La loi du plus fort. ◮ ft. Siobhàn & Matteo.
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MessageSujet: La loi du plus fort. ◮ ft. Siobhàn & Matteo. Mar 24 Mar - 11:46

La loi du plus fort.


ft. Siobhàn O'Callaghan & Matteo O'Donnel


Ma chère et jolie Siobhàn,

Comment vas-tu ? J’espère que tu n’as pas trop été secouée par les derniers évènements. Je sais que tu es forte, mais tu me connais, je ne peux m’empêcher de m’inquiéter. Peux-tu essayer de soulager mes maux et accepter mon invitation. J’aimerais qu’on aille boire un verre tous les deux. Je ne prendrais pas trop de ton temps, qui est précieux pour les patients de l’hôpital. Je veux juste m’assurer que tout va bien pour toi. Puis, j’avoue que pour ma part, je serais ravi de te voir quelques instant. J’ai besoin de changer mes idées.
Donnes moi tes disponibilités, je me débrouillerais pour sortir une heure ou deux de mon emploi du temps.

J’espère à bientôt. Je t’embrasse.

Carl Londubat.



Au plus grand soulagement de Carl, elle répondit positivement à cette lettre. Il nota une pointe trop professionnelle dans ses écrits qu’il lui connaissait bien. Il était difficile à comprendre pourquoi il aimait tant la compagnie de la médicomage. Contrairement à lui, elle n’était pas très portée sur humour et très peu rêveuse aussi, mais allez savoir pourquoi, elle l’hypnotisait. Lorsqu’il la voyait, il ne pouvait s’empêcher de sourire. Si son monde tournait rond, il aurait sûrement tout fait pour la posséder. Pourtant, il n’en fit rien. Elle était devenue l’amie avec les pieds sur terre qui lui correspondait bien. Il avait besoin qu’on le refreine un peu, qu’on le pousse à la maturité parfois. Alors pourquoi demander à une telle personne de lui changer les idées ? Parce que cette fille ne lui demandera jamais ce qui ne va pas, elle se contentait de parler objectivement de son travail, de commenter son travail à lui, ce qu’il est, ce qu’elle est, tout sur la surface.

Elle était sûrement la femme la plus mystérieuse qu’il connaisse et c’était sûrement ça qui la rendait si intéressante, si obsédante, de son point de vue. Il voudrait en apprendre plus, mais il aimait aussi le fait qu’elle ne soit pas curieuse à son égard. C’était ça pour lui, se changer les idées ; ne pas être obliger de parler de ce qu’il ressent. Un passage obligé lorsqu’il était avec Debra ou même avec Nathan. Ce qui n’était pas une tare, bien au contraire, mais il y avait des jours où il voulait garder ses inquiétudes pour lui, son mal-être, ses cauchemars… Il se sentait déjà assez honteux de ne pas être capable de supporter le souvenir du cadavre mutilé de Samuels. Ce n’était pas la peine d’en rajouter.

Siobhàn lui offrit une petite heure et demi de son temps au milieu de l’après-midi du jeudi qui suivit sa réponse par hibou. Carl avait donc transplané dans une ruelle sombre non loin de l’entrée cachée de l’hôpital Ste Mangouste, afin de ne pas alerter des moldus au passage. Il la quitta, décidant qu’une petite marche lui ferait grand bien.

Prisonnier entre Poudlard et le Ministère, il s’était trouvé peu de temps pour juste marcher, seul. Il n’était pas fan à l’idée d’être seul ces derniers temps, mais il y avait une différence entre rester seul dans son appartement et être au milieu de la foule. Certes, ils étaient tous étrangers à son malaise, mais ça lui permet de l’oublier. Il regardait autour de lui, essayant de deviner l’état d’esprit des moldus passants. Il essayait de déceler la joie, la peine, la malice, la colère… Il n’était pas franchement doué pour ça, mais ça le faisait sourire. Ça lui permettait d’oublier l’image de la tête coupée dans le paquet cadeau.

Il arriva enfin devant la vieille vitrine qui cachait l’entrée de l’hôpital. Les vieux mannequins du magasin désaffecté semblaient le fixer avec des yeux exorbités. Il avait toujours détesté cette devanture. Bien sûr, le but était de dissuader les moldus de s’y arrêter ou d’y porter attention, mais on ne pouvait blâmer qui que ce soit qui ne voudrait pas s’y rendre. On avait l’impression de pénétrer en enfer avec des monstres pareils à son entrée. Il fronça les sourcils. Il était content de ne pas être obliger d’y pénétrer de nouveau. Ca faisait longtemps qu’il n’avait eu l’occasion de s’y rendre pour une quelconque raison, mais il espérait de ne pas être obliger d’y aller dans le futur. Mais après tout, il n’y avait pas de raison, sauf celle de son travail… pensa-il, inconscient du destin qui allait frapper sa famille dans les années à venir.

Il fourra les mains dans ses poches de son Caban noir après avoir gratter le col de son pull marine. Sa barbe était plus fournie que la dernière fois qu’ils s’étaient vus. Il sourit en essayant d’imaginer sa réaction. Ce qui n’allait pas tarder. Il zieuta sa montre en s’adossant à un lampadaire, sur le trottoir d’en face la vitrine. Il n’avait plus qu’à attendre, jusqu’à ce que la vitrine se mette à onduler comme la surface du lac noir.

Peu à peu, une chevelure rousse s’éleva de la vitrine, un corps longiligne et élégant à sa suite. Elle était élégante, même dans sa tenue d’hiver. Belle au possible. Siobhàn était la beauté incarnée, la beauté froide certes, mais la beauté la plus impressionnante. Il resta là, à l’observer un instant. On aurait dit un amoureux transi. Pourtant, c’était loin d’être le cas. Ca faisait longtemps qu’il n’était pas tombé amoureux et ce n’était que des amours d’adolescent ou de jeune adulte. Est-ce que c’était réellement de l’Amour avec un grand A ou des fantasmes romantiques d’enfant ? Il n’était plus sûr de rien depuis qu’il distinguait l’attirance et l’amour. Le seul amour qu’il connaissait et reconnaissait, c’était celui pour sa famille et ses deux amis. Sa mère, son frère, Nathan, Debra… ils les aimaient, plus que tout et pour l’instant, il s’en contentait. Il se contentait de désirer cette femme devant lui sans vouloir la toucher pour autant. Elle était fait ainsi, pour être touchée avec les yeux, inaccessible, comme une divinité. Et ça lui allait très bien à ce moment de sa vie, où il avait déjà assez de problèmes avec une demoiselle nommée Jackie Powers. Pour elle, au contraire, Carl n’était incapable de ne pas la posséder. La différence entre Jackie et Siobhàn, c’était les sentiments à son égard, ce qui aidait à pencher la balance. Si Jackie était éperdument amoureuse de lui, Siobhàn ne montrait aucun signe qu’elle pouvait avoir un quelconque désir, sentiment pour l’auror. Mais ça lui allait parfaitement bien. Il n’avait pas besoin d’une nouvelle histoire compliquée à son compteur.

Elle le trouva des yeux. Il lui répondit d’un signe de main en se redressant, un sourire aux lèvres. Lorsqu’elle fut à sa hauteur, sans la moindre hésitation, il déposa un baiser sur la joue de la sorcière. Pas la moindre gène, pas la moindre prise de courage pour ce geste, c’était naturel chez lui. Il n’était pas seulement comme ça avec elle, mais avec tous ceux qu’il affectionnait.

- Content de te voir, Siobhàn. finit-il par dire, simplement, de sa voix grave ma douce.


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MessageSujet: Re: La loi du plus fort. ◮ ft. Siobhàn & Matteo. Dim 29 Mar - 14:08

Siobhàn enfourna le parchemin de Carl dans la poche de sa parka, réajusta sa besace et quitta le vestiaire des médecins. Elle sentait les cernes sous ses yeux: la jeune femme avait été de garde les dernières douze heures et elle commençait à sentir la fatigue des dernières semaines. Son corps lui suppliait de se reposait, mais elle s'évertuait à faire encore et toujours des heures en plus. Pourtant, elle savait bien qu'elle n'allait pas pouvoir continuer ainsi pendant des mois, mais pour le moment, c'était tout ce dont elle avait besoin.

La médicomage traversa les couloirs, sa pile de dossiers sous le bras et se dirigea vers le comptoir d'accueil. Les cas s'étaient enchainés cette nuit. Depuis l'assassinat de Dumbledore, les victimes d'enchantements étaient de plus en plus nombreuses et les sorts de plus en plus violents si bien qu'ils étaient toujours débordés. Cette nuit, Siobhàn avait soigné par moins de 8 personnes, dont la moitié avait reçu des sorts de magie noire. « Kristy, voici les dossiers de cette nuit, ils sont signés en mon nom. Tu peux les transmettre à Caranov. On se voit demain ! » lança la jeune femme en faisant glisser les dossiers vers la blonde réceptionniste assisse derrière le bureau. Kristy lui adressa un large sourire puis s'empara des dossiers pour les transférer au collègue de la jeune femme qui prenait la relève. L'irlandaise put donc quitter Sainte-Mangouste, le coeur plus léger. Elle se demanda si Carl l'attendait déjà à l'extérieur. Cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas pu le voir, entre leurs deux emplois du temps il était très compliqué de trouver quelques heures en commun, si bien qu'elle était ravie de passer du temps avec lui. Elle n'avait qu'une heure et demie à lui accorder avant de devoir rentrer pour se reposer avant sa prochaine garde, mais c'était déjà ça de pris.

L'esprit ailleurs, Siobhàn emprunta l'ascenseur magique, puis traversa le hall d'accueil en fixant comme à son habitude la fontaine centrale avant de se diriger vers l'entrée moldue. Le froid la frappa de plein fouet et elle réajusta son manteau autour de son cou avant d'atterrir dans la rue. Le temps londonien n'était pas vraiment au beau fixe ces derniers semaines, de la pluie, du vent, parfois de la grêle rythmaient les journées. Siobhàn se mit à rêver de soleil et de chaleur, tout en cherchant son ami des yeux. Où avait-il bien pu se cacher? La guérisseuse mit quelques secondes avant de l'apercevoir, de l'autre côté de la rue, les mains enfoncé dans son manteau, l'air sombre. Avec un sourire, elle le rejoignit et le laissa l'embrasser. Il ressemblait à Matteo parfois lorsqu'il faisait ça...

« Contente de te voir aussi Carl ! Je suis désolée, j'espère que tu ne m'attends pas depuis longtemps, j'ai eu bien du mal à sortir de ce foutu hôpital. C'était comme si à chaque fois que je voulais partir, on me ramenait un nouveau cas. Enfin bref, on va boire un verre? Je suis morte de froid ! » Il avait l'air fatigué. En une seconde, Siobhàn avait remarqué la barbe qui n'existait pas lors de leur dernière rencontre, les cernes sous les yeux et le regard terni.
Elle connaissait Carl depuis des années maintenant. Jamais elle n'aurait cru que leur amitié deviendrait réelle, lui Auror chassant pour le Ministère, elle venant d'une famille de Sang-Pur tourné vers la magie noire. Et pourtant, ils étaient bien là, au milieu de la rue, cherchant un endroit pour aller boire un verre. D'une main, la jeune femme replaça sa chevelure rousse sous son col et prit le bras de Carl.

« Ca me fait vraiment très plaisir ! Ca fait tellement longtemps que nous n'avons pas pu prendre le temps de boire un café. Comment va ton travail ? » Tout en discutant, les deux amis se dirigèrent vers le chemin de Traverse et traversèrent en passant par le Chaudron Baveur, se retrouvant au milieu de la rue bondée.

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MessageSujet: Re: La loi du plus fort. ◮ ft. Siobhàn & Matteo. Dim 5 Avr - 10:00

J'avais du boulot, une journée chargée, un truc à en perdre son calme... Bon pour ça il fallait à la base être quelqu'un de calme. Cette pensée m'amusa et un petite sourire étira mes lèvres. Un sourire qui malheureusement ne dura pas longtemps. En effet au moment ou j'allais quitter mon appartement j'entendis le cri de Flynn le hibou abruti de mon père. Cette bestiole était aussi peu aimable que son propriétaire...

Il laissa tomber une lettre aux armoiries familiales. Immédiatement je me renfrognais. Ca venait du manoir, ça ne pouvait pas être une bonne nouvelle. Encore moins quand ça venait du patriarche. Ma mère de toute façon ne m'écrivait plus depuis mes fiançailles... Elle savait sans nul doute à quel point j'étais en colère.
De mon père ça ne m'étonnait même plus ce genre de manipulations. Mais d'elle ? Alors qu'elle avait subit ce même mariage arrangé auquel on me destinait ?

Je haussais les épaules pour chasser ma colère avant de décacheter la lettre parentale. Mon cher et tendre paternel, m'annonçait qu'il était temps de choisir les différents éléments de décoration pour le mariage en fonction du thème de couleur que nous avions choisi...

Il me prenait pour une goule?Je balançais son courrier en boule et gardait uniquement deux petits cartons. C'étaient des exemples de faire part et ça me fit frissonner. C'était con sans doute mais voir mes initiales mêlées à celle de Siobhàn, les armes de sa famille qui s'entrecroisaient avec les miennes, c'était étrange, et agréable, et flippant...

De toute façon j'avais intégré que je ne pouvais pas faire grand chose dans l'immédiat. Si Siobhàn décidait de ne pas m'épouser je ferais le nécessaire pour qu'aucune responsabilité ne lui tombe dessus... Je me moquais de la haute société sang-pure au fond. J'aimais mon boulot, j'avais la vie que je voulais vivre... Mais l'idée que Sio puisse être reniée par sa famille par ma faute c'était par contre intolérable... J'avais donc finalement admis l'idée de l'épouser. Je ne savais pas bien ce que ça allait donner, ni comment j'allais vivre ça, mais je laissais toutes ces questions de côté pour le moment.

Je mis les cartons dans la poche arrière de mon pantalon et décidais d'aller retrouver Siobhàn à son intergarde. Je n'avais pas la moindre idée de ce qu'elle voulait... Je n'avais jamais imaginé organiser un mariage...
Les couleurs, assortir tout ça à sa tenue, choisir les faire parts... Personnellement je m'en foutais littéralement. Ce mariage était une farce dans le sens ou je ne l'avais pas choisi. Donc ils pouvaient bien organiser ce qu'ils voulaient. Je ne pensais pas m'impliquer dans tout ça... Mais, parce que dans la vie il y a toujours un mais... Je n'étais pas certain que ce soit le cas de Siobhàn.

Il y avait même des chances pour qu'elle veuille s'approprier tout ça. Donc comme mon père était assez malin pour se servir de se biais pour nous obliger à communiquer, il fallait que je fasse passer l'info parce qu'elle ne la recevrait sans doute pas...
Je regardais l'heure et poussais un soupir exaspéré, je n'avais pas le temps de l’attraper à l'intergarde... Sauf si je me magnais sérieusement. Je transplanais donc dans l'avant salle Moldue qui menait à l’hôpital. C'était un lieu à l'apparence triste et délabrée qui dissimulait pourtant un vrai trésor de savoir.

Je me précipitais dans les couloirs quand une jeune femme m'arrêta. Je la connaissais depuis longtemps, Sio aussi, nous étions ensemble à Poudlard.

« Pas la peine de courir Matty, elle est déjà partie. »

Etais je vraiment si transparent ?

« Merci, ma douce. »

Un bisou sur la joue avant de repartir dans l'autre sens. La future Me O'Donnel devrait attendre. En effet il fallait encore que je passe à Gringotts avant de retourner à mes travaux.
Je rejoins donc le chaudron baveur, afin de passer sur le chemin de traverse. Ce fut en entrant dans le Londres sorcier que je l'aperçus devant moi.

Elle était de dos, au bras d'un bellâtre. Sur le moment je ne reconnus pas Carl, mais la chevelure de Sio était reconnaissable entre 1000. J'étais franchement amer, alors que je lui courais après à propos de ce stupide mariage qu'elle ne voulait pas annuler, je la trouvais à peine sortie du boulot, et déjà au bras d'un mec ? Je n'avais pas envie de creuser la question, ni sur l'identité du type, ni sur les sentiments dégueulasses de jalousie que ça éveillait en moi... Donc je poussais un soupir, décrispais les poings et avançais. J'allais gentiment faire celui qui ne les avaient pas vus et me rendre à la banque. Il suffisait qu'elle ne tourne pas la tête à gauche et elle ne me verrait pas.

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    Le Monde A Basculé
    Dans un gigantesque fracas, un éclair vert a tout changé. Ma vie, mes valeurs, mon avenir, tout a été bouleversé. Maintenant, il est temps de lutter...  ☜ feets&foot ☞
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