Let's play tonight
rule doreanien n°1 ¤ Do as I say, not as I do

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Lumos
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MessageSujet: Let's play tonight Lun 20 Avr - 23:47

Let's play tonight !
But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.


Mars 1978,

Tapotant nerveusement des doigts sur le bois de la table, la lionne se perdait littéralement dans les méandres de son manuel. Un flot de caractères incompréhensibles se dessinaient sous ses yeux, là où d’ordinaire des phrases simples devaient transposer une idée, une thèse, un chemin. Quelque chose de simple et lucide, en somme mais qui n’arrivait pas à trouver cette forme chez la sorcière. Un soupir de lassitude voltigea dans ses poumons avant d’être rejeté comme un poids mort par ses lèvres, exprimant clairement son désintérêt pour cette matière qui la tourmentait tant. A ses côtés, Maddok restait imperturbable, penché sur son propre devoir, ce qui eut le don de l’agacer d’autant plus. Jouant avec l’air de sa bouche dans un quelconque intérêt récréatif, elle perdit de nouveau patience avant même d’avoir terminé de lire une phrase, alors qu’elle ressemblait à un singe faisant son intéressant derrière les grilles de sa cage. Elle inspira de nouveau profondément, comme si l’air pouvait lui apporter connaissance et endurance mais fut coupée par la réplique cinglante de Mickaël à ses côtés, qui ne daigna même pas lever les yeux de sa feuille de parchemin qu’il noircissait à grande vitesse. « Arrête tes singeries, ca ne t’aidera pas à avoir tes ASPIC ! » Aoûtch ! Piquée par la dure vérité, la lionne grimaça et mima de ses lèvres la réplique sarcastique de son camarade sans prononcer un seul son. Ces derniers temps, leur relation était tendue sans qu’elle n’arrive à en trouver la raison, ce dernier oscillant entre sympa, exécrable et ce sentiment qu’elle ne souhaitait absolument pas comprendre au risque de perdre un professeur temporaire de potions. « Ca non plus ! » rétorqua-t-il plus sèchement en levant les yeux un court instant, lui faisant remarquer qu’il la surveillait bien plus qu’elle ne le pensait. Regard noir et retroussement de lèvres dans une nouvelle grimace visant à exprimer son insolence et désaccord envers son « professeur particulier ». Ce qui eut le don d’énerver le brun, sans nul doute puisqu’il déposa si violemment sa plume à côté de son parchemin que l’encre agglutinait en son bout gicla sur sa rédaction, le papier se délectant voracement de ce liquide afin de noyer la précieuse phrase qui devenait déjà illisible. Oups. Fort heureusement, la dispute qui devait s’en suivre fut brusquement coupée dans son élan par l’arrivée inopportune d’une boulette de papier qui roula sur son manuel avant qu’elle ne l’attrape d’une main agile. Merci le quidditch !


Rendez-vous ce soir où tu sais. Je me suis permis de t’y convier car nous avons quelques mésententes à régler toi et moi. Comme d’habitude, la mise de départ est de 300 gallions.
PS : a ma connaissance, tu es la seule Gryffondor. Mets tes plus beaux sous-vêtements histoire de mieux t'intégrer.


Le papier l’a fit rire ironiquement, à la fois pour son contenu que pour sa perspective. Ce qui attira l’attention du curieux qui lui demanda de quoi il en retournait ce à quoi elle le congédia poliment mais honnêtement. « Je dois y aller. Ce n’est pas que je m’ennuis mais ma mère m’a toujours appris à dire la vérité… alors je m’ennuis. Je ne comprends rien et relire encore et encore ses lignes ne changera rien ! » Et tant pis si le professeur avait cruellement l’intention de leur imposer une interrogation le surlendemain. De toute façon, elle ne serait d’aucune pertinence pour l’instant. Le rendez-vous donné n’était que plus tard mais allez chercher la chance était toujours bon à prendre. Et pour cela, elle n’avait besoin que d’une petite tête brune à câliner.


La soirée arriva rapidement et la sorcière quitta la salle commune en prétextant un stupide besoin d’air alors qu’on lui demandait où est-ce qu’elle pouvait bien se rendre par une heure pareille. Ses amis n’avaient pas besoin de savoir, au final. C’était à cause d’Isallys qu’elle était tombée dans ce petit plaisir semblable à un péché capital. Le jeu avait toujours eu un engouement fort chez elle, captivant son être et poussant sa chance à se montrer audacieuse. Une réjouissance pour tout fou rire collecté. Ses pas la menèrent rapidement jusqu’au cachot en question sans qu’aucun obstacle ne vienne lui barrer le chemin… jusqu’à l’espèce de gorille qui semblait défendre l’entrée derrière le tableau-galion. Un macaque qui ne semblait pas avoir deux grammes de jugeote, bien qu’à sa décharge, il ne devait pas s’attendre à ce qu’une Gryffone ne vienne s’incruster dans la réunion aussi machiste qu’élitiste d’en bas. C’était seulement par attrait du jeu qu’elle avait instauré cet attrait bien malgré elle avec le cadet Dolohov. Le jeu du plus fort ou du plus chanceux selon les points de vue. De fil en aiguille, les cartes en étaient devenues grisantes. Envoûtantes. Ce n’était plus comme au quidditch où tout le corps et les facultés du joueur étaient pris en compte. Non, ici, seule la chance était de mise. Entière et déroutante, elle avait permis à la lionne de s’enrichir mais plus que des piécettes, c’était avant tout de cet ardent désir de victoire sur le serpentard qu’elle se délectait, cruelle petite abeille arrogante. Réussissant à s’introduire, elle se régalait de l’air ahuri des autres joueurs présents qui la virent entrer, son sourire s’agrandissant tout autant que son air fier se peignit sur ses traits. « Qu’est-ce qu’elle fiche ici ? » s’exclama l’un d’eux, le nez retroussé de façon à exprimer son dégoût alors qu’elle passait derrière lui sans broncher. Sans demander la permission. Elle n’en avait cure : elle n’en avait pas besoin.

« Je viens vous faire les poches. » rétorqua-t-elle calmement mais narquoisement en toisant l’imbécile du regard avant que ce dernier ne glisse vers l’hôte de la soirée tout en s’installant confortablement dans le siège qui lui faisait face. Après tout, elle avait été invité et savait qu’elle ne serait pas dégagée comme çà. Pas tant qu’un air de défi se peignait sur son visage. Pas tant que Demitri n’aurait pas eu sa revanche ou qu’elle ne le dépouille encore plus. " C'est une blague ? " L'importun semblait ne pas se remettre de ses émotions bien que sa voix semblait plus amusée qu'autre chose. " Tu as peur ? " lui demanda-t-elle alors en tournant son regard vers lui furtivement, mécontente qu'on ne vienne interrompre son duel rétinien. L’adrénaline lui donnait des ailes et de l’assurance et la lionne se délectait presque des réactions misogynes et raciales qui pouvaient glisser sur sa venue. Au final, elle n'en avait cure. Peut-être n'étaient-ils pas habitués mais ils devront s'y faire. S'adapter. Et survivre, en espérant que sa propre chance ne l'ait pas abandonné ce soir. Que le jeu commence !

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MessageSujet: Re: Let's play tonight Lun 15 Juin - 1:08

Game on
   Demitri & Dorea


L’air chargé d’humidité semble soudainement être devenu immobile ; l’atmosphère lourde, pesante. Comme affaiblie, une pluie fine tombe sans relâche depuis la fin d’après midi, fine et régulière, laissant les élèves reclus entre les murs de l’enceinte. Pourtant, elle ne t’a pas empêchée de retrouver ton propre sang sur les berges du Lac Noir après ton cours de Potion.  Sevastian se tient droit, une cigarette au coin des lèvres, fixant silencieusement l’horizon assombrie par des nuages menaçants. Tristes messagers de l’orage qui ne tarderait pas à s’abattre sur le château. « Ça va péter d’un moment à l’autre ». La remarque de ton cousin te tire de ta contemplation. Tu écrases négligemment ton mégot du pied, ignorant les poissons morts qui s’entassent sur la grève, certains agitant encore faiblement leurs nageoires, l’œil gonflé. « Rentre si tu as peur… » Provocation à peine masquée, rappelant à ta mémoire vos défis enfantins pour savoir lequel de vous deux était le plus intrépide. Le Slave laisse un bref sourire éclairer ses traits, avant de reprendre lentement le chemin du sentier menant au château. «  Je rentre parce que j’ai faim. Ils ont dû servir le diner, tu viens ? » « Non, j’ai un truc à faire ce soir. » Sevastian t’interroge silencieusement du regard, peu habitué à tes cachoteries, alors que tu arrives à sa hauteur, vous mettant machinalement en marche. « Je règle mes comptes avec ta petite chérie. La dernière fois, elle m’a presque dépouillé mais je jure sur nos ancêtres Magyars que cette fois, elle rentrera dans son dortoir en petite tenue ». Tes mots résonnent comme une promesse, pourtant, tu sais que la Gryffondor ne te laissera pas gagner si facilement. Le jeu auquel tu te livres avec Elle s’apparente plus à une volonté de dominer l’autre qu’à une réelle passion du gain. Piqué dans ton orgueil, tu ressens une colère froide envahir la moindre parcelle de ton être, la laisse s’insinuer dans tes veines comme un arsenic mortel. Mauvais perdant, tu ne supportes pas de perdre la face, encore moins devant la Dearborn. Elle te laisse pourtant toujours l’opportunité de prendre ta revanche, mais elle te perce à jour. Sait reconnaître dans ta mine impassible le signe du mensonge, chose que personne hormis Mara, ta génitrice, ne pouvait se vanter de reconnaître. « Dis comme ça, on pourrait croire que ce n’est pas au poker que tu veux régler tes comptes, Dem. Et ne compte pas sur moi pour t’avancer ton argent de poche du mois prochain si tu perds. » Le sourire faussement désinvolte du slave ne trouve pour réponse que ton regard sombre. Tu lis dans ses pupilles claires l’éclat de la provocation. Incandescente. Tu sais pourtant que tu t’engages sur un terrain miné, comme tu ne supporterais pas de voir quelqu’un d’autre que toi tourmenter la dernière des Yaxley. Chacun ses Démons ; un loup ne partage pas son repas. Tu abandonnes ton propre sang devant les portes de la Grande Salle, et laisses tes pas te guider vers les sous-sols. L’atmosphère saturée d’humidité te prend la gorge alors que tu entames la descente des longs escaliers de pierre, prenant le temps de t’assurer que tu n’es pas suivi. Le charme de vos réunions n’opère uniquement que parce qu’elles demeurent secrètes, et tu veilles soigneusement à ce qu’elles le restent.

Arriver en retard à sa propre petite sauterie ? Il n’y a qu’un Dolohov pour le faire, après sa Majesté moldu la Reine. Tu ne fus pas surpris de retrouver les quelques Serpentards que tu avais convié par missive à se joindre à toi pour cette partie de poker. Fils du Grand Monde, tu les choisissais avec soin. Méticuleusement, avec une attention toute particulière. Malheureusement, pas toujours les plus avisés. Psychopathe des temps modernes, tu te plais à t’entourer de ceux que tu peux modeler à ton image. Ceux que tu tiens en laisse, parce que tu connais leurs secrets les plus sombres. Dominer ou être esclave, tu as choisi ton camp il y a bien longtemps. A ta manière, tu es une sorte de prophète qui annonce mort et destruction. Te charges de construire la prison d’os gelés dans lesquels se pressent tous ces petits bourgeois. C’est certainement pour cette raison que tu as quitté les salons pour commencer à jouer dans les bas fonds de Londres. Abysse infernal où la Dearborn était entrée par la grande porte, plongeant, par la même, la tête la première dans un engrenage que tu n’étais pas prêt d’arrêter. L’adrénaline ; l’ardente volonté de gagner la partie. Tu prends places en  grand maître sur ton fauteuil de cuir, alors que l’un de tes camarades de jeu te sert un verre de vodka. Tu remarques alors que le siège te faisant face est encore vide, sa propriétaire se faisant désirer. Tu sens les regards curieux des Serpentards, jusqu’à ce que la Gryffondor apparaisse dans toute sa splendeur, quelques minutes plus tard, suscitant par la même un certain brouhaha. « Qu’est ce qu’elle fiche ici ? » Tu observes la féline contourner lentement la table de jeu, aveugle aux réactions qu’elle provoquait chez ses partenaires. « Je viens vous faire les poches. » Tes yeux de fauve accrochent Son regard dans une provocation invisible, s’y amarrant pour ne plus s’en détacher. Tu finis par esquisser un demi-sourire. « Il faut bien relever votre niveau de jeu. » Lâches-tu comme une excuse, ordonnant à Fawley d’un geste du menton de s’occuper des cartes. Alors que ce dernier les distribue par deux, tu apportes ton verre à tes lèvres, serrant les mâchoires lorsque l’infâme mixture passe au travers ta gorge. « Eh bien Dearborn, j’ai cru que tu t’étais finalement dégonflée. La limite est de 1500 gallions ce soir, j’espère que cela te convient. Et ces messieurs n’acceptent pas de paiement en nature. Mais, je pourrai faire une exception pour toi. » Vulgaire, tu le deviens pour la provoquer. Peut être espères tu la déconcentrer et prendre l’avantage dès le début de la partie. Sous les rires gras de tes partenaires, ta mine reste pour autant impassible, figée dans une expression où se disputent la froideur aristocratique et l’ennui. « La mise de départ est de 100 gallions, messieurs » Annonce Fawley, ayant fini le tour de table. Tu consultes tes cartes en sirotant ton verre, avant d’avancer tes gallions au centre de la table ronde. Fawley suit ainsi les joueurs, certains se couchant, d’autres misant. Lorsque vient Son tour, ton regard de fauve se braque automatiquement sur la Gryffondor, attendant de voir si elle relèverait le défi que tu brûlais de la voir perdre.

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« satan était un ange. »


(c) Myuu.BANG!

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