Good friends are hard to find (ft Dorea)
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MessageSujet: Good friends are hard to find (ft Dorea) Dim 12 Avr - 12:40

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Tu regardes ta montre accrochée à ton poignet. Il n'est pas encore l'heure du premier cours de l'après-midi, mais comme d'habitude, tu as de l'avance. Tu as déjeuné sur le pouce parce que tu avais à faire à la bibliothèque. Toi et les étagères vous faites souvent connaissance entre midi et quatorze heures. La plupart de tes amis plaisantent en disant que ce haut lieu du savoir est ta deuxième maison, mais au final, c'est la vérité. Tu en oublies souvent de manger d'ailleurs, mais c'est pour la bonne cause. Tu hais avoir du retard dans tes devoirs, tu hais avoir du retard dans tes révisions, tu hais avoir du retard tout court. Tu aimes être ponctuelle, c'est une qualité que tu considères comme primordiale. Dommage qu'elle ne le soit pas pour tout le monde malheureusement...  Tu sors un roman en attendant que les autres élèves arrivent et que le professeur daigne pointer le bout de son nez. Tes yeux parcourent à une vitesse folle les lignes du dernier chapitre de Jane Eyre. Tu le connais par cœur comme en témoigne les pages froissées et les coins écornés du livre. Mais tu as bien quinze minutes devant toi, d'après tes calculs, tu as le temps de le terminer. Tu es tellement concentrée que tu ne vois pas une silhouette arriver doucement vers toi. Ton radar pourtant d'ordinaire si efficace ne détecte pas la présence de ta merveilleuse meilleure amie. Dorea Dearborn, la seule fille au monde capable de te supporter à temps plein, et c'est le cas de le dire. Elle s'approche sournoisement de la préfète-en-chef, de toi, et tu ne te sens même pas vulnérable, alors qu'avec elle, tu dois toujours t'attendre au pire. Elle se glisse derrière toi et pose brusquement ses mains sur tes épaules pour te faire sursauter. Tu fais un bond de cinq mètres et te retournes brusquement pour pester contre la personne qui t'a perturbé en pleine lecture, mais lorsque tu reconnais la jolie brune, un sourire se loge sur tes lèvres. « Alors là, je n'ose pas y croire. Dorea Dearborn est en avance pour le cours de potion, une première dans l'histoire. » Tu ricanes doucement, te moquant gentiment. « Laisse-moi deviner, tu as encore oublié de faire ton devoir de sortilèges et tu comptes copier le mien pendant l'inter-cours, avoue ? » Tu lui fais un clin d'oeil. Tu la taquines, comme d'habitude. Comme toujours depuis plusieurs jours. Tu n'es pas très bien depuis le bal de Noël, tu n'es pas bien depuis l'attaque au gaz subie la semaine dernière. Tu sais que Dorea est perturbée elle aussi. Tu ne sais pas quoi faire, ni comment réagir. Preuve que tu n'es pas encore prête à t'engager dans le monde difficile des adultes. L'image de la main de Samuels dans le cadeau reçu durant le bal de Noël te hante encore la nuit. Cette main où il manquait des doigts te fait frissoner même encore aujourd'hui, même si les jours ont passé. Cela te donne toujours autant la chaire de poule. Tu as peur. Tu es effrayée. Tu t'inquiètes. Comment le monde a-t-il pu tomber si bas ? Tu te souviens de tes premières années à Poudlard. Le monde magique semblait si calme, si paisible, si merveilleux. La magie a changé ton existence à jamais. Dès que tu as su que tu étais une sorcière, une chance de vivre une nouvelle vie exceptionnelle s'était offerte à toi. On te donnait la possibilité d'aller étudier dans une école fantastique avec des professeurs compétents, un directeur totalement fou mais assez intelligent pour diriger l'école d'une main de fer, d'apprendre réellement à vivre. Jamais tu n'aurais cru devoir regretter la vie moldue un jour. Mais vivre avec tes parents, c'était également vivre dans l'incertitude, vivre sans savoir qu'autour de toi, un monde commençait à s'effriter, à s'écrouler. Poudlard n'était plus le havre de paix où tu avais atterri il y a sept ans. Tu as peur désormais. Peur de ce que tu allais bien pouvoir devenir, peur d'être dans une situation impossible à gérer pour toi. Tu n'as que dix-sept ans après tout, tu as la vie devant toi, mais pourtant, tu te soucies de beaucoup trop de choses pour considérer que tu es encore une enfant.

Tes pensées se sont égarées. Tu te concentres sur ta meilleure amie, un sourire aux lèvres. Il faut l'avouer, depuis le meurtre de Samuels, l'arrivée de Rabastan à Poudlard, et la vie estudiantine de plus en plus restreinte, Dorea était irritable et légèrement sur les nerfs. Mais elle n'était pas la seule. La plupart de vos camarades l'étaient. Tout comme toi. Tu devenais de plus en plus flexible, tu essayais de « contenir » Dorea  mais tu étais aussi perdue qu'elle. Vous aviez besoin de décompresser toutes les deux. Et rien de tel que les conversations inutiles, non constructives, absurdes et totalement stupides pour y arriver. « Alors ma belle, qu'est-ce qui t'arrive ? Sevastian ? Sirius ? Ton cœur balance encore? » Plaisantes-tu. Tu te mors la lèvre quelques secondes après. Ce sujet était une planche glissante. Jamais tu n'aurais du mettre ça sur le tapis. La route menant à Sirius Black menait obligatoirement à celle de James Potter. Avec James, c'est compliqué en ce moment. Tu ne sais plus où tu en es, tu ne sais plus. James tenait bon. Depuis le bal, vous ne vous êtes pas adressés plus de cinq phrases, dont quatre pour parler des tâches de préfets. Bizarrement, au fil des jours, tu te rends compte que de ne plus l'avoir sur le dos te manque plus que tu n'aurais pu l'imaginer. Et puis, au bal, il avait réagi de la meilleure manière qui soit. Tu préfères encore ne pas y penser, car y penser signifiait réfléchir, et tu n'en as pas envie, pas maintenant, pas comme ça. Il te faudrait du calme pour cela, chose que tu ne pourrais jamais obtenir aux côtés de la jolie brune qui venait de te rejoindre. Jamais.

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MessageSujet: Re: Good friends are hard to find (ft Dorea) Lun 20 Avr - 15:02

Good friends are hard to find
But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.


Début Avril, alors que normalement les abeilles commencent à butiner les fleurs, que les premiers rayons du soleil invitent à lever le pied pour se prélasser sur l’herbe grasse, légèrement rafraichie par les giboulées de Mars, les derniers évènements avaient laissé des séquelles dans la vie quotidienne de Poudlard. Depuis trois jours, l’accès au château avait été rétabli, permettant aux élèves de dormir de nouveau dans leur lit, réinstaurant encore plus les clivages entre maisons et clans. L’angoisse était exécrable, tendue au maximum depuis l’arrivée mystérieuse de cette Myrina Smith, semant le doute dans de nombreux esprits, dont celui de la poursuiveuse qui déambulait dans les couloirs en croquant avec nonchalance dans sa pomme. Pensive, elle observait ceux qui peuplaient les couloirs au lieu d’être auprès des salles de cours. Depuis la grève des professeurs annoncée, les paris étaient lancés sur ceux qui assureront leurs cours et de nombreux élèves préféraient rester en groupes dans le château, prenant des vacances en avance plutôt que de s’inquiéter en outre mesure. Le personnel éducatif absent, la loi du plus fort régnait parfois, instaurant un demi-sentiment de crainte et d’euphorie suivant sur qui vous tombiez. Les Maraudeurs en avaient profité pour ressortir un certain nombre de leurs tours, distillant un peu d’insouciance d’adolescence dans ce contexte obscur qui s’abattait sur le château depuis la mort de Dumbledore. Un véritable échiquier politique qu’ils vivaient au quotidien. De quoi en devenir hyppogriffe.

Face à cette euphorie, la lionne déambulait en direction des cachots, territoire qu'elle évitait d'ordinaire pour ne pas avoir à croiser quelques âmes indésirables mais leur emploi du temps indiquait qu'ils devaient avoir cours de potion en temps normal... Or, savoir si le cours allait avoir lieu ou non était un véritable mystère mais elle se doutait qu'elle y trouverait une personne disparue des compteurs depuis la tentative de cours de sortilèges, avant le repas. Bingo. Elle était là, assise tranquillement devant sa table de cours, surement la seule à se donner encore la peine d’aller au cours alors que les paris se tenaient à six contre un que le professeur de Potion n’assurerait pas son cours. Slughorn était connu pour sa gentillesse et sa tendance au favoritisme avec son petit groupe de soi-disant élite. Pourtant, il restait une personne influente et foncièrement peureuse. Il ne se risquerait surement pas à venir casser le piquet de grève qui venait de s’instaurer. De plus, elle avait croisé pas mal de septièmes années dans les couloirs lui demandant où elle se rendait pour savoir qu’ils ne se pointeraient pas pour les beaux yeux vitreux du fantôme. Se rapprochant d’elle sur la pointe des pieds, elle se positionna dans son dos afin de lui appuyer les mains sur les épaules, criant un « bouh » subtil au creux de ses oreilles alors que la préfète ne se mettait à sursauter

« Alors là, je n'ose pas y croire. Dorea Dearborn est en avance pour le cours de potion, une première dans l'histoire. » La dénommée sourit ironiquement, encaissant la blague à son encontre comme si elle glissait sur elle alors que sa bouche s’était ouverte pour rétorquer avant de se rabattre dans une mine plus ou moins acquiesçante. Le fait était véridique : c’était plutôt rare de la voir arriver en avance à un cours. Surtout d’une petite demi-heure. Il n’y avait que Lily pour faire cela. Et qu’elle pour aller la chercher. « Laisse-moi deviner, tu as encore oublié de faire ton devoir de sortilèges et tu comptes copier le mien pendant l'inter-cours, avoue ? »
La pique fusa dans les airs si rapidement qu’elle en fut surprise. Surtout provenant de la belle rousse qui se trouvait à ses côtés. Son expression l’expliquait clairement, ahurie alors qu’elle mordait une nouvelle fois dans le fruit tout en laissant son sac choir bruyamment sur le sol et grimper sur la table pour s’y asseoir, ses pieds reposant alors sur la chaise permettant à ses jambes de s’y croiser pour pouvoir s’y appuyer. « Quel charmant accueil. On dirait que quelqu’un a mal dormi dis donc… à moins que tu n’ais mangé du Lion à midi. Tiens d’ailleurs, je ne t’y ai pas vu. Pourquoi ? » Au sarcasme répondit l’ironie d’un ton badin appuyé par une mine fronçant les sourcils malgré un sourire exagéré sur ses lèvres, le temps d’encaisser le ton piquant de la préfète à son encontre. Pourtant, la question est sincère. Depuis le temps, Dorea savait que son amie préférait les lieux plus tranquilles tels que la bibliothèque ou les salles de classes vides aux lieux plus bondés comme la Grande Salle mais avec les derniers évènements, elle n’aimait pas l’idée de la laisser seule trop longtemps. Avec toutes les disputes, elle ne savait plus si James gardait un œil sur elle – son fantasme et amour éternel pour la jeune femme était parfois pratique – refusant de parler à ce dernier depuis le bal sans avoir à réellement le montrer aux autres. Néanmoins, elle n’aimait pas l’idée de la savoir seule. Les tensions s’étaient accrues et avec l’arrivée des Sombrals, de nombreux enfants de soi-disant mangemorts – les filiations restant surtout des rumeurs sans fondement – se sentaient aggressés par leurs idéaux provocants et surtout violents. A l’image de celles des mangemorts, comme si quelqu’un avait enfin le cran de les combattre à armes égales. Depuis le discours de cette Myrina, Dorea ne savait plus sur quel pied danser. Et ce dans bien des domaines de sa vie, ce qui n’était pas pour l’arranger. Elle avait toujours penché du côté de l’ordre du Phénix, mais avec les derniers évènements, son cœur semblait être irrésistiblement attiré vers les penchants de Sombrals, comme une abeille par le miel. Elle n’osait en parler, de peur de choquer son entourage de pencher en direction d’un groupe aussi extrémiste. Or, plus elle y pensait et moins elle ne se sentait l’âme d’un phénix. Chose difficile à avouer et à s’avouer. Encore plus à sa meilleure amie qui ne comprendrait surement pas. Alors, elle se taisait, enfouissant également cette violence qui s’était accrue en elle depuis quelques mois et rejaillissait plus qu’elle ne l’espérait.

« Alors ma belle, qu'est-ce qui t'arrive ? Sevastian ? Sirius ? Ton cœur balance encore ? » Et la coquine continue de te surprendre, faisant toujours plus plisser son front avec son air hébété. Le sujet était particulièrement mal choisi et tordit les entrailles de la Lionne qui se força à sourire pour ne pas montrer un flambant « toucher couler ». Pourquoi sa vie n’était-elle pas aussi simple qu’aux premiers mois ? Ca, elle se le demandait bien. Elle savait que la préfète-en-chef avait de nombreuses questions depuis qu’elle était revenue aussi furibonde que troublée de sa dernière retenue, refusant de lui raconter ce qu’il s’était passé hormis le respect de sa promesse de ne pas avoir tué le serpentard. Or, face à ce trouble nouveau qui faisait tanguer les sentiments de l’écossaise devenant de plus en plus grognon, voire rustre, la rouquine tergiversait d’hypothèses qu’elle lui partageait, loin de se douter que ses soupçons pouvaient parfois contenir un brin de vérité. Pour savoir, il faudrait déjà qu’elle ne se comprenne, elle. Quant à Sirius, cela avait toujours été compliqué. Les derniers rapprochements et évènements, le fait qu’elle refusait de parler à James et qu’elle ne traîne de plus en plus avec des Serdaigles et des Serpentards n’aidaient en rien à simplifier leurs relations. Vivement l’entrée dans la vie adulte, on vous le dit ! La blague de la lionne fut mouche sans qu’elle ne s’en doute, laissant la brune d’humeur massacrante qu’elle fit payée à sa pomme qui disparut entre ses dents, seule façon de réagir sans avoir à se trahir. « Tu aimerais bien le savoir, hein… » laissa-t-elle siffler entre ses quenottes, ne trouvant que l’envie comme seule parade pour ne pas à avoir à affronter ses véritables sentiments, calfeutrés tout au fond de son être. Si profondément qu’y accéder ne se fera pas sans dommage. La mauvaise foi a toujours été une vertu écossaise. « Avoue que tu espères me voir succomber à Sirius pour pouvoir te rapprocher de James. Une vraie conspiratrice, qui l'aurait cru ?! » A la guerre comme à la guerre. Jetant son trognon de pomme en direction de la poubelle, Dorea sourit au lancer réussi avant de se tourner de nouveau vers la jeune femme à ses côtés. « Tu sais que le professeur ne viendra surement pas… »


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MessageSujet: Re: Good friends are hard to find (ft Dorea) Jeu 28 Mai - 21:20

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« Quel charmant accueil. On dirait que quelqu’un a mal dormi dis donc… à moins que tu n’ais mangé du Lion à midi. Tiens d’ailleurs, je ne t’y ai pas vu. Pourquoi ? » Tu rigoles doucement. Tu l'avoues, tes nuits sont courtes, comme peuvent le témoigner les poches violacées grossièrement dissimulées sous une fine couche d'anti-cernes. Tu ne peux t'empêcher de te retourner et te retourner encore et encore dans tes draps avant de t'endormir, les nœuds au cerveau formés par les récents événements t'empêchant de sombrer dans les bras de Morphée. « Je te taquine et tu le sais très bien. » En fait, depuis quelques jours, tu excelles dans l'art de la taquinerie, c'est devenue ta manière à toi de pallier à tous les sentiments contradictoires qui affluent en toi, qui te font douter, qui te chamboulent l'esprit. Une manière stupide d'extérioriser tout cela. Dorea ne le prendrait sûrement pas mal, les amis, c'était fait pour cela non ? Et puis, au fond, tout cela, ce n'était que pour la charrier et l'embêter un petit peu. Rien de bien méchant. « Je n'avais pas très faim... Et du boulot, j'ai mangé rapidement, à la bibliothèque. » Tu sais que Dorea s'inquiète pour toi. Pour la bonne cause, tu en es consciente. Poudlard n'est plus le havre de paix qu'il a été, et la plupart des élèves préfèrent encore se déplacer par deux, pour plus de sécurité. Tu n'as pas envie de changer tes habitudes, mais tu y deviens forcée. Les temps sont difficiles, tu ignores comment Poudlard et le monde magique se relèveront des atrocités orchestrées par des personnes restées dans l'ombre jusqu'à récemment. Tu as l'impression d'avoir pris dix ans dans la figure et d'être entrée comme un cognard dans le monde adulte, sans ne pouvoir y faire grand chose. Tu es perdue, tellement perdue. Les mots se perdent dans ta bouche, tes pensées se bousculent, les idées fusent.

« Tu aimerais bien le savoir, hein… » dit Dorea, lorsque tu lui demandes des nouvelles de ses ''folles'' aventures avec les deux beaux jeunes ténébreux qui tournaient plus au moins autour de ta meilleure amie. Tu laisses entendre un léger rire en entendant sa réponse. C'est un sujet bien sensible chez elle et tu le sais très bien.  « Avoue que tu espères me voir succomber à Sirius pour pouvoir te rapprocher de James. Une vraie conspiratrice, qui l'aurait cru ?! » Merde. Tu plisses les sourcils, tu te mords les lèvres. L'arroseur arrosé. « Ok, tu m'as eu. Un partout. On ne parlera pas de garçon aujourd'hui. Ça devient notre sujet tabou. » Tu recules le sujet James Potter dans le fond de ton cerveau. « Enfin... » Tu n'es pas sûre de toi, mais étrangement, tu as l'impression que Dodo est plus distance en ce moment, d'un peu tout le monde et de James également. Mais tu t'abstiens bien de poser des questions, supposant que si elle souhaitait t'en parler, elle le ferait de son plein grès. Toi aussi d'ailleurs, tu évites James. Enfin Potter. Enfin, tu ne sais plus comment l'appeler. Tu ne sais plus quoi penser de lui. Il faudrait que vous vous parliez en face à face, clairement, pour discuter du bal, discuter de tout ce qu'il s'est passé depuis ce soir là. Mais pour le moment, tes yeux sont fixés sur ta meilleure amie qui déclare : « Tu sais que le professeur ne viendra surement pas… »

Tu fermes les yeux doucement. Tu ne préfères pas entendre ce qu'elle vient de dire. Les professeurs en grève. C'est un fléau pour la jeune préfète-en-chef et élève studieuse que tu es. Mais tu ne peux le nier, leurs raisons pour le faire sont plus qu'acceptables. Tu les comprends, mais si tu ne peux t'empêcher de te précipiter devant chaque salle de classe, espérant qu'un professeur s'y attarde et daigne donner son cours. Peu importe que tu sois déjà presque en avance sur le programme, la chaleur rassurante des classes ou au contraire la froideur des cachots te donnait ce sentiment de familiarité qu'il te fallait en ce moment. Un peu de stabilité. Quelque chose à quoi te raccrocher. Tout partait à veau-l'eau à Poudlard. Tu n'aurais jamais cru dire cela un jour, mais Poudlard n'était plus un endroit sûr. Ce n'était plus le même château accueillant qui t'avait ouvert grand les bras il y a quelques années de cela. Les gens qui y vivaient étaient les mêmes, mais les comportements avaient changé. Toi même, tu as changé, tu le sais. Tu n'es plus la jeune fille que tu as pu être il y a quelques mois. La mort de Dumbledore t'a bouleversé, comme elle a bouleversé la moitié des élèves de l'école. Elle a bousculé ta manière de penser, ta manière de voir l'avenir, de voir les autres, de réagir. Tout semblait désormais si obscur. Il était loin le temps où tout était si limpide. Les derniers événements avaient modifié vos vies à jamais, et tu en étais bien consciente. Myrina Smith... Pour autant, tu ne sais plus comment te positionner par rapport à cela, tu es perdue. Tu préfères te reconcentrer sur ta meilleure amie en disant : « Mais si il va venir... » Tu n'y crois pas vraiment, mais il y a toujours un espoir... Un léger espoir. « T'y crois ça ? Je m'en viens à me demander si tout cela a encore un sens. » Il fallait peut-être détailler un peu plus cette phrase énigmatique. « Moi, Lily Evans, je me demande si cela a encore un sens de venir en cours, de passer ses ASPIC. Tout est différent maintenant, pourquoi je cherche encore à le nier en venant devant chaque porte de classe... » Il fallait être réaliste. La grève n'était qu'une pièce de l’échiquier géant qui bousculait les habitudes des élèves de Poudlard, elle n'était également qu'une des nombreuses conséquences des actes et décisions désastreuses prises par le Conseil d'Administration. Le ton grave, tu ajoutas « Franchement... Qu'est-ce qu'on pourrait faire nous, à notre échelle ? Avoir nos ASPIC ou non n'aura plus vraiment d'importance dans quatre mois si les choses continuent à ce rythme. » Comment as-tu fait cela ? Passer d'une conversation aussi stupide que puérile sur Sirius et Sevastian à celle beaucoup plus sombre et délicate que la situation géopolitique du pays, les morts, les alliances, les attaques, les meurtres ? Rien de tel pour plomber l'ambiance.

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