Le luxe est une affaire d'argent. L'élégance, une question d'éducation.
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MessageSujet: Le luxe est une affaire d'argent. L'élégance, une question d'éducation. Jeu 9 Avr - 19:35





MULCIBER

Olivia Lilith
Les femmes sont comme les peintures modernes. Tu ne peux pas les apprécier si tu as essayé de les comprendre. (Freddie Mercury, Queen)



Nom : Rosier Mulciber de son appellation concrète, les convenances et l’éthique sang-pur prônent pour l’abandon du nom de jeune fille pourtant si cher et indicateur aux yeux de ses protagonistes. Qu’importe, la politique n’a que faire des états d’âme de ses pauvres erses et cela ne saurait changer.
Prénom : Olivia fut sélectionnée en gage de bonne foi envers la belle-famille maternelle, caprice d’une vieille qui claqua avant même d’avoir pu entendre le son mélodieux que peuvent former les bambins une fois qu’ils ont appris à faire autre chose que babiller. Lilith lui était plus dévolu, fascination paternelle pour les femmes et leurs charmes.
Age : Vingt-six ans révolu et aucune ride qui ne sache résister à la potion de rajeunissement du Guérisseur-en-chef Lancard.
Nationalité : La rose écarlate ne serait mieux représentée l'essence même de sa chair, la localisation de son dialecte, le goût fin de son allure ou encore la froideur des iris de son regard de braise. Ayant vu le jour au cœur de la capitale de la rose, elle porte fièrement son origine sans que cela ne puisse l'empêcher d'en dénigrer les autres.
Nature du sang : Qu'on s'abstienne des pires injures en hésitant sur l'appellation de sa nature de femme, de sorcière, d'être humaine... Puriste dans l'éducation et dans l'âme, rien ne saura jamais détrôner la rose de sa pureté.
Métier : Après avoir lutter pour sa survie mentale, menant la croix et la bannière contre les préjudices et les préjugés, devant faire ce qui devait être fait dans ce monde patriarcale où elle n'avait qu'une place éphémère comme toutes celles de son sexe, elle parvient à entrer au service des blessures par créatures magiques en tant que guérisseuse et œuvrant de toutes ses forces pour atteindre le haut de la hiérarchie. Un jeu de dupes, un jeu d'hommes.
Patronus : Si ce dernier se doit de paraître, le spectre bleuté d'une chouette transparaît avec ses griffes acérés pour se lancer à la poursuite des rongeurs.
Épouvantard : Poilue. Touffue. Affable. Sanguinolente. La bête a pris place, dévoilant de grands yeux brillants dans la nuit noire au-dessus d'une rangée de canines aiguisées. Folle. Malade. Elle s’élance sans se soucier de rien. Les convenances, les règles, les cadres. Tous explosent en morceaux et la vérité éclate au grand jour. Sa propre répugnance transparaît.
Qualités et défauts : Sarcastique ; Intelligente ; Calme ; Réfléchie ; Sadique ; Obtuse ; Opportuniste ; Puriste ; Raciste ; Catégorique ; Curieuse ; Stratège ; Adroite ; Appliquée ; Consciencieuse ; Entreprenante ; Dupe ; Froide ; Égoïste ; Lunatique ; Éduquée ; Réservée ; Solitaire ; Tatillon ; Stricte ; Pudique ; Délicate ; Assidue ; Distinguée ; Patiente ; Silencieuse ; Efficace ; Comédienne.
Baguette : Façonnée dans vingt-neuf centimètre de bois de chêne blanc, la dite compagne de confiance renferme une plume de phénix. Polie chaque soir, elle reçoit un traitement bien meilleur que nombreux elfes de maisons qui passèrent sous son commandement.
Featuring : Gemma Arterton


La seule et l'unique Lilith Rosier, maîtresse des enfers et châtiment suprême des sang-de-bourbes. Prosternez-vous ou périssez, mortels  diable dodo Oui, je connais la sortie Arrow


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Dernière édition par Olivia Mulciber le Mer 29 Avr - 13:28, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: Le luxe est une affaire d'argent. L'élégance, une question d'éducation. Jeu 9 Avr - 19:39





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Once I had a love and it was a gas
Soon turned out had a heart of glass

       _ Blondie, Heart of glass

Remontant les grands escaliers de marbre qui menaient au manoir Rosier, Olivia pinça le ruban qui retenait sa cape de ses deux doigts avant de tirer dessus. Sa cape de velours bleu nuit commença à glisser doucement sur son épaule avant de finir sa course derrière elle. Voletant doucement dans les airs, celle-ci n’eut pas le temps d’effleurer le sol marbré qu’elle atterrit dans les bras de l’elfe de maison qui disparut automatiquement après s’être abaissé plus bas que terre sur le passage de sa maîtresse. Alors qu’elle se dirigeait vers l’escalier, un cri retentit du petit salon, bientôt suivi d’une longue plainte. « C’est une catastrophe ! Une calamité ! Mais comment as-tu pu nous faire ça ? » Interloquée par tant de sentiments si rarement dévoilés au sein de cette demeure, la jeune femme redescendit de sa marche menée par son infâme curiosité. Sur le pas de la porte, elle pût constater l’ampleur des dégâts. " Nous t'avons tout donné et toi, tu... tu..." continua la voix, bientôt coupée par une intonation plus virile qui n'appelait aucune réponse. " Il suffit !" A l’intérieur de la pièce, sa mère était effondrée dans la causeuse tandis qu’un elfe lui apportait une tasse de thé fumante qu’il se prit sur le corps à la suite d’une énième vocifération de sa part, un comportement qui ne lui sied si peu. Anna-Bella avait toujours été une sorcière exemplaire. Après avoir reçu une bonne éducation et œuvrait à Poudlard en tant que préfète de sa maison, elle avait épousé Marcus Rosier, le fils aîné de la famille et avait su lui donner trois enfants dont un héritier mâle dont l’avenir était déjà tout tracé alors qu’il entreprenait d’étudier l’arithmancie lors de sa troisième année. Désormais démunie de ses gamins dont elle n’avait plus à s’occuper, elle s’était affairée à institutionnaliser leur renommée autour d'événements divers dont la plupart était à fond caritatif. Fond qu’ils n’avaient pas mais piochaient parmi les âmes généreuses qui fleurissaient les landes vertes britanniques. Une femme au foyer au teint aussi impeccable que de la porcelaine et dont le sourire blanchi chaque matin par magie restait collée en permanence sur ses lippes, aptitude que sa fille lui enviait. Cependant, jamais au grand jamais, elle ne l’avait déjà vu ou entendu s’exclamer de la sorte. Le contrôle de soi est un mot d’ordre qu’on apprend avant même de savoir marcher si on souhaite évoluer en dehors des quatre murs d’une pièce commodément appelée « chambre » mais qui n’en avait que le nom et les objets d’usages. Calée contre le cadre de la porte, Olivia croisa les bras tout en observant cette étrange réunion de famille où on semblait avoir oublié de la convier. Son père regardait nerveusement le feu crépitait dans l’antre, en proie à de profondes ruminations. On sentait la colère émaner de lui à la vue de cette minuscule veine tapotant sur sa tempe au rythme de son palpitant gonflé de sang. Non loin, Alasdair semblait concentré sur une partie d’échec version sorcier qui se moquait littéralement de lui, les pièces mouvantes n’importe comment pour se mener une rude bataille dont il semblait avoir cure. Assez étrange provenant de son frère de sept ans son aîné aussi fin calculateur qu’observateur. Pas forcément un mauvais fond, juste assez pour traquer et éradiquer la vermine. Ces êtres même pas humains qui tentent parfois de se nourrir de leurs organes. Aux dernières nouvelles, c’était après les vampires qu’on l’avait envoyé. A moins que cela ne soit les harpies. Et dans un recoin de la pièce, la joue rougie sous la marque d'une trace de main abattu violemment, des yeux brillants de fureur se levèrent dans sa direction. Sa sœur aînée semblait furibonde, prête à lui sauter à la gorge alors que la présence de larmes contenus dans son regard laissa préjuger qu'elle était l'infâme qu'on accusait et mettait au pilori. Elle était la seule à l'avoir remarqué. Tout comme elle était la seule à la haïr du plus profond de son âme. La cause était lointaine, fumante et vaporeuse : elle était née. Un enfant qui n'était pas attendu. Un autre héritier et malheureusement pour Callista, une autre petite fille. Celle avec qui elle devrait apprendre à partager ses jouets. Celle qui deviendrait aussi joli qu'elle à la différence près qu'elle héritera des yeux clairs de leur mère. Elle lui volait son espace et sa seule possibilité de briller derrière le piédestal sur lequel on avait placé Alasdair par sa position d'héritier. Une gamine qui n'avait pas prévu de partager. Or, Olivia était arrivée. Cinq ans plus tard. Trop vieille pour jouer avec elle. Trop jeune pour pouvoir s'occuper d'elle. Juste assez pour pouvoir remarquer que l'attention se portait désormais vers le bambin qui pouponnait comme une petite merveille, la fillette ne se souvenant pas qu'on avait fait de même avec elle. Une vulgaire jalousie... qui entraîna le précipice d'une famille.

" Olivia ?! " La voix masculine brisa le silence pesant qui n'était dès lors qu'entrecoupé par les hoquets de panique de sa mère. Plusieurs prunelles se tournèrent vers elle et sa simple vue fit craquer de plus belle sa matriarche sous le regard noir de son époux. Excédé, ce dernier quitta sa méditation ténébreuse pour s'approcher de sa benjamine qui observait la scène sans la comprendre, s'en tenant éloignée en refusant d'entrer dans cette pièce au risque de se retrouver happée par le vortex destructeur. Le regard paternel coula sur son visage de poupon d'adolescente qui lui mandait ardemment une réponse, un indice, de ses prunelles bleutées. Pour seul écho, elle ne reçut que la caresse d'un père envers sa fille sur sa joue diaphane et une promesse. " Nous te trouverons quelqu'un d'autre." avant qu'il ne disparaisse en direction de son bureau, laissant plus d'interrogation que d'aboutissement. Le patriarche ayant pris congé, le théâtre des lamentations commença à se vider. Callista partit furibonde en foudroyant du regard son sang, claquant talons et portes pour exprimer sa foudre et son irritabilité. Sa mère continuait à s'épouvanter avec ses plumes d'hyppogriffe tout en gémissant sur le malheur de leur famille. Seul Alasdair vient se camper à ses côtés, mettant fin à sa partie ubuesque d'échec tout en lui adressant un sourire amusé, teinté d'ironie. " Félicitation petite sœur, te voilà débarrassée d'un mari. " Il fut le seul à attirer son attention perfide, un discret glissement de tête dans sa direction le suppliant de s'expliquer alors que sa raison lui dévoilait déjà la situation. Complices depuis l'enfance, Alas' savait qu'il n'aurait pas à gâcher sa salive pour faire comprendre à l'étudiante que son aînée avait fauté et gâché son avenir, tout çà à cause d'un vulgaire jalousie. Et tandis qu'il lui embrassait délicatement la tempe pour s'en retourner à ses occupations, les lippes de l'adolescente s'étirèrent dans un onctueux sourire. Les ombres de son avenir s'effaçaient comme la fumée dans la tempête, dévoilant un avenir plus radieux qu'elle n'osait l’espérer. Elle n'avait plus de mari. Le monde lui appartenait.


Bien heureux sont les enfants qui pensent pouvoir échapper à leurs parents. L'union entre Callista Rosier et Drusus Avery fit grand bruit malgré les mesures prises pour étouffer l'affaire. Fort heureusement, l'injure glissa sur la famille aux airs de français pour venir étancher celle du jeune homme qui s'était fourvoyé, pauvre petit herse manipulé et aveuglé par les charmes d'une femme qui devait sienne mais qui n'avait cure de lui. En jouant avec le feu, Callista s'était brûlée les ailes, les paralysant dans l'union sacrée du mariage scellant deux âmes pour l'éternité. Pire encore lorsqu'un rejeton naquit, sept mois plus tard. On le fit passer pour prématuré, félicitant les parents pour leur vigueur dès le mariage. Une pouliche félicitait pour avoir mis bas, une caractéristique du contrat de la femme sang-pur qui faisait retrousser violemment le nez de la benjamine, restée en retrait dans les dédales de la baby shower alors qu'on venait de la nommer marraine du rejeton. Olivia n'avait jamais été attendri par ces bouilles difformes au son incroyablement puissant au point de pouvoir vous briser les tympans. Et quand on connaissait sa mère, on se doutait d'avance que le bambin rose serait aussi abjecte que nuisible. Alors que sa dernière année à Poudlard se terminait, on lui demandait poliment mais fermement de faire profil bas afin de laisser toute la gloire à son aînée mais par-dessus tout qu’on ne vienne pas à penser que c’était elle qui devait devenir la future Madame Avery. Elle n’était encore qu’une gosse et ce petit « désagrément » lui sied bien au final, débarrassée d’un homme qu’elle ne connaissait pas et contrainte à poursuivre tranquillement ses rêves le temps que tout cela ne se tasse. Grâce à cela, elle pourra intégrer Sainte-Mangouste en septembre prochain, son père s’étant arrangé par biais de connaissances pour la faire entrer en tant que stagiaire permanente au service de son ami Barrington. Avec la nouvelle indépendance de l’Irlande, la famille Rosier avait perdu le faible mais assuré prestige qu’avait pu leur conférer le fil de soie des acromentulas au sud de l’Irlande. Une perte cuisante que le mariage d’Alasdair avait pourtant assuré et laissant sa femme dans une posture délicate, seul réceptacle de l’amertume des Rosier face à cette privation. De plus, il était de notoriété publique qu’Olivia était la petite protégée de Marcus. Contrairement à son aînée, elle ne s’était pas plongée dans les chiffons mais sa curiosité malsaine l’avait guidé à s’introduire tardivement dans le bureau de son paternel à pas furtif alors que ce dernier se penchait excessivement sur ses recherches. Subrepticement, elle se glissait silencieusement derrière lui, tentant d’attraper l’un des lourds manuscrits poussiéreux dont le titre s’était effacé depuis belle lurette mais se faisant toujours prendre avant que l’arrête ne quitte la poussière accumulée sur l’étagère. C’est alors qu’une voix sourde faisait remonter un fielleux frisson le long de sa colonne, l’obligeant à reposer délicatement l’ouvrage en priant mentalement Morgause qu’elle ne soit en plein cauchemar. Elle n’avait pas besoin de subir la ceinture cuisante de l’épaisse stature qui s’était relevée. Contrairement à Callie, elle adoptait le plus souvent une attitude humble, la tête légèrement baissée vers le bas où ses yeux recherchaient frénétiquement une tâche invisible sur ses souliers, complètement repentie et soumise. Chère petite enfant docile à manier. Il fallut en tout et pour tout cinq années. Cinq années à traquer l’esprit agile et investigateur de la gamine pour pouvoir le façonner allègrement à son effigie. Les âmes perdues n’ont guère le droit au repos quand on veut y installer le démon.


My kind has all run out
As if kinds could blend
Some time if time allows
Everything worn it
Like its a friend


Lentement. Gracieusement, un à un ses doigts se dépliaient sur l’accoudoir d’acajou dans un ballet sensuel et interminable. Le regard braqué dans les braises de l’antre, elle ne cligna des yeux que lorsque ce dernier vira au vert, laissant dévoiler un corps là où il n’y avait que charbon. Dante Mulciber se dévoila dans les noirceurs alors que les flammes redevenaient orangées une fois qu’il fut sorti de l’antre. Époussetant d’une main son épaule, il salua son épouse, pensant surement qu’elle l’attendait comme toute bonne épouse se devait de le faire. Olivia n'y avait pas échappé bien longtemps. A peine Poudlard terminé, elle avait intégré le service des blessures par créatures vivantes -incluant l'horreur que les révoltes irlandaises entre moldus avaient pu laisser sur certains sorciers inconscients se trouvant dans les parages- et prospéré durant trois années avant d'être fiancée puis finalement mariée à Dante Mulciber. « Le Zaïre est tombé. Les nés-moldus ont repris le dessus. Un oubliator aurait oublié de lancer un sortilège sur une négresse. On dit qu’ils étaient amants. » Un rictus dédaigneux se peignit sur ses lèvres rosées, dénaturées de teinte écarlate tellement à la mode qu’elle en devenait risible. « Elle l’a fait brûler pour ça, comme ils brûlent leur propre progéniture au moindre phénomène bizarre qu’ils produisent. » terminant sa phrase avec dégoût, elle arrêta de jouer avec le cercle de son collier et releva les yeux vers son époux qui avait déposé jaquette, chapeau et pochette de travail pour se concentrer sur ce qu’elle lui racontait, les images mouvantes de la dernière gazette témoignant des faits sur le petit guéridon à sa droite. Après l’avoir regardé quelques secondes, Dante se rapprocha d’elle pour lui déposer un léger baiser formel sur le haut de la tête. « Ne t’en fais pas, chérie. Ils payeront pour le crime commis contre ses enfants. » Olivia se crispa, dardant son regard dur et froid dans celui de son époux. « Ces créatures osent prendre ses animaux pour des sorciers. Comme s’ils étaient dignes d’un tel cadeau. » Elle n’en avait cure de ses enfants, de ses hommes et femmes. Seule la prétention était coupable… comme la rébellion, élevant leur espèce au-dessus d’eux dans une chaîne alimentaire aussi idiote que désuète. Et ça, elle ne le pardonnait pas. Les moldus leurs avaient toujours été inférieurs mais parce qu’ils les avaient traqué et pratiquement éliminé au cours du XVIème siècle, ils se tenaient tranquilles, reclus, regardant du coin de l’œil les petites fourmis travailleuses sous leurs ordres sans se rendre compte de leur supériorité. Pour une meilleure obéissance, le secret était de mise. L’illusion était la meilleure arme. Caressant les cheveux de la sorcière, le sorcier se contenta du silence pour appuyer les dires de celle qui était devenue sa femme, quatre ans auparavant, un sourire victorieux se dessinant petit à petit sur ses lippes. « J’ai quelqu’un à te présenter. Un sorcier aux idées conservatrices qui risqueraient bien de te plaire. » lâcha-t-il lentement en faisant courir ses doigts dans son cou de nacre, sensuellement, alternant les caresses pour finir par se rapprocher physiquement en se penchant. « Qui çà ? Ta maîtresse que je n’ai pas encore dépecée ? » lâcha-t-elle aussi sarcastiquement que froidement en le laissant néanmoins jouer, appréciant ses caresses et l’orée de ce qu’elle annonçait. Un coup de scalpel était si rapide à Ste-Mangouste... Il n’était pas de notoriété publique qu’un mariage arrangé entre sang-purs termine en amour mais cela n’empêchait pas l’attachement et la possessivité de s’incruster dans leur sang. Il était hors de question d’avoir ni concurrente, ni progéniture obscène. Un seul remède à cela : le sadisme de reprendre ce qui est sien, l’incrustant au plus profond de la chair indésirable. Si Dante acceptait et s’amusait à ce petit jeu, c’était purement par goût de déclencher chez sa pudique, froide et bien élevée femme ce feu la reliant à lui. Une façon comme une autre de montrer son amour pour des frileux des démonstrations. La forçant à toujours plus se dévoiler jusqu’à la conception d’un héritier. Son perfide de père avait instauré une close inattendue à leur contrat de mariage. Quelque chose qui était passé à l’os lors de la concertation entre les deux familles, permettant de réaliser l’ambition d’une gamine qu’on jugea rapidement capricieuse pour ce fait : le premier enfant ne devrait naître que trois ans plus tard. Personne n’avait compris pourquoi et on clama ironiquement que c’était pour avantager la réputation du futur époux si un marmot venait à naître dans les huit premiers mois. L’épisode de Callista continuant d’hanter la famille dans ses ragots les plus médisants. Alors que cela permit seulement à l’ancienne aigle de se hisser au sein de son aile médicale, aidant les malheureux sorciers à se défaire des méfaits des créatures sauvages qui résidaient en Grande-Bretagne, aussi bien animales qu’humanoïdes, rejetant les deux dans la catégorie des sous-espèces servant à fournir des ingrédients divers pour leur bien-être seulement. De la vermine à éliminer, la plupart du temps. Dans un ricanement, il lui répondit narquoisement « Non. Celui-ci te plaira. Son nom est Jedusor, peut-être en as-tu déjà entendu parler à Ste Mangouste… » avant d’emprisonner son menton entre ses doigts d’acier pour la forcer à exprimer enfin ce qu’elle tâchait d’enfouir au fond d’elle. Cette passion qui ne sied pas à une dame bien élevée mais qui prospère tellement dans les tentures baissées d’un lit.


Toute protestation était impensable. Qui songerait, en enfer, à porter plainte contre le diable ?
_Annick Cojean


La main de son père passa sur son visage, glissant tendrement sur sa joue alors qu’elle baissait son regard enflammé vers le sol, consciente d’avoir outrepassé ses droits et ses limites. Pourtant, elle ne s’abaissera pas à demander le pardon alors qu’elle se sent comme un agneau qu’on trainerait à la potence, l’offrant en sacrifice à Dame Morgause et ses chacals pour espérer profiter un peu plus de sa clémence. Les doigts masculins se faisaient doux, tellement doux, contraste aussi étonnant qu’appréciable venant d’un père qui appliquait à la règle les préceptes d’éducation du temps du moyen-âge, jusqu’à ce que sa poigne se fasse plus brutale, emprisonnant son menton furieusement pour pouvoir relever le regard de l’insolente qui avait osé remettre en cause son jugement. « Personne ne me désobéis sous mon toit, ni dans ma famille. Surtout pas ma fille ! » Elle déglutit difficilement alors que tout son être entre en rage et qu’elle ferme les yeux pour ne pas laisser s’échapper les cristaux de la faiblesse. Il lui fait mal et pour contrer la douleur, elle enfonce ses ongles dans la chair de ses paumes afin de ne pas lui offrir les joies de sa rébellion : celle de sa colère désapprobatrice, contestataire, d’insubordination. Il ne pouvait le tolérer et en déviait même l’idée. Pourtant, il restait là, dardant son regard inquisiteur le plus noir qui transperçait son âme, la perturbant entre ce désir de se rebeller et celui de se soumettre, comme la petite fille qu’elle avait été. Ce n’était pas de la sorte qu’il l’avait élevé mais semblait prendre un malin plaisir à la tourmenter, encore et encore. « Tu devrais me remercier de veiller ainsi à tes intérêts, ma douce Olivia. » Le poison mielleux de la figure paternelle coula sur elle, la noyant dans cet onctueux éloge qui n’était que vilenie. Il avait pris soin de la former à son image. Distante. Froide. Vive d'esprit. Imperturbable. Un clone malheureusement féminin qu'il n'avait pas réussi à façonner avec son frère. Un esprit aiguisé servant ses desseins par quête de compliments, d'acquiescements, de complaisance. Mais tout ceci avait pris fin lorsque la supercherie s'était révélée. Avec la mort de Dumbledore, la venue d’un conseil d’administration et les tensions au sein de la communauté sorcière à cause de la venue de Lestrange parmi eux à la suite de la mort de Samuels, le terrain était mouvant et il était hors de question pour Marcus de perdre de nouvelles parts de marché, de terrain ou d’influence. Calculateur, tout avait été prévu minutieusement, excepté la possibilité que la communauté sorcière ne s’effondre à cause de cet appel à la « liberté » de cette damnée journaliste. L’arrivée des Sombrals n’en était que l’écho démesuré reflétant la stupidité de la populace. Pour contrer cette hérésie, il s’attachait des alliances visant à renforcer la coercition des vrais sorciers, ceux qui défendaient leur sang : les patriotes ! Toute la famille en était convaincue et la mort de Dante - survenue bien trop tôt, après quatre années de mariage, il y a de cela deux ans - n'en était qu'une funeste étape. Deux années de veuvage à porter sur ses épaules que les matriarches aiment dire frêles pour pouvoir rendre plus amer la douleur de la perte d’une semi-indépendance, forçant la rescapée esseulée à porter le noir comme couleur de prédilection et gardant une rancœur tenace contre celles qu'elle pensait être responsable de ses tourments. L'examen post mortuaire révéla que le sorcier avait été attaqué par des harpies, vile créature qui se repaît du cœur des hommes après l'avoir éviscéré pour mieux en boire son sang - breuvage miracle leurs permettant de retrouver beauté et jeunesse. Le sang-pur étant chasseur, la tâche leur était alors facile. Huit mois plus tard, on pouvait dénombrer quatre harpies retrouvées mortes, ayant perdu plumes, griffes, œils et cheveux. Certaines pendues. D'autres noyées. Toutes avaient les boyaux pendouillant dans une mare de sang ayant ameutée insectes et autres nuisances, laissant le corps que peu identifiables mais dont la sournoiserie d'un être humain pouvait être seul responsable. Les détails étaient épargnés. On justifia une attaque de contrebandiers, les temps étaient de plus en plus difficiles. Qu'importe... la rumeur locale le croit toujours, imprégnée par les vicissitudes que la vie politique cafardeuse avait entraîné dans leur sillage, laissant les pauvres plus démunis encore et les riches plus assoiffés que jamais. Mais la vérité est toute autre. Sournoise et fourbe, elle s'enlise au fond des entrailles de l'aiglonne qui osa entrer furibonde dans le bureau de son paternel en pointant un doigt accusateur à son encontre. Geste et émotion qu'elle regrettera amèrement face au cuisant échec qui sera sien. L'infâme avait osé la lier par promesse à un animal, même pas un humain normal. Une moitié d'homme. Un rebut de la condition humaine. Si elle le pensait ouvertement depuis des années, elle aurait du le garder pour elle en cette soirée. Elle l'accusa de la vendre à des animaux. Il rétorqua son besoin vital de consolider les alliances patriotiques de leur peuple, insistant lourdement sur leurs pertes et la peur exacerbée des rues, jouant sur les mots et la situation pour avoir gain de cause. Une alliance puissante pouvant lui donner tous les droits de marchandises et de transactions assurés par une bande de... Les tortures physiques n'avaient jamais été le style de la demeure, cloisonnant les rejetons récalcitrants, subjuguant tout en opprimant leur mental des heures durant. Son destin de femme avait toujours été entre les doigts d'un homme, esprit bafouée par une confiance aveugle dans ce sang qui était le sien. Toujours plus corrompu, toujours plus sombre. Qu'à cela ne tienne, toute servitude avait une fin. La sienne commençait ce soir.

Docilement, elle releva la tête, étouffant sa rébellion en son sein, laissant la flamme forée ses yeux noisettes qui se teintèrent alors d'une fausse rédemption, elle alla jusqu'à se forcer à puiser dans ses ressources les plus intimes pour pouvoir les humidifier légèrement, comme en proie à des remords profonds. Jeu de comédienne se retournant contre son créateur. Ce qui sembla le contenter, un fin sourire se dessinant sur ses lippes. "Je vois que tu as retrouvé la raison, mon intelligente et si douce fille." Comme tout Rosier, le ton mielleux ne lui sied guère, laissant entrevoir le loup dans la bergerie mais ils n'en avaient cure : cette apparence n'étant plus trompeuse depuis longtemps au sein de cette demeure. Alors que ses pas la menèrent vers la sortie, une dernière réplique cuisante heurta son dos, marquant son indignation et son dégoût au fer rouge sur sa chair tendre. " Oh et ne faillis pas cette fois-ci, ma chère ! Trois époux pour une si jeune sorcière... " Sa phrase resta en suspens, lui infligeant l'infernale questionnement mettant à l'épreuve son degrés de sédition. Se mordant violemment l'intérieur de la bouche, elle avala son amertume qui lui broyait les intestins. " J'y tâcherais, père ! " Parfois dans certaines familles, avoir des ennemis en dehors n'était qu'obsolète.

Ce ne fut qu'après la transplanation qu'Olivia délivra la rage qui l'habitait, posant un regard aussi froid que mauvais sur la pauvre créature gisant sur la table devant elle. Son doigt glissa sur le métal froid de la chaise d'opération alors que des cris étouffés s'élevaient, douce symphonie répondant au cliquetis du chaudron en métal qu'on amenait. " Tchut, tchut, là ! Ne vous en faîtes pas, vous êtes entre de bonnes mains. " rassura-t-elle le patient en mettant ses gants en peau de dragon imperturbable et coulant même un regard aimable au pauvre herse. Mais les cris étouffés s'intensifièrent alors qu'un autre sorcier amena une cage. " Celà ? Mais ce n'est qu'un scrout à pétard adulte. Vous voyez, on l'aperçoit à la formation de son dard, juste ici.". Claquant des doigts, elle fit déposer l'animal sur le ventre nu du patient avant que le chaudron ne soit placé par-dessus, constituant sa cage mortuaire. " Vous voyez, Mr Goujon, certains remettent en doute votre loyauté. C'est... affligeant, vraiment. Peut-être pourriez-vous nous expliquer la situation ? " Les hurlements de terreur de l'homme ne constituèrent pas un argumentaire assez solide pour prouver son innocence irréelle. La jeune femme soupira, la situation n'étant pas assez intéressante à ses yeux. " Bien... voyons voir combien de temps cela prendra. Ne nous attardons pas, il semblerait qu'une réception ne m'attente, ce soir." D'un simple sortilège, le chaudron commença à chauffer, entraînant forcément l'affolement de l'animal prisonnier qui commença à piquer, pincer, suçait le sang de sa pauvre victime qu'on regarda se tordre de douleur tandis que quelques filets de sang dégoulinaient le long de son corps blanchâtre. La douleur devait être telle qu'il finit par s'évanouir, laissant la jeune femme peinée que le spectacle ne soit ainsi terminé. Après avoir donné les dernières instructions, elle se retira. Il ne lui resterait plus qu'à faire son rapport à son référent mangemort : Drufus Goujon n'avait comploté contre eux qu'en se renseignant d'un peu trop près sur ses satanés Sombrals allant jusqu'à signer un compromis d'espion au sein de leur cause. Fort heureusement, tout n'était pas perdu : elle avait demandé à ce que ne lui conserve un peu de son sang et quelques organes vitaux pour pouvoir poursuivre ses recherches. Les échantillons se faisaient rares dans la légalité...



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MessageSujet: Re: Le luxe est une affaire d'argent. L'élégance, une question d'éducation. Jeu 9 Avr - 19:43

Bienvenue officiellement ! waw coeur calin bisous (enfin mdr)

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La peur n'est pas réelle. Le seul endroit où la peur peut exister, c'est dans nos pensées concernant l'avenir. C'est un produit de notre imagination qui fait naître des peurs qui n'existent pas dans le présent et peut être que jamais elles n'existeront. Ça frôle parfois la folie, mais le danger est on ne peut plus réel, mais la peur est un choix.
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MessageSujet: Re: Le luxe est une affaire d'argent. L'élégance, une question d'éducation. Jeu 9 Avr - 20:00

REBIENVENUE MA MORUE luv Oliva luv C'est juste ma chérie d'amouuuur huug Quand je prend Greyback, je te fais pipi dessus calinou

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MessageSujet: Re: Le luxe est une affaire d'argent. L'élégance, une question d'éducation. Jeu 9 Avr - 20:02

C'est Dodo ? waw
Re-bienvenue! coeur
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MessageSujet: Re: Le luxe est une affaire d'argent. L'élégance, une question d'éducation. Jeu 9 Avr - 21:17

La seule et l'unique Morue dodo Merci à toutes coeur

Et elle me pisse encore dessus, cette scato' Arrow Grouilles-toi de sortir Greyback que j'te pisse dessus à mon tour sinon tu vas encore copuler ailleurs. leche
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MessageSujet: Re: Le luxe est une affaire d'argent. L'élégance, une question d'éducation. Jeu 9 Avr - 21:18

Rebienvenue et bonne continuation pour ta fiche ♥

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MessageSujet: Re: Le luxe est une affaire d'argent. L'élégance, une question d'éducation. Jeu 9 Avr - 21:37

Bievenuuuue carl

On va pouvoir faire plein de choses ensemble carl

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MessageSujet: Re: Le luxe est une affaire d'argent. L'élégance, une question d'éducation. Jeu 9 Avr - 22:08

Bienvenue à nouveau Dodo leche

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MessageSujet: Re: Le luxe est une affaire d'argent. L'élégance, une question d'éducation. Sam 18 Avr - 13:45

Besoin d'un délai ? red

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MessageSujet: Re: Le luxe est une affaire d'argent. L'élégance, une question d'éducation. Mer 29 Avr - 23:47

J'ai fini red Sleep

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MessageSujet: Re: Le luxe est une affaire d'argent. L'élégance, une question d'éducation. Ven 1 Mai - 2:05





Bravo, tu es validé(e) !



Bravo à toi, tu as passé l'étape de la validation avec brio, et tu vas enfin pouvoir venir t'amuser avec nous Pour bien démarrer, n'oublie pas d'aller ouvrir ton sujet de relations ! Tu t'y feras pleins d'amis ! Ainsi que d'aller faire un petit tour du côté de la lsection gestion des rp afin de t'organiser. Pour trouver des partenaires RP, Who a pensé à tout. Ici tu peux faire une recherche de partenaire rp. D'ailleurs, si tu veux un peu d'animations dans tes rps va voir Beedle..

D'autre part, pense à acheter un hibou et d'aller à la poste magique ouvrir ta boîte aux lettres !

Comme tu es un petit peu vieux, tu peux aussi aller recenser ton petit métier et te trouver un petit appartement ou une petite maisonnette chez l'agent immobilier du coin, il se fera un plaisir de t'aider. Enfin, comme tu es un grand, tu peux te battre pour défendre ton clan en demandant des mission. 12

Toute l'équipe de Who te souhaite encore une fois la bienvenue, et espère que tu t'y plairas. waw I love you



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MessageSujet: Re: Le luxe est une affaire d'argent. L'élégance, une question d'éducation.

Le luxe est une affaire d'argent. L'élégance, une question d'éducation.
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