JAMILY ✥ Run girl run
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MessageSujet: JAMILY ✥ Run girl run Lun 22 Juin - 20:40

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James & Lily ∞ JAMILY

Tu lèves lentement le regard sur le miroir fissuré de la chambre que tu occupes. Enfin la chambre... La pièce délabrée d'un bâtiment désaffecté longeant la banlieue londonienne. Voilà plusieurs mois que tu y vis. Un matelas de fortune, une vieille chaise et une table bancale, un lavabo en piteux état, rouillé, sali par la grasse accumulée au fil des années par une bande de squatteurs. Ou par des fugitifs. Mais tu n'as pu trouver mieux. Et ici, tu te sens en sécurité. Ou presque. Tu ne penses pas que les Mangemorts viendront te trouver ici. L'endroit est éloigné du centre ville, et qui s'aventurerait dans un immeuble laissé-pour-compte et abandonné ? Mais tu ne sous-estimes pas la perspicacité des hommes de Lord Voldemort, ni de leur ténacité, pas plus que leur acharnement à traquer tous les nés-moldus encore vivants en Angleterre.

Tu t'observes durant quelques minutes dans la glace. Tes yeux verts émeraude contrastent avec les cernes violacées qui ornent désormais ton visage, la pâleur de tes joues blanches. Tes joues sont bien plus creusées qu'auparavant. Tu ne manges pas à ta faim, tu as perdu du poids. Tu replaces une courte mèche rousse derrière ton oreille droite. C'en est fini la longue chevelure de feu, symbole de ton caractère enflammé. Tu arbores désormais une coupe beaucoup plus courte, beaucoup plus à la garçonne. Tu avais d'abord songé à les teindre car cela aurait été beaucoup plus discret, mais tu n'as pu t'y résoudre. Pourtant, il l'aurait fallu. Mais ta chevelure, c'est une partie de ton identité que tu ne souhaitais pas perdre. Tu as besoin de cela pour te sentir encore un peu toi. Demeurer encore un petit peu Lily Evans, même si tu sais fort bien que tu n'es plus cette jeune fille. La vie de fugitive ne te va pas. Tu es perdue, triste, seule. Ton existence a radicalement changé depuis mai. L'attaque, les morts, les pleurs. Tu revois Marlène au bout d'une corde, Remus sauvagement tué, Théo allongée sans aucun signe de vie dans sa poitrine. Tu frissonnes, une larme coule doucement le long de ta pommette. Tu n'arrives pas à te résoudre, tu n'arrives pas à te dire qu'ils sont tous morts et enterrés, eux, entre autres élèves. Marlène, avec qui tu avais toujours été proche, est morte. Remus, ton ami, ton confident, le seul élève qui n'avait jamais fait de mal à personne, la personne la plus droite que tu connaissais, un jeune homme privé de la vie bien trop vite. Théodora, la petite sœur de Dorea, ta meilleure amie. Trop jeune, elle n'était encore qu'une enfant. Tu avais autant pleuré sa perte que Dorea, dévastée par la peine et le chagrin. Les derniers mois avaient été difficiles. Et même si la peine s'atténuait peu à peu, tu avais du mal à refaire surface. Du mal à t'habituer à ta « nouvelle » vie, du mal à réaliser.  

Tu es fugitive. Tu n'as aucune nouvelle des personnes auxquelles tu tiens le plus. Tu revois le visage souriant de Dorea, son insouciance, sa joie de vivre, son rire, ses pommettes roses. Tu veux oublier ses yeux emplis de larmes, ses joues pâles, sa tristesse, sa douleur. Sa peine était trop immense, tout comme la tienne. Même si rien n'était comparable à la perte d'une sœur. Tu t'imagines perdre Pétunia une seule seconde. Tu sens ta poitrine se serrer, des larmes s'invitent à la commissure de tes yeux, un vide monumental s'immisce dans ton cœur. Et pourtant, tu n'es plus aussi proche d'elle que Dorea l'était avec sa cadette. Tu n'oses imaginer son accablement, son désespoir, sa mélancolie, sa souffrance. Un spleen  à la Baudelaire t'envahit soudainement. Tu ne l'as pas vu depuis si longtemps, tu n'as pas de nouvelles depuis si longtemps. Tu as peur, peur que les Mangemorts l'aient attrapée, peur de tout. Tu songes à toutes les personnes que tu as perdues, comme Dorea. Toutes les personnes dispersées aux quatre coins du pays, tentant comme elles le peuvent de survivre, de ne pas se faire attraper, de ne pas perdre la vie. Le mal est partout aujourd'hui. Les Mangemorts traquent tous les individus porteurs du Faucon. Les gens comme toi. Les Nés-Moldus entre autres, ceux qui n'ont pas « mérité » le Cobra ou le Loup-Chacal. Tu tires sur ta manche gauche. Le tatouage est apparu doucement. Au début, tu ne l'avais quasiment pas senti. Tu avais longtemps espéré que ce ne soit qu'un bleu que tu t'étais fait malencontreusement en te cognant. Chez toi et ta peau blanche, c'était monnaie courante. Après tout, tu marquais facilement. C'est dans l'angoisse que tu l'observais à longueur de journée. Et en te levant quelques jours plus tard, tu sursautas en l’apercevant. Un grand et majestueux faucon sur ton avant bras gauche. De toute manière, dès le moment où tu as appris à propos des tatouages, tu sus que tu allais devoir fuir. Alors tu avais pris les devants. Immédiatement, tu avais déménagé, dit au revoir à tes parents et à ta sœur. Actuellement, ils croient qu'une grande école de magie supérieure t'a réclamé. Tu n'avais pu leur résoudre à tout leur dire, c'était le mensonge suprême. Mais par ta faute, ils étaient en danger, c'était mieux comme ça. De temps en temps, tu envoyais des lettres, des lettres à la moldue. Par la poste. Ceux-là n'étaient pas surveillés. Du moins tu l'espérais. L'adresse que tu leur avais donnée était une adresse de personnes âgées qui ne vérifiaient jamais leur boîte aux lettres. C'était mieux que rien. Tu savais que si tu te murais dans le silence, cela ne ferait qu'augmenter leur suspicion. Tu avais également songé à couper les ponds définitivement, mais tu n'avais pas pu. Mais tes lettres se font de plus en plus rares. Le Faucon est apparu sur ton cubitus. Depuis, tu ne portes que des manches longues. Tu es marquée à vie, et tu le sais.

Tu enfiles un tee-shirt, un pantalon, des baskets, un gilet. Une cape. Que tu rabats aussitôt sur ta tête. Tu sangles un cran d'arrêt à ta ceinture. C'est devenue ta seule arme contre le monde. Sans ta baguette magique, qu'on t'a confisquée soit disant car tu ne la méritais plus, tu es désemparée. Habituée pendant des années à vivre avec la magie, revenir brutalement à la vie moldue avait été pénible. Mais par dessus tout, au delà de tous les avantages qu'offraient une baguette, tu regrettes la sécurité qu'elle te procurait. Te voilà désormais obligée de te trimballer avec ce couteau, qui ne fera pas longtemps le poids contre un mangemort. Mais c'est toujours mieux que de ne rien avoir.  Tu sors dans la rue. Tu as peur, comme toujours. Tu as la gorge séchée. Tu as soif. Tu as faim. Et par dessus tout le reste, tu as besoin de savoir. Il faut que tu trouves un journal. Il faut que tu saches ce qu'il se passe dans le monde. Bien entendu, impossible pour toi de te le faire livrer. Bien trop dangereux, bien trop repérable. Tu n'es pas stupide à ce point... Tu transplanes dans une ruelle adjacente au chemin de traverse. C'est dangereux et tu le sais. Tu risques ta vie à chaque instant. Mais la pluie a commencé à tomber il y a quelques heures, rendant ton accoutrement plausible, et tu te fonds dans la masse. Tu marches normalement, sans te précipiter, par peur d'attirer les ennuis. Tu es devenue presque experte dans l'art du camouflage. Tu déambules jusqu'à que tu trouves une poubelle, où un journal abîmé par les gouttes d'eau jonche le sol. Tu le récupères immédiatement, le glisse sous ta cape et continues de marcher sans t'arrêter. Au bout d'un moment, tu sens comme une présence dans ton dos. Tu as l'impression qu'on te suit. Ton cœur s'accélère. Sans t'en rendre compte, tu marches soudainement beaucoup plus vite, espérant qu'on attribue cela à la pluie diluvienne qui tombe toujours sur le pavé des rues londoniennes. Mais l'ombre te suit encore. Tu commences à paniquer. Les Mangemorts t'ont retrouvé. C'est la fin, tu vas mourir. Enfin, peut-être pas, mais ils vont faire de toi leur esclave, leur chose, leur rien. Tu seras réduite qu'à une pauvre petite enveloppe charnelle sans aucune valeur. Tu t'y refuses, tu vas te battre. Enfin, tu vas fuir plutôt. Tu continues ton chemin, et dans la précipitation, tu te perds. Tu te retrouves face à un cul de sac. Tu veux faire demi tour, mais c'est trop tard, la silhouette est au bout de la rue, et elle semble t'attendre. Tes doigts se renferment doucement sur le manche de ton cran d'arrêt. Si c'est un Mangemort, le sortir maintenant serait une preuve que tu ne possèdes pas de baguettes pour te défendre, et donc que tu es de sang-impur. Il faut que tu trouves un stratagème, un subterfuge, quelque chose pour te sortir de là, mais tu as beau réfléchir, tu ne trouves pas. Tu n'oses pas parler, alors tu observes cette silhouette. Silhouette que tu croirais presque familière.

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MessageSujet: Re: JAMILY ✥ Run girl run Mar 23 Juin - 1:51

« Merci bien Jeune Homme » remercia une vieille dame à qui James venait d’indiquer son chemin. James reprit sa route, un sourire fade étirant ses lèvres. C’était trop peu, presque inexistant, il ne faisait pas assez. Pas assez du tout à ses yeux. Mais c’était déjà ça. Il faut dire qu’en tant qu’en premier année d’apprentissage, il ne devait pas s’attendre à avoir de grande responsabilité non plus. Ramasser les bassines des malades, faire le ménage, guider les patients de l’Hôpital ; voilà à quoi se résumaient ses journées depuis quelques semaines. Et apprendre. Apprendre ses leçons auprès de ses tuteurs. Apprendre toute la nuit durant, en dévorant autant de livre sur la Médicomagie qu’il pouvait.

James troqua sa robe verte foncé d’Interne badgé Mr Potter pour son blouson noir, qui passait inaperçus dehors. Glissant sa baguette dans sa poche interne de sa veste, il salua d’un coup de tête la réceptionniste qui semblait ne plus savoir quoi avec le patient qu’elle essayait de renseigner. Sa journée était finie. Enfin, la journée de travail. Il sortit dans la rue, ne se retournant même pas pour voir apparaitre la vitrine de Purge & Pionce Ltd. De toute façon, à part un vieux bâtiment en briques rouges, un mannequin et un écriteau signalant : "Fermé pour rénovation" il n’y avait rien à voir. Les mains enfoncées dans ses poches, James marchait calmement dans les rues de Londres, ses pas le guidant de lui-même alors qu’il se perdait dans ses pensés. Sa direction, le chemin de Traverse, il devait se procurer quelques livres supplémentaires s’il ne voulait pas être à court d’occupation nocturne. Puis, il rentrerait à la maison, mangerait rapidement l’assiette que sa mère lui aurait mis de côté, échangerait peut être quelques informations avec Sirius qui vivait toujours chez les Potter avant de s’enfermer pour travailler dans sa chambre.

Son acharnement, James le dévouait à son ami perdu. Remus. Assassiné par Greyback. Si seulement le garçon en avait su plus à ce moment peut-être aurait-il put le sauver. Enfin tout du moins c’était ce dont il était persuadé. Se sentant coupable d’une chose dont il n’était pas, voulant apaiser sa conscience et surtout ne plus voir mourir des personnes qui lui étaient cher sans pouvoir rien faire, James travaillait sans relâche pour devenir Médicomage. Pour être apte à soigner les gens. Et un jour, il vengerait Remus. Il en avait fait la promesse.

Les gens qui lui étaient cher… Rien que croiser Sirius parfois lui était difficile, lui rappelant ce qu’ils n’étaient plus. Des étudiants insouciants. Prongs, il l’avait complétement oublié. Il ne s’était pas transformé depuis la disparition de son meilleur ami, et avait pris la décision de ne plus le faire. C’était peut-être drastique, mais Prongs existait uniquement pour Moony, et sans lui, c’était trop douloureux. La déchirure était trop récente. Le manque trop présent. La plaie trop ouverte. Et Lily. Sa douce Lily que rien que l’idée lui faisait tordre son ventre de douleur. Pas de nouvelle depuis sa disparition. Mais comme on dit : pas de nouvelles, bonne nouvelle. C’était son mantra, ce qu’il se répétait sinon il ne pouvait s’endormir. Il faisait le vide aussi. Essayait tout du moins. Mais inlassablement, sans potions de sommeil, il dormait peu et mal. Ses nuits étaient hantées de cauchemar. Et le matin, il voulait se gifler de penser et agir comme ça. Lui il avait un toit. Lui il avait de la nourriture. Lui il avait une place dans la société même si elle n’était pas dorée. D’autres étaient bien moins chanceux que lui.

Il était perdu dans ses pensés, ne faisait même pas attention à ce qui se passait autour de lui et pourtant, son instinct s’éveilla d’un coup alors qu’il tournait à l’angle de la rue. Là, de profil, un nez dépassait d’une capuche. Un nez à la courbure familière et deux mèches de cheveux roux. C’en était assez pour rendre James fébrile et attentif. Assez pour accélérer le rythme cardiaque du garçon. Elle était folle ? Pourquoi était-elle dehors à une heure pareille ? James accéléra la cadence, traversant la rue pour la suivre. Le sentiment de chaleur qui avait remué ses entrailles en l’apercevant venait de se transformer en angoisse. Peur qu’elle se fasse prendre. Peur qu’elle meure sous ses yeux. Qu’elle disparaisse à son tour.

Mais bien évidemment, ces deux mèches rousses et ce petit nez n’étaient pas assez pour dire que c’était réellement Elle. Combien de fois avait-il cru l’apercevoir tout simplement parce qu’il crevait de la revoir en vie ? La silhouette était au fond de l’allée, bloquée. Sans échappatoire acculée au fond du cul de sac. D’ici, James ne voyait rien de plus qu’une cape noir. Il ne bougeait plus, de peur d’avancer. Et si ce n’était pas Elle ? Voilà ce qui tournait à présent dans son esprit. La peur d’être déçu une nouvelle fois le glaçait et il ne bougea pas pendant plusieurs minutes ne réalisant pas combien par son indécision il perturbait la jeune femme. A ce moment-là, rejoindre la librairie avait complètement disparut de la tête du jeune homme. Le prénom Lily était la seule chose à laquelle il pensait.

Finalement, les mains toujours dans ses poches le garçon fit trois grand pas en direction de la jeune femme, ne supportant plus le doute. Il voulait savoir. Il devait savoir. Il ne s’aperçut même pas qu’il avait arrêté de respirer alors qu’il s’approchait d’Elle. Il ne s’en redit compte uniquement en étant juste en face d’elle. Il ne s’en rendit compte uniquement en voyant le buste de Lily s’élever et s’abaisser rapidement, trahissant sa panique. Il ne s’en rendit compte uniquement en plongeant ses yeux bruns qui avaient perdus toute trace de malice dans les prunelles émeraude qu’il chérissait temps. Il ne s’en rendit compte uniquement en lâchant doucement en expirant tout en manquant de s’étrangler sous l’émotion : « Lily ».

Oui c’était bien elle. Les yeux cernés. Mais les yeux verts. Les cheveux courts. Mais les cheveux d’un roux vifs. Amaigris. Mais en vie. Les yeux de James papillonnèrent comme s’il ne croyait pas ce qu’il voyait. Il ne réalisait même pas l’état dans laquelle la jeune fille était alors qu’il la dévorait du regard. En même temps, elle était fugitive, à quoi pouvait-on s’attendre ? Il ne fit aucune remarque, il était à dix mille lieux d’enregistrer dans sa petite tête. Non, la première chose qui lui vient à l’esprit, c’était le mot danger. Elle était en Danger. D’ailleurs, la panique recommençait à l’envahir alors que nerveux il commençait à regarder derrière son épaule de peur qu’un Mangemort débarque. Précipitamment il demanda : « mais qu’est-ce que tu fou là ?! Tu ne devrais pas être ici. Tu ne devrais pas être en Angleterre tout court ! Il ne faut pas que tu restes là ! Pourquoi tu n’es pas dans un camp des réfugiés, à l’abri ? » Il ne parlait pas fort, si quelqu’un passait dans la rue, il ne l’entendrait pas. Mais en revanche, son comportement alarmé était plus que louche. Il fallait qu’il se calme s’il ne voulait pas à être à l’origine de la mort de la rousse. Puis avant même que la jeune femme eut le temps de lui répondre il sortit ses mains de ses poches pour l’attirer contre lui. Il la serrait surement un peu trop fort contre lui. Mais par Merlin que c’était bon la sentir contre son torse. Vivante. Elle était Vivante.

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Dernière édition par James Potter le Mar 14 Juil - 2:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: JAMILY ✥ Run girl run Sam 11 Juil - 0:12

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Tu es toujours debout, là, au milieu de ce cul de sac, à attendre bien gentiment que la mort vienne te chercher. 'Lily, ne fais pas ta défaitiste, tu ne vas pas mourir, pas ici, pas maintenant!', te hurle ta conscience, celle qui a encore la force de se battre, celle qui souhaite encore vivre, vivre pour voir le mal être éradiqué de la planète, vivre pour ceux que tu chéris, ceux que tu aimes, ceux dont tu n'as plus aucune nouvelle. Tu te redresses, avec un centième d'assurance en plus. Tu dois rester forte. Forte jusqu'au bout. Au pire, tu mourras en ayant affrontée la mort en face, et non pas en regardant tes pieds, terrifiée. Car ça, non, ce n'est pas toi. Tu n'as jamais abandonné. Jamais. Tu t'es toujours battue comme tu le pouvais, pour toi d'abord, mais pour les autres surtout. Tu as toujours voulu faire passer les êtres chers à tes yeux avant ta propre existence, mais comment continuer à le faire alors que tu es seule ? Seule face à cette silhouette, seule face à ce qui te terrifies. Tu ne bouges pas, tu ne prononces pas un seul mot. Tu ne parleras pas la première. Peut-être te fais-tu des films. Peut-être est-ce seulement un passant perdu, et peut-être que ta paranoïa a fait le reste.

L'homme s'approche, et ton cœur s'arrête instantanément de battre lorsque tu le reconnais. James. James Potter. Le voir provoque en toi des sensations contradictoires. La joie de revoir un visage connu, un visage familier, un visage qui ne te fera pas de mal, ça tu le sais. Vous n'êtes pas, avec James, ce qu'on pourrait appeler des amis. Pourtant, tu sais que tu peux lui faire confiance. Tant de choses ont changé. Tu te rappelles avec angoisse la conversation de la salle commune, celle où James avait décidé de ne plus t'adresser la parole. Tu te rappelles les premiers jours où tu savourais le plaisir d'avoir enfin la paix. Tu te rappelles les questionnements qui s'en suivirent quand tu réalisas qu'il te manquais. Tu te rappelles le bal, la peur, les morts, ses bras tentant de te protéger. Tu te rappelles la tristesse dans ses yeux, les pleurs, les larmes, la désillusion, la dépression à la mort de Remus. Tu te rappelles tout cela. Et soudainement, une vague de contentement t'envahit. C'est James. C'est tout. Il n'y a rien à ajouter de plus. « Lily. »Ton prénom prononcé dans un étranglement semble néanmoins être la plus belle chose que tu aies entendue depuis des semaines. Cela fait si longtemps qu'on ne t'a pas appelé, si longtemps que tu n'as pas parlé à quelqu'un. Si longtemps que tu es toute seule.« James. » murmures-tu à ton tour, ne sachant pas quoi dire. Parler te semble ridicule. Briser l'instant avec quelques mots n'avanceraient à rien. Que dire ? Parler de Remus, du monde, de ta situation ? Tu n'en as pas envie pour le moment. En fait, tu ignores la raison pour laquelle tu restes là. Tu n'as nul le temps de tergiverser davantage, car James prend le contrôle de la conversation : « Mais qu’est-ce que tu fous là ?! Tu ne devrais pas être ici. Tu ne devrais pas être en Angleterre tout court ! Il ne faut pas que tu restes là ! Pourquoi tu n’es pas dans un camp des réfugiés, à l’abri ? » James chuchote. Il a peur, tu le vois dans ses yeux. Il a peur pour toi. Tu peux le comprendre, car toi aussi tu es effrayée. Mais contrairement à lui, toi, tu t'inquiètes pour les autres, pas pour toi. Ta vie n'est que peu de chose, et ne vaut rien. Une jeune fille née-moldue n'est qu'une moins que rien aux yeux du nouveau régime, de la vermine, de la boue qu'on étale par terre. Rien. Tu ouvres la bouche, tentant de trouver les mots justes. Mais tu n'en as pas le temps car tu te retrouves dans ses bras sans que tu n'aies eu le temps de t'en apercevoir. Gauchement, au début, tes bras demeurent le long de ton corps sans que tu saches quoi faire. Puis doucement, tu te laisses aller à l'étreinte et enlaces le buste de James. Il te serre fort, trop fort, mais tu le lui rends bien. Des souvenirs bien lointains te reviennent. Ceux de la mort de Dumbledore, au moment où James t'avait trouvé cachée dans un couloir. À cet instant, tu le détestais. Il était ce gamin stupide qui perturbait l'ordre que tu tentais tant bien que mal de faire régner, il était ce garçon prétentieux qui se prenait pour Dieu, qui se pavanait en jouant les grands coqs, qui te draguait ouvertement et lourdement, et qui cherchait par tous les moyens l'instant où tu céderais. Mais pourtant, il t'avait prise dans ses bras, simplement, sans rien demander de plus que cela, et il t'avait réconforté.

Aujourd'hui, tu retrouves ce James là. Sa chaleur humaine, son odeur suave que tu n'avais jamais vraiment humé auparavant. Pourtant, en même temps, cela te fait perdre pied. Tu t'effondres en larmes sans trop savoir pourquoi, la fatigue et le stress accumulés des derniers jours t'ayant sans doute poussés à bout. Les perles salées roulent sur tes joues, mais tu ne les arrêtes pas. Et de toute manière, il pleut. À quoi cela servirait-il ?

Vous restez ainsi pendant ce qui te semble une éternité. Tu te détaches tout de même de James au bout d'un moment et chuchotes : « Viens. » Tu prends James par le bras et vous faites demi tour dans la rue. Rapidement, vous quittez les rues plus fréquentées du Chemin de Traverse pour vous retrouvez dans un coin plus tranquille, sous un arche, où la pluie ne s'invite plus. Tu t'arrêtes, et retires ta capuche avant de la remettre aussitôt. Les rues sont désertes, mais tu ne veux prendre aucun risque. Tu lèves les yeux vers James et tu l'observes attentivement pour la première fois. Tu avales durement ta salive. Ce n'est plus le même. Ses yeux auparavant rieurs semblent tristes, inquiets, sans éclat de vie. Tu as toujours adoré son regard chocolaté, pourtant, leur propriétaire a perdu la flamme qui l'animait autrefois. Tu ne peux que comprendre.

« Où est-ce que j'irais James ? » commences-tu par répondre. « Je ne prendrais jamais le risque de me faire héberger par quelqu'un pour que celui-ci se fasse capturer ou que quelqu'un perde la vie à cause de moi. C'est mon sang qui est impur, pas celui des autres, pas le tien. » tu déclares d'un ton neutre. « Quant à mes parents, ils n'ont rien à voir dans cette guerre. Ils sont innocents, ils n'ont pas à payer le fruit de tout cela. Je ne le permettrais jamais. Jamais. » Ils te manquent tellement. Tellement. Mais la guerre bat son plein, les jours sont difficiles à vivre pour les gens comme toi. Ceux qui portent le faucon sur le corps. Personnellement, tu le porterais presque avec fierté si tu n'avais pas si peur de te faire tuer dès que tu l'exhiberas. Ce tatouage, c'est la preuve que tu n'es rien aux yeux de ceux qui accordes trop d'importance à la valeur du sang. Mais toi, tu le sais. Le sang, ce n'est rien d'autre que du liquide distribuant au corps le dioxygène dont il a besoin pour fonctionner et n'a rien à voir avec une quelconque supériorité de race. Tu es ce que tu es. Tu es une sorcière. Tu es une née-moldue. Et tu en es fière. Malgré le fait qu'aujourd'hui, cela ne te cause que des ennuis. On cherche à te tuer à cause de cela. Et pourtant, tu te battrais jusqu'au bout pour prouver que ce que Voldemort croit être la vérité n'est rien de plus qu'un ramassis de conneries. Des croyances désuètes et racistes. « Parce que tu crois que c'est facile pour quelqu'un comme moi de trouver un refuge. Je n'ai plus personne. J'ai perdu contact avec tout le monde. Je n'arrive plus à joindre qui que ce soit. Les courriers sont surveillés. Je vis dans un trou à rat. Je survis au jour le jour. Je fais ce que je peux. » Tu demandes ensuite : « Et toi, comment tu t'en sors ? Ça va ? » Physiquement et juridiquement, tu sais qu'il va bien. C'est moralement que cela risque d'être plus difficile. Si perdre Remus avait été un choc pour toi, c'était probablement un traumatisme sans précédent pour James. Les Maraudeurs avaient perdu l'un de leurs membres, une partie d'eux-même. « Tu sais, jamais j'aurais cru que ça me ferait tant plaisir de revoir ta sale tête. » dis-tu, tentant un point d'humour. Les querelles passées n'ont pour toi plus lieu d'être, les gamineries d'antan non plus. Tu te fiches de savoir qu'auparavant tu n'étais rien d'autre qu'un simple défi pour lui, une fille qu'il souhaitait avoir dans son tableau de chasse. Tu te fiches de savoir cela car à présent, vous étiez tous les deux dans le même bateau. Enfin... Pour être honnête, James voyageait en seconde classe, et toi, plutôt au fond de la cale, avec les autres rats, avec les autres personnes dont la vie n'avait absolument aucune importance.


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MessageSujet: Re: JAMILY ✥ Run girl run Mar 14 Juil - 23:41

« Lily » C’est la seule chose qu’il ait réussi à prononcer. Et encore, il l’avait dit la voix chargée d’émotion et en manquant de s’étrangler. Il ne s’attendait tellement pas à la revoir. Pas là. Pas maintenant. Avait-elle conscience du risque qu’elle prenait ? Oui, sans l’ombre d’un doute. Elle était intelligente après tout. Le garçon ne la disputa pas immédiatement. Pas alors que la rouquine prononçait doucement son prénom. « James. » avait-elle lâché avec une simplicité déconcertante. Difficile à croire que même en se quittant à Poudlard ils n’étaient pas en de meilleur terme. Les voix coupée par l’émotion, les bras ballants de surprises. Oui, difficile à croire qu’ils n’avaient jamais été amis. Lily n’arrivant pas à supporter ce garçon qui pourtant ne lui voulait que du bien. Un fouteur de trouble. Un menteur aussi qu’elle l’insultait volontiers, ne voulant croire en ses paroles. Il l’aimait pourtant. D’un amour sincère. D’un amour profond. Celui qui te remue les entrailles. Celui qui te rend débile et sans défense. Celui qui te prend aux tripes et te donne envie de vomir tant tu t’inquiètes pour l’autre.  Celui qui te donne envie de tout faire pour rendre la personne heureuse. Celui qui te donne envie de te donner entièrement. Sans contrepartie. Celui qui te donne envie de mourir pour Elle.

Mais cela, elle ne l’avait jamais compris. Elle ne le comprendrait peut être jamais. Mais quoi qu’il arrive, James le savait, il n’y aurait qu’elle. Elle et ses cheveux roux. Elle et ses yeux verts. Quand bien même s’il réussissait à vivre avec quelqu’un d’autre, à fonder une famille, dans son cœur, dans sa tête, il y aurait toujours bien plus –bien trop– de place pour Lily. Puis enfin, l’instant explose. La crainte qui brûle et retourne les entrailles du garçon devenant plus intenable que le bonheur de la revoir vivante. Et James sans hausser la voix de peur d’être entendu commence à sermonner la jeune fille. Si James n’avait eu ne serait-ce qu’une idée de ce qui se passait dans la tête dans la rousse, il l’aurait secoué. Secoué très fort. Pour tenter de lui remettre les idées en place. Elle était tellement importante à ses yeux. Sa vie valant bien plus que n’importe qu’elle autre vie. La vie de Lily valait même plus que la sienne. Il ne savait rien de ce qui bouillonnait dans l’esprit de l’ancienne préfète-en-chef, mais il savait ce qu’il se passait dans son propre crâne. Et c’est pour exprimer ses sentiments qu’il attrapa la jeune fille, la serrant fort contre lui. La serrant désespérément contre son torse.

Et pour la première fois de sa vie, Lily ne repoussa pas le garçon. Pendant quelques secondes, elle resta sans réaction, ce qui ne perturba pas James plus qu’autre chose. Il avait l’habitude que Lily reste passive, ou qu’elle s’énerve. C’était ou l’un ou l’autre avec elle. En revanche, il n’avait pas l’habitude qu’elle réponde à la positive. James tressaillit de surprise quand il senti les petits bras se refermer dans son dos et le serrer à son tour. Mais sa stupeur ne resta pas bien longtemps que déjà, il se laissait aller à l’étreinte. Savourant de l’avoir si près. De pouvoir respirer son odeur à plein poumon. Elle ne savait pas. Elle ne pouvait même pas imaginer le bien que cela lui faisait de l’avoir ainsi dans ses bras.  James avait les yeux fermés, profitant pleinement de l’instant. Ayant oublié pour une demi-seconde qu’ils n’étaient –bien qu’au fond d’une ruelle mal éclairée– pas à l’abri de tous les regards. Il avait oublié les derniers événements. Il ne gardait que la présence de Lily qui pleurait doucement dans ses bras, lui transmettant tout son amour et sa joie de la revoir vivante dans cet enlacement.

James aurait pu rester comme ça des heures durant. Mais cela n’était pas raisonnable. Et Lily avait bien eu raison de se détacher de lui. La jeune femme semblait s’être calmée. Ses joues étaient un peu rougie, mais James se garda bien tout commentaire tant sa gorge était toujours serrée d’émotion et ses yeux brillants de larmes qu’il retenait difficilement par fierté. Il avait si peur. Chaque jour. Chaque heure. Chaque minute. Chaque seconde. Son corps tout entier tremblait pour elle la nuit. Il revivait le meurtre de son meilleur ami. Et bien souvent, la rousse finissait par le remplacer. Puis celui qu’il considérait contre son frère. La revoir vivante le mettait dans tous ses états.


« Viens. » prononça doucement Lily en attrapant le garçon par son bras pour entraîner à sa suite. James aurait voulu répondre : ‘Jusqu’au bout du monde’. Mais il ne dit rien. Ne voulant pas rompre l’instant. Il se contenta de la suivre. De quitter le chemin de Traverse en mettant ses pas dans les siens. La rouquine s’arrêta après quelques minutes de marche. Bien plus à l’écart de la civilisation qu’ils ne l’étaient avant. Elle abaissa sa capuche pour la remettre aussi tôt. La manœuvre avait été rapide et pourtant, James avait eu le temps de le remarquer. En même temps, comment ne pas noter la quasi absence de cheveux de la jeune fille ? Elle s’était coupé les cheveux. Ses si beaux cheveux. Coupé. Très. Court. James avait les yeux écarquillés sous le choc. Il ne restait de sa chevelure de feu que des quelques boucles folles toujours aussi rousse. Cela lui allait bien. Vraiment bien. Mais là, James ne pouvait pas faire la part des choses pour se rendre compte combien elle était terriblement sexy les cheveux court. Non. Il restait sous le choc.  

« Où est-ce que j'irais James ? » commença la jeune fille coupant brusquement les pensées du garçon qui continuait de dévisager la jeune fille, notant à présent combien elle avait changé physiquement. Combien sa vie devait être éprouvante. En plus de s’être coupé les cheveux, elle avait maigri. Un fait encore plus choquant que la nouvelle coupe qu’elle abordait. « Je ne prendrais jamais le risque de me faire héberger par quelqu'un pour que celui-ci se fasse capturer ou que quelqu'un perde la vie à cause de moi. C'est mon sang qui est impur, pas celui des autres, pas le tien. Quant à mes parents, ils n'ont rien à voir dans cette guerre. Ils sont innocents, ils n'ont pas à payer le fruit de tout cela. Je ne le permettrais jamais. Jamais. » James secoua sa tête, choqué par les propos de la jeune fille. « Mais tes cheveux ? Qu’est-ce que tu as fait à tes cheveux ? » S’exclama-t-il ne pouvant plus s’en empêcher. Puis, comme si le fait de l’avoir évoqué à haute voix apaisa un peu le tumulte de ses pensées, il continua, sur un ton bien plus grave : « C'est mon sang qui est impur » répéta le garçon. « Non mais tu t’entends parler !? Depuis quand ton sang est impur » termina le garçon en grimaçant tant l’idée lui était fondamentalement abjecte.

Il n’avait pas plus le temps d’argumenter que Lily enchaînait : « Parce que tu crois que c'est facile pour quelqu'un comme moi de trouver un refuge. Je n'ai plus personne. J'ai perdu contact avec tout le monde. Je n'arrive plus à joindre qui que ce soit. Les courriers sont surveillés. Je vis dans un trou à rat. Je survis au jour le jour. Je fais ce que je peux. » Jamais le garçon n’avait insinué que ça devait être facile de trouver refuge. A vrai dire, il n’y avait pas réfléchit. Mais ça lui faisait tellement de peine de la voir dans cet état-là. Et pourquoi était-elle restée en Angleterre ? Parce que c’est son pays, répliquait une petite voix au fin fond de son cœur. Mais c’est tellement risqué. James ne voulait pas qu’il lui arrive quoi que ce soit. Il ne s’en remettrait jamais. « Et toi, comment tu t'en sors ? Ça va ? »

Lui ? Mais lui, ce n’est pas important. Lui, il vivait dans sa chambre d’enfant. Celle qui l’a vu grandir. La grande, confortable, douillette. Un refuge à ses yeux. Là où il pourrait presque se sentir en sécurité si les cauchemars ne le suivaient pas jusque dans son lit. Le garçon n’avait pas eu le temps de répondre à la question, que la jeune fille enchaînait, tentant une pointe d’humour : « Tu sais, jamais j'aurais cru que ça me ferait tant plaisir de revoir ta sale tête. » Un demi-sourire étira les yeux du garçon. Un sourire faux. Un sourire triste. Un sourire amer. Oui, jamais elle n’aurait cru avoir autant de plaisir. Sa sale tête. C'était sans doute dit sans méchanceté aucune. Mais le pouvoir des mots et sans pareil. Ils sont tranchants. Parce que oui, ses sentiments n’étaient pas partagés. Et ils ne le seraient jamais. Il s’était fait une raison, il y a plusieurs mois. Il l’avait tenu pendant leurs derniers mois à l’école. Mais l’attaque, le tatouage, le changement de Ministère. Ça avait tout balayé. Jusqu’à sa raison.

Il se retenait, il l’avait déjà serré dans ses bras, il avait déjà franchi la ligne. Il se retenait de lever le bras, d’aller caresser sa joue. Il se retenait de poser ses lèvres sur les siennes. Avant qu’elles ne deviennent glacées. Il payerait cher pour aspirer un peu de son air avant qu’il ne quitte son corps. Avant qu’elle ne se retrouver tuer. Ou pire encore. Il se retenait, et se surprit à constater que c’était facile. ‘jamais j'aurais cru’ résonnait encore dans l’esprit du garçon. Oui, si elle était heureuse c’est qu’elle n’avait pas dû voir de visage familier depuis longtemps. Voilà pourquoi elle était heureuse. Pas parce que c’était lui. Et si elle s’était laissée aller à l’étreinte, c’était pour la même raison. Plus meurtris que James le garçon fit tout ce qu’il put pour ne rien en laisser paraître. « Je suis content de te voir aussi Lily, mais moi, c’est pas surprenant hein. » Il ne fit une pause qu’une demi seconde avant de poursuivre : « mais je vais bien moi. Je ne suis pas aussi mal loti que toi. » Il aurait voulu lui proposer son aide. Mais elle refuserait en bloc. Elle venait de le dire, pas question d’aller se réfugier chez quelqu’un. Encore moins chez lui. Il ne connaissait aucun Sombrals. On n’entendait pas beaucoup parlé d’eux. Mais ils devaient surement agir dans l’ombre non ? Mais James n’avait nul conseil à donner à Lily et ça le rendait encore plus fou. Il voulait l’aider, mais quoi dire qu’elle ne refuserait pas ? Il ne savait même plus comment s’exprimer. Il détourna les yeux pour la première fois du visage de la jeune fille pour les laisser se perdre dans les méandres de son sac. C’était le bordel dedans. Il devait absolument le ranger. Entre les parchemins griffonnés par ses notes prises pendant que son tuteur l’instruisait, James dénicha quelques galions qui traînaient par ci par là et la pomme qui aurait dû servir d’en cas. Il les tendit à la jeune fille : « c’est pas grand-chose hein ! J’ai plus l’air con qu’autre chose. » Et en plus, s’il avait réfléchit plus d’une seconde, il aurait réalisé que les galions ne serviraient à rien à la jeune fille, sauf à la faire prendre le risque d’aller dans des endroits sorciers où elle pourrait se faire prendre.



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