Charles et Sirius ≡ Fly, you fools !
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MessageSujet: Charles et Sirius ≡ Fly, you fools ! Mar 14 Avr - 23:40



 

Beedle le Barde


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Conteur de grande envergure

 
Bienvenue au Hasard des rps. Ici c'est moi qui dicte les règles. Le but est avant tout de s'amuser, ne l'oubliez pas. Je passerai de temps en temps pour vous démêler, ou non, de votre situation...

Les vacances d'avril sont terminées et Charles, après un long entrainement de Quidditch de reprise, s'est attardé dans la salle de bain des préfets et n'a pas vu l'heure passer. Lorsqu'il sort, l'heure du couvre-feu s'est envolée depuis longtemps. Il s'empresse donc de rentrer dans son dortoir avant de croiser Rabastan. Il a beau être préfet, ce n'est pas son tour de garde. Mais sa course est stoppée net lorsqu'il percute de plein fouet un jeune homme. Sirius, que le somnambulisme avait mené jusqu'ici se réveille sur le coup. Ils n'ont pas le temps de réagir qu'un miaulement grincent résonne au bout du couloir.
La liberté de l'aigle en plein vol

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MessageSujet: Re: Charles et Sirius ≡ Fly, you fools ! Ven 17 Avr - 20:13




Fly, you fools !

featuring Sirius Black

Allongé dans l’immense baignoire, l’eau chaude ruisselle doucement sur mon corps las. La journée a été particulièrement éprouvante pour un retour de vacances et malgré la grève des professeurs, j’ai reçu une flopée de hiboux postaux de la part d’Amos qui m’encourage à poursuivre mes études par moi-même, car pour le moment il n’est pas question d’annuler les ASPICS. A ce titre il venait de m’envoyer l’ensemble de ses propres notes de septième année. Qui à part Amos Diggory garde ses cours de Poudlard ? Franchement ? C’était presque irréaliste. Les yeux fermés je repense aux évènements du dernier mois. Tout d’abord, il y a eu cet empoisonnement du château au gaz hilarant, puis ce discours de Myrina Smith. L’Envol des Sombrals. Un nom bien mystérieux pour un clan qui l’était encore plus. Ils ne semblaient pas porter les Phénix dans leur cœur et se battaient contre les Mangemorts. Un mélange plutôt surprenant. De Poudlard, il est vrai, je pensais naïvement peut-être que le monde sorcier saluait avec ferveur l’initiative de l’Ordre du Phénxix, créé par Dumbledore avant sa mort et qui continuait à prospérer aujourd’hui. Pourtant le discours de Myrina m’avait, en quelque sorte, ouvert l’esprit. Au prix de longues heures de réflexion ces dernières semaines, j’avais pesé le pour et le contre de ses révélations, de ses considérations et de ses remarques. Tout n’était pas faux dans ce qu’elle avait dit. Contrairement à ce que beaucoup de gens lui avait reproché par la suite, notamment dans la Gazette du Sorcier et à travers la bouche des Phénix, notre sécurité manque cruellement de réalité. La preuve est que Samuels était mort et que les Sombrals ont réussi un coup de maître en infestant le château, sans que personne ne puisse rien y faire. C’était assez effrayant. Mais surtout, ce qui terminait de me convaincre aujourd’hui de la pertinence de son discours, c’est l’inaction qui a suivis. J’attendais de voir, comment le Ministre de la Magie allait réagir, quelles mesures seraient prises aussi bien par lui que par les membres du Conseil d’Administration. Et la réponse avait été surprenante. Rien. Un silence équivoque qui ne trahit que plus leur incompétence. Comme la présence de Rabastan alors qu’il a été évoqué que dans le secret du château il avait usé de son pouvoir sur les coupables. Les rumeurs allaient bon train à ce sujet, couplet avec l’article de l’époque sur la prétendue demande du sorcier quant au rétablissement des punitions corporelles…Il était vraiment surprenant que rien de plus ne soit fait. D’une certaine manière je comprenais le choix des professeurs de faire grève. Ils refusaient de continuer à exercer dans ces conditions, et ils avaient bien raison.  

J’étais complètement plongé dans mes réflexions lorsque je sortis soudain la tête de l’eau, prenant soudain conscience que c’était déjà le soir et que je n’avais absolument aucun idée du temps que je venais de passer ici, à profiter de la chaleur de l’eau, de la douceur des savons et des odeurs revigorantes des bougies. Je sortis avec précipitations de la baignoire bassin et je me jetais sur ma montre qui indiquait plus de vingt-deux heures passées. Je me mordis la lèvre inférieure, conscient de la situation délicate dans laquelle je me trouvais. En tant que préfet, en temps normal, j’avais le droit de circuler dans les couloirs à une heure avancée de la nuit malgré le couvre-feu. Même si je n’étais pas de garde, je pouvais toujours le prétendre, mon insigne épinglé sur mon uniforme. Mais avec les nouveaux décrets, les préfets en ronde doivent se déplacer en duo, obligatoirement. Autant vous dire que si Rusard me prenait dans les couloirs, seuls et les cheveux mouillés, j’aurais du mal à lui faire croire que je faisais simplement une ronde du côté des toilettes de Mimi Geignarde.
M’habillant à la hâte je ne pris même pas le temps de vider la baignoire, ni de sécher mes cheveux. D’un coup de baguette magique je rassemblais mes affaires éparpillées partout et fourrant le tout dans mon sac de cuir j’ouvris la porte de la salle de bain des préfets avec délicatesse, glissant un regard au dehors pour vérifier que le couloir. Un halo de vapeur m’accompagna dans ma démarche « eh bien pour la discrétion s’est râpé » marmonnais-je pour moi-même face à ce désagrément. Je ne suis pas vraiment prêt pour des missions d’infiltration il faut croire. Dans cette partie du château, les couloirs ne possèdent aucune fenêtre, parfait pour la dissimulation me direz-vous, mais également incroyablement dangereux pour s’y aventurer dans lumière au vu des armures et autres trophées qui ornent les murs. « Lumos » mon chuchotement me parût être un hurlement dans le silence complet qui régnait autour de moi. « Eteint ça fou ! » « Il y en a qui essayent de dormir ! » Habitués aux remontrances des portraits je ne leur accordais pas la moindre attention, sachant pertinemment que répondre à leurs provocations ne ferait qu’augmenter leurs bavardages et retarder le moment où ils retourneraient à leurs occupations.

Les couloirs s’enchaînaient sans que personne ne vienne rencontrer ma route. Arrivé à une grande intersection, je pris le parti d’accélérer le pas, afin de rester le moins possible à découvert, craignant de croiser Rabastan au détour d’un angle de couloir. Une des nombreuses rumeurs qui circulaient à son sujet consistait à dire qu’il ne dormait jamais et qu’il rodait dans les couloirs la nuit pour attraper les élèves qui se permettaient au règlement et profitait d’être seul pour leur infliger des doloris en guise de châtiment. Vrai ou faux, je n’avais pas envie de confirmer ou non cette fameuse rumeur. On prétendait également que n’était un animagus non déclaré qui se changeait en chauve-souris pour nous attaquer dans les couloirs, la nuit tombée. Rien de tout cela ne me paraissait véritablement probable, et en même temps, au vu du personnage, il ne fallait mieux pas faire de conclusions hâtives. Je me mis donc à courir, profitant d’être dans une partie mieux éclairée du château pour baisser la luminosité de mon lumos et diminuer les risques de me faire repérer. Alors que j’approchais de l’aile est et de la tour des Serdaigle, je me retrouvais projeté au sol par une masse noire qui arrivait en sens inverse. Les fesses sur le dallage je mis quelques secondes à reprendre mes esprits et je finis par identifier la masse en question comme étant un élève. «  Sirius Black ! » marmonnais-je entre mes dents serrées. L’intéressé me regarda en clignant des yeux, comme se réveillant d’une sieste mais, avant qu’il n’ait eu le temps de répondre la moindre chose, un miaulement grinçant se fit entendre devant nous « Miss Teigne » marmonnais-je encore une fois « On ferait mieux de déguerpir au plus vite » dis-je en me relevant d’un bond. « Viens » lui intimais-je nerveusement en lui tendant le bras pour l’aider à se relever. Puis, empruntant un couloir perpendiculaire, je m’engageais dans une course rapide pour mettre le plus de distance possible entre la chatte et nous.

© Artchie


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