Ceridwen Gwynedd Griffiths -- Nul n'est jamais innocent [Révision bis 100 %]
Lumos
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Caste: Seth
Clan: Mangemort
Sang: Pur



MessageSujet: Ceridwen Gwynedd Griffiths -- Nul n'est jamais innocent [Révision bis 100 %] Jeu 9 Avr - 2:03





NOM

CERIDWEN GWYNEDD GRIFFITHS
« Aucun homme n'a assez de mémoire pour réussir dans le mensonge » Abraham Lincoln



Nom : Elle porte le nom de sa mère, une sorcière galloise nommée Blodwen Griffiths. Sa mère n’a jamais voulu qu’elle connaisse son père, ne serait-ce que de nom.
Prénom : Elle a été prénommée en l’honneur de sa grand-mère, Ceridwen Griffiths, et de son arrière-grand-mère, Gwynedd Griffiths. On la surnomme simplement Ceri.
Age : Elle a eu 26 ans le 29 août dernier (1977). Elle n’aime pas vieillir, et déteste que l’on fête son anniversaire.
Nationalité : Comme sa mère avant elle, et la mère de sa mère avant elle, et comme tous les Griffiths, Ceri est une galloise. Elle ignore cependant la nationalité de ce père dont elle ne sait rien.
Nature du sang : Elle est de sang mêlé, comme sa mère, sa grand-mère et son arrière-grand-mère. Son ancêtre, Bronwen Griffiths, était de sang-pur, mais elle s’est mariée par amour, avec un né-moldu, et la famille Griffiths n’a plus jamais été acceptée au sein du clan très fermé des Sang-Pur.
Année / Métier : Passionnée depuis toujours par la lecture et l’écriture, elle en a fait son métier. Elle a écrit, sous un nom de plume, un certain nombre de romans pour la jeunesse sorcière. On lui doit notamment La sorcière et l’épouvantard, ou encore Trois sombrals et un patronus, qui ont eu du succès immédiatement après leur sortie. Elle a aussi publié quelques ouvrages, pour les sorciers plus adultes, sur des thèmes plus sombres, mais elle n’en est qu’au début, et compte bien en écrire d’autres. Elle attend de publier la fin de sa saga sombre et dérangeante pour en faire d’autres. Elle a créé sa propre librairie, à Cardiff, et comme les ventes marchaient bien, elle a pu engager du personnel pour l’aider à gérer la librairie. Elle est aussi passionnée de livres et grimoires anciens, traitant de toute sorte de magie, et elle en a une collection assez conséquente chez elle. Récemment, elle avait postulé pour être bibliothécaire à Poudlard, mais la place était déjà prise. Elle est donc à présent une écrivain à succès, une libraire dont les affaires sont florissante et une collectionneuse talentueuse et passionnée.
Patronus : Un cygne gracieux.
Épouvantard : Le vide est sa plus grande frayeur. Elle n’a jamais pu monter sur un balai, tétanisée par la peur de tomber et de se fracasser au sol. Elle ne s’aventure jamais sur les falaises escarpées, et a beaucoup de mal à se tenir à une fenêtre quand elle se trouve dans les étages.
Qualités et défauts : Jalouse, Fidèle, Indépendante, Intelligente, Créative, Égoïste, Déterminée, Rancunière, Déteste avoir tort, Ambitieuse, Orgueilleuse, Égocentrique, Audacieuse, Accepte mal les rebuffades, Courageuse, Vaniteuse.
Baguette : Trente et un centimètres cinq, bois de pin et un poil de sphinx.
Featuring : Éva Green.


Vous ne m’aurez pas pour le petit code du règlement. Héhé. Vous me connaissez sinon, je suis la gentille, petite et innocente Marie-Ange, sisi, j’vous assure leche . Donc et bien, depuis M-A, rien n’a beaucoup changé hein. Voilà. J’espère juste que vous serez en admiration devant ma Ceridwen coeur

Ah oui, et désolée pour la fiche à rallonge. Je me suis laissée emportée par l’imagination leche


Anomalie & Nut's ©️ Crédit gif ©️ Crédit avatar ©️ Crédit icône


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New era, new life
(c) ystananas


Dernière édition par Ceridwen G. Griffiths le Sam 11 Avr - 11:49, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Ceridwen Gwynedd Griffiths -- Nul n'est jamais innocent [Révision bis 100 %] Jeu 9 Avr - 2:03





Mon

histoire
« Aucun homme n'a assez de mémoire pour réussir dans le mensonge » Abraham Lincoln


I – Le temps de l’innocence.

C’était une nuit sombre. La lune était cachée par les nombreux nuages qui parsemaient le ciel. On n’y voyait rien, sinon les éclairs qui déchiraient la toile d’encre de temps à autre. La pluie tombait drue. De grosses gouttes d’eau, chaude, par cette nuit humide et presque tropicale. Pourtant, ce n’était pas les forêts dangereuses sous les tropiques, mais bel et bien le Pays de Galle.

Trempée, une gamine remontait l’allée jusqu’au manoir. Elle riait, comme une bienheureuse. Âgée de 6 ans, elle n’éprouve aucune peur à se trouver ainsi, seule, de nuit, à l’extérieur des murs rassurant de sa demeure. Elle a hérité de ce tempérament audacieux de son père, apparemment, mais elle ne connaissait rien de lui, sinon les bribes que sa mère laissait échapper lorsqu’elle avait trop bu. Elle ne savait guère de chose, sinon qu’il était aisé, qu’il était noble, et qu’il était sans cœur. Il a laissé tomber sa pauvre maman alors qu’elle était enceinte de 7 mois. La pauvre petite Ceridwen n’avait jamais connu de père. Mais elle avait sa mère, sa grand-mère, son grand-père. Elle avait sa famille, ou presque. Elle avait une gouvernante aussi, et une petite sœur qui venait de naître. Elle avait un beau-père, tout ce qu’il y a de plus protecteur et affectueux. Mais elle sait. Elle sait qu’elle n’est pas sa fille. Elle n’arrive pas à l’aimer comme son père.

Son père n’était peut-être pas un homme bon, mais elle ne pouvait s’empêcher de vouloir le rencontrer. De l’imaginer. Elle pensait à lui comme à un homme mystérieux. Grand, aux cheveux sombres comme les siens. Aux yeux aussi clairs que les siens. Elle l’imaginait avec des cheveux courts, bien coiffés, et avec un chapeau melon. Elle l’imaginait encore et encore, sans jamais avoir le moindre espoir de le voir un jour, de le connaître. De l’aimer ou de le détester. Elle préférait alors s’isoler, et partait explorer longuement les terres autour du manoir. Elle aimait la forêt, la solitude, l’odeur de l’herbe, les cris des oiseaux… Elle aimait emporter quelques livres pour passer le temps, et quand elle partait dès l’aube, elle ne rentrait généralement qu’à la nuit tombée, quand elle avait faim. Mais ce soir, elle s’était laissée emportée par la lecture de son grimoire.

Elle se dépêcha, ses petits pieds nus frappant le sol avec un rythme régulier. Poussant le lourd battant de chêne qui ferme la cour du manoir des Griffiths, la fillette se faufila ensuite dans le jardin et passa la porte arrière, de la cuisine. C’était désert, mais elle s’y attendait. Elle réussit à atteindre sa chambre sans encombre. C’est là que les choses se corsèrent. Assise dans le fauteuil près du lit, sa mère était là. Elle attendait. Blodwen Griffiths était une belle femme autrefois. Elle l’était encore par ailleurs, ne faisant guère ses presque quarante années de vie.

« Où étais-tu encore fourrée, Ceridwen Gwynedd Griffiths ? Martela alors la voix de basse de sa génitrice. Je ne t’ai pas vue de la journée. Je t’ai cherchée partout. Emrys aussi se faisait du souci. »

Penaude, la fillette baissa la tête et regarda ses pieds en marmonnant des excuses. Ses longs cheveux bruns lui couvraient les yeux et viraient au châtain clair comme elle se trouvait prise en faute.

« File au lit. On en parlera demain matin. »

Le ton las de sa mère toucha la petite Ceri, qui vint se jeter dans ses bras un instant, avant de se glisser sous les draps. Sa mère éteignit les lumières, et ferma la porte de la chambre plongée dans l’obscurité.

Ceridwen s’en voulait d’avoir inquiété sa mère. Mais elle ne parvenait pas à regretter. Elle ne parvenait pas à s’en vouloir pour avoir passé une journée géniale, plongée dans un vieux grimoire fascinant.

Les semaines passèrent, sans incidents notables. Ceri continuait de sortir la journée, de rentrer parfois après la nuit tombée. Et puis un jour, sur les coups de onze heures, un orage éclata alors qu’elle était au bord d’un étang. Elle n’avait pas prévu de quoi se mettre à l’abri ce jour-là, et elle lisait un très vieux grimoire, assez fragile. Paniquée, elle connut là son premier sursaut de magie, à quelques jours seulement de son septième anniversaire. Une sorte de dôme de protection invisible s’était formé autour du grimoire. La pluie tombait dessus, mais glissait, comme sur du verre, sans même le toucher. Elle se précipita au manoir pour montrer ce prodige à sa mère, excitée comme une puce sur une chimère.




II – Le temps de l’ignorance.

Durant les mois qui suivirent, plusieurs manifestations magiques incontrôlées survinrent à l’improviste. Quand elle était en train de faire un cauchemar, quand elle mangeait, quand elle s’énervait… Une fois, elle faillit même tuer sa sœur lorsqu’elle s’énerva un peu trop. L’arbre sous lequel elles se disputaient se fractura soudain à la base des racines, et bascula sur elles. Sa sœur resta coincée dessous alors que Ceri se mit à hurler, paniquant totalement. Un orage impressionnant choisit alors ce moment pour se déclencher au-dessus d’elle. Les éclairs tranchaient l’obscurité soudaine, la pluie rinçait, et rinçait encore, tombant à grosses gouttes, détrempant le terrain. Anwen avait perdu conscience. Accroupie près de sa sœur, Ceri essayait désespérément de bouger l’arbre. Elle n’y arrivait pas, évidemment. A neuf ans, elle était trop faible physiquement pour réussir ce prodige. Et la magie incontrôlable qu’elle avait, de temps à autre, était responsable de ces dégâts.

Alertée par les cris de sa fille aînée, Blodwen sortit en courant du manoir, suivie de près par son partenaire de vie, Emrys Llewellyn. Les deux adultes sortirent alors leur baguette, et se mirent en devoir de régler la situation. L’arbre immense se souleva lentement dans l’air tandis que l’orage cessait. En pleurs, effrayée, Anwen dédaigna les bras de sa sœur et courut rejoindre ses parents. Mais ce n’était pas de sa faute, à Ceri, si elle ne maîtrisait rien. La magie semblait agir dès lors que ses sentiments étaient un peu trop exacerbés. Colère. Peur. Chagrin. Mis à part ça, elle ne savait absolument pas s’en servir. Elle ne savait absolument pas le contrôler. Son apparence qui changeait parfois, elle comprenait. Sa mère et sa grand-mère le lui avait patiemment expliqué. Elle était métamorphomage, et pouvaient changer son apparence aussi naturellement qu’elle respirait. Mais la magie n’était pas pareille.

Pendant des mois, la fillette se réfugia dans les livres. Elle écrivait, parallèlement, un journal intime. Elle romançait sa jeune vie, déjà très créative, et s’imaginait vivre des tas d’aventures magnifiques, où sa magie serait contrôlée, où elle serait importante. Elle était déjà pleine d’ambition, la jeune Ceri, et elle avait du talent. Mais elle ne savait toujours pas contrôler sa magie, malgré les vieux grimoires de sortilèges qu’elle avait trouvés dans la bibliothèque de sa mère.

Sa sœur la dédaignait. La boudait. Elle ne voulait plus la voir. Et Ceridwen lui en voulait de ce mépris silencieux. Anwen avait même trouvé une nouvelle amie. Une petite moldue qui vivait dans le voisinage. Elle jouait tout le temps avec elle, fuyant sa sœur. Attisant la colère de celle-ci. Sa rancune. Sa jalousie. Un jour, alors que leur mère était occupée, et que le reste de la famille était parti à Cardiff, Ceridwen surprit les deux fillettes à essayer les robes de Blodwen, à s’amuser avec le maquillage et les bijoux. Elle-même n’avait jamais eu le droit d’entrer dans la chambre de sa mère. C’était un endroit privé. Anwen n’aurait pas dû y aller. Elle n’aurait pas dû non plus emmener cette moldue là-bas. Jamais.

Prise de colère, incroyablement jalouse, la brune petite fille entra dans la chambre en criant. En piquant sa crise. Sa sœur et la fillette moldue détalèrent prestement, alors que Ceri leur courait après. Elles cavalèrent dans la maison, jusqu'à arriver dans le jardin. Il pleuvait à verse depuis ce matin. Bien vite trempée, la colère de l'aînée ne descendit pas d'un iota. Tandis que ses yeux viraient au vert, que ses cheveux étaient plus noirs que l’ébène, la tempête dehors pris plus d'ampleur encore, nourrie par le ressentiment de Ceridwen. Plus elle hurlait sur sa sœur, plus elle crachait sur cette amie moldue et plus la pluie tombait drue, plus le vent forcissait. Les fillettes couraient toujours, droit devant elle. Si elle avait eu un semblant de raison à cet instant, Ceridwen aurait pu deviner qu'elles se dirigeaient vers le Gouffre de Llewelyn. Vers le bord escarpé de la falaise qui donnait sur une petite crique dangereuse pour les navires. Elle aurait pu faire bifurquer les filles. Mais toute raison semblait l'avoir abandonnée.

Occupée au dernier étage du manoir, Blodwen Griffiths n’eut pas le temps de descendre. Les éclairs déchiraient les nuages noirs, s'abattant tout autour des fillettes qui arrivaient maintenant en vue de la falaise abrupte. La brunette était toute entière concentrée à hurler, crier, pleurer. Elle avait toujours eu un tempérament impulsif. Elle le regretterait plus tard. Mais pour le moment, elle ne voyait pas l'environnement autour d'elle. Elle ne voyait pas le vent qui commençait à faire tanguer les gamines. Elle ne vit pas non plus le bord de la falaise auprès duquel les fillettes s'étaient arrêtées net en pleurant. Le vent faisait danser ses cheveux bruns, déjà longs, et ses cris déchiraient la tempête. Aveuglée par sa colère, par sa jalousie, la toute jeune sorcière avait l'impression de déchaîner l'enfer autour d'elles, alors qu'elle n'arrêtait pas de hurler à sa sœur que les moldus n'avaient rien à faire dans la maison, que grand-mère Ceridwen et grand-ma' Gwynedd ne les aimaient pas.

Une violente rafale eut raison des deux petites. Elles trébuchèrent, essayèrent de se retenir au bord, mais leurs petites mains glissaient sur le terrain boueux. Elles s'égratignèrent en vain, et leurs deux petits corps tombèrent inéluctablement. Ceridwen n'entendit pas les craquements qu'ils firent en arrivant au sol. La tempête couvrait tout. Mais, en ne voyant plus les deux fillettes, elle s'arrêta, troublée. Elle fit quelques pas, alors que le vent faiblissait, que la pluie devenait bruine. Elle s'approcha du bord, et finit par voir en bas les deux corps désarticulés, étalé sur le sable trempé pour la moldue et avachi sur un rocher pour sa sœur.

Elle prit conscience de sa rage. Elle se rendit compte qu'elle les avait tuées. Par le biais de la tempête, ou de ma chute, mais elle les avait tuées quand même. Des larmes dévalèrent ses joues, silencieusement, alors que des bruits de pas déchirèrent l'accalmie.


« CERIDWEN ! ANWEN ! Hurla soudain la voix de sa mère, faisant sursauter la petite brune. Ceri, mon coeur, où sont Anwen et son amie, la petite Amélie ? »

La fillette sembla sur le point d'éclater en sanglots. Sa colère et sa jalousie furent chassée par la peur de se faire gronder. L’obscurité de sa crinière s’éclaircit un peu et reprit la couleur de bois sombre qu’elle arborait généralement. La peur la poussa à mentir. Elle affirma qu'elle avait essayé de les rattraper, que la moldue voulait à tout prix venir ici. Elle ajouta que la tempête était si forte que la moldue, Amélie, avait été déséquilibrée et qu'elle avait attrapé Anwen pour se retenir, les faisant ainsi toutes les deux tomber. Elle pleurait de nouveau alors qu'elle racontait qu'elle était trop loin pour pouvoir aider Anwen, que cette saleté de moldue avait tué sa sœur.

La pleine mesure de ce qu'elle avait provoqué fit venir les sanglots alors que sa mère lâchait un cri déchirant. Son beau-père les avait rejointes, et il regardait Ceri avec une moue soupçonneuse. Ils s'étaient alors tous les deux précipités vers le bord de la falaise, regardant, impuissants, les cadavres étalés en bas, comme des poupées désarticulées, cherchant un signe de vie là où il n'y en avait plus. Les larmes dévalaient ses joues et traçaient des sillons de poussière sur son visage. Les sanglots faisaient tressauter son corps juvénile alors qu'elle se rendait compte qu'elle avait tué sa sœur. Elle avait mit fin à sa jeune vie aussi simplement qu'en claquant des doigts. Et tout ça, juste avec la magie. Avec sa colère et sa jalousie. A même pas dix ans, à peine neuf ans et demi, elle avait tué sa sœur et cette stupide créature moldue qui lui avait volé l'attention d'Anwen. Et elle avait menti pour ne pas se faire gronder. Elle n'avait de remords que pour sa sœur. Elle se fichait de la moldue. Comme lui répétait souvent son arrière-grand-mère, Gwynedd, les moldus, ces êtres dépourvus de pouvoirs magiques, ne valaient pas la peine que l'on s'attarde sur eux. Quant au mensonge, comme disait Brynmor, si c'est pour cacher un moldu mort dans le placard, ça me paraît honnête.

Après cet épisode, Blodwen et Emrys, qui attendaient un autre enfant, ont quitté le manoir des Griffiths. Ceridwen était restée. Emrys ne voulait plus d'elle. Il sentait le mensonge, mais ne pouvait pas le prouver sans perdre l'amour de sa femme. Et malgré le désir de sa mère de garder son aînée avec elle, Ceridwen n'avait pas voulu partir non plus. Elle s'était faite gronder souvent et de façon très sévère après la mort de sa sœur, pour des broutilles en plus. Elle n'y était pour rien. Elle n'avait rien maîtrisé ce jour-là. Mais dès qu'elle se défendait des accusations d'Emrys -qui prenait soin de les formuler quand Blodwen n'était pas dans les parages-, les cris reprenaient, et elle finissait invariablement en larme, dans sa chambre. Elle en voulait à cette petite moldue. Elle lui avait piqué sa sœur. Elle avait provoqué sa jalousie. C'était à cause de la moldue tout ça. Et un peu à cause d'Anwen. Elle était sciemment allée chercher une moldue pour énerver Ceri.


La culpabilité de la brunette se modifiait peu à peu, et devint une rage sourde, une rancœur tenace. Sa mère ne parvenait pas à lui faire entendre raison, à forcer son mari et sa fille aînée à faire la paix, d'autant plus que Ceridwen avait son arrière-grand-mère pour la soutenir. Gwynedd n'aimait pas Emrys. Et Ceridwen, soulagée d'avoir au moins une personne dans son camp, ignora royalement sa génitrice et son beau-père lorsque le moment fut venu pour eux de déménager. Elle les boudait ostensiblement, se tenant droite, raide même, près de Gwynedd. Elle leur adressa un regard froid, blessant, juste avant qu'ils ne transplanent. Un de ces regards dont on se souvient toujours, qu'on ne parvient pas à oublier. Un de ces regards qui allaient être responsables de nombres de désaccords entre sa mère et son beau-père. C'était Brynmor, le second mari de Gwynedd, qui lui avait soufflé l'idée. Lui non plus n'aimait pas Emrys. C'était un sang-mêlé un peu trop proches des moldus. Comment espérait-il récupérer une place digne de ce nom dans le monde s'il recommençait les péchés de ses ancêtres ?




III – Le temps de la connaissance.

A partir de cet instant, Ceridwen ne fut plus élevée que par ses grands-parents et ses arrières grands-parents. Elle n'oubliait jamais sa mère, mais la douleur de l'abandon, la douleur du reproche dans ses yeux s'atténua peu à peu.

Enfin, sa lettre arriva. Il était temps, selon elle. Il fallait qu'elle apprenne à contrôler mieux que ça sa magie débordante. Ceridwen lui avait donné des techniques de relaxation, qui marchait plutôt bien, mais ce qu'elle avait trouvé de mieux, c'était de passer son temps dans les livres, à lire ou à écrire.

« Ceridwen, par ici, il faut payer maintenant. »

Sa grand-mère, âgée de soixante ans, faisait signe à la fillette de se presser.

« J'arrive mamie, rétorqua cette dernière en trottinant vers la caisse, les bras chargés de livres.
Mais enfin, ma fille, ce n’était pas sur la liste ça.
S’il te plaît… Minauda alors la gamine, écarquillant les yeux pour se donner un air suppliant.
Bon, très bien. Pose donc tout ça là. »

Ceridwen, première du nom, cédait toujours à sa petite fille en ce qui concernait les livres. Elle-même adorait lire, et même si sa vue n’était pas aussi bonne, elle continuait ce loisir dans ses vieux jours, tout en s’occupant de la jeune fille.

« C’est bon, tu as tout ce qu’il te faut ?
Oui mamie.
Dans ce cas, il ne nous reste plus qu’à aller t’acheter un compagnon. »

A ces mots, le regard bleu-vert de la gamine s’illumina. Elle avait toujours rêvé d’avoir un animal à elle. Mais sa mère n’avait jamais voulu, au départ. Et puis après, ses grands-parents et ses arrière-grands-parents n’avaient pas le temps de venir avec elle en choisir un.

Suivant sa grand-mère en sautillant, alors que les lourds achats du Chemin de Traverse les suivaient en flottant au-dessus du sol, Ceridwen cherchait déjà sur quel animal elle allait jeter son dévolu. Elle aurait voulu un phœnix. Mais même si les Griffiths étaient aisés, elle n’aurait pas eu le droit d’en avoir un tout de suite. Elle hésitait entre un chat et un hibou. Un chat, c’était câlin, elle pourrait dormir avec et lui faire des papouilles tant qu’elle voulait. Mais un hibou, c’était pratique pour envoyer et recevoir des messages.

Elle hésitait toujours en entrant dans la boutique. Ce ne fut pas elle qui choisit l’animal, mais ce fut l’animal qui décida. A peine avait-elle posé un pied dans la boutique qu’une petite boule de plume lui rua dans le ventre, venant se nicher entre les replis de sa veste. Quand elle écarta les pans, elle vit une toute petite chouette, vraiment minuscule, trembler contre elle. Le plumage était aussi noir que la nuit, et ses yeux n’avaient pas tout à fait la couleur de l’ambre. On aurait dit qu’ils étaient pailletés d’émeraude. Elle eut immédiatement le coup de foudre, tandis que le propriétaire de la ménagerie magique pestait contre "cet imbécile d’oiseau".

« Je veux celle-là mamie. »

Le vendeur parut soulagé. Il expliqua que la chouette, un croisement entre la race des petits ducs et des chouettes lapones, était ingérable. Qu’elle refusait de le laisser la baguer. Mais que, puisque la gamine s’en était entichée, il n’avait plus besoin d’identifier l’animal.

« Elle est à vous pour moitié prix si vous m’en débarrassez immédiatement. Impossible de la faire rentrer dans sa cage, elle a laissé des fientes partout cette saleté. »

Fascinée par le petit animal, Ceri hocha à peine la tête tandis que sa grand-mère faisait l’acquisition d’une cage et de friandises pour la bestiole. Elles étaient ensuite revenues immédiatement au manoir. Le temps fila par la suite à une allure folle jusqu’à la rentrée à Poudlard. La fillette ne voyait pas les heures passer, occupée à prendre son de son petit compagnon à plume. Elle l’avait d’ailleurs baptisée Cyhyraeth, comme ces sorcières de la brume dont lui parlait souvent son arrière-grand-mère. La chouette avait en effet fait preuve d’un sixième sens remarquable lorsque quelqu’un était sur le point de mourir. Elle avait hululé pendant trois heures alors que son arrière-grand-père, Brynmor Cadell Griffiths, rendait l’âme dans la pièce à côté. Ça a été pareil lorsque la chouette de la famille, qui était très âgée, est morte en pleine nuit.

Le jour J était enfin arrivé. Les valises de Ceri étaient déjà bouclées depuis quelques jours. Cyhyraeth était dans sa cage depuis quelques minutes. Quant à la fillette en elle-même, elle trépignait d’impatience, habillée de pied en cape. Elle avait salué son arrière-grand-mère paternelle, la seule qui restait en fait, peu avant. Gwynedd subissait encore le contrecoup de la disparition de son mari bien-aimé. C’était Ceridwen et Llew, ses grands-parents paternels, qui allaient l’accompagner à la gare. Ils étaient encore en train de se préparer.

* * *

Le nez collé à la vitre, la brunette saluait ses grands-parents avec ferveur. Elle avait réussi à trouver un compartiment libre et s’était installée. Étalée même. Et maintenant, le train prenait de la vitesse. Bientôt, la gare disparut et Ceri se rassit complètement, en soupirant. Poudlard, enfin. Gwynedd lui avait tant vanté les mérites de l’école, le sérieux des professeurs… Elle allait pouvoir apprendre à contrôler la magie sauvage qui s’échappait d’elle dès lors qu’une émotion forte l’agitait.

Le souvenir de sa sœur traversa fugacement son esprit. Son front se plissa. C’était une traîtresse. Elle avait été se compromettre avec une moldue. C’était entièrement de sa faute. Elle n’était pas coupable. Elle s’en était tellement convaincu, au fil des mois, qu’elle le croyait maintenant. Et quand les agents du Ministère était venus, la dame avait été très claire. Ce n’était pas de sa faute. Pour les jeunes enfants, il arrivait que la magie soit incontrôlable. Ce n’était qu’un tragique accident. Tragique et regrettable, mais un accident néanmoins.

La porte de son compartiment s’ouvrit, et Ceridwen lâcha machinalement un sourire au nouveau venu. Il traînait sa grosse valise derrière lui, et semblait chercher une place où s’asseoir. Hésitant, il finit par demander malgré tout :

« Tu pourrais… Bouger ta valise s’il te plaît ? Il n’y a pas d’autres compartiments libres, et celui-ci est le dernier à avoir un peu de place… »

Les prunelles claires de la jeune fille s’assombrirent légèrement, prenant la couleur d’un ciel d’orage, mais elle dompta sa susceptibilité. Elle refréna son envie de l’envoyer voir ailleurs, et sauta sur ses pieds pour tirer sa grosse valise vers la fenêtre. Elle réussit à la caler contre la paroi du compartiment, libérant une place près de la porte.

« Merci, répondit-il après être resté planté à l’entrée, la regardant bouger avec difficulté la grosse malle. »

Elle l’ignora royalement et se blotti à nouveau contre la fenêtre. Elle avait sorti un des livres de sa malle. Un livre de fiction qu’elle avait déjà presque fini.

* * *

« SERPENTARD, hurla le Choixpeau alors qu’il avait à peine effleuré la crinière sombre de la gamine. »

Elle se dépêcha de sauter du tabouret et de rejoindre la table des verts et argent qui applaudissaient à tout rompre. Elle était la première de l’arrivage des nouveaux à être répartie à Serpentard. Peu après elle, trois autres élèves rejoignirent les rangs des vipères. Dont le garçon qui l’avait dérangée dans le compartiment. Il s’assit à ses côtés. Elle voulut l’ignorer, mais il se présenta alors.

« Je suis Duncan Hurts.
Je sais, répondit-elle laconiquement.
Et tu es donc Ceridwen Griffiths ?
C’est ça.
Ravi de faire ta connaissance. Tu viens d’où ?
En quoi ça te regarde ?
J’essaie juste de faire connaissance, se défendit-il en levant les mains. On va être comme une famille après tout.
Mouais. Pays de Galle, finit-elle par soupirer. »

Elle loupa ainsi la fin de la répartition alors qu’il posait toujours plus de questions. Quelques autres élèves rejoignirent la maison Serpentard, et elle applaudit mollement à chaque fois. Malgré elle, elle s’intéressait à ce que disait Duncan.

* * *

Finalement, le moulin à parole qu’était Duncan devint l’ami le plus proche de Ceridwen. Elle se conforma aux usages de Serpentard. En même temps, leurs valeurs étaient sensiblement les siennes, celles que lui avaient enseignées ses grands-parents. Elle s’intégra assez bien, mais elle prenait soin d’envoyer une lettre chaque semaine au manoir Griffiths.

Ses notes étaient bonnes. En même temps, elle avait passé son temps à lire des bouquins de magie avant d’arriver à Poudlard. Elle connaissait assez bien la théorie. La pratique était plus ardue, mais au bout du compte, ça lui permit de canaliser sa magie. Elle n’était pas la meilleure élève de sa promotion, mais pas loin. Et Duncan la talonnait de près. Le garçon était plus doué en potion qu’elle-même, mais elle le battait à plate couture en métamorphose. Elle faisait la fierté du professeur McGonagall. Peut-être était-ce parce qu’elle était métamorphomage que cette matière lui était la plus familière ? Ou peut-être était-ce encore une fois tous ces grimoires qu’elle avait lu quand elle était plus jeune.

Quand ses camarades jouaient au Quidditch, elle se réfugiait à la bibliothèque. Duncan ne loupait aucun match ni aucun entraînement lorsqu’ils étaient en première année. Elle, elle était toujours absente. Même sans être sur un balai, elle avait le vertige. Elle se souvenait du fiasco du premier cours de vol. Tétanisée sur son balai, alors même qu’elle n’avait décollé que de quelques centimètres, le professeur Bibine avait dû interrompre le cours pour la faire descendre. Elle n’avait jamais réitéré par la suite. Duncan la harcelait pour qu’elle vienne le voir à l’entraînement. Il avait été pris dans l’équipe lorsqu’il s’était présenté aux sélections, l’année suivante. Il était le meilleur batteur que l’équipe ait vu depuis quelques années. Mais même pour faire plaisir à son ami, elle ne montait jamais dans les gradins. Le regarder voler lui donnait la nausée.

Elle préférait cent fois plus écrire ses histoires sur des parchemins volants. Une fois, la bibliothécaire avait même lu un extrait de ce qu’elle écrivait. Elle avait trouvé ça fascinant. Bien écrit. L’austère gardienne des livres lui avait même proposé d’envoyer une de ces petites histoires à quelques journaux sorciers, pour la rubrique jeunesse. Même si elle avait secoué la tête en premier lieu, l’idée avait fait son chemin. Et au bout de quelques mois, la petite avait écrit plusieurs petites histoires. Elle en envoya quelques-unes à plusieurs petites éditions, avec une recommandation de madame Pince, sous un nom d’emprunt, et elle eut la surprise, un matin, de voir arriver une petite bourse de gallions et un exemplaire gratuit de l'Inquisitor, un journal à sensation populaire à Londres, en prime. Sa petite Cyhyraeth peinait à porter le tout, et la petite bourse faillit d’ailleurs tomber dans son porridge. Un petit mot accompagnait le tout. Des remerciements pour les textes, et une offre généreuse. Si elle envoyait, chaque semaine, un texte ou deux, il paraîtrait dans la rubrique jeunesse. En prime, elle gagnait un abonnement gratuit au journal et quelques gallions pour son argent de poche.

Regardant fébrilement à la page indiquée, elle vit la première de ses nouvelles qui était publiée. L’hippogriffe porte-bonheur s’étalait sur une double page. Et en bas, pour les crédits, il y avait le nom de plume qu’elle s’était choisie. Goewyn Ceirwy. Folle de joie, elle envoya immédiatement un hibou au manoir Griffiths, avec l’exemplaire du journal et la lettre qui mentionnait cette offre. La petite, du haut de ses douze ans, se sentait vraiment très fière. Elle répondit par la même occasion à l'Inquisitor, leur adressant son consentement pour cette offre, et se mit aussitôt en devoir d’écrire d’autres nouvelles.

Ses notes ne baissèrent pas pour autant. Duncan, intrigué par sa soudaine légèreté, chercha en vain à en comprendre l’origine. Mais la fillette était très secrète, et elle prenait bien garde de ne rien laissé traîner. Très vite, cependant, elle fut torturée par l’envie de le lui dire. Il était son ami le plus proche. Presque son confident. Pourquoi ne lui disait-elle rien ? La raison était toute simple. Le Hurts était la plus grande commère de son époque. La nouvelle filtrerait forcément, et la fillette ne voulait pas que l’on sache que c’était elle. Goewyn devait rester mystérieuse, les écrits ne plairaient que plus. Si elle le disait à Duncan, il n’y aurait plus de secret.




IV – Le temps de l’indécence.

Quatorze ans. L’éveil des hormones, et la rébellion adolescente. Si la jeune fille, qui avait bien grandi, fut démangée par les hormones, elle ne montra cependant que peu de signes d’une rébellion. Elle s’entendait toujours aussi bien avec ses grands-parents. Elle n’avait aucun conflit familial si ce n’est avec sa mère qui s’acharnait à lui envoyer des lettres pour les fêtes. Elle n’y répondait jamais. Sa mère l’avait abandonnée. Elle l’avait délaissée, préférant son crétin de mari. Elle ne voulait plus rien avoir à faire avec elle. Elle refusait toutes les rencontres, préférant de loin rester avec ses grands-parents et son arrière-grand-mère. Et surtout, elle refusait de se replonger dans les souvenirs de la mort d’Anwen. C’était sa sœur la coupable. C’était sa sœur qui avait cherché les ennuis en se liant avec une stupide moldue arriérée.

Hormis ces détails, la jeune femme était devenue très jolie. Une longue crinière brune, à peine ondulée, un visage en forme de cœur, de grands yeux bleus, des lèvres très rouge sur une lèvre pâle. Ceridwen était ravissante, et la nature la gâta, la dotant de formes généreuses avec lesquelles elle testa ses charmes de nombreuses fois.

Ce fut l’année suivante, l’année de ses BUSES, qu’elle se rendit compte que Duncan n’était pas seulement son ami. Il était également très séduisant. Le garçon avait une cour d’admiratrice partout où il passait. Son physique d’apollon, développé par une pratique intensive du Quidditch, et allié avec son visage d’ange, étaient autant d’atouts pour sa part.

Un jour où ils se trouvaient en retenue tous les deux, le jeune homme lui proposa de sortir avec lui. D’abord étonnée, perplexe, elle le regarda attentivement. Il était sérieux. Pas juste charmeur. Il flirtait avec tout ce qui avait une jupe. Il était mortellement sérieux. Son regard noisette lui disait tout ce qu’elle avait besoin de savoir. Impulsivement, elle accepta. Il était son ami depuis leur première année. Il la connaissait mieux que personne. Même si elle ne lui avait rien dit pour les journaux dans lesquels paraissaient ses nouvelles, elle savait qu’il s’en doutait. A force de voir son acharnement à ouvrir la Gazette à la même page chaque matin, espérant voir un de ces récits publiés, à force de constater que son courrier contenait souvent des exemplaires de petites éditions anglaises, à force de voir les petites bourses de gallions qu’elle recevait, et comme il connaissait son amour de l’écriture… Et pourtant, il n’avait jamais rien dit à personne.

Ils formèrent le petit couple parfait pendant les semaines suivantes. Ils se bécotaient dans les coins sombres, ils allaient à pré-au-lard ensemble. Ils étaient adorables, et beaucoup les jalousaient. Elle, la serpentard ambitieuse, déterminée, égocentrique, et lui, l’apollon de ces dames, le batteur talentueux, la commère de Poudlard. Ils se découvraient. Les hormones en ébullition, ils s’apprivoisaient. Mais une fois qu’ils eurent consommés l’acte de chair, ils se rendirent compte qu’ils préféraient rester amis. Ce n’était pas une histoire de « Oh, il était mauvais à ce point ? » comme aimait à le demander les filles, ou de « Elle était aussi glaciale dans le lit ? » comme demandaient les garçons. C’était juste un « On est mieux amis, ne gâchons pas ça », comme ils le répliquaient à qui le leur demandaient.

Il reprit son butinage de son côté, et elle fit de même. Ils comparaient même leurs scores en fin de semaine. Ils avaient un petit tableau où ils notaient le nom de leurs conquêtes, et le nombre de point rapportés. Ils étaient au coude à coude jusqu’au bal de Noël en sixième année. Après le bal, la jeune femme ne prenait plus autant de plaisir à la compétition. Elle se concentrait sur un projet. Un livre pour gamin. Dans le même style que ses nouvelles. Elle passait beaucoup de temps dessus quand elle ne trouvait pas un don juan pour une nuit ou une semaine. Elle prit du retard sur leur tableau, jusqu’à ce que ça n’amuse plus Duncan. Il se trouva une jolie fille tandis que la brunette faisait une pause dans ses relations amoureuses.

Elle termina le livre avant leurs examens de fin d’année. Elle l’envoya à quelques éditeurs. Les réponses ne tardèrent pas. A peine avait-elle fini ses examens qu’un hibou lui annonçait la publication prochaine de son premier livre. Son histoire plaisait. Elle était heureuse. Plus que ça. Elle voyait son rêve devenu réalité alors qu’elle n’était même pas sortie de Poudlard.

L’été passa vite après cette nouvelle. Elle fêta la nouvelle tout l’été, invitant quelques amis, quelques conquêtes. Le prétexte à la fête, pour ses invités, c’était qu’il fallait bien se détendre avant leur dernière année de cours. Tout l’été, elle s’amusa comme une folle. Et la rentrée arriva bien plus vite qu’elle ne le voulait. Pourtant, elle retourna à Poudlard sans rien dire. Ses notes stagnaient. Elle profitait de son moindre temps libre pour écrire. Elle commençait un nouveau libre, son imagination sans borne lui ouvrant un monde merveilleux et fantasmagorique.

Elle s’éloigna un peu de Duncan. Ce dernier était toujours avec la même copine depuis l’année passée. Un peu jalouse qu’on lui pique ainsi son meilleur ami, Ceridwen se montrait froide avec cette dernière. Elle l’effrayait quand elle le pouvait. Ce n’était pas tant le fait qu’elle était plutôt jolie et qu’elle lui ressemblait un peu qui poussait la Griffiths à ne montrer que son plus noir côté à la petite amie de Duncan. Ce n’était pas non plus parce qu’elle lui volait son meilleur ami. Ça encore, elle aurait pu vivre avec. Mais elle était née-moldue. Duncan connaissait sa rancune contre les moldus et les nés-moldus. Elle lui avait parlé de sa sœur et de cette stupide petite créature qu’elle avait ramenée. Et pourtant, il sortait avec une sang-de-bourbe. Lui, un serpentard. Il sortait avec une raclure.

Cette histoire fragilisa l’amitié pourtant solide entre les deux adolescents. Presque des adultes maintenant. Ils s’éloignaient, et ne se parlaient plus que rarement. Ils ne se confiaient plus. Ils se contentaient des banalités. Pour faire face à cette situation, la brunette se plongea à corps perdu dans ses études et dans ses écrits. Elle termina un autre livre pour enfant alors que Noël approchait. Elle envoya le récit à la même maison d’édition, et reçu encore un retour favorable. Elle ne voyait presque plus Duncan en dehors des repas ou des passages à la salle commune. Elle préférait les bras des inconnus (ou du moins, des hommes qui n’étaient pas particulièrement proche d’elle) à la solitude de sa vie. En s’éloignant de Duncan, elle avait perdu une partie de sa lumière intérieure.




V – Le temps de l’effervescence.

Juste avant les ASPIC, tout se précipita. Ceridwen croisa la chérie de Duncan une fois de trop. Il était parti s’entraîner au Quidditch, et la serdaigle, cette sale petite sang-de-bourbe, avait bousculé la brunette dans les couloirs. Sans le faire exprès, Ceri le savait bien. Mais c’était le prétexte qu’elle attendait pour relâcher la pression qui montait en elle. C’était elle, la cause de l’éloignement qu’ils avaient avec Duncan.

Sa jalousie prit le pas sur sa raison, et elle tança vertement la pauvre chose. Les choses se déroulèrent sensiblement comme avec sa sœur, des années plus tôt. Elle ne contrôlait plus sa magie, ses émotions. Ses yeux viraient au vert, et ses cheveux au noir obscur. Elle voulut lui lancer un petit maléfice, pour s'amuser et pour lui faire peur, mais son sortilège dérapa. Les chandeliers dans les couloirs tombèrent de leur support, les armures s’entrechoquaient. Mais avant que les choses ne déraillent complètement, après qu’un casque soit venu percuter sa petite tête pleine de connaissance, la serdaigle détala comme un lapin, laissant Ceridwen seule avec sa rage et sa jalousie.

Après cet épisode, la serdaigle ne moufta pas, effrayée par l’aspect violent de Ceridwen qu’elle avait aperçu. Elle faillit même rompre avec Duncan, mais ce dernier réussit à la rassurer un minimum. A partir de ce moment, ils ne se fréquentèrent plus. La brunette partait un peu en vrille, n’hésitant plus à présent à participer aux soirées secrètes que quelques-uns organisaient et où l’alcool coulait à flot. L’alcool, et quelques drogues moldues également. La cigarette, notamment.

Avec tout ce chamboulement dans sa vie, ses récits devenaient plus sombres. Le dernier livre qu’elle finit de rédiger s’adressait à un public un peu plus adulte. Elle hésita longtemps avant de le publier, essayant de le corriger, encore et encore, de refaire des parties entières. Finalement, après avoir reçu les résultats de ses ASPIC, excellents malgré le bouleversement de sa vie, elle se décida et l’envoya. La réponse tarda un peu plus. Elle patienta tout l’été. Elle mit au jour un projet de vie concret. Avec l’aide financière de sa famille, et ses contacts, elle acheta un petit local dans le Cardiff Sorcier, et monta sa librairie. Sa grand-mère, Ceridwen, l'aidait beaucoup à la libraire. La vieille femme avait le sens des affaires. Allié à la créativité de sa petite fille, le commerce se développa de lui-même. Elle avait beaucoup de livres à vendre. Elle avait énormément de choix. Jeunesse, savoir, adulte, sujets sensibles… Elle avait aussi une grande collection que les gens pouvaient emprunter s’ils ne voulaient pas acheter, en échange d’un abonnement mensuel. Et elle commença aussi une collection de grimoires anciens traitant de magie.

Même si Poudlard était fini, Ceridwen se perfectionna. Elle alternait les séances de dédicaces de ses livres déjà parus. Elle faisait connaître Goewyn Ceirwy au monde. L’auteure à succès était blonde, avec un regard ambré et des lèvres rosées. Personne ne pouvait reconnaître Ceridwen sous ces traits, à l’opposé de ce qu’elle était réellement. Il n’y avait que Duncan qui aurait pu, mais la Griffiths n’avait plus de nouvelle de lui depuis un moment.

Enfin, alors qu’elle venait de commencer un autre roman, la lettre de l’éditeur arriva. Ils avaient été enchantés par le dernier manuscrit. Si elle pouvait leur fournir une suite, la saga serait un succès mondial. Alors elle travailla sur une suite. Elle était sur plusieurs fronts à la fois. La saga, un autre roman, sa librairie, sa vie privée… Elle réussit à tenir le rythme pendant presque trois ans. Trois années de travail acharné. Trois années de débauche intensive. La brunette ne voyait presque plus sa famille, mis à part sa grand-mère, même si elle ne manquait pas d’envoyer un hibou chaque semaine. Trois années sans nouvelle de Duncan et de sa créature répugnante de petite amie. Trois années, et deux nouveaux livres sortis.




VI – Le temps de l’indolence.

Au bout du compte, Ceridwen finit par lâcher prise. Sa librairie marchait du tonnerre. Elle avait engagé un gérant. Elle en avait ouvert une autre à Londres, et là-aussi une personne de confiance gérait le commerce alors qu’elle prit une année sabbatique. Plus de livres pendant un an. Plus de Ceri à la librairie, à se décarcasser pour trouver une idée innovante à mettre en place, à discuter avec sa grand-mère des bénéfices, des nouvelles, des difficultés du commerce. Une année sans qu’elle ne couche à droite et à gauche. Une année de repos au domaine Griffiths.

C’est durant cette année-là que Cyhyraeth revint pour la première fois porteuse d’une réponse de la part de Duncan. Elle hésita longuement avant de l’ouvrir. Pourquoi lui écrivait-t-il après trois ans de silence ? Pourquoi ne répondait-il que maintenant ?

Ce fut Gwynedd, son arrière-grand-mère qui ouvrit la lettre et qui lui fit la lecture. Cette lettre changea définitivement la jeune femme. Duncan lui annonçait qu’il se mariait avec sa sang-de-bourbe. Il lui annonçait qu’il allait bientôt être père, et qu’il ne voulait plus aucun contact avec elle. Il voulait couper les ponts une fois pour toute.

Elle ne pleura pas à l’entente de ces mots pourtant incisifs. Elle se mura dans un silence total. Pendant plusieurs semaines, elle rumina sa peine en silence. Si en apparence elle paraissait un peu déprimée, c’était le chaos dans sa tête. Elle maudissait les moldus. Elle maudissait les sang-de-bourbe. Elle maudissait sa mère qui essayait toujours de renouer le contact. Elle maudissait Duncan, cet abruti qui se faisait manipuler par une moins-que-rien. Elle maudissait l’amour, ce sentiment qui changeait les gens en crétins. Elle maudissait cette amitié qu’elle avait entretenue avec ferveur pourtant. Elle maudissait cet instant où elle avait laissé Duncan entrer dans sa vie. Elle maudissait le moment même où il était apparu devant ses yeux, dans le train.

Elle envisagea presque de fermer ses librairies et de ne plus rien écrire. Mais Ceridwen première du nom, Llew et Gwynedd l’en empêchèrent. Grâce à sa famille, elle reprit pied. Mais ce n’était plus la même Ceridwen qu’avant la lettre de Duncan. Elle l’avait rayé de son esprit comme il l’avait fait en premier. Elle l’avait repoussé au fin fond de sa mémoire. Elle avait scellé chaque instant passé avec lui.

Quand elle retourna travailler après un an d’absence, elle laissait ses employés s’occuper des clients nés-moldus. Elle reprit l’écriture, et la saga qu’elle approfondissait prit un tournant plus sombre. A sa grande surprise, ce tournant affola les foules. Il plaisait. Les ventes de ses livres cartonnaient, se multipliaient. Mais elle savait bien qu’ils ne comprenaient pas tout. Ils ne voyaient que la fiction. Ils n’imaginaient pas que c’était exactement son état d’esprit. Les grandes lignes de cette saga parlaient d’un soulèvement d'un peuple de vampires de pure souche contre les dirigeants, contre les humains devenus vampires par morsure qui cherchaient à altérer leurs traditions, à révéler leur secret aux moldus. Briser le Secret Magique, et mettre au courant ces personnes qui n'étaient pas douées de magie. Il y avait des tortures, des meurtres. C’était devenu un thriller sombre et un peu dérangeant parfois. Mais ça marchait. Et ça lui allait très bien comme ça.




VII – Le temps de la quintessence.

Les affaires étaient florissantes. A vingt-deux ans, la jeune femme avait réussi dans la vie professionnelle. Son enseigne était peu à peu devenue une chaîne. La maison-mère, basée à Cardiff, était toujours bondée. La librairie de Londres marchait aussi très bien. Au fil des ans, une troisième succursale vit le jour à Édimbourg, et une quatrième s'est implantée à Dublin dernièrement, fin novembre 1977.

Un peu plus tôt, l’année de ses vingt-trois ans accueilli le décès de son grand-père, Llew. Il passa de l’autre côté, foudroyé par une forme violente de nécrose du foie. Ceridwen le regretta sincèrement. Il ne lui restait plus que son arrière-grand-mère et sa grand-mère, du côté du père de sa mère. Elle n’avait jamais très bien connu le reste de sa famille maternelle, quant à celle de son père, elle ignorait tout de lui. Ceridwen première du nom fut de plus en plus présente au magasin, pour noyer son chagrin. Malgré son âge avancé, elle avait une tonicité étonnante. Elle formait plusieurs apprentis pour prendre le relais lorsqu'elle ne serait plus là, pour perpétuer son travail à la librairie de sa petite-fille.

Faisant une pause dans la saga sombre qu’elle écrivait, la jeune métamorphomage dédia un ouvrage à son grand-père. Une de ces histoires de mythologie qu’il adorait. Elle romança le tout à sa sauce, et le livre fit un carton. Le nom de Goewyn Ceirwy était désormais bien connu de la population avide de lecture de Grande Bretagne. Certains de ses titres s’exportaient même jusqu’en Amérique. Surtout la longue saga horrifique qu’elle écrivait.

L’argent n’avait jamais été un problème pour la demoiselle. Il ne risquait plus de le devenir. Mais son changement d’idéaux avait attiré la belle sur une pente dangereuse. Au lieu de freiner et d’avancer avec précaution, elle se jeta la tête la première dans ces dangers qui la séduisaient. Elle rassemblait autour d’elle des sorciers et des sorcières qui pensaient comme elle. Ils passaient des heures à parler de ce qu’ils pourraient faire pour faire venir l’avènement de la domination sorcière. Ils parlaient des sévices que les moldus avaient infligés aux sorciers pendant l’Inquisition. Ils parlaient de leur revanche.

Extérieurement, Ceridwen avait réussi sa vie. Elle était irréprochable. Charmante, séduisante, plutôt riche, intelligente, entreprenante… Elle eut de nombreuses demandes en mariage. Si elle ne refusait pas les avances des hommes qu’elle trouvait à son goût, il n’en était pas de même pour le mariage. Elle refusait, pour le moment, de s’attacher à quiconque de cette façon. Elle préférait cents fois s’amuser. Elle ne voulait pas ressembler à sa mère, ou à Duncan.

Elle n’avait d’ailleurs pas cherché à le recontacter. Cyhyraeth ne servait plus qu’à correspondre avec sa grand-mère et son arrière-grand-mère. Elle semblait avoir une vie bien rangée, et ne se risquait pas à démentir l’image qu’elle donnait. Ses capacités de métamorphomage lui étaient bien pratiques quand il s’agissait de s’éclater sans révéler son identité. En plus de Goewyn Ceirwy, elle se créa un troisième alter égo. Megan, la sculpturale rousse qui écumait les bars. Megan, la femme que se disputaient les hommes quand elle allait quelque part. Megan, la délicieuse poupée aux cheveux de feu qui n’avait pas peur d’assumer ses opinions. Megan, la délurée, la débauchée.




VIII – Le temps de la déliquescence.

Trois ans passèrent. Presque quatre. La liste des best-sellers de Goewyn Ceirwy s’allongeait. La liste des conquêtes de Megan s’allongeait aussi. Quant à Ceridwen, l’originale, son commerce prenait son essor grâce à l’œil avisé de sa grand-mère. Mais elle n’était pas complètement satisfaite. Elle en avait assez de l’inaction. Ce groupe qu’elle s’était constitué, ces sorciers qui pensaient comme elle… Ils ne faisaient que penser, justement. Elle s’en éloigna alors peu à peu. Elle cherchait du concret, de l’action. Elle finit par quitter Cardiff et s’installa à Londres.

Chaque semaine, elle envoyait des nouvelles de sa vie au reste de sa famille. Mais elle creusait son trou dans la capitale anglaise. Elle passait un temps fou à la librairie, à faire tourner le commerce ou à écrire. Elle passait un temps fou dans les bars sorciers, à l’affût du moindre bruit sur ce mage noir dont elle entendait parler depuis quelques semaines par la Gazette.

Elle apprit la mort du vieux Dumbledore. Pas plus émue que ça, elle écoutait les rumeurs pour savoir qui en était le responsable. Elle entendit parler du fiasco du bal de noël à Poudlard, et de la responsabilité avérée ce sorcier qui se faisait appeler Voldemort. Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom. Elle se mit à suivre avidement tout ce qui parlait de lui. Elle se renseignait, elle s’instruisait. Mais aucune opportunité ne lui avait encore été donnée. Elle n’avait rencontré aucun de ses fidèles. Elle n’avait qu’une vague idée des idéaux qu’il avait. Elle voulait en savoir plus. Elle voulait agir pour l’honneur des vrais sorciers.


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MessageSujet: Re: Ceridwen Gwynedd Griffiths -- Nul n'est jamais innocent [Révision bis 100 %] Jeu 9 Avr - 10:28

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Elle est né un 29 août, c'est forcément une chouette personne ! 12

Re Bienvenue coeur je me mets à la la lecture tout de suite leche

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MessageSujet: Re: Ceridwen Gwynedd Griffiths -- Nul n'est jamais innocent [Révision bis 100 %] Jeu 9 Avr - 10:47

Merci leche

Bon courage pour la lecture xD

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MessageSujet: Re: Ceridwen Gwynedd Griffiths -- Nul n'est jamais innocent [Révision bis 100 %] Jeu 9 Avr - 11:15

Re-bienvenue sur Who Mange waw
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MessageSujet: Re: Ceridwen Gwynedd Griffiths -- Nul n'est jamais innocent [Révision bis 100 %] Jeu 9 Avr - 11:21

Merciii waw

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MessageSujet: Re: Ceridwen Gwynedd Griffiths -- Nul n'est jamais innocent [Révision bis 100 %] Jeu 9 Avr - 12:37

La plus belle femme de l'univers !! bave bave bave bave 72 72 72 72 waw waw waw waw waw 77 77 77 77 77 owi owi owi owi owi owi han han han han han coeur coeur coeur coeur coeur coeur coeur coeur coeur

( Sorry Debranita, héhé.. mdr )

Très très bon choix de vava, j'aime tellement Eva Green ! 72
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MessageSujet: Re: Ceridwen Gwynedd Griffiths -- Nul n'est jamais innocent [Révision bis 100 %] Jeu 9 Avr - 12:41

Hahaha, merci beaucoup Carl carl

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MessageSujet: Re: Ceridwen Gwynedd Griffiths -- Nul n'est jamais innocent [Révision bis 100 %] Jeu 9 Avr - 13:15

Rebienvenue ! ♥

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MessageSujet: Re: Ceridwen Gwynedd Griffiths -- Nul n'est jamais innocent [Révision bis 100 %] Jeu 9 Avr - 13:23

Merci coeur

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MessageSujet: Re: Ceridwen Gwynedd Griffiths -- Nul n'est jamais innocent [Révision bis 100 %] Jeu 9 Avr - 16:07

On a tout lu héros et c'est plutôt pas mal comme personnage. Ceci-dit, plusieurs points nous chiffonnent. hm

Premièrement la magie qui émane de Ceridwen...Nous sommes tous d'accord, quand ils sont petits la magie est incontrôlable et réagit selon de fortes émotions. Mais quand même, les accidents qui surviennent sont tout de même colossaux. L'arbre qui se coupe en deux, bon pourquoi pas. Mais la tornade nous ça passe beaucoup moins Pour être capable de créer une chose aussi violente de laquelle deux enfants meurent, il faut une sacrée dose de magie. Hors, Ceridwen a une telle magie en elle, elle ne serait pas restée "libre" le reste de sa jeunesse, pas après avoir causée la mort de deux personnes. ce serait surement jugé trop dangereux par le gouvernement ! Ensuite, une tornade qui n'affecte qu'une seule pièce de la maison, c'est étrange aussi. Encore plus que Ceridwen ne soit pas prise dedans du tout, ni sa mère, ni toute la maison. Pour nous ce n'est pas très cohérent hm
Peut-être plus tabler sur une tempête déjà existante alors qu'elles étaient toutes les trois dehors ? Et la colère de Ceri a fait augmenter sa force ? Pour nous l'épisode est à retravailler pour que ce soit cohérent.
Egalement, une fois adolescent, la magie ne se manifeste plus lors de fortes émotions (sinon je te raconte pas les dégâts au bal Arrow) vu que les sorciers la canalisent dans leur baguette. Quand à détruire un couloir de Poudlard, encore une fois ce n'est pas très cohérent pour nous. Eventuellement elle a jeté un sort qui aurait fait exploser quelques pierres et un portrait ou deux, mais rien de plus. hm A notre avis, il faudrait revoir un peu toutes ces capacités qui me paraissent bien trop exceptionnelles leche

Enfin, concernant la carrière de Ceri...Que la Gazette ait publié un texte d'une personne inconnue sans piston, ça nous parait bizarre aussi. Peut-être commencer par un journal moins important ?
Ensuite, concernant ce best seller...Il est impossible qu'une telle histoire de soulèvement de "rares" sorciers sang-pur contre le reste de la population magique devienne populaire. Nous sommes en 1970 en non plus en 1940, les mentalités ont bien évoluées, les sang-purs sont somme tout une grande minorité, les trois quart des lecteurs seraient donc des sang-mêlés et des né-moldus. Pour nous ça ne colle pas. Elle ne peut pas devenir mondialement connu avec une telle histoire. Les moeurs sont plus libérées, le racisme est mal vu de manière générale. A moins que l'histoire ne soit complètement transposée, avec d'autres mots que sang-pur et sang-mêlé (genre Star wars qui est une large critique des régimes fascistes) je ne vois pas comment ce serait possible. Ou alors elle n'est reconnue que par une faible minorité, mais du coup n'a pas le succès mondiale que tu lui prêtes hm

En dernier point, Ceri n'a que 26 ans, ça ne fait même pas dix ans qu'elle est sortie de Poudlard, même avec tout l'argent du monde et sa popularité, ouvrir deux libraires en si peu de temps, et toute seule, nous parait peu probable. A moins qu'elle n'est montée son entreprise etc. Mais là encore, huit - neuf ans, ce n'est vraiment pas beaucoup pour quelqu'un de 26 ans pour qui le sens des affaires n'est pas une priorité (on ne peut pas être écrivain et businessman tout en même temps avec autant d'aptitudes 12 )

Voilà en quelques mots Arrow coeur N'hésites pas à nous dire quand tu as fais les modifications et aussi si tu veux plus de précisions leche

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MessageSujet: Re: Ceridwen Gwynedd Griffiths -- Nul n'est jamais innocent [Révision bis 100 %] Jeu 9 Avr - 16:10

Je vais retravailler tout ça, pas de soucis leche

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MessageSujet: Re: Ceridwen Gwynedd Griffiths -- Nul n'est jamais innocent [Révision bis 100 %] Jeu 9 Avr - 17:33

Tu es un amour leche luv

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MessageSujet: Re: Ceridwen Gwynedd Griffiths -- Nul n'est jamais innocent [Révision bis 100 %] Ven 10 Avr - 13:11

Je sais, je sais afro

Sinon, j'ai modifié les passages incriminants. Pour plus de facilité à la relecture, je les ai colorés en orange.

J'espère que ça collera plus à la réalité :3

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MessageSujet: Re: Ceridwen Gwynedd Griffiths -- Nul n'est jamais innocent [Révision bis 100 %] Ven 10 Avr - 18:32

Tes modifications sont très bien, mais il y a tout de même un petit truc qui nous chiffonne c'est le déploiement de toute cette magie sans conséquence derrière et tout...Deux "gros" accidents de suite ça fait tout de même assez "gros" pour que personne ne réagisse derrière. Je veux dire, deux arbres qui tombent sur les gamines, sans compter que ça parlait déjà d'arbres dans le premier accident, ça fait beaucoup. Il doit plus rester beaucoup d'arbres autour de chez vous mdr
Plus sérieusement, je trouve que ça fait un peu trop mdr je veux pas t'influencer dans ton histoire, mais il faudrait trouver autre chose, une noyade ? Une chute mortelle du haut d'une petite falaise ? Un truc plus "crédible" leche

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MessageSujet: Re: Ceridwen Gwynedd Griffiths -- Nul n'est jamais innocent [Révision bis 100 %] Ven 10 Avr - 22:59

Pas de soucis, je vois ça demain :3

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MessageSujet: Re: Ceridwen Gwynedd Griffiths -- Nul n'est jamais innocent [Révision bis 100 %] Sam 11 Avr - 11:46

Et voilà ♥
J'ai effacé l'orange précédentes, et remis la couleur normale pour les modifications précédentes.
Et j'ai remis le orange pour les dernières modif' ♥

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MessageSujet: Re: Ceridwen Gwynedd Griffiths -- Nul n'est jamais innocent [Révision bis 100 %] Sam 11 Avr - 17:03





Bravo, tu es validé(e) !



Bravo à toi, tu as passé l'étape de la validation avec brio, et tu vas enfin pouvoir venir t'amuser avec nous Pour bien démarrer, n'oublie pas d'aller ouvrir ton sujet de relations ici ! Tu t'y feras pleins d'amis ! Ainsi que d'aller faire un petit tour du côté de la section gestion des rp qui se trouve pour commencer à jouer directement ! D'ailleurs, si tu veux un peu d'animations dans tes rps, tu as le choix de t'inscrire ici. Tu peux aussi ouvrir un journal intime si tu le souhaites, mais n'oublie surtout pas d'aller acheter un hibou et d'aller à la poste magique ouvrir ta boîte aux lettres ! Pour remplir ton profil, tu peux aussi passer par ici te commander un joli rang. Enfin, si tu trouves Who trop chouette, vote un coup pour lui ici.

Comme tu es un petit peu vieux, tu peux aussi aller recenser ton petit métier et te trouver un petit appartement ou une petite maisonnette chez l'agent immobilier du coin, il se fera un plaisir de t'aider.

Toute l'équipe de Who te souhaite encore une fois la bienvenue, et espère que tu t'y plairas



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Ceridwen Gwynedd Griffiths -- Nul n'est jamais innocent [Révision bis 100 %]
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