No lies and no deceiving, man is what he loves ∴ Euxane
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MessageSujet: No lies and no deceiving, man is what he loves ∴ Euxane Sam 27 Juin - 0:14




No lies and no deceiving, man is what he loves


Charlou et Euxane


Août étire ses journées avec une certaine lenteur. Depuis la première vente d’esclaves un climat étrange règne sur l’Angleterre magique. Les choses sont définitivement différentes et plus sombres désormais. Ces tatouages venus s’immiscer dans nos chairs ne sont plus de simple représentation d’une valeur sanguine, ils déterminent également nos vies et nos avenirs. Mon cœur se serre encore aux souvenirs de ces derniers mois, depuis la confiscation des baguettes magiques de tous les sorciers né-moldus, jusqu’à la vente du premier humain comme esclave. Esclave. Le mot résonne comme le glas de la décadence. Nous sommes en 1980 et le spectre de l’antiquité revient hanter nos rues modernes. Cet énorme pas en arrière m’indigne me désole.
La démarche vive je marche sans regarder les sorciers que je croise dans les rues du Chemin de Traverse. Dans la peur environnante chacun essaye d’éviter de croiser le regard des autres avec un soin qu’on ne peut plus considérer de suspect. Seuls les fiers sang-purs vous défient de leurs prunelles d’acier. Ces sorciers-là n’ont plus peur de rien, plus peur de montrer leurs aspirations ni leurs allégeances à ce Lord. Il y a quelques mois encore des aurors réputés chassaient ces mages noirs comme on traque des goules. Et voilà qu’ils sont devenus plus imposants et présents que jamais, marchant librement dans les rues en plein jour, déversant leur haine sur le premier venu, sans remord et sans risque. Tout cela est perturbant, dérisoire, frustrant. Mes poings se serrent dans les poches de mon pantalon. Même si ces dernières semaines m’ont rendu plus sombres qu’avant je n’arrive toujours pas à maîtriser l’emportement de mon jeune cœur. La révolte gronde sans cesse dans mes entrailles et rien ni personne ne semble être capable de la calmer. La douleur a augmenté ma rage interne et toute l’énergie que j’emmagasine dans mes veines ne tardera pas à éclater un jour ou l’autre. Toute cette superbe énergie que j’expulsais dans mes heures d’entrainement de Quidditch se retrouve prisonnière de ma seule enveloppe charnelle. Trop souvent je tourne en rond comme un lion en cage, trop souvent une violente envie de frapper un mur s’empare de mon être. La violence que j’avais réussi à canaliser parcourt à nouveau mes veines avec une force terrible si bien que mes iris se perdent dans un océan de noirceur qui m’affole parfois lorsque je contemple mon reflet. Sans cesse mon cœur se serre en pensant à ceux qui me sont chers au cœur, ceux qu’une marque a éloignés de moi. Plus les jours passent, moins j’ai de nouvelles d’eux et l’angoisse de l’incertitude, de l’attente me rend malade d’inaction. Même ma récente entrée au sein de l’Envol des Sombrals ne parvient pas à calmer cette sensation d’impuissance. L’attaque de Poudlard a décimé des familles que je connaissais si bien et ma peine se mêle à la rage lorsque mes pensées dérivent vers les visages de Theo et d’Alex. Tant de regrets et de remords agitent mon âme meurtrie. Je revois le visage de celle que j’ai aimais tendrement, d’un amour simple et doux. Mon premier grand amour. Une histoire que j’ai stupidement gâchée pour les yeux d’Evans. Une stupide erreur sans nom qu’il est depuis trop longtemps trop tard de réparer. Ma culpabilité restera à jamais gravée dans ma chair, superposée à ce tatouage que je maudis plus que tout. Et que dire de Theo. Elle et son regard terrorisé, ses cris la nuit précédant le drame, la résolution dans son regard, la terrible résolution. Son sacrifice reste planté dans le creux de ma gorge, terrible châtiment de ma faiblesse. Je devais la protéger, j’étais à ses côtés, je lui tenais la main. J’aurais dû être capable de la sauver de cette attaque mortelle.

Sombre et le regard profondément marqué je passe la porte de l’apothicaire prêt à remplir la mission qui m’a amené dans les rues de cet endroit qui m’insupporte de plus en plus. L’air est si lourd et pesant dans les rues sorcières. Entre ceux que la peur étrangle et ceux qui s’amusent de la pression mentale qu’ils infligent, je préfère mille fois rester planté dans la nouvelle école qui est en train de voir le jour, petit à petit. C’est d’ailleurs pour elle que je me fais violence aujourd’hui. L’année va bientôt commencer, septembre arrive à grand pas et les étagères de la future salle de potion est désespérément vide. « Bonjour monsieur, en quoi puis-je vous aider ? » un sorcier aux yeux fatigués s’avance vers moi depuis l’arrière-boutique et je sens déjà ses iris se poser sur moi avec une certaine appréhension. La peur est partout, sournoise et intangible, elle s’imprègne en nous, en eux, partout si bien que plus personne ne se regarde normalement. La peur et la suspicion...Conscient que mon air sombre n’a rien de sympathique je tente dans un morne raclement de gorge de chasser les marques d’affection qui serrent mon cœur. « Bonjour à vous, je viens faire quelques emplettes pour la rentrée » Un faible sourire pâle étire lentement mes lèvres sèches et l’attitude du commerçant se détend légèrement aussi. La fatigue qui étire ses traits me laisse songeur. Sans doute ce sortilège de malheur ne l’a pas placé dans la meilleure des nouvelles sphères sociétales. J’ai bien conscience de la chance que j’ai. De cette chance que je ne veux pas, que je ne voudrais pas avoir. Je n’ai jamais été meilleur que Dorea par exemple. En quoi ais-je le droit à la liberté et elle non ? « Ah ! Vous entrez à Poudlard vous aussi. Ma fille également…» La remarque sonne fausse et une ombre triste passe dans mes iris, voilant une nouvelle fois leur éclat marin. Cette envie de préciser ce simple détail, de le mettre en avant, tout cela m’écœure. Pensivement j’hoche la tête alors que je devine une certaine tristesse poindre également chez mon interlocuteur. « Je vous mets un peu de chaque ingrédient nécessaire pour quelle année ? » Mes yeux se relèvent pour croiser son regard et je reprends tant bien que mal le contrôle de mes pensées. Ma mission est simple, il ne faudrait pas que je l’exécute qu’à moitié. « Je vous ai fait une petite liste personnalisée, avec les nouveaux enseignements je ne suis pas sûr des potions qu’on sera amené à préparer. Et les potions sont une des rares matières où j’excelle vous comprenez, alors j’aimerais bien m’entraîner un peu chez moi avant la rentrée. » Son regard se fait légèrement complice et entendu alors que je lui tends le parchemin en question. Ses iris le parcourent rapidement avant d’émettre un léger sifflement « Eh bien ! Vous aurez de quoi faire au moins deux années de potions avec tout ça » me lance-t-il non une certaine nouvelle appréhension dans le regard. Je me force à rire doucement pour détendre à nouveau ses traits « On est une grande famille. Vous savez ce que c’est. Les courses de début d’année, tout le monde doit les faire mais personne ne veut y aller. Comme vous le voyez, j’ai perdu le pari. » Son sourire se fait un peu plus franc et il disparaît à nouveau dans l’arrière-boutique ma liste en main lorsque le son de la cloche de la porte d’entrée retenti derrière moi. Sans trop savoir pourquoi mon cœur se serre légèrement et mes poumons s’arrêtent l’espace de quelques secondes.


© Artchie


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MessageSujet: Re: No lies and no deceiving, man is what he loves ∴ Euxane Dim 28 Juin - 18:59

    Affalée sur la bonne vieille couette violette qu’Euxane possédait depuis des années, les yeux de la jeune fille parcouraient le plafond d’un oeil inquisiteur. *Depuis quand il y a une petite fissure sur le coin gauche-là ! Hey, c’est peut-être dangereux. Va falloir que j’en parle à Père. Oh, tiens, ça pourrait faire un joli sujet de conversation pour le dîner ça. Et hop, une conversation qui ne tourne pas autour de moi, de mes ambitions, de mon futur. Et de mon incompétence aussi tiens. Bref, de toutes ces conneries. À moins qu’il trouve quand même le moyen de me mettre ça sur le dos.*

    « Jeune fille, n’as-tu pas honte de ton comportement ? Le sol, les murs et le plafond de TA chambre sont de TA responsabilité. Comment as-tu pu ne pas prévoir A L’AVANCE cette fissure. Même un fichu cracmol aurait pu le faire. Honte à toi. Honte à toi. »

    Imitant une voix plus ou moins grave qui se voulait être celle de son père, Euxane avait terminé son monologue dans un murmure. Sa poitrine s’affaissait et se relevait au rythme d’une respiration aussi saccadée et irrégulière que si elle venait d’accomplir un véritable effort physique. Elle tentait donc de se calmer, en se forçant à entamer une respiration plus lente et posée. Inspirer, expirer. Inspirer, expirer. Inspirer, expirer. Elle espérait ainsi ralentir les battements de son coeur et refouler la vague de rage et colère qui affluait de partout, voulant prendre possession de son corps. Elle avait chaud. Et surtout, elle en avait marre.

    Formant une étoile de mer, son corps cachait la fameuse inscription « I’m fabulous and I know it » qui ornait, en lettres dorées, cette couette qu’elle chérissait tant. Elle avait insisté pour en emmener une copie à Poudlard afin de personnaliser son dortoir. Elle se trimballait même avec une autre copie miniaturisée dans son sac, en cas de situation d’urgence : un pique-nique improvisé, une nuit inopinée à la belle étoile, etc. Oui oui, chacun avait sa propre vision de la  notion d’« urgence ».
    La position étoile de mer n’était pas forcément la plus glamour et la plus sexy des positions qui existaient pour une lady. Or, en ce moment, l’esprit d’Euxane était bien trop occupé pour en avoir quelque chose à faire. En ce moment, on pouvait même affirmer qu’Euxane avait envie d’être n’importe quoi, sauf une lady.
    C’était peut-être le début de sa crise d’adolescence ou un ras-le-bol généralisé, mais Euxane se sentait étouffer dans sa propre existence. Pourtant, sa situation n’était pas à plaindre. Bien au contraire, elle faisait partie de cet ensemble de la population favorisé par la tournure de situation récente en faveur de Lord Voldemort. Toutefois, elle se sentait prise au piège, prisonnière du poids de ses responsabilités, de la pression sociale, du rôle qu’elle avait mis tant d’années à perfectionner et dont elle ne pouvait plus s’échapper. Et c’était là, une prison dont l’évasion était presque impossible.

    Dans le flot de pensées qui inondait son cerveau depuis une trentaine de minutes, la conversation qui avait animé le dîner de tout à l’heure n’arrêtait pas de refaire surface. Elle prenait l’allure d’un fantôme menaçant, surplombant et assombrissant le tableau. Un tableau qui, en temps normal, ne cherchait pas à se remettre en question.
    Elle soupçonnait ses parents de prendre un malin plaisir à remettre cette histoire de fiançailles sur le tapis, aussi souvent qu’ils le peuvent. Ils n’hésitèrent pas à lui rappeler qu’elle avait d’ores et déjà 17 ans et que, bientôt, tous les bons partis de son âge risquaient d’être pris. Euxane avait très bien compris que si elle tardait encore, elle finirait par se marier avec un vieux de l’âge de son grand-père. Elle n’avait aucunement besoin que son père et sa mère profitent de la moindre occasion pour le lui rappeler.
    Toutefois, ce n’était pas tout ce qui tracassait la jeune demoiselle. Elle avait l’habitude de ce discours et son contenu ne la touchait plus que très peu.
    Cette fois-ci, pendant le dîner, son père avait décidé de s’attaquer à un autre point de la vie de sa petite fille : sa compétence magique. Les paroles de son père résonnaient encore et toujours dans son crâne, chaque nouvel écho faisant plus de dégâts à l’amour propre d’Euxane que le précédant. C’était d’une voix légèrement en colère qu’il s’était emporté en lui balançant : « Si ton charme et ta beauté ne te sont pas efficaces pour décrocher un fiancé, tu devrais au moins miser sur ton diplôme pour te décrocher un boulot. Et ce n’est pas avec des Piètre et des Acceptable que tu risques d’y arriver. Je sais que tu es loin d’être conne, alors fais un effort jeune fille ! »
    Après cette réplique de la part de son paternel, Euxane avait fini son dîner en silence et, après en avoir demandé la permission, partit se réfugier dans sa chambre pour le reste de la soirée. Et c’était pour cette raison-ci qu’Euxane donnait à l’examen de son plafond une attention particulière.
    Elle avait conscience que son père n’avait pas complètement tord. Il avait certes manqué de tact et de diplomatie pour introduire son reproche, mais son argumentation était en béton. Et c’était cela qui tracassait le plus la de Fontaine.
    Toutefois, ce n’était ni les larmes qui s’échappaient de ses yeux ni la colère qui nouait son estomac qui lui feront baisser les bras.


    ✯✯✯


    C’était d’un pas décidé et avec un visage grave qu’Euxane se frayait un chemin entre les divers piétons parcourant le Chemin de traverse. Il n’y avait plus cette atmosphère joviale et enfantine qui animait cette rue marchande auparavant. Cela aurait pu attrister la jeune demoiselle si l’humeur dans laquelle elle se trouvait ne se calquait pas si bien avec cette nouvelle atmosphère régnant sur le Chemin de traverse. Il y avait une tension presque électrique dans l’air et plus aucune trace des éclats de rire enfantins et des conversations anodines dont les vestiges hantaient encore les lieux.
    L’esprit de la jeune Euxane était occupé ailleurs. Les évènements de la veille l’avaient fatigué, autant la confrontation avec son père que la remise en question de sa personne qui s’en est suivi, tout en passant par ce sentiment amer qui avait pris racine en elle. Elle avait l’impression d’avoir failli à son devoir en tant que membre de la famille de Fontaine, qu’elle ne méritait pas sa place, ni son nom de famille.
    C’était ce sentiment qui motivait son pas pressé et son regard fixe. C’était pour combattre ce sentiment qu’elle se dirigeait vers l’apothicaire du Chemin de traverse. C’était pour ne plus ressentir ce dit-sentiment qu’elle avait la ferme décision d’améliorer ses résultats scolaires. Elle se devait de prouver à son père qu’il avait tort. Elle se devait de se le prouver à elle-même.
    Vu qu’elle n’arrivait pas à mettre la main sur un fiancé acceptable aux yeux de sa famille, elle pouvait au moins chercher à améliorer ses compétences magiques. C’était quelque chose qu’elle maîtrisait un minimum et sur laquelle elle pouvait agir et avoir un certain contrôle.
    Elle avait donc pris la décision de s’attaquer à cette histoire en commençant par améliorer sa capacité à créer une potion qui ne ressemblait pas à une bouillie noire carbonisée. C’était la matière qu’elle maîtrisait le moins à Poudlard et qui lui avait valu de très nombreux P et quelques A à peine. Elle était bien loin du O ou du E que son père espérait d’elle.

    Secouant la tête pour chasser toute nouvelle pensée négative qui cherchait à se frayer un chemin jusqu’à son cerveau, elle poussa la porte de l’Apothicaire, faisant sonner la cloche qui annonça son entrée.

    « Diggory ? » Euxane ne s’attendait pas à croiser quelqu’un de son entourage faisant ses emplettes chez l’Apothicaire. Et encore moins quelqu’un qui se rendait aussi à Poudlard. Ils n’avaient pas encore reçu l’habituelle liste de fourniture annuelle qui précédait chaque rentrée scolaire. En plus de cela, les enseignements allaient certainement changer avec cette nouvelle histoire de castes et la prise de pouvoir de Voldemort sur l’éducation sorcière. Elle se demandait donc bien ce que le jeune homme faisait ici. Et elle n’hésita pas une seule seconde avant de le lui faire savoir. On pouvait clairement lire la surprise et l’étonnement dans le regard de la jeune fille.

    « T’es bien la dernière personne sur laquelle je pensais tomber ! Merlin, qu’est-ce que tu fous là ? »
    D’un côté, Euxane était rassurée de ne pas être la seule à travailler ses matières avant la rentrée. D’après elle, il n’y avait pas d’autres raisons qui motiveraient la présence du jeune homme dans la boutique. Elle pourrait même profiter des compétences en Potions du jeune homme pour apprendre une ou deux choses en plus qui l’aiderait à mieux réussir les siennes.
    Un léger sourire sur les lèvres, elle se rapprocha de Charles d’un pas lent et calculé, tout en le fixant d’une manière déconcertante. C’était qu’il était devenu beau garçon, le petit. Par le passé, elle avait déjà essayé à plusieurs reprises de lui faire des avances, mais la gène que cela occasionnait chez le jeune homme ne faisait que rendre la situation amusante. Et Euxane prenait un malin plaisir à s’en amuser de ces situations.  
    Une fois à son niveau, elle continua à le fixer, le sourire aux lèvres, sans détourner le regard.

    « Comment vas-tu ? » Elle avait prononcé cette phrase en venant presser légèrement le bras droit du jeune homme avec sa main.

    « Oh bonjour mademoiselle. Que puis-je faire pour vous ? »
    C’était à ce moment-là que le propriétaire des lieux refaisait surface, les bras emplis d’ingrédients en tout genre. Euxane avait connu le vieil homme dans de meilleures formes que celle qui arborait en ce moment. Les cernes qu’il avait sous les yeux et ses pieds traînant lourdement sur le sol lui donnait une très mauvaise mine.
    Elle lui répondit avec un grand sourire sur les lèvres espérant, malgré elle, de lui remonter légèrement le moral. Cela ne l’amusait point de voir les conséquences de récents évènements sur la population sorcière. Elle était plus qu’heureuse de se trouver du bon côté de la balance. Mais le malheur des autres étaient bien loin de contribuer à son bonheur. Au contraire.

    « Bien le bonjour monsieur. Je viens simplement pour … c’est bien des oeufs de Serpencendre que vous avez entre les bras ? »

    Euxane avait détourné son attention du vieil apothicaire pour venir la porter sur ce qu’il tenait entre ses mains. Elle avait été présente à assez de cours de potions pour savoir que les oeufs de Serpencendre représentaient l’ingrédient-clé de tout philtre d’amour. Euxane tenait là une occasion de taquiner Charles et de se jouer un peu de lui, d’autant plus qu’il était le seul autre client dans la boutique.
    Un sourire sournois sur les lèvres, elle se retourna donc vers Charles pour lui adresser d’un ton faussement sarcastique.
    « Je vois que monsieur cherche à préparer un filtre d’amour. Tu es en train de me dire que le torse que des heures et des heures d’entraînement au Quidditch ont bâti ne fait plus son effet ? Mhhh, j’aurais peut-être dû en profiter tant qu’il était encore temps … bien dommage tout ça. »

    Elle ne se rendait pas compte à quel point sa remarque était déplacée. Elle avait balancé cela avec une légèreté d’esprit qui ne correspondait ni au contexte actuel ni au public qui y assistait. Cela ne correspondait même pas à l’état d’esprit dans lequel Euxane était.
    Toutefois, ce n’était pas la première fois qu’elle enfouissait en elle tous ses sentiments pour revêtir le masque d’une jeune fille détachée et heureuse. Ce même masque qu’elle trouvait de plus en plus lourd à porter et derrière lequel elle s’empressait à se cacher à chaque fois que l’occasion se présentait à elle. Il représentait à la fois sa prison et sa défense contre le monde qui l'entourait. C'était cela qui la protégeait, tout en l'étouffant. Et Euxane n'était pas prête de s'en débarrasser de sitôt.


Spoiler:
 

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and when the time will come
Wanna throw you from the roof The pressure builds Wanna put my hands through you I'll squeeze you tight until you take your last breath Loving you to death The pressure's rising I won't make it through tonight This love immortal is an assassin's delight Just blow me up or run me down
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MessageSujet: Re: No lies and no deceiving, man is what he loves ∴ Euxane Mar 14 Juil - 0:15




No lies and no deceiving, man is what he loves


Charlou et Euxane


Au fond de moi je redoute de rencontrer une personne connu à Poudlard, je redoute de devoir me justifier de tous ces achats alors que j’ai terminé mes études là-bas, je redoute les questions et les soupçons qui en découleront. Le « Diggory ? » qui retenti dans mon dos achève de me plonger dans un trouble plus prononcé. Mes iris se mettent à danser doucement alors que des ombres plus sombres encore obscurcissent les dernières pointes de lueur de mon regard. Un frisson glacial parcours mon échine lorsqu’une jeune femme brune vient se poser juste à mes côtés dans une attitude provocatrice. « Euxane » le murmure sort presque agressif entre mes dents serrées. « T’es bien la dernière personne sur laquelle je pensais tomber ! Merlin, qu’est-ce que tu fous là ? » Mes iris se plantent dans les siennes alors que je recherche à démêler le fond de sa pensée. Pourtant rien d’autre que la surprise et le soulagement ne transparaissent dans le bleu de ses yeux espiègles. Un sourire se mit à étirer ses lèvres fines et son regard se fait progressivement plus provoquant alors que je sens ses yeux se poser avec appui sur mon corps. La situation dévie rapidement et mon appréhension se transforme en malaise certain face aux pas mesurés qu’elle fait pour se rapprocher de moi. Nom d’un scroutt à pétard, à croire que cela l’amuse de me mettre constamment dans l’embarras. « Je fais comme tout le monde Euxane, je fais mes courses de rentrée. » Mon ton se fait légèrement plus sec qu’à l’accoutumée alors que je finis par détourner le regard de son visage explicite. Cette fille a le don pour me mettre mal à l’aise il faut bien l’avouer. Elle finit par s’arrêter à mon niveau, tout sourire sur les lèvres, la piqûre de son regard brûlant ma peau. « Comment vas-tu ? » Sa voix mielleuse m’oblige à tourner une nouvelle fois mon regard vers le sien et je ne peux retenir un mouvement révélateur de ma gêne. La main dans les cheveux je trace des sillons nerveux dans ma coiffure. Ma mâchoire se contracte alors que je cherche une réponse appropriée à lui sortir. Au vu de son assurance je n’ai aucun mal à deviner la forme du tatouage qui a dû apparaître dans un coin de son corps. « Je vais bien merci. Toi aussi j’imagine. Tu as rarement été aussi…Pimpante. » Mes iris la fusillent d’un éclair noir et pour mieux lui signifier qu’elle me dérange, je me retourne prestement vers le vendeur que j’entends déjà revenir les bras chargés de ma commande.
« Oh bonjour mademoiselle. Que puis-je faire pour vous ? » Se sentant obligé de saluer sa nouvelle cliente il l’encourage à poser ses yeux fourbes sur l’amoncellement d’ingrédients qu’il tient dans ses bras et je ne peux retenir un nouveau regard assassin en direction de la jeune femme. « Quelle tête d’hippogriffe celle-là » marmonnais-je une nouvelle fois pour moi-même alors qu’elle gratifie le sorcier d’un sourire enjoliveur exécrable. « Bien le bonjour monsieur. Je viens simplement pour … c’est bien des oeufs de Serpencendre que vous avez entre les bras ? » Mes dents grincent sous la pression de ma mâchoire et je dois faire preuve de tout mon sang froid pour ne pas exploser immédiatement et la remettre à sa place. Dans des temps aussi sombres et tendus que ceux que nous traversons il n’est pas bon de créer un esclandre dans une boutique de la rue principale du Chemin de Traverse. « Je vois que monsieur cherche à préparer un filtre d’amour. Tu es en train de me dire que le torse que des heures et des heures d’entraînement au Quidditch ont bâti ne fait plus son effet ? Mhhh, j’aurais peut-être dû en profiter tant qu’il était encore temps … bien dommage tout ça. » Euxane se retourne vers moi tout en disant cela, avec un de ses sourires les plus sournois possible. A cet instant je ne sais ce qui me met le plus en rage, son insolence ou l’extrême légèreté insouciante avec laquelle elle se permet de dire cela en face de l’apothicaire qui me jette un regard interloqué à la dérobée. La situation pourrait presque être burlesque si elle n’était pas désespérément gênante et tendue. Je sens pointer dans le regard du vendeur une nouvelle appréhension liée à l’attitude d’Euxane à son égard. Un mélange d’impertinence et d’assurance qui le mette aussi mal à l’aise que moi mais pour des raisons que je devine différente. Il craint sans doute de se trouver face à une sorcière qui serait plus qu’une simple fille de Seth. Ses craintes sont louables et je sens mon propre cœur se serrer alors que la tension monte d’un cran entre nous. Seule Euxane semble être parfaitement étrangère à ce qui se joue ici. « Je suis ravi de savoir que tu te portes comme un charme Euxane » Lui lançais-je le regard noir, faisant un énorme travaille sur moi-même pour ne pas exploser et rester le plus neutre possible « Tu es sans aucun doute d’une grande perspicacité, mais les potions ne font vraisemblablement pas partie de tes matières fétiches. Les œufs de Serpencendre ne servent pas uniquement à fabriquer ce genre de potion de bonnes-femmes adulées par les lectrices de Sorcière Hebdo. Je suis même surpris que tu ais une telle connaissance de ces philtres-là. » Essayant de garder une voix la plus neutre possible je contourne d’un geste souple et fluide la jeune sorcière pour me placer à nouveau face à l’apothicaire dont le coin des yeux tique légèrement en signe de nervosité. « Mais ceci explique pas mal de chose » Je ne peux m’empêcher d’ajouter cette dernière remarque dans un sarcasme plus marqué que précédemment. « Ne vous embêter pas à empaqueter tout ça, je vais tout mettre dans directement dans mon sac » Mes iris croisent celles du vendeur alors que je lui désigne le sac de cuir que je porte en bandoulière et qu’un sortilège a rendu particulièrement profond.  


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