Bang bang, I shot you down ≈ f. Charity ≈ Mission
The Unceasing Angerof cold Vengeance

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Lumos
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MessageSujet: Bang bang, I shot you down ≈ f. Charity ≈ Mission Mer 22 Avr - 19:43



Bang bang, I shot you down





Alecto et Charity en mission


L’ordre a été clair et précis. Eliminer le fils Morel le jour de la fête de son anniversaire. L’idée est plus que séduisante. Profitez de l’absence de papa Morel pour venir ravir la vie d’un être innocent. J’imagine déjà la culpabilité ce de cher Matthew lorsque la nouvelle atteindra ses petites oreilles d’impudent. Quoi de plus délectable que l’idée d’un futur sorcier effondré dans ses remords et regrets ? Depuis que le Lord m’a chargé de cette mission, je trépigne d’impatience, savourant d’avance les regards effrayés, teintés de peur et d’incompréhension. Debout au milieu des filles de Yaxley je regarde avec un sourire mauvais ces silhouettes fines et élancées aux formes généreuses. Même si la couverture est bien trouvée je me serai volontiers passé de cette partie du plan. Mon seul réconfort est l’accoutrement légèrement dénudé de ma future belle-mère qui ressemble plus que jamais à un strangulot hors de l’eau. La savoir au milieu des filles entretenues par son propre mari à quelque chose d’assez charmant, voir même de plaisant. Cette idée est comme une petite sucrerie qui fait passer le goût amer de la situation. Il n’est pas non plus difficile d’imaginer que certaines, voire l’ensemble, de ses donzelles ont farfouillées dans les lits de l’hôtel Yaxley en compagnie de leur cher patron. Je donnerai cher pour être une petite légimens et aller fouiner du côté des pensées de la Charity. Sans même la regarder, je devine ses regards assassins envers moi, pourtant, en bonne jeune Carrow je lui rends mes plus beaux sourires teintés de sarcasme dans lequel se glisse un doux mépris. Certes, j’aurais préféré avoir un tout autre partenaire pour cette mission que cette vieille mégère mais les ordres du Lord sont indiscutables et il est hors de question d’aller se plaindre auprès de lui. « Alors belle-maman, prête pour le devant de la scène ? » Ma voix est aussi mielleuse et méprisante que mes sourires lorsque je m’adresse à elle. D’un regard plus que dévalorisant que détaille sa tenue des pieds à la tête avant d’hocher sensiblement de la tête « On pourrait presque vous prendre pour une des danseuses de ce soir, vous vous fondez parfaitement dans la foule » Entre fausse cajolerie et rictus cruel je continue de la dévisager. Je ne sais pas ce qui est le pire pour elle. Le presque glissé dans ma phrase qui, accompagné de mon hochement de tête est plus que déplacé, ou la comparaison de sa personne avec le groupe de jeunes filles aguichante de seconde classe. Sans vraiment attendre de réponse je porte mon regard vers l’horloge qui orne la petite pièce du cabaret, le départ approche et je sens monter en moi une nouvelle excitation pleine de cruauté et de joie presque extatique. Glissant ma baguette magique dans les bas que je porte je porte à nouveau mon attention sur la maman Yaxley sans même avoir prêté attention à sa réponse, si réponse il y a eut. « Les filles c’est l’heure » la voix masculine du chef de file couvre sans peine les piaillements des danseuses et sans un regard à Charity je transplane sans plus attendre jusqu’à l’opulente demeure des Morel. « Trente ans, c’est un bel âge pour mourir » murmurais-je pour moi-même en arrivant sur place, au beau milieu des autres corps chauds. D’un air légèrement hautain, j’entre à la suite des autres filles, presque accoudée à ma camarde exécutrice, pour notre plus grand déplaisir. La chaleur de la demeure me frappe avec vivacité et je frisonne inconsciemment. La musique résonne à travers les murs et quelques rires étouffés par les murs épais parviennent jusqu’à mes sens attentifs. Un nouveau sourire carnassier étire mes fines lèvres cruelles. La fête bat déjà son plein et nous leur réservons un spectacle haut en couleurs. Au fond de mes yeux clairs brûle une étrange lueur verte assassine et il me faut tendre toute ma patience pour ne pas foncer tête haute dans la grande salle dont nous passons les portes. Le serviteur qui nous a ouvert la porte de service nous emmène silencieusement à travers les couloirs de l’immense maison avant de nous introduire dans une chambre meublée pour l’occasion de quelques chaises, miroirs et divans. « Ceci seront vos loges. Je vous demanderai de bien vouloir y retourner à la fin de vos prestations » Sa voix presque méprisante me souffle une soudaine envie de frapper tout de suite mais les derniers mots de mon Lord résonnent à mon esprit avec une force suffisante pour calmer mes ardeurs « Ne me décevez pas. » Tels ont été ses mots et je compte bien les suivre à la lettre. Coûte que coûte. La légère porte de bois se referme sur nous afin de nous laisser nous occuper de nos dernières préparations. Malgré les longues explications de notre chef de file de la soirée, je n’écoute que d’une oreille, bien décidée à ne pas bouger un centimètre de chair pour ces traites à leur sang et ces débauchés de dernier ordre.    
Doucement je m’approche à nouveau de la Charity, le regard brillant d’avidité et de sombre malice. « Comment on s’organise ? Tu t’occupes des chiens-chiens d’Ellias pendant que je luis fais la peau ? » Ma voix n’est un mince filet de murmure pour n’atteindre que ses oreilles de vieille femme. « Ton accoutrement seraient bien du genre à attendrir un ou deux de ces Sombrals de pacotille. » Des Sombrals, non mais laissez-moi rire. Si encore ils avaient la capacité de se rendre invisible, l’association aurait pu avoir du sens…Mais là, c’était risible. Tout chez eux était risible. Et pourtant, il fallait bien reconnaître qu’ils avaient un cran certain, oser défier de face Lord Voldemort, de nous deux, ils sont de loin les plus fous. D’un léger pas de côté je me posais devant un miroir relâchant ma longue chevelure de jais, ruinant au passage la difficile coiffure qu’on s’était évertué à me faire suite à ma demande. Changeante oui, cela ne fait aucun doute. Peu satisfaite du reflet que m’offrait le miroir j’attrapais ma baguette d’un geste rapide, aussi fluide que serpent et le verre se fissura en plein milieu. C’était inutile mais j’étais d’humeur trop frivole pour m’en soucier. L’idée du futur meurtre me lèche les entrailles avec une douce folie délicieuse.
 
© Artchie


Spoiler:
 

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