Les critiques font avancer, il paraît (Alecto)
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MessageSujet: Les critiques font avancer, il paraît (Alecto) Lun 20 Avr - 11:50

C'était la frénésie, à la librairie. Depuis que la nouvelle auteur en vogue, Goewyn Cerwy, venait de temps à autres pour des séances de dédicaces, le commerce marchait du tonnerre. Ce n'était pas seulement les quelques livres de sa célèbre saga qui se vendaient, car une fois qu'ils étaient là, les clients visitaient un peu la boutique, et leurs choix étaient aussi variés qu'il y avait de gammes proposées. Ceridwen s'en félicitait. Sa grand-mère aussi. Elles n'avaient plus une minutes à elles, mais elles ne s'en plaignaient pas.

Aujourd'hui ne dérogeait pas à la règle. Avec les troubles qui agitaient le monde magique, beaucoup aimaient à se réfugier dans la lecture. Une bonne chose, selon Ceri, et pas seulement parce que ça faisait bondir les ventes. C'était une lectrice passionnée depuis son plus jeune âge. Elle dévorait tout ce qui lui passait sous la main. Grimoires anciens, romans à l'eau de rose, contes pour enfant, romans d'aventures... Nourrie par ses lectures, son imagination était débordante. C'est d'ailleurs pour cela qu'elle avait un bon nombre de livres à son actif, et pas seulement ceux de sa saga.

Attablée à son bureau, alors que la pause de midi allait se terminer, la brunette étouffa un bâillement avec le dos de sa main. Sa grand-mère était rentrée à Cardiff. Elle ne venait que la matinée, et repartait avant le repas du midi. En même temps, elle avait quand même soixante-dix-sept ans, et elle débordait d'énergie quand elle venait à la librairie, ce qui n'était pas rien. Elle passait la matinée plongée dans les chiffres, dans les comptes de la boutique et à discuter avec sa petite-fille des innovations à faire ou à oublier.

Ceridwen repoussa le parchemin déjà noircit de son écriture délicate et reposa sa plume dans l'encrier. Elle avait passé toute sa pause à écrire. Les idées lui venaient sans cesse et il fallait qu'elle les couche sur papier avant d'oublier. Elle y reviendrait plus tard. Elle ferait le tri. Elle avait déjà une longue liste d'idées à exploiter pour son prochain roman. D'autres de ces idées attendraient le suivant. Elle aimait cette saga qu'elle construisait, petit à petit. Dans son esprit, ça correspondait presque au monde actuel, à la situation politique et aux rebondissements qui s'y produisaient. Mais elle n'avait pas pu le formuler ainsi. Elle avait dû ruser et transposer son histoire dans un autre univers, un peu parallèle. Elle avait dû changer les races, et les noms.

Mais le résultat était là. La rébellion des vampires de pure souche, des premiers vampires créés et qui perpétuaient leurs lignées uniquement entre eux, elle prenait forme. Elle gagnait du terrain. Les vampires mordus, ceux qui étaient humains avant, ils étaient surchargés. Ils étaient dépassés.

Poussant un soupir satisfait, la métamorphomage se leva, et attrapa un des sandwichs qui étaient dans l'assiette que sa grand-mère avait laissée. Dans quelques minutes, la pancarte de la librairie se retournerait et, au lieu d'afficher "Closed", elle afficherait "Open". Elle n'avait plus beaucoup de temps. Mais, habituée à manger dans des délais plutôt court, Ceridwen fit un sort à son sandwich, et au suivant, en moins de temps qu'il n'en faut pour formuler le sortilège impardonnable de mort : Avada Kedavra.

La jeune femme prit place derrière le comptoir alors que la clochette de l'entrée signalait le retour de ses deux employés. Une femme d'âge mûr qui était principalement à l'accueil, et un jeune homme à peine sorti de Poudlard qui s'occupait de mettre les nouveautés en rayon et qui était un peu le commis de la propriétaire des lieux.

« Nadia, Johnny, il faudrait mettre en rayon le carton du dernier roman de Geowyn. La suite de la saga. J'ai eu quelques appels ce midi pour en demander la disponibilité. Laissez-en trois de côté, sur le comptoir. »

Les deux employés hochèrent la tête et Nadia prit trois exemplaires du roman dans le carton pour le poser derrière le comptoir, où elle passerait sans doute l'après-midi, tandis que Johnny fit léviter le carton jusqu'aux étagères dédiées à l'auteur. Un petit sourire flotta sur les lèvres de la jeune femme en regardant ses deux employés s'affairer.

« Nadia, s'il y a des appels concernant la dédicace de Goewyn, passe-les moi, je vais gérer le planning. Si vous avez besoin de moi, je serais dans la réserve, à trier les arrivages. »

Elle laissa alors ses deux employés se débrouiller tandis que la pancarte changeait et que la librairie ouvrait de nouveau pour l'après-midi. Elle prit la direction de la réserve, et s'attela à la dizaine de cartons qui étaient arrivés juste avant la pause de midi. Elle aurait tout son temps, puisqu'aucune séance de dédicace n'était prévue aujourd'hui. Elle pourrait faire une pause, de temps à autres, histoire de voir comment se débrouillaient ses employés, de discuter un peu avec des clients qui venaient là souvent...

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MessageSujet: Re: Les critiques font avancer, il paraît (Alecto) Sam 25 Avr - 16:29






Les critiques font avancer, il paraît




Alecto et Ceridwen


La brise printanière fait voler ma longue chevelure foncée contre mon visage. Malgré la chaleur des premiers rayons de soleil, je m’abrite volontairement dans les rues froides et sombres de l’allée des Embrumes. Serpent longiligne aux couleurs sombres et rougeoyantes j’avance vêtue d’une longue robe de sorcière d’un noir de jais relevé de quelques revêtements sanguinolents, témoins de mon humeur du moment. Demain nous serons vendredi et le Lord m’a confié une mission que je me dois de réussir. Ma langue glisse sur mes lèvres carnassières alors que l’idée d’un meurtre prochain caresse doucement ma peau blanche. Mes yeux s’arrêtent sur une horloge qui orne la devanture d’un magasin d’herboriste, l’après-midi ouvre tout juste ses bras à mon errance solitaire. Libérée de ma formation de briseuses de maléfices pour la journée je profite de cette opportunité pour aller rendre visite à un vieil « ami » dont l’échoppe d’objets ensorcelés connait une certaine notoriété depuis qu’il a été accepté au sein des Mangemorts. Mais avant cela, j’ai une missive importante entre mes doigts fins d’une blancheur mortelle et elle doit rejoindre son destinataire sans plus tarder. J’aurais volontiers envoyé mon propre hibou s’occuper de cette tâche, mais il ne faut pas que l’on puisse remonter jusqu’à mon nom à travers lui. Avec un certain mépris je bifurque dans une rue perpendiculaire me rapprochant petit à petit du léger brouhaha des rues passantes, des rues pleines de vies, de joie, de paroles inutiles et de couleurs criardes. Cette mode du flashy agresse mes iris hautaines, à croire que le commun des sorciers n’a aucun goût vestimentaire. Le soleil vient frapper ma peau dans une morsure désagréable et mes yeux papillonnent face à cette soudaine luminosité. Un éclair mécontent traverse mes pupilles aveuglées mais je reprends ma route malgré tout, fine silhouette pâle dans une rue baignée de soleil, maudissant l’astre du jour qui darde ses rayons sur ma peau nue. Les Furies sont des créatures des enfers, à l’aise dans l’ombre noirâtre des entrailles de la terre, dissimulées à la lueur du grand jour traître et accusateur.    

Mes pas s’accélèrent tandis que mes yeux s’habituent à la nouvelle luminosité, la poste se dessine enfin devant mes yeux et l’odeur âpre des hiboux massés dans leurs cages m’arrache un haut le cœur lorsque je pousse la porte d’entrée. Discrètement, quelques mornilles atteignent le comptoir alors que j’attache le parchemin finement cacheté à la patte d’un stupide grand-duc. Aussi rapidement que je suis entrée, me revoilà dehors, respirant à grande bouffée l’air frais de la rue, savourant la brise avec un nouvel entrain après l’atmosphère surchargée de la poste. Reprenant mon chemin sans plus attendre je passe par hasard devant une librairie plutôt bien mise en valeur et dont les employés sont en train d’installer un nouveau livre en devanture. Distraite par le mouvement des livres en question mes yeux se posent négligemment sur une des couvertures et les lettres rouges du nom de l’auteur retiennent mon attention. Geowyn. Ce nom me dit vaguement quelque chose et avant même de m’en être rendu compte, je me retrouve arrêtée à quelques pas de l’entrée de la boutique, plongée dans ma mémoire. Soudain l’idée me revient comme un cognard en plein visage. Il s’agit de l’auteur de cette fameuse saga dont beaucoup de sorciers parlaient autour de moi et que j’ai fini par parcourir par curiosité. Amère déception. Prise d’une soudaine animosité je sens Tisiphone la vengeance gronder dans mes entrailles alors qu’Alecto toujours en colère lancent des éclairs dans mes iris claires dans lesquelles un feu vert ne cesse jamais de brûler. Un écriteau indique également une prochaine dédicace de la sorcière, pour le lendemain exactement.

La porte émet un léger son de clochette lorsque je la pousse d’une main arrogante. Immédiatement, un jeune homme s’approche de moi un sourire à moitié bienveillant sur le visage « Bonjour Demoiselle, est-ce que je peux vous renseigner » mes iris rencontrent son regard vide de sentiment et lui lancent un regard des plus noirs et méprisant. « Dégages de mon chemin vermisseau. » Je ne suis pas du genre à accepter l’aide de quelqu’un aussi facilement et avec le sourire. Ma voix glacial et sans appel le laisse pantois quelques secondes et je peux deviner dans ses traits une certaine perplexité. D’un geste vif ma baguette fouette l’air dans un léger sifflement digne d’un serpent menaçant. « Je ne le répèterai pas deux fois. » Mon insatiable envie de torture reprend le dessus, s’enroulant autour de mes veines, répandant son douçâtre venin dans ma chair, illuminant mes yeux d’une lueur dansante terrifiante. La terreur semble l’atteindre avant le moindre de mes sortilèges et, livide, il s’efface devant moi, aussi mollement qu’un linge mouillé. Un soupire déçu s’échappe de ma poitrine alors que je range ma baguette dans la manche de ma robe. Cela aurait été tellement plus drôle de le voir résister un peu. Les sorciers ne sont plus ce qu’ils étaient, tous faibles et apeurés comme des boursoufflets. Je fis quelques pas, survolant les rayons d’un air narquois. La sorcière qui écrivait cette saga se voulait révolutionnaire, ou en tout cas, voulait sans aucun doute montrer sa profonde aversion pour les né-moldus, mais en passant par un contexte bien trop éloigné ce qui, à mon goût, dénaturait tout le propos et, en regardant la librairie dans laquelle je me trouvais, une certaine pointe de regret naquis en moi. Il ne m’avait pas fallu bien longtemps pour reconnaître certains grands noms de la bonne littérature sorcière. Il faut entendre, de la littérature prônant la magie noire et la supériorité de certains sorciers sur d’autres, notamment grâce à leur patrimoine sanguin. Voir un livre bon marché tel que celui de Geowyn proposé aux côtés d’aussi bons livres me donnait presque la nausée. « Viens ici. » D’une voix sèche et glacial je rappelais le jeune homme près de moi. Pourtant aucun mouvement ne répondit à mon appel, sans même détourner le regard ma langue claque contre mon palais sans me soucier de vérifier si d’autres clients se trouvaient également dans la librairie. « Tu es sourd ou tu as besoin que je te fasse moi-même venir ? » Lentement le linge mouillé se glissa à nouveau à mes côtés, le regard fuyant. « Va me chercher le gérant je veux m’entretenir avec lui. » Une ombre de doute vibre rapidement dans ses iris avant de croiser l’enfer des miennes et, sans mot dire, il tourne rapidement les talons vers l’arrière-boutique alors qu’un fin sourire ravi étire mes lèvres cruelles.  

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MessageSujet: Re: Les critiques font avancer, il paraît (Alecto) Lun 27 Avr - 14:53

Triant les nouveaux arrivages de livres dans les chariots, Ceridwen était absorbée par sa tâche. Elle avait prit soin de disposer plusieurs chariots face à elle, et ouvrait les cartons un à un. Romance, chariot n°1. Action, chariot n°2. Suspens, chariot n°3. Grimoires documentaires, chariot n°4. Littérature jeunesse, chariot n°5. Action encore, n°2. Et ainsi de suite. Elle était si concentrée sur sa tâche, déballant avec précaution les livres neuf, qu'elle faillit sursauter quand la voix de son employé résonna dans la réserve. Retenant de justesse le tressaillement de son corps, la brunette se redressa, un grimoire pour sa collection personnelle dans sa main droite.

« Vraiment, une cliente veut me voir ? Bon. Continue le tri s'il te plaît. Fait attention à ce carton, il s'agit de mes acquisitions personnelles. Ces grimoires sont précieux et fragiles, pour certains. »

Ayant fait ses recommandations d'une voix claire et stricte, la métamorphomage souffla un bon coup et se dirigea vers la porte pour quitter la réserve. Ses doigts effleuraient la reliure du livre qu'elle avait toujours dans la main, caressant les lettrines dorées du titre. Sortilèges de douleur, les lances, les contrer et les apaiser. Un bon livre, sûrement. Elle envisageait de le parcourir ce soir. Mais pour le moment, la libraire marchait à grand pas vers la silhouette fine qui se tenait devant le rayon des livres traitant de magie noire et de supériorité des sang-pur, que ce soit des récits de fiction ou des grimoires informatifs.

« Je suis Ceridwen Griffiths, la propriétaire. Vous désiriez me voir, madame ? Lança-t-elle d'un ton qui se voulait professionnel. »

Ses prunelles glacées parcoururent les traits de celle qui lui faisait face. Si Johnny était bien content d'être dans la réserve, ayant eu un aperçu du caractère de la cliente aussi bien que de celui de Ceridwen, Nadia, en revanche, aurait voulu le rejoindre. Elle pressentait des éclats de voix. Mais la brune métamorphomage, inconsciente pour le moment du caractère aussi emporté de sa compagne, esquissait un sourire neutre, accueillant même. La jeune femme ne paraissait pas être une née-moldue, ni même une sang-mêlée. Seul un individu avec un sang-pur dégageait, selon elle, autant de puissance et d'assurance. Ou alors, c'était une femme comme elle, avec des idéaux définis sur la supériorité du sang sorcier sur le sang moldu.

« Que puis-je donc faire pour vous ? »

Sa voix s'était adoucie suite à ce constat. Elle pourrait presque pardonner son interruption. Elle n'aimait pas être dérangée, mais elle ferait sans doute une exception pour une personne de rang supérieur. Ses doigts caressaient toujours la couverture du grimoire qu'elle tenait tandis que ses prunelles essayaient de sonder celle de la cliente.

L'alarme de la cheminée dans le bureau de Ceridwen sonna. D'ordinaire, elle serait allé répondre elle-même, mais elle était présentement occupée.

« Nadia, allez répondre. S'il s'agit d'un fournisseur, dites que je viendrais plus tard. Si c'est une commande, prenez des notes et n'oubliez rien. »

Trop heureuse de quitter la pièce principale, la jeune sorcière fila dans le bureau de Ceridwen sans demander son reste. La brunette la suivit à peine du regard, reportant son attention sur celle qui l'avait demandée.

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MessageSujet: Re: Les critiques font avancer, il paraît (Alecto) Mer 29 Avr - 12:20






Les critiques font avancer, il paraît




Alecto et Ceridwen


Une fine silhouette se glisse à mes côtés, dans un mouvement svelte de femme distinguée. « Je suis Ceridwen Griffiths, la propriétaire. Vous désiriez me voir, madame ? » Son ton est plus que lisse, d’un professionnalisme sans faute. Ses iris glacées croisent mon regard de braise et instinctivement nos yeux s’accrochent ensemble dans une légère surprise commune. Elle ne ressemble pas du tout à la personne que je m’imaginais cacher derrière le titre de « responsable. » Sa silhouette féline dégage un certain charisme et sa peau de porcelaine fait échos à la pâleur de mes joues. Sans ménagement mes prunelles glissent le long de son corps finement dessiné dans sa robe de sorcière parfaitement taillée. C’est une femme qui prend soin de son apparence, cela ne fait aucun doute. S’accrochant sur les lettres de cuir inscrites sur la couverture du grimoire qu’elle tient dans ses mains froides, mes yeux ne parviennent immédiatement à s’en détacher. Sortilèges de douleur, les lances, les contrer et les apaiser. Un bel ouvrage. Les Carrow en possèdent un exemplaire relié de filament d’or dans la grande bibliothèque familial. Plutôt bien écrit, mais si peu complet à mon goût. « Que puis-je donc faire pour vous ? » Sa voix s’est faite plus douce, reconnaissant dans mes traits un quelconque élément enclin à entraîner une certaine sympathie à mon égard. Lentement je relève mes iris avec une arrogance non dissimulée. Pourtant il ne faut pas être occlumens pour deviner son âge supérieur au mien. Mais ces choses-là n’ont jamais fait partie de mes considérations et tous les êtres qui peuplent cette terre sont au même niveau que les autres. Excepté ceux, bien entendus, qui méritent mon respect et ma considération. « Le sortilège du chapitre 33 devrais faire une bonne correction à votre impertinent sous-fifre. » Je suis d’une insolence malicieuse et irritante. Je connais son pouvoir sur les autres lorsque leurs égos se retrouvent vertement trainés dans la boue. Tout ceci n’est qu’un jeu dans lequel j’ai toujours eu un certain avantage grâce à mon esprit belliqueux. Je suis une Carrow, et chaque jour je m’emploie à faire honneur à ce nom prestigieux, aussi bien dans mes actions que dans ma perversité. Allez savoir comment un tel trait de caractère est devenu notre devise. « Chère Ceridwen, je souhaite m’entretenir avec vous au sujet des ouvrages que vous mettez en vente dans votre librairie. Je constate que vous possédez un nombre impressionnant d’ouvrages particulièrement intéressants » Une stridente sonnerie de cheminée coupa ma phrase et d’un regard furieux mes iris dérivèrent vers son origine. « Nadia, allez répondre. S'il s'agit d'un fournisseur, dites que je viendrais plus tard. Si c'est une commande, prenez des notes et n'oubliez rien. » Je remarquais pour la première fois la présence d’une deuxième employée qui nous regardait avec une crainte mêlée de peur. Je regrette presque de n’avoir pas fait attention à elle plus tôt, j’aurais pu m’amuser avec elle autant qu’avec son collègue. Et je déteste passer à côté d’une bonne occasion comme celle-ci. Une légère moue passe sur mes traits fins tandis que je suis du regard la course presque frénétique de la jeune femme, visiblement plus qu’heureuse de nous laisser seules en tête à tête. Pressent-elle une tempête à venir ? Après tout, je ne connais pas le tempérament de la sorcière qui me fait face. Je devine une femme froide et aussi tranchante qu’une lame d’acier. Une première analyse qui me confirme que quelque chose cloche ici. Une telle personne ne devrait pas cautionner la vente d’un tel torchon dans son établissement, et encore moins organiser des séances de dédicaces. Rien que de l’imaginer, cela m’écœure. « Je disais donc, voici une bien jolie collection d’ouvrages approuvés par les plus grands de ce monde. Cependant, je suis déçue de constater que votre établissement se permet de vendre les ouvrages de Giwyn » Volontairement j’écorchais le nom de l’écrivain avec un dédain non dissimulé pour marquer avec insistance mon mépris pour la personne et son « œuvre ». Si tant est qu’on puisse appeler un tel ramassis de bêtises, d’œuvre. « Ce ne sont en rien des ouvrages dignes de côtoyer les honorifiques grimoires qui se trouvent dans l’étagère derrière moi. Ce simple livre rend votre boutique impropre à la fréquentation de sorciers de mon rang. » Ce qui était bien vrai. Sans ce malheureux détail, j’aurais même pu aller jusqu’à parler de cette librairie aux autres membres des Mangemorts car j’avais déjà reconnu une dizaine de couvertures traitant de sujets plus qu’intéressant pour notre instruction et notre curiosité. Sans compte que la gérante avait l’air d’être une sorcière respectable et non sans charme. Bien qu’elle n’ait pas le charisme magnétique de Bella, elle dégageait une certaine aura qui plairait sans aucun doute à certains sorciers de notre entourage. Avec une telle publicité, elle n’aurait plus eu à vendre des ouvrages populaires comme celui-là pour garder son bateau à flot. « Je ne comprends pas pourquoi vous acceptez qu’une telle personne incapable d’assumer ses opinions vienne fouler le sol de votre librairie, c’est une honte pour ces grimoires-là » terminais-je en lui désignant les rayons qui s’étendent derrière moi. Je ne connais pas Ceridwen, je ne connais pas son caractère, je me contente pour le moment de la tester, de sentir les vibrations de son âme, de deviner ses mouvements de caractère pour mieux l’appréhender, mieux trouver ses faiblesses et, si nécessaire, se jouer d’elle. A moins qu’elle ne se révèle une de ces personnes dignes d’intérêt, dans quel cas je pourrais éventuellement me pencher plus en profondeur sur sa personne. Lentement mes doigts s’égarent sur la tranche de cuir d’un des ouvrages que je peux atteindre d’un simple mouvement de bras. Sortilèges et artéfacts de Mésopotamie, entre magie noire et sorts proscrits. Un léger sourire étire mes lèvres alors que mes doigts glissent doucement sur chacune des lettres gravées. Peut-être bien que mon arrêt ici ne sera pas tout à fait inutile finalement. Cet ouvrage fait partie des lectures recommandées par mon mentor, malheureusement peu de librairies le proposent encore en raison de son ancienneté. Un ouvrage plus récent a retravaillé la question, mais d’après lui ce dernier n’est pas aussi complet que l’original.  
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MessageSujet: Re: Les critiques font avancer, il paraît (Alecto) Mer 29 Avr - 19:11

« Le sortilège du chapitre 33 devrais faire une bonne correction à votre impertinent sous-fifre. »

Les mots sortent, claquant comme un fouet. Un sourire étire les lèvres de la libraire, tandis qu'elle note dans un coin de son esprit de consulter ce chapitre avec soin. Peut-être pas pour corriger Johnny, qui pouvait se montrer assez insolent parfois, mais elle trouverait sûrement d'autres utilités. Laissant le sourire flotter sur ses lèvres, Ceridwen écoute avec attention la suite des paroles de la jeune femme face à elle jusqu'à ce que la sonnerie stridente annonce quelqu'un par le biais de la cheminée. Nadia file comme son ombre aux ordres de sa patronne, et la brune surprend alors le regard presque déçu de cette inconnue qui paraissait être de haut lignage. Plus jeune, et pourtant aussi volcanique, elle le sentait.

« Je disais donc, voici une bien jolie collection d’ouvrages approuvés par les plus grands de ce monde. Cependant, je suis déçue de constater que votre établissement se permet de vendre les ouvrages de Giwyn. Je ne comprends pas pourquoi vous acceptez qu’une telle personne incapable d’assumer ses opinions vienne fouler le sol de votre librairie, c’est une honte pour ces grimoires-là. »

Serrant les dents pour réprimer un tic nerveux, et s'empêcher de rectifier tout de suite suite au nom écorché de l'auteur, la brune garde son regard glacé posé sur l'impudente qui critiquait son livre. Ses livres. Elle soulevait certes un point important, mais quand même. Son sourire se fana légèrement. Elle rectifia le tir dès qu'elle le sentit, mais il est probable qu'un observateur attentif ait vu ce discret affaissement du coin de ses lèvres.

« Vous savez, j'ai longuement réfléchit, avant d'exposer les œuvres de Goewyn Cerwy, mentit-elle en insistant sur le nom. J'ai pesé le pour et le contre. J'ai lu attentivement chacun des tomes de la saga. »

Encore des mensonges. Bien évidemment, sur le principe, c'était tout à fait ça. Ceridwen avait presque lu l'intégralité des livres qui peuplaient sa librairie. Certains avaient été parcourus d'un œil distrait, tandis que d'autres avaient eu une attention plus soutenue. Son livre aussi avait été examiné d'un regard critique. Corrections après corrections.

« J'imagine que le message qui se cache derrière ces lignes n'est pas passé inaperçu à vos yeux, et que ça doit en hérisser le poil de certains, de voir cette comparaison. Mais dans le monde de l'édition, si ce n'est pas un grimoire de type "documentaire" ou "éducatif", laisser le fond tel quel n'aurait jamais permit la publication de ces textes. »

Cette fois, c'était l'exacte vérité. Elle s'était renseignée. Elle s'était documentée. Elle avait questionné beaucoup de maisons d'éditions, beaucoup de libraires, et la réponse était toujours la même. Une histoire parlant de sorciers au sang-pur et de ségrégation des individus qui n'auraient pas le sang-pur était clairement condamnée à mourir dans l’œuf. Personne n'aurait jamais publié ça. La lecture n'aurait peut-être même pas été terminée par la moitié des agents de maisons d'édition. Quant à son succès auprès du public... Si jamais ça avait été publié tel qu'elle l'imaginait au départ, son histoire n'aurait touché qu'un public au sang-pur. Il était quasiment certain que pas un né-moldu n'aurait acheté ce livre. Alors que là. Camouflée sous ce prétexte de vampires, les nés-moldus en raffolait de cette histoire. Quelle ironie, alors que l'idée maîtresse était leur extermination...

« Mais je comprends que vous puissiez en être choquée. Néanmoins, je pense que si vous connaissiez l'auteur, si vous en discutiez un peu avec elle, elle saurait vous convaincre que si elle avait pu publier son histoire sous son format original, elle n'aurait pas manqué de le faire. »

Ses lèvres se recourbèrent en un sourire amusé, alors qu'elle ramenait d'une main le grimoire dans ses mains contre sa poitrine.

« Elle m'a d'ailleurs confié avoir reçu une ou deux lettres de quelques uns de ces grands auteurs que vous appréciez, et que j'apprécie particulièrement moi aussi, et qui lui faisaient part de leur félicitations. »

Ses doigts caressaient distraitement les lettrines du manuscrit, alors que ses prunelles se déplaçaient sur le grimoire ayant attiré l'intention de la jeune femme. Le titre fit sourire la métamorphomage, qui empêcha de justesse ses mèches d'ébènes de se teinter d'un brun plus chaleureux alors que la critique de son livre s'effaçait légèrement dans son esprit.

« Je vois que vous appréciez ces grands noms de la documentation sorcière sur les arts obscurs. S'il y a d'autres titres que vous auriez souhaiter voir... Je sais que peu de librairies les proposent encore à la consultation. Mais j'en ai une assez bonne collection. Une grande partie, par ailleurs, est dans ma collection personnelle. »

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MessageSujet: Re: Les critiques font avancer, il paraît (Alecto) Mer 6 Mai - 21:10






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Alecto et Ceridwen


L’enthousiasme de la jeune femme s’assombrit largement alors que je critique ouvertement ce livre stupide et sans intérêt. La libraire est donc intimement persuadée qu’il s’agit là d’une bonne littérature, une légère moue passe sur mes traits de glace. « Vous savez, j'ai longuement réfléchit, avant d'exposer les œuvres de Goewyn Cerwy. J'ai pesé le pour et le contre. J'ai lu attentivement chacun des tomes de la saga. » Un léger ricanement s’échappe de mes lèvres retroussées dans un rictus mauvais. Personnellement je n’ai même pas réussi à terminer le premier tome de cette trop longue saga. Comment une telle sorcière peut-elle être tombée « amoureuse » de ce livre sans saveur ou tout n’est que suggéré, transformé et dénaturé ? Comparer des sorciers de sang pur à des vampires…Ces êtres assoiffés de sang, aux mœurs étranges et sans code d’honneur, c’est presque humiliant. Non pas que je considère ces êtres comme inférieur à nous, disons simplement qu’ils sont…différents. Il suffit de regarder Greyback pour s’en rendre compte. Leurs instincts d’animal les rend souvent incontrôlables, eux-mêmes perdent leur sens commun lorsqu’ils se retrouvent possédés par le loup qui dort en eux. Jamais l’idée ne me viendrait de les considérer comme inférieur, notre maître lui-même éprouve une certaine forme de respect pour eux. Ceci-dit ils restent différents et je m’étonne encore de l’association du loup-garou à notre cause. Sans parler de cet accord passé entre Voldemort et Fenrir qui permet à ce dernier de ne pas porter notre fière marque… « J'imagine que le message qui se cache derrière ces lignes n'est pas passé inaperçu à vos yeux, et que ça doit en hérisser le poil de certains, de voir cette comparaison. Mais dans le monde de l'édition, si ce n'est pas un grimoire de type "documentaire" ou "éducatif", laisser le fond tel quel n'aurait jamais permis la publication de ces textes. » Son argument se tient bien sûr, si l’auteur avait clairement mis les mots sur ses idées de fond, peu d’éditeurs auraient accepté de publié l’ouvrage et il n’aurait surement pas eu le succès qu’il connait actuellement. Mais de mon point de vue, cet argument ne se justifie pas. Au contraire, il ne fait qu’enfoncer un peu plus la Cerwy.
« Mais je comprends que vous puissiez en être choquée. Néanmoins, je pense que si vous connaissiez l'auteur, si vous en discutiez un peu avec elle, elle saurait vous convaincre que si elle avait pu publier son histoire sous son format original, elle n'aurait pas manqué de le faire. » Je l’écoute parler, écoutant et enregistrant chacun de ses arguments avec attention afin de pouvoir mieux les démonter ensuite. Un sourire amusé étire ses lèvres alors que je sens monter en moi la fièvre du jeu. Et quelle partie ! La sorcière qui me fait face à l’air plus que convaincue de sa bonne action alors que tout me prouve qu’elle a tort et que son jugement est erroné. Pourtant elle persiste et s’amuse même à me taquiner et à me tester. « Elle m'a d'ailleurs confié avoir reçu une ou deux lettres de quelques-uns de ces grands auteurs que vous appréciez, et que j'apprécie particulièrement moi aussi, et qui lui faisaient part de leur félicitations. » Mes dents grincent sèchement pourtant je me contente de l’écouter, préparant ma réponse avec patience et maîtrise. Je suis une Carrow, et une Carrow ne gâche pas son plaisir trop vite et trop brusquement pour ne pas risquer de passer à côté d’un grand moment de plaisir. « Je vois que vous appréciez ces grands noms de la documentation sorcière sur les arts obscurs. S'il y a d'autres titres que vous auriez souhaiter voir... Je sais que peu de librairies les proposent encore à la consultation. Mais j'en ai une assez bonne collection. Une grande partie, par ailleurs, est dans ma collection personnelle. » Elle change soudain de sujet, reportant son attention sur le manuscrit que je caresse doucement des doigts. Ce dernier point m’intéresse et vient, en quelque sorte, lui donner un sursis. Sa collection personnelle m’intrigue autant que sa personne et je ne dois pas gâcher cette chance là non plus.

Lentement, sans répondre je tire à moi le lourd volume avant de le caler sous mon bras et de tourner mon regard brûlant vers elle. « J’entends tous vos arguments et je vous remercie de m’apporter des éléments en plus pour discréditer cette auteur. Je ne déteste rien de plus que ceux qui cherchent à se faire de l’argent à tout prix, à s’acquérir la célébrité au détriment de leurs idées. S’aliéner de cette façon est presque condamnable. Son nom de famille ne me dit rien cependant, je suppose que sa valeur n’est pas plus haute que certains de ses personnages. » Mes iris fixent avec une certaine malice le visage de porcelaine de la jeune femme qui me fait face. Je ne sais pas pourquoi, mais elle a l’air particulièrement touchée par mes piques envers l’auteur. Une sœur peut-être ? Une cousine ? Une bonne amie ? Allez savoir. Peut-être même en est-elle l’auteur-même. Ce serait drôlement intéressant. Peut-être bien que je devrais suivre ses conseils et aller rencontrer cette Goewyn en personne pour lui faire part de mon mécontentement à son égard. Un léger sourire carnassier vient flotter avec délice sur mes lèvres cruelles. « Je me demande bien de quels auteurs elle parle, tous ne sont pas à la même hauteur. » Il ne fait aucun doute que chez les miens, au sein des Mangemorts, ce livre n’est pas spécialement apprécié. Je me souviens encore des moqueries et railleries de Black lorsqu’une jeune épouse d’un des membres de la famille avait osé ramener ce torchon dans le manoir. « Elle devrait prendre exemple sur cet auteur par exemple » ma baguette se leva, sifflante dans l’air silencieux de la pièce. Au même instant un livre quitta sa place dans la haute étagère pour venir flotter entre nous. « Vous voyez, lui n’a pas hésité à dire clairement quelle était le fond de sa pensée. Certes, il s’est fait critiqué, certes, il a reçu des menaces, certes il n’a pas organisé de séances de dédicaces, mais il a tout de même vendu une bonne flopée de son ouvrage. » Le grimoire De la supériorité des races est un grand classique des bibliothèques des grandes familles. Je n’en connais pas une seule qui ne le possède pas. « Tout est possible, lorsqu’on s’en donne les moyens ma chère » Avec une désinvolture certaine je laisse l’ouvrage glisser au sol dans un bruit mat. « Mais j’aimerais vivement continuer cette conversation dans votre réserve personnelle, je ne doute pas qu’elle soit particulièrement intéressante, si vous ne mentez pas. » Mon sourire se fait d’un mielleux cruel alors que je fais quelques pas en avant  pour lui signifier que je ne compte pas vraiment recevoir un refus de sa part. J’ai dix-neuf ans et la colère des furies Tisiphone et Alecto en moi. J’ai dix-neuf ans et rien ne m’arrête car je sais que mon esprit pervers est capable de me sortir de nombreux mauvais pas.  


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MessageSujet: Re: Les critiques font avancer, il paraît (Alecto) Ven 5 Juin - 14:29

Ceridwen luttait pour garder son calme, pour continuer à sourire comme si de rien n'était à cette jeune femme face à elle qui distillait son venin presque avec amusement semblait-il. Les coins de sa bouche se retroussèrent à peine alors que la brune réprimait une moue de plus en plus agacée. Extérieurement, elle paraissait encaisser les critiques comme si ça ne la touchait que peu. Elle paraissait prendre mentalement des notes dans le but d'en faire part à l'auteur, comme pour l'aider à s'améliorer. Mais c'était un vrai chaos à l'intérieur. Ses pensées s'entrechoquaient. Ce qui faisait le plus mal, dans ces critiques ? C'est qu'il y avait un fond de vérité dans les paroles de son interlocutrice.

Oui, Ceri' aurait pu ne rien changer à son manuscrit, le garder tel quel pour trouver une maison d'édition qui pourrait le publier. Oui, elle aurait pu conserver l'intégralité de ses idées. Mais elle était jeune. Elle n'avait pas particulièrement été élevée dans une ambiance sang-pur à tout prix. Certes, sa grand-mère et son arrière-grand-mère n'aimaient pas les moldus, mais elles n'en faisaient pas étalage. Et puis, enivrée par le succès de ses précédents romans pour enfant, elle n'avait pas voulu que les ventes de ce livre fasse chuter ses statistiques. Elle frémit en se mordant l'intérieur des joues, histoire de revenir à l'instant présent, juste quand la jeune femme laissait glisser une proposition.

« Tout est possible, lorsqu’on s’en donne les moyens ma chère. Mais j’aimerais vivement continuer cette conversation dans votre réserve personnelle, je ne doute pas qu’elle soit particulièrement intéressante, si vous ne mentez pas. »

Laissant de côté l'animosité qui montait, se répétant qu'il fallait savoir accepter les critiques, Ceridwen esquissa un sourire ravi. Oh oui, sa réserve contenait de petites perles parmi les ouvrages traitant de sombres sujets, parmi ces grimoires qui étaient prohibés.

« Mais bien entendu. Je vous en prie... »

Précédant son invitée, la Griffiths ouvrit le chemin, guidant Alecto parmi les rayonnages jusqu'à arriver au fond de la boutique, devant une lourde porte en chêne noir. Poussant le bois du bout des doigts, elle s'effaça alors sur le côté pour laisser la jeune femme entrer, avant de la suivre.

« Johnny, va donc tenir la boutique. Si quelqu'un veut me voir, je suis occupée. Soit la personne repasse plus tard, soit elle laisse un message, mais je ne veux pas être dérangée. Est-ce clair ? »

Sa voix claque dans le silence, et son employé sursaute presque, deux livres à la main. Les reposant précipitamment dans le carton qu'il venait d'ouvrir, il s'empressa d'acquiescer et de filer. Songeant brièvement qu'il ressemblait à un lapin terrorisé, Ceridwen haussa finalement les épaules, et avança de quelques pas. D'un coup de baguette, les chandelles qui flottaient dans les airs s'allumèrent toutes, à l'instar des deux qu'elle avait fait descendre précédemment pour ranger les arrivages. La lueur des flammes laissaient voir plusieurs étagères pleines, presque à craquer, ainsi que deux autres à peine remplies. Plusieurs coffres étaient ouverts et regorgeaient également d'ouvrages anciens et le plus souvent traitant de sujets à polémiques.

« Voici ma petite collection. Certains ouvrages datent de plusieurs siècles. Ils sont protégés par un sort de conservation, si l'envie de les consulter vous prends. Je les ai plus classés par catégorie, pour le moment, que par auteur. Cette étagère présente ceux qui traitent de sortilèges anciens, parfois oubliés. Celle-ci contient les grimoires contenant des applications pratiques de la magie dite noire. Quant à celle-là, on trouve principalement des traités à propos de la supériorité de certaines catégories de personnes. Les deux coffres sont emplis de grimoires que je n'ai pas encore pris le temps de trier. »

Ses doigts effleuraient le bois clair des étagères au fur et à mesure qu'elle les présentaient. Parfois, la pulpe de son index s'attardait un peu plus longtemps sur certains livres, ses préférés, sans aucun doute. "Application quotidienne de sorts controversés", par exemple, ou encore "Thanos Williams : Portrait d'un grand homme". Mais tous, sans exceptions, parlaient de sorts défendus ou de supériorité des sorciers sur les moldus, ainsi que des supériorités à l'intérieur même du groupe sorcier.

« Vous pourriez facilement trouver votre bonheur parmi ces ouvrages, j'imagine. »

Si quand elle avait énoncé le tri qu'elle avait commencé à faire dans sa collection, sa voix s'était faite caressante, presque amoureuse, elle venait de retrouver sa neutralité, son timbre un peu froid mais sans offense.

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MessageSujet: Re: Les critiques font avancer, il paraît (Alecto) Sam 20 Juin - 21:47






Les critiques font avancer, il paraît




Alecto et Ceridwen


Etait-ce de la rage que je voyais danser dans ses iris d’émeraude ? La sensation de sentir une certaine colère monter chez mon interlocutrice anima de nouveaux sentiments dans les profondeurs de mon être. L’ivresse de ma nature s’enroula doucement le long de mon nerfs remontant jusqu’à mon cerveau. Plus je déprécie le travail de cette auteur, plus ses iris se teintent d’une note assassine, plus je m’emploie à trouver des mots blessants et je parviens non sans peine à mettre le doigt sur ce qui semble lui faire le plus mal. Comme si elle prenait les critiques pour elle-même. Mes yeux se plissent légèrement au fur et à mesure que je critique vertement le choix de l’auteur afin d’observer plus attentivement les moindres mouvements dans les traits de la libraire. Ce n’est que lorsque je lui proposais de continuer notre conversation dans sa réserve personnelle qu’elle sembla se dérider un peu, retrouvant sa contenance et sa prestance.  « Mais bien entendu. Je vous en prie... » D’un geste courtois elle m’invite à la suivre dans le dédale des rayons de la librairie. Mes yeux effleurent rapidement les différents étalages avant de s’en désintéresser bien vite, aucun d’entre eux n’est aussi digne d’intérêt que celui que nous venons de quitter. Ceridwen ne tarde pas à me faire pénétrer dans l’arrière-boutique dissimulée derrière une lourde et belle porte de chêne. Le genre de porte donc j’apprécie le travail et dont les nervures sont toujours uniques. Le bois a toujours attiré mes sens sans que je puisse en deviner l’origine, peut-être une nostalgie des longues heures passées à contempler le panneau qui me retenait prisonnière dans mon enfance. A force de contempler ses nervures, ses creux et ses aspérités j’avais fini par la chérir et par connaître ses moindres recoins par cœur. « Johnny, va donc tenir la boutique. Si quelqu'un veut me voir, je suis occupée. Soit la personne repasse plus tard, soit elle laisse un message, mais je ne veux pas être dérangée. Est-ce clair ? » Sa voix claque dans le silence de la pièce faisant sursauter son employé reclus dans un coin, livres à la main. Son regard apeuré glisse vers nous et je sens ses yeux s’accrocher sur mon visage. Cette attitude me remplit d’une joie malsaine et je viens fixer mes iris dans les siennes. Une flamme verte de cruauté y danse lorsque nos regards se croisent et il s’empresse de détourner le sien avant de déguerpir comme la vulgaire bête terrorisée qu’il est. Un sourire narquois passe sur mes lèvres alors que je sens vibrer en moi l’envie alléchante de la Carrow que je suis. Avant même de m’en rendre compte j’ai déjà choisi ce cher Johnny comme prochaine victime. Depuis Poudlard et la fin des années de torture de la Mary je n’ai pas trouvé une distraction semblable et de nouveau l’appel de la torture se rappel à moi. Mon esprit tortueux ébauche déjà des stratagèmes pour rendre ce pauvre sorcier fou, de cette folie terrorisée qui ne connait aucune guérison.  « Voici ma petite collection. Certains ouvrages datent de plusieurs siècles. Ils sont protégés par un sort de conservation, si l'envie de les consulter vous prend. Je les ai plus classés par catégorie, pour le moment, que par auteur. Cette étagère présente ceux qui traitent de sortilèges anciens, parfois oubliés. Celle-ci contient les grimoires contenant des applications pratiques de la magie dite noire. Quant à celle-là, on trouve principalement des traités à propos de la supériorité de certaines catégories de personnes. Les deux coffres sont emplis de grimoires que je n'ai pas encore pris le temps de trier. » La voix de la sorcière me tira de mes réflexions macabres et je posais avec intérêt mon regard sur les différents ouvrages dont elle me présentait les catégories. A l’évocation des sortilèges de conservation lancés sur certains ouvrages un sourire presque narquois se peignit l’espace d’une seconde sur mon visage. Je connaissais les contre sort de sortilèges bien plus évolués que ceux-là. Même si ma formation de briseuse de sortilèges n’était pas terminée j’étais en mesure de me débrouiller face à certains maléfices mineurs. Sans compter que mes exercices en tant que Mangemorte me permettent d’avancer plus vite que les autres de mes partenaires de formation. « Vous pourriez facilement trouver votre bonheur parmi ces ouvrages, j'imagine. » Sans lâcher mon regard des titres des ouvrages je continuais d’avancer  à mon rythme parmi les étagères. La voix de la libraire avait changé à nouveau, retrouvant son calme et sa froideur précédente. Elle était bien plus à l’aise à parler de ses ouvrages que de défendre ses choix d’exposition. « Vous avez ici une jolie collection en effet. C’est même impressionnant pour une sorcière aussi…Peu connue que vous » mes iris s’allumèrent d’une pointe de malice mauvaise alors que je détournais enfin mes yeux vers elle. Son nom n’avait rien d’une lignée de sang pur et j’avais volontairement mis l’accent sur cette différence entre nous. Non pas que je cherchais à être particulièrement désagréable, pour tout dire, elle me plaisait même un peu cette étrange libraire. Mais c’est plus fort que moi, ce constant besoin de pousser les autres dans leurs retranchements. Associé à mon incroyable sens de déduction qui fait mouche presque à chaque fois sur ce qui blesse le plus mes interlocuteurs, ce sarcasme est devenu presque légendaire chez les Mangemorts. Je suis une Carrow et une Carrow particulièrement effrontée. « Ceci-dit pas de quoi rivaliser avec ma propre collection personnelle. La bibliothèque des Carrow est reconnue dans notre société pour sa richesse sur ces questions » Mes pas m’amenèrent devant l’étagère consacrée aux sortilèges anciens. Rapidement mes doigts trouvèrent un grimoire au nom plus que reconnu mais dont les copies particulièrement rares sont plus que difficiles à trouver. Une mine d’or pour les férues de sortilèges anciens comme moi. « Des sortilèges aztèques et de leurs pratiques » Le murmure de ma voix est presque envoûtant et mes doigts s’approchent doucement de sa couverture de cuir. Mais avant même d’en avoir touché la surface le frisson d’un sort effleure l’épiderme de mon doigt fin. Le sourire qui étire mes lèvres se fait presque mauvais. « Mais il est possible que celui-ci retienne toute mon attention. » Déjà mon cerveau s’est mis en marche, imaginant toute sorte de moyen de me l’approprier, légalement ou non.    

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MessageSujet: Re: Les critiques font avancer, il paraît (Alecto) Dim 21 Juin - 14:29

« Vous avez ici une jolie collection en effet. C’est même impressionnant pour une sorcière aussi…Peu connue que vous. »

La stature de la libraire se raidit un instant, comprenant sans peine le sous-entendu délivré dans cette phrase, l'air de rien. Autrefois, les Griffiths étaient respectables, et renommés au pays de galle. Et ce, jusqu'à ce qu'un sang impur ne vienne entacher leur arbre généalogique. Ceridwen savait bien que son arrière-grand-mère s'en voulait de cet instant d'égarement, mais le mal était fait, et il faudrait bien plus que trois génération pour épurer ce sang qui n'était pas digne de la haute société sorcière. Même son ascendance, sois-disant de sang-pur comme disait sa mère, ne suffisait pas à effacer cette mésalliance. Cela dit, la brune aurait vraiment aimé connaître son père. Mais sa génitrice refusait de lui communiquer son nom.

Ce commentaire lui apparaissait d'autant plus désobligeant que Ceridwen faisait tout pour restaurer la pureté du sang des Griffiths, ainsi que pour se hisser dans le cercle très respectable de la haute société. Elle en connaissait déjà les us et coutumes, du moins ceux qui étaient en usage au pays de galle, et elle se montrait aussi respectueuse envers les membre de l'aristocratie sorcière.

Toutefois, la métamorphomage se détendit assez rapidement. Même si le sarcasme était bien présent, elle apprécia malgré tout le compliment sur sa collection. Elle l'avait commencée dès qu'elle avait été en âge de lire. Elle se passionnait pour ces vieux grimoires, la plupart étant considérés comme "interdits" au grand public.

« Ceci-dit pas de quoi rivaliser avec ma propre collection personnelle. La bibliothèque des Carrow est reconnue dans notre société pour sa richesse sur ces questions. »

Un petit rictus prit place sur les lèvres de la Griffiths, comme la jeune fille vantait les mérites de sa collection. Elle apprit ainsi à quelle famille appartenait son interlocutrice. Elle se doutait déjà qu'elle faisait parti d'une lignée d'aristocrate, sûrement de sang-pur. Mais elle ne se doutait pas qu'elle appartenait aux Carrow. En insistant sur la grandeur de la bibliothèque qu'elle possédait, elle disait vrai. Oh oui. Et Ceridwen était d'ailleurs un peu jalouse. Mais elle ne pouvait pas rivaliser, c'était certain. Les Carrow devaient avoir commencé cette collection des siècles avant elle. Quant à sa propre famille, les Griffiths, ils n'étaient pas aussi penchés du côté de la magie noire, et n'avaient donc, pour ainsi dire, même pas une chance d'entrer en compétition.

La brune força un sourire affable à se dessiner à nouveau sur ses lèvres, essayant de faire comme si ce sarcasme n'avait rien remué en elle, alors que sa cliente semblait attirée par un livre en particulier.

« Des sortilèges aztèques et de leurs pratiques. »

C'était l'un des livres rares qui faisaient la fierté de Ceridwen. Elle l'avait dénichée un an auparavant, chez une vieille sorcière un peu sénile. Profitant de sa faiblesse, elle avait un peu (beaucoup) sous-évalué la valeur du manuscrit, et était reparti avec contre une somme de gallions dérisoires. Elle avait déployé des trésors de patience et d'ingéniosité pour restaurer le grimoire dans son état d'origine. Il était en effet bien abîmé lorsqu'elle avait mis la main dessus. Mais au final, elle avait su rendre l'aspect d'origine du parchemin friable, et un sort de conservation le maintenait en état. En temps normal, un sortilège de conservation ne permettait pas de lire le livre sans protections, ou sans devoir annuler le sort. Mais elle avait réussi à mêlé ce sortilège avec d'autres. L'effet était réussi, même si elle avait mit presque trois ans pour parfaire le sort. Elle s'était entraîné sur des parchemins vierges, sans cesse, pour réussir à avoir ce rendu. Ainsi donc, il était inoffensif si on désirait simplement consulter le grimoire. Le sort se contentait d'appliquer une sorte de bouclier invisible contre la détérioration. Bien entendu, la magie à l'oeuvre était perceptible dès lors que l'on tournait les pages. Mais il n'y avait aucun risque d'effets foudroyants, ou de flétrissement des doigts. Ceridwen était fière de son sortilège.

« Mais il est possible que celui-ci retienne toute mon attention. »

Son sourire s'élargit alors qu'elle se rapprochait de la jeune femme. Sa posture était tranquille, presque indolente. Mais son regard était acéré. Vif. Si une personne lambda cherchait à fouiner dans sa bibliothèque personnelle, la métamorphomage ne retenait pas sa possessivité et son mauvais caractère. Mais elle avait à faire à une Carrow, et cette noble famille n'était pas réputée pour rien. De plus, elle l'avait cordialement invitée à jeter un œil à ses trésors. Elle avait une opportunité en or de se lier un peu avec l'aristocratie anglaise. Elle ne devait pas la gâcher.

Un pincement au coeur la saisit malgré tout, lorsqu'elle se remémora les critiques faites à l'encontre de ses romans, peu avant. Elle se doutait que les figures de styles utilisées pour rendre son histoire accessible au public étaient peu fameuse, mais apprendre que les romans n'avaient pas la faveur des nobles de ce monde faisait un peu mal, malgré tout. Surmontant ce trouble, la brune posa une main sur sa hanche.

« Je suis ravie de voir que certains de mes grimoires ont attirés votre attention. Pour tout vous dire, je ne pensais pas posséder un ouvrage que la famille Carrow ne possède pas. J'ai toujours été admirative de celle-ci, tellement j'en ai entendu parlé. »

Son autre main effleurait doucement son menton alors qu'elle semblait réfléchir à quelque chose.

« J'ai d'ailleurs en tête quelques titres de grimoires fort rare qu'il semble que vous possédiez. Mais je crains que la tâche de mon ascendance ne soit trop récentes pour me permettre de vous demander cette faveur. J'ai bien conscience de ne pas être aussi respectable que votre famille. »

Ses prunelles claires ne tardèrent pas à se fixer sur le visage de la jeune femme, pétillantes d'une idée ambitieuse, alors qu'un sourire étirait ses lèvres.

« Mais peut-être pourrions-nous trouver un échange de bons procédés ? Je m'en voudrais si vous ne pouviez pas rassasier votre intérêt pour ce grimoire, mais je m'en voudrais également si je ne saisissais pas l'opportunité qui se profile. »

Ce qu'elle proposait était clairement ambitieux. Clairement opportuniste. Mais il était vrai qu'elle rêvait depuis de nombreuses années de consulter certains titres que, à sa connaissance, seuls les Carrow possédaient. Si elle pouvait y arriver, tout en permettant à la brune face à elle, d'assouvir sa curiosité pour le grimoire qu'elle tenait entre les mains, ce serait un bon point.

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MessageSujet: Re: Les critiques font avancer, il paraît (Alecto) Mar 30 Juin - 20:50






Les critiques font avancer, il paraît




Alecto et Ceridwen


Ma remarque fit mouche avec une facilité presque navrante. Encore une fois j’avais touché juste en attaquant subtilement son statut au sein de notre société sorcière. Un éclat satisfait dansa dans mes iris azur alors qu’un léger sourire étira mes lèvres fines de Carrow. La simple crispation de la sorcière en face de moi était une source de joie immense pour mon âme sournoise que je me délecte avec délice de mes moindres victoires comme un botruc d’insectes. Ceci-dit il faut reconnaitre que la jeune femme à un certain style, une certaine classe qui pourrait lui ouvrir les portes de la mondanité magique. Peut-être que si son chemin croisait celui de Damon Yaxley elle serait rapidement introduite dans la haute société à l’occasion d’un bal quelconque. Quoi que, peut-être que la maturité de son regard tranchant est déjà au-dessus des affinités de ce cher charmeurs de ces dames. A bien y réfléchir même, cette porte n’est peut-être pas meilleure qu’il soit pour se faire bien voir dans notre cercle très causant. Je serai surement la première à tâcher l’honneur de sa peau si pâle. Au fur et à mesure de mes remarques son attitude changea à nouveau, passant de la semi-hostilité à un rictus satisfait lorsque je prononçais mon nom de famille. Habituée à ce genre de réactions je marque tout de même une légère expression de fierté sur mon visage. La sorcière sans le savoir gagne des points petit à petit et lorsque mes yeux se posent sur le vieux manuscrit je ne peux m’empêcher de reconnaître qu’elle peut représenter un petit intérêt digne de ce nom. « Je suis ravie de voir que certains de mes grimoires ont attirés votre attention. Pour tout vous dire, je ne pensais pas posséder un ouvrage que la famille Carrow ne possède pas. J'ai toujours été admirative de celle-ci, tellement j'en ai entendu parlé. » Mon sourire se figea dans un rictus trop large pour être vrai. Même si sa phrase résonnait de compliments tournés vers les Carrow, souligner qu’elle possède un ouvrage que nous ne possédons pas est cruellement blessant et désobligeant de sa part. Pourtant je garde mon sarcasme pour plus tard, avec le temps j’ai appris la vertu de la patience en matière de vengeance et se devine déjà là où mes crochets fourbes pourront se planter pour un effet de surprise des plus complets. « J'ai d'ailleurs en tête quelques titres de grimoires fort rare qu'il semble que vous possédiez. Mais je crains que la tâche de mon ascendance ne soit trop récentes pour me permettre de vous demander cette faveur. J'ai bien conscience de ne pas être aussi respectable que votre famille. » Encore et toujours des compliments. Leur abondance pourrait presque paraître suspecte. Cherche-t-elle à endormir ma vigilance par ce moyen ? Si c’est le cas, c’est peine perdue de sa part. Au contraire, mon attention lui est entièrement acquise, elle souhaite me demander une faveur. Je pourrais presque éclater de ce rire froid qu’on me connait si bien. Ses paroles témoignent parfaitement de son manque de connaissance de ma famille. Qui conque qui fréquente les hautes sphères de notre société sait qu’il ne faut demander aucune faveur à un sorcier de notre rang, et surtout pas à une Carrow. Déjà mon esprit belliqueux savoure les prémices de cette douceur inattendue. Au sourire qui étire les lèvres de la jeune femme je réponds pas un sourire tout aussi charmant tandis que ces iris pétillantes se posent sur moi. Mon propre cœur s’impatiente de connaître la lumineuse idée qui vient de se glisser dans l’esprit de la libraire. « Mais peut-être pourrions-nous trouver un échange de bons procédés ? Je m'en voudrais si vous ne pouviez pas rassasier votre intérêt pour ce grimoire, mais je m'en voudrais également si je ne saisissais pas l'opportunité qui se profile. » Mes prunelles d’un bleu électrique se plantent dans ses yeux d’un vert émeraude sans sourciller une seule seconde. Ainsi elle veut entrer dans notre bibliothèque, mettre un pied de son sang impur dans notre demeure. L’idée est saugrenue, tellement surprenante que je n’arrive pas à croire que la sorcière ait pût croire un instant qu’une sorcière de son rang pouvait entrer librement dans le manoir Carrow. Le dernier traitre à son sang qui s’aventura dans la demeure n’est plus là pour témoigner du châtiment que je lui ai réservé. Une telle candeur et une telle ignorance me laissent songeuse quelques instants. Il est sûr que je désire ardemment le grimoire qui se tient devant moi, cette version de la première édition est précieuse et presque unique en son genre. Mais je n’ai jamais eu l’intention de l’échanger contre quoi que ce soit. Amycus m’a toujours fait remarquer que je ne suis pas une très bonne négociatrice. Il faut bien avouer qu’il a plutôt raison à ce sujet. Distraitement j’enroule une de mes mèches autour de mon doigt laissant mon sourire faussement sympathique flotter sur mes lèvres. « Ma très chère amie, j’aimerais vivement que vous me parliez de votre acquisition de cet ouvrage. Je suis intriguée au plus haut point. Il est en effet plus que surprenant que vous possédiez un ouvrage qui manque à la bibliothèque des Carrow. » Me désintéressant soudain du manuscrit je me remets à arpenter les ouvrages de sa collection personnelle d’un pas lent et désinvolte. « Peut-être que nous pourrions trouver un arrangement en effet. Sauf que, voyez-vous, j’ai un problème que je ne parviens pas à résoudre. Il est tout bonnement impossible que je vous laisse entrer dans l’illustre demeure de ma famille. » D’un geste souple je fais volte-face dardant mes iris mauvaises dans les siennes pour mieux savourer l’impact de mes paroles « Nous n’avons pas coutume de recevoir n’importe qui et, sauf votre respect, nous ne nous connaissons pas. Je devine facilement vos ambitions, au-delà de la bibliothèque c’est bien une entrée dans notre société que vous cherchez. Pas la peine de prendre cette mine outrée avec moi, vous êtes prévisibles. Mais comment vous en vouloir, vous avez l’air d’une sorcière intelligente. » Mes iris s’allumèrent vivement d’un éclat malicieux. « Il ne fait aucun doute que vous disposez des bonnes valeurs que tout sorcier qui se respecte se doit d’avoir. Même si certains de vos choix...littéraires, sont discutables. » Mes doigts s’enroulent autour de ma baguette magique et d’un simple accio je fais voler l’ouvrage jusqu’à moi. Un léger frisson parcourt mes membres au contact du sort de protection. « L’échange que vous proposez est quelque peu déséquilibré à mon goût. Je vous ouvre les portes d’un monde que vous ne pouvez pour l’instant que miroiter avec envie et en échange vous me disposez temporairement de cet ouvrage. Il n’y a rien d’équitable là-dedans. » Mes iris brûlent doucement de détermination et de cette lente cruauté qui me caractérise, la défiant du haut de mes dix-neuf ans avec toute l’impétuosité de ma fougue. Aux portes de mon âme, je sens Tisiphone la vengeresse alerte, prête à sortir de ses enfers pour décharger ses poisons sur elle.   

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MessageSujet: Re: Les critiques font avancer, il paraît (Alecto) Jeu 9 Juil - 13:26

« Ma très chère amie, j’aimerais vivement que vous me parliez de votre acquisition de cet ouvrage. Je suis intriguée au plus haut point. Il est en effet plus que surprenant que vous possédiez un ouvrage qui manque à la bibliothèque des Carrow. »

Surprenant était un euphémisme. Même si l'édition qu'avait déniché Ceridwen, parmi les affaires de son arrière-grand-mère, était plutôt rare, elle n'aurait pas cru que les Carrow ne le possédaient pas. De ravissement, elle s'était trop vite rengorgée, pensant avoir trouvé un moyen d'atteindre son but. Mais elle avait été un peu trop vite en besogne. On ne négocie pas ainsi, avec les grandes familles de Sang-Pur. Sa grand-mère lui avait toujours dit de mesurer son impulsivité. Ce n'était pas en fonçant dans le tas qu'on réussissait quelque chose.

La confirmation de sa pensée arriva bien vite. Alors qu'elle ouvrait la bouche pour répondre à la jeune femme, cette dernière reprit la parole, et son air faussement sympathique n'abuse pas la Griffiths. C'était le même qu'elle prenait quand elle était forcée de servir un client au statut de sang plus que douteux.

« Peut-être que nous pourrions trouver un arrangement en effet. Sauf que, voyez-vous, j’ai un problème que je ne parviens pas à résoudre. Il est tout bonnement impossible que je vous laisse entrer dans l’illustre demeure de ma famille. »

Un refus. Evidemment. Elle s'y serait presque attendue. Mais sa parole avait dépassé ses pensées, avant même qu'elle ne songe à moduler sa faveur avec tact, les mots avaient coulé hors de ses lèvres purpurines, sans douceur. Elle ne pouvait qu'avoir une dénégation en retour.

« Nous n’avons pas coutume de recevoir n’importe qui et, sauf votre respect, nous ne nous connaissons pas. Je devine facilement vos ambitions, au-delà de la bibliothèque c’est bien une entrée dans notre société que vous cherchez. Pas la peine de prendre cette mine outrée avec moi, vous êtes prévisibles. Mais comment vous en vouloir, vous avez l’air d’une sorcière intelligente. Il ne fait aucun doute que vous disposez des bonnes valeurs que tout sorcier qui se respecte se doit d’avoir. Même si certains de vos choix...littéraires, sont discutables. »

La métamorphomage faillit grincer des dents quand le sujet de ses romans fut remit sur le tapis. Elle avait encore les écrits originaux, mais aucune maison d'édition n'avait accepté de les prendre. Pinçant les lèvres, avant d'esquisser un sourire discret, la brune hocha cependant la tête. Elle comprenait très bien qu'une famille aux racines aussi anciennes que les Carrow ne pouvaient pas se permettre de faire entrer n'importe qui. Même si ça lui faisait mal de l'admettre, son sang n'était pas pur. Pas depuis la terrible mésalliance de son arrière-grand-mère. Celle-ci l'avait longtemps regretté, mais elle n'aurait pas pu abandonner ses enfants, qu'importait leur sang. Elle avait cependant fait disparaître son amant de la circulation. Même en la questionnant, Ceridwen n'avait jamais pu apprendre ce qu'elle lui avait fait. Il l'avait peut-être trompée, en affirmant être d'un sang, sinon noble, au moins mêlé depuis quelques décennies. Mais elle l'avait toujours aimé, quelque part au fond de son coeur. La Griffiths ne doutait cependant pas qu'elle ait supprimé ce né-moldu.

« L’échange que vous proposez est quelque peu déséquilibré à mon goût. Je vous ouvre les portes d’un monde que vous ne pouvez pour l’instant que miroiter avec envie et en échange vous me disposez temporairement de cet ouvrage. Il n’y a rien d’équitable là-dedans. »

Méditant rapidement la réponse de la jeune Carrow, Ceridwen laissa promener ses prunelles sur les rangées de ses ouvrages. Elle cherchait une solution qui pourrait convenir aux deux parties, et maudissait son impulsivité pour n'avoir pas su attendre la bonne ouverture. Un fin sourire étira ses lèvres alors qu'elle croisait finalement les bras sous sa poitrine, presque machinalement.

« Ce n'est pas vraiment une "entrée" que je recherche. Disons plutôt... Un retour. Mais, cela dit, je comprends tout à fait vos réticences. Mes paroles ont dépassé ma pensée. Non que je ne veuille pas venir consulter vos ouvrages, bien entendu, mais mes mots n'étaient pas assez réfléchis, je l'admet. Je suis prête, bien sûr, à chercher quelque chose qui convienne aux deux parties. Dans la mesure de mes moyens, évidemment. »

Ses doigts se posèrent rapidement sur la reliure du livre que venait d'attirer à elle la Carrow, caressant le cuir d'un air amoureux.

« Je pourrais vous céder cet ouvrage, bien sûr, ainsi que d'autres, mais ça me chagrinerais énormément de dilapider l'héritage familial. Ce grimoire, et quelques autres, sont dans ma famille depuis le début, depuis leur sortie. Je ne sais pas si vous aviez entendu parler des Griffiths, il y a de cela cent ans, mais ils étaient alors respectables. Quoique très casaniers. J'ignore s'ils se sont vraiment mêlés à beaucoup de personnes. »

Laissant son bras retomber le long de son corps, la libraire quitta son interlocutrice quelques instants, le temps d'ouvrir l'un des coffres qui débordaient d'ouvrages. Elle en tira, après quelques recherches, un très vieux grimoires. Le sort de conservation était également sur celui-là. Il datait de l'origine de sa lignée. Le cuir qui constituait la couverture provenait, selon sa grand-mère, des impudents moldus qui avaient voulu s'immiscer dans le monde de la magie. Des chasseurs de sorcières. Le folium du livre, lui,était également constitué de peau humaine, dans une moindre mesure. Les pages étaient faites de mélange de peau et de parchemin. Les premières, en tout cas. Les dernières étaient en simple parchemin, sans ajout superflu.

Elle le feuilleta rapidement, jusqu'à trouver le début de l'arbre généalogique de sa famille. Les Griffiths remontaient à quelques siècles en arrière. Pas aussi ancienne que la plupart des familles nobles du monde magique, elle était toutefois respectable.

« S'il vous faut quelques preuves de ce que j'avance, je peux bien entendu vous laisser cet ouvrage. Jusqu'à mon arrière-grand-mère, le sang des Griffiths était pur. Puis une mésalliance regrettable est arrivée, et malgré les efforts de mon ancêtre pour corriger le tir, la tâche est restée. Je suis déçue d'être issue, deux générations plus tard, de cette branche. Mais on fait avec ce que l'on a, dans la vie, n'est-ce pas ? »

Tournant le livre entre ses mains, elle revint se placer près de la jeune femme, un petit sourire aux lèvres.

« Bien entendu, je sais que brandir quelques parchemins anciens n'est pas suffisant pour montrer patte blanche. Je vous laisse juger de ce qui pourrait être acceptable. Je suis même prête à vous laisser trouver quelque chose qui puisse vous paraître convenable, contre la faveur que je demande. »

Inclinant légèrement la tête, elle ajouta juste après :

« Je n'ignore pas que ma demande est cavalière. Mais quand whisky pur feu est tiré, il faut le boire. Et comme j'ai malencontreusement oublié de retenir ma langue dès le départ, je ne vais pas laisser tomber le sujet comme ça. »

Ceridwen n'avait pas froid aux yeux, c'était certain. Sa grand-mère lui rabâcherais de tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler, mais à présent, les dés étaient jetés. Elle en assumerait les conséquences, positives, ou négatives. Elle n'aimait pas faire marche arrière. Même si le diction "reculer pour mieux sauter" aurait été appréciable à suivre.

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Les critiques font avancer, il paraît (Alecto)
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