Je sais que c'est dur, je sais qu'on veut pas. Mais au moins, on est ensemble là dedans. Non? » Ensemble pour toujours, comme ils se l'étaient promis lorsqu'ils étaient enfants. Du moins, elle l'espérait.

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MessageSujet: Re: And you let her go. - (+ 16) Ven 20 Mar - 21:47

Rester à poils, bad plan ! Donc mon premier réflexe fut d'aller m'habiller. C'était un bon plan ça ! Je récupérais du temps, pour retrouver une contenance. Pour parvenir à être naturel en sa présence alors que je me sentais minable.

Quand je la rejoins ce fut pour lui proposer de boire un verre. J'allais ensuite me prendre une bière bien fraîche, tout en rapportant la bouteille de whisky pur feu, les glaçons et deux verres. Si elle pensait avoir besoin de la bouteille, il y avait de grandes chances pour que je me décide à l'accompagner à un moment ou à un autre.
J'étais pas super à l'aise du coup je meublais en lui demandant à demi-mots ce qui l'amenait tout en indiquant à ma façon que j'enterrais la hache de guerre.

Elle me connaissait bien. C'était ce qui ressortait de ces propos. D'une part elle me rassurait sur la gravité potentielle de ce qui allait suivre, mais surtout elle avait entendu la partie dissimulée de mon discours. Ce qu'elle dit me réchauffa le cœur et un sourire doux fleuri sur mes traits. Cette nana c'était dingue, elle pouvait me coller dans une rage incommensurable que je pouvais oublier en une seconde... Elle était trop proche de moi, elle faisait partie de moi, faire le blaireau incapable de dépasser sa colère n'avait aucun sens.

«  Tu n'as pas à t'excuser. C'est moi qui suis parti, et je ne suis pas venu te voir non plus. J'aurais pu mais j'avais besoin de me calmer, besoin d'analyser ce beau bordel. Et accesoirement je n'ai jamais aimé reconnaître mes torts, mais ça tu le sais déjà. »

Ceci assorti d'un clin d’œil et d'une grimace d’auto-dérision. Je buvais une gorgée de bière quand je sentis sa main chercher la mienne. Son pouce caressait le dos de ma main et mon souffle se suspendit. Je fus obligé de me forcer à respirer... C'était fou, elle en arrivait à abolir mes réflexes élémentaires...

Quand elle la relâcha je soupirais doucement avant de lui adresser un petit sourire. J'étais mal à l'aise, ça devait se sentir. En même temps je ne pouvais pas nier que ce simple contact réveillait en moi une bonne part de la folie torride qui m'avait enivré quelques jours auparavant. La tension sexuelle était palpable mais il fallait faire comme si de rien n'était, et pour cela je calquais mon attitude sur celle de Siobhàn.

«  Tu m'as aussi manqué. »

Elle apparaissait calme, presque distanciée et j'essayais de faire de même en avalant une nouvelle gorgée de bière, quand elle en vint à la cause de sa venue. A un moment donné je me mis à tousser et j'eus même de la bière qui me sortit par le nez...
Distancié, calme, posé, oui bon ok c'était ce que je comptais faire, mais là ? Mon dieu... Elle assénait calmement la date de notre mariage, l'impossibilité pour nous de faire autrement...

Je hochais vaguement la tête en réponse à ces propos trop sidéré pour ouvrir la bouche. C'était ahurissant, j'avais l'impression qu'on parlait de la vie d'un autre... Et pourtant...

«  Sio ? Sérieux ? Tu ne peux pas en parler comme ça... Pas avec ce calme... »

Bon pas très constructif le Matty...

«  Je ne peux pas croire que tu prennes les choses avec ce flegme. »

Pas mieux, mais je reprenais mes esprits.
Je pataugeais mais je comprenais son besoin de poser les choses, même si mon état d'esprit était différent. Je ne voulais pas me résigner à ce mariage. Pas alors qu'on nous y forçait.
Je ne voulais pas vivre ce mariage arrangé que ma mère avait vécu.
Je ne supportais pas l'idée d'être l'homme qui éteindrait la flamme de vie dans les yeux de Siobhàn comme mon père l'avait fait auparavant à ma mère...
C'était insoutenable...

Depuis nos pseudo fiançailles je n'avais pas contacté mes parents, je n'avais pas répondu au moindre hibou. Enfin si, un, de ma mère qui ne parlait plus du mariage mais me disait combien elle m'aimait et qu'elle s'inquiétait pour moi. J'avais répondu très simplement. « Je suis en vie, mais il y a des choses que je ne peux tolérer maman. Comment peux tu faire subir à ma meilleure amie ce que tu as toi même subit ? »

Je n'avais pas encore reçu sa réponse... Je ne savais même pas si j'en attendais une... J'étais blasé de cette vie qu'elle semblait accepter. Elle était le fantôme de la femme qu'elle aurait pu devenir, en même temps je devais la vie à son abnégation...
Pas simple tout ça...

«  Je ne veux pas de ce mariage Siobhàn. Tu ne peux pas le vouloir non plus. Tu ne m'aimes pas, tu ne peux pas subir ce mariage alors que tu n'as pas confiance en moi... Pas alors que tu as vu les dégâts d'un mariage arrangé sur une femme comme ma mère... »

Je ne voulais pas être désagréable ou méchant, j'essayais d'exposer des faits le plus objectivement possible. Même si c'était compliqué...
J'étais un adepte des émotions, des fulgurances, des diatribes, pas des discussions posées...
Je me saisis de la bouteille de whisky posée sur la table et en avalait trois grandes gorgées.

«  Ils osent même choisir la date ? Comme si nous étions des gamins que l'on envoie en camp de vacances ?. »

Je devais me calmer, sinon j'allais me mettre à brailler dans très peu de temps.

«  De quoi tu veux parler ? Qu'est ce que tu veux mettre au points ? Des règles ? Comme un contrat de mariage ? »

Je me passais la main dans mes cheveux un peu trop long et soupirais.

«  Je peux pas faire ça Sio, si je me maries je veux que ce soit par amour, je veux que ce soit parce que je suis bouleversé, je veux que ce soit un vrai mariage, sans règlement sans discussion possible. Tu sais quand on était môme j'étais sur que ça arriverait, j'étais sur que tu deviendrais ma femme, mais je pensais que ce serait parce que tu me faisais perdre la tête, pas pour faire plaisir à mon connard de père. »

Je venais d'avouer un tabou... Comme ça sans réfléchir. Je me saisis à nouveau de la bouteille.. Je pris trois gorgées qui me firent monter les larmes aux yeux. Je me maudissais de parler ainsi, sans filtre, sans avoir réfléchit mes mots... En plus je ne lui laissais même pas le temps d'en placer une...
Je relevais un regard rendu brillant par l'alcool et j'attendis sa réaction... J'avais une trouille terrible, mais je devais fermer ma grande gueule et écouter, pour changer...

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MessageSujet: Re: And you let her go. - (+ 16) Lun 23 Mar - 22:20

« Pourquoi ne pourrais-je pas en parler avec ce calme ? » rétorqua-t-elle en levant un sourcil. « Premièrement, j'ai eu 30 mn de plus que toi pour digérer la nouvelle. Donc ce n'est pas comme si c'était nouveau pour moi. Enfin, c'est pas non plus un vieux truc mais je ne suis plus sous le choc comme je l'ai été il y a une heure. Deuxièmement, je n'ai jamais été le genre de fille qui crie qui pleure et qui se roule par terre quand un truc ne lui plait pas. C'est tout, c'est comme ça. » conclut-elle en faisant rouler son verre de whisky entre ses doigts fins. Non, elle n'avait jamais été comme ça. Lorsqu'elle était étudiante à Poudlard, les autres élèves l'avait prise pour une fille endimanchée et frigide (jusqu'à ce qu'elle sorte avec Matteo tout du moins). Lors de ses études de médicomagie, cette patience et ce calme presque légendaire avaient été pris pour de l'idiotie ou un manque de vivacité. Alors qu'il n'en était rien. Siobhán était touchée par les événements comme toute autre personne. Elle avait juste une façon différente de les assimiler et elle détestait tout particulièrement les étalages de sentiments en public. Elle n'avait pas été élevée ainsi, c'était tout. Chez les O'Callaghan, les mots d'ordre avaient été pudeur et retenue.

Elle allait finir saoule, elle en était sûre. Elle ne s'était même pas rendue compte qu'elle avait déjà fini son premier verre et déjà l'alcool lui montait aux joues. Sans se voir, la médicomage savait que ses joues avaient désormais la teinte du corail. Fichue peau de rousse ! Alcool... Elle n'y avait jamais été très attachée, mais elle savait apprécier un grand cru lorsqu'elle en avait l'occasion. Et elle savait aussi pertinemment qu'à certains moments de la vie, il était nécessaire de s'offrir un petit verre. Et ce soir, c'était un de ces moments. Alors sans hésiter, elle entama son second verre, faisant fi des conventions et de ses joues rouges. Mal lui en prit car elle faillit s'étouffer en entendant Matteo parler de ce mariage qu'elle ne voulait pas, qu'elle ne l'aimait pas, qu'elle ne lui faisait pas confiance. Entre deux quintes de toux, elle souffla: « Mais enfin! C'est pas vrai Matt! » Celui-ci leva un sourcil interrogateur et, une fois le calme revenu, elle continua: « Je ne veux pas de ce mariage, c'est vrai. Parce que je ne veux d'aucun homme dans ma vie. Donc si je dois épouser quelqu'un, je préfère que ce soit toi. Parce que, malgré ce que tu penses, tu es le seul que j'aime et le seul en qui j'ai confiance. »

Il était bien mignon à s'emporter, à débattre, à se défendre, à vouloir claquer la porte. Mais il oubliait une chose: ils n'étaient plus des enfants, et ils étaient des Sangs-Purs. Ils n'avaient pas le choix. Ils ne pouvaient pas à eux deux réformer tout un système. Siobhán savait très bien que si elle osait essayer, ses parents ne tolèreraient pas l'affront et cela se passerait très mal. Très très mal. C'était un de ces moments où elle devait fermer sa bouche et avancer. Un enfant, il n'était rien qu'un enfant. Pour éviter de le lui dire, elle acheva son second verre et entreprit de défaire des bottes en cuir pour s'asseoir en tailleur sur le canapé. La journée avait été longue et elle n'était pas spécialement d'humeur à se tenir en digne héritière Sang-Pur.

Matteo de son côté continuait de vociférer, et sans qu'elle sache pourquoi, Siobhán ne l'en aima qu'encore plus. Pour lui, chaque événement était une action à combattre. Il fallait des grands mots, des grandes actions, du tonitruant, des sentiments à la pelle. Comme elle l'admirait d'être ainsi. Elle aurait aimé l'être, juste pour connaitre cette sensation de liberté.


«  De quoi tu veux parler ? Qu'est ce que tu veux mettre au points ? Des règles ? Comme un contrat de mariage ? » s'énerva-t-il en passant la main dans ses cheveux. « On va être marié Matt', qu'on le veuille ou non. De mon côté, c'est assimilé. Il faut juste qu'on décide de ce que l'on veut faire par la suite. » Bizarrement, cette phrase lui comprima le coeur comme un étau et elle dut se saisir de la bouteille de Whisky Pur-Feu et en boire une large rasade pour masquer sa gêne. Qu'allaient-ils faire? Elle ne le savait pas. Mais avant que la jeune femme ait eu le temps de penser aux options qui s'offraient à eux, Matteo reprit la parole. C'était comme si tous ses mots se mélangeaient, peut-être à cause de l'alcool. Peut-être à cause de ce qu'il avait dit. Elle but une dernière gorgée avant de reposer la bouteille sur la table basse, s'approcha de Matteo et l'enlaça, place sa tête dans le creux de son épaule. Elle avait tellement besoin de lui ce soir. Tellement.

« Je ne veux pas me marier du tout Matt. Après tout, je me suis promis de ne jamais plus ressentir quoi que ce soit pour un homme, de ne jamais me marier. De ne plus laisser un homme interférer dans ma vie.» Elle soupira et prit la main de Matteo pour jouer avec ses doigts. Elle était, sans s'en rendre compte, très nerveuse. Sûrement parce que l'alcool déliait les langues et qu'elle allait enfin lui avouer un de ses lourds secrets. « Je refuse de laisser des hommes entrer dans ma vie parce que je ne veux pas être blessée et je vais être mariée au seul homme que j'aime et qui m'a brisé le coeur. Je trouve ça cocasse. » Elle parlait trop, disait bien trop de choses, sans se défaire de son air calme et posé alors qu'elle dessous, elle était en pleine tempête. Et s'il se fâchait encore? Elle ne pourrait le supporter. « Je vais être mariée à toi, et c'est peut-être la meilleure chose ou la pire qui peut m'arriver, je ne sais pas encore. Je veux juste qu'on trouve une façon de vivre avec ça, parce que je ne veux pas souffrir pour le reste de ma vie Matt. Je t'aime trop pour ça & je ne le supporterai pas. Rhaaa, je dis vraiment n'importe quoi. Il faut que j'arrête. Je ne sais pas. »

Doucement, elle reposa la main de Matteo pour se diriger vers la fenêtre. Tout avait l'air si paisible à l'extérieur, Siobhán les enviait. Mais cela ne l'était pas. Ils devaient arrêter d'agir comme des enfants, arrêter de fuir et trouver une solution, maintenant.

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MessageSujet: Re: And you let her go. - (+ 16) Lun 23 Mar - 23:08

C'était un bordel, un truc terrible, un capharnaüm titanesque dans lequel quelques pensées surnageaient. Des pensées négatives, des pensées dévalorisantes, de la colère, de la rage même. Je ne voulais pas voir mon père dicter ma vie... Sio prenait les choses autrement, plus posément, à sa façon en somme.

Je savais que sous ce masque de froideur elle était sensible, douce même, mais elle ne laissait rien paraître, jamais, ou presque. Ce fut d'ailleurs ce qu'elle me dit à peu de chose près quand je lui fis remarquer son calme. Elle actait ce mariage comme quelque chose de logique, de normal...
Je n'aimais pas ça, je ne voulais pas être contraint de cette manière. Le poids de la tradition sang-pure me pesait. Je voulais être libre, d'aimer, comme je l'entendais... Enfin plus exactement je voulais rester libre de m'envoyer en l'air comme je le voulais sans que l'on cherche à me faire tomber amoureux de qui que ce soit...

Plus je m'échauffais et plus elle semblait calme et logique. Je devais paraître puéril du coup à m'agiter dans tous les sens. Mais c'était comme ça, nous étions très différents, très complémentaires aussi. Comme le feu et l'eau. Pas la glace, parce que Sio n'était pas de glace loin de là, mais elle avait la puissance de l'élément eau. La grâce, la fluidité mais aussi l'inaltérabilité, la puissance dévastatrice... Elle était mon alter-ego... Et apparemment ça lui suffisait pour devenir mon épouse...

J'entendais ses propos mais je ne réagissais pas dans l'instant continuant à dérouler mon discours. Je buggais d'ailleurs à l'idée qu'il puisse y avoir des règles qui viendraient régir nos vies, notre éventuelle vie commune. Ce fut sans doute ce qui me poussa à me confier, à avouer ce qui me rongeait depuis plus de 10 ans maintenant. J'avais rêvé ce mariage, je l'avais imaginé, je l'avais souhaité de toutes les fibres de mon cœur et de mon corps, mais c'était avant...

J'étais perturbé et elle ajouta encore à mon trouble en s'approchant et en se lovant contre moi. Cette proximité physique, les confidences qui allaient de pair, je n'étais pas prèt pour ça... D'ailleurs je ne refermais pas mes bras autour d'elle. Si je le faisais j'allais très clairement emprunter une pente savonneuse, qui me conduirait à essayer de glisser mes doigts sous ses vêtements pour m'ennivrer du contact de sa peau. J'étais bien assez ivre comme ça.

« Sio, tu sais... y'a un truc qui va pas... »

J'avais entendu ses propos, ce qu'elle exprimait mais je ne comprenais pas, même après tout ce temps.

« C'était mon cœur, c'était ce que j'ai voulu... J'en sais rien. De toute manière c'est trop tard, c'est du passé... Pas la peine de revenir la dessus. J'ai pas envie qu'on fasse le concours de celui qui a le plus souffert.  »

Je soupirais et fit remonter ma main le long de son dos avant de déposer un bisou sur son front.

« On était des enfants... »

Je minimisais ma souffrance d'alors, parce que je ne voulais pas en parler. Je ne lui avais jamais dit a quel point j'avais eu mal de la voir si proche, de ne pas comprendre... Jamais je n'avais avoué a quiconque comme le pire était le sentiment d'impuissance et de trahison qui m'habitait alors. Je pensais qu'elle me faisait confiance, j'espérais en être digne... C'était loin maintenant, je m'étais construit autrement...

« Sio tu sais, c'est pas que je ne veux pas me marier avec toi. La question n'est pas là ! »

Alors ou était elle cette question ? Je ne le savais même pas moi même.

« Mais comment pourrait t'on se marier ? Tu m'aimes comme un ami, mais on a bien vu toi et moi que tu ne me désirais pas... »

J'eus du mal à avaler ma salive, sans doute parce qu'elle avait le goût amer de la jalousie... Siobhàn n'avait jamais fait étalage de sa ie amoureuse ou sexuelle, elle était bien trop discrète et bien élevée pour ça... Mais l'autre jour, j'avais perçu la lionne qui vibrait en elle. Elle avait pris les devants, elle m'avait littéralement chauffé avant de fuir et de clairement m'indiquer qu'elle ne coucherait pas avec moi. J'avais reçu ça comme une bombe et j'avais fait du grand O'Donnel... Un show digne d'être présenté dans tout le monde magique... Le pauvre type vexé qui prenait en pleine gueule que son premier et unique amour lui préférait d'autres mecs.

Combien ? Qui ? Je préférais ne pas me poser ses questions sous peine de devenir complètement fou... Je secouais la tête, empli d'amertume et poussait un soupir triste avant de reprendre.

« Un mariage ça implique une famille, ça implique des enfants... A moins que tu ne prévois que je ne sois qu'un nom ? Accolé au tien sur un parchemin ? Un mariage de convenance ? Chacun faisant sa vie à droite et à gauche ? »

Voilà que cette simple idée me mettait de nouveau en colère. Mon verre en fit les frais et vola, avant de se fracasser sur le mur en face.

« Hors de question ! Tu ne peux pas être ma femme et coucher avec un autre type... Je n'ai pas de droit sur toi, pas le droit de te dicter ta conduite, mais ça me rendrait fou Siobhàn, je pourrais, je pourrais... Tuer ! »

Imbécile... Elle me parlait de vivre en bonne intelligence, d'établir les choses, et je lui parlais de sexe, je lui parlais de fidélité... Inutile, vraiment... Puisqu'elle m'en pensait incapable...
Je ne voulais pas la faire souffrir, je ne comprenais pas d'ailleurs pourquoi elle le craignait. Je n'avais pas le sentiment de l'avoir déjà blessée volontairement...

J'oubliais sans doute trop facilement qu'a l'époque elle avait cru la rumeur... Dans mon esprit embrumé d'alcool cette rumeur n'était qu'une excuse qu'elle avait saisi alors parce qu'elle ne m'aimait pas comme je l'aimais... Une petite voix au fond de moi rajouta « toujours »... J'haussais les épaules... Etait ce vrai ? L'aimais-je encore ? Non... Oui...
C'était confus... Je l'aimais bien sur, elle était Sio... Mais je me refusais à aimer vraiment... Désir et sentiments étaient totalement scindés dans mon esprit... Je ne prenais jamais le risque de m'attacher. J'étais faible finalement parce que certaines des filles que j'avais fréquenté étaient de chouettes femmes... Elles méritaient mieux qu'un handicapé des sentiments qui ne voulait pas s'impliquer... En même temps je m'en foutais, je n'avais jamais menti, jamais promis la lune, jamais fait miroiter autre chose qu'un moment de plaisir partagé. J'étais célibataire, j'étais libre, j'étais seul, incapable d'aimer... Mais j'étais en sécurité... En tout cas temps que je ne laissais pas cette fichue rouquine Irlandaise m'approcher de trop près !

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MessageSujet: Re: And you let her go. - (+ 16) Jeu 26 Mar - 22:13

Il ne l'écoutait pas. Tout ce qu'elle disait se perdait dans le vent. Elle lui parlait de sa souffrance, de son incapacité à trouver la bonne façon de faire et lui s'énervait en retour sur le fait qu'il ne voulait pas se marier. Quand allait-il enfin comprendre et accepter qu'ils n'avaient pas le choix ? La conversation tournait en rond et elle n'arrivait pas à trouver une façon de faire avancer la chose sans risquer de le mettre en colère. Et le mettre en colère était bien la dernière chose qu'elle voulait ce soir.

Siobhán se sentait oppressée, comme si un poids était écrasé sur sa poitrine et l'empêchait de respirer. Pour une fois, ne pouvait-il pas faire un effort? C'était tellement fatiguant de parler avec lui, comme nager à contre-courant. On avance pas d'un pouce, mais on s'épuise bien vite. La médicomage posa sa tête contre la vitre froide pendant que Matteo tenter de lui dire qu'il voulait bien se marier avec elle, que ce n'était pas la question. « Sérieusement? La question n'est pas là Matteo? » soupira la jeune femme. « Ca fait 10 mn que je suis là et tu ne parles que du fait que tu ne veux pas te marier. Ca ne fait rien avancer du tout. Bordel. C'est moi où il fait chaud ici? » demanda-t-elle en retirant sa veste en cuir qu'elle lança sur une chaise haute sans un regard. « C'est totalement faux en plus ce que tu racontes. On est sortis ensemble, j'ai eu envie de toi, tu as eu envie de moi et pas plus tard que y'a deux semaines je me suis jetée sur toi parce que j'étais incapable de réfréner mes pulsions, ce que je réprouve totalement. » Elle se sentait exaspérée. Il ne comprenait rien. Il ne voyait que son petit nombril, que ses propres intérêts, sa propre façon de penser. Et il était vexé, vexé comme un pou parce qu'elle s'était jetée sur lui et l'avait repoussé ensuite. Oui, elle n'avait pas assuré pour un Gallion, mais elle ne pouvait plus rien y changer maintenant. Il fallait avancer. Avancer encore. A force de répéter ce mot en boucle, elle allait finir à se le faire tatouer sur la poitrine...


Siobhán s'extirpa de sa contemplation nocturne et entreprit de fouiller les tiroirs du jeune homme. Il devait bien y avoir un paquet de cigarettes quelque part. Elle en avait besoin, elle n'arrive pas à détacher ses pensées de son envie de nicotine. Matteo avait toujours tout dans ses tiroirs, c'était un peu comme la banque des Gobelins, mais en mieux. Elle ne mit que quelques minutes à en trouver un qu'elle prit avec elle. Matteo, toujours assis sur le canapé parlait des diverses possibilités qu'ils avaient, bien trop occupé à tergiverser pour voir que son amie avait décroché. L'alcool surement. Ou la fatigue. Ou tout cela ensemble. La cigarette entre les lèvres, elle se resservit un verre puis alluma sa cigarette et se posa à la fenêtre, les yeux mi-clos.

Il avait raison sur un point: deux possibilités s'offraient à eux. Premièrement, ils se forçaient à agir comme un vrai couple, avec une vrai relation. Avec du sexe, des sorties, des enfants, de la fidélité. Secondement, ils vivaient chacun de son côté. En gros, Matteo continuait de coucher avec tout ce qui bougeait et Siobhán faisait vœu d'abstinence jusqu'à la fin de sa vie. Enivrée par son troisième verre de whisky, la jeune femme faillit faire une blague à propos de leur supposé mariage (elle qui ne blaguait jamais) quand Matteo explosa, lança son verre contre le mur en hurlant que jamais elle ne coucherait avec un autre homme que lui.

Les yeux de la jeune femme s'arrondirent de stupeur et sa main resta en l'air, comme suspendue dans le temps tandis que sa cigarette se consumait lentement. « Tu te fous de moi là, hein? » demanda-t-elle après que quelques secondes se soient écoulées. « Tu me prends pour qui ? Un objet? Un trophée? Même si on se marie Matt, tu n'auras jamais aucun droit sur moi. Je suis libre et je le resterai. Et si un jour, je veux coucher avec quelqu'un ce sera parce que je le veux, pas pour ou à cause de toi. Jamais. » Respire, expire, respire... Il ne fallait pas. Il ne fallait pas s'énerver. Cela ne servait à rien, ne ferait rien avancer. D'un geste, elle balança son mégot par la fenêtre et traversa la pièce pour s'asseoir au bout du canapé.

Il était temps de mettre les points sur les I, d'avoir une vraie conversation, d'arrêter tout ce bordel. Parce qu'elle ne pouvait plus. Parce qu'elle se consumait de l'intérieur. Parce que le voir si triste la rendait malheureuse. Alors, elle se rapprocha et s'assit à genoux sur le canapé, juste à côté de lui.

« On va se marier Matt', qu'on le veuille ou non. Je vais m'appeler Madame O'Donnel et tu seras mon mari au futur caractère irlandais. Et ça me terrorise. Mais on va continuer à s'aimer, parce que se déchirer, c'est le pire qui pourrait nous arriver tu vois. » Elle ne savait pas ce qu'elle disait et cela la rendait nerveusement. Normalement, elle aurait tout répété dans sa tête, elle aurait corrigé jusqu'à la plus petite intonation, mais ici, rien n'était prémédité. Tout n'était que sentiments et improvisation. Siobhán version O'Donnel. « C'est pas vrai que je ne te désire pas. Qui ne te désirerait pas? Sérieusement Matt', tu t'es vu dans un miroir ? T'es incroyablement sensuel. N'importe quelle fille te voudrait dans son lit. J'en fais partie. Et je n'ai jamais voulu ce qu'il s'est passé la dernière fois. Il va falloir que je décide quoi en faire quand on se sera mariés. Parce que... Je ne sais pas. Il va falloir que je choisisse si je vais me laisser aller avec toi ou pas. »

Tendrement, elle leva la main vers lui et effleura son visage. Oui, comme elle le désirait. L'alcool battait à ses oreilles et elle rêvait encore une fois de monter sur lui, de l'embrasser, de le toucher, de glisser ses lèvres sur son corps. Peut-être qu'elle avait assez combattu. Elle s'était promis de n'être avec aucun homme, mais le karma, cet enflure de troll, en avait décidé autrement. « Quoi qu'il en soit » acheva-t-elle en retirant sa main, électrisée par le contact. « on va continuer à s'aimer. Parce que c'est tout ce qu'il nous reste. Et j'aimerai que là, tu me prennes dans tes bras, et que tu me jures que ca va aller. Parce que j'ai un peu peur. Et je promets de ne pas te sauter dessus. Enfin, je vais essayer. » Elle essaya l'humour, elle n'avait jamais été bonne avec ça, mais peut-être que cette fois-ci, elle parviendrait à le dérider...

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MessageSujet: Re: And you let her go. - (+ 16) Sam 4 Avr - 12:37

Je n'écoutais rien, enfin plus précisément je n'entendais rien, pas que je le veuille d'ailleurs mais je ne pouvais pas saisir. Les propos de Siobhàn me traversaient mais ils semblaient comme rebondir avant que je n'en saisisse le sens. J'étais dans un état qu'un psychomage qualifierait de sidération, c'était nouveau pour moi d'ailleurs. En général j'étais quelqu'un de réactif, trop même parfois, mais cette situation me laissait totalement pantois.

Ce fut encore pire quand elle parla de ses pulsions qu'elle refrénait... Je n'aimais pas entendre ça, parce que c'était autre chose que j'entendais. Pour moi ça signifiait qu'elle préférait se livrer avec d'autres hommes... Que je ne méritais pas de connaître ces instincts là chez elle... Ce fut ce qui me fit exploser et ça se matérialisa par mon verre qui valdingua contre le mur explosant en une myriade de petits éclats de verre. Idiot, puéril même, et n'apportant en prime pas le moindre soulagement...

J'avais en prime exprimé les craintes qui rongeaient mes entrailles. Je n'arrivais pas à vivre avec l'idée que Siobhàn puisse se trouver nue et haletante dans d'autres bras que les miens... Inconcevable... Pourtant je n'avais aucun droit sur elle, je ne le pensais même pas... Je le vivais juste très mal... Surtout depuis qu'elle m'avait rejeté à l’hôpital... Excitation au maximum et frustration à suivre, ça créait rarement des moments de gaieté, en même temps... J'étais enfermé dans mes pensées mais elle m'en fit sortir par des éclats de voix. Siobhàn criait rarement, sur moi encore moins souvent... C'était déconcertant mais au moins ça avait le mérite de me remettre dans l'axe des débats. Pourtant je n'aimais pas ce que j'entendais... Mais alors pas du tout...

« Sérieusement ? Ok donc finalement ça répond à mes interrogations. Ca à le mérite d'être clair. Ce mariage que tu acceptes si bien n'implique rien pour toi. Nous restons bons amis, tu portes mon nom et tu te fais sauter par une équipe de quidditch si tu en as envie ? Génial ! Et pour le lit on fait comment ? On met en place un roulement ? A moins que simplement on ai chacun notre chambre ? Et pour les enfants ça se passe comment ? Je reconnais une ribambelle de mômes pas de moi ? »

J'étais méchant, je la traitais comme si elle se comportait en fille de petite vertu. C'était con parce qu'au final celui qui menait une vie dissolue c'était moi...
Mais je ne supportais pas qu'elle me dise que même mariée avec moi mon avis sur cette question ne compterait pas... On se promettait fidélité, amour, assistance, ça n'avait aucun sens pour elle ?
J'étais odieux mais elle dut comprendre pourquoi, ou bien elle décida simplement de ne pas réagir... Après tout dans ma logique elle se cognait de mon avis...
Elle réagit très calmement en rappelant le caractère inéluctable de notre mariage. Je tiquais et me crispais mais la suite m'apaisa. Elle était telle que je la connaissais depuis des années, ma meilleure amie qui affirmait que ça ne nous changerait pas.

En même temps nous pouvions transcender ça, et ça n'était ni insurmontable ni même risqué ou mortel... La dessus elle avait raison, mais en même temps, j'allais souffrir, dans ce mariage... C'était évident... J'avais aimé cette femme alors qu'elle n'était qu'une enfant, alors que nous n'étions que des enfants. Je l'avais aimé à en perdre la raison, et j'avais bien failli la perdre quelques jours auparavant alors que je la serrais dans mes bras... Son corps affolait mes sens et l'avoir près de moi faisait battre mon cœur trop vite, autant de signaux d'alerte qui chez moi signifiaient « barre toi ! Et VITE ».
C'était ce que j'allais faire, c'était ce qui était raisonnable, me barrer de là, enfin en même temps c'était chez moi... Ouais pas géniale la stratégie ! Bon, il m'en fallait une autre.

J'en étais là de mes réflexions quand elle se remit à parler. Elle me sécha sur place, en expliquant très posément qu'elle me désirait, qu'elle me voulait dans son lit... Mais qu'elle ne savait pas dans le même temps si elle se laisserait aller dans notre mariage... Je ne comprenais rien à la situation, c'était atroce... Elle soufflait le chaud, puis le froid, puis le brasier, puis... Puis quoi ? J'étais en train de me demander si ça constituait une invitation à tenter ma chance ou pas quand sa main entra en contact avec ma joue. J'étais brûlant et elle fraîche comme de l'eau. Mon souffle se retrouva suspendu au parcours de cette main sur ma peau. C'était fou quand même comme mon corps pouvait réagir sans se soucier de mon intellect... Je ne voulais pas réagir, je ne voulais pas que ce moment soit particulier... Je voulais être un homme, fort, libre, et certainement pas capable de tomber amoureux de nouveau... Etait ce possible d'ailleurs ? D'aimer quelqu'un à nouveau ? En même temps cela sous entendait déjà d'avoir cessé d'aimer l'autre...

Tant de questions sans réponse, tant de souffrance aussi... J'étais perdu, et ce fut ce qui me poussa au silence, ce qui eut pour effet de la laisser poursuivre...
Elle parlait d'amour, que c'était tout ce qui nous restait, qu'elle voulait que je lui fasse un câlin... Je ne pouvais pas faire ça, j'étais incapable de refermer mes bras autour d'elle. Au contraire je levais les mains au dessus de ma tête, comme un criminel sur la route d'Azkaban.

« Je ne peux pas faire ça. Je suis désolé Siobhàn. »

Je ne la rejetais pas, même si c'était ce qui semblait...

« Je n'ai pas ton contrôle, et je sais que si je referme mes bras autour de toi ce sera pas en ami bienveillant. Je ne suis plus capable de ça, enfin ça reviendra peut être, je n'en sais rien, mais là tout de suite... Non !  »

Je laissais retomber ma main droite sur la sienne et la serrais une petite seconde avant de la récupérer. Je ne m'autorisais pas plus que ça, parce que je savais que j'étais tout près de partir en live.

« Tu viens de me dire, que tu me désires, que tu aimerais me mettre dans ton lit, et tu penses vraiment que je pourrais te câliner comme un frère ? Je ne suis pas un mec assez bien pour ça, j'ai envie de toi Siobhàn. A un point que tu n'imagines pas je crois. »

La raucité de ma voix parlait pourtant pour moi, tout comme l'érection que je dissimulais cependant du mieux que je le pouvais. J'avais connu plein de femmes, j'aimais les jeux de l'amour, et je n'étais plus un adolescent. En principe je ne m'excitais pas comme un âne sans raison... Et là il suffisait de l'entendre dire qu'elle avait eu envie de moi pour que mon sang bouillonne. Je me sentais assez ridicule...

Je décidais alors de me lever, de m'éloigner. Je m'approchais du bord du canapé dans ce but mais sa jambe effleura la mienne et je ne résistais pas à la tentation. Je posais la main sur sa cuisse la tension qui m'animait se retrouvant jusqu'au bout de mes doigts... Je levais les yeux et attendit de croiser son regard pour dire...

« Je crois qu'il va falloir que tu détermines dès maintenant si tu veux te laisser aller ou pas... »

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MessageSujet: Re: And you let her go. - (+ 16) Dim 5 Avr - 21:01

Siobhàn voyait bien qu'il y avait un soucis, sans réellement réussir à le cerner. Elle n'était pas très bonne pour deviner les attentes secrètes des personnes envers elle-même et plus que toute autre personne, celles de Matteo lui échappaient totalement. Tout ce qu'elle savait, c'est qu'il réussissait à la blesser avec ses insinuations stupides. Croyait-il réellement qu'elle n'acceptait ce mariage que pour faire plaisir à ses parents et pouvoir sauter en toute tranquillité sur tout ce qui bougeait? C'était plutôt son truc à lui ça. Pas le sien. Elle, elle était pour le calme, la tranquillité, le travail, l'oubli et l'abstinence. Se détacher de toutes attaches et de tous sentiments malvenus qui la feraient souffrir. Pourtant, elle souffrait déjà. Les insinuations de Matteo la touchèrent en plein cœur et elle détourna la tête pour essuyer une larme traitresse qui lui échappa. Il lui reprochait exactement ce pour quoi elle l'avait quitté, et c'était profondément injuste, parce qu'elle, elle n'avait rien à se reprocher de ce côté là. Pour se donner une contenance, elle attrapa donc la bouteille de whisky et se resservit un énième verre. Elle ne les comptait plus, et savait qu'elle était ivre. Toutefois, elle avait besoin de diluer la douleur dans l'alcool pour pouvoir encore écouter Matteo. Peut-être qu'elle n'aurait pas dû venir. Il semblait que sa présence n'ait fait qu'envenimer la situation sans rien apporter de positif, une fois encore.

Elle pensait que sa tirade sur leur amitié inaliénable et sa demande de câlin calmerait les choses, mais il la repoussa plutôt sèchement, avant de lui expliquer qu'il ne souhaitait pas être son ami, qu'il voulait plus. Siobhàn fit tourner son verre entre ses doigts. Elle mourrait d'envie de se lever, de lui hurler qu'elle aussi, elle voulait plus, elle voulait n'être qu'à lui, elle voulait qu'il la touche, qu'il la déshabille, qu'il la morde, qu'il la prenne dans ses bras et l'embrasse mais qu'elle mourrait de trouille que ce ne soit juste qu'un instant fugace avant de se jeter dans d'autres bras encore. Il lui serra la main une seconde puis la laissa retombée comme un hibou en décomposition. Oui, elle aurait voulu lui hurler tout cela, mais elle n'y arrivait pas encore. Elle n'avait pas eu le déclic. Alors elle se tut et attendit. Elle était plutôt forte pour ça.


« Tu viens de me dire, que tu me désires, que tu aimerais me mettre dans ton lit, et tu penses vraiment que je pourrais te câliner comme un frère ? Je ne suis pas un mec assez bien pour ça, j'ai envie de toi Siobhàn. A un point que tu n'imagines pas je crois. » « Non, je crois que je ne l'imagine pas Matt... » répondit-elle à voix basse.  Comment pourrait-elle, il n'avait jamais montré le moindre signe d'affection plus... intime que celle d'un frère envers sa sœur depuis des années. Elle n'était pas voyante bordel. Sauf que là, elle n'avait pas besoin de l'être, Matteo l'affichait clairement et elle en resta stupéfaite. Elle vit d'abord ses yeux noirs qui la fixaient avec intensité, ses yeux noirs qui étaient capables de mettre le monde sans dessus dessous. Tout son visage n'était que désir et douleur, envie et tristesse, si bien qu'elle avait envie de se jeter à son cou mais aussi de fuir sans demander son reste. Et puis, il y avait sa voix rauque, et lorsqu'elle baissa les yeux, elle aperçut son désir avant de détourner les yeux. Il la désirait donc vraiment. Elle leva la main dans le but de le retenir, de l'attirer à elle. Siobhàn n'en avait plus rien à faire, elle le voulait, là tout de suite maintenant, sans regrets, sans promesses, sans ressentiments. Au diable ses fichus préjugés, elle ne pouvait pas le contempler fou de désir, si proche d'elle qu'elle sentait son cœur avoir des ratés. Mais il s'éloigna avant que la médicomage n'ait pu le toucher et elle sentit encore une fois son cœur se fendiller et du se mordre les lèvres pour ne pas pleurer encore une fois.  

Tandis qu'il se levait, leurs jambes entrèrent en contact et ils en furent tout deux électrisés. La jeune femme leva les yeux vers son compagnon tandis que Matteo s'accroupit pour poser une main sur sa cuisse nue. « Je crois qu'il va falloir que tu détermines dès maintenant si tu veux te laisser aller ou pas... » Les yeux de la jeune femme s'aggrandirent et le temps s'arrêta une seconde. « Matt... » chuchota-t-elle, les yeux mi-clos. En 26 ans, Siobhàn n'avait jamais été touchée par un homme. Aucun n'avait laissé courir ses doigts sur sa peau, aucun n'avait effleurer les contours de son corps. Elle n'avait jamais laissé personne d'autre l'embrasser depuis Poudlard. Elle avait vécu loin de toutes ces considérations, de toutes ces passions, de tout ce feu. Elle s'était forgée une carapace de froideur, de dureté, un manteau de chasteté qu'elle voulait garder à vie. Elle s'était promis de ne jamais, jamais plus qui que ce soit ne la ferait souffrir, jamais plus elle ne sentirait ce feu dans son ventre. Mais il était trop tard. Bien trop tard. Matteo avait rallumé en elle ce qu'elle tentait d'éteindre depuis des années, ce feu qui ne demandait qu'à se consumer. Alors, pour la première fois depuis des années et à 26 ans, Siobhàn éteignit son cerveau et décida de laisser son corps s'exprimer. Et aviserait plus tard pour les conséquences.

En un instant, elle plongea ses mains dans les cheveux de Matteo et l'attira à elle pour l'embrasser. L'irlandaise retrouva en un instant les sensations de leur précédent échange. Tandis que leurs souffles se mêlaient, elle sentit son bas-ventre se contracter avec avidité, sa poitrine se durcir, sa peau frémir. Elle le désirait tellement, partout, tout le temps. Ce contact sur sa peau n'était pas assez, elle voulait plus. Alors, entre deux baisers, elle fit passer sa robe par dessus sa tête et se retrouva nue devant lui, haletante et seulement vêtue de sa petite culotte. « Je crois que j'ai choisi...Si c'est assez explicite pour toi. » répondit-elle avec un sourire, en s'emparant de sa main et en la faisant glisser sur ses cuisses nues. Voilà, elle était nue devant lui. Elle l'avait fait. Elle avait franchi le pas. Maintenant, c'était à lui de ne pas tout foirer.

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MessageSujet: Re: And you let her go. - (+ 16) Dim 5 Avr - 22:33

Je ne pouvais même pas expliquer ce qui me poussait à être aussi cassant, aussi dur. Je ne voulais pas me l'expliquer, ça voulait dire creuser, admettre ce que je ressentais... J'en étais incapable. Pas parce que j'étais un handicapé des sentiments, c'était autre chose, plus profond encore.
Les émotions étaient là brûlantes, tout comme les sentiments... Mais j'en faisais abstraction, je coupais cet afflux de données avant de les intégrer.

C'était un processus inconscient bien sur, que mon esprit avait mis au point pour aller de l'avant quand elle m'avait quitté. Je l'aimais alors comme un fou et pour ne pas m’effondrer il avait fallut intégrer que je n'aimais personne, que je n'avais pas mal...
Pas vraiment un must par la suite pour avoir une vie épanouie... En tout cas pour ce qui était de la vie amoureuse. Mais je m'en foutais, ça ne me manquait pas. Je me sentais comblé, même si je ne l'étais pas. J'avais ma mère, ma sœur qui débordaient d'amour familial, j'avais Siobhàn, si proche et pourtant si lointaine parce qu'elle était le fruit défendu, et il y avait toutes les autres, celles qui ne faisaient que passer, celles qui le temps d'un instant apaisaient la soif d'amour qui me consumait au fond...

J'étais déconnecté de mes émotions depuis longtemps et je donnais l'impression de bien le vivre. C'était un beau résumé, une sorte de crédo... Mais en une seconde elle foutait tout par terre. Avec sa peau laiteuse, ses lèvres d'un carmin étrange, son regard ou brillait comme des paillettes d'or... Elle ne savait pas a quel point elle était belle.
Pas une beauté fade et classique, c'était autre chose. Certes son corps était gracile, ses seins hauts perchés... Mais c'était au delà de ça, c'était là, dans sa voix, dans son regard doux, dans le laisser aller de son corps qui se détendait contre le mien pendant un câlin.

Ce câlin, c'était ce qu'elle me demandait maintenant... J'en avais envie, une envie dévorante, mais je ne le pouvais pas. Je ne supporterais pas qu'elle me jette à nouveau... Pourtant c'était une torture que de la voir si proche, dans l'attente.
Je me maudis d'ailleurs quand je vis la tristesse inonder ses traits alors que je lui refusais ce simple petit échange.
Ce fut sans doute ce qui me poussa à m'expliquer. J'avais envie d'elle comme un fou et finalement il était temps qu'elle le sache...

Je pensais toutefois me lever et m'éloigner d'elle. Je voulais moi aussi fumer une cigarette, sortir sur la terrasse... Prendre mes distances au premier sens du terme, parce que sinon je n'étais pas sur de ce qui pouvait arriver.
Il suffit d'ailleurs de tellement peu de choses pour que tout dérape que ça me donna raison. Mais c'était une façon plus qu'agréable d'avoir raison. Au moment ou je me levais sa jambe effleura la mienne et je perdis pied. Je me retrouvais accroupi devant elle la main posée sur sa cuisse la caressant doucement.

Elle ne pouvait rien louper de mon désir, qui transparaissait jusque dans ma voix. J'étais fébrile, totalement terrorisé à l'idée qu'elle me rejette mais je me lançais à l'eau. C'était un moment d'éternité...
Son regard croisa le mien et je lui dis qu'il fallait qu'elle décide, maintenant, de la suite que prendrait notre relation.

Je ne parlais du mariage, je n'y pensais même pas un instant. Je n'étais plus qu'un homme électrisé par une femme. Les barrières intellectuelles s'abolissaient mais pas seulement, les barrières émotionnelles aussi commençaient à lâcher... Je le sentais...
Et puis elle m'attira à elle, posa ses lèvres sur les miennes et je cessais de penser. Pas par choix mais parce que j'en étais bien incapable.

Je m'abreuvais à ses lèvres, mon cœur battait plus vite, plus fort, le sang battait à mes oreilles en une symphonie de désir. Mes mains courraient sur elle sans parvenir à se poser. J'avais envie de tout découvrir, de tout caresser, de tout embrasser.
Je désirais cette femme comme un malade. Quand elle se redressa, je me sentis perdu, j'eus un moment d'angoisse terrible.

Allait elle fuir ? Mais non...
Elle fit passer ses robe au dessus de sa tête et je la découvris, nue... J'ouvris la bouche comme un pauvre poisson sorti de l'eau. Que pouvais je dire ? Que pouvais je faire face a une beauté pareille ?
Je me redressais à mon tour et mêlait mes doigts aux siens pour qu'elle se lève.
Je voulais la voir debout devant moi dans toute sa superbe, seulement habillée par la masse mouvante de ses cheveux.

Je la contemplais quelques secondes agenouillé devant elle avant de poser mes mains sur ses hanches pour l'attirer à moi. Je posais d'abord les lèvres juste au dessus de son nombril. Sa peau avait un parfum que j'étais incapable de définir mais qui me mettais le cerveau en ébullition.
Mes mains caressaient mes lèvres happaient et je remontais doucement pour arriver à ses seins. Deux petits dômes tendus vers moi, l'excitation les rendaient sensibles et je pris mon temps pour les découvrir les taquinant de mes lèvres.

J'aimais l'amour mais là c'était différent, je voulais que ce soit un moment unique... Je voulais profiter de chaque petite seconde pour la graver dans mon esprit.
Je fis passer le haut que j'avais enfilé au dessus de ma tête et plaquais Sio contre moi. Le contact de ses seins tendus contre ma peau m'arrache un gémissement. Mélange de plaisir, et de désir.
Mon sexe tendu réclamait des caresses mais je ne voulais rien précipiter. L'attente était terrible mais elle rendait aussi les choses tellement plus intéressantes.

Je finis par délaisser son sein pour fondre sur sa bouche laissant paraître ma passion. Je l'embrassais mais la mordais presque tout autant tout en la plaquant à moi. Je finis par me saisir de ses jambes afin de les passer autour de ma taille.
Le creux de sa féminité collé contre mon vêtement je pouvais en sentir la chaleur et j'étais au bord de perdre la raison. Je la tenais fermement et montais ainsi les escaliers qui menaient à ma chambre.

Elle me l'avait dit en se mettant toute nue devant moi, elle avait choisi... J'en étais ravi...
Je la déposais doucement sur mon lit avant de finir de me déshabiller. Je me saisi alors de sa jambe gauche, j'embrassais son pied, puis sa cheville et je remontais doucement titillant sa peau du bout de la langue jusqu'à ce que j'arrive à son mont de vénus.
J'avais envie d'elle à un point inimaginable et devait me retenir pour ne pas lui sauter dessus tant mon érection était présente.

Mais je voulais qu'elle me désire autant que je la désirais et je connaissais pour cela une méthode plus qu'agréable. J'effleurais alors sa féminité de la langue avant de préciser ma caresse. Je me servais bien entendu de mes mains également effleurant à la fois du doigt et de la langue.
Je goûtais au cœur de sa féminité et je me délectais de ses soupirs de la sentir s'arquer, de l'entendre gémir. J'avais envie de la faire jouir. Je voulais sentir la vibration qui parcourrait alors son corps.

Le ballet de ma langue repris, je l'embrassais, la taquinais, j'aimais ça passionnément. Je coupais court un instant pour l'embrasser sur le ventre et remonter jusqu'à son cou. Je n'en avais pas fini des préliminaires mais j'avais envie qu'elle me touche elle aussi. J'avais envie qu'elle prenne les devants, envie qu'elle me montre ce qu'elle aimait ce qu'elle voulait. Je l'embrassais dans le cou tout en ondulant doucement contre elle. Elle ne pouvait pas douter de mon désir, ma virilité se chargeant de le lui rappeler dans le cas contraire.

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MessageSujet: Re: And you let her go. - (+ 16) Dim 5 Avr - 23:32

Et il ne foira pas tout. Lorsqu'elle l'embrassa, il répondit avec ardeur à ses baisers, caressant son corps. Et lorsqu'elle retira sa robe, elle vit dans ses yeux qu'elle avait fait le bon choix. Pourquoi avait-elle mis si longtemps avant de sauter le pas? Pourquoi n'avait-elle pas cédé plus tôt à ses désirs? Lorsqu'il posa ses lèvres sur son ventre, elle ferma les yeux et gémit doucement. Son corps était en feu, chaque parcelle de peau semblait grésiller et se consumer. Elle le voulait partout, tout le temps, et ce n'était jamais assez. Son corps était comme étranger, comme pourvu de sa propre conscience. Elle vibrait entre ses doigts, comme un instrument de musique longtemps inutilisé.

Matteo retira son tee-shirt et la plaqua contre lui, leurs deux peaux l'une contre l'autre. Jamais Siobhàn n'avait ressenti pareille chose. Elle croisa les jambes autour de sa taille, sentant son sexe frotter contre son entrejambe et l'instinct lui fit serrer les jambes encore plus. Elle ne se souvint pas comment elle arriva dans la chambre, tout ce qui importait c'était surtout qu'il ne s'arrête pas de l'embrasser. Matteo retira ses vêtements rapidement, et elle ne put qu'apercevoir rapidement les contours de son corps. Déjà, il faisait glisser ses lèvres le long de sa jambe et se concentra sur son sexe. Les yeux fixés au plafond, les joues rougies et le souffle court, Siobhàn assista à la transformation de son corps. Son souffle s'accélérait, son ventre se tendait, ses jambes peinaient à rester entrouvertes tandis qu'elle se saisissait de ses seins en gémissant. Matteo oeuvrait entre ses jambes tandis qu'elle se sentait glisser dans ses délices. Il la touchait à des endroits qui n'avaient jamais été touchés et qui en avaient pourtant désespérément besoin. Elle se sentait partir, mais refusait de se laisser aller. C'était trop tôt, elle ne voulait pas aller trop vite. La peur lui disait de se rhabiller et de fuir, mais le désir, bien plus puissant lui disait juste de fermer les yeux et de laisser son corps s'exprimer. Jamais elle n'aurait cru qu'une langue entre ses cuisses n'aurait pu lui donner autant de plaisir.

Matteo stoppa son entreprise et remonta jusqu'à l'embrasser dans le cou. « Attends, attends... » susurra-t-elle dans un souffle. Matteo s'arrêta immédiatement, et elle vit la déception dans ses yeux. « Non. Je veux juste... Te voir. » Il sourit et s'allongea sur le lit, les bras écartés tandis qu'elle s'écartait. Elle avait envie de tout voir, de tout découvrir. Elle l'embrassa alors longuement, puis promena ses lèvres sur son corps musclé. Comment pouvait-il être si beau ? Etait-ce humain ? Elle ne pouvait détacher ses yeux de son corps et y fondit comme un rapace. Siobhàn embrassa tout d'abord son cou, ses clavicules, son torse glabre, son ventre et lècha son nombril avec un sourire. Il sentait si bon, cela l'appelait. C'était sauvage, presque animal. Elle comprenait mieux maintenant les racontarts de ses amies sur le sexe. Il allait lui être impossible de s'arrêter maintenant qu'elle avait gouté le corps de Matteo. Son corps voulait qu'on comble le vide en elle, rapidement. Elle se mit à califourchon sur ses jambes, sur lequel elle fit glisser ses paumes avant de s'arrêter sur l'aine. Elle connaissait tout du sexe. Elle savait ce qu'elle avait à faire, elle avait eu des conversations avec ses amies à ce propos, s'était documentée sur le sujet et était aussi médicomage. Mais c'était décidément autre chose d'avoir un homme en érection sous ses cuisses. La peur était bien loin maintenant. Elle avait toujours pensé qu'il serait son premier et personne d'autre et il allait enfin l'être.

Elle décida alors de lui rendre le plaisir qu'il lui avait donné précédemment et posa ses lèvres sur son sexe. Le reste ne fut que baisers, caresses, effleurements et coups de langue. Elle ne s'arrêta que lorsqu'elle entendit le souffle court de Matteo atteignant la délivrance. Elle s'arrêta alors et s'assit sur son ventre, avant de poser ses lèvres sur les siennes. « Matt, il faut que je te dise quelque chose. » Il était un peu redescendu. Elle s'était de pouvoir être si attentive à ce genre de choses en plein milieu de leurs ébats. « Je pense que tu vas un peu flipper, mais tu vas m'en vouloir si je ne le dis pas, alors... » Elle fit coulisser son corps jusqu'à ce que leurs sexes entrent en contact. Elle s'en trouva électrisée et laissa échapper un soupir. Autant se débarrasser de ça rapidement. Alors, elle l'embrassa encore, enfouit sa tête dans son épaule et lui souffla « Je n'ai jamais fait l'amour. J'ai toujours su que tu serais le premier, c'était comme une évidence. Je ne voulais personne d'autre que toi, et j'avais peur. Peur de souffrir. Ne me rejette pas s'il te plait, parce que... j'ai vraiment envie. Envie de toi. Envie que ce soit toi. Juste toi et moi. »

Elle acheva les derniers mots dans un soupir, tandis que son corps entamait un lent mouvement de va et vient. Elle le voulait tellement, elle espérait qu'il ne prendrait pas peur. Parce qu'elle voulait juste qu'il la pénètre, lui fasse l'amour et la possède pour toute la nuit. Elle voulait gémir encore sous ses doigts.

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MessageSujet: Re: And you let her go. - (+ 16) Lun 6 Avr - 14:35

C'était torride, délectable. Le simple contact de sa peau contre la mienne me transportait dans un ailleurs enchanté. Pas un truc cucul avec des licornes et des paillettes, un truc plus terre à terre, plus passionnel, plus incarné, mais tellement meilleur...
Je l'avais entraîné dans ma chambre sans même y penser tant j'avais envie d'approfondir mes caresses.

Sentir son corps s'arquer de plaisir, répondre à mes caresses c'était tellement bon. J'avais l'impression de jouer une partition magique. Chaque caresse provoquait un soupir, un gémissement ou un petit cri étouffé. J'aimais la voir ainsi, abandonnée...
J'avais d'ailleurs envie de voir le désir et le plaisir dans ses yeux. Ce fut ce qui me poussa à abandonner un instant les caresses intimes pour me rapprocher d'elle.

Je n'eus cependant pas le temps de plonger mes prunelles dans les siennes j'en étais à l'embrasser dans le cou quand j'entendis... « Attends, attends... »
Ces deux petits mots prononcés d'une voix haletante suffirent pour que je me fige, cela montrait à quel point j'avais finalement peur qu'elle me rejette à un moment ou à un autre.

Je ne bougeais plus et me redressais quand elle développa sa pensée. Un grand sourire s'épanouit sur mes traits tandis qu'un petit rire m'échappait. Elle voulait me voir ? Je me laissais donc tomber sur le lit les bras en croix. J'aurais pu me lever et danser ou faire l'imbécile en défilant devant son nez... Mais je ne voulais pas m'éloigner de la chaleur de son corps et j'espérais bien que ce qu'elle verrait lui donnerait envie de toucher. Présomptueux ? Oui, non, peut être... J'étais à l'aise avec mon corps c'était une simple réalité. Et j'avais désespérément envie et besoin qu'elle me touche de toute urgence si elle ne voulait pas que j'implose.

Quand elle commença à me couvrir de bisous je soupirais, avant d'inspirer fortement. Je me retenais de me jeter sur elle pour la plaquer contre ce lit ou contre le mur afin de la faire mienne. J'avais envie d'elle, envie de la prendre pleinement, de l'entendre gémir sous moi, de la voir se tordre de plaisir...
Pourtant je résistais à cette pulsion et savourait le contact de ses lèvres sur ma peau, sur mon cou, sur mon torse... Quand elle s'installa à califourchon sur moi je soupirais avant de fixer mes prunelles sombres dans les siennes. Nous étions connectés, transcendé par un désir aussi vieux que le monde. Celui d'un homme pour une femme aimée...

Cette pensée traversa mon esprit et explosa comme toutes les autres, j'étais incapable de me concentré trop perturbé par la violence de la réponse de mes sens à tous les petits stimulis qu'elle m'infligeait du bout de la langue.
Sentir ses mains si près de mon sexe me rendait fou... Et j'attendais la caresse, je laissais échapper un gargouillis inintelligible mêlant plaisir et surprise quand se furent finalement ses lèvres qui se refermèrent sur ma virilité.

La loi du talion version plaisir, caresse pour caresse... C'était un moment hors du temps, juste à nous. Ça pouvait durer des heures comme quelques minutes c'était tellement beau qu'on s'en foutait.
Au bout de quelques instants de cette caresse à rendre fou elle se redressa et vint se positionner au dessus de moi. Je n'avais qu'un mouvement à faire, il suffisait que je fasse monter mes hanches pour goûter enfin au fruit de sa féminité.
J'avais tellement envie de la prendre que ça en devenait douloureux et je positionnais mes mains sur ses hanches. Je fixais mon regard dans le sien. Je voulais voir son expression quand j'entrerais en elle.

J'accentuais doucement la pression de mes mains quand elle parla : « Matt, il faut que je te dise quelque chose. » Je souris avant de répondre sur le même ton tout en la faisant délicatement descendre afin que son sexe et le mien soient tout proches. Je sentais sur moi la chaleur de sa féminité et mon sexe se contracta encore plus. J'avais tellement envie de la prendre la tout de suite.

« Vraiment ? Tu veux qu'on discute là maintenant ? »

Simple taquinerie mais qui avait le mérite de me faire un peu redescendre en pression. Si elle voulait qu'on discute ça signifiait qu'elle attendait certainement un minimum de concentration et là dans l'immédiat mes capacités intellectuelles étaient assez limitées. J'avais envie de me fondre en elle, pas de discuter... La suite pourtant me posa littéralement ! Ça n'allait pas me plaire ? Vraiment ? Je sentais obscurément que ça craignait... Je me crispais alors en attendant la suite, comme si j'attendais un coup. J'étais suspendu à ses lèvres, et je flippais comme un malade.
Elle m'embrassa et se blottit dans mon cou. Pendant ce temps je fis remonter doucement mes mains le long de son dos en posant une sur sa nuque à travers ses cheveux.

 « Je n'ai jamais fait l'amour. J'ai toujours su que tu serais le premier, c'était comme une évidence. Je ne voulais personne d'autre que toi, et j'avais peur. Peur de souffrir. Ne me rejette pas s'il te plaît, parce que... j'ai vraiment envie. Envie de toi. Envie que ce soit toi. Juste toi et moi. » 


Je ne répondis rien, je ne pensais même à rien. J'étais victime d'un nouveau phénomène de sidération... Je ne comprenais que dalle au match qui se déroulait.
J'avais toujours pensé qu'elle était active sexuellement, c'était d'ailleurs une idée qui m'avait fait jeter mon verre contre le mur quelques minutes seulement auparavant.
J'étais fou de joie, et totalement terrorisé dans le même temps, c'était possible ça ?
Elle était vierge, ça me remplissait de joie, ça signifiait que j'étais l'unique homme qui avait vu cette perfection.... Mais ça signifiait aussi qu'elle c'était reservée ? Pour quoi ? Pour moi ? Pour son mari ? Mais j'allais le devenir ? Mais pouvais je maintenant que je savais ça ?

Mon esprit c'était reconnecté, mes neurones avec et ça me calmait sérieusement. Je ne savais plus ce que je devais faire... Et puis elle commença à onduler contre moi. Elle avait dit qu'elle voulait que ce soit moi, qu'elle voulait que je lui fasse l'amour... Je ne devais pas perdre pied, je devais faire de ce moment quelque chose de plus magique encore. C'était sa première fois, il fallait que ce soit exceptionnel.
Je la fit lentement basculer sur le lit et m'allongeait sur elle en appui sur mes bras.

« Tu es sure que c'est ce que tu désires Siobhàn ? »

Ma voix toujours aussi rauque montrait à quel point c'était mon propre désir...

« Je crève d'envie de te faire l'amour mais je comprendrais si tu préfères attendre... »

C'était parfaitement vrai. Elle était vierge, elle avait le droit de faire marche arrière à tout moment, droit d'avoir peur...
Je voyais dans son regard l'envie d'aller plus loin et je repoussais délicatement sa jambe avec mon genoux. J'écartais ses jambes pour me positionner juste au creux de sa féminité. Mes yeux plongés dans les siens j’exerçais une très légère poussée et pénétrais en elle. C'était lent, délicat, je ne voulais pas prendre le risque de lui faire mal, mais je rêvais de la faire mienne. Je prenais une responsabilité énorme, et je savais que j'aurais sans doute les foies dès le lendemain mais là je ne pouvais rien faire d'autre que lui donner ce qu'elle me demandait. Une petite crispation de Sio et je pris mon temps, j'ondulais tout doucement sans la pénétrer complètement. Je ne voulais pas qu'elle associe ce moment a une expérience douloureuse. Quand elle commença à se détendre et à onduler sous moi j'augmentais à la fois mon rythme et l'amplitude de mes mouvements. C'était tellement bon. J'entrais en elle avec une lenteur calculée. J'attendais d'éveiller en elle la passion que j'avais déjà senti. Elle était sensuelle au possible et je ne doutais pas que la lionne en elle ne prenne les devants pour m'obliger à moins de tempérance si elle en avait envie.

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MessageSujet: Re: And you let her go. - (+ 16) Mar 7 Avr - 20:43

Pendant une minute, Siobhán vit son compagnon passer par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. Il fut d'abord blanc, puis rouge, puis vert, puis pâle encore avant de reprendre sa couleur normale. Et s'il lui disait de se rhabiller? Elle en mourrait de honte et jamais plus il ne ferait confiance à un homme, c'était sûr. Peut-être même qu'elle allait changer de couleur de cheveux, de visage, de métier et de pays. Les pensées se créaient en une fraction de seconde, et la jeune femme ut faire de son mieux pour ne pas prendre ses jambes à son cou tandis que Matteo semblait se reconnecter avec la réalité. Que lui fallait-il de plus pour comprendre? Qu'elle retourne plus bas lui prodiguer des "soins" ? Elle était nue, tremblante, excitée comme jamais et il suffirait d'une poussée pour qu'il la pénètre... Il y avait difficilement plus consentant.

Matteo la fit basculer sur le lit, se retrouvant au dessus d'elle. Coincée entre son torse et le matelas, Siobhán avait l'impression d'être prise au piège. Mais pour un piège comme celui-ci, elle était prête à re-signer de suite. Plutôt que d'en être ravi et de lui faire l'amour, il semblait tergiverser, vouloir prendre son temps, en parler, ... Pour une fois, Matt était celui qui voulait parler, analyser la situation, voir les différentes options. Elle soupira quand il lui demanda si c'était vraiment ce qu'elle désirait. Sérieusement? Que quelqu'un lui passe les images du début de leurs ébats... « Je crève d'envie de te faire l'amour mais je comprendrais si tu préfères attendre... » « Tais-toi Matt et embrasse-moi » conclut-elle la conversation en s'emparant de ses lèvres. S'il continuait de laisser passer le temps ainsi, elle allait finir par refroidir et par laisser son cerveau se rallumer. Et jamais l'occasion ne se représenterait plus tard si elle faisait marche arrière.

Heureusement pour elle, l'italien saisit enfin à quel point elle en mourrait d'envie. Avec toute la délicatesse du monde, il lui écarta les jambes, et la pénétra. Les yeux de Siobhán s’agrandirent d'un coup, sous l'effet de la surprise. Elle eut la pensée fugace qu'enfin, ça y était, elle n'était plus vierge, mais cette pensée fut bien vite effacée par la lente et sensuelle progression de Matteo en elle. Il la regardait dans les yeux, veillant à ses désirs, à ses peurs, à ses besoins, mais elle ne voulait pas de tout ça. Elle le voulait lui, en entier, sans retenue, avec toute la sensualité et la fougue dont il avait fait preuve avant qu'elle ne lui avoue être vierge. La jeune femme posa ses lèvres dans le cou de son amant, tandis que ses mains courraient dans le dos de Matteo avant agripper fermement ses fesses. « Fini d'être gentil » haleta-t-elle avant de l'attirer plus profondément en elle. Un gémissement accompagna la fin de sa phrase et elle l'empoigna surement un peu fort lorsqu'il fut entièrement en elle tant elle en fut surprise. Sans se laisser bouleverser, elle le poussa à accentuer le tempo, tandis qu'elle faisait de même à l'aide de ses hanches.

Elle ne mit que quelques minutes avant de jouir, le corps inondé de spasmes, en criant le nom de son amant aussi fort qu'elle le pouvait, ses bras encerclant toujours son torse, ses mèches de cheveux roux barrant son visage rougi, ses seins durs frottant contre le torse du jeune homme. Elle hurla jusqu'à ce que les tremblements cessent et que Matteo ne jouissent à son tour. Ils restèrent quelques secondes enlacés avant qu'elle ne lui susurre à l'oreille qu'il l'étouffait et que le langue-de-plomb se laisse tomber sur le matelas à côté d'elle. Ils restèrent quelques instants, allongés l'un à côté de l'autre, entièrement nus, se repassant en boucle les derniers instants échangés. Ce fut Matteo qui brisa leur repos en revenant vers elle, un large sourire aux lèvres pour poser ses lèvres juste sous ses seins. Siobhán sourit et lança: « Je crois que tu vas être plus enclin à parler mariage maintenant. Par contre, je vais avoir besoin d'une douche et d'un verre de whisky. Reste à choisir dans quel ordre... T'es plutôt partant pour quoi en premier toi ? » Ils venaient à peine de terminer qu'elle sentait déjà son ventre se tordre d'envie.

Ce qu'il y avait de dramatique dans cette situation, c'était que Siobhán se rendait bien compte que désormais, elle ne pourrait plus jamais se concentrer sur une vie sans sexe, sans attaches, sans sentiments, sans passion. Maintenant qu'elle y avait gouté, elle avait juste envie de recommencer, et l'odeur de Matteo avec l'amour était un fameux aphrodisiaque...



Quand on joue aux jeux d'adultes, y'a des conséquences d'adultes...:
 

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MessageSujet: Re: And you let her go. - (+ 16) Mar 7 Avr - 20:43

Le membre 'Siobhán O'Callaghan' a effectué l'action suivante : Roulette russe

'Oui ou non ?' :
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MessageSujet: Re: And you let her go. - (+ 16) Lun 27 Avr - 9:16

C'était un moment bizarre, exceptionnel, hors du temps... Un moment que j'étais persuadé de ne jamais vivre... Moi, allongé sur Siobhàn, allant et venant au creux de ses hanches tandis qu'elle m'encourageait à être moins délicat. Magique, pour le coup cette fois ça l'était.
C'était impossible de ne pas répondre à une injection pareille et je la pénétrais avec plus de force, m'enfonçant au creux de sa féminité.

Elle se contracta contre moi et je me redressais une seconde pour plonger mon regard dans le sien. Je me mordais la lèvre... Je craignais de lui avoir fait mal et pendant quelques secondes je ne bougeais plus. Dans son regard je lus cependant de la passion et du plaisir et un sourire coquin vint orner mes traits.
Elle avait aimé le début des hostilités ? Alors je ne doutais plus qu'elle aima la suite...

J'accélérais graduellement suivant le mouvement de ses hanches qui oscillaient en rythme. C'était tellement délectable que je me noyais, je n'étais plus qu'un corps soumis à l'extase. Quand elle cria j'accentuais encore la pression de mon corps sur le sien et les tremblements de sa jouissance entraînèrent très vite la mienne. Elle était rouge, le souffle court, elle était tellement belle. Je retirais doucement une mèche de ses cheveux qui lui barrait le front avant de l'embrasser sur le nez.

Là maintenant je me sentais très con. C'était normalement le moment ou je me montrais drôle, avant de me rhabiller et de me casser très vite et très loin. Mais là je n'en avais pas du tout envie. De toute manière, même si je l'avais voulu c'était impensable... Sio c'était ma meilleure amie, mon amante maintenant... Elle faisait partie de ma vie et ce à tout jamais, qu'on nous marie de force ou pas d'ailleurs.
Enfin, maintenant ? Pouvais je vraiment dire qu'il faudrait m'y forcer ? Pourrais je faire comme si je n'en crevais pas d'envie ? Je m'allongeais à coté d'elle un sourire aux lèvres, des pensées plein la tête. C'était fou cet effet qu'avait le sexe sur moi... Pendant j'étais comme coupé de toute pensée, comme incapable d'élaborer la moindre réflexion, et juste après c'était comme si on venait de me booster. J'avais un millier de choses en tête et une énergie débordante.

Énergie que je mis à profit pour rouler sur le ventre avant de poser mes lèvres sous les seins de Siobhàn. Elle prit alors la parole et je souris devant son ton mutin avant de froncer les sourcils mimant l'intense réflexion.

« Une douche ça sera parfait. Si tu ne prévois pas de la prendre toute seule évidemment. »

Voix chaude et sexy, je me la jouais complètement mais je le faisais avec un petit sourire montrant que je ne me prenais pas au sérieux. J'avais encore envie d'elle, tout simplement.
Je me saisis alors de sa main pour qu'elle se lève. Sentir sa peau nue contre la mienne avait un effet électrisant.
Je me rendis jusque la salle de bain, la jeune femme serrée dans mes bras et allumait la douche à l'italienne.

Je venais juste de comprendre l'intérêt de ces immenses douches. Nous avions toute la place du monde... Faire l'amour à la jeune femme sous le jet d'eau brûlante, ses jambes serrées autour de mes hanches tandis que je la plaquais sur le mur...
Moment d'anthologie...
Tout comme la douceur avec laquelle je m'amusais à lui faire un shampoing juste après. Il y'eut des cris de plaisir, des râles, des rires... C'était notre moment...

On se décida finalement à quitter la douche parce qu'il n'y avait plus d'eau chaude. J'emballais prestement la jeune femme dans mon peignoir et éclatait à nouveau de rire de le voir si grand sur elle. Pour ma part je me séchais rapidement avant d'enfiler un caleçon et un Tee-Shirt. Je n'avais jamais adoré me trimbaler complètement à poils.
Pas dans ma nature... Un sourire plus tard et je pris la parole de façon plus cohérente. Il était maintenant tard dans la nuit.

« Tu as eu une très bonne idée, ma douce, un verre ce sera parfait ! »

Je descendis alors les escaliers quatre à quatre comme le gamin que j'étais parfois et nous servit un verre avant de me saisir de mon paquet de cigarettes. La jeune femme était encore en haut.

« Une clope ? ! »

Amusant de voir comme ce moment paraissait naturel... Moi qui n'avait jamais su gérer l'après amour... Finalement avec Sio c'était facile... Parce que cette femme m'était destinée ? Je n'avais pas envie d'y penser, pour le moment, pas envie de penser du tout d'ailleurs.

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