Time to run [Dorian]
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MessageSujet: Time to run [Dorian] Dim 14 Juin - 23:31





Sevastian & Dorea
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« Tu n’iras pas, un point c’est tout. » Elle n’écoutait pas, déambulant entre les tentes et les tôles servant d’abri de fortune en rejoignant ses cheveux en masse sous une casquette quelconque. Esquivant autant les réfugiés clandestins qui vivaient là comme elle que les objets perdus au sol, elle dût pourtant arrêter sa course lorsque son bras fut prisonnier de ses doigts ; le forçant à lui faire face, tombant directement sur son regard aussi mauvais que furieux. Il n’était plus le même. En réalité, plus aucun Dearborn n’était le même. Pas sans elle. « Ne me force pas à te jeter au fond d’un trou pour être certain que tu y restes. » grogna-t-il en contrôlant mal la colère qui teintait ses mots durs et tranchants. « Essayes un peu pour voir. » siffla-t-elle entre ses dents sans se préoccuper de l’état mental de son frère. Elle avait œuvré en douce, jouant sur sa jeunesse – gamine qu’ils l’appelaient tous – et surtout sur son anonymat. Peu d’entre eux savaient qu’un faucon s’était dessiné sur son omoplate lors de l’apparition de ce maudit sortilège qui les avait chassés de leur condition d’être humain à part entière. De liberté. Ils avaient beau être tous dans le même bateau, peu d’entre eux se connaissaient réellement et savaient pourquoi l’autre était en fuite. Caste, engagement politique, raison personnelle, tout pouvait être une condition de fuite. Doc revient à la charge alors que son coéquipier de fortune l’interpella pour donner le top départ de l’opération. En soit, rien de dangereux, ni de trop compliqué : il suffisait juste d’aller récupérer des sacs de denrées qu’un collaborateur s’était chargé de rassembler. Mais pour cela, il fallait aller en ville. Le problème primordial. Le début de soirée permettait d’avoir l’obscurité de leur côté ainsi que la tranquillité : les soi-disant élites ne trainaient que rarement dans des endroits comme le botruc assoiffé. Un bar où la seule boisson potable restait une liqueur d’ortie velue d’après son coéquipier Matthew. « Oh c’est bon, fous-moi la paix. Je ne te dis pas comment aller voler des baguettes pour le marché noir ! Soit juste au rendez-vous et ferme-là !» pesta-t-elle en envoyant paître une fois de plus son frère après avoir répété que cette mission était des plus basiques où chaque étape avait sa précaution. Même les conditions de retour permettaient de ne pas se faire repérer, une potion d’oubli étant donné à chaque personne pour éviter les fuites. Le dernier raid avait été fatal pour une grande majorité d’entre eux, après qu’un captif n’est rameuté une bande d’aurors à leur poursuite. Plus d'un quart des réfugiés avait été capturé et entraînés de force à l'ancienne prison. Un scandale. Ils étaient devenus tels du bétail, faisant rager jeunes et anciens qui s'unissaient dans un seul but : survivre. Il avait fallu du temps pour que le petit groupe s'organise et se réorganise. Les conditions de vie étaient désastreuses et la fermeture des frontières rendaient l'espoir faible. Trop faible pour qu'ils ne puissent pas tenter des choses stupides en vue de survivre. Regardant la potion, elle grimaça en se rappelant les paroles de son aîné. S'il voulait la protéger par rapport à Elle, elle voulait le faire pour Elle. Parce qu'elle n'avait pas réussi. Parce qu'elle n'avait rien pu faire ce jour-ci. Parce qu'elle l'avait laissé tomber... Buvant cul sec, le liquide abject glissa dans sa gorge avant qu'elle ne transplane.


La clochette tinta brièvement lorsque la porte du botruc assoiffé s’ouvrit. Bien assez loin des ruelles surchargées du chemin de traverse mais fort heureusement, pas non plus dans les ruelles sombres. Levant brièvement les yeux, elle chassa rapidement la salle sans s’attarder sur ses occupants. Bien que convaincue de son anonymat dans le vaste monde sorcier, la mise en pratique la stressait. Respirant un grand coup, elle avança en feignant l’indifférence afin de paraitre normale. Cela sembla fonctionner vu que la plupart d’entre eux l’ignorait tout simplement. Elle alla trouver la banquette que Matthew lui avait indiquée. Lui, était parti chercher d’autres denrées un peu plus loin. Il n’était question que de dix à quinze minutes. Rien de plus. Après, ils pourront rentrer et alors, elle respirera de nouveau correctement. L’inclination était parfaite pour pouvoir être mis dans l’obscurité du coin gauche, non loin de la porte de service accédant dans l’arrière-salle. S’asseyant au fond de la banquette, elle attrapa la carte des menus faisant mine d’être intéressée par son contenu. Le sombral lui avait déjà expliqué le code pour pouvoir attirer l’attention du barman qui était aussi leur indic. Son souffle était court, comme son rythme cardiaque un peu trop rapide. Passant sa langue sur ses lèvres, elle les humidifia plus par stress que réelle nécessité. Si elle réussissait, elle ne serait plus prise pour une gamine. L’adrénaline était une drogue puissante. Une drogue qui fait oublier bien des choses… même les plus pénibles. L’image obsessionnelle de la terrible soirée de l’élection se reproduisait devant elle dès que l’inactivité la prenait. Image spectrale accablante qui l’avait rendu aussi dépressive que dangereuse pour elle-même. Tant de proches étaient tombés, perdus à jamais et dont le souvenir n’était qu’une plaie béante, suintant sur son cœur. « Vous prendrez ? » La voix la fit sortir de ses morbides rêveries, lui coupant le souffle. Ses yeux remontèrent jusqu’au visage en tentant de paraitre le moins affolée possible. Elle venait de se faire surprendre comme une débutante. Pestant mentalement contre elle, elle fixa le serveur avant de commander : « Une liqueur d’ortie velue sur son lit de limace. » sans oublier le sourire narquois peignant ses lèvres. Bloquant une demi-seconde avant d’appuyer son regard sur elle, le serveur finit par acquiescer en lui demandant d’attendre quelques secondes et partant en cuisine. Ce qui ne la rassura pas le moins du monde. D’après Matthew et les autres, il était digne de confiance mais cela ne l’aidait pas à se décontracter. Bien, au contraire. Tendue, elle se cala au fond de son siège feignant un intérêt soudain sur le journal posé sur la table. Les gros titres étaient éloquents, vantant les mérites et la charité sorcière du Lord noir, lui tirant un air perplexe qu'elle tenta de cacher du mieux qu'elle ne pouvait.
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MessageSujet: Re: Time to run [Dorian] Mar 16 Juin - 1:35





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Tant de choses avaient changé depuis cet été. Sevastian avait vu la fin de l’année comme une nouvelle étape, son entrée dans le monde des adultes. Seulement, il ne s’était pas imaginé qu’il serait tatoué tel un animal certifiant de la fiabilité de son sang. La fin de l’année scolaire s’était faite dans le sang. Les cendres. Une partie de Poudlard avait brulé suite à la bataille des élections mais ce n’était plus le problème du jeune homme. Le Dolohov avait quitté l’école. Libre ou du moins l’illusion de l’aitre. Lorsqu’on tatouait sur votre peau un dessin sans vous en avertir, la notion de liberté semblait s’amenuiser. Malgré ses pensées, Sevastian était satisfait. Satisfait de sa caste, satisfait de la nouvelle politique. Satisfait de son arrivée au sein de l’entreprise familiale. Son père l’affaire chargé de les gestion de certaines affaires, de contrôler les divers élevages. Il arrivait tel un prince sur les établissement à contrôler, fouillait les comptes, les dossiers. Cherchait la moindre faille dans une procédure. Le Slave aimait la crainte des travailleurs… Son arrivée était une source de stress qu’il entretenait avec délectation. Néanmoins, il aimait observer les Sombrals. Ces bêtes, ces créatures magiques étaient à présent visiblement par tous ses anciens camarades présents dans la Grande Selle. Ce jour là, ils avaient tous vu la mort. Elle était passée près d’eux et sa fauche avait fendu les airs à de multiples reprises. Lui, ce n’était pas la première fois que ça lui arrivait… Le sang de sa mère empreignant le parquet restait une image gravée à jamais dans sa mémoire.

Sevastian ajusta la cravate noire et fine avant de la lisser du plat de la main. Son père aurait voulu qu’il se rase pour faire plus présentable, mais le Dolohov n’avait pu s’y résoudre. Il s’observa un instant. A croire qu’à part la couleur émeraude de l’uniforme, rien n’avait changé. Seulement, ce n’était pas avec un prof ou un cours qu’il avait rendez-vous mais avec un client fortuné qui voulait des sombrals pour décorer et créer une ambiance mortuaire dans sa cours arrière… Sevastian avait trouvé l’idée ridicule mais l’exprimer n’était pas dans ses plans. La vente de Sombrals était aussi une partie de son travail. Un sombral coutant une fortune, quoi qu’il en fasse derrière, ce n’était pas ses affaires. Ils auraient pu être empaillés que c’était le même résultat à ses yeux : le gain de la transaction.

Ce client, casse-pied jusqu’au bout, voulait être dans un lieu à l’abri des regards. Le Slave avait levé les yeux ciel. Pourquoi pas dans les bureaux ou dans sa demeure ? Non il fallait qu’il le retrouve dans ce bar miteux du chemin de traverse… Botruc assoiffé… Jamais Sevastian n’y avait posé un pied. Il ne pensait pas le faire de ci-tôt jusqu’à ce contrat. Installé sur un banquette, il était en pleine négociation. Prix, nombre, livraison… Tout y passait. Avec un peu de chance il allait pouvoir lui placer leur partenaire pour l’entretien des créatures magiques. Dos à la porte d’entrée, il ne voyait pas les gens qui entraient et sortaient. Qui plus est, il ne s’y intéressait pas. Après plus de deux heures, le parchemin sur lequel était couché leurs deux signatures roula entre ses phalanges et rejoint l’intérieur de sa mallette.  Une poignée de main ferme échangée et l’homme quitta les lieux. Sans réellement savoir pourquoi, Sevastian, qui s’apprêtait à sortir, porta un instant son regard sur l’ensemble de la pièce. Ses prunelles sombres ne purent que s’accrocher à Elle. Sa main se reverra autour de la poignée en cuir de son sac. Il l’aurait reconnu entre mille. Ses cheveux chatoyant, ce profil impétueux. Que faisait-elle ici ? Il n’avait même pas eu le temps de la revoir après la bataille. Frappée du faucon, elle avait tout bonnement été jetée de Poudlard. Ramenée au rang de rebuts de la société. Il avait cherché à la trouver à Azkaban en vain. L’ancienne Gryfonne s’était fait discrète et avait disparu de la circulation. Jusqu’à lors. Le regard perçant du Dolohov ne pouvait la lâcher. L’occasion était bien trop belle et il fallait qu’il se saisisse de cette opportunité. Faisant machine arrière, il sortit sa baguette de sa poche et arriva dans le dis de cette dernière.

Discrètement mais avec aplomb, la pointe de son catalyseur magique s’enfonça dans les côtes de Dorea alors qu’il se pencha au-dessus d’elle. Son odeur familière le troubla un instant ses pulsions malsaines et malvenues voulant prendre le dessus. Il lui susurra au creux de l’oreille. « Si tu ne veux pas finir à Azkaban, attrape mon bras, tu fais un sourire et tu me suis. Maintenant. » Le destin régenté par Merlin avait-il décidé de les mettre sur le même chemin ? D’un geste ferme, sa baguette dissimulée mais pourtant menaçante, il entraina la jeune femme vers les toilettes du bar. Après avoir vérifié que personne n’y était, il l’y poussa sans ménagement et barricada magiquement la pièce. Sa baguette était toujours tendue en direction de la lionne bien qu’il l’ait relâché. Loin de ses grandes heures, elle n’en restait pas moins cette désirable et infecte jeune femme. Leur dernière rencontre, durant cette retenue, aurait pu se terminer de bien des manières si Rusard n’était pas intervenu. Sevastian crispa la mâchoire à ces souvenirs. Il la haïssait rien que pour ça. « Je te savais téméraire mais stupide au point de te montrer de la sorte ? » Elle était à portée de main. La Dearborn n’avait même plus de baguette pour se défendre. L’idée folle qu’elle pourrait enfin être à lui traversa son esprit sans jamais la quitter des yeux.
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MessageSujet: Re: Time to run [Dorian] Lun 22 Juin - 3:45





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Ses doigts tressautèrent les uns sur les autres alors que ses pupilles traversaient en large les mots du journaliste, payé pour tant d’inepties. Grandeur. Mécène. Générosité. Tant de mots qu’elle ne pourrait jamais qualifier l’homme responsable de son état de fugitive. Responsable de tant de morts et de misère qui venaient de s’abattre sur la Grande-Bretagne, pire que le fléau de la peste. La situation l’angoissait. D’autant plus en ces lieux qui n’étaient pas sûrs pour elle. Elle avait pourtant insisté. Après ses retrouvailles avec Charles, elle avait été plus bouleversée qu’auparavant. De dépressive, elle était devenue complètement perdue. Désabusée par une situation, une vie dont elle ne connaissait plus les rouages. Chaque nuit, elle voyait son petit corps frêle flotter dans les airs tel le spectre qu’elle était devenue, apposée sur sa personne comme un rappel constant de son échec. Elle ne pouvait encore croire tout ce dont l’aigle lui avait conté, se le refusant par orgueil bafoué d’une sœur qui n’avait pas su protéger l’être qu’elle chérissait le plus, à défaut en plus de ne pas pouvoir se vanter de réellement la connaître. Penser à elle la rendait maussade et abattue. Pourtant, tout la lui rappeler et surtout ce foutu Voldemort qui trônait fièrement sur le journal abandonné. Ses cernes en étaient la preuve constante de ces cauchemars interminables qui prenaient un caractère plus réel au lever du soleil. Les larmes ne coulaient plus depuis longtemps néanmoins, la source étant surement asséchée depuis ses longs mois qui la séparaient de l’enterrement douloureux à contrario de la peine qui ne la lâchait pas. Autant incrustée au fer rouge sous sa peau que le majestueux faucon trônait dans son dos. Aussi présente que la fatalité qui courait dans ses veines. Elle n’avait pas peur de mourir depuis, complètement déboussolée par la malédiction qui s’abattait sur eux, les emportant toujours plus loin dans le tourment. Complètement désabusée par ses propres ténèbres qui s’agrandissaient de jour en jour.

Toute occupée à ses sombres pensées, seuls obstacles à sa nervosité de faire capoter sa mission de remorquage, elle ne remarqua pas l’ombre sinueuse qui se faufila dans son dos jusqu’à ce qu’elle ne sente un impact dans son dos, faisant relever ses yeux sur l’assemblée alors que son palpitant reprenait une forme de vie plus active. Une voix se glissa au creux de son oreille. « Si tu ne veux pas finir à Azkaban, attrape mon bras, tu fais un sourire et tu me suis à l’extérieur. Maintenant. » Un timbre qu’elle se maudissait de reconnaître, d’autant plus lorsqu’elle tourna de quelques centimètres son visage en sa direction pour apercevoir ses traits. Toujours trop proche. Toujours l’air d’un petit con. La nouvelle situation ne devait pas avoir arrangé son cas, lui laissant un soupir d’ennui. Lasse, elle ne tenta même pas de s’emparer de l’arme de substitution que Doc lui avait dégotée au marché noir, dissimulée contre sa cuisse. De toute façon, la baguette n’était pas calibrée pour elle et risquait plus d’exploser en les entraînant tels des sluaghs maudits entre l’au-delà et ce monde désillusionnée. Une idée morbide qui lui traversa l’esprit avant de poser son regard autour d’elle. Elle dût mettre trop de temps car déjà il lui attrapait le bras, l’apposant sur le sien comme s’ils étaient de vieux compagnons, lui faisant apposer un regard blasé en sa direction, trop abattue pour faire ressortir de suite la colère qui pointait toujours le bout de son nez à son encontre. De l’eau avait coulé, transformant les rivières en torrents. Le jouet semblait cassé alors qu’elle se laissa traîner jusqu’aux toilettes du bar docilement non sans sourire narquoisement avec une mine de dégoût à l’un des sorciers qui leva le nez de son verre lorsqu’il remarqua le couple s’engouffrer dans la pièce annexe avant de la refermer.

Poussée à l’intérieur, Dorea roula des yeux avant de soupirer face à la situation. Laissant courir son regard sur l’endroit, elle plissa du nez sans rien dire. Les bienfaits d’être fugitif résident dans le fait qu’à force de courir et de fuir pour sa survie, forcés de vivre dans des endroits peu propices à devenir une habitation « convenable », on en vient à ne plus trop s’offusquer de certaines digressions. Se retournant vers le slave, elle le toisa pour la première fois depuis bien des mois, remarquant alors qu’il avait changé depuis le jour où elle avait été mise à la porte de poudlard comme une malpropre. Costume et attaché-case. Un sourire ironique et narquois naquit sur ses lèvres, la forçant à retenir un rire moqueur en sa direction qui glissa sur ses lèvres. Perceptible sans être audible. Etrangement, elle n’avait pas vraiment imaginé l’affreux devenir un bureaucratique psychorigide relié à son attaché-case comme à la prunelle de ses yeux. Cela la rassurait d’un côté de confirmer qu’elle ne connaissait pas aussi bien l’ancien serpent. Fatiguée, son regard coula en direction de la baguette avec laquelle il la tenait en joue, trouvant la situation complètement ironique et désuète. « C’est comme ça qu’on retrouve de vieux camarades ? T’as peur de quoi, que j’abime ton visage cette fois-ci ? » le nargua-t-elle, l’œil aussi las qu’arrogant coulant de son cou à ses iris. Si la mort de sa sœur avait enterré son esprit combatif sous un état dépressif où la tristesse régnait en pièce maîtresse sur l’échiquier de la force, tout son être n’était pourtant pas enseveli. L’arrogance, la fierté ou encore l’impulsivité restaient, se transformant parfois en tendance irréfléchie et suicidaire dans la recherche d'un but désuet. De plus, tout dans le slave avait le don de faire bouillir son sang. Après tout, elle n’avait pas eu besoin d’une baguette la dernière fois pour tenter de l’étrangler. Si elle devait mourir dans un tel endroit, il était hors de question qu’elle ne le fasse sans regarder la mort dans les yeux.  

« Je te savais téméraire mais stupide au point de te montrer de la sorte ? »
Son commentaire railleur tira ironiquement ses lippes. « A croire que tu ne me connais pas… » Oh oui, elle pouvait être stupide. Notamment lorsqu’elle se remettait à penser à cette foutue retenue où tout avait dérapé. Une idiote revancharde d’un orgueil blessé car incapable d’impliquer sa propre personne dans d’autre faiblesse que celle qui l’avait dévasté durant l’été. L’admettre serait trop. A la place, sa fierté la maintenait en vie et l’avait trainé jusqu’ici, pensant par amour-propre être assez maligne et méconnue pour pouvoir passer inaperçue pour aider les siens. Apparemment, elle n’était pas si inconnue que cela. Ce qui devait la ravir l’acculait à présent et elle questionna mentalement les cieux de savoir pourquoi sa route devait recroiser la sienne. Surtout en cet instant. A cause de lui, on ne la croirait pas capable de pouvoir remplir une futile mission. Non, Matthew ne devait rien savoir. Personne ne le devait. « Qui te dit que c’est stupide et non pas prémédité ? » L’orgueil prend le dessus, dessinant son arrogance sur son petit nez retroussé et peignant cet air provoquant dans sa manière d’être. « Qu’est-ce qu’un sorcier si fier de sa… pureté, de sa supériorité fait dans un trou comme celui-ci ? Voilà plutôt la question à mille mornilles. » rajouta-t-elle alors que le mot lui écorcha les lèvres, si visible à sa façon de prononcer le terme de pureté. Ne croyant pas une seule seconde à la véracité du terme, ne l’employant qu’en dérision complète. Audacieuse, elle avança d’un pas. Lentement, avec précaution alors que ses iris noisette glissèrent alors vers la mallette et que sa langue fourchue ne s’active de nouveau, comme pour pouvoir le pousser à bout. D’un ton aussi mielleux que narquois, ne servant qu’à tourner en dérision la situation pour trouver la faille. Pour reprendre le dessus. « Un gratte-papier, vraiment ? Un vulgaire pion. Je ne savais pas tes aspirations si basses. » Pousser à bout, c’est lui qui lui avait appris çà. Toujours plus fort. Plus loin. Là où on n’en revient pas. Un deuxième pas s’effectue en avant alors que ses yeux ne quittent pas les siens, comme le mettant au défi d’utiliser réellement sa baguette. Si elle devait mourir aujourd’hui, elle préférait que cela ne soit d’un sorcier – aussi infecte soit-il que Dolohov – plutôt que de croupir en cellule à Azkaban.

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MessageSujet: Re: Time to run [Dorian] Lun 6 Juil - 17:18





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Sevastian observait la moindre réaction de la Dearborn. Il l’avait surprise perdue dans sa lecture, son attention envolée aux mépris de tous les dangers qui pouvaient roder autour d’elle. La téméraire lionne avait-elle si confiance en elle pour oublier de surveiller ses arrières ? C’est presque avec une pointe de déception qu’il la vit le suivre sans même protester, sans même prononcer un mot. Son regard avait perdu cette flamme si combative qu’il aimait tellement malmener. Il n’y percevait même plus la colère qu’elle lui avait toujours offert même dans les instants où ils s’étaient rapprochés de manière bien trop intimes pour être censées. Puis subtilement, elle sembla néanmoins retrouver ce sourire narquois. « C’est comme ça qu’on retrouve de vieux camarades ? T’as peur de quoi, que j’abime ton visage cette fois-ci ? » A présent dans les toilettes du bar, ils s’observaient mutuellement. Il avait suffit d’à peine quelque mois pour voir la situation évoluer chacun de son côté. Chacun de manière différente. « J’ai pourtant souvenir que mon visage ne te déplaisait pas la dernière fois qu’on s’est cotoyés. » Il marqua une pose avant de la critiquer sur son manque d’attention. Quelque part, il était ravi d’être tombé sur elle. N’importe lequel autre sang-pur l’aurait sans ménagement dénoncée au ministère afin d’empocher une belle petite bourse. L’espoir de se faire bien voir et de se hisser dans les hauteurs des nouvelles castes étaient à présent un leitmotiv récurant. « A croire que tu ne me connais pas… » Le brun haussa les sourcils sans rien répondre à cela. Il gardait sa baguette en main et bien que légèrement baissée, elle restait en direction de la jeune femme. Il ne savait pas comment la situation allait tourner mais dans sa tête, le Dolohov avait déjà bien des idées quant au sort qu’il voulait réserver à la brune. La lionne avait quelque part échappé à Azkaban, mais elle avait aussi récupéré les idées tortueuses de Sevastian… A savoir ce qui était le mieux pour elle, seul Merlin aurait pu le dire. « Qui te dit que c’est stupide et non pas prémédité ? » Un sourire pédant étirant les lippes de Sevastian. « Oh, tu es sûrement là pour une raison quelconque. Cependant, tu ne t’attendais sûrement pas à ce que je me retrouve au milieu de ton chemin. » Il releva le visage et l’observa légèrement de haut. Toutes ses réactions étaient étudiées, analysées. Le brun cherchait à découvrir au-delà de ce qu’elle voulait bien laisser paraitre. Il aimait avoir raison, il aimait la savoir à sa merci. En l’instant même, malgré la situation, la Lionne continuait de sortir les griffes, cherchant à le bluffer d’un revers de bras. « Qu’est-ce qu’un sorcier si fier de sa… pureté, de sa supériorité fait dans un trou comme celui-ci ? Voilà plutôt la question à mille mornilles. » Sevastian desserra doucement le noeud qui se retenait sa cravate autour de son cou. Silencieux, seul son regard trahissait qu’il était en train de réfléchir. Rien ne concernant la réponse qu’il comptait lui offrir mais plutôt ce qu’il pouvait faire d’elle. Après tout, de pas sa nature du sang, elle n’était qu’une souillure… Une souillure agréable à regarder et qui pouvait être sienne à présent qu’il avait mis la main dessus. « Un gratte-papier, vraiment ? Un vulgaire pion. Je ne savais pas tes aspirations si basses. » Sevastian se mit à rire, rejetant la tête en arrière pendant un instant. Son rire emplit la pièce se faisant amie avec l’écho des lieux alors que le son perdurait et que toute trace de sourire avait disparu de son visage. Ses prunelles sombres s’étaient soudainement faites plus mauvaises. Elles trahissaient ses aspirations et son humeur. Il avait envie de jouer certes mais à présent, ils étaient dans la cours des grands. Ils étaient les adultes. Il s’approcha lentement de la brune, s’imposant à elle comme il l’avait déjà fait de nombreuses fois. De sa main libre, il se saisit de son visage, pour mieux l’observer. Son regard coula vers son cou, sa poitrine sans aucune gêne.« Tu veux mourir Dearborn ? » demanda-t-il le plus sérieusement du monde. Sa voix était ferme. Aucune trace de moqueries. Seulement de la suffisance et de l’arrogance quant au pouvoir qu’il pouvait avoir sur elle. Ce que lui octroyait son sang, sa caste. Un sourire étira ses lippes. Il enfonça sa baguette dans son ventre brusquement, se saisissant de sa nuque mêlant ses doigts à sa chevelure. « Vite ? Sans souffrir ? » Les mots s’échappèrent pour éclater en un murmure sournois au creux de son oreille. Il huma un instant son odeur presque familière, profitant de la chaleur de son corps proche du sien comme si cela lui avait manqué. Son nez caressant sa tempe avec une douceur presque dérangeante. Malsaine. Agrippant plus fort sa prise sur elle, il la força à le regard dans les yeux tandis que satisfait, il ajoutait : « Ne compte pas sur moi pour te faciliter la tâche Dearborn. Je suis peut-être un con impulsif, mais j’ai été à bonne école. Surtout en ce qui concerne l’entretien des femmes. » Il la relâcha tandis qu’elle le repoussait sans ménagement. « Et puis… je n’ai toujours pas acheté d’esclave. » Il ponctua sa phrase d’un silence arrogant comme pour lui laisser le temps de réaliser l’ampleur de ses propos. Si la tuer ne lui semblait pas une tâche difficile, il était loin d’en avoir envie. Dorea avait été une source de frustrations. Une femme forte qui lui avait toujours tenu tête sans jamais sourciller et ça, il voulait en profiter. Il aimait bien trop sa fougue pour la faire disparaitre d’un simple avada. Non. Il préférait bien plus en profiter. La réduite à néant en tant qu’esclave serait sûrement pour la brune un coup de massue. Sa fierté de Gryffondor risquait de prendre un sévère coup. Mais, il en était sûr, jamais elle ne se laisserait faire. Cela n’en serait que plus délectable.  Il voulait jouir de cette supériorité qu’il avait à présent sur elle pour mieux la torturer. Il n’avait pas encore expliquer cette attraction malsaine qui avait éclos entre eux les quelques semaines avant qu’elle ne quitte Poudlard. Il ne préférait même pas y penser même si inconsciemment, il s’agissait d’une de ces raisons qui le poussait à vouloir la garder pour lui. Il se voyait déjà fanfaronner disant à qui voulait l’entendre qu’il l’avait attrapé lui même. Que lui n’avait pas eu besoin d’aller à Azkaban pour avoir une esclave. Perfide, il ajouta. « Puis qui sait ? Si tu es sage, peut-être que je t’accorderais ce que tu désires ? » Encore une fois, il la détailla du regard. « Il va falloir qu’on renouvelle ta garde robe par contre. » Phrase laissée en suspend. Pique touchant à quelque chose superficielle volontairement. Sûrement le dernier des soucis de la Dearborn. Juste pour l’enfoncer un peu plus.
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