I won't fight in vain. I'll love you just the same. ∴ f. Amos
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MessageSujet: I won't fight in vain. I'll love you just the same. ∴ f. Amos Mer 15 Avr - 21:35




I won't fight in vain. I'll love you just the same.

featuring Amos Diggory

La journée n’a été que trop longue, étirant ses heures avec ironie. Malgré tous mes efforts pour rester concentré sur les voix des professeurs, mes pensées finissent toujours par dériver vers ce fameux hibou reçu ce matin. Et alors la rage tourbillonne à nouveau dans mes entrailles avec fureur et je dois m’obliger à serrer dents et poings pour ne pas me lever immédiatement de ma chaise et partir en courant trouver ce frère que je pensais moins despote. Dire qu’avec les années, j’avais appris à tolérer ses remontrances quasi quotidiennes et à m’habituer de ses allusions non déguisées quant à mon avenir. Mais me faire ça ! Me sommer d’arrêter le Quidditch, comme ça, pouf ! C’était inconcevable. Je pensais pourtant qu’il avait dû finir par se rendre compte que ce sport faisait partie de ma vie non ? Que sans lui j’étais incapable d’évacuer toute cette énergie qui active mes muscles avec force. N’a-t-il toujours pas compris que le Quidditch est toute ma vie et que je ne peux pas imaginer une carrière dans un autre métier. « M. Diggory, vous vous sentez bien ? » La voix du professeur Flitwick me ramène à la réalité. Sous la pression de mes doigts la plume vient de se briser dans un bruit sec, attirant son attention. Mon visage doit aussi refléter le trouble qui agite mon âme. Desserrant avec peine ma mâchoire je finis par un murmurer un simple mot d’excuse avant de sortir ma baguette pour réparer l’objet cassé. Bien que cela ne serve pas à grand-chose au vu du parchemin resté vierge depuis le début du cours. Un soupire s’échappa de mes lèvres alors que l’enfouissais ma tête dans mes mains. Il fallait que j’aille lui parler, une bonne fois pour toute. L’affronter, face à face, lui dire ses quatre vérités, lui dire que je suis majeur, lui dire que c’est à moi seul de décider de ma vie maintenant. Il aura bien assez de celle de son fils pour me laisser tranquille maintenant. Lorsque l’heure de fin arriva enfin, la voix fluette du professeur me retient à nouveau. Il souhaite s’entretenir avec moi. La belle affaire. D’un air résolu je m’approche de son bureau, l’air soucieux et les cheveux légèrement en bataille. La conversation se dirigea vers les ASPICS, mes grandes chances de réussite, sa fierté de me voir prendre la même direction qu’Amos dans ce sens-là en tout cas. Je sentis alors la légère pause dans notre dialogue et mon cœur s’accéléra malgré moi. « je ne peux pas prendre cette décision pour vous. Vous êtes l’un de mes meilleurs élèves et je sais parfaitement que vous êtes capables de faire des merveilles avec votre baguette lors de vos ASPICS. Malheureusement ce n’est pas moi qu’il faut convaincre dans cette histoire. » Je retins de justesse une grimace agacée avant de lui répondre gravement. « Je vous remercie pour votre soutien professeur. Je m’efforcerai de vous rendre mes devoirs en temps et en heure à partir de maintenant afin que vous n’ayez pas à vous retrouver dans une position inconfortable vis-à-vis du Conseil d’Administration. » Je devine un léger pétillement dans son regard avant qu’il ne se détourne, marquant la fin de notre conversation. Visiblement Amos lui a confié ses inquiétudes quant à ma capacité de réussir mes examens de fin d’année tout en menant de front le championnat de Quidditch de cette année. Cette révélation s’ajoute à ma précédente colère, réveillant en moi l’envie de hurler et de taper dans un mur.

Définitivement prêt à affronter le regard implacable de mon frère, je suis là, face à la porte de son bureau, priant pour qu’il n’ait pas encore choisi de s’échapper de Poudlard pour la soirée. Depuis l’assassinat de Samuels, il passe de moins en moins de temps entre ces murs, bien que ce ne soit pas pour me déplaire, cela se révèle assez problématique lorsqu’on veut lui parler de choses sérieuses. Je meure d’envie de pousser la porte, pourtant je ne le fais pas. Mes talons claquent contre le sol froid tandis que je fais les cents pas, cherchant les bons mots, et le bon courage. Tant bien que mal j’essaye de calmer la folle rage qui bouillonne en moi. J’essaye de repenser à la douceur de la main de Valentina sur mon épaule. Heureux hasard qui nous a fait se croiser juste après le cours de Flitwick. Sa voix posée a reposé mon cœur perturbé et je suis plus serein qu’auparavant. Pourtant, les arguments n’arrivent pas à se former dans mes pensées. Amos a toujours eu ce léger pouvoir sur moi. Impressionné par sa prestance, il me fait sentir si…Petit.  Frénétiquement je repasse ma main dans mes cheveux définitivement en pagaille. Les sillons que j’y creuse témoignent mieux que mon front plissé de mon état d’anxiété profond. Tirant finalement le maudis parchemin je pose mes yeux dessus, encore une fois, comme pour vérifier le contenu de la lettre. Comme pour vérifier que je ne me suis pas trompé, que je n’ai pas mal lu ses fines lignes d’encre. Non, tous les mots sont bien les mêmes que ce matin. Ma mâchoire se contracte à nouveau sous l’effet de la colère et de l’indignation, et le courage vient avec elle. Un faux courage, empreint de rage, de révolte et de détermination. « Go Charlie, te laisses pas décourager par lui. C’est ton avenir qui est en jeu » murmurais-je pour moi-même avant de frapper trois coups secs contre le panneau de bois. Frapper à la porte de son frère comme on frappe à la porte d’un directeur. Cela avait quelque d’insolite. Pourtant j’étais bien incapable de considérer Amos comme mon « supérieur ». Si on peut appeler un Conseil d’Administration de supérieur hiérarchique quand on est élève. Mais l’idée est là. Pour moi il n’est et ne sera jamais que le grand-frère qui cherche à s’immiscer dans ma vie et faire de moi un second Amos Diggory. Dire que même papa et maman se contentent très bien du premier. Pourquoi faut-il qu’il ressente ce besoin incessant de commander ma vie, de la façonner à son image, à sa façon. Car c’est bien là le seul sujet de discorde entre nous. Le seul mais pas le moindre et aujourd’hui il est la raison de ma présence ici, en début de soirée. « Espérons qu’il ne soit pas déjà descendu manger » murmurais-je une nouvelle fois pour moi.

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MessageSujet: Re: I won't fight in vain. I'll love you just the same. ∴ f. Amos Sam 25 Avr - 21:29

I won't fight in vain. I'll love you just the same.
But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.
Depuis l’automne, les jours semblaient se suivre sans oser se ressembler. Le rythme des heures s’intensifiait, et bien que j’avais toujours recherché à gérer une vie aussi remplie qu’ordonnée, jamais ne me serais-je douté qu’elle aurait pu emprunter un tel tournant. Ma nomination en tant que membre du Conseil d’administration plusieurs mois auparavant m’avait gonflé de bonheur comme d’ambitions. Je désirais ardemment user de ce nouveau pouvoir comme grandes responsabilités afin d’améliorer le monde en danger dans lequel nous vivions à présent. La société sorcière me semblait précaire, prête à céder vertigineusement vers des idéaux obscurs et tertiaires qu’un nombre exponentielle de mage noire promettait puis imposait. Mon temps libre se faisait rare, et finalement, passe-temps s’était mis à rimer avec diversification des tâches. Je passais le plus clair de ma journée au Ministère de la Magie à occuper mon poste de Directeur du département de contrôle et régulation des créatures magiques. Lorsque les dossiers en cours semblaient sous contrôle et bien entendu, s’orienter vers de bonnes directions, je faisais des sauts où mes autres responsabilités reposaient. Poudlard, quelques amis, Emma et Cedric. Lorsque les portes du département se fermaient enfin, c’était à Poudlard que je terminais ma journée et entamais une bonne partie de ma soirée. Puis, je prenais congé dans ma modeste demeure encore en construction, que nous avions acquis avec mon épouse peu après la naissance de notre fils. D’une manière assez comique, je percevais le temps qui passait davantage par les étapes que franchissait le bambin. Le premier sourire, les premières dents, la force qui s’accumulait dans ses petits muscles, son poids qui croissait doucement et semblait se présentait davantage dans ses grosses joues que dans le reste de son corps. Cedric était devenu ma frise chronologique d’une année qui se résumait à des pas de bébés, si bien que j’en avais même omis mon propre anniversaire qui s’était déroulé au début du mois, et que j’avais eu nulle difficulté à feindre une surprise lorsqu’Emma m’en avait préparé une.

En vérité, célébrer le fait que j’avais une année de plus dans ce monde me paraissait purement superfétatoire. Mon esprit était occupé à des faits que je jugeais bien plus important que des choses qui m’étaient entièrement personnelles, telle que celle-là. J’avais toutes les responsabilités ainsi que ma vie bien rangée, des tâches à accomplir et des plans stratégiques à élaborer. Des problèmes à résoudre, des suggestions idéales à dénicher puis proposer et faire accepter. Je pensais perpétuellement à comment améliorer notre monde, et lorsque mon esprit voguait à d’autres soucis moins généraux, ils se stoppaient sur le bien-être des autres. Les élèves de Poudlard, en particulier Charlie. Ma famille. Le peu d’amis qu’il semblait me rester depuis que le décès d’Hannah avait fait de mon monde un univers étrangement dépeuplé, empli d’individus que je côtoyais, mais que jamais je ne pourrais me lier d’amitié de cette façon. De toute façon, dans ces conditions, j’étais convaincu que niveau affection, les liens du sang me suffisaient parfaitement.

C’est sans doute pour cette raison, après m’être entretenu avec quelques professeurs de l’établissement scolaire, que j’avais su trouver tout le temps nécessaire pour me concentrer sur mon cadet. Rendre des devoirs en retard me semblait complètement irresponsable, voire alarmant. Néanmoins, je connaissais la nature du problème : le Quidditch. Charles n’était pas quelqu’un qui tenait tête aux professeurs, il n’était pas le garçon qui rendrait ses devoirs en retard pour attirer l’attention, amuser la galerie ou autre. Non, il était bien trop intelligent pour agir de manière si puérile. Mais mon frère était passionné, et depuis qu’il savait marcher, il rêvait de voler. D’un côté, c’était là où son ambition était canalisée. Si j’aspirais aux responsabilités pour régir ce monde et en faire un endroit meilleur, mon frère rêvait de célébrité sportive. Je ne pouvais pas dire qu’il n’avait pas les capacités à atteindre ce rêve, car sincèrement, mes intérêts comme connaissances vis-à-vis du sport sorcier étaient honteusement limitées. Mais je savais pertinemment que pour se hisser vers la renommée, il fallait être quelqu’un d’exceptionnel. Peut-être que mon frère avait ce qu’il fallait pour jouir d’un tel statut. Mais à mes yeux, ce rêve était bien trop candide, trop naïf, trop risqué. J'attendais de Charles qu'il se concentre sur ses études pour posséder une base solide, avoir un avenir sûr, et non le mirage de futur qu’il fixait depuis des années. Car même si je ne doutais pas de la détermination, de la volonté du Serdaigle, c’était une voie beaucoup trop précaire, sélective, ardue. C’était comme si je m’étais présenté au poste de Ministre de la Magie dès ma sortie à Poudlard, sans avoir une éducation idéale derrière. C’était de la folie. Charles se devait de se montrer plus réaliste, plus prévoyant. Redescendre de son balai et revoir sérieusement ses priorités. D’autre part, lorsque j’avais eu vent de James Potter qui avait rendu hors-jeu mon cadet lors du championnat de l’année dernière, mon côté beaucoup trop protecteur de grand frère avait rendu ma plume plus que dynamique. Non, si en plus mon frère risquait sa vie en volant après un souaffle en se faisant des ennemis ou autre et finissait une semaine à l’infirmerie, je ne pouvais certainement pas rester les bras croisés. Certes, cet incident datait de l’année dernière, et voilà sans doute pourquoi personne n’avait jugé bon me mettre au courant de celui-ci. Parce qu’il me ferait sortir  de mes gonds sans ménagement. Parce que ça me donnerait des envies de punir sévèrement Potter et de faire résonner du sens dans sa petite tête de Préfet-en-chef indigne et élève immature qui pense que les règles « sont faites pour être enfreintes ». Sombre idiot au cerveau adolescent baignant dans des hormones en ébullition. Heureusement que Lily Potter avait été nommée pour imposer un peu d’ordre dans cette mascarade scandaleuse. Quoi qu’il en soit, on ne malmenait sûrement pas mon petit frère aussi facilement. Je me devais de faire de l’ordre dans sa vie.

J’avais envoyé un hibou grand-duc perché sur ma fenêtre depuis plusieurs heures transmettre la missive à mon cadet. Lorsque j’eus transplané au sein de l’école en fin de journée, je me doutais que je risquais d’entendre d’une manière ou d’une autre l’opinion de Charles. Il ne se gênait pas pour me déclarer ce qu’il pensait de mes agissements, de mes opinions, de ma façon d’être. Parfois, je me disais que s’il n’y avait pas eu autant d’années de différence entre nous, le batailleur de la famille m’aurait offert plusieurs yeux au beurre noir. A fleur de peau et bagarreur, Charles composait un certain cocktail explosif. Un fin sourire narquois étirait mes lèvres à cette pensée, avant que je ne me concentre entièrement sur mon travail.

Les heures se faufilaient, et je bouclais mes tâches une à une, parfois interrompu par l’arrivée d’un autre membre du Conseil d’Administration, ou moi-même devant me stopper afin de m’entretenir avec l’un d’eux. Une réunion était organisée et devrait prendre lieu incessamment sous peu. Nous nous devions d’évoquer certains aspects du règlement, et si tout se déroulait comme prévu, ramener à une raison qu’il ne semblait sans doute pas posséder, ce Rabastan Lestrange qui voulait faire de Poudlard une école tyrannique où des châtiments physiques happeraient les élèves. Il n’y avait pas de mot pour décrire mon aberration envers cet homme. Il représentait exactement tout ce que j’abhorrais, tout ce pour quoi je militais si activement. Et dire qu’il possédait le siège d’Arsenius. Une nouvelle injustice qui faisait retentir les manquements et dangers de notre société. Je mettais quelques faits au point avec Marylin, croisais Carl le preux chevalier des innocents de race centaure à tête d’élève et au corps d’adulte avec qui j’échangeais quelques informations essentielles. Le Londubat n’était pas un individu que je portais dans mon cœur, il ne composait pas non plus quelqu’un que je jugeais très apte à occuper un siège du Conseil d’Administration, et je ne partageais pas sa façon de voir les choses, de faire les choses, l’ordre de ses priorités, son manquement de rigueur, son désir ardent d’être là pour tous et de se précipiter au combat pour chacun. C’était un Auror, peut-être que cela expliquait toute cette mentalité. Néanmoins, je préférais avoir un Carl en tant que collègue que Rabastan, Yaxley ou Black. Par ailleurs, Carl était aussi un résultat de démocratie. Il était présent au collège de sorcellerie car les sorciers lui faisaient confiance et avaient voté pour lui, comme ils avaient voté pour moi. Et pour cela, je mettais constamment mes différends de côté afin que nous extirpions le meilleur de nous deux.

Je croisais quelques élèves sur le chemin de mon bureau. Les plus petits me marmonnaient quelques marques de salutations alors que les plus vieux m’observaient, dubitatifs, parfois craintifs. Ils étaient certes habitués à croiser des membres du Conseil quotidiennement, néanmoins, je me doutais qu’ils devaient s’interroger sur ce qu’on leur concoctait. S’ils savaient que j’étais à l’origine de leur couvre-feu réduit, certaines grosses têtes se forceraient certainement à me contredire, à leur futur désarroi. Je ne supportais pas lorsque ces adolescents nous prenaient presque de haut, se pavanaient devant nous comme si c’était la démarche à suivre et que le respect était une valeur oubliée. J’en avais mis bon nombre à leur place à ce sujet, en fait, les remarques concernant le règlement de Poudlard que je connaissais par cœur et qui était parfois enfreint rien qu’au port de l’uniforme filaient rapidement entre mes lippes. Je n’étais pas l’adulte apprécié et admiré que Carl était. J’étais Amos Diggory, le mec aussi droit qu’un balai neuf, craint mais respecté, qu’une septième année avait risqué de cataloguer de psychorigide, ce qu’elle avait regretté amèrement par la suite. Je n’étais pas psychorigide. J’étais exigent. Ce n’était pas la mer à boire d’avoir une cravate droite et les pans de sa chemise dans son pantalon, tout de même. Faire ses devoirs assuraient leur avenir. Ne pas errer dans les couloirs la nuit tombée assurait leur vie tout simplement, lorsqu’on savait qu’Arsenius s’était retrouvé en morceaux quelques mois plus tôt. Inconscients et insouciants. En tout cas, Cedric serait certainement le garçon droit et respectueux que je planifiais pour lui. Il fallait avoir des valeurs et un certain rythme de vie pour devenir quelqu’un.

Je bifurquais après un couloir, apposais une main sur une épaule douloureuse, et entrais dans le couloir aménagé pour les membres du Conseil. Je reconnus la silhouette de Charlie au loin, qui paraissait agité. Impatient que je lui réponde, peut-être ? Je le voyais frapper à ma porte, puis l’entendais murmurer, alors que j’étais juste dans son dos : « Espérons qu’il ne soit pas déjà descendu manger » « Je suis là. » répondis-je à voix haute, faisant sursauter mon frère au passage. Un sourire moqueur, la situation était certes hilarante, mais j’avais mieux à faire que de rire. Me moquer, néanmoins, ça j’avais tout mon temps. Reprenant promptement mon sérieux, je haussais les sourcils, dévisageant presque le Serdaigle. Il avait les cheveux en bataille, un manquement certain de coup de rasoir, mais au moins, il savait porter son uniforme. Une rareté dans les couloirs pour les septième année. « Tu descends de ton balai ? » interrogeais-je, avant de le faire reculer de quelques pas en le prenant par le bras, afin d’ouvrir ma porte. Je continuais : « Ou alors, le cours de Professeur Flitwick était difficile ? » Je croisais son regard quelques instants, tentant d’y élucider quoi que ce soit. Des lacunes en enchantements un peu naïvement, et plus sérieusement, les propos que Charlie me servirait bientôt. J’entrais dans la petite pièce, puis invitais d’un geste de la main mon cadet à me suivre. Je refermais la porte derrière lui, et m’appuyais sur mon bureau. Les dossiers étaient impeccablement rangés, triés, fermés. Je n’avais jamais de feuilles volantes ou de parchemins à découvert lorsque je n’étais pas à étudier mes tâches. Légèrement inconfortable, je me redressais et forçais mes épaules en arrière, avant de croiser les bras, et déposer mon regard sur mon visiteur. « J’imagine que tu viens pour me parler Quidditch. » Ce n’était pas une question, mais bien une affirmation, ce que mon ton dénotait clairement. Cependant, je savais à quel point Charles insupportait le fait que je dicte ce qu’il allait faire comme si cela le privait irrémédiablement tout choix sur son existence. Réellement, c’était juste un art de déduction dans le cas présent, mais connaissant le benjamin de la famille, il aurait très bien pu se renfrogner et inventer un autre prétexte pour me rendre visite après les cours, si je lui avais directement déclaré de me fournir le fond de sa pensée, ou pire, avoir commencé mon argumentaire, sachant pertinemment quel était, le dit fond de sa pensée.
crackle bones
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MessageSujet: Re: I won't fight in vain. I'll love you just the same. ∴ f. Amos Mer 29 Avr - 21:06




I won't fight in vain. I'll love you just the same.

featuring Amos Diggory

« Je suis là. » Sursautant sans retenue je me retourne vivement pour découvrir un Amos narquois, le sourire moqueur aux lèvres. Pourtant le sérieux de sa nature repris rapidement le dessus alors que ses sourcils s’arquent pour me regarder d’un œil inquisiteur sans le moindre ménagement. Voilà du Amos tout craché. Il vous laisse sous-entendre qu’il est d’humeur sympathique, presque joyeuse et en une seconde il vous déballe ses remarques acérées mêlées de reproches. Malgré ma longue pratique de son caractère ce changement arrive toujours à me déstabiliser, cette fois ne fait pas exception. Pourtant j’étais prêt à rire avec lui, à retrouver le grand frère avec lequel j’aimais passer du temps, embêter et jouer pour le plaisir d’être ensembles, frères et unis. « Tu descends de ton balai ? » Son allusion me laisse un goût amer dans la gorge. Il ne faut pas être stupide comme une mandragore pour savoir qu’il devine la raison de ma présence ici, à la porte de son bureau. Il devine pourquoi j’éprouve le besoin de lui parler en face et pourquoi je ne peux pas me contenter d’un hibou. Un vulgaire hibou. Un parchemin noirci de quelques lignes comme le sien. Une froideur irritable qui a le don de me faire sortir de mes gons. D’un geste autoritaire il m’obligea à reculer de quelques pas pour ouvrir la porte de la pièce. « Ou alors, le cours de Professeur Flitwick était difficile ? » Son regard croisa le mien et nos iris s’interrogèrent mutuellement. Pourquoi fallait-il donc qu’il chercher toujours à me faire des remontrances, sur tout, tout le temps, éternel insatisfait de ma personne. Pourquoi donc refuse-t-il avec obstination de comprendre que je ne suis pas Amos Diggory, que je ne le serai jamais quelles que soient les méthodes qu’il emploie. « Tu sais mieux que quiconque qu’on n’a plus le droit d’aller sur le terrain en dehors des heures d’entrainements. » Ma voix maussade laisse aisément passer ma frustration et se teinte d’une demi-accusation à son sujet. Sans même en avoir la certitude, je pense profondément que c’est lui et lui seul qui est à l’origine de cette sanction-là. Lui seul aurait pu avoir l’idée de nous priver d’une telle liberté sous couvert de notre sécurité. Appuyé contre son bureau il me regarde avec une certaine sévérité qui ne le quitte plus. Sous ses yeux, des cernes tracent des sillons sombres, témoins de sa surcharge de travail habituelle. « J’imagine que tu viens pour me parler Quidditch. » Perspicace et dangereusement calme. Je sais que mon combat ne sera pas facile, ni gagné d’avance. Au final ce sont des années de luttes qui se terminent ici ce soir. J’espère du moins, qu’elles se termineront ce soir et que mon aîné acceptera enfin de me laisser tranquille sur cette question. Espoir trop plein d’illusions à peine crédibles, même dans mes rêves les plus fous. Je ne connais que trop bien les pensées d’Amos à ce sujet pour cela. Encore heureux qu’il ne soit pas au courant de mes mésaventures de l’année précédente avec Potter, sinon je ne donne pas cher de mes arguments ce soir. Je croise les bras contre mon torse à mon tour rivant mes iris sombres dans son regard placide. « Oui Amos, je viens de te parler Quidditch. » Malgré mes efforts pour contenir toute la rage qui bouillonne en moi, une certaine nervosité perce dans ma voix. « Comment peux-tu oser me demander, non, même pas me demander, mais m’ordonner de quitter l’équipe à quelques semaines du prochain match ? Comment peux-tu être aussi égoïste alors que pour Serdaigle est en bonne voie pour être de la finale cette année ? Alors que c’est ma dernière chance de remporter la coupe de Quidditch de Poudlard ? » Au fur et à mesure le ton se fait plus pressant, plus grondant, comme un orage se rapprochant petit à petit et inexorablement. Ma passion semble se ranimer, ma colère et ma déception me reviennent de plein fouet dans l’estomac. Son calme achève de faire revenir en moi toute la fureur de ce matin et de me faire perdre toutes mes bonnes résolutions quant à cette entrevue. « Et puis ça veut dire quoi Amos ? Ici tu n’es pas seulement mon grand-frère, mais un membre du Conseil d’Administration, de quel droit interviens-tu dans mes affaires ? Toi qui a toujours été rigoureux avec tout le monde, tout le temps, à cheval sur les règles et soucieux d’une justice et d’une équité sans faille, voilà que tu fais du zèle. Je ne pense pas que tu agirais avec n’importe quel autre élève de Poudlard comme tu agis avec moi. Si telle était ton intention tu aurais déjà fait interdire la pratique du Quidditch, purement et simplement. » L’idée m’arracha un frisson invisible. Une vision d’horreur qui effleura mes pensées et que je rejette immédiatement en espérant secrètement que cela ne donne pas des idées à ce cher Diggory. « C’est à se demander pourquoi d’un coup tu as perdu cette objectivité de laquelle tu te dis si fier et donc tu uses avec générosité envers les autres. Voilà que tu te fais exclusif envers un élève du château. Cela ne te ressemble pas Amos. » Mes points se serrent froissant un plus le parchemin que je tenais au fond de ma paume. Même ses dossiers tout bien rangés et triés sur son bureau sont des éléments qui augmentent ma rage petit à petit, comme des gouttelettes d’eau venant faire déborder un verre déjà bien trop rempli. Comment se grand-frère si attentionné peut-il être capable de se montrer si fermé à mon bonheur ? Comme un homme aussi ouvert d’esprit et tolérant, du moins socialement, peut-il se montrer aussi fermé et angulaire lorsqu’il s’agit de moi et de mes ambitions et de mes passions. Pourtant je ne suis pas le pire des élèves, loin de là. A ma manière, je suis un élève sérieux et attentif, curieux et respectueux. Certes, il m’arrive de rendre quelque devoir en retard, comme les trois quart des autres sorciers de cette école. Certes, il m’arrive de m’emporter un peu facilement et de me retrouver mêlé à des histoires de duels ou de combats plus physiques. Mais cela ne fait pas de moi un mauvais bougre. Mes luttes sont toujours liées à l’honneur et au respect et servent des causes louables. Est-ce ma faute si les couloirs sont pleins de jeunes stupides et irrespectueux gamins qui aiment passer leurs journées à se moquer des autres ? Non. Son égoïsme me concernant me tue et je serre la mâchoire, prêt à recevoir ces arguments en pleine figure. Car je sais qu’il en a pour moi, qu’ils sont tout préparés à contrer chacun des miens et qu’ils seront justes, pointus, pertinents et efficaces. Pourtant cette fois, je ne lâcherai pas prise.  

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MessageSujet: Re: I won't fight in vain. I'll love you just the same. ∴ f. Amos Mar 5 Mai - 16:01

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But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.


Le visage impassible, mes yeux demeuraient rivés sur mon interlocuteur qui possédait désormais toute mon attention. J’avais toujours considéré Charles comme une priorité, peu importe ce qui pouvait se dérouler dans mon existence comme dans mon travail, mon cadet détenait cette importance, cette essentialité qui faisait que j’étais continuellement à sa disposition, sous n’importe quel prétexte. Le Serdaigle avait usé de ce privilège naturel longuement durant son enfance, mais à l’aube de l’adolescence, l’histoire avait emprunté une toute autre tournure. Nos échanges se limitaient aux repas de famille et à quelques altercations, bien souvent interrompues par l’un de nos parents ou même Emma. L’on avait toujours ces bons moments fraternels, mais sincèrement, j’avais l’étroit sentiment qu’ils se faisaient de plus en plus rares. J’espérais que cette phase s’achève avec l’âge, toutefois, des embûches parsemaient cette voie vers la bonne entente, nos différends creusant un réel fossé entre nous. Deux frères peuvent-ils être si divergents qu’ils ne se supportent plus ? C’était une crainte que je ressentais, qui me hantait. Souvent, une sensation d’impuissance m’étreignait lorsque je songeais à Charlie. Mes intentions étaient perpétuellement pour son bien, même si généralement j’étais blessant, cassant. Cependant, uniquement la surface vexante heurtait mon frère, et peu importe les sacrifices ou les soucis que je me faisais à son adresse, ils disparaissaient.

Narquois, j’en venais droit au but, en choisissant méticuleusement mes mots. Inutile d’ajouter de l’huile sur le feu, de le provoquer ou de lui ôter ses termes des lèvres. Si Charles avait semblé nerveux lorsque je l’avais trouvé devant la porte de mon bureau, il paraissait désormais déterminé, agacé. Son regard s’était considérablement obscurci, et il me fixait sans retenue, avant de rappeler, maussade. « Tu sais mieux que quiconque qu’on n’a plus le droit d’aller sur le terrain en dehors des heures d’entrainements. » Bien que ses mots ne le disent pas explicitement, son ton transpirait le reproche. Je me retenais non sans difficultés de lui annoncer que cette mesure avait été prise pour la sécurité des élèves et qu’étant donné les derniers événements s’étant déroulés au château, il était plus judicieux de suivre ces restrictions et demeurer en vie, que risquer son bien-être pour voleter après un souaffle. Je ravalais mes arguments ainsi que mon exaspération. Charles ne prenait pas en compte l’intérêt de cette manœuvre, qui n’était pas de priver les apprentis sorciers principalement de leur plaisir, mais bien de priver les forces obscures de leur ôter la vie. Sombrement, je craignais qu’il ne perçoive que son aîné qui faisait tout pour l’éloigner du Quidditch et agissait en despote, l’homme sérieux, autoritaire et froid qui ruinait la vie scolaire des autres élèves. « J’imagine que tu viens pour me parler Quidditch. » Mon ton était désormais catégorique, autoritaire. Je ne faisais transparaître aucune émotion si ce n’était une certaine froideur, sachant pertinemment que les remarques blessantes s’abattraient sur ma personne. Toutefois, optimiste, je consentais également que ses propos directs et émotifs de la part de mon frère m’éclairaient toujours sur ses sentiments comme son point de vue.  « Oui Amos, je viens de te parler Quidditch. »

Sa voix tremblait sous la nervosité ainsi que la rage, si bien que je me retenais une autre remarque narquoise sur la construction de sa phrase. Son regard était désormais agressif : Charles avait dû emmagasiner bien des sentiments contre moi pour être amené à un tel sentiment. Ou ma missive l’avait profondément révolté. « Comment peux-tu oser me demander, non, même pas me demander, mais m’ordonner de quitter l’équipe à quelques semaines du prochain match ? Comment peux-tu être aussi égoïste alors que pour Serdaigle est en bonne voie pour être de la finale cette année ? Alors que c’est ma dernière chance de remporter la coupe de Quidditch de Poudlard ? » Un sentiment de surprise traversa mes iris lorsqu’il me qualifiait d’égoïste. Sincèrement, je n’en avais que faire de l’emploi du temps des matchs de Quidditch de Poudlard, je n’avais aucune idée de la proximité de la prochaine confrontation. Généralement, c’était un Londubat trépidant et puéril qui me rappelait la mise en place de ces événements par sa gaité et son patriotisme pour les Poufsouffle exaspérantes. Charles reprenait ses mots, m’offrant la qualité de l’homme qui ordonne au lieu de demander, ce qui ne me faisait ni chaud ni froid, et était bien correct. Je n’avais pas été par quatre chemins pour lui dire de quitter le Quidditch. Je ne lui avais pas proposé de cesser ce sport et de se focaliser sur ses études. Je n’avais pas ouvert un débat sur ce parchemin. Je n’avais pas ce temps à perdre et trouver aucun amusement à ce genre de procédé à mes yeux faiblards. Je lui avais déclaré sur un ton du devoir, qu’il lui était plus que judicieux de cesser cette activité extra-scolaire, durement, catégoriquement. Mais le voilà la cause de la perte de Serdaigle à un championnat scolaire ? Voilà qu’il arrachait des mains de son frère le trophée tant convoité, un trophée qui valait si peu – si ce n’est strictement rien - dans le monde réel, celui hors des murs de ce collège ? Il détruisait les espérances de tous les Aigles de Poudlard et arrachait violemment les rêves de Charles. Vexé, je me disais qu’il n’avait eu qu’à la gagner avant, sa fameuse et chère coupe. Mes lèvres restaient scellées, mon allure calme. Charles grondait, accusait. Le timbre de sa voix montait en crescendo et sa colère se déversait. Toute sa passion pour ce sport était palpable, à quel point il y tenait. Sans doute autant que je tenais à lui.

« Et puis ça veut dire quoi Amos ? Ici tu n’es pas seulement mon grand-frère, mais un membre du Conseil d’Administration, de quel droit interviens-tu dans mes affaires ? Toi qui a toujours été rigoureux avec tout le monde, tout le temps, à cheval sur les règles et soucieux d’une justice et d’une équité sans faille, voilà que tu fais du zèle. Je ne pense pas que tu agirais avec n’importe quel autre élève de Poudlard comme tu agis avec moi. Si telle était ton intention tu aurais déjà fait interdire la pratique du Quidditch, purement et simplement. » Un fin sourire presque imperceptible étirait promptement mes lèvres lorsque je décelais une crainte filer entre ses yeux lorsqu’il évoqua de proscrire la pratique du sport sorcier au sein de l’établissement scolaire. Il redoutait que je fasse de son cauchemar d’adolescent une réalité. En vrai, je rejoignais l’opinion de mon frère sur plusieurs points. Bien sûr, je le traitais différemment des autres élèves. Bien sûr, j’étais mille fois plus attentif à lui qu’aux autres sorciers en devenir. Bien sûr, Charles passait avant tout le reste. Je faisais du « zèle », comme mon interlocuteur le définissait. Toutefois, je ne se jugeais pas en tort dans mes agissements. Je n’ajoutais pas des points à mon frère à ses devoirs. Je n’allais pas plaider sa cause auprès des professeurs pour qu’ils se montrent davantage cléments face à ses devoirs. Je ne fermais pas les yeux lorsqu’il enfreignait le règlement. La véracité demeurait que j’étais même bien plus dur avec lui, parce que j’étais lié émotivement à sa personne. Que je ne voulais qu’aucun mal ne lui arrive et que son futur soit des plus beaux. Que je ne lui laissais aucun droit à l’erreur. Quitte à ce qu’il doive souffrir aujourd’hui, subir des punitions pour lui rappeler d’être rigoureux, respectueux et réaliste. Selon moi, j’avais tous les droits de me mêler de ses affaires, parce qu’il n’était pas un élève quelconque. Il était mon petit frère, celui sur lequel je veillais toujours. Et lorsque j’entendais qu’il était à la traîne dans certains cours, qu’il n’exploitait pas son potentiel pour stopper des souaffles ou courir après des filles, qu’il ne respectait pas certains aspects du règlement ou en était à la limite, ça m’hérissait. Je voulais voir Charles plus raisonnable, plus mature, plus sérieux. Et je le voulais en sécurité, non pas mêlé à des altercations pour le cœur d’une fille qu’il oubliera dans quelques mois. J’avais été horrifié d’apprendre que mon cadet avait été sévèrement blessé lors d’un match de Quidditch de l’an dernier, pour supposément cette cause. Et oui, soudainement, mon jugement avait été partial. Je voulais que Charles cesse le Quidditch pour rester en santé et se concentrer sur des notes qui lui favorisaient une entrée dans la vie active. Et je méprisais Potter pour avoir osé faire du mal à mon petit frère. Tant, que j’avais oublié de pâtir du fait que Charles n’avait pas jugé bon me tenir au courant, comme mes parents.

« C’est à se demander pourquoi d’un coup tu as perdu cette objectivité de laquelle tu te dis si fier et donc tu uses avec générosité envers les autres. Voilà que tu te fais exclusif envers un élève du château. Cela ne te ressemble pas Amos. » Un froissement de parchemin se fait entendre, résultat des poings du septième année qui se referment sans merci sur le papier qu’il tient, que je devine être ma lettre à son égard. Sa tension est palpable, je le vois agité, énervé, furieux. Et durant quelques secondes, attendant d’être sûr que Charlie ait terminé sa tirade, je m’interroge. Il était clair qu’il me reprochait de me mêler de ses affaires, de lui ordonner de cesser le Quidditch lorsqu’il se jugeait tous les droits de pratiquer ce sport, lorsqu’il se jugeait assez bon en cours, qu’il se jugeait assez bon élève en général. Il me reprochait d’être sur son dos, et de ne pas le considérer comme n’importe qui. Il me reprochait d’avoir un œil sur lui et de prendre soin de lui, en d’autres mots. Peut-être avais-je, une nouvelle fois, été trop loin. Peut-être étais-je, encore, trop protecteur envers ce frère qui grandissait et qui était désormais majeur, adulte. Je me remémorais les remarques de mes parents qui avaient parsemées mon passé, comme quoi j’étais trop dur avec Charles, que je devais lui laisser faire ce qu’il voulait, qu’il n’était pas « mon fils, mon deuxième moi ». Que j’avais beau être armé des meilleures intentions du monde, que ce n’était pas à moi de façonner l’avenir et l’existence de mon cadet. Et j’entendais Emma m’affirmer qu’il fallait que je le laisse commettre ses propres erreurs, avoir ses regrets, sinon, notre relation en viendrait à un point où Charles ne ressentirait que reproches envers ma personne. Qu’il ne pourrait plus me pardonner, même si j’étais peut-être dans le bon, sûrement dans le bon. Néanmoins, ça me paraissait si horrible, si cruel, de faire ça. A mes yeux, ça rimait à le laisser tomber, à l’abandonner.

Je baissais les yeux, les minutes de silence agonisant, ricochant sur nos égos écorchés. Mon esprit naviguait, divisé entre un orgueil attaqué et un semblant de cœur éreinté. J’inspirais profondément, repoussais mes épaules, inconfortable, et finissais par consentir : « Tu as raison, Charles, je te traite différemment des autres élèves. » Je lève les yeux, capte son regard. « Ce qui ne semble pas t’être clair, c’est que je n’ai absolument rien contre le Quidditch. C’est une part importante de notre culture sorcière. Ce que je désapprouve néanmoins, c’est l’ordre de tes priorités. A mes yeux, tu te dois de te focaliser davantage sur tes études. Hausser ces résultats et gagner en rigueur. Te défaire des autres distractions qui te font du tort. Le monde change, Charles, il est déjà bien différent que celui dans lequel je suis entré lorsque j’ai quitté Poudlard. Pour obtenir un travail stable, il te faut devenir bien meilleur que ça. Sortir du lot, te faire remarquer de manière positive. Ce n’est certainement pas ce que tu fais en ce moment. » Je ne cillais pas, j’étais conscient que mes paroles, non sans précédents, le blesseraient. Qu’il avait de quoi me répondre, réfuter mes propos, se défendre. Je lui faisais part d’un geste sûr que je n’avais pas fini avec qu’il s’y mette. « L’accès restreint au terrain de Quidditch n’est pas là parce qu’on juge que le Quidditch ne sert à rien, que c’est une perte de temps. Il a été instauré pour vous protéger, tout comme le couvre-feu a été avancé, et autres réformes. Il est là parce que Poudlard a été attaqué, et qu’on ne veut pas que vous souffrez. » Mon esprit divaguait l’espace de quelques secondes sur la disparition horrifiante d’Arsenius. L’un des rares que je considérais tel un ami… Que j’avais considéré tel un ami. Et si un match de Quidditch subissait une attaque aussi violente ? Les élèves seraient des proies si faciles, à l’infini du ciel écossais. Ça me glaçait le sang à l’idée de perdre Charles ainsi. Je me raclais la gorge, chassant en vain ces fantômes, constatant : « Mais ça, tu ne me le dis pas explicitement. » Je fronçais doucement les sourcils, taclant le vif du sujet : « Je t’ordonne peut-être de cesser tes pratiques sportives, mais en aucun cas, je t’interdis de monter sur un balai. Mes propos sont peut-être de l’ordre du devoir, mais ils en demeurent des conseils. Je ne peux pas te forcer à stopper le Quidditch. Comme je n’ai pas pu te forcer à prendre des options en troisième année malgré mes nombreuses recommandations. C’est ta vie, Charles. Si tu veux continuer à te donner corps et âme à ce sport et fermer les yeux sur mes conseils qui sont formulés seulement pour ton bien et pour t’assurer un avenir idéal, c’est ton choix. Si tu penses que tu ne vaux pas mieux qu’un trophée de collège de sorcellerie. » Je laissais planer quelques secondes de silence, avant de reprendre. « Je ne suis pas objectif avec toi, je ne l’ai jamais été et je ne le serais jamais. Parce que tu es mon frère, et que je veux que le meilleur pour toi. Tous mes agissements sont orientés vers ce but. Et oui, Charles, je ne sais peut-être pas mieux que toi ce qui fait ton bonheur immédiat, mais je sais mieux que toi ce qui t’attend après Poudlard et comment t’avoir une bonne vie rendu là. » Je soutenais son regard. « Malgré tout, en aucun cas je ne perdrais de mon intégrité pour cela. Je ne contournerais pas les règles pour toi, je ne fermerais pas les yeux sur des impairs de ta part, je ne proposerais ni voterais des décrets pour ton bien – ou mal selon ton point de vue - personnel et non le bien commun du corps étudiant. Tu es un élève de Poudlard au même titre que tous les autres qui a des droits comme des devoirs. Un de tes droits est de participer à ton match de Quidditch. Je ne te l’enlève pas, bien que je te presse, avec raison, de le mettre de côté. » Une nouvelle pause, j’étais franc et direct, et je savais que mes dires ne passeraient pas facilement chez mon interlocuteur. Je pensais au fait qu’il définissait mes actes comme contraires à ma personne. Je prenais une dernière fois la parole, souhaitant tirer cela au clair : « Je ne vois pas en quoi ça ne me ressemble pas. J’ai toujours veillé sur toi à ce que je sache. Je t’ai toujours traité différemment des autres, mis au premier plan. Pensé à toi et ton futur avant le reste. Je ne vois pas en quoi une lettre en tant que frère bienveillant jugeant que tu dois sérieusement réviser tes priorités et prendre des moyens drastiques avant qu’il ne soit trop tard me transforme en quelqu’un qui abuse de son pouvoir au Conseil d’Administration pour te martyriser. Nous ne sommes pas en rupture de parchemins ou de hiboux, je n’ai privé personne d’encre. Bien sûr que je ne vais pas envoyer ce genre de message aux autres élèves. Bien sûr que ce serait inapproprié. Mais en l’occurrence, tu es de ma famille, c’est une habitude que j’ai depuis toujours, et j’estime avoir le droit de me mêler de tes affaires pour ton propre bien. » Yaxley le faisait bien avec ses enfants, Carl le bon Samaritain se distrayait à mettre son nez dans les affaires de tous les élèves sur son passage, il n’y avait franchement aucun reproche à me faire d’agir de la sorte envers le Serdaigle.


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La liberté de l'aigle en plein vol

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MessageSujet: Re: I won't fight in vain. I'll love you just the same. ∴ f. Amos Dim 17 Mai - 0:56




I won't fight in vain. I'll love you just the same.

featuring Amos Diggory

De l’intérieur la colère s’engouffre dans chaque centimètre de ma peau. Son visage parfaitement impassible ne fait que renforcer ma rage contre lui. Je suis comme les vagues déchaînées de l’océan qui viennent se briser sur les rochers imperturbables de la côte. Pourtant je l’aime ce grand-frère. J’ai toujours apprécié ses ombres inquiètes qui venaient effleurer son front lorsque, enfants, il m’arrivait de me blesser dans nos jeux pourtant sans gravité. Je sais au plus profond de mes entrailles que ses préoccupations sont centrées sur ma bonne santé. Je sais dans quels états il peut se mettre lorsqu’il apprend les conflits dans lesquels je me mets constamment. Derrière ses excès de tyran se cache un amour fraternel bien présent, personne n’a besoin de me le rappeler. Mais j’aimerais qu’il comprenne que son attention m’étouffe, que je me sens prisonnier de son amour, entravé par les chaînes qu’il m’inflige contre mon grés. Il refuse de comprendre que lorsque je tombe, je ne me fais pas mal. Que les blessures physiques ne sont rien comparées aux meurtrissures qu’il inflige à mon âme libre. Souvent j’ai envie de lui crier mille choses au visage. De lui hurler mon envie de prendre mes jambes à mon coup lorsque je vois sa tête poindre dans un couloir, que je voudrais qu’il n’ait jamais été nommé comme membre du Conseil d’Administration pour ne plus avoir à subir la pression de ses iris d’acier contre ma nuque. Je voudrais lui hurler que je suis jeune encore, que j’ai la force de mon âge et l’énergie débordante de ma condition et que cela me donne envie de tout faire, de tout voir, par moi-même. Que cela me donne la force de supporter des bras cassés et des bleus de trois pieds de long. Je voudrais lui hurler tant de choses que ma gorge s’en serre d’avance et étrangle mon souffle dans une douleur amère. Je termine mes premières accusations avec la terrible impression de n’avoir rien dit, de n’avoir pas su me défendre comme il le faut. L’horrible sentiment de passer devant le Magenmagot me ronge de l’intérieur et j’attends sa plaidoirie avec supplice. « Tu as raison, Charles, je te traite différemment des autres élèves. » Ses yeux se lèvent, captant mes iris en feu. Il avoue. Les mots écorchent mes oreilles alors que le sang vient battre mes tempes. Il avoue me traiter différemment des autres élèves, je ne pensais pas qu’il en serait capable. Et il le reconnait avec une telle facilité que mon cœur craint la suite de sa sentence. « Ce qui ne semble pas t’être clair, c’est que je n’ai absolument rien contre le Quidditch. C’est une part importante de notre culture sorcière. Ce que je désapprouve néanmoins, c’est l’ordre de tes priorités. A mes yeux, tu te dois de te focaliser davantage sur tes études. Hausser ces résultats et gagner en rigueur. Te défaire des autres distractions qui te font du tort. Le monde change, Charles, il est déjà bien différent que celui dans lequel je suis entré lorsque j’ai quitté Poudlard. Pour obtenir un travail stable, il te faut devenir bien meilleur que ça. Sortir du lot, te faire remarquer de manière positive. Ce n’est certainement pas ce que tu fais en ce moment. » Mes iris devenaient de plus en plus sombre au fur et à mesure que ses paroles atteignaient mon cerveau. D’un noir de jais mon regard reste rivé dans le sien comme pour me raccrocher à leur lueur pour ne pas perdre complètement pied. Ma mâchoire s’entre-ouvre à peine qu’un vulgaire geste de sa part m’intime le silence avant de reprendre, toujours aussi calme et réfléchi. « L’accès restreint au terrain de Quidditch n’est pas là parce qu’on juge que le Quidditch ne sert à rien, que c’est une perte de temps. Il a été instauré pour vous protéger, tout comme le couvre-feu a été avancé, et autres réformes. Il est là parce que Poudlard a été attaqué, et qu’on ne veut pas que vous souffrez. » Son discours me rend presque malade. Il est tellement…conventionnel que s’en est presque aberrant. Comment un sorcier si jeune peut avoir un tel discours fermé et centré sur la protection des élèves au détriment de leur liberté et d’une vie normale ? A l’écouter parler, il faudrait enfermer chaque jeune sorcier dans une salle close, sans fenêtre avec pour unique compagnon des grimoires plus ennuyant les uns que les autres. Après tout, nous n’étions plus en sécurité nulle part. Les récents meurtres de Dumbledore et enfin de Samuels le prouvaient bien assez. Nous ne craignons pas plus une attaque dans la grande salle que sur le terrain de Quidditch, une telle mesure est parfaitement ridicule. Pendant quelques secondes ses prunelles s’embuèrent comme si Amos partait dans ses pensées avant de se racler la gorge et de reprendre « Mais ça, tu ne me le dis pas explicitement. » En ai-je vraiment besoin ? Visiblement non, nous sommes frères après tout, je le connais aussi bien qu’il me connait. Certaines choses se lisent entre nos lignes aussi clairement que si elles avaient été énoncées. « Je t’ordonne peut-être de cesser tes pratiques sportives, mais en aucun cas, je t’interdis de monter sur un balai. Mes propos sont peut-être de l’ordre du devoir, mais ils en demeurent des conseils. Je ne peux pas te forcer à stopper le Quidditch. Comme je n’ai pas pu te forcer à prendre des options en troisième année malgré mes nombreuses recommandations. C’est ta vie, Charles. Si tu veux continuer à te donner corps et âme à ce sport et fermer les yeux sur mes conseils qui sont formulés seulement pour ton bien et pour t’assurer un avenir idéal, c’est ton choix. Si tu penses que tu ne vaux pas mieux qu’un trophée de collège de sorcellerie. » Un frisson parcourt mon échine à son premier mot. « Je t’ordonne. » un verbe qui me débecte tout autant que la suite de la phrase. Mais sa dernière phrase achève mes dernières barrières pour de bon libérant toute ma rage qui se libère comme un torrent dans mes veines, faisant gonfler mes muscles de toute leur puissance. Si ce n’était pas Amos qui se trouvait en face de moi il ne fait aucun doute que j’aurais déjà envoyé valser mon poing dans sa petite tête si sûre d’elle. Pourtant, dans un ultime effort sur moi-même je parviens à garder un reste de contrôle et mes mains serrent avec une force incroyable le bois de ma chaise jusqu’à m’en faire blanchir les jointures. « Je ne suis pas objectif avec toi, je ne l’ai jamais été et je ne le serais jamais. Parce que tu es mon frère, et que je veux que le meilleur pour toi. Tous mes agissements sont orientés vers ce but. Et oui, Charles, je ne sais peut-être pas mieux que toi ce qui fait ton bonheur immédiat, mais je sais mieux que toi ce qui t’attend après Poudlard et comment t’avoir une bonne vie rendu là. » Son regard soutient le mien avec une pointe d’arrogance et mes dents grincent légèrement sous la pression « Malgré tout, en aucun cas je ne perdrais de mon intégrité pour cela. Je ne contournerais pas les règles pour toi, je ne fermerais pas les yeux sur des impairs de ta part, je ne proposerais ni voterais des décrets pour ton bien – ou mal selon ton point de vue - personnel et non le bien commun du corps étudiant. Tu es un élève de Poudlard au même titre que tous les autres qui a des droits comme des devoirs. Un de tes droits est de participer à ton match de Quidditch. Je ne te l’enlève pas, bien que je te presse, avec raison, de le mettre de côté. » Un tel point de vu biaisé par ses propres désirs me rendait fou de rage. Encore heureux qu’il n’avait pas l’intention de faire de moi un élève au-dessus des lois. Déjà que mon rôle de préfet me conférait certains avantages par rapport aux autres, il était hors de question que je devienne un vendu aux yeux de tous. Ma vie avait déjà suffisamment changé depuis que le nom de Diggory s’est associé à la direction de Poudlard. A-t-il jamais eu la moindre conscience de ce qui a changé pour moi ? Sait-il le nombre d’amis que je me suis soudain découvert dans l’espoir d’entrer dans les petits papiers d’un des membres du Conseil ? Non bien sûr, il est trop occupé à se soucier de commander le futur de ma vie. « Je ne vois pas en quoi ça ne me ressemble pas. J’ai toujours veillé sur toi à ce que je sache. Je t’ai toujours traité différemment des autres, mis au premier plan. Pensé à toi et ton futur avant le reste. Je ne vois pas en quoi une lettre en tant que frère bienveillant jugeant que tu dois sérieusement réviser tes priorités et prendre des moyens drastiques avant qu’il ne soit trop tard me transforme en quelqu’un qui abuse de son pouvoir au Conseil d’Administration pour te martyriser. Nous ne sommes pas en rupture de parchemins ou de hiboux, je n’ai privé personne d’encre. Bien sûr que je ne vais pas envoyer ce genre de message aux autres élèves. Bien sûr que ce serait inapproprié. Mais en l’occurrence, tu es de ma famille, c’est une habitude que j’ai depuis toujours, et j’estime avoir le droit de me mêler de tes affaires pour ton propre bien. » D’un bon vif et souple je me lève de ma chaise envoyant cette dernière glisser derrière moi dans un crissement de bois strident. Au fond de mes prunelles un feu noir flamboyant avec force. Debout je fais face à mon aîné. Lui et tout son calme contre ma hargne brûlante débordante d’une énergie que je n’ai jamais réussi à gérer, la libérant souvent dans la violence. Elle me submerge cette fameuse énergie qui englobe mon corps de jeune adolescent. « Arrête Amos » ma voix est presque hachée par la colère, d’un ton étrangement calme malgré les vibrations de colère qui couvent en elle, comme le tonnerre roulant ses grondements dans une strate atmosphérique supérieure. « Tout ce que tu as fait depuis ton arrivée à Poudlard n’a en rien œuvré à mon bien. Tu ne sais rien de moi, de ce que je vis au quotidien, de mes peines, de mes espoirs, de mes rêves, de mes aspirations. Ce que tu appelles un simple trophée d’école de sorcellerie représente la seule chose à laquelle je pourrais poser mon nom sans être effacé par le tient. Quoi que je fasse, jamais je ne pourrais dépasser les hauteurs atteintes par tes exploits. Mais jamais je ne me suis plaint de ça Amos, et jamais je ne m’en plaindrais, car je suis fier de tout ce que tu as fait. Plus que quiconque sur cette terre. Si bien que je n’ai jamais eu la moindre envie de te surpasser, ni même d’essayer. Mais lorsque j’ai commencé à envier la coupe de Quidditch de Poudlard, je me suis trouvé un but, une envie excitante, un rêve à atteindre. C’est tout ce que je demande Amos, remporter un trophée à mon nom. Une chose qui soit à moi et moi seul pour me prouver que je ne suis pas qu’un homme ordinaire. » La colère gronde doucement, comme le son grave des vagues sur le rivage, l’amertume au goût d’acier accroche ma bouche qui décharge toute ma rancœur contre mon aîné, depuis tant d’année j’ai écouté et plié l’échine face à ses conseils comme il dit. Mais plus maintenant. Je sais ce que je veux, de quoi j’ai envie, de quoi je veux faire ma vie et mon futur. « Mes priorités sont toutes vues et largement réfléchies, contrairement à ce que tu sembles imaginer. Je ne serais jamais un sorcier prêt à passer ses journées entières enfermé au ministère, je ne suis pas fait pour ça. Même si je te disais que je souhaite devenir auror tu serais capable de trouver toutes sortes d’excuse pour m’en dissuader. Pour mon bien comme tu dis si bien. Mais je n’ai envie de faire carrière que dans un seul domaine Amos, que cela te plaises ou non. » Je marque une courte de pause de quelque secondes alors que l’aveu brûle déjà mes lèvres de son piment de feu. «  Le quiddtich ce n’est pas qu’une simple passion, un simple passe-temps comme tu le vois. C’est pour ça qu’on ne pourra jamais se comprendre sur ce sujet Amos. Ce n’est pas qu’un passe-temps. C’est toute ma vie, ma raison de me lever le matin, de supporter toute la pourriture qui émerge dans cette sale époque. Je suis fait pour voler, pour sentir le vent gonfler mes cheveux et respirer l’odeur des nuages. Je suis fait pour ça Amos et que tu le veuilles ou non je n’arrêterais pas le Quidditch, ni aujourd’hui, ni demain, ni à la sortie de Poudlard » Mon souffle vint à me manquer et je pris le temps de reprendre ma respiration mes iris toujours aussi brûlante scrutant les siennes avec une intensité pleine d’une sincérité désarmante. Mes pensées me brûlent irradiant mon cerveau d’une étrange douleur mêlée d’une désagréable sensation de chaleur. « Je suis pas comme toi, je peux pas vivre à fond dans le futur en oubliant le présent. J’ai besoin de la sensation de vivre là, tout de suite. Je suis pas capable de me projeter dans dix, vingt ans. Advienne que pourra ! La vie est longue, et précieuse, tu ne t’en rends pas compte ? Avec toutes ces morts si proches de nous je ne peux que me donner raison. Je n’ai pas envie de risquer de regretter de n’avoir pas vécu comme je le voulais lorsqu’un sort viendra frapper ma poitrine. Moi aussi j’ai peur que tout ça tourne mal. Et cette peur me donne encore plus l’envie de me consacrer à ce en quoi je crois, ce qui me donne cette foutue envie de me battre. Et c’est pas en nous restreignant l’accès au terrain que tu pourras nous protéger. Il n’y a plus de lieu où nous sommes en sécurité ici. Vous feriez mieux d’arrêter Poudlard pour être plus sûr que nous ne risquions pas de subir une attaque massive. » Mes yeux percent les siens avec fureur « Toi tu as ta belle justice et tes principes si parfaitement pliés aussi net qu’une baguette lustrée. Eh bien moi j’ai le Quidditch, tout simplement. Alors oui, j’en fais une montagne. Pour un misérable hibou je viens te chercher des noises. Car tu ne réalises pas à quel point c’est frustrant de te voir considérer ma vie comme un passe-temps, que tu puisses penser que tu peux te permettre de me faire de tels conseils biaisés par tes propres désirs. Je ne suis pas toi Amos. Quand est-ce que tu le comprendras ? Bien sûr que tu as toujours été là pour moi, à me surveiller, à m’étouffer de ton inquiétude et des chemins que tu t’acharnes à tracer pour moi. Mais je n’en veux pas. Je veux pouvoir faire mes propres preuves, creuser mon propre chemin dans ce monde. » La colère emplie ma tête de nappe brumeuse et un tournis s’empare de mes sens étourdis par temps de sentiments. A demi essoufflé je plante à nouveau mon regard avec fermeté dans l’éclat de ses yeux clairs, je ne suis pas prêt de flancher, pas cette fois. Tremblant j’attends sa réponse avec moins d’appréhension que précédemment, plus déterminé que jamais à livrer bataille pour mon avenir.  

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I won't fight in vain. I'll love you just the same. ∴ f. Amos
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